Oui, on peut soulager la ménopause au naturel grâce aux plantes
Cet article est paru dans le magazine Notre Temps , N°671
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L'objectif
Atténuer les troubles qui accompagnent fréquemment cette période charnière de la vie des femmes.
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Les symptômes
Même si la ménopause n'est pas une maladie, la chute brutale de la production d'hormones par les ovaires s'accompagne, trois fois sur quatre, de symptômes gênants: bouffées de chaleur, troubles du sommeil et de l'humeur (déprime, irritabilité, anxiété), maux de tête, douleurs articulaires. Pas de panique! Il est rare d'avoir tous ces désagréments à la fois. Ils se manifestent surtout en préménopause (période de transition vers la ménopause) et, même s'ils sont plus ou moins prononcés selon les personnes, il est toujours possible de les soulager.
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Les deux familles de plantes qui peuvent vous soulager à la ménopause
1/Les phytohormones
Certains végétaux contiennent des molécules dont la structure chimique, proche de celle des hormones, permet de compenser la carence qui s'installe.
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Les plantes à action progestative
• L'alchémille et l'achillée millefeuille sont utiles en préménopause pour compenser le déséquilibre hormonal et l'excès d'oestrogènes lié à cette période (demander conseil à son pharmacien ou essayer le complément alimentaire Prepause).
Les 6 phytoestrogènes à tester
Leur action est moins spectaculaire que celle du THM (traitement hormonal de la ménopause), mais ils réduisent les bouffées de chaleur de moitié chez une femme sur deux (premiers effets après deux semaines à deux mois de cure).
• Les isoflavones de soja sont les plus connues. Il faut consommer l'équivalent de ½ litre de "lait" de soja ou de 20 g de tofu par jour pour obtenir des résultats. D'où l'utilité des compléments alimentaires (à prendre matin et soir sur avis du pharmacien). Par ailleurs, l'efficacité maximale des phytoestrogènes du soja dépend de la composition de la flore intestinale et seul un tiers des Occidentales possède la bonne flore.
• Les lignanes du lin et du sésame ont aussi leurs adeptes (Granions Ménopause, Phytorigin).
• L'actée à grappes noires et surtout le houblon peuvent s'avérer plus judicieux contre les troubles du sommeil et de l'humeur (Triolinum fort, Lifenol).
• La sauge, en tisane (1 à 3 g de feuilles dans une tasse d'eau bouillante) ou en pharmacie, est aussi intéressante pour limiter la transpiration et réduire l'anxiété.
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2/ Les sans hormones
Parfois mieux vaut se tourner vers des compléments sans phytohormones. En effet, même si celles-ci n'augmentent pas le risque de cancer, elles restent déconseillées après un cancer du sein ou de l'utérus.
• Dans cette catégorie, il existe Mamopause à base de mélisse et d'huile de poisson, et Sérélys Meno, qui associe vitamine E et extraits de pollen.
• Autre solution: une tisane de bourse-à-pasteur, vigne rouge, aubépine et achillée millefeuille (30 g de chaque coupé menu, en prélever 3 c. à soupe, verser dessus ½ litre d'eau bouillante, couvrir 10 minutes, filtrer). En parapharmacie.
Ce qui marche aussi
L'activité physique
Il est démontré que l'exercice diminue la fréquence et l'intensité des bouffées de chaleur. Tout comme il aplanit les troubles de l'humeur et aide à ne pas prendre trop de poids (souvent 3 ou 4 kg à cette période de la vie, voire plus, si l'on n'y prend garde, parce que le métabolisme de base diminue).
L'homéopathie
Elle peut venir en complément des plantes pour en renforcer l'action. Acthéane par exemple associe 5 substances: Actea racemosa 4 CH, Arnica montana 4 CH, Glonoinum 4 CH, Lachesis mutus 5 CH et Sanguinaria canadensis 4 CH. 1 comprimé à sucer deux à quatre fois par jour selon l'intensité des symptômes, en réduisant la posologie au fil de l'amélioration.
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Pourquoi toutes les femmes ménopausées ne souffrent pas de bouffées de chaleur
Au Japon, seules 16% des femmes souffrent de bouffées de chaleur. Ce n'est pas seulement grâce à l'abondance des phytoestrogènes dans leur alimentation (soja) mais aussi parce que, dans certaines cultures, cette étape, moins stigmatisée, moins dévalorisée, n'est pas autant qu'en Occident source d'inquiétude et d'appréhension. Certaines femmes acceptent, avec philosophie, cette évolution, qui peut même être vécue comme une libération (fin des troubles avant les règles, des migraines, de saignements longs et douloureux).
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