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  <title>notretemps.com - Musique</title>
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  <description> Article de la rubrique "Musique" du site notretemps.com</description>
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      <title>3 voix pleines d&#039;éclat à écouter sans modération</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Nov 2025 16:08:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Stars des années 1970 et 2000, leurs voix puissantes subjugent: Véronique Sanson et Benjamin Biolay font l&#039;actualité musicale. Tandis qu&#039;un podcast met en avant les voix de villageoises...]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En tournée   Véronique Sanson  Après le grand succès de son précédent spectacle &quot;Hasta Luego&quot;, Véronique Sanson remonte sur scène pour offrir à son public un show plein d&#039;énergie. &quot;J&#039;ai eu envie de vous revoir&quot; sonne comme une déclaration. Les dernières dates de cette tournée auront lieu à La Seine musicale, à Boulogne-Billancourt, les 12, 13 et 14 décembre, puis le 19 décembre à Auxerre. Entre grands classiques et nouveaux tubes, la chanteuse, accompagnée de son piano, laisse libre cours à ses émotions. Vibrant!
Plus d&#039;infos sur veronique-sanson.net  Album   Le Disque bleu, Benjamin Biolay Le chanteur revient dans les bacs avec un disque fleuve: 24 titres répartis en deux volumes, composés, écrits et enregistrés entre Paris, Sète, Bruxelles, Buenos Aires et Rio de Janeiro. Deux volets bien distincts pour deux ambiances, l&#039;un orchestré, l&#039;autre plus épuré. Après les sonorités pop-rock des deux précédents albums (Grand Prix et Saint-Clair), place à des influences plus latinos et à de nouveaux musiciens. On voyage, comme le souligne &quot;Adieu Paris&quot;, le premier single issu de l&#039;album.
Virgin Records France/Universal, 18,99€.  Podcast   Histoires d’anciennes, le XXe siècle à hauteur de femmes &quot;Raconter la petite histoire d&#039;un villagedans la grande épopée du XXe siècle, à hauteur de ses habitantes&quot;: c&#039;est la belle idée de ce podcast imaginé par la journaliste Marie Crabié. Armée de son micro, elle est allée interroger sa grand-mère Renée et ses voisines Odile et Colette, de grandes dames de 90 ans et plus, résidentes d&#039;un hameau des Pyrénées-Orientales. Elles décrivent avec humour et vivacité, mais sans nostalgie, leur quotidien. Un pur plaisir d&#039;écoute.
Quatre épisodes. Sur toutes les plateformes.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[3 voix pleines d&#039;éclat à écouter sans modération]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
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      <title>Ces trois génération d&#039;artistes français font l&#039;actualité musicale et ça fait du bien</title>
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      <pubDate>Mon, 27 Oct 2025 15:13:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Louane repart en tournée avec son nouvel opus tandis que la discrète Keren Ann nous offre un délicat album. Et bon pied, bon oeil, Hugues Aufray se livre dans un passionnant podcast... De longues heures de musique à écouter!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Amour, de Keren Ann Keren Ann a fini par poser ses valises à Paris, et son dernier album sonne comme une déclaration à la capitale. Au fil des neuf titres qui le composent, Paris Amour célèbre la vie (&quot;La musique à fond&quot;), mais s&#039;autorise aussi de délicieuses envolées mélancoliques (&quot;La Sublime Solitude&quot;, &quot;Les désirs fatigués des navires d&#039;argent&quot;). Portées par l&#039;orchestration, les paroles rayonnent de la délicate poésie dont l&#039;artiste franco-israélienne, également guitariste émérite, est coutumière.
Bring Back Music, 14,99€.    Louane en Solo Tour Plus de dix ans de carrière et un nouvel album intitulé Solo, l&#039;un des plus intimes de sa discographie. Pour fêter ça, la chanteuse démarre une tournée française qui la conduira, entre autres salles d&#039;envergure, à l&#039;Accor Arena de Paris le 20 février 2026, pour présenter les 14 titres de son dernier opus. On aime le joli &quot;Douce&quot; et &quot;Rien ne dure&quot;. L&#039;artiste de 28 ans, qui a défendu les couleurs de la France à l&#039;Eurovision, enchaînera ensuite avec une série de concerts européens.
Plus d&#039;infos sur louane.live   Podcast  Rencontre avec Hugues Aufray À 95 ans, Hugues Aufray jette, avec une touchante sincérité, un coup d&#039;oeil dans le rétro pour l&#039;émission Tour de chant. De ses débuts dans les bistrots parisiens à la tournée qu&#039;il achève, le chanteur de &quot;Santiano&quot; revisite son enfance, son goût pour la guitare, la sculpture, sa passion pour les grands espaces américains et la musique folk. Hissez haut, on embarque avec lui!
Sur radiofrance.fr/francemusique/podcasts  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ces trois génération d&#039;artistes français font l&#039;actualité musicale et ça fait du bien]]></media:title>
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      <title>La danse country, pourquoi c’est bon pour le moral (et la santé)!</title>
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      <pubDate>Mon, 22 Sep 2025 06:03:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Élise Kuntzelmann]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[On y vient pour s’amuser, on y reste pour la bonne humeur et les nombreux bienfaits santé que cette pratique procure au cerveau, au corps et au coeur… Alors, on danse la country?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[De 6 ans à 83 ans, une danse qui fait fureur en France, même sans musique country Un pas de santiag à gauche, un autre à droite… les élèves du cours de l&#039;association des Amis de la country de Florange (Moselle) tapent en rythme sur &quot;That Don&#039;t Impress Me Much&quot;, de Shania Twain. D&#039;abord séduits par la musique, Christian et Dominique ont trouvé ici une seconde famille. &quot;La danse country a évolué. Les musiques ne se limitent plus à ce genre musical, beaucoup passent à la radio&quot;, s&#039;amuse Rémi Vingert, professeur de danse country et vice-président de l&#039;association. L&#039;activité attire un large public et permet à des personnes de toutes catégories sociales et de tous âges de se rencontrer&quot;, poursuit-il, réjoui. &quot;À Florange, la plus jeune danseuse a 6 ans, la plus âgée en a 83!&quot;  Concentration garantie pour les danseurs de dance line (ou danse en ligne): quels sont les autres bienfaits de cette danse américaine de plus en plus populaire? Aussi appelée danse en ligne, la country consiste à réaliser des séquences de pas répétés à l&#039;identique par un groupe de danseurs. Placés sur une ou plusieurs lignes, tous se dirigent vers la même direction, baptisée le &quot;mur&quot;. La danse se caractérise par un nombre de pas (on parle aussi de &quot;comptes&quot;) à réaliser. Selon le niveau du groupe, le nombre de comptes et de murs augmente.
&quot;À cela viennent parfois s&#039;ajouter des séquences de chorégraphie exceptionnelles qu&#039;on appelle des tags&quot;, poursuit l&#039;enseignant. Grande concentration garantie, ce qui est excellent pour travailler sa mémoire: &quot;Il faut retenir le nom des pas et les enchaînements qui changent dans chaque chorégraphie. Si l&#039;on pense à autre chose rien que deux secondes, on perd le fil. C&#039;est aussi ce qui permet de déconnecter complètement. On évacue le stress et on gagne en confiance en soi. Mais il faut y aller doucement, chacun à son rythme, pas de stress, l&#039;essentiel est de se faire plaisir&quot;, rassure le professeur.
Les danseurs s&#039;habillent comme ils le souhaitent. Ce n&#039;est que pour les démonstrations qu&#039;ils revêtent jeans, chemises et bottes. Au-delà des bienfaits sur le cerveau, le corps travaille aussi beaucoup: lors d&#039;événements comme les bals ou les shows, les danseurs enchaînent jusqu&#039;à 50 chansons. Stimulant pour le cœur, les pieds, les jambes et l&#039;équilibre.
Lire aussi&gt; Bien dans sa peau grâce au tango  Témoignage d&#039;un fan de danse country: &quot;Ça m&#039;aide à combattre mon ostéoporose&quot; Dominique Luttmann, 70 ans, Yerres (91): &quot;Nous avons, mon mari et moi, découvert la country lors d&#039;un voyage chez des amis américains. Ça nous a plu! Nous nous sommes inscrits il y a sept ans au Festif Country Club de Yerres, dans l&#039;Essonne. J&#039;y trouve de nombreux avantages: ça s&#039;adresse à tout le monde et, à la différence des danses de salon, nul besoin d&#039;aptitudes particulières, si ce n&#039;est d&#039;avoir envie de passer un moment agréable. D&#039;autant que l&#039;on peut continuer à pratiquer chez soi entre les cours si on le veut. Bien sûr, ça entretient le corps, l&#039;équilibre, le cardio, la souplesse, et c&#039;est excellent pour les os. Et moi qui souffre d&#039;ostéoporose, je me sens plus solide.&quot;
Lire aussi&gt; 5 raisons d&#039;entrer dans la danse!  Ce qu&#039;en pense le Pr François Carré, cardiologue et médecin du sport au CHU de Rennes &quot;La danse est une activité exceptionnelle, car elle fait tout travailler: il y a de l&#039;échauffement, de l&#039;exercice cardiaque, du renforcement musculaire, des étirements et des assouplissements. Selon le rythme et les changements de cadence, on alterne. En danse country justement, on va jouer sur le “fractionné”, on change de rythme fréquemment, c&#039;est parfait pour le cœur, et il ne faut pas en avoir peur: on pratique selon sa forme physique. Pour mieux profiter d&#039;ailleurs de ces séances, il n&#039;est pas inutile de faire, à côté, des petits entraînements (footing, marche…), pour les savourer d&#039;autant plus! J&#039;ajoute qu&#039;au-delà de la santé physique, il y a la santé mentale et sociale, et là aussi, la danse country coche toutes les cases: on voit du monde, c&#039;est bon pour le moral, et on mémorise des pas, c&#039;est bon pour le cerveau. Un sport complet!&quot;
Lire aussi&gt; Les bienfaits de la danse sur la santé  Vous êtes débutant? Pour en savoir plus sur la danse country, les cours et chorégraphies, les clubs, les vidéos à voir: la FFCLD Fédération francophone de country dance et line dance (FFCLD): ff cld.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[La danse country, pourquoi c’est bon pour le moral (et la santé)!]]></media:title>
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      <title>Podcast, festival, nouvel album: 3 nouveautés musicales à écouter</title>
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      <pubDate>Thu, 07 Aug 2025 04:18:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, on redécouvre Julien Clerc, on chante en Côtes-d&#039;Armor et on s&#039;émeut de la vie du dernier peuple autochtone d’Europe les Sámis.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Album: Une vie, Julien Clerc  Il sera de retour sur scène à partir de février 2026 pour une tournée événement de 35 dates. Le chanteur y interprétera les titres de son 28e album, Une vie, dans lequel il jette un œil dans le rétroviseur. Amour, deuil, amitié, enfance… Julien Clerc revisite son existence. S&#039;il fallait ne retenir qu&#039;un titre, on choisirait &quot;Les Parvis&quot;, hommage à une professeure tuée par un élève en 2023 et au geste de son mari improvisant une danse solitaire lors de ses obsèques. Magnifique.
Warner, 15,99€. Plus d&#039;infos sur julienclerc.com   Concerts Festival du chant de marin Concerts Festival du chant de marin Tous les deux ans à Paimpol, dans les Côtes-d&#039;Armor, les festivaliers affluent pour écouter les mélodieuses mélopées des artistes invités au Festival du chant marin. Au programme cette année, des chœurs de marins, des musiciens traditionnels, de vieux gréements, mais aussi des stars françaises et internationales. À chaque édition, sa destination. En 2025: cap sur le Québec, qui fera vibrer les quais de la cité maritime. 
Festival du chant de marin
Paimpol
Du 8 au 10 août. Tél. 0296551277;
paimpol-festival.bzh   Podcast. En Finlande, les gardien.ne.s du Sápmi Podcast En Finlande, les gardien.ne.s du Sápmi Pour se rafraîchir un peu, écoutons ce grand reportage qui nous entraîne sur les traces du dernier peuple indigène européen: les Sámis. On y découvre le mode de vie, de plus en plus menacé, de ces nomades évoluant en harmonie avec la nature sur un territoire – le Sápmi – s&#039;étendant de la Norvège à la Russie.
2 épisodes de 48 minutes.
Sur rfi.fr/fr/podcasts  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Podcast, festival, nouvel album: 3 nouveautés musicales à écouter]]></media:title>
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      <title>Tournée, concert, podcast: que faut-il écouter cet été?</title>
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      <pubDate>Tue, 22 Jul 2025 16:48:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous aimez le son des guitares électriques et du rock? Ou plutôt les compositions douces? Et côté podcast, un peu d&#039;histoire? Notre sélection à mettre entre les oreilles.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La tournée   AC/DC Les légendes du hard rock sont de retour! AC/DC se produit cet été pour deux dates au Stade de France dans le cadre de la tournée événement Power Up (stylisé en &quot;PWR UP&quot;), montée à l&#039;occasion du cinquantième anniversaire du groupe mythique. Angus Young, Brian Johnson et leurs amis nous prouveront une fois de plus que le rock n&#039;a pas d&#039;âge. De Highway to Hell (1979) à Thunderstruck (1990), les murs du Stade vont trembler! 
Les 9 et 13 août au Stade de France.
Plus d&#039;infos sur acdc.com/tour  L&#039;album   A Study of Losses, Beirut Le remarquable groupe américain revient avec un septième album apaisant. À l&#039;origine, le disque était destiné à accompagner un spectacle de cirque. Au fil du temps, il est devenu une œuvre à part entière sur laquelle figurent onze chansons et sept pièces instrumentales. On y retrouve les influences folk, jazz et balkaniques qui ont fait le succès de Beirut, mais aussi des incursions du côté de la musique de la Renaissance. Un régal.
A Study of Losses, Beirut, Pompeii Record, 14,50€.
Plus d&#039;infos sur beirutband.com  Podcast   Podcast Alfred Dreyfus, le combat de la République  Le 5 janvier 1895, le capitaine Dreyfus, accusé à tort de haute trahison, était dégradé dans la cour de l&#039;École militaire à Paris, déclenchant l&#039;affaire du même nom. Cent trente ans plus tard, le journaliste Philippe Collin revient en dix épisodes captivants sur cette machination judiciaire qui a durablement redessiné le paysage politique français. Une manière, pour ce passionné d&#039;histoire, d&#039;illustrer son credo: éclairer le présent à l&#039;aune du passé.
Sur France Inter, radiofrance.fr et toutes les plateformes.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Tournée, concert, podcast: que faut-il écouter cet été?]]></media:title>
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      <title>Sheila: &quot;Ma vie, je me la dois&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 21 Jul 2025 16:43:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Sheila revient sur le devant de la scène avec un 28e album et une tournée pour célébrer son 80e anniversaire. De ses premiers succès dans les années 1960 à son dernier disque, À l’avenir, la chanteuse a relevé de nombreux défis. Discussion à bâtons rompus avec une icône populaire et branchée.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À l’avenir, le titre de votre 28e album, est plein de promesses. Pourquoi vous êtes-vous lancée dans cette nouvelle aventure Sheila: J&#039;étais en plein milieu de ma tournée, ce n&#039;était pas prévu, mais j&#039;avais envie d&#039;aborder une foule de thèmes épineux comme la spiritualité, le racisme, les disparus, l&#039;amour, la résilience, les rumeurs. Je vais avoir 80 ans et il faut les fêter. J&#039;aimerais le faire sur scène. J&#039;ai la chance d&#039;être en forme et il faut saisir le bonheur quand il est là.  Des sonorités pop, électro, disco… Vous allez faire plaisir à tout le monde avec cet album Sheila: Dans mes concerts, quatre générations cohabitent dans la salle. Il y a ceux qui m&#039;ont suivie depuis le début, mais aussi des enfants qui apprennent mes chansons à l&#039;école. Les premiers voient leur vie défiler à travers mes chansons. Certains me disent que je devrais être remboursée par la Sécurité sociale. Parfois, des gens s&#039;effondrent en larmes en me voyant. Il m&#039;arrive de trouver ça un peu lourd à porter, mais je comprends. Leurs souvenirs remontent. Ils se sont aimés, ont baptisé leurs enfants ou ont divorcé sur mes chansons.
Lire aussi&gt; Louis Chedid: &quot;Oui, le temps adoucit tout!&quot;  Que pouvez-vous apporter aux plus jeunes? Sheila: J&#039;aimerais leur transmettre ce que la vie m&#039;a appris. Plus tard, quand je serai très vieille, je voudrais donner des conférences pour que mon expérience profite à d&#039;autres. On nous appelle les seniors. Quel vilain mot. On devrait plutôt dire les &quot;majors&quot;, comme sont appelés les bons élèves dans les universités. Cela refléterait mieux le fait que nous avons travaillé quarante, cinquante, parfois soixante ans et que nous sommes à même de léguer notre savoir. Je n&#039;aime pas non plus le mot &quot;retraite&quot;. Il n&#039;y a aucune mise en retrait dans cette nouvelle vie qui démarre. Au contraire! Commence celle que l&#039;on s&#039;est vraiment choisie, remplie des passions et des activités que l&#039;on n&#039;a pas eu le temps de faire auparavant.
Lire aussi&gt; Liane Foly: &quot;Réussir sa vie, ça prend du temps!&quot;  Vous avez vécu des drames personnels, la rumeur vous a poursuivie. Où puisez-vous votre force? Sheila: C&#039;est la scène qui me tient. C&#039;est comme ça que je tiens le coup. Cela vient aussi de mon éducation. J&#039;ai été élevée par des bosseurs. Mes parents étaient tous les deux commerçants. Ils n&#039;avaient pas le choix, ils devaient se lever tous les matins aux aurores pour aller faire les marchés. Enfant, je n&#039;ai jamais manqué de rien. Mais je n&#039;ai pas eu une vie cocoonée. J&#039;ai poussé un peu comme un champignon, à côté des uns et des autres. Très tôt, il a fallu que je me débrouille. Ça a forgé mon caractère et j&#039;en suis très contente.
Lire aussi&gt; Sheila: &quot;Il faut faire de sa vie une aventure&quot;  Dans ce contexte, comment a germé l’idée d’une carrière dans le monde du spectacle ? Sheila: J&#039;ai toujours eu le sens artistique, je pense que c&#039;est inné. Je tiens ça de ma mère qui aurait adoré faire ce que j&#039;ai fait. Elle jouait du piano, chantait comme un rossignol et aimait beaucoup dessiner. D&#039;ailleurs elle s&#039;était inscrite en école d&#039;art, mais ma grand-mère l&#039;a vite rappelée à l&#039;ordre et elle a abandonné tout avenir dans ce domaine. C&#039;est l&#039;une de mes particularités. Quand j&#039;ai débuté dans ce métier, je n&#039;avais personne autour de moi pour me guider. Je ne connaissais personne dans le show-business. Le frère de Sylvie [Vartan, NDLR] était trompettiste, les parents de France Gall étaient dans la musique. Moi, j&#039;étais juste une petite fille de Français moyens. Je pense que c&#039;est ce qui a fait ma différence. J&#039;ai ouvert la porte d&#039;un monde à des gens qui n&#039;avaient pas les codes.
Lire aussi&gt; Sylvie Vartan: &quot;J&#039;aime ma vie comme elle est&quot;  Vos parents vous ont-ils soutenue dans cette voie? Sheila: Toujours. Ils ne m&#039;ont jamais bridée. Je traversais tout Paris pour mes cours de danse, je faisais du piano, je chantais. On a dit plus tard que tout était arrivé grâce à mon producteur. Mais, ma vie, je me la dois. Adolescente, je travaillais très tôt avec mes parents sur les marchés en sachant que j&#039;aurais mes après-midi de libres. Je les passais à assister à des répétitions de groupes dans les hangars du Val-de-Marne. Il y avait une véritable effervescence musicale. Un jour de 1962, je suis tombée sur des musiciens qui cherchaient une chanteuse. J&#039;avais 16 ans et je suis devenue la chanteuse des Guitares Brothers.  La même année, vous êtes aussi devenue Sheila! Sheila: Tout est allé très vite. L&#039;été, on me jetait des bières sur la tête lors de mon premier concert au casino de Perros-Guirec parce que je chantais du rock. En septembre, je passais une audition devant des producteurs, qui, quinze jours plus tard, me faisaient signer mon premier contrat et enregistrer mon premier disque. On a été submergés. Mais j&#039;avais pour moi l&#039;insouciance de mes 16 ans et une grande envie d&#039;y aller.  Les débuts ont dû être rudes… Sheila: Disons que tout était à inventer. Le métier n&#039;était pas ce qu&#039;il est aujourd&#039;hui. De grands artistes comme Bécaud ou Aznavour ont beaucoup galéré au début. C&#039;est une des grandes différences avec les artistes d&#039;aujourd&#039;hui. Ils arrivent sur le marché, ils n&#039;ont rien fait ou presque et ils ont déjà un avocat, un attaché de presse et compagnie. Quand j&#039;ai démarré, il n&#039;y avait rien de tout ça. Il a fallu se débrouiller. C&#039;est notre génération qui a débroussaillé le terrain. Malheureusement, nous ne sommes plus très nombreux à pouvoir vous en parler.  Cela vous affecte-t-il? Sheila: Bien sûr. J&#039;ai un peu l&#039;impression d&#039;être le dernier des dinosaures. Prenez la photo de Jean-Marie Périer de Salut les copains et regardez qui est parti: Françoise Hardy qui était mon âme sœur, France Gall, Johnny, Dalida, Joe Dassin. C&#039;est dur de voir mon époque s&#039;éteindre à petit feu. Dès que quelqu&#039;un meurt maintenant, c&#039;est moi qu&#039;on appelle. J&#039;en ai marre de parler des morts, parlez-moi des vivants! Il y a aussi ceux qui s&#039;arrêtent comme Eddy, Dutronc, Sardou, Sylvie ou Serge Lama. Je me sens isolée dans le paysage. J&#039;aimerais ne pas porter cela toute seule.
Lire aussi&gt; Julien Clerc: &quot;Assis à mon piano, la magie opère&quot;  Le temps qui passe vous effraie-t-il? Sheila: Pas du tout. Il ne faut pas avoir peur du temps. Sinon, on s&#039;assoit dans un canapé et on ne s&#039;en relève pas. On ne vieillit pas. Ce sont les autres qui vous donnent un âge. Moi, dans ma tête, j&#039;ai la cinquantaine, max 60 ans. J&#039;ai la chance d&#039;être en pleine santé, mais ce n&#039;est pas un hasard. Je peux vous dire que je la mérite. Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport depuis que je suis petite. Surtout, je n&#039;ai pas le temps d&#039;être malade. J&#039;ai encore trop de choses à faire, trop de projets à mener.  À quels jeunes chanteurs prêtez-vous l’oreille aujourd’hui? Sheila: J&#039;adore Stromae et son univers. C&#039;est un artiste de grand talent qui ne copie personne. Je suis triste qu&#039;il ait été bouffé par le système. J&#039;aime beaucoup Clara Luciani et Juliette Armanet, qui sont un peu mes filles. J&#039;apprécie aussi Orelsan. Il est hors du temps et a un univers extraordinaire. J&#039;écoute aussi beaucoup Julien Doré et Eddy de Pretto, deux formidables chanteurs.  Qu’est-ce qui vous rend fière lorsque vous vous retournez sur votre carrière ? Sheila: D&#039;avoir choisi ma vie. Je l&#039;ai passée à me battre pour tracer ma propre route. Ça aura été le combat d&#039;une femme dans un milieu d&#039;hommes avec des hommes qui ne l&#039;aident pas. J&#039;en ai bavé, mais, au bout du compte, je suis debout et j&#039;aimerais dire aux gens qu&#039;il faut juste y croire.   Ses grandes dates  1945 Annie Chancel naît le 16 août à Créteil.
1963 Son deuxième 45 tours Le Sifflet des copains - L&#039;école est finie la propulse au rang de star.
1971 &quot;Les Rois mages&quot; se classe numéro 1 en France. La même année, elle reçoit le prix de la chanson antiraciste pour &quot;Blancs, jaunes, rouges, noirs&quot;. 1989 Elle fait une pause de neuf ans dans sa carrière.
2021 Sortie de l&#039;album Venue d&#039;ailleurs, qu&#039;elle déclare être une &quot;autobiographie en musique&quot;.
2025 Elle sort un nouvel album et remonte sur scène pour une &quot;Tournée 8.0&quot;.  Sheila: nouveau CD, nouvelle tournée Elle revient plus énergique que jamais avec À l&#039;Avenir, un album résolument tourné vers le futur. Grâce aux textes de Pierre-Yves Lebert, Amaury Salmon ou de l&#039;écrivaine Rachel Khan, Sheila, qui fêtera son 80e anniversaire en août, aborde des thèmes personnels. &quot;Et Dieu dans tout ça&quot; évoque la spiritualité, &quot;Racée&quot; le racisme, &quot;Une petite âme blanche&quot; la disparition de son amie, Françoise Hardy. En tournée dans toute la France, elle sera le 18 novembre sur la scène du Dôme de Paris.
À l&#039;Avenir, New Chance/Warner, 15,99€.
Dates de la tournée sur Sheilaofficiel.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Sheila: &quot;Ma vie, je me la dois&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Marius Salimi]]></media:copyright>
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      <title>Mais pourquoi la musique sonne-t-elle juste ou faux?</title>
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      <pubDate>Mon, 14 Jul 2025 15:38:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Dalmont, Le Mans Université]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pourquoi la musique sonne-t-elle &quot;juste&quot; ou &quot;faux&quot; et pourquoi seuls quelques élus après un travail forcené sont-ils capables de jouer ensemble et juste? La réponse à cette question relève autant des mathématiques et de la physique que de la physiologie.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[S&#039;il arrive souvent qu&#039;on perçoive dans diverses circonstances que certaines personnes, même seules, chantent faux, c&#039;est parce qu&#039;elles s&#039;éloignent de façon très significative de l&#039;échelle musicale attendue. Pour fixer les idées, si dans une mélodie, la note attendue est un La3 (le la au milieu du clavier) sa fréquence devrait être de l&#039;ordre de 440 Hz, c&#039;est-à-dire 440 oscillations par seconde.
Si elle dévie de plus de 10 Hz, elle sera suffisamment éloignée de l&#039;attendu pour choquer les auditeurs qui connaissent la mélodie. Les échelles musicales ont une grande part d&#039;arbitraire et leur perception relève donc de l&#039;acquis.
Quelqu&#039;un qui n&#039;a aucune culture musicale ne sera en aucun cas choqué par ces déviations. D&#039;ailleurs, les échelles musicales qui ne relèvent pas de notre culture telles que les échelles orientales ou les échelles en quart de tons nous paraissent fausses, car elles ne nous sont pas familières.
La justesse est donc une notion toute relative, et c&#039;est lorsque l&#039;on fait de la musique à plusieurs que celle-ci prend vraiment son sens. En effet, deux musiciens qui jouent ensemble doivent être &quot;d&#039;accord&quot;, c&#039;est-à-dire que les notes qu&#039;ils vont jouer ensemble doivent s&#039;accorder. Et là, notre oreille est intraitable: si deux musiciens ne sont pas accordés, le résultat est extrêmement déplaisant, ça sonne faux. On sort donc du domaine de l&#039;acquis pour rentrer dans celui de la physique.  La musique, une affaire de physiciens? À quel phénomène cela tient-il? La réponse à cette question est connue finalement depuis assez peu de temps au regard de l&#039;histoire de la musique puisque c&#039;est seulement au milieu du XIXe siècle qu&#039;Hermann von Helmholtz donne une explication scientifique de la notion de dissonance, qu&#039;il nomme &quot;Rauhigkeit&quot; (&quot;rugosité&quot;).
Il associe la notion de dissonance à la notion de battements. En effet, les mathématiques nous disent que, lorsqu&#039;on superpose deux sons purs de même amplitude et de fréquences voisines, il en résulte un son unique dont la fréquence est leur moyenne et dont l&#039;amplitude est modulée périodiquement par une fréquence égale à leur différence. Par exemple, si on superpose deux sons purs de même amplitude et de fréquences 439 Hz et 441 Hz, on obtient un son de 440 Hz qui s&#039;éteint deux fois par seconde (2 Hz). C&#039;est une sensation assez désagréable, car notre cerveau n&#039;apprécie pas les événements répétés rapidement qui mobilisent trop son attention.  Hermann von Helmholtz a estimé subjectivement que la sensation était la plus désagréable pour des battements autour de 30 Hz. Quand cette fréquence augmente, la sensation de battement disparaît et la sensation désagréable avec.
Les choses se compliquent lorsqu&#039;on superpose deux sons complexes. Un son complexe est un son périodique dont on sait, depuis Joseph Fourier, qu&#039;il peut être décomposé en une somme de sons purs – les harmoniques –, dont les fréquences sont multiples de sa fréquence, dite fréquence fondamentale. Lorsqu&#039;on superpose deux sons complexes, alors tous les harmoniques du premier son sont susceptibles de battre avec un voire plusieurs harmoniques du second. La probabilité pour que les deux sons sonnent bien ensemble est alors quasi nulle.
Les rares situations sans battement correspondent aux intervalles consonants: l&#039;octave qui correspond à un rapport de fréquence égal à 2 exactement, la quinte qui correspond à un rapport 3/2, la quarte 4/3, la tierce majeure 5/4 et, à la limite, la tierce mineure 6/5.
Ces intervalles, si la note fondamentale n&#039;est pas trop basse, ne créent pas de battements. Cela s&#039;explique car de la superposition de deux sons d&#039;un intervalle juste résulte un seul son, dont la fréquence fondamentale est la différence entre les deux. Ainsi un La3 à 440 Hz et un La4 à 880 Hz (octave) donnent un La3 de fréquence 440 Hz, mais avec un timbre différent. Un La3 à 440 Hz et un Mi4 à 660 Hz (quinte) donnent un La2 à 220 Hz. De même, un La3 à 440 Hz et un do#4 à 550 Hz (tierce majeure) donnent un La1 à 110 Hz.
Dans tous les cas, l&#039;oreille ne perçoit pas de battements car ceux-ci sont trop rapides. Par contre, si on considère un La2 une octave plus bas à 220 Hz et un do#3 à 275 Hz (tierce majeure), on obtient un La1 à 55 Hz qui commence à être perçu comme rugueux. À cette hauteur, la tierce est presque dissonante. C&#039;est sans doute pour cela qu&#039;au Moyen Âge, la tierce majeure était rejetée, car considérée comme dissonante, sans parler de la tierce mineure. Ces deux intervalles sont d&#039;ailleurs toujours considérés par les spécialistes comme des consonances imparfaites, par opposition à l&#039;octave et la quinte qui sont des consonances parfaites.
Ces intervalles sont à la base de la musique occidentale puisqu&#039;ils permettent de construire la gamme naturelle Ut (do) ré mi fa sol la, qui va permettre, en combinant différentes notes non conjointes, de définir les bases de l&#039;harmonie musicale. Au fil du temps, les compositeurs et les auditeurs seront de plus en plus accommodants vis-à-vis de la justesse et, actuellement, sur un clavier numérique, seules les octaves sont rigoureusement justes.
Finalement, de nos jours, chanter juste, c&#039;est chanter pas trop faux!
Jean-Pierre Dalmont, Professeur des Universités, spécialiste des guides d&#039;ondes acoustiques et de la physique des instruments de musique, Le Mans Université
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l&#039;article original.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Mais pourquoi la musique sonne-t-elle juste ou faux?]]></media:title>
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      <title>Didier Varrod: &quot;Dans les festivals de musique, on vit des émotions rares&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 12 Jul 2025 16:33:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Eric Delon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Que serait l’été sans ses grands festivals musicaux, dont la France est l’une des terres d’élection? Le directeur musical de Radio France, infatigable promoteur
de la chanson française et des musiques actuelles, nous invite à les (re)découvrir..]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avec plus de 4000 festivals de musique par an, la France s&#039;est affirmée comme un géant européen dans ce domaine. Grand spécialiste de ces événements culturels qu&#039;il parcourt depuis des décennies, Didier Varrod retrace l&#039;histoire de leur essor et les défis auxquels ils sont désormais confrontés. En tant que producteur et animateur de nombreuses émissions, il continue, à 64 ans, de mettre en lumière de nouveaux artistes, tout en célébrant les anciens – avec des séries sur Charles Trenet ou Claude Nougaro, des documentaires sur Véronique Sanson et Renaud, par exemple. Aujourd&#039;hui, Didier Varrod est directeur musical des antennes du groupe Radio France et programmateur de l&#039;Hyper Weekend Festival qui se tient depuis quatre ans à la Maison de la Radio et de la Musique, à Paris. Pour lui, les grands festivals convoquent toutes les générations, et permettent à de vieux fans de rock de découvrir des pépites du rap ou aux plus jeunes de voir sur scène des artistes de légende qui nous sont familiers. Suivez le guide!   La France est-elle, selon vous, une nation de scène rock? Didier Varrod: Notre pays est incontestablement une terre de festivals de musique, aujourd&#039;hui le premier en Europe, ce qui contribue à la puissance culturelle de l&#039;Hexagone. C&#039;était loin d&#039;être évident il y a une cinquantaine d&#039;années. De nombreuses tentatives de création de festivals ont échoué dans les années 1960 et 1970, à l&#039;exception du Printemps de Bourges, en 1977. Il est possible de situer le déclic à 1981 et à l&#039;arrivée de la gauche au pouvoir. Les grands festivals, toujours en activité aujourd&#039;hui, datent de cette période. C&#039;est notamment le cas des Francofolies de La Rochelle, en 1985, et des Eurockéennes de Belfort, en 1989, deux rendez-vous incontournables. Les années 1990 et 2000 ont aussi été riches en créations.  Quels sont les festivals estivaux incontournables dans l’Hexagone? Didier Varrod: Il est difficile de trancher tant ces derniers sont nombreux. Je suis particulièrement attaché au Festival Fnac Live, un évènement musical gratuit créé en 2011, qui se déroule chaque été à Paris sur le parvis de l&#039;hôtel de ville et dans les salons de la mairie. Il donne le top départ de la saison. Je citerai ensuite les Eurockéennes de Belfort, qui prennent leurs quartiers chaque premier week-end de juillet sur la presqu&#039;île du Malsaucy, un cadre naturel exceptionnel entouré de deux plans d&#039;eau. On y abandonne son statut, sa condition sociale et l&#039;on y vit des expériences musicales, culinaires, émotionnelles rares. Et comment ne pas mentionner les Francofolies de La Rochelle! Sa programmation – 100 % francophone – représente un formidable tremplin pour les jeunes talents. N&#039;oublions pas les Vieilles Charrues, créés en 1992, le plus grand rendez-vous musical de France qui propose une diversité impressionnante. L&#039;ancrage breton revendiqué est une réalité à travers la scénographie, la gastronomie et l&#039;engagement pour la langue de la région. Enfin citons la Route du Rock, à Saint-Malo, avec sa programmation rock implacable, Rock en Seine, sur le parc de Saint-Cloud, les Nuits de Fourvière, à Lyon, ou encore le très beau et convivial festival Beauregard à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen.  Et les principaux ingrédients de la réussite? Didier Varrod: Le bon dosage tient du casse-tête. Un festival ne doit pas renoncer à son identité d&#039;origine, tout en parvenant à se réinventer. Les Francofolies, les Eurockéennes et le Printemps de Bourges, par exemple, ont réussi à relever ce défi. D&#039;autres n&#039;y sont pas parvenus, en voulant réaliser le grand écart et en formulant des propositions musicales contradictoires. Il est nécessaire de ne pas se contenter de proposer des têtes d&#039;affiche mais d&#039;être présent aussi sur d&#039;autres tableaux avec de la gastronomie, des fêtes, des conférences… We Love Green, à Paris, au début du mois de juin, en parallèle de l&#039;offre musicale très riche, accueille par exemple des ateliers, des débats sur l&#039;écologie, etc. D&#039;ailleurs, un peu partout, le profil des festivaliers a changé. Il y a vingt ou trente ans ils étaient de purs amateurs de musique. Aujourd&#039;hui, bon nombre de participants sont des touristes qui viennent non seulement assister à des concerts, mais aussi découvrir une région, un patrimoine…  Comment parler à toutes les générations? Didier Varrod: Là encore, il n&#039;est pas simple de satisfaire à la fois des jeunes en quête de sensation et de radicalité, et un public plus âgé qui aspire légitimement à son confort et sa sécurité. Les études récentes démontrent d&#039;ailleurs que les jeunes générations ont tendance à bouder les manifestations &quot;généralistes&quot; et à privilégier les événements qui rassemblent leurs communautés, dans une logique de tribu. Lorsque le festival dure plusieurs jours comme les Francofolies, la programmation est déclinée de façon verticale, par jour. Un jour plutôt dédié aux artistes populaires, un jour à la culture rap au sens large du terme, un jour sur les succès de l&#039;année… Pour l&#039;Hyper Weekend Festival, que j&#039;organise depuis quatre ans à Radio France, j&#039;ai à cœur d&#039;imaginer une programmation audacieuse mais non excluante. Lors de la dernière édition, nous avons fait cohabiter le même soir le groupe Terrenoire et une création autour du répertoire du chanteur Renaud. Le lien? des artistes engagés, même s&#039;ils ne se ressemblent pas.  À quelles difficultés ces événements font-ils face aujourd’hui? Didier Varrod: Avec le dérèglement climatique, les épisodes de canicule et de tempête se multiplient. Les festivals doivent faire face à des primes d&#039;assurance qui montent en flèche. L&#039;inflation post-Covid a également laissé des traces sur les modèles économiques. Autre difficulté: l&#039;explosion des cachets des artistes, notamment internationaux, qui jouent la surenchère et la concurrence entre festivals. C&#039;est d&#039;ailleurs pourquoi les bénévoles sont la colonne vertébrale de nombreux événements. Même si l&#039;on ne dispose pas de chiffres précis sur le sujet, sans eux, nombre de manifestations ne pourraient tout simplement pas se dérouler ; l&#039;organisation serait bien plus compliquée et coûteuse. Le célèbre festival de metal Hellfest, organisé à Clisson en Loire-Atlantique, mobilise près de 5000 bénévoles chaque année.  Et vous, quelles grandes émotions avez-vous vécues en festival ? Didier Varrod: J&#039;ai une quantité astronomique de souvenirs marquants. J&#039;évoquerai le concert du groupe Kompromat aux Eurockéennes de Belfort en 2019. Ils ont proposé une performance exceptionnelle, chantée en allemand, une immersion dans une électro sombre et intense, tard dans la nuit, sous une chaleur suffocante, face au lac. Et puis un concert de Véronique Sanson aux Francofolies de La Rochelle, il y a plusieurs années. Le vent balayait la scène. Il a fallu utiliser des pinces à linge pour faire tenir les partitions des musiciens. Il s&#039;en dégageait un lyrisme étonnant. Magique!  Le guide du parfait festivalier Planifier
• Choisissez vos concerts à l&#039;avance et repérez les scènes. Certains sites sont immenses, il est préférable d&#039;avoir une idée de son itinéraire.
• Vérifiez les horaires et pensez aux éventuels temps de déplacement entre les scènes.
• Téléchargez l&#039;application du festival si elle existe. Elle aide à suivre les mises à jour en temps réel.
S&#039;équiper
• Il n&#039;est pas toujours facile de trouver une place pour s&#039;asseoir entre deux concerts. Certains festivals vous autorisent à venir avec une petite chaise pliante. Renseignez-vous.
• Une bonne paire de chaussures, et vos pieds vous diront merci…
• Une tenue adaptée à la météo (vêtements de pluie, casquette ou chapeau…). • Une gourde réutilisable (de nombreux festivals offrent des points d&#039;eau gratuits).
• Une batterie externe pour recharger votre téléphone, si vous voulez joindre vos amis!  Côté festivals, le jazz n&#039;est pas en reste pendant la saison estivale. Programme des réjouissances.
Jazz in Marciac
Un rendez-vous incontournable qui se déroule chaque été à Marciac, dans le Gers, et propose une programmation prestigieuse (du 21 juillet au 7 août). Jazz à Vienne
Organisé dans l&#039;amphithéâtre romain de Vienne (Isère), ce festival propose une diversité de styles, du jazz classique au jazz fusion (du 26 juin au 11 juillet).
Jazz à Juan
L&#039;un des plus anciens festivals de jazz en France, situé à Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes), dont la programmation rend hommage aux légendes du jazz (du 10 au 20 juillet)
. Nice Jazz Fest
Cet événement majeur mêle jazz et influences modernes, avec des concerts en plein air dans un cadre exceptionnel (du 24 au 27 juillet).
Paris Jazz Festival
Au cœur du parc Floral de Paris, ce festival met en avant des artistes internationaux et émergents (du 25juin au 7 septembre).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Didier Varrod: &quot;Dans les festivals de musique, on vit des émotions rares&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jules Faure]]></media:copyright>
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      <title>Podcast, tournée, album... 3 nouveautés à écouter</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/a-ecouter-114842</link>
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      <pubDate>Sat, 21 Jun 2025 14:48:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une star française légendaire des années 70 qui fait sa tournée d&#039;adieu, le retour de Van Morrison et un podcast sur Mamy Francine, une mère au foyer made in Bretagne... Voici de quoi s&#039;en mettre plein les oreilles ce mois-ci!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En tournée   Michel Polnareff  Il l&#039;a baptisée &quot;Ma dernière tournée&quot;. Michel Polnareff, 80 ans, a repris la route après la sortie d&#039;Un temps pour elles, ultime album composé de huit titres dans lesquels se mêlent influences pop et classiques. Ceux qui voudront entendre, une dernière fois en live, ses titres culte et les nouveaux – &quot;Tu n&#039;m&#039;entends pas&quot;, &quot;Villa Cassiopée&quot;, &quot;Solstice&quot;… – pourront le retrouver à Orléans, Brest, Lille, Nîmes ou Toulon.
Polnaweb.com   Album: Remembering Now, Van Morrison    Il n&#039;avait pas sorti d&#039;album original depuis 2022. Après ses deux albums de reprises Moving on Skiffle et Accentuate The Positive, Van Morrison revient dans les bacs avec Remembering Now. Soul, jazz, blues, folk, country… Son disque fait dialoguer les styles et la voix caméléon du chanteur nord-irlandais nous emporte. On retrouve sur l&#039;album le très beau &quot;Down to Joy&quot; aux accents gospel, entendu dans le film Belfast (2021) de Kenneth Branagh, récompensé aux Oscars et aux Bafta.  
Sortie le 13 juin, Exile/Virgin, 15,99€.  Podcast: Mamy Francine   La star, c&#039;est elle: mamy Francine, grand-mère nonagénaire de l&#039;auteur Pierre Daymé qui la &quot;cuisine&quot; avec délicatesse. Incarnation de la femme des Trente Glorieuses, épouse et mère au foyer, malgré ses désirs d&#039;émancipation, c&#039;est aussi la voix d&#039;une certaine histoire de la Bretagne rurale, celle du basculement dans la modernité après la Seconde Guerre mondiale. Le dialogue entre les deux générations, en 15 épisodes de 6 minutes, est délicieux.  
 ouest-france.fr/podcasts/mamy-francine/  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Podcast, tournée, album... 3 nouveautés à écouter]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Il chante pour les animaux: &quot;A travers la musique, je veux leur envoyer de l&#039;amour&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 16 Jun 2025 13:53:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vaches, chevaux, perroquets, okapi...  Depuis trois ans, Plumes, 29 ans, auteur-compositeur français, chante pour les animaux et partage ces rencontres émouvantes, toujours remplies de douceur, sur son compte Instagram. Il revient sur son aventure pour nous.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quelques notes de musique sur sa guitare rose et les chevaux ou les vaches au loin se pressent près de lui. Dans cette autre vidéo, ce sont des moutons qui rejoignent  un âne pour profiter eux aussi du concert privé donné au milieu du pré. Dans une autre encore, c&#039;est un okapi, une espèce sauvage, qui s&#039;approche de lui contre toute attente. Lui, c&#039;est Plumes, un chanteur de 29 ans passionné d&#039;animaux qui a décidé il y a 3 ans de chanter pour eux et de nous partager ses rencontres insolites et captivantes. Comment a-t-il eu cette idée? Quel animal l&#039;a le plus bouleversé? Il revient pour nous sur cette aventure formidable qui va l&#039;emmener jusqu&#039;en Afrique pour aller chanter dans un sanctuaire pour les lions.
Cliquez sur les images pour lancer les vidéos ci-dessous   Comment avez-vous eu l&#039;idée de chanter pour les animaux? C&#039;était il y a bientôt 3 ans, je vivais chez ma grand-mère près d&#039;une ferme et j&#039;avais lu que les vaches étaient mélomanes alors je suis allée vérifier avec ma guitare. J&#039;ai toujours aimé les animaux mais cette rencontre m&#039;a bouleversée, car ces vaches m&#039;ont ouvert les yeux sur leur sensibilité. Le soir même, je ne mangeais plus de viande. Au début, j&#039;allais toquer dans les fermes voisines puis grâce au succès des vidéos, j&#039;ai la chance aujourd&#039;hui qu&#039;on me sollicite pour venir chanter (zoos, sanctuaires...). C&#039;est toujours un plaisir.   Musique douce, pop... Que leur chantez-vous? Je fais des reprises de chansons qui parlent d&#039;amour, avec des mélodies douces car mon intention, c&#039;est d&#039;essayer de leur envoyer de l&#039;amour. Je fais souvent des reprises en anglais pour que ça parle au plus grand nombre mais les animaux apprécient aussi les chansons en français, je leur chante à chaque fois mon single &quot;Flou&quot;, qui vient de sortir, en français, et ils apprécient aussi. Chaque rencontre dure entre 30 minutes et 1 heure, je m&#039;adapte à eux.  Quelle rencontre vous a le plus marqué? Celle avec l&#039;okapi car l&#039;équipe qui s&#039;en occupe m&#039;avait prévenu qu&#039;il y avait peu chance qu&#039;il s&#039;approche, car c&#039;est un animal très sauvage. Dès les premières notes de musique, il est venu alors qu&#039;il avait le choix de sortir par une autre porte.    Les lémuriens sont aussi très mignons et sympas. Les perroquets sont étonnants aussi, car, si je ne me trompe pas, ce sont les seuls animaux à avoir le sens du rythme. Ils battent la mesure, se mettent à danser et choisissent la bonne harmonie pour m&#039;accompagner. Mais ma plus belle rencontre, je crois que ce sont les premières vaches!   Quels bienfaits procure la musique sur les animaux? Les animaux sont de nature curieuse donc, déjà, je leur fais découvrir la musique. Ensuite, je vois que cela les apaise, certains somnolent carrément!  Vous avez souvent une guitare rose, un pull coloré. Pourquoi ce choix? J&#039;aime le rose et les couleurs en général. Comme les animaux sont curieux, ils viennent me voir aussi peut-être grâce à ça au début. Mais je m&#039;adapte, lorsque j&#039;ai chanté pour des loups, les soignants m&#039;ont prévenu qu&#039;ils n&#039;aimaient pas les couleurs vives.   Quels animaux verra-t-on dans vos prochaines vidéos? J&#039;ai eu la chance de chanter pour un rhinocéros durant 5 minutes, c&#039;était très impressionnant. J&#039;ai aussi chanté pour des ratons-laveurs, des éléphants ou encore un chameau. Là encore, on m&#039;avait prévenu que s&#039;il s&#039;approchait, cela pouvait être dangereux. Il s&#039;est approché et la magie a opéré.
Suivre les vidéos de Plumes sur Instagam  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Il chante pour les animaux: &quot;A travers la musique, je veux leur envoyer de l&#039;amour&quot;]]></media:title>
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      <title>Redécouvrez ces 6 chansons françaises qui célèbrent les mères</title>
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      <pubDate>Sun, 25 May 2025 06:03:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce dimanche 25 mai, c&#039;est la fête des Mères. Pour les célébrer, voici 6 chansons françaises qui leur rendent hommage à réécouter sans modération. Alain Souchon, Louane, Charles Aznavour... Vous allez faire le plein d&#039;émotions!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Chaque année, la fête des Mères a lieu le dernier week-end du mois de mai. En 2025, c&#039;est ce dimanche, le 25 que nous célébrerons ces femmes si chères à notre coeur et dans notre vie. A cette occasion, peut-être allez-vous passer un moment avec votre mère si vous avez la chance qu&#039;elle soit encore à vos côtés, ou bien c&#039;est vous, en tant que mère, qui allez être mise à l&#039;honneur par vos enfants. Un bouquet de fleurs, un repas en famille, un gâteau, un coup de fil... Toutes les attentions font plaisir en ce jour placé sous le signe de l&#039;amour et de la famille. Une chanson aussi peut nous plonger dans des souvenirs communs et mettre du baume au coeur. Et les artistes sont nombreux à avoir rendu hommage à cette femme si spéciale. Voici 6 chansons sélectionnées pour vous, à écouter sans modération.  &quot;Maman&quot; de Louane (2025) C&#039;est avec cette chanson autobiographique que Louane, âgée de 28 ans, a représenté la France en finale de l&#039;Eurovision le 17 mai dernier, devant 200 millions de téléspectateurs. Un titre fort en hommage à sa mère décédée alors qu&#039;elle n&#039;avait que 17 ans et qui rêvait que sa fille participe un jour à ce concours de chants international. &quot;On regardait le concours chaque année. (...) Elle m&#039;a répété des milliers de fois: &quot;Un jour, tu feras l&#039;Eurovision&#039;, a expliqué Louane à nos confrères du Parisien. La chanteuse n&#039;a obtenu que la 7e place en finale, mais son titre connaît depuis un succès sur les plateformes d&#039;écoute.    &quot;Allô maman bobo&quot; d&#039;Alain Souchon (1977) &quot;Allô maman bobo, comment tu m&#039;as fait je ne suis pas beau&quot;, en 1977, Alain Souchon n&#039;a que 33 ans ans lorsqu&#039;il chante pour la première fois ce refrain devenu célèbre où il décrit son mal-être physique et psychologique. Le chanteur a depuis raconté que cette chanson lui était venue plusieurs années après avoir fait une chute de ski lors de laquelle il a crié &quot;Maman!&quot; au moment de tomber.  &quot;Toute la vie, les hommes sont marqués par ça, par leur mère. Tous les êtres humains, d&#039;ailleurs, et c&#039;est beau qu&#039;instinctivement, d&#039;une manière nerveuse, même à 60 ans, on puisse dire: &#039;Maman, maman.&#039; C&#039;est bouleversant&quot; avait-il partagé sur France Info en 2021.   &quot;Les yeux de la mama&quot; de Kendji Girac (2015) &quot;Oh mon Dieu, laissez-les moi Les beaux yeux de la Mama Enlevez-moi même tout le reste Mais pas la douceur de ses gestes&quot;, voici quelques uns des mots chantés par Kendji dans sa chanson hommage à sa mère, devenue un véritable tube qui touche toutes les générations. En 2024, Julien Doré, reprend à son tour ce titre sur son album &quot;Imposteur&quot; avec en préambule la voix de sa propre mère décédée, laissée sur un répondeur.      &quot;La mama&quot; de Charles Aznavour (1963) Cette chanson écrite par le parolier Robert Gall (le père de France Gall), a d&#039;abord été refusée par plusieurs compositeurs avant que Charles Azanavour l&#039;accepte &quot;J&#039;ai pris le morceau et j&#039;ai dit &#039;mais c&#039;est très bon ça&#039;. Et j&#039;ai écrit la musique en très peu de temps d&#039;ailleurs&quot;, racontait-il en 2018 sur le plateau du 20h de France 2. La chanson est un hommage non pas à la mère du chanteur arménien, mais à la mère du parolier, la grand-mère de France Gall. Les deux artistes l&#039;ont chantée à quelques reprises ensemble sur scène.   &quot;Maman, la plus belle du monde&quot; Luis Mariano (1958) Cette chanson du compositeur Fernand Bonifay, est une adaptation de la chanson italienne &quot;La più bella del mondo&quot;. En France, elle a été interprétée par Luis Mariano mais aussi par Tino Rossi. Un classique de notre répertoire à réécouter en ce jour si spécial!   &quot;La Maritza&quot;- Sylvie Vartan (1968) Cette chanson de Sylvie Vartan n&#039;est pas dédiée directement à sa mère mais évoque son enfance à travers la rivière qu&#039;elle a connu en Bulgarie, la Maritza. En 2025, le film &quot;Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan&quot;, avec Leïla Bekhti dans le rôle principal, a offert un nouvel écrin à ce titre également très partagé depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux dans des vidéos émouvantes. Interrogée à l&#039;occasion de la sortie du film dans l&#039;émission &quot;Quotidien&quot; le 12 mars, Sylvie Vartan a fait une véritable déclaration d&#039;amour à sa mère: &quot;J&#039;avais une relation organique avec ma mère. J&#039;ai adoré ma mère. J&#039;étais toujours son enfant. C&#039;était quelqu&#039;un de très fort qui m&#039;a tout appris, qui m&#039;a tout montré&quot;.    Et vous, quelle chanson vous fait penser à votre mère? Quel morceau écoutiez-vous ensemble quand vous étiez enfant? Racontez-nous et rendez-lui hommage en commentaires.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Redécouvrez ces 6 chansons françaises qui célèbrent les mères]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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      <title>Album, concert et podcast... 3 pépites à ne pas louper ce mois-ci</title>
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      <pubDate>Wed, 14 May 2025 06:03:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Sheila revient avec un nouvel album, Bruce Springsteen en France pour trois concerts, un podcast sur des fragments de vie… Ces évènements vont faire du bien aux oreilles!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La chanteuse fait son grand retour avec &quot;À l&#039;avenir&quot;, un nouvel album joyeux aux sonorités pop, rock et électro, mêlant récits intimes et quête de spiritualité. Elle sera sur scène dès le 14 septembre (à Nantes) pour sa tournée &quot;The 8.0 Tour&quot;, clin d&#039;œil à ses 80 printemps, le 16 août! Elle sera l&#039;invitée du grand entretien de notre numéro d&#039;août, en kiosque le 7 juillet.
New Chance, 15,99 €. Sheilaofficiel.com  Les fans français du &quot;Boss&quot; seront comblés ce printemps. Bruce Springsteen, en tournée avec
son groupe le E Street Band, se produira à Lille les 24 et 27 mai, et au Vélodrome de Marseille le 31 mai. La star américaine aux plus de 140 millions d&#039;albums vendus dans le monde y livrera plus de quatre heures durant son spectacle qualifié de &quot;plus grand show de tous les temps&quot; par le magazine Billboard.  Podcast: À nos 20 ans - L’âge de venir au monde Ils n&#039;ont pas encore 20 ans et vivent à Douarnenez (59). Pendant un an et demi, Maya, Lucas, Pierre, Lulla et Dylan se sont enregistrés avec leur téléphone pour partager
leur quotidien à un âge ou les défis sont nombreux: quitter le nid familial, trouver sa voie professionnelle, faire face aux premiers chagrins d&#039;amour... Des fragments de vie, souvent bouleversants, montés par les réalisateurs Tony Hayère, initiateur du projet, et Gilles Mardirossian.
20 épisodes d&#039;une dizaine de minutes. Sur France Culture, radiofrance.fr et toutes les plateformes.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Album, concert et podcast... 3 pépites à ne pas louper ce mois-ci]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobestock]]></media:copyright>
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      <title>Ce mois-ci, on écoute quoi?</title>
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      <pubDate>Sat, 26 Apr 2025 14:23:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Côté musique, on suit Julien Doré qui part en tournée sur les routes tandis que le breton Yann Tiersen ensorcelle nos oreilles avec son nouvel album. Et on se cultive avec un podcast historique. Trois pépites à ne pas rater.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En tournée: Julien Doré Après la sortie d&#039;Imposteur, son dernier album de reprises, Julien Doré régale ses fans d&#039;une tournée qui l&#039;emmènera jusqu&#039;en décembre dans les Zéniths et Arenas de France. Sur son compte Instagram, l&#039;interprète de &quot;Coco Câline&quot; a promis &quot;un nouveau show complètement fou&quot;. Il y interprétera des titres parfois déroutants, comme &quot;Cuitas les bananas&quot; (Philippe Risoli) ou la comptine &quot;Ah les crocodiles!&quot;, mais aussi &quot;Les yeux de la mama&quot; (Kendji Girac), dans lequel le chanteur rend un vibrant hommage à sa mère, disparue en 2021. 
Toutes les dates à retrouver sur juliendoreofficiel.com  Un album Rathlin from a Distance/ The Liquid Hour de Yann Tiersen &quot;Norðragøta&quot;, &quot;Tórshavn&quot;, &quot;Ninnog&quot;… Les titres des morceaux en témoignent: c&#039;est en naviguant à la voile dans le nord de l&#039;Europe que Yann Tiersen a trouvé l&#039;inspiration de son nouvel album. Vibrante, la première partie est composée de huit pièces au piano, sorte de carnet de bord mélodique d‘un voyage intérieur. La seconde, aux accents psychédéliques et électro, est un cri face aux bouleversements du monde.
Rathlin from a Distance/ The Liquid Hour de Yann Tiersen  Un podcast: Code noir, les révoltés du Gaoulet  Martinique, 1710. Titus, Amadi, Jacob et les autres vivent l&#039;enfer. Ces esclaves sont au centre d&#039;une fiction bouleversante, inspirée de faits réels. Les six épisodes donnent à entendre la peur omniprésente vécue par ces hommes et ces femmes, leur révolte et leur terrible châtiment. Certaines scènes peuvent heurter.
Code noir, les révoltés du Gaoulet, réalisé par Vincent Hazard, sur toutes les plateformes.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ce mois-ci, on écoute quoi?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Ce mois-ci, j&#039;écoute trois voix puissantes</title>
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      <pubDate>Mon, 07 Apr 2025 15:23:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, on s&#039;en met plein les oreilles avec Patrick Bruel qui fait son concert dans des salles de cinéma, on s&#039;émeut avec l&#039;album hommage à Daniel Balavoine et on découvre la fabuleuse histoire d&#039;une mégastar américaine, la jeune Taylor Swift.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un concert   Un concert de Patrick Bruel au cinéma Patrick Bruel: le concert au cinéma Une fois n&#039;est pas coutume, pour la dernière date de sa tournée, organisée après la sortie d&#039;Encore une fois, son dernier album, Patrick Bruel donne rendez-vous à son public… au cinéma! Le jeudi 27 mars (20h) et le dimanche 30 mars (17h), 250 salles de France, Belgique, Suisse et du Luxembourg rediffuseront son show, filmé au Zénith de Toulouse le 12 décembre dernier. L&#039;occasion de découvrir ses nouveaux titres et d&#039;entonner avec une joie non dissimulée ses tubes intemporels.
Plus d&#039;infos sur patrickbruelaucinema.com  Un album   Un album hommage à  Daniel Balavoine Une journée avec Balavoine Louane, Matthieu et Louis Chedid, Olivia Ruiz et bien d&#039;autres… Ils sont tous là pour revisiter les titres phares de Daniel Balavoine, musicien, interprète et icône d&#039;une génération. Aux manettes de ce vibrant projet: Anna Chedid, la fille cadette de Louis! La chanteuse a réuni tout ce petit monde à Biarritz, où Balavoine a grandi, pour une joyeuse session d&#039;enregistrement. L&#039;événement intitulé Une journée avec Balavoine a été filmé et un joli disque est désormais disponible.
Barclay, 15,99€, et replay disponible sur France.tv. Disponible jusqu&#039;au 01/09/2025.  Un podcast   Taylor Swift, le monde, ma fille et moi Quels sont les ressorts du succès phénoménal de la chanteuse américaine Taylor Swift, s&#039;est demandé le journaliste Xavier Yvon dans un passionnant voyage découpé en six épisodes: de Lyon à Nashville, en passant par la Pennsylvanie natale de la pop star, il est parti sur les traces de l&#039;artiste, avec sa fille de 13 ans. Un podcast éclairant doublé d&#039;un dialogue entre les générations.  
Sur radiofrance.fr/franceinter/podcasts  ]]></content:encoded>
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          </item>
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      <title>Eddy Mitchell contraint d&#039;annuler sa tournée d&#039;été pour raison de santé</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/eddy-mitchell-annule-son-concert-aux-francofolies-pour-raisons-de-sante-111071</link>
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      <pubDate>Tue, 25 Mar 2025 16:59:42 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cécile Dard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Mauvaise nouvelle pour ses nombreux fans, alors qu&#039;il devait faire l&#039;ouverture du festival des Francofolies à la Rochelle et une tournée d&#039;été en France, le crooner Eddy Mitchell annule ses concerts pour raisons médicales.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[A 82 ans, Eddy Mitchell, devait revenir sur scène lors d&#039;une tournée de six concerts exceptionnels cet été 2025, du 21 juin au 24 juillet, à Nancy, Pérouges, Nîmes, La Rochelle, Carcassonne et Toulon. Il était aussi programmé pour faire l&#039;ouverture des Francofolies de La Rochelle le 9 juillet, mais son état de santé l&#039;en empêchera également. &quot;J&#039;étais impatient de vous retrouver cet été, mais ma santé doit passer avant tout&quot;, a prévenu le crooner dans un communiqué. Je tiens à m&#039;excuser sincèrement auprès de mon public et à vous assurer que je ferai tout mon possible pour revenir sur scène dès que cela sera possible.&quot; L&#039;état de santé du chanteur de &quot;Couleur menthe à l&#039;eau&quot; nécessite en effet le suivi d&#039;un traitement médical et d&#039;un repos strict, incompatibles avec la scène.  
Une déception pour les fans, qui ne l&#039;ont pas vu sur scène depuis 2017. A l&#039;époque, il avait donné des concerts baptisés Vieilles Canailles avec deux compères: Jacques Dutronc et Johnny Hallyday.
Les détenteurs de billets sont invités à demander leur remboursement auprès des points de vente ou à suivre la procédure de remboursement reçue par mail si l&#039;achat était en ligne. 
Lire aussi &gt; Notre Temps a rencontré Eddy Mitchell et son fils pour cette interview à retrouver ici  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Eddy Mitchell contraint d&#039;annuler sa tournée d&#039;été pour raison de santé]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand GUAY / AFP]]></media:copyright>
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      <title>Jean-Louis Aubert: &quot;Les bêtises, je les ai faites très tôt&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 25 Mar 2025 11:48:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un demi-siècle de carrière, déjà, et des chansons qui continuent d’accompagner le public. Guitare en bandoulière, Jean-Louis Aubert s’en va sillonner la France avec son dernier album. À l’approche de ses 70 printemps, l’ex-chanteur de Téléphone n’a rien perdu de sa liberté et de son énergie.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment faut-il entendre &quot;Pafini&quot;, le drôle de titre de votre dernier album? Jean-Louis Aubert: C&#039;est un mot que j&#039;ai répété pendant la réalisation de ce disque au cours de laquelle la musique sortait de moi comme d&#039;une baignoire percée. Les chansons affluaient! Le mot contient donc 10% de frustration et 90% d&#039;espérance. C&#039;est comme ça que j&#039;aimerais voir ma vie. Moi-même je ne me sens &quot;pas fini&quot;. Un peu comme un objet pas tout à fait réussi ou quelqu&#039;un qui a encore plein de choses à apprendre.  À apprendre et à dire! &quot;Merveille&quot;, l’une des chansons phares, est un hymne à la vie. Quelle est son histoire? Jean-Louis Aubert: En 2020, j&#039;ai subi une opération à coeur ouvert. Sur mon lit d&#039;hôpital, une petite voix m&#039;a dit &quot;La mer va te guérir&quot;. J&#039;ai tendance à écouter ce genre de pensées et je suis descendu dans le Sud. En quelques mois, j&#039;ai trouvé exactement ce que je cherchais: une petite maison, un peu bizarre, un peu artiste, avec un chemin qui descend vers la mer. La première fois que j&#039;ai découvert la plage au bout du sentier, je me suis assis sur un rocher et j&#039;ai écrit &quot;Merveille&quot; pour goûter l&#039;instant. J&#039;étais en convalescence. Sans cette opération, je ne serais peut-être pas tombé sur ce petit paradis.  Cet album était-il aussi une manière de braver les frayeurs causées par cet épisode médical? Jean-Louis Aubert: J&#039;ai d&#039;abord pris cette alerte avec un esprit frondeur. Puis, lorsque l&#039;infirmière m&#039;a dit qu&#039;il fallait me raser le corps pour l&#039;opération, j&#039;ai compris que ça n&#039;allait pas être de la gnognotte. Je me suis bien remis et j&#039;ai eu de belles expériences humaines dans ce milieu hospitalier que j&#039;admire tant. Tout le monde y est à égalité face à ses peurs, c&#039;est très humain. En ce moment, pour des raisons familiales, je vais souvent dans des Ehpad où je côtoie de près la grande vieillesse, la maladie et la mort. J&#039;y trouve des moments d&#039;une rare sensibilité et j&#039;y vis des rapports humains un peu fous. Je ne m&#039;étais pas aperçu à quel point l&#039;existence était une courbe qui allait de l&#039;enfance à l&#039;enfance. Une enfance non solidifiée au départ à une enfance consolidée à la fin.  Vous qui avez grandi avec votre public, quel rapport entretenez-vous aujourd’hui avec lui? Jean-Louis Aubert: J&#039;attire des rapports humains très gentils, très ensoleillés. Je représente plutôt une bonne nouvelle dans la vie de ceux que je croise, comme un vieux copain, un grand frère. En ville, dans la rue, les gens se confient à moi. Ce sont souvent des échanges enrichissants. Dans la vie, je suis assez solitaire, donc j&#039;aime bien qu&#039;on vienne me parler, du moment qu&#039;on ne me coince pas contre un mur!  Certains de vos titres ont traversé les décennies. Est-ce ainsi que vous expliqueriez ce compagnonnage bienveillant? Jean-Louis Aubert: Oui, &quot;La Bombe humaine&quot; (sorti en 1979, NDLR), par exemple, qui incitait à réfléchir par soi-même et à se méfier de ses propres inclinations, est plus que jamais d&#039;actualité. Je pense aussi que mes chansons ont accompagné des libertés plus personnelles, la première désobéissance, le premier amour, la première séparation puis les premières réflexions sur la vie et la mort. Elles se sont instillées dans ces moments de vie.   Que représente le rock pour vous? Jean-Louis Aubert: Pour moi, c&#039;est plus un état d&#039;esprit qu&#039;un genre musical. À 10 ans, quand on est arrivé à Paris avec ma famille, j&#039;étais déjà rebelle, très frondeur, très déconneur. Et heureusement! Si je n&#039;avais pas pris certains chemins de traverse, des voies risquées pour moi à l&#039;époque, je n&#039;aurais pas pu m&#039;émanciper. Baudelaire ou Rimbaud étaient très rock par exemple. Barbara aussi, pour qui j&#039;ai écrit et qui me disait souvent &quot;J&#039;ai l&#039;impression que je suis plus rock que toi&quot;. Elle avait cet esprit créatif, cette poésie et cette envie de se renouveler sans cesse.  A contrario, avec un père sous-préfet, l’ambiance ne devait pas être très rock’n’roll à la maison… Jean-Louis Aubert: Il était très poète quand même. Il parlait grec, il était fou de philosophie. Et, surtout, il avait accroché sa guitare dans ma chambre et il en jouait en cachette. Il aimait Brel, Brassens et Trenet. Il écrivait des chansons aussi. Quant à ma mère, je pense qu&#039;elle aurait aimé faire du théâtre. Si j&#039;avais voulu faire plaisir à mes parents, et j&#039;avais de bonnes raisons de le faire à une époque, j&#039;aurais entamé des études d&#039;avocat. Mais j&#039;ai fait le choix de la liberté. Adolescent, la chanson &quot;I&#039;m Free&quot; des Who m&#039;a poussé vers la musique car elle faisait écho à ce que je ressentais, à ce besoin d&#039;émancipation.  Comment vos parents ont-ils pris cette orientation? Jean-Louis Aubert: Une fois qu&#039;il a perdu la bataille, mon père s&#039;est mis à s&#039;intéresser à mes textes. C&#039;était sympa de sa part, il me disait que c&#039;était bien. Au début, ses copains lui reprochaient de n&#039;avoir aucune autorité sur son fils. Plus tard, ils lui demandaient s&#039;ils pouvaient avoir des places pour mes concerts. Ça le remplissait de joie! Il était très fier. Il est mort en me disant &quot;Ce que tu as fait, c&#039;est ce que j&#039;aurais voulu faire&quot;. C&#039;est le plus beau compliment qu&#039;un père puisse exprimer.  Aujourd’hui, quels artistes vous touchent dans la nouvelle génération de chanteurs? Jean-Louis Aubert: Des groupes comme Tame Impala m&#039;ont ouvert les oreilles. Orelsan m&#039;interpelle beaucoup aussi. Il parle au coeur des gens. J&#039;aime bien sa fausse paresse. J&#039;ai apprécié le premier album d&#039;Angèle aussi. Sa manière d&#039;affirmer son personnage avec son &quot;Balance ton quoi&quot; me plaisait beaucoup. J&#039;espère qu&#039;elle ne se fera pas avaler par le système.  Et vous, comment avez-vous réussi à échapper au système? Jean-Louis Aubert: Les bêtises, je les ai faites très tôt. Je me souviens qu&#039;avec mes premiers sous, lors d&#039;un séjour en Suisse, j&#039;étais rentré dans une boutique et je m&#039;étais acheté tous les jouets que je n&#039;avais pas eus enfant. Ensuite, j&#039;avais craqué pour une Bentley de 1955 bicolore. Elle valait le prix d&#039;une Renault 5 de l&#039;époque. J&#039;ai pris le périph avec et je suis allé chercher ma mère à son travail. Ça lui avait fait très plaisir. J&#039;ai fini par la revendre car je ne roulais qu&#039;en Solex à l&#039;époque! Après ça, j&#039;ai fait plus attention. De toute manière, je ne suis pas très dépensier.  Vous aurez 70 ans en avril. Comment vivez-vous ce cap? Jean-Louis Aubert: Moi, 70 ans? Ça me paraît fou! À ma mère aussi quand je lui dis. Comme elle n&#039;a plus toute sa tête, elle me répond &quot;Mais non, tu te trompes!&quot;. Côté physique, j&#039;ai toujours des petits trucs qui déconnent, mais une attitude assez énergique pour compenser. Je crois que ça aide beaucoup aujourd&#039;hui. Dans ma tête, j&#039;essaie de ne pas être bloqué sur de vieux logiciels. Parfois, quand j&#039;écoute quelque chose de nouveau, mon premier réflexe est de me dire que c&#039;est nul. C&#039;est dans ces petites choses que je sens monter le vieillissement et, il faut bien le dire aussi un peu, la bêtise du vieux. Ensuite, je me reprends en me disant &quot;Mais non, écoute mieux!&quot;.  De quoi êtes-vous le plus fier lorsque vous vous retournez sur ces cinquante ans de carrière? Jean-Louis Aubert: J&#039;aime bien mes chansons. Je suis content de faire partie de ceux qui peuvent encore chanter des titres écrits quand ils avaient 20 ans. Certaines sont moins intéressantes que d&#039;autres mais je ne les renie pas. Souvent, des années plus tard, je leur découvre même un sens que je n&#039;avais pas perçu  Jean-Louis Aubert biographie express 1955 Il naît le 12 avril à Nantua (Ain).
1976 L&#039;aventure Téléphone commence.
1986 Le groupe se sépare, Jean-Louis Aubert démarre une carrière solo.
2012 Il reçoit sa première Victoire de la musique pour son spectacle/tournée &quot;Roc&#039;éclair Tour&quot;.
2015 Téléphone se reforme (sans Corine Marienneau) pour une série de concerts sous le nom Les Insus?
2025 Le &quot;Pafinitour&quot; s&#039;élance sur les routes.  Cinq ans après Refuge, Jean-Louis Aubert a sorti, en septembre dernier, Pafini, un dixième album solo sur lequel il chante de sa voix pleine de douceur les plaisirs simples de la vie. Composé de onze titres, cet opus aux sonorités pop, rock et même électro oscille entre chansons intimes et engagées. L&#039;auteur-compositeur-interprète, bientôt septuagénaire, les jouera sur scène, dans le cadre du &quot;Pafinitour&quot;, jusqu&#039;au 13 décembre prochain à Paris La Défense Arena de Nanterre. Et, d&#039;ici-là, à Caen, Bordeaux, Nantes, Lille, Dijon, Brest… Dates à retrouver sur  jeanlouisaubert.com/  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Jean-Louis Aubert: &quot;Les bêtises, je les ai faites très tôt&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Barbara d’Alessandri]]></media:copyright>
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      <title>Comédie musicale, podcast et CD... 3 pépites sonores à ne pas rater</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/comedie-musicale-podcast-et-cd-3-pepites-sonores-a-ne-pas-rater-105482</link>
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      <pubDate>Fri, 21 Feb 2025 05:23:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;histoire d&#039;Ulysse en comédie musicale, une chanteuse qui a enchanté les années 80 et un podcast sur une navigatrice, on s&#039;en met plein les oreilles avec cette nouvelle sélection audio de Notre Temps!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Une comédie musicale: Ulysse, l&#039;odyssée musicale  Ulysse, l&#039;odyssée musicale jusqu&#039;au 27 avril à Paris C&#039;est drôle, rythmé et joliment chorégraphié. Ulysse, l&#039;odyssée musicale ravira les amateurs de mythologie antique de tous les âges. Le spectacle revisite l&#039;histoire d&#039;Ulysse et de ses comparses. Gare à ceux qui s&#039;opposent à la volonté des dieux grecs souvent… facétieux! Dès le départ, le ton, très contemporain, est donné grâce à un choeur aux furieux accents gospel. Ça déménage.
Au théâtre des Variétés, à Paris, jusqu&#039;au 27 avril. Tél. 01 42 33 09 92   CD et tournée    Closer de Kim Wilde Ses tubes &quot;Kids in America&quot; ou &quot;Cambodia&quot; ont bercé les années 1980. Kim Wilde revient avec Closer, dans lequel elle continue d&#039;explorer les sonorités pop, rock et wave qui ont fait son succès. En parallèle de cette sortie, l&#039;artiste britannique de 64 ans, qui a un temps délaissé la musique pour se consacrer à l&#039;horticulture, sa grande passion, s&#039;est lancée dans une tournée européenne qui la conduira en France au mois d&#039;avril (Marseille, Bordeaux, Rennes, Paris…).
Cherry Red, 16,99€. Dates de la tournée: kimwilde.com/tour-dates  Le podcast de la navigatrice Isabelle Joschke    Repartir  En 2020, à 43 ans, Isabelle Joschke se lançait dans son premier Vendée Globe et, avec la documentariste Aline Pénitot, tirait un podcast fascinant de sa course. Après Seule en mer, la navigatrice nous embarque avec Repartir, nouvelle aventure sonore dans laquelle elle partage son deuxième tour du monde, en solitaire et sans escale. La musique de Serge Teyssot-Gay rythme le périple.
Sur podcasts.ouest-france.fr et toutes les plateformes.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comédie musicale, podcast et CD... 3 pépites sonores à ne pas rater]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Louis Chedid: &quot;Oui, le temps adoucit tout!&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/louis-chedid-oui-le-temps-adoucit-tout-104937</link>
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      <pubDate>Fri, 14 Feb 2025 05:43:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dans un monde souvent bousculé, Louis Chedid fait de la rêverie l’antidote à bien des maux. À 77 ans, ce grand enfant se lance de nouveau sur les routes de France avec un 18e album plein de grâce, de poésie et d’élégance. Un disque à l’image de son auteur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Cet album vous ressemble, à la fois poétique, solaire, et incitant à tourner le regard vers l’extérieur. Comment l’avez-vous conçu ? Louis Chedid: C&#039;est un équilibre fragile, je ne veux pas participer à la morosité ambiante. Mon métier consiste à faire du bien aux gens, à les faire rire, danser et chanter. Et, en même temps, je ne suis pas un type complètement évaporé qui vit dans une bulle. Donc, j&#039;évoque aussi les situations qui m&#039;indignent. Je l&#039;ai toujours fait.  Dans la chanson &quot;Comme vous&quot;, vous abordez le sort des migrants et l’exil dont vous êtes vous-même issu… Louis Chedid: Oui, ce sont les échos du déracinement de mon arrièrearrière-grand-père qui, à l&#039;âge de 17 ans, a fui le Liban où il était persécuté comme chrétien maronite. Il a fait 1000 km à pied et à dos d&#039;âne pour rejoindre l&#039;Égypte. C&#039;est une des grandes légendes de la famille. Elle nous rappelle à quel point il est difficile de quitter son pays. Mais c&#039;est souvent une question de vie ou de mort. Je suis désespéré par le cynisme irresponsable des politiciens sur ce sujet. Un regard compassionnel sur la situation des migrants nous manque cruellement.  Il y a aussi ce très joli titre,&quot;Le bonheur fait ma joie&quot;. Qu’est-ce qui fait votre bonheur aujourd’hui ? Louis Chedid: Partager avec les autres, donner plus qu&#039;on ne reçoit, aimer les personnes qui vous aiment, accueillir le monde dans lequel on vit, essayer de le comprendre pour l&#039;améliorer. Et bien faire mon métier qui consiste à émouvoir les gens. Quand, parfois, sur scène, je vois l&#039;effet produit par une de mes chansons griffonnées dans ma chambrette, je n&#039;en reviens pas. Ce sont des trucs comme ça qui me rendent heureux.  Vous semblez plus enclin à la confidence sur cet album. Avez-vous moins de pudeur à parler de vous ? Louis Chedid: Sans doute. Il y a quelques années, j&#039;ai fait une chanson, &quot;Bouc Bel Air&quot;, inspiré du petit village de Provence où, enfant, je passais mes vacances. C&#039;était un paradis pour moi, un havre de liberté, loin de l&#039;école et de ses contraintes. J&#039;ai fait une chanson sur ces étés merveilleux, sans trop y croire parce que je me disais que ça n&#039;intéresserait personne d&#039;entendre ça. La chanson a rencontré un grand succès. Je me suis rendu compte que, plus vous allez chercher au fond de vous, plus ça parle aux autres. Chaque émotion intime recèle une part d&#039;universel.  Vous avez beaucoup dit que, plus jeune, vous ne vous aimiez pas. Pour quelles raisons ? Louis Chedid: J&#039;ai eu une scolarité très chaotique. Petit, je ne comprenais pas qu&#039;on veuille m&#039;apprendre tout un tas de matières quand les adultes, eux, se concentraient sur une seule chose et semblaient heureux. Ce n&#039;était pas toujours facile à assumer dans une famille comme la mienne. Lorsque des amis de mes parents venaient dîner, je m&#039;enfermais dans ma chambre pour ne pas avoir à répondre au terrible: &quot;Et à l&#039;école, ça va?&quot;. Vous savez, quand, pendant des années, vous êtes cantonné à cette image de vous-même, c&#039;est très dur. J&#039;ai fini par avoir le bac à 20 ans, d&#039;une manière presque magique. C&#039;était en mai 1968. Le jour de l&#039;oral de philo, je suis tombé sur un examinateur avec qui je n&#039;ai parlé que de cinéma, ma passion à l&#039;époque. Il ne m&#039;a rien demandé sur Kant ou Kierkegaard. Il m&#039;a mis une super note et j&#039;ai même eu une mention. Parfois, il y a des états de grâce.  Que vous ont transmis vos parents ? Louis Chedid: Ma mère (la poétesse Andrée Chedid, NDLR): le goût d&#039;être artiste. Petit, je la voyais se lever, boire un café et se mettre à taper sur sa machine à écrire. Je trouvais ça merveilleux, moi qui devais être à l&#039;école à 8 heures du matin. Elle m&#039;a aussi transmis le goût de raconter des choses et de les partager avec un public. De mon père, scientifique, j&#039;ai hérité de sa curiosité technique. Je suis un vrai geek!  La célébrité de votre mère était-elle pesante ? Louis Chedid: Pas du tout. Ma mère n&#039;était pas écrasante. Elle trouvait bien tout ce que je faisais, un peu trop même! Vous savez, sa célébrité n&#039;est vraiment arrivée qu&#039;après sa mort. Elle s&#039;est bonifiée avec le temps en quelque sorte. Je me souviens que, de son vivant, un de ses textes était tombé au baccalauréat. La plupart des élèves pensaient que l&#039;auteur était un homme.  Comment assumez-vous aujourd’hui le rôle de patriarche, vous dont les enfants et les petits-enfants mènent de belles carrières artistiques dans la chanson ou l’audiovisuel ? Louis Chedid: Avec bonheur! Comme moi avec ma mère, ils ont dû se dire que ça devait être incroyable de faire ce métier. Mais la transmission s&#039;arrête là. Je ne les ai jamais poussés vers ces carrières. C&#039;est leur mérite à eux s&#039;ils sont là où ils sont. Je me contente de porter un regard attendri sur tout ça. Je les trouve très doués.
Lire aussi&gt; Matthieu Chedid: &quot;J&#039;ai la sensation d&#039;avoir deux fois 25 ans&quot;  &quot;On ne dit jamais assez aux gens qu&#039;on aime qu&#039;on les aime&quot;, chantez-vous… Avez-vous le sentiment de l&#039;avoir assez dit aux vôtres? Louis Chedid: Oui, vraiment je n&#039;ai aucun problème avec ça. En revanche, j&#039;avais plus de mal à le dire en chanson. Avec Souchon, on trouvait ça un peu gnangnan tous ces tubes anglo-saxons dégoulinant de I love you et on s&#039;interdisait de le faire. Et puis, il a fait &quot;Banale Song&quot; et ça l&#039;a libéré. Maintenant je n&#039;ai plus aucun problème avec ça.
Lire aussi&gt; Paul McCartney: &quot;Je rêvais de ressembler à Sacha Distel!&quot;
   Vous avez dépassé les 50 ans de carrière. De quoi êtes-vous le plus fier ? Louis Chedid: De la longévité. Le plus dur dans ce métier, c&#039;est de durer. Avec Souchon, on en parle souvent. On a démarré au même moment. Si on nous avait dit qu&#039;on serait encore là cinquante ans plus tard… Ma carrière a connu des hauts et des bas, mais régulièrement, certaines de mes chansons ont touché le public et les gens ont continué à me suivre. Lire aussi&gt; &quot;Un être humain, c&#039;est du passé et de l&#039;avenir&quot;: Alain et Pierre Souchon se confient  L’album se termine avec &quot;Le Train des nuages&quot;, chanson dans laquelle vous évoquez la réincarnation. Cette question vous préoccupe-t-elle ? Louis Chedid:  Oui, j&#039;y pense depuis toujours. C&#039;est tout de même l&#039;un des plus grands mystères de la vie. En 1986, j&#039;ai eu un gros ennui de santé et je me suis retrouvé aux urgences. Là-bas, je me suis vu sortir de mon corps et partir dans le tunnel avec la lumière au bout… la totale! Depuis ce jour-là, je suis persuadé qu&#039;il y a quelque chose après, une espèce de force. Sous quelle forme? Je ne sais pas.  Qui sont donc &quot;les chers disparus&quot; évoqués dans cette même chanson, avec qui vous ferez la &quot;bamboche&quot;? Louis Chedid: Je pense à mon grand-père paternel Antoine que je n&#039;ai pas connu, à ma mère Andrée et à Patrick Dewaere. De lui, je garde un souvenir très marquant. Tout jeune artiste, j&#039;avais vu son film La Meilleure Façon de marcher qui m&#039;avait ébloui. Lors d&#039;une émission radio, j&#039;avais demandé à l&#039;inviter. Nous ne nous connaissions pas mais il était venu! Je le revois entrer en studio, je n&#039;arrivais même plus à parler. Sa mort a été un véritable choc. La chanson &quot;Les absents ont toujours tort&quot; lui est d&#039;ailleurs dédiée.  Le passage du temps adoucit-il les blessures ? Louis Chedid: Oui, le temps adoucit tout! Je n&#039;ai pas tellement l&#039;angoisse des années qui passent, même si, bien sûr, je sais qu&#039;il y a une échéance. J&#039;ai la chance de faire des choses qui m&#039;amusent. Je ne vais pas me plaindre de pouvoir continuer à faire le zigoto à 77 ans. Cela me remplit de joie.
Lire aussi&gt; Alain Chamfort: &quot;Je deviens plus compréhensif, plus indulgent&quot;  Louis Chédid en 6 dates 1948 Naissance le 1er janvier à Ismaïlia, en Égypte.
1968 Part étudier le cinéma à Bruxelles.
1973 Balbutiements, son premier album, rencontre son public.
1978 Le tube &quot;T&#039;as beau pas être beau&quot; l&#039;érige en chanteur populaire.
2006 Il crée le conte musical Le Soldat rose auquel participe son fils Matthieu (-M-), Francis Cabrel et bien d&#039;autres.
2025 Tournée nationale avec l&#039;album Rêveur rêveur.   Il est impressionnant de constater à quel point sa voix ne change pas. À 77 ans, Louis Chedid remonte sur scène, en tournée pour accompagner la sortie de son 18e album, Rêveur rêveur. L&#039;époque anxiogène n&#039;y change rien, le chanteur à l&#039;éternelle moustache ne se laisse pas gagner par le stress. Simples, belles, émouvantes, ses paroles célèbrent les joies de sa vie, tout en évoquant, par petites touches, ses indignations. Accompagné par son fils Matthieu à la guitare et au banjo et par sa fille Nach au chant, l&#039;artiste nous livre les secrets de son âme sur une bande-son espiègle et rieuse. De beaux rayons de soleil dans la grisaille.
Rêveur rêveur, label PIAS, 16,99€  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Louis Chedid: &quot;Oui, le temps adoucit tout!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Hamza Djenat]]></media:copyright>
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      <title>Tournée, CD ou podcast... Ce mois-ci Notre Temps vous conseille 3 pépites à écouter</title>
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      <pubDate>Tue, 04 Feb 2025 05:33:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une chanteuse qui a de la voix et part en tournée, un Québécois poète aux mélodies mélancoliques, un podcast insolite sur les supercheries... Toute la musique et les voix qu&#039;on aime ce mois-ci.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La tournée    Clara Luciani en tournée  Après le succès de sa précédente tournée et la sortie de son dernier album, Mon sang, la pétillante Clara Luciani remonte sur scène en 2025 pour une vingtaine de dates et de concerts. Amour, famille, amitié sont au menu de cet autoportrait &quot;sans artifice&quot;, explique celle qui apparaît sans maquillage sur la pochette du disque. Rennes, Bordeaux, Marseille, Montpellier ou Lille se régaleront des nouveaux titres de la chanteuse, composés après la naissance de son premier enfant et imprégnés de cette maternité. 
Toutes les dates à retrouver sur clara.tix.to/Tour2025  L&#039;album    Chansons démodées pour ceux qui ont le cœur brisé de Pierre Lapointe Chansons démodées pour ceux qui ont le cœur brisé Pierre Lapointe Le chanteur à texte canadien Pierre Lapointe (aucun lien avec Boby) revient avec dix nouveaux titres tout en tendresse, rêverie et poésie. Il nous émeut avec un simple piano-voix – on vous défie de garder les yeux secs à l&#039;écoute de &quot;Comme les pigeons d&#039;argile&quot;, déclaration d&#039;amour à sa mère dont les souvenirs s&#039;estompent – mais il manie aussi les accents d&#039;une pop dansante joyeuse et colorée (&quot;Le Secret&quot;). Un pur bonheur!
Chansons démodées pour ceux qui ont le cœur brisé Pierre Lapointe, Audiogramme, 15,30€. Sortie le 25 janvier.  Le podcast    Les Faussaires de la mémoire  Dans les années 1990, Binjamin Wilkomirski et Misha Defonseca publient leur témoignage d&#039;enfants juifs rescapés de la Shoah. Mais rien n&#039;est vrai: ni l&#039;histoire, ni la judéité de ces &quot;faussaires de la mémoire&quot;. En deux épisodes, Quentin Jagorel nous plonge dans les arcanes de ces supercheries. Passionnant!
À retrouver sur radiofrance.fr/franceculture/podcasts  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Tournée, CD ou podcast... Ce mois-ci Notre Temps vous conseille 3 pépites à écouter]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>CD, podcast ou tournée... On écoute quoi ce mois-ci?</title>
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      <pubDate>Fri, 17 Jan 2025 04:48:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, ouvrez grand les oreilles avec l&#039;album de reprises du ténor Vincent Niclo, la tournée de Jean-Louis Aubert ou un super podcat plein de surprises (et de bêtises).]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;album    &quot;Bel Canto&quot; Vincent Niclo Avec &quot;Bel Canto&quot;, le ténor le plus célèbre de France revisite de sa voix vibrante et puissante des classiques de la variété internationale – &quot;Il mio rifugio&quot; de Richard Cocciante, &quot;Diego, libre dans sa tête&quot; de Michel Berger, &quot;My Way&quot; de Frank Sinatra ou encore &quot;Con te partirò&quot; d&#039;Andrea Bocelli. Avec cet album, l&#039;artiste entamera une tournée à partir de mars 2025, accompagné d&#039;un chœur symphonique. Émotions garanties!
Label Dix 21/Play Two, 15€; vincentniclo.com  La tournée    Jean-Louis Aubert sur scène pour le &quot;Pafinitour&quot; Jean-Louis Aubert Tout ne fait que recommencer pour Jean-Louis Aubert! Quelques mois après la sortie de Pafini, et après un concert monstre le 13 décembre, à Paris La Défense Arena où il fêtait ses cinquante ans de carrière avec son public, l&#039;ex-leader de Téléphone remonte sur scène pour le &quot;Pafinitour&quot;. Au programme de cette tournée, dont le coup d&#039;envoi sera donné en février, une plongée dans le répertoire de l&#039;inusable chanteur qui fêtera ses 70 printemps en avril prochain. S. P.
Plus d&#039;infos sur jeanlouisaubert.com  Le podcast    Raconte-moi une bêtise  Dans ce podcast savoureux, des adultes – célébrités et anonymes – partagent leur plus grosse bêtise d&#039;enfance. Fou rire assuré! On peut y entendre un coiffeur raconter comment il a coupé les cheveux de ses petits camarades de classe à 5 ans ou comment la mère d&#039;un ancien président de la République (François Hollande) l&#039;a enjoint, petit, de &quot;ne jamais [se] présenter comme délégué de classe&quot;. Il a désobéi… À écouter en famille!
Sur toutes les plateformes.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[CD, podcast ou tournée... On écoute quoi ce mois-ci?]]></media:title>
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      <title>Album, comédie musicale, podcast... On écoute quoi en novembre?</title>
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      <pubDate>Sat, 16 Nov 2024 14:33:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Marc Lavoine célèbre ses 40 ans de carrière, une comédie musicale mythique de retour en France et un podcast sur Noël... 3 moments musicaux à partager ensemble.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;album    Revolver, Marc Lavoine  Quarante ans après la sortie de &quot;Elle a les yeux revolver&quot;, le chanteur à la voix suave réinterprète ses grands tubes dans une version symphonique, accompagné par l&#039;orchestre de Sofia. Quelques duos inédits (notamment avec Catherine Ringer et Souad Massi) et de nouvelles chansons (&quot;Pourrais-je dire encore je t&#039;aime?&quot;) parachèvent ce nouvel album dans lequel l&#039;artiste de 62 ans poursuit son exploration du sentiment amoureux.
Barclay, 16,99€  Comédie musicale    Les Misérables Le spectacle adapté du roman de Victor Hugo par Robert Hossein, en 1980, revient à Paris auréolé de gloire après avoir conquis 130 millions de spectateurs dans le monde. Toujours sur la musique de Claude-Michel Schönberg, Alain Boublil a remanié son livret en gardant les chansons phares (&quot;J&#039;avais rêvé&quot;, &quot;À la volonté du peuple&quot;…) et c&#039;est Ladislas Chollat qui assure la mise en scène. Un classique à savourer en famille.
Les Misérables
Théâtre du Châtelet, à Paris, du 20 novembre 2024 au 2 janvier 2025.   Podcast  Au cœur de Noël &quot;Celles du sapin, de la cannelle et du pain d&#039;épices,&quot; se délecte encore cette passante lorsqu&#039;on lui demande quelles odeurs lui rappellent les Noëls de son enfance. Dans ce charmant podcast, le journaliste Olivier Cattiaux est parti à la rencontre des habitants du Grand Est et des Hauts-de-France pour savoir comment ils préparent ce grand rendez-vous de fin d&#039;année. Un savoureux avant-goût des festivités!
Au coeur de Noël:, 5 épisodes. Sur France Bleu.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Album, comédie musicale, podcast... On écoute quoi en novembre?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Disque, podcast, festival... On écoute quoi ce mois-ci?</title>
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      <pubDate>Mon, 21 Oct 2024 10:30:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le chanteur Dominique A revient avec un double album tandis que le festival &quot;Nuits de Champagne&quot; célèbre les rythmes tropicaux et que le podcast Les Baladeurs saisit des périples et des sons en pleine nature. Tendez l&#039;oreille!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Album: Quelques lumières,de Dominique A Album Quelques lumières Dominique A Depuis plus de trente ans, les chansons faussement fragiles de ce vrai mélancolique nous accompagnent. Dominique A revient avec ce double album dans lequel il revisite son répertoire. Le premier disque, envoûtant, a été enregistré avec l&#039;Orchestre de chambre de Genève ; chaque titre apporte de nouvelles sonorités. Le second, avec Julien Noël au clavier et Sébastien Boisseau à la contrebasse, off re une traversée plus intime de ses textes lumineux, dont quelques inédits.
Quelques lumières, Dominique A, 2 CD, éd. Cinq7, 18,99€. Sortie le 18 octobre    Festival Nuits de Champagne Le pétillant festival invite les rythmes tropicaux dans cette 37e édition édition qui promet d&#039;être &quot;festive et engagée&quot;. À l&#039;honneur, les répertoires de Bernard Lavilliers, Tiken Jah Fakoly et du groupe Bonbon Vodou. Comme chaque année, la programmation mise sur des têtes d&#039;affiiche (Barbara Pravi, Alain Souchon, MC Solaar, Ibrahim Maalouf, Angélique Kidjo, Clara Ysé…), mais n&#039;oublie pas les artistes émergents. Les festivaliers pourront, eux aussi, pousser la chansonnette lors de rendez-vous chantants.
Nuits de Champagne
Du 20 au 26 octobre, à Troyes (Aube)    Podcast Les Baladeurs Dans ce podcast à sensations fortes, pédaler entre la Chine et le Pakistan, affronter la colère des volcans du Guatemala ou vivre une opération de sauvetage dans l&#039;Himalaya est à portée d&#039;oreilles. Au micro de l&#039;auteure et réalisatrice Camille Juzeau, scientifiques, alpinistes, militants d&#039;ONG et explorateurs racontent leur épopée et confient les motivations qui les ont poussés à se lancer dans de telles entreprises. Frissons garantis! 
Sur Deezer, Spotify, Youtube… ou lesothers.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Disque, podcast, festival... On écoute quoi ce mois-ci?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Marre de la pluie? 7 chansons pour un moral au beau fixe!</title>
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      <pubDate>Mon, 30 May 2016 10:57:15 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La pluie n&#039;en finit plus de s&#039;abattre sur la France et s&#039;invite même en chansons. L&#039;occasion de revisiter nos classiques, bien à l&#039;abri.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Marre de la pluie? 7 chansons pour un moral au beau fixe! Pluie et orage suscitent l&#039;engouement des chanteurs. Une tendance inaugurée par Fabre d&#039;Églantine au XVIIIe siècle. 1) En 1960, Georges Brassens réhabilite l&#039;orage et célèbre les cumulus, nimbus et autres nuages porteurs de pluie:   Georges Brassens chante &quot;L&#039;Orage&quot; accompagné à la guitare par Joël Favreau, 10 janvier 1976, Ina.fr2) Quelques années plus tard, en 1969, la jeune France Gall fait fi du mauvais temps et nous propose une chanson rafraîchissante. &quot;L&#039;Orage&quot; est la version française de &quot;La Pioggia&quot; chantée à l&#039;origine par l&#039;italienne Gigliola Cinquetti. Celle-ci en donnera une version à Télédimanche:   Ina.fr3) Mais les plus grands airs rendent hommage à la pluie: Après s&#039;être intéressé au soleil (&quot;Tu es le soleil de ma vie&quot;), Sacha Distel reprend en 1970 &quot;Raindrops keep falling on my head&quot; du compositeur américain B.J. Thomas, sous le titre &quot;Toute la pluie tombe sur moi&quot;:   Sacha Distel, accompagné de l&#039;orchestre de Gérard Gustin, Numéro un, 31 mai 1975, Ina.fr 4) De l&#039;autre côté de l&#039;Atlantique, la pluie inspire en 1952 Stanley Donen et Gene Kelly. Dans un numéro musical éblouissant de &quot;Singing in the rain&quot;, Gene chante sous la pluie. Un refrain à adopter lorsque la pluie nous déprime:  5) Le toulousain Claude Nougaro s&#039;est lui aussi saisi de l&#039;association claquettes + pluie + trottoir + nuit et concocte en 1968 &quot;La pluie fait des claquettes&quot;:   Numéro un, 12 sept. 1981, Ina.fr6) Quand la pluie d&#039;orage détrempe la terre, la chanteuse anglaise Petula Clark chante en 1965 &quot;La Gadoue&quot;, dont texte et musique sont de Serge Gainsbourg:   Palmarès des chansons, 9 mars 1967, Ina.fr7) Tandis que le groupe Il était une fois, mené par Joëlle, nous invite en 1976 à venir faire un tour sous la pluie!   29 nov. 1975, Numéro un, Ina.frÀ lire: Smartphones et tablettes: les meilleurs applis météo  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marre de la pluie? 7 chansons pour un moral au beau fixe!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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      <title>Alain Chamfort: &quot;Je deviens plus compréhensif, plus indulgent&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/alain-chamfort-94276</link>
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      <pubDate>Tue, 20 Aug 2024 13:00:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il a marqué la variété française de tubes tels que &quot;Manureva&quot;, ou &quot;Le temps qui court&quot;. Auteur, compositeur, interprète, Alain Chamfort revient sur le devant de la scène avec &quot;L’Impermanence&quot;, son 16e album annoncé comme le dernier. Une page qui se tourne mais certainement pas un chant d’adieu.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  D’où vient le beau titre poétique de votre dernier album, &quot;L’Impermanence&quot;? Alain Chamfort: De la philosophie bouddhiste à laquelle je me suis intéressé dans les années 1970. C&#039;est un concept qui m&#039;a aidé à traverser les moments difficiles de l&#039;existence. Il consiste à penser que rien n&#039;est jamais figé, que tout est en perpétuelle évolution. Il faut donc accepter que les choses ne durent pas, qu&#039;elles passent, les bonnes comme les mauvaises. Et que la fin de quelque chose signifie le début d&#039;une autre. Cet album est sans doute le dernier de ma carrière, mais d&#039;autres formats viendront.  L’impermanence, c’est aussi le temps qui passe. Un sujet que vous abordez dans l’album. Comment le vivez-vous? Alain Chamfort: J&#039;y trouve bien des aspects positifs en termes d&#039;expérience. Je deviens plus compréhensif, plus indulgent, moins fermé. Je porte moins de jugements hâtifs sur les gens. Les mauvais côtés, ce sont les répercussions sur le corps, la fatigue, la nécessité de ralentir le rythme, les petites douleurs qui se font sentir. Je l&#039;accepte. Ça ne sert à rien de se mettre en opposition. Il vaut mieux accompagner ce qui arrive.  Êtes-vous quelqu’un de nostalgique? Alain Chamfort: Pas du tout. Je vais de l&#039;avant. Dans le travail, j&#039;essaie de m&#039;entourer de musiciens plus jeunes. Je suis fidèle à mes amis, mais je ne pourrai pas vivre qu&#039;avec des gens de mon âge. Je ne me vois pas dans ce rythme très ralenti. J&#039;aurais peur de m&#039;ennuyer terriblement.  À l’approche de presque soixante ans de carrière, de quoi êtes-vous le plus fier? Alain Chamfort: Fier est un grand mot, mais je suis satisfait d&#039;avoir su garder mon indépendance artistique. Après avoir quitté Claude François, parce que je sentais que je m&#039;enfermais dans quelque chose qui ne me correspondait pas, je suis entré dans une maison de disques où j&#039;ai demandé à ne pas dépendre d&#039;un directeur artistique. Cette clause a toujours été respectée. C&#039;est une liberté dont peu d&#039;artistes ont bénéficié. Chacune de mes chansons correspond donc à ce que j&#039;étais à un moment donné. Il y a sans doute eu des erreurs et des loupés mais, au moins, ce sont les miens!  &quot;Aurais-je su toucher les gens, autant que ceux qui m&#039;ont touché?&quot; vous demandez-vous dans l&#039;une de vos chansons. En doutez-vous? Alain Chamfort:  On se pose toujours la question de savoir à quoi tient le succès ou non d&#039;une chanson. Certains vont la trouver jolie, d&#039;autres vont être irrités par ses paroles, d&#039;autres encore, et ça m&#039;est arrivé souvent, vont y être indifférents. Savoir si on touche reste un mystère.  On vous a longtemps collé l&#039;étiquette de &quot;chanteur à minettes&quot;, aujourd&#039;hui, on vous qualifie volontiers de dandy: cette évolution vous convient-elle? Alain Chamfort:  Oui, c&#039;est à peu près ça! Et ça s&#039;est fait d&#039;une façon assez naturelle. C&#039;est ma mère qui m&#039;a transmis ce goût pour l&#039;élégance. Nous venions d&#039;un milieu modeste, et, elle tenait à ce que nous soyons toujours très soignés. Notre apparence vestimentaire était pour elle un marqueur social. Une belle tenue nous faisait changer de classe. Plus tard, j&#039;ai été fasciné par des gens comme Cary Grant ou Gary Cooper, des acteurs qui en plus d&#039;avoir du talent, représentaient la beauté et la richesse. Ces univers m&#039;ont toujours plu. Je me suis senti mal à l&#039;aise quand l&#039;ère de festivals comme Woodstock est arrivée avec tous ces chanteurs aux tee-shirts sales, très proches de leur public. J&#039;ai toujours été plus attiré par les gens qui essayaient de sortir de leur condition et se donnaient les moyens d&#039;apporter un peu de rêve. Claude François jouait beaucoup à ça…  Vous qui avez connu l’engouement des fans pour un artiste, lorsque vous travailliez avec Claude François notamment, quel regard portez-vous sur le mouvement #MeToo? Alain Chamfort: C&#039;est un mouvement absolument indispensable. Il fait voler en éclat ce rapport malsain qui consiste pour certains hommes à ressentir le droit de posséder, de manipuler. Moi, je faisais partie de ces mecs qui assumaient leur part de féminité. Je n&#039;ai jamais vraiment renvoyé une image de macho ultraviril. Dès le départ, vous l&#039;avez dit, on m&#039;a catalogué comme un chanteur à minettes. Pas vraiment un monstre de testostérone. Je cultivais un côté plus romantique. Claude aussi, au fond, était un personnage un peu asexué. Il a aussi beaucoup profité de sa notoriété auprès des femmes qui l&#039;entouraient et l&#039;adulaient. Je n&#039;ai pas été un saint non plus. Mais je n&#039;ai jamais forcé personne.  Dutronc dont vous étiez le musicien, Claude François qui a produit vos débuts, Gainsbourg, votre parolier… Votre carrière a été jalonnée de rencontres avec des artistes aux personnalités très fortes. Que vous ont-ils apporté? Alain Chamfort: Dutronc ne se prenait pas au sérieux et portait sur le monde un regard plein de distanciation. Il cultivait une sorte de décalage, de dérision que je trouvais très chouette. Il m&#039;a apporté le recul. Claude, c&#039;était l&#039;inverse. Il observait, retenait les leçons, mettait en application des recettes pour obtenir le succès. Un pro du marketing avant l&#039;heure! En studio, il ne laissait rien passer. Il avait une exigence folle et me l&#039;a transmise. Gainsbourg, lui, était un homme de culture. Il se nourrissait de belles choses. Il m&#039;a donné l&#039;envie de constituer une œuvre artistique et pas seulement de vendre des disques. Après Serge, j&#039;ai rencontré Jacques Duvall qui est devenu mon parolier. Avec lui, j&#039;ai pu chanter des textes qui me correspondaient.  En quoi les paroles de Gainsbourg, qui vous a écrit le tube &quot;Manureva&quot; en 1979, vous correspondaient-elles moins? Alain Chamfort: Je ne me sens pas le représentant des chansons que j&#039;ai réalisées avec Serge. C&#039;étaient de jolies chansons bien sûr mais n&#039;importe qui aurait pu les chanter. &quot;Bambou&quot; par exemple, était une ode amoureuse à sa fiancée… Avec Duvall, j&#039;ai pu exprimer un personnage avec lequel je me sentais en accord. Celui d&#039;un séducteur fragile qui n&#039;arrivait pas toujours à ses fins, qui exprimait ses doutes et reconnaissait ses faiblesses.  Pour la musique de ce dernier album, vous vous êtes entouré de musiciens électro comme Sébastien Tellier. Alain Chamfort: Je reste très perméable à ce que j&#039;entends. Aujourd&#039;hui, le son se travaille comme une matière à part entière. J&#039;avais envie d&#039;explorer ces nouveaux horizons. Nous vivons dans un monde dur dans lequel il y a de la violence, de la peur et de l&#039;inquiétude. Je pense qu&#039;on ne peut l&#039;ignorer. Je voulais que cette tension soit présente dans mon travail. Tout cela est adouci par ma voix mais aussi par d&#039;autres formes d&#039;arrangements. Une manière d&#039;aller du sombre au clair.  Qu’est-ce qui vous rend heureux aujourd’hui? Alain Chamfort: Ma maison en Normandie, entourée de végétation et avec vue sur la mer. Et retrouver le public. Ce sont des moments d&#039;évasion et de communion. Des bulles au sein desquelles je me sens préservé du reste.  Alain Chamfort: biographie express Alain Chamfort
1949: Il naît le 2 mars, à Paris.
1972: Poussé par Claude François, il enregistre Dans les ruisseaux, son premier 45 tours.
1976: Il poursuit sa carrière seul et signe chez CBS Disques.
1979: &quot;Manureva&quot;, écrit par Serge Gainsbourg devient son plus grand tube.
2010: Sortie de l&#039;album Une vie Saint Laurent, consacré à Yves Saint Laurent.
2024: Sortie de L&#039;Impermanence et début d&#039;une tournée qui se poursuivra jusqu&#039;en 2025.
   &quot;L&#039;apocalypse heureuse&quot;, &quot;Tout s&#039;arrange à la fin&quot;, &quot;Vanité vanité&quot;, &quot;La grâce&quot;… En onze chansons aux titres évocateurs, Alain Chamfort tire sa révérence. Dans cet album à la musicalité classique et électro, annoncé comme le dernier, il dresse le bilan d&#039;une vie, aborde la violence de l&#039;époque, raconte la vieillesse qui vient et n&#039;oublie pas de porter un regard positif sur l&#039;avenir. Pour accompagner sa sortie, il partira en tournée dans toute la France jusqu&#039;en 2025. Il se raconte également dans un spectacle piano-voix aux accents intimistes intitulé &quot;Le meilleur de moi-même&quot; dans lequel il évoque sa carrière, et interprète ses tubes et des chansons moins connues, accompagné de l&#039;animatrice et chanteuse Valli.
Alain Chamfort, l&#039;Impermanence (Tessland/BMG), 15,99€, www.far-prod.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Alain Chamfort: &quot;Je deviens plus compréhensif, plus indulgent&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Dominique Richon/ Sunny side]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>J&#039;y étais: mon premier concert...</title>
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      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 14:30:20 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Johnny, Brel, Brassens, les Rolling Stones… Bêtes de scène spectaculaires ou interprètes intimistes, leur prestation laisse une empreinte indélébile, surtout pour une première expérience de concert. Souvenirs, souvenirs des lecteurs de Notre Temps.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J’étais amoureuse de Mick Jagger&quot; &quot;Le 6 juin 1976, j&#039;avais 14 ans et un rêve est devenu réalité: je suis allée au concert des Rolling Stones dans les anciens abattoirs de la Villette, à Paris. Mes parents m&#039;avaient donné une autorisation exceptionnelle à condition que je reste avec mon frère, de quatre ans mon aîné. C&#039;est lui qui m&#039;avait initiée au rock et en particulier à ce groupe qu&#039;il adorait. Il jouait de la guitare et n&#039;avait d&#039;yeux que pour Keith Richards ; moi, évidemment, j&#039;étais amoureuse de Mick Jagger! Sur place, mon frère m&#039;a fixé un rendez-vous à côté du métro pour qu&#039;on s&#039;y retrouve à la fin du concert: il est parti retrouver ses copains et moi je me suis glissée au pied de la scène avec ma meilleure amie. Ça a été extraordinaire: on était un monde fou à chanter tous les morceaux qu&#039;on connaissait par coeur et à ovationner nos idoles en agitant des briquets allumés. Au milieu de cette foule, dans les fumées de cigarettes (avec beaucoup de relents de cannabis!), j&#039;avais l&#039;impression de vivre le festival de Woodstock. Je suis rentrée avant minuit, avec mon frère comme prévu!&quot; Josée Casal, 62 ans, Saintes (17).  &quot;Brel, une intensité unique&quot; &quot;J&#039;ai assisté au concert de Jacques Brel au Kursaal de Boulogne-sur-Mer, en février 1965. J&#039;avais à peine 22 ans, mariée depuis deux mois et, mon mari et moi étions tous les deux professeurs. Nous avions tous les disques de Brel, aussi, lorsque le directeur de notre collège nous a parlé du concert en nous proposant de nous y emmener, nous n&#039;avons pas hésité! J&#039;avais déjà vu Romain Bouteille ou Pierre Perret sur scène, mais là, c&#039;était une tout autre dimension… Brel était d&#039;une intensité unique: il faisait de grands gestes, vivant ses textes à fond. Nous étions très près de la scène, dans une salle bondée d&#039;admirateurs qui écoutaient dans un silence religieux avant d&#039;applaudir à tout rompre. Mais, je crois que, comme nous, beaucoup fredonnaient intérieurement les paroles que nous connaissions parfaitement. Ce concert nous a marqués, les occasions de voir Brel sur scène étaient rares et nous nous sentions privilégiés.&quot; Sylviane Vichery-Hingrez, 80 ans, Sauchy-Cauchy (62).  &quot;Des odeurs de patchouli et de substances illicites…&quot; &quot;J&#039;ai 17 ans. C&#039;est l&#039;été. Des affiches bariolées ont annoncé que la grande tournée d&#039;un festival de groupes de rock français faisait escale dans l&#039;île de Ré. J&#039;ai rejoint un copain du lycée et nous avons pris le bac depuis La Rochelle, notre ville. Nous avons cassé notre tirelire et enfourché nos vélos. Cinq groupes sont au programme: Mona Lisa, Carpe Diem, Magma, Ange et Little Bob Story… Nous avons dit à nos parents que nous rentrerons par le dernier bac. Les odeurs de patchouli et de substances illicites flottent sur la prairie devant la scène. Nous ouvrons grands les yeux devant les centaines de garçons aux cheveux longs et de filles en jupes de toutes les couleurs. Les décibels nous submergent, les solos de guitares planantes s&#039;envolent dans la nuit chaude, avant que la batterie surpuissante de Magma fasse vibrer nos tympans et que le rock&#039;n&#039;roll agressif de Little Bob ramène tout le monde sur terre! Aïe! nous avons raté le dernier bac… Savon en perspective! Nous nous endormons roulés en boule au pied de nos vélos, entourés par la multitude de babas cool. C&#039;est mon premier concert. Le premier d&#039;une très longue série…&quot; Jean-Christophe Martineau, 64 ans, Maisons-Alfort (94).  &quot;Brassens, très timide, presque gêné d’être sur une scène&quot; &quot;J&#039;ai assisté au dernier concert de Georges Brassens, à Bobino, en 1976, et j&#039;en garde un souvenir très ému. J&#039;étais adolescente et je connaissais tout son répertoire, que nous chantions à tue-tête en famille dès que nous montions en voiture… à l&#039;exception de ses chansons paillardes, que j&#039;ai découvertes bien plus tard! Il y avait tant d&#039;audace et d&#039;humour dans ses textes que j&#039;ai été très surprise de constater que Brassens était un homme très timide, presque gêné d&#039;être devant nous sur une scène. Je le revois debout avec sa guitare, un pied sur une chaise, le visage impassible pour égrainer des phrases hilarantes et franchement transgressives, comme dans le “Gorille” ou “La complainte des filles de joie”. Et de temps en temps, quand les paroles devenaient coquines ou provocatrices, son regard s&#039;allumait, pétillant de rire et il baissait les yeux ou regardait son contrebassiste, faussement honteux. Il n&#039;y avait aucune arrogance chez lui. Il était très humble, honnête et profondément courageux avec ses opinions.&quot; Marie Gineix, 64 ans, Meymac (19).  &quot;Johnny en veste rouge&quot; &quot;Hallyday en 1960. J&#039;avais 21 ans et il en avait tout juste 17 ans. Cela se passait en matinée dans une salle de cinéma du quartier de la Nation, à Paris. Comme mon ami travaillait et n&#039;avait pas pu avoir de congé ce jour-là, j&#039;avais entraîné ma grand-mère, qui avait accepté de venir avec moi. Je me souviens de Johnny vêtu d&#039;une veste rouge, chantant accompagné de sa seule guitare et qui se roulait par terre en continuant à chanter sans lâcher sa guitare. Et surprise: ma grand-mère, qui était d&#039;une très grande sévérité avec moi, trouvait cela drôle! Le concert s&#039;est terminé sans qu&#039;aucune chaise ne soit cassée et j&#039;étais heureuse. Plus tard, j&#039;ai pourtant assisté à des concerts de chanteurs que j&#039;adorais, Georges Brassens, Jacques Brel, Enrico Macias, Jean Ferrat, Julien Clerc… mais ils ne m&#039;ont jamais donné autant de plaisir que celui de Johnny.&quot; Caroline Boonroy, 84 ans, Gagny (93).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;y étais: mon premier concert...]]></media:title>
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      <title>Quiz musique: saurez-vous compléter ces paroles de chansons?</title>
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      <pubDate>Fri, 28 Jun 2019 14:21:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le 21 juin, c&#039;est la Fête de la musique. Connaissez-vous bien les paroles de ces 11 chansons françaises culte? D&#039;Édith Piaf à Angèle, faites votre show!]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/07/07/chanson.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz musique: saurez-vous compléter ces paroles de chansons?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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      <title>5 raisons d&#039;entrer dans la danse!</title>
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      <pubDate>Wed, 07 Jun 2017 05:03:48 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Lauriane Clément]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Country, tango et musette ont de beaux jours devant eux. En ville ou à la campagne, bals et thés dansants voient affluer de nombreux adeptes, jeunes et seniors.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[4 raisons d&#039;entrer dans la danse! La nuit n’est pas encore tombée que des sons d’accordéon s’échappent déjà du Balajo. En ce lundi après-midi, l’institution parisienne - créée en 1936 - est en pleine effervescence. Dans la grande salle restée à la décoration d’antan, une soixantaine de couples s’enlacent sur des airs de musette. Organisés deux fois par semaine, les thés dansants rencontrent toujours le même succès. &quot;Je venais déjà danser ici quand j’avais 17 ans&quot;, avoue dans un sourire Solange, élégamment vêtue. Depuis quelques années, la septuagénaire a renoué avec ce lieu, symbole de sa jeunesse. Elle y vient tous les lundis avec deux amis, Ginette et Patrick. Ils ont beau habiter en banlieue parisienne, leur semaine est rythmée par ces séances musicales. Mercredi, direction le Rétro Dancing, à République. Les samedis, le choix se porte plutôt sur le Chalet du lac, dans le bois de Vincennes. &quot;Ça nous détend et nous fait oublier tous nos soucis&quot;, clame Solange, avant d’emmener Patrick valser. Un lieu d’évasion, mais aussi de rencontres. Françoise et Roger ont fait connaissance au Balajo il y a un an. Lui adore danser le tango, elle préfère la valse musette. Ensemble, les presque octogénaires peuvent passer des heures à tournoyer. &quot;On ne se quitte plus&quot;, assure Françoise, 76 ans, les yeux fardés de noir. 
Lire aussi&gt; Bien dans sa peau grâce au tango  1) Un regain depuis les années 1980 Le Balajo n’est pas le seul endroit à attirer les seniors. Selon la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), les séances dansantes ont augmenté de 13% depuis 2012, passant de 52000 à 59000 événements, en particulier dans le Nord, l’Île-de-France et le pourtour méditerranéen. &quot;Les bals conservent une place particulière dans les territoires et restent un loisir important. Les collectivités s’investissent également davantage pour les organiser, en particulier dans les zones touristiques&quot;, explique Stéphane Vasseur, directeur du réseau de la Sacem. Un regain amorcé dès les années 1980, selon Christophe Apprill, sociologue de la danse. C’est à cette époque que &quot;le dancing urbain devient le terrain d’émergence d’une fonction nouvelle: il accueille la génération des plus de 55 ans qui entre dans une phase de conquête de loisirs&quot;, décrypte-t-il.   2) Une activité loisir Le même phénomène est visible dans les écoles de danse. Dans les grandes villes comme les territoires ruraux, les structures associatives, portées par des passionnés, continuent de faire vivre les danses de salon. Preuve en est, la Fédération française de danse (FFD) compte 12% de plus de 60 ans parmi ses 70000 licenciés. &quot;Ce chiffre progresse depuis deux ou trois ans, précise Yannick André, responsable de la communication de la FFD. Cela peut s’expliquer par le fait que ce sport à la mode est très présent à la télévision et au cinéma avec les comédies musicales à succès. Parallèlement, les retraités vivent plus longtemps et consacrent plus de temps aux loisirs.&quot; Mais les raisons de danser ne sont plus tout à fait les mêmes qu’avant. Alors que ce passe-temps était surtout pratiqué par les jeunes célibataires dans les années 1960, &quot;on danse de nos jours à tous les âges de la vie&quot;, selon Christophe Apprill. Les cours sont, quant à eux, réinvestis au moment de la retraite. &quot;C’est une étrange activité abandonnée à l’âge de 20 ans et redécouverte à 60 ans&quot;, commente le sociologue.   Rôle social et cultures régionales  3) Rompre avec l’isolement Pourquoi se remettent-ils à valser? Le contact physique est l’une des raisons essentielles, d’où le succès des danses de couple. &quot;Elles permettent de renouer avec une forme de chaleur humaine. Dans nos sociétés occidentales, et particulièrement en France, le toucher est absent de la plupart des situations quotidiennes et parfois même de nos vies privées. La danse est un exutoire, elle permet de se toucher et de rompre avec son isolement&quot;, analyse Christophe Apprill. Plus une société est individualiste, plus les danses collectives reviennent à la mode. Denis, 67 ans, a tout essayé: le rock, la salsa, la valse... Mais c’est pour le tango qu’il s’est pris de passion. &quot;C’est une activité sensuelle qui nécessite d’avoir une complicité avec sa partenaire, un partage. C’est bien moins épanouissant de se mouvoir seul qu’à deux&quot;, assure-t-il. Devenu professeur de tango près de Cherbourg, Denis donne six heures de cours par semaine, sans compter les bals où il se rend régulièrement.   4) Un rôle social Annie fait partie de ses élèves les plus assidues. Au-delà du plaisir de danser, la sexagénaire apprécie surtout le côté social de ce loisir. &quot;J’ai commencé à prendre des cours depuis que j’ai divorcé. Cela me permet de rencontrer du monde, de sortir de chez moi... Je ne vois plus passer mes soirées&quot;, confie-t-elle. La même motivation explique sans doute le succès rencontré par la country. Ici, ce n’est pas vraiment l’intimité entre deux partenaires qui compte, mais plutôt l’atmosphère conviviale et la possibilité de danser à plusieurs.&quot;Les gens viennent pour s’amuser. C’est tout un univers, avec des costumes, des chorégraphies... Nous faisons partie d’une véritable communauté, s’enthousiasme Alain Petit, 68 ans, trésorier de la Fédération francophone de country et &quot;line dance&quot;. Et tout le monde peut participer, même sans avoir de partenaire.&quot;   5) Transmettre sa culture Cette activité n’a pas seulement conquis les seniors. Aux événements de la Fédération, des participants de tous les âges viennent virevolter ensemble. Un lien intergénérationnel aussi réactivé par les danses régionales. Celles-ci traversent les générations et attirent tous ceux en quête de leurs racines. 
&quot;Elles sont associées à tous les moments importants de la vie, au même titre que la musique ou la langue, indique Christophe Apprill. Il y a un réel effort de transmission de la part des locaux.&quot; Professeure de danse bretonne autour de Crozon, Clélia Steczuk retrouve, elle aussi, cette volonté chez ses élèves. &quot;Beaucoup me disent: &#039;J’ai vu ma mère danser, je veux apprendre à mon tour.&#039;&quot; Encouragée par son mari breton, Cécile, 70 ans, a rejoint un cercle celtique il y a quinze ans. &quot;Comme nous passions tous nos étés en Bretagne, j’avais envie de prendre part à cette culture. Cela me plaît de porter un costume et défiler aux couleurs locales&quot;, précise-t-elle. Danser lui permet aussi d’entretenir son corps. &quot;Avec mon mari, nous allons tous les samedis dans des fest-noz [bals nocturnes en breton], cela nous fait rester jeunes et dynamiques!&quot; Car les médecins le disent: enchaîner les pas est bénéfique pour la santé, que ce soit au niveau du moral, de l’endurance ou de la mémoire. Autant de bonnes raisons d’entrer dans la ronde!À lire aussi:  Les bienfaits de la danse sur la santé Les 12 chansons françaises qui rendent vraiment heureux  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[5 raisons d&#039;entrer dans la danse!]]></media:title>
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      <title>Katia et Marielle Labèque: le bel accord</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/katia-et-marielle-labeque-le-bel-accord-88457</link>
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      <pubDate>Sun, 21 Apr 2024 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis 1969, Katia et Marielle Labèque font résonner leurs pianos sur les scènes du monde entier. Un nouvel album à quatre mains, une tournée… Et l’occasion pour nous
de tenter de percer le secret de leur éternelle jeunesse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Lors de vos concerts, vous êtes accueillies comme de véritables rock stars! Qu’est-ce qui vous donne autant d’énergie? Katia Labèque: Le mouvement. J&#039;aime explorer sans cesse de nouveaux genres musicaux. Je refuse de refaire ce que je faisais il y a cinquante ans. C&#039;est primordial pour nous d&#039;être de plain-pied dans notre époque. Je reste une pianiste classique mais j&#039;éprouve une grande attirance pour les musiques rock ou électronique.
Marielle Labèque: L&#039;émotion. Participer à la création d&#039;une œuvre. Attendre la partition, écrite pour nous, qu&#039;un compositeur va nous envoyer. Nous avons eu tellement de chance dans nos rencontres. Notre longévité, c&#039;est la diversité de notre répertoire.  Comment avez-vous choisi ce répertoire au fil des années? Katia Labèque: Ce n&#039;est pas très organisé, ce sont plutôt des coups de cœur. Nous pouvons jouer de la musique baroque, puis avoir envie de contemporain. Nous nous laissons guider par nos rencontres. Pour cet album, le compositeur américain Philip Glass a fait adapter pour nous ses opéras inspirés des œuvres de Jean Cocteau. C&#039;est très émouvant. Mais je reconnais que j&#039;ai besoin de changer souvent de registre.
Marielle Labèque: Katia est aussi impatiente que je suis indécise. Elle va beaucoup plus loin que moi dans ses recherches. Elle prend toujours des risques et n&#039;a pas de limites au travail.  Avez-vous le souvenir d’un temps où vous ne jouiez pas de piano? Katia Labèque: Non, notre mère, italienne, était pianiste et professeure. J&#039;ai commencé à 3 ans, en reproduisant sur le clavier les chansons que chantait mon père, puis elle m&#039;a donné des cours. À 7 ans, j&#039;ai participé à un concours pour jeunes talents et gagné ma place pour jouer mon premier concert, avec un rondo de Mozart, au théâtre des Champs-Élysées, à Paris.
Marielle Labèque: Voir ma sœur sur scène a été un déclic pour moi, j&#039;avais 5 ans. Nous étions, et sommes toujours, très différentes. J&#039;aimais la nature, la mer, la plage du Pays basque où nous vivions. Katia préférait la lecture, le cinéma et était déjà douée pour le piano, plus que moi. Elle détestait le solfège et préférait improviser. Nous avions la chance de baigner dans la musique, notre mère était à la fois joyeuse, tendre et stricte sur la discipline.  Vous jouiez déjà à quatre mains? Marielle Labèque: Notre premier quatre-mains, Dolly de Gabriel Fauré, n&#039;a pas été concluant. Nous avions respectivement 6 ans et 8 ans, nous nous gênions. Chacune trouvait que l&#039;autre prenait trop de place. Ma mère, qui rêvait de nous voir jouer ensemble, a été très déçue. Mais il est une pièce qui me rappelle notre enfance, et que j&#039;aime tant que je pourrais la jouer tous les jours, c&#039;est Ma mère L&#039;Oye de Maurice Ravel.
Katia Labèque: Nous préparions l&#039;entrée au conservatoire de Paris en tant que solistes. Le quatre-mains et le deux-pianos n&#039;étaient pas des disciplines reconnues à cette époque.  Vous sentiez-vous en rivalité? Marielle Labèque: Pas du tout. Lorsque nous sommes entrées au conservatoire, nous sommes allées vivre à Paris toutes les deux à 11 et 13 ans, avec seulement une dame espagnole qui s&#039;était un peu occupée de nous dans l&#039;enfance. Nous étions livrées à nous-mêmes et Katia a joué le rôle d&#039;une mère pour moi. Je la revois étudier le plan de nos trajets! Ces années sans nos parents ont renforcé notre attachement.
Katia Labèque: À tel point qu&#039;après nos premiers prix, à 16 et 18 ans, nous avons œuvré pour construire notre carrière ensemble afin de ne jamais être séparées.  Au piano, comment vos rôles se sont-ils répartis? Katia Labèque: Au début, nous échangions les places, puis Marielle a préféré rester à la basse ou au deuxième piano. J&#039;ai toujours peur d&#039;être figée et je cherche sans cesse à m&#039;envoler. C&#039;est très rassurant pour moi d&#039;avoir Marielle en soutien. Aux répétitions, nous devons trouver l&#039;équilibre entre ma liberté et sa stabilité.
Marielle Labèque: J&#039;aime les graves. Dans les aigus, je ne me sens pas chez moi. Nos jeux sont très différents et très complémentaires. C&#039;est notre force.  Comment êtes-vous parvenues à rester aussi proches pendant cinquante-cinq ans tout en ayant des vies conjugales? Katia Labèque: C&#039;est un mystère. C&#039;est vrai que nous avons des vies personnelles riches. Marielle est mariée au chef d&#039;orchestre Semyon Bychkov. Elle adore aller écouter avec lui des opéras de Wagner. Moi ça m&#039;embête, je préfère un concert de Thom Yorke avec son groupe, Radiohead. J&#039;ai des projets musicaux avec mon compagnon, David Chalmin.
Marielle Labèque: Nous avons traversé beaucoup d&#039;épreuves ensemble. Katia est très positive, je suis plus pessimiste. Je suis très admirative de ma sœur car elle a toujours su garder son énergie même dans des moments difficiles. Elle me donne confiance en moi.  Vous avez une manière très physique de jouer du piano, est-ce que l’âge a modifié votre pratique? Marielle Labèque: Je travaille la force de mes bras, même si, plus grande que Katia, j&#039;ai toujours eu plus de puissance qu&#039;elle. Mais l&#039;âge ne change pas grand-chose. Nous travaillons toujours énormément. Une journée ordinaire comporte au moins cinq heures de travail au piano.
Katia Labèque: Ce qui est fatigant, ce sont les voyages. Lorsque nous avons commencé, les aéroports étaient vides, les conditions de vol confortables. Aujourd&#039;hui, c&#039;est bruyant et stressant. Mais au moins, nous sommes deux pour le vivre! Pour le reste, je ne vois pas de différence. Au contraire, je trouve que nous jouons de mieux en mieux. L&#039;écueil, avec les deux pianos, est d&#039;être un peu mécanique, ce que nous étions à nos débuts. La difficulté de cette musique est de phraser ensemble, de chanter ensemble! Le temps nous en a offert la possibilité.  Quelle est aujourd’hui votre discipline pour rester en forme? Marielle Labèque: Le sport. Notre père était champion de rugby. J&#039;ai longtemps couru dix kilomètres par jour, maintenant, je fais des marches difficiles, en montagne, je nage. Je monte les étages à pied.
Katia Labèque: Je suis quasi végétarienne, je mange bio, j&#039;évite tout excès et je fais chaque jour une demi-heure d&#039;exercices physiques. C&#039;est une vie d&#039;athlète dans laquelle la mémoire joue un rôle primordial. Nous devons tout mémoriser mais ça entretient bien la tête!  Vous avez encore des rêves musicaux? Marielle Labèque: J&#039;aimerais enregistrer les concertos de Bach sur instruments anciens.
Katia Labèque: Je suis italienne, je ne dis pas mes rêves, sinon ils ne se réalisent pas!  C’est vrai que vous vivez à Rome désormais… Marielle Labèque: Nous résidons en Italie, nous y sommes souvent mais nous enregistrons sur la côte basque, en pleine campagne. C&#039;est là que nous avons laissé les deux pianos dont nous venons de faire l&#039;acquisition. Nous y passerons sans doute du temps cet été.
Katia Labèque: Nous avons quitté le Pays basque très jeunes. À l&#039;époque, ça ne nous semblait pas très important, mais avec l&#039;âge, nous redécouvrons notre culture, la langue, la musique de Ravel, les contes, les sorcières!  Quelle est votre plus grande fierté? Katia Labèque: Tout ce que nous avons accompli avec Marielle: avoir réussi à créer ce duo, à nous produire sur toutes les scènes du monde, à nous renouveler sans cesse.
Marielle Labèque: Tout cela, et aussi d&#039;avoir contribué à créer un répertoire musical et ouvert la voie à d&#039;autres duos de pianistes. À nos âges, j&#039;ai de plus en plus le sentiment que chaque journée passée est un cadeau. Nous avons tellement de chance de pouvoir continuer à faire de la musique.
Katia et Marielle Labèque: Et nous espérons que ça dure encore longtemps.   Orphée, Les Enfants terribles, La Belle et la Bête, trois œuvres de Jean Cocteau, devenues des opéras de Philip Glass, l&#039;un des pionniers de la musique répétitive américaine, et récemment adaptées pour les pianos des sœurs Labèque. Chaque morceau de ce nouvel album crée une ambiance hypnotique, les pianos semblent n&#039;en former qu&#039;un seul, organique et sensuel. Plus d&#039;un mélomane l&#039;écoutera en boucle!

Des concerts

À Lille en mai, Lyon en juin, Saint-Jean-de-Luz et la Chaise-Dieu en août, Aix-en-Provence en octobre et Dijon en novembre 2024. Rens.www.labeque.com

Un album

La Trilogie Cocteau, coffret deux disques, de Philip Glass, Deutsche Grammophon, 19,99€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Katia et Marielle Labèque: le bel accord]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Umberto Nicoletti]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Line Renaud: &quot;Je carbure à l’optimisme!&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 10 Feb 2024 15:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Peter David]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[C’est bien une ode à la vie que publie Line Renaud. À 95 ans, elle adresse une ultime lettre aux Français. Un témoignage riche de joie et de sagesse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Merci la vie!&quot; n’est pas un livre de souvenirs comme les autres, mais bien une lettre aux Français. Comment est né ce projet? Line Renaud: Je n&#039;ai pas de famille, je n&#039;ai pas eu d&#039;enfants; alors le public et ce métier ont été toute ma vie. En 2024, je fêterai mes 80 ans de carrière et mes 96 printemps, je suis à l&#039;âge où on pense forcément un peu à sa sortie. J&#039;ai eu envie d&#039;adresser un mot doux à ces personnes, toutes générations confondues, qui ont fait de mon rêve d&#039;enfant ma vie de femme. Elles sont ma famille! En près de cent ans, la vie m&#039;a appris beaucoup de choses que j&#039;ai à cœur de laisser en héritage. Ce sont des pensées, des secrets de vie et pas mal d&#039;éclats de rire aussi.  N’êtes-vous pas la seule personne à pouvoir parler de la vieillesse avec le sourire? Line Renaud: Que voulez-vous, je carbure à l&#039;optimisme! Le général de Gaulle disait que la vieillesse est un naufrage, il n&#039;avait pas tort, mais moi j&#039;ajouterais que c&#039;est aussi un cadeau, car vieillir signifie qu&#039;il nous a été donné de vivre longtemps. L&#039;actrice Bette Davis, elle, martelait que la vieillesse n&#039;est pas pour les petites natures. C&#039;est vrai que certains matins, il faut s&#039;accrocher pour trouver la force! Certes le corps se disloque, l&#039;avenir rétrécit, et pourtant, quel bonheur de vivre, de s&#039;émerveiller, d&#039;apprendre encore.
Lire aussi&gt; Line Renaud: &quot;mon antirides, c&#039;est le rire!&quot;  Apprendre semble avoir été votre grande obsession? Line Renaud: Toute petite, j&#039;interrogeais déjà les grands, je voulais comprendre, tout m&#039;intéressait sauf l&#039;école. Et c&#039;est finalement à l&#039;école de la vie que je me suis formée, j&#039;aime écouter, observer, découvrir de nouveaux horizons. La curiosité, c&#039;est le sel de l&#039;existence! Pourvu que les jeunes ne s&#039;enferment pas trop dans le virtuel et dans leurs écrans car la vie est ailleurs, dans la rencontre, dans la conversation. On apprend toujours de l&#039;autre!  Au fil de cette dernière lettre, vous évoquez aussi l’importance du travail… Line Renaud: Aujourd&#039;hui encore, seule la perspective de travailler me donne envie de me lever et de vivre. Travailler, c&#039;est une façon d&#039;apporter sa pierre à l&#039;édifice et d&#039;honorer la vie. J&#039;ai eu la chance que les trois femmes de ma vie, ma mère, ma grand-mère et mon arrière-grand-mère, me transmettent le sens de l&#039;effort. Il paraît que j&#039;étais inépuisable! J&#039;entends encore mon mari, Loulou, lancer au cycliste Louison Bobet: &quot;T&#039;as peut-être fait le Tour de France mais t&#039;as jamais suivi Line Renaud!&quot;
Lire aussi&gt; Line Renaud: &quot;Bonne année aux lecteurs de Notre Temps&quot;  La retraite ne fait toujours pas partie de votre vocabulaire? Line Renaud: Non, je ne m&#039;y résous pas… Je ralentis bien sûr le rythme mais je ne renonce pas. Je jouerai bientôt mon propre rôle dans une série produite par Dominique Besnehard et il n&#039;est pas impossible que je figure dans un prochain film de Dany Boon. Après, on verra…  D’où tenez-vous cet amour infini de la liberté? Line Renaud: Oui, je l&#039;aime passionnément! Sans doute parce que j&#039;ai grandi dans un monde qui en était privé. J&#039;avais 11 ans quand la guerre a éclaté. La liberté est un trésor qu&#039;il faut chérir pour ne pas risquer qu&#039;on nous en prive un jour. Ma mère a compté parmi ces héros ordinaires, ces résistants qui ont risqué leur vie pour la liberté de tous. Mais attention, la liberté donne des droits tout en exigeant des devoirs de chacun d&#039;entre nous!  Pensez-vous que c’était mieux avant? Line Renaud: Oh mon Dieu, non! Jamais de la vie! J&#039;aime trop la jeunesse, le progrès, la modernité et la technologie pour me perdre dans le rétroviseur. La vie, c&#039;est aujourd&#039;hui et demain, un point c&#039;est tout. Hier, c&#039;était autrement, mais pas mieux. Bien sûr notre époque est agitée, parfois douloureuse, il y a beaucoup de bouleversements, mais elle est aussi passionnante.  Vous êtes une femme de son temps qui mène de nombreux combats. Quel est votre moteur? Line Renaud: Vous l&#039;avez dit, je suis de mon temps. Et j&#039;ai le goût de l&#039;autre. Je ne peux pas regarder le monde sans m&#039;investir pleinement. Le sida est le combat de ma vie depuis quarante ans! Dans un premier temps, j&#039;ai reçu des lettres d&#039;injures, on me disait de laisser mourir ceux qu&#039;on appelait alors les sidaïques, qu&#039;ils l&#039;avaient bien cherché après tout, c&#039;était atroce… J&#039;ai rencontré des chercheurs extraordinaires, ils sont des héros, nos sauveurs! Grâce au fonds de dotation que j&#039;ai créé en 2019, je peux soutenir leurs travaux. Nous venons de doter de 60000€ les recherches du Pr Karine Clément sur l&#039;obésité. Le jour venu, la vente de mes biens prolongera l&#039;action de mon fonds.  Ces derniers temps, vous êtes mobilisée pour une loi en faveur de la fin de vie… Line Renaud: Oui au nom de notre dignité, et de la liberté, encore elle! Quand la situation est désespérée et que la souffrance grandit, je pense qu&#039;il faut donner à ceux qui le souhaitent la liberté de disposer de leur fin de vie. J&#039;ai vécu libre et digne, je n&#039;imagine pas de mourir autrement. Ce qui ne m&#039;empêche pas d&#039;être croyante et de parler à Dieu chaque jour. Nous nous disputons parfois mais je suis certaine qu&#039;il est opposé à toute souffrance!  Line Renaud en dates 1928 Naissance le 2 juillet, à Nieppe (59).
1944 Elle débute comme chanteuse à Radio Lille
1947 Ma cabane au Canada, immense succès
1950 Elle épouse le compositeur de chanson Loulou Gasté
1954 Premier voyage en Amérique, elle se produit à l&#039;Empire Room du Waldorff Astoria
1959 Elle fait ses débuts de meneuse de revue au Casino de Paris
1979 Elle fait ses adieux à la revue et à la chanson le soir de la dernière de Parisline au Casino de ParisAnnées 1980 Productrice du show télévisé Telle est Line
1984 Elle fonde l&#039;association des artistes contre le Sida et 10 ans plus tard, en 1994, lance le premier Sidaction
2008: Elle est à l&#039;affiche de Bienvenue chez les Ch&#039;tis
2017 Marraine de l&#039;Association pour le droit de mourir dans la dignité.   Envisageant en toute sérénité la fin de son chemin, Line Renaud adresse une lettre poignante aux Français. C&#039;est une leçon de vie mais aussi un bain d&#039;optimisme. Elle nous parle de sa vieillesse et plus encore de la jeunesse qui l&#039;inspire, de la liberté, de la maternité, des droits des femmes, de l&#039;ambition mais aussi de politique et de Dieu. Avec émotion et humour, une parole qui vient du cœur!
Merci la vie!, de Line Renaud en collaboration avec David Lelait-Helo, éd. Robert Laffont, 288 p., 18€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Line Renaud: &quot;Je carbure à l’optimisme!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jaak Moineau / Hans Lucas via AFP]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marie-Paule Belle:&quot;Trois ou quatre générations viennent me voir, je trouve ça merveilleux&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/marie-paule-belle-82065</link>
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      <pubDate>Fri, 12 Jan 2024 05:50:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La chanteuse aux textes tendres et espiègles se livre comme jamais dans un nouvel album écrit pour célébrer ses 50 ans de carrière. En janvier, elle remonte sur scène pour fêter cet anniversaire avec son public. L’interprète de &quot;La Parisienne&quot; n’a rien perdu de sa joie de vivre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’allez-vous fêter sur scène pour ce grand retour? Marie-Paule Belle: Cinquante ans de joie, d&#039;amour de surprises et d&#039;émotions. Je suis si heureuse de pouvoir chanter à nouveau face au public. Lorsque j&#039;ai été malade l&#039;été dernier, c&#039;est cette perspective qui m&#039;a fait tenir bon. Je suis une artiste de scène plus que de studio. Ce que j&#039;aime, c&#039;est l&#039;échange et le partage d&#039;émotions avec les spectateurs.  Cinquante ans de scène, cela nous ramène en 1973. Que se passe-t-il cette année-là? Marie-Paule Belle: C&#039;est là où tout commence. Depuis 1970, je chante dans deux cabarets qui comptaient beaucoup à Paris: L&#039;Écluse et L&#039;Échelle de Jacob, là où passaient Brel, Ferré, Barbara ou Raymond Devos. J&#039;ai eu la chance d&#039;y être engagée, car il n&#039;y avait pas beaucoup de femmes sur le créneau de la chanson mélancolique et humoristique et, moi, j&#039;avais cette double facette. Donc, en 1973, par une suite de hasards, je me retrouve à chanter à Bobino, puis à participer à une émission de télévision où le producteur Max Amphoux me repère et décide de sortir mon premier album. À cette époque, il y avait des gens qui prenaient des risques pour installer un artiste.  C’est de cette époque que date votre grande amitié avec Serge Lama… Marie-Paule Belle: Serge est comme un frère, mon meilleur ami. Je l&#039;ai rencontré en 1975. Il m&#039;a vu chanter et, tout de suite, m&#039;a engagée pour faire ses premières parties. Il m&#039;a tout appris, comment se tenir sur scène, quelle attitude adopter face à tel ou tel public, comment saluer… Il a été mon Pygmalion. À l&#039;époque, on faisait quatre tournées par an, près de 250 concerts. On n&#039;arrêtait pas. Mais qu&#039;est-ce qu&#039;on s&#039;amusait! C&#039;était la grande époque de &quot;Je suis malade&quot;. Il était très en vogue. Et chaque fois qu&#039;il était invité quelque part, il disait: &quot;Je viens si vous invitez aussi Marie-Paule Belle.&quot; C&#039;est une chance extraordinaire d&#039;avoir quelqu&#039;un comme ça qui vous pousse en avant.
Lire aussi&gt; Serge Lama: &quot;Toute ma vie, j&#039;ai chanté mes quatre vérités&quot;  Il signe d’ailleurs l’une des chansons d’Un soir entre mille, votre nouvel album. Comment avez-vous pensé ce disque? Marie-Paule Belle: C&#039;est mon album le plus personnel. Il arrive à un âge où je me dis qu&#039;il faut que je me dépêche de dire tout ce que je n&#039;ai pas dit. J&#039;ai 77 ans et je ne sais pas combien de temps je pourrais encore chanter. Je rends donc hommage à ma mère dans une chanson que j&#039;ai écrite au moment de sa mort, à mes frères et à mon enfance. J&#039;y évoque aussi ma rencontre avec Françoise Mallet-Joris qui a été ma parolière et ma compagne. Avec Michel Grisolia, ils ont écrit pour moi des chansons merveilleuses. Certaines n&#039;avaient pas pu sortir. Je les chante enfin, aux côtés de celles écrites par Isabelle Mayereau.  En 2020, vous avez écrit un livre très émouvant sur votre relation avec l’écrivaine Françoise Mallet-Joris. Pour quelles raisons? Marie-Paule Belle: Lors d&#039;un déménagement, j&#039;avais retrouvé des dizaines de lettres que nous nous étions écrites. Je les ai relues et c&#039;était tellement beau que je me suis dit que je ne pouvais pas garder cela pour moi. Il fallait que je montre l&#039;intensité de cet amour entre deux personnes de même sexe. Je l&#039;ai fait aussi parce que je me suis rendu compte que l&#039;homophobie était plus forte qu&#039;à mon époque. Bien sûr, elle existait déjà, mais avec Françoise, nous avions la chance d&#039;être dans la lumière, moi en chanson, elle en littérature. Nous vivions notre couple de manière naturelle, sans en faire étalage, mais sans se cacher non plus. Des années plus tard, des gens m&#039;ont remerciée et m&#039;ont dit que cet amour au grand jour leur avait permis de s&#039;assumer. Un peu comme Cocteau et Jean Marais. Dans ce livre je raconte donc notre histoire.  Êtes-vous devenue &quot;parisienne&quot; depuis le temps? Marie-Paule Belle: Je l&#039;ai longtemps été! Mais j&#039;ai déménagé il y a peu. Quand j&#039;y repense, je suis épatée par la postérité de cette chanson. Lorsqu&#039;elle est sortie, elle n&#039;était pas du tout dans l&#039;air du temps. On était loin du disco triomphant avec cette musique style Belle Époque d&#039;Offenbach! Et pourtant, tout le monde s&#039;est identifié aux paroles que Françoise avait écrites en s&#039;inspirant de mon histoire, moi, la provinciale qui débarquait à la capitale. Et elle avait vu juste: toutes ces allusions au vélo, au yoga et à l&#039;écologie étaient avant-gardistes!  De qui tenez-vous cet humour? Marie-Paule Belle: De maman. Elle était tellement drôle. J&#039;ai été élevée par ma mère, ma tante et ma grand-mère. Elles étaient toutes très moqueuses. En deux ou trois phrases, elles rhabillaient quelqu&#039;un pour l&#039;hiver. C&#039;est simple, à la maison, on passait notre temps à rire et à chanter.  Qu’en est-il de votre père, à qui vous dédiez &quot;Il écoutait le cœur des gens&quot;, une des chansons les plus émouvantes de l’album? Marie-Paule Belle: Mon père était au milieu de toutes ces femmes et il les adorait. Il était médecin et nous le voyions peu. À la maison, c&#039;était les femmes qui prenaient les grandes décisions, en faisant croire aux hommes que c&#039;était eux. D&#039;ailleurs, quand le féminisme est arrivé, je n&#039;ai pas bien compris au début. Mais les femmes de cette génération étaient assez dures, vous savez. Quand ma mère est morte en six mois d&#039;un cancer, à l&#039;âge de 48 ans, sa mère – ma grand-mère – n&#039;a dit que deux choses: &quot;C&#039;est moi qui devrais être à sa place&quot;, puis &quot;On ne peut plus rien pour elle, occupons-nous des vivants.&quot; Il fallait se montrer d&#039;une dignité à toute épreuve, ne pas pleurer. C&#039;était parfois un peu rude.  Qui allez-vous retrouver dans votre public? Marie-Paule Belle: Trois ou quatre générations viennent me voir et je trouve ça merveilleux. Pendant le confinement, je postais une chanson par jour sur les réseaux sociaux. Un jour, un ado de 14 ans m&#039;a écrit: &quot;Je vous découvre madame et je vous kiffe.&quot; Cela m&#039;a fait tellement du bien. Depuis, certains viennent à mes concerts accompagnés par leurs parents ou leurs grands-parents. Bon, je ne vais pas vous mentir, j&#039;ai perdu quelques fans en route et certains viennent en déambulateur!  Le temps qui passe vous effraie-t-il? Marie-Paule Belle: La maladie m&#039;a fait prendre conscience qu&#039;il faut maintenant faire le tri entre ce qui est essentiel et ce qui ne l&#039;est pas. J&#039;essaie au maximum d&#039;être dans le temps présent, de partager de bons repas avec mes amis, de profiter de la beauté de la nature. Je veux aussi continuer à raconter mes histoires en musique. J&#039;espère que ça va plaire aux gens.  Y a-t-il un regret qui vous taraude? Marie-Paule Belle: Peut-être celui de n&#039;avoir pas plus travaillé mon piano quand j&#039;étais petite. Aujourd&#039;hui, j&#039;aimerais pouvoir ouvrir une partition et la déchiffrer tout de suite. Au lieu de cela, je fais tout d&#039;oreille. Peut-être aussi aurais-je dû aller passer un peu de temps aux États-Unis, comme mon producteur de l&#039;époque me l&#039;avait conseillé. Mais je ne parlais pas très bien anglais et je me suis freinée. Cela aurait sans doute élargi ma carrière. Mais ce n&#039;est pas grave, quand je chante à l&#039;étranger, les gens viennent pour écouter une belle langue française. Cela me va bien.  Votre plus grand bonheur aujourd’hui? Marie-Paule Belle: Remonter sur scène et reparaître avec un disque que j&#039;aime. C&#039;est peut-être un peu prétentieux de dire ça, mais cet album est si personnel que j&#039;ose!    Marie-Paule Belle se raconte en chansons dans ce nouvel album sorti en novembre dernier. Tantôt tendres et émouvants, tantôt drôles et piquants, les quinze textes font défiler souvenirs d&#039;enfance, hommages aux disparus et préoccupations d&#039;actualités. On frissonne en écoutant &quot;Petit frère&quot;, on rit aux éclats sur &quot;Vive le sport&quot;, on vibre avec &quot;L&#039;Ombre de son chien&quot;, écrit par Serge Lama.
Les fans peuvent venir écouter la chanteuse passer d&#039;une émotion à l&#039;autre à Paris, en janvier (2). Elle y interprète en piano-voix ses nouvelles chansons et ses plus grands succès.
(1) Un soir entre mille, CD Panthéon-Universal, 15,99€.
(2) &quot;Ici et maintenant&quot;, du 4 au 14 janvier 2024 au Théâtre de Passy, à Paris. www.theatredepassy.fr  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marie-Paule Belle:&quot;Trois ou quatre générations viennent me voir, je trouve ça merveilleux&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[F. Pugnet]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Michel Sardou: cap sur la comédie musicale!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/comedie-musicale-michel-sardou-58919</link>
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      <pubDate>Fri, 25 Nov 2022 17:30:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le répertoire de l&#039;indémodable interprète de La Maladie d&#039;amour a inspiré un spectacle digne de Broadway au titre forcément engageant: &quot;Je vais t&#039;aimer&quot;. La tournée, dont Notre Temps est partenaire, parcourt la France jusqu&#039;en mars 2023.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Une comédie musicale construite uniquement avec des chansons de Michel Sardou, l&#039;idée peut surprendre… Pourtant, à la fin du spectacle, elle semble évidente tant le récit s&#039;enchaîne parfaitement!
Le Québécois Serge Denoncourt, metteur en scène et auteur du livret, a multiplié les astuces inspirées pour dérouler l&#039;histoire de six amis sur une quarantaine d&#039;années. Tout commence en 1962, au Havre, avec le voyage inaugural du France vers New York. En plus de 50 tableaux chantés et dansés par une troupe de 17 artistes hypertalentueux, les personnages se racontent à travers 25 des plus belles chansons de Sardou, composées entre 1967 et 2004.   Au fil de leurs existences, entre voyages et flash-back, nous les suivons sur le France, en route vers Les Ricains, pour faire La Java de Broadway. Après le retour sur leur terre natale (J&#039;habite en France), un détour en Irlande (Les lacs du Connemara) ou en Algérie (Les Musulmanes), voilà nos héros aux prises avec l&#039;amour: ses joies (Je vais t&#039;aimer), ses chagrins (La Maladie d&#039;amour) et son usure (Les vieux mariés). Avec Être une femme ou J&#039;accuse, le spectacle raconte aussi une époque bousculée par de grands débats de société, dont Sardou s&#039;est souvent fait l&#039;écho non sans provoquer quelques polémiques.   Cette tranche de vie pleine d&#039;énergie rappelle à chacun, inconditionnel ou non du chanteur, un moment de son passé, et l&#039;envie de reprendre en choeur les refrains est franchement irrépressible! Lors des premières représentations parisiennes, Michel Sardou en personne a applaudi debout cette comédie musicale qui a réussi à donner un coup de jeune à son répertoire sans en changer une seule note.
Depuis le 1er octobre et jusqu&#039;au 26 mars 2023, 35 représentations en tournée dans 25 villes.
Réservations: www.jevaistaimer.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Michel Sardou: cap sur la comédie musicale!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Thomas Vollaire]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Lynda Lemay: &quot;C’est comme si je repartais de zéro&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 27 Dec 2023 17:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La chanteuse québécoise Lynda Lemay, plus inspirée que jamais, est venue à bout de &quot;Il était onze fois&quot;, un projet fou, entamé il y a trois ans. Rencontre avec une artiste à l’émotion et à l’énergie communicatives.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En 2020, vous vous lanciez le défi de sortir onze albums de onze chansons en 1111 jours. Pari tenu? Lynda Lemay: Oui! Le défi est relevé et je n&#039;arrive pas à croire que je l&#039;ai accompli. C&#039;était presque impossible sur le papier de réaliser un tel projet en seulement trois ans. Et je vous passe tous les obstacles et les imprévus qui se sont dressés sur notre chemin. Mais nous en sommes venus à bout, dans la joie, la bonne humeur et la passion! Comme quoi, quand on se fixe un objectif et que l&#039;on est déterminé, rien n&#039;est impossible  Quel a été l’élément déclencheur de ce projet? Lynda Lemay: Je sortais d&#039;une période difficile. J&#039;avais vécu un burn-out et je venais de faire face au décès de mon père. J&#039;étais essoufflée dans ma tête, embourbée dans ma vie, dans mon cœur. J&#039;avais besoin de régler des choses dont je n&#039;avais jamais pris le temps de m&#039;occuper, étant toujours entre deux voyages, deux tournées. Je suis tombée en dépression. Puis je me suis soignée et occupée de moi. Ce temps a été nécessaire pour que je retrouve la Lynda, allumée de la bonne flamme.  Et l’appétit de création est revenu… Lynda Lemay: Plus fort que jamais! C&#039;est extraordinaire cette sensation d&#039;avoir retrouvé l&#039;inspiration de mes 20 ans. C&#039;est comme si je repartais de zéro, mais avec l&#039;assurance que me donne mon expérience passée. Au fil des onze albums, j&#039;essaie d&#039;apporter des réponses aux drames que nous vivons, d&#039;observer le monde qui m&#039;entoure pour comprendre pourquoi il ne tourne pas rond. Dans chaque album, j&#039;aborde un sujet qui me tient à cœur comme l&#039;amour, la famille, la fin de vie, la vieillesse, le deuil, le côté sombre de l&#039;humain. Je suis allée piocher dans toutes ces émotions-là. Le projet est donc à la fois très autobiographique et universel par les thèmes abordés.  Dans votre onzième et dernier album, vous rendez hommage à votre père et au couple qu’ont formé vos parents. Le lancement de &quot;Il était 11 fois&quot; vous a-t-il aidé à traverser votre deuil Lynda Lemay: Mon père a été emporté par un cancer en deux mois. Durant cette période, ma mère, mes sœurs et moi nous sommes relayées à son chevet. Ça a été dur, éprouvant, choquant, mais d&#039;un autre côté, il y avait beaucoup de beauté et de complicité. J&#039;ai eu le réflexe de me réfugier dans la création, parce qu&#039;il est difficile d&#039;accompagner quelqu&#039;un en fin de vie. Je ressentais parfois une forme de malaise lors de nos tête-à-tête. Je l&#039;ai donc invité à me donner des rimes que je notais scrupuleusement dans mon carnet et que j&#039;utilisais ensuite dans mes chansons. Comme un jeu. Papa avait des étoiles dans les yeux, heureux de faire des trouvailles au bout de sa vie. Je sais qu&#039;il en était fier. Au moment où il s&#039;éteignait doucement, il créait des choses qui allaient lui survivre. C&#039;était un moment magnifique. J&#039;ai appris beaucoup sur la vie à ce moment-là et j&#039;ai pu restituer cette expérience dans le projet.  Que vous a-t-il transmis? Lynda Lemay: D&#039;être vraie. De ne jamais jouer un rôle. Je suis la même avec vous, sur scène ou dans ma cuisine auprès de ma fille. Cette espèce d&#039;honnêteté, c&#039;est quelque chose qu&#039;il m&#039;a insufflé. Et une capacité à rire en toutes circonstances! Dans la famille, nous sommes capables de tout dédramatiser grâce à l&#039;humour. Je pense que j&#039;ai transmis cela à mes filles.  Leur devez-vous aussi cet amour des mots et de l’écriture qui vous anime depuis le début? Lynda Lemay: Non, ça, je ne sais pas vraiment d&#039;où c&#039;est venu. Ça a toujours fait partie de ma vie. Je me suis levée un matin à l&#039;âge de 9 ans et j&#039;ai écrit ma première chanson &quot;Papa es-tu là?&quot;. Depuis, je n&#039;ai jamais arrêté. Je me revois, petite, assise à l&#039;arrière de l&#039;auto familiale, fredonnant toutes sortes de mélodies. Mes parents n&#039;étaient pas des artistes. Enfant, j&#039;allais voir très peu de spectacles. Mais nous avions un 33 tours à la maison, sur lequel il y avait toutes les idoles que j&#039;ai eues par la suite: Aznavour, Serge Lama, Johnny, Brel. Ce disque a beaucoup tourné chez nous. Il a sûrement été une source d&#039;inspiration.  Et le début d’une belle histoire entre vous et la France… Lynda Lemay: Oui, ça a été un coup de foudre. Et je ne remercierai jamais assez deux grands hommes qui m&#039;ont permis d&#039;accéder à cette culture et à ce public. Le premier, c&#039;est Charles Aznavour que j&#039;ai rencontré en 1996. Il m&#039;a ouvert les bras et m&#039;a accordé sa confiance, il avait toujours un mot gentil pour ce que je faisais. Parfois, il me demandait mon avis sur ses nouvelles chansons. Je n&#039;en revenais pas, moi qui l&#039;admirais tant, lui, le monument. Cela me paraissait fou! Nous sommes devenus amis. Le deuxième est Gérard Davoust qui m&#039;a accompagnée dans tous mes succès. J&#039;ai eu une chance incroyable.  Il y a aussi eu la rencontre avec Johnny Halliday, votre grande idole Lynda Lemay: Johnny, ce n&#039;est pas compliqué, il m&#039;a offert plusieurs des plus beaux moments de ma vie. C&#039;est lui que j&#039;ai écouté le plus quand j&#039;étais jeune. C&#039;est à travers un reportage télévisé que j&#039;ai découvert la bête de scène qu&#039;il était et que je suis tombée en amour de lui. Encore aujourd&#039;hui, sa voix m&#039;apaise et me rassure. Quand j&#039;ai commencé à chanter, je prenais un peu ses intonations. C&#039;est peut-être ce qui m&#039;a permis ensuite d&#039;être appréciée du public français. Parce que, quand je chante, je perds suffisamment de mon accent québécois pour que ce dernier ne prenne pas le dessus sur l&#039;émotion. Je parle un peu plus pointu dans mes chansons et je suis sûre que cela ne m&#039;a pas desservie.  Ressentez-vous de la fierté quand vous vous retournez sur votre carrière? Lynda Lemay: Bien sûr, c&#039;est une belle nourriture d&#039;être fière de soi. Là, j&#039;ai 57 ans. Je m&#039;en vais doucement vers la soixantaine et il y a dix ans, je ne crois pas que j&#039;aurais pu imaginer ressentir autant de jeunesse à faire les choses à l&#039;âge que j&#039;ai. C&#039;est ça, ma grande fierté. Oui, mon corps prend de l&#039;âge, mais dans ma tête, je suis toujours la jeune fille de 23 ans qui est heureuse de présenter ses nouvelles chansons.  Cela vous apaise-t-il par rapport au temps qui passe? Lynda Lemay: Bien sûr qu&#039;avancer en âge, voir les petits bobos qui apparaissent, entendre &quot;crac&quot; quand on tourne la tête ne fait pas plaisir. Bien sûr que j&#039;espère pouvoir vieillir sans perdre mes moyens. Mais j&#039;apprécie ce qui m&#039;est offert. Je suis du genre à me dire que si je perdais l&#039;usage de mes jambes, tant pis, je ferais du kayak. J&#039;imagine toujours des plans pour que la vie soit agréable. Quand j&#039;avais 23 ans, j&#039;ai écrit la chanson &quot;La Veilleuse&quot;, dans laquelle j&#039;évoque ma propre vieillesse. Je m&#039;imaginais âgée et ayant conservé jusqu&#039;au bout la flamme de l&#039;inspiration. C&#039;est bien parti pour et cela me remplit de joie.  Quelles émotions ressentez-vous à la perspective de votre retour à l’Olympia? Lynda Lemay: C&#039;est toujours une immense joie. Petite, cette salle sur laquelle j&#039;avais vu écrit en lettres rouges les noms de Piaf, Bécaud ou Johnny était synonyme du succès parfait. Je n&#039;aurais jamais pensé m&#039;y produire un jour. C&#039;était vraiment l&#039;inaccessible étoile! Et me voilà avec, déjà, un 64 e Olympia prévu l&#039;an prochain. C&#039;est trop beau pour être vrai, mais en même temps, je travaille d&#039;arrache-pied pour que cela arrive. Il faut croire très fort dans ses rêves pour que la vie soit belle.  La chanteuse est venue à bout de son projet &quot;Il était onze fois&quot; (onze albums de onze chansons en 1111 jours, Les productions Calimero Inc.) et s&#039;apprête à poursuivre sa tournée, avec le spectacle &quot;La vie est un conte de fous&quot;*. Comme à son habitude, l&#039;artiste, accompagnée de Claude Pineault, son &quot;guitariste/pianiste/choriste&quot;, abordera des thèmes liés à son histoire personelle, mais à portée universelle. Le 18 novembre 2024, son 64 e Olympia viendra clore un cycle de renaissance artistique.
*Toutes les dates sur www.lyndalemay.com  1966 Elle naît le 25 juillet à Portneuf, au Québec.
1990 Sortie de son premier album Nos rêves.
1994 Elle chante &quot;Le plus fort c&#039;est mon père&quot; (tiré de l&#039;album Y), son titre le plus emblématique.
2003 Elle remporte le Prix de l&#039;artiste interprète féminine de l&#039;année aux Victoires de la musique.
2016 Elle célèbre son cinquantième anniversaire par un 60e passage sur la scène de l&#039;Olympia, un record pour un artiste étranger.
2020 Le 11 novembre (11/11), elle se lance dans le projet &quot;Il était onze fois&quot;, qu&#039;elle présentera en 2024 lors d&#039;une grande tournée  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Lynda Lemay: &quot;C’est comme si je repartais de zéro&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Patrice Normand/ Opale]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <title>&quot;Hackney Diamonds&quot;: pourquoi vous devez écouter le nouvel album des Stones</title>
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      <pubDate>Fri, 20 Oct 2023 15:43:57 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Milan Laffillé]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Près de deux décennies après leur dernier album, les Rolling Stones ont sorti ce vendredi leur 24ème opus. Et il fait du bien aux oreilles. À 80 ans, les « pierres qui roulent » n’ont décidément pas envie d’arrêter… Voici pourquoi vous devriez l’écouter.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[18 ans. C&#039;est le nombre d&#039;années depuis le dernier album studio du mythique groupe des Rolling Stones. Certes, le groupe anglais n&#039;est pas resté inactif: quelques compilations, des albums live ou même des reprises de blues (&quot;Blue&amp;Lonesome&quot; en 2016) avaient vu le jour. Mais aucun album avec des créations originales n&#039;était sorti depuis &quot;A Bigger Bang&quot; (2005), leur dernier en date. L&#039;excitation mais aussi l&#039;appréhension sont au rendez-vous avec &quot;Hackney Diamonds&quot;, leur 24e opus qui sort ce vendredi. Est-ce un chef d&#039;œuvre ou une caricature musicale? 4 raisons en tout cas de foncer l&#039;écouter.  « Sweat Sound Of Heaven », un morceau comme on en fait plus Cette ballade de 7mn22 rappelle sans équivoque l&#039;époque des albums &quot;Tattoo You&quot; (1981) et  &quot;Black&amp;Blue&quot; (1976). Percutant et progressif, le morceau mêle blues et gospel, le tout accompagné par un certain Stevie Wonder aux claviers et Lady Gaga, qui prête sa voix envoûtante à celle de Mick Jagger.
Pour la petite histoire, la balade est née par le fruit du hasard. Alors que les Stones enregistraient ce morceau dans un studio de Los Angeles, Lady Gaga, qui enregistrait à côté, demande à passer les voir. Ils acceptent et la chanteuse commence à improviser avec Mick Jagger d&#039;une manière très naturelle: la magie opère. Pendant les deux dernières minutes, le morceau plonge dans une improvisation comme on n&#039;en fait plus.
Lire aussi &gt; Mick Jagger: &quot;J&#039;étais un mec sans avenir&quot;  Beaucoup d’artistes sont présents sur l’album D&#039;autres artistes participent également sur ce nouvel album, à commencer par Paul McCartney! Si des membres des Beatles ont déjà collaboré plusieurs fois avec les Stones au cours de leur carrière, c&#039;est la première fois qu&#039;un des membres participe officiellement à un album. Ce dernier joue de la basse et a même droit à son solo sur la chanson plutôt punk &quot;Bite My Head Off&quot;. Elton John est également de la partie et on peut l&#039;entendre au piano sur &quot;Get Close&quot; et &quot;Live By The Sword&quot;.  Les 4 membres originaux du groupe réunis pour un morceau inédit Ce dernier morceau réserve également une autre surprise: Bill Wyman est revenu à la basse, 30 ans après son départ, et Charlie Watts à la batterie. Ce dernier, décédé le 24 Août 2021, était le batteur original des Stones et grâce à des sessions d&#039;enregistrements en 2019, le groupe a pu récupérer ses pistes et les assembler sur ce morceau et sur &quot;Mess It Up&quot;.
Oui, vous l&#039;aurez compris, les Rolling Stones jouent un morceau avec les 4 membres originaux, à savoir Mick Jagger, Keith Richards, Bill Wyman et Charlie Watts! Inédit depuis 30 ans!  Pourquoi les Stones restent sur le devant de la scène Ils n&#039;ont pas besoin d&#039;argent, ni d&#039;un regain de popularité alors que cherchent-ils à 80 ans passés (le chanteur les a eus en juillet et le guitariste les aura en décembre)? Tout simplement le bonheur de faire de la musique, de la partager avec leurs fans.&quot;Hackney Diamond&quot; mérite d&#039;être écouté. Certes ce n&#039;est pas un album aussi solide que leur trilogie &quot;Beggars Banquet&quot; (1968),&quot;Let it Bleed&quot; (1969) ou &quot;Sticky Fingers&quot; (1971) mais il est bien plus intéressant que leur précédent, &quot;A Bigger Bang&quot; et l&#039;énergie des Stones est bien là!
Invité sur RTL, le guitariste Keith Richards a laissé entendre qu&#039;une probable tournée aurait lieu l&#039;année prochaine, après avoir bouclé un autre nouvel album. Oui, à peine &quot;Hackney Diamonds&quot; sorti qu&#039;un nouveau disque est déjà en préparation…   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[&quot;Hackney Diamonds&quot;: pourquoi vous devez écouter le nouvel album des Stones]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© DANIEL LEAL/AFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz chanson française: connaissez-vous les paroles de ces chansons cultes?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/quiz-chanson-francaise-connaissez-vous-les-paroles-de-ces-chansons-cultes-78885</link>
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      <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 04:25:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous connaissez la chanson française sur le bout de la langue? Quelle que soit l’époque, vous pourriez finir toutes les chansons cultes de notre répertoire? Alors essayez de compléter les paroles de ces 10 chansons. Petit plus : saurez-vous retrouver le titre de la chanson?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/10/03/illustration-dun-couple-chantant-dans-sa-cuisine.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz chanson française: connaissez-vous les paroles de ces chansons cultes?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Via Aeterna: le festival de toutes les musiques</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/musique-place-au-festival-via-aeterna-76654</link>
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      <pubDate>Fri, 29 Sep 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christophe De Galzain]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[D&#039;Avranches à Granville en passant par le Mont Saint-Michel, les amoureux de toutes les musiques se retrouvent pour le festival Via Aeterna. 27 concerts sont à découvrir du 5 au 15 octobre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Entendre résonner des chants de Saint-Saëns dans l&#039;abbaye du Mont-Saint-Michel, tout en contemplant la majesté de la baie. Aller de villes en villages (une douzaine) pour écouter des concerts dans des hauts lieux du patrimoine normand… Le festival Via Aeterna, du 5 au 15 octobre, offre pour la sixième année une occasion originale de parcourir des siècles de musique, du médiéval au jazz jusqu&#039;à des œuvres contemporaines, et de fêter ainsi le millénaire de la célèbre abbatiale.
Cette invitation au voyage à la programmation éclectique (27 concerts, parmi lesquels ceux du gambiste Philippe Pierlot, de la pianiste Vanessa Wagner, du collectif israélien d&#039;Aviv Bahar…) est à l&#039;initiative du groupe Bayard (éditeur de Notre Temps) et de René Martin, le créateur de la Folle Journée de Nantes. Avec Via Aeterna, le grand directeur artistique tient une nouvelle fois ses promesses.  Programmation et réservation: www.via-aeterna.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Via Aeterna: le festival de toutes les musiques]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Liane Foly: &quot;Réussir sa vie, ça prend du temps!&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/liane-foly-reussir-sa-vie-ca-prend-du-temps-76530</link>
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      <pubDate>Wed, 27 Sep 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Elle passe de la chanson aux imitations avec brio. Dans son nouveau spectacle &quot;La folle repart en thèse&quot;, Liane Foly se livre sur le temps qui passe et sa condition de &quot;sexygénaire&quot;. Rencontre avec une artiste aux bonnes ondes communicatives.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous fêtez vos trente-cinq ans de carrière par un nouveau seule en scène et une tournée dans toute la France. On sent que vous retrouvez le public avec un grand plaisir. Liane Foly: J&#039;aimerais vous dire tout d&#039;abord un grand merci car mes parents adoraient votre magazine, c&#039;est un plaisir de répondre à vos questions. Le public est essentiel dans ma vie, monter sur les planches est ma passion, la scène ma maison. Repartir en tournée et retrouver le public me comblent de joie. C&#039;est un show où je mêle humour, comédie, jeu, imitation, chant… À la fois introspectif– j&#039;y raconte mon parcours – et totalement interactif. En fait le public devient l&#039;acteur principal, il est présent, participe, rit, réagit, chante… C&#039;est le bonheur réel du spectacle vivant!  Quelle tonalité avez-vous souhaité donner à ce spectacle, dernier volet d’une trilogie entamée en 2008? Liane Foly: Je tenais absolument à cette trilogie comme une saga. Le fil conducteur reste un pur moment de divertissement. Après cette période difficile de confinement, j&#039;ai ressenti le besoin de faire plaisir au public, de lui apporter une parenthèse de légèreté, partager des rires et des moments plus émouvants. Cette fois, je suis seule en scène, sans musiciens, et ce rendez-vous est pétri de tendresse. Je suis si reconnaissante envers le public aimant et fidèle que je me dois de lui offrir le meilleur de moi-même.  Célibat, sexualité, échecs ou erreurs de parcours… Sur scène, vous abordez tout cela sans tabou. Vous sentez-vous plus libre qu’auparavant? Liane Foly: Oui, forcément, le temps passe et j&#039;assume mon parcours. Quand on devient &quot;sexygénaire&quot;, on peut regarder dans le rétro avec bienveillance: ça fait du bien! Le public aime la réalité et on se ressemble tous, alors l&#039;expérience du vécu sert à se libérer davantage et on en rit ensemble. Quoi de meilleur en ce monde!  Pourquoi n’avez-vous pas choisi de revenir avec des chansons? Liane Foly: Le music-hall l&#039;a emporté. Dans ce spectacle, j&#039;ai la joie de pratiquer mes différentes disciplines. Le rire est un moteur nécessaire et bénéfique. Les gens en ont besoin. J&#039;ai senti que c&#039;était le bon moment pour refermer la trilogie des shows pluriels. Ça a été ma priorité. J&#039;ai bien sûr d&#039;autres projets musicaux qui viendront plus tard.  Avez-vous des regrets dans votre parcours? Liane Foly: On fait tous des erreurs, heureusement. C&#039;est d&#039;ailleurs ce qui nous permet de grandir. Mais je ne regarde pas en arrière, j&#039;avance… J&#039;aime la vie profondément. J&#039;ai raté parfois de belles opportunités musicales ou autres mais c&#039;est comme ça. Par mon éducation, j&#039;ai appris le travail, le respect des autres et surtout à ne pas me plaindre. Mes parents disaient &quot;Il y a toujours plus mal loti que toi&quot; et &quot;Ton bonheur ne dépend que de toi&quot;. Je confirme.  Comment avez-vous découvert votre voix? Liane Foly: J&#039;ai été conçue sous les bombes, en pleine guerre d&#039;Algérie. Il paraît qu&#039;à ma naissance, à Lyon où mes parents s&#039;étaient exilés, je hurlais si fort que le docteur a dit à ma mère: &quot;Elle a des cordes vocales en acier, elle sera chanteuse.&quot; Peut-être qu&#039;inconsciemment, mes parents l&#039;avaient gardé en tête. À 5 ans, ils m&#039;ont mise à la danse, puis au solfège et au piano. J&#039;avais un emploi du temps de ministre. Ils voulaient aussi mettre de la gaieté à la maison. Je pense qu&#039;ils avaient beaucoup souffert de leur déracinement. À 12 ans, j&#039;ai intégré le petit orchestre de mon père, le Black and White, et j&#039;en suis devenue la chanteuse. C&#039;est comme ça que tout a démarré.  Auriez-vous pu faire une autre carrière? Liane Foly: Certainement pas. C&#039;était inscrit dans mon ADN et, comme mes parents en avaient rêvé, je l&#039;ai fait! J&#039;ai longtemps pensé que je prenais ce chemin pour les rendre heureux mais, au fil du temps, c&#039;est devenu ma passion, comme une raison de vivre. Ma voix est ma sœur siamoise, je l&#039;ai dans la peau. J&#039;ai eu la chance que mon père et ma mère m&#039;épaulent dans mes choix et j&#039;ai eu le temps de leur faire vivre le meilleur, donc je ne peux pas imaginer une autre histoire.  Un jour qui a changé votre vie? Liane Foly: Certainement le jour où j&#039;ai signé mon premier contrat avec ma maison de disques Virgin: le 17novembre 1987. C&#039;était un rêve d&#039;enfant réalisé, une étape espérée, un cadeau du ciel, l&#039;aventure démarrait! Mais des jours qui ont changé ma vie, il y en a eu et il y en aura beaucoup d&#039;autres…  Dans votre spectacle, vous rendez hommage aux femmes fortes de votre famille. Votre mère était-elle inspirante? Liane Foly: Très. Elle avait un cœur d&#039;or et c&#039;était un vrai cordon-bleu. Elle était sévère mais juste. Et drôle, mais drôle! Et puis elle était très coquette et très séductrice vis-à-vis de mon père. Elle en a été très amoureuse jusqu&#039;au bout. Il y avait une osmose entre eux que je n&#039;ai jamais retrouvée ailleurs. Ils étaient des âmes sœurs. Parfois, en les regardant, je me disais: &quot;Mince, moi j&#039;ai raté le coche!&quot; Aux Jeux olympiques de l&#039;amour, ils ont vraiment placé la barre très haut.  Comment avez-vous réagi face à leur perte, en 2015, à quatre mois d’intervalle? Liane Foly: Ce fut un tsunami, un effondrement émotionnel, un gouffre effroyable. Avec le temps, la douleur s&#039;estompe et, heureusement, il n&#039;y a plus que leur lumière qui résiste et m&#039;aide chaque jour. Ils sont présents à mes côtés d&#039;une autre manière. Nous devenons tous orphelins un jour, il faut du temps pour se reconstruire après un tel chagrin. Aimons fort nos parents et profitons d&#039;eux au maximum: il n&#039;y a rien de plus terrifiant que de se dire &quot;trop tard&quot; ou &quot;c&#039;est fini&quot;.  Êtes-vous amie ou ennemie du temps qui passe? Liane Foly: Amie, sans hésitation. Je suis une amoureuse inconditionnelle de la vie, de la nature, du genre humain. Tout m&#039;intéresse, j&#039;aime apprendre et je suis consciente de la brièveté de notre passage sur Terre, alors j&#039;en profite à fond! L&#039;important est de s&#039;adapter, de cultiver son bien-être et sa liberté, avec une attitude positive et de la gratitude. Le défi, c&#039;est de réussir sa vie. Ça prend du temps, des efforts et surtout l&#039;envie d&#039;avoir envie! Mes parents m&#039;ont transmis cet intense appétit de vivre. Depuis leur départ, j&#039;ai dû apprendre à refleurir mon cœur.  Le spectacle leur est dédié. Que vouliezvous leur dire? Liane Foly: Merci pour tout. Je vous aime éternellement.  Liane Foly en six dates 1962 Elle naît le 16 décembre, à Lyon sous le nom d&#039;Éliane Falliex.
1987 Elle signe son premier 45-tours chez Virgin.
1991 Victoire de la révélation variété féminine de l&#039;année.
1998 Sa reprise de &quot;La vie ne m&#039;apprend rien&quot; de Daniel Balavoine la fait connaître d&#039;un large public.
2021 Elle intègre l&#039;équipe des Grosses Têtes sur RTL.
2023 Tournée dans toute la France avec son dernier spectacle La folle repart en thèse.   Après La Folle parenthèse (2007) et La folle part en cure (2012), Liane Foly raconte son enfance et sa vie de sexagénaire célibataire et libérée dans La folle repart en thèse.
Touchante dans ses confidences – non dénuées parfois de quelques grivoiseries – l&#039;artiste épate par ses talents d&#039;imitatrice. Les voix de Maurane, France Gall, Brigitte Bardot ou Dalida figurent à son répertoire. Mention spéciale pour l&#039;hilarant duo (Muriel Robin et Line Renaud) imaginé vivant le confinement ensemble. Une belle tranche de rire.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Liane Foly: &quot;Réussir sa vie, ça prend du temps!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Stéphane Mortagne]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Évasion: Dans l&#039;Allier, l&#039;avventura avec Stone</title>
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      <pubDate>Thu, 01 Mar 2018 18:44:03 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Inoubliable interprète, avec Éric Charden, de nombreux succès, la chanteuse de variété est originaire de l&#039;Allier, au centre de la France - situé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle nous fait découvrir les beautés de son département, de Commentry à Néris-les-Bains en passant par Montluçon.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dans l&#039;Allier, l&#039;avventura avec Stone! Annie Gautrat, alias Stone, n’y a pas vu le jour, elle considère pourtant Commentry comme son lieu quasi natal. Elle est âgée d’à peine un mois quand elle séjourne pour la première fois dans la petite ville de l’Allier, &quot;confiée aux bons soins de mes grands-parents par ma mère, chanteuse d’opérette partie honorer ses engagements&quot;. Au fil des ans, elle s’y forge, de vacances en vacances, une batterie de souvenirs heureux, dans la maison familiale construite par son arrière-grand-père. Vélo, natation &quot;dans des rivières qui n’étaient pas encore polluées&quot;, copains, fêtes foraines, cache-cache en forêt... &quot;Une liberté totale façon Guerre des boutons! C’est là-bas que j’ai tout appris.&quot;
Sans oublier les parties de belote ou de petits chevaux avec ses grands-parents chéris, les premières amours et les sur- prises-parties. Quand sonne l’heure de la célébrité de &quot;Stone et Charden&quot;, elle ne cesse pas, malgré ses obligations professionnelles, de venir dans l’Allier. Les visites s’espacent pendant de nombreuses années mais, en 2002, elle décide avec son second mari, le musicien Mario d’Alba, de réaménager la demeure familiale pour la rendre plus agréable à vivre afin d’y installer sa mère vieillissante.     • À Commentry, socialisme et Sacré-Coeur!  À Neris-les-Bains, cap sur les thermes et les viaducs Réhabilitation réussie puisque Stone y passe une grande partie de son temps, quand elle n&#039;est pas à Paris ou en tournée. Adepte de la sobriété heureuse, végétarienne depuis bientôt trente ans, engagée dans l&#039;association pour la protection des animaux de Stéphane Lamart, elle n&#039;y manque pas d&#039;occupations. &quot;Bricoler, jardiner, cuisiner pour ma tribu d&#039;enfants et leurs conjoints, petits-enfants et amis, sauver des animaux... À Commentry, il y a mille et une choses à faire.&quot; 
Elle y trouve aussi l&#039;inspiration, depuis longtemps... Déjà à 5 ans, petit rossignol &quot;accompagné par mon imprésario de grand-père&quot;, elle entonne au bistrot les succès de Luis Mariano. À 18 ans, en l&#039;honneur de ses idoles, les Rolling Stones, elle se taille sa mythique coupe de cheveux qui lui vaudra son nom d&#039;artiste. C&#039;est ici également que lui sont venues plus récemment les idées de sa pièce &quot;Famille, je vous aime&quot; et de &quot;Complètement Stone&quot;, son autobiographie. Avant d&#039;avoir fait germer cette graine de star, la ville fut en 1882 la première en France à élire un maire socialiste et elle possède la première église consacrée au Sacré-Cœur. Datant du XIXe siècle, l&#039;édifice de style néoclassique se trouve place Stalingrad, à quelques pas de la halle couverte qui abrite le marché les vendredis. Pour profiter des formidables parcours de la région, notamment dans les bois environnants, contactez l&#039;association la Randonnée nérisienne. 
Puis mettez le cap sur Neris-les-Bains, un des plus beaux coins de France, niché dans un écrin de verdure sur les premiers contreforts du Massif central. Dans cette station thermale datant de la période gallo-romaine, les grands de ce monde au XIXe siècle comme la princesse Eugénie, Napoléon III ou Chateaubriand aimaient venir prendre les eaux. Arènes, vestiges antiques, céramiques... Il y a de quoi ravir les amoureux de vieilles pierres. À ne pas manquer non plus: le pavillon du Lac, l&#039;ancienne gare aux façades de grès rose et jaune et aux toitures en tuiles colorées, classée monument historique. Désaffectée, la voie ferrée offre désormais une promenade piétonne et cyclable sur 6 km &quot;avec de magnifiques panoramas, notamment du haut des trois viaducs&quot;, jusqu&#039;à Montluçon.     • Vieilles pierres et culture pop à Montluçon Riche d’un passé traversé par de nombreuses époques - gallo-romaine, mérovingienne, médiévale... -, la cité montluçonnaise ne manque pas d’attraits. Située sur l’ancienne province du Bourbonnais, Montluçon recèle un patrimoine culturel et architectural conséquent. À commencer par le château des ducs de Bourbon! Imposant et majestueux, ce témoin des splendeurs et déshérences de l’Histoire trône sur son piton rocheux en surplombant le Cher. Il offre un point de vue exceptionnel.
Quittez son esplanade pour plonger dans la vieille ville. Maisons à pans de bois, ruelles étroites, églises Notre-Dame ou Saint-Pierre... Vous ne saurez où poser vos yeux! Reprenez des forces en savourant un pâté aux pommes de terre du Bourbonnais, grande spécialité de la région que Stone aime à commander chez Amaranthe, son magasin bio.
Passez au MuPop, un des plus importants musées musicaux de France. Dans ce temple dédié aux musiques populaires, vous pourrez admirer aussi bien des guimbardes et violes de gambe que des guitares électriques, dont celles d’Eric Clapton ou de Jimi Hendrix. Ne manquez pas d’aller manger chez Dame Tartine, restaurant tenu par &quot;mes amis Thierry et Fabrice&quot;. C’est ici qu’une fois par mois, vous pourrez assister à un cabaret burlesque haut en couleur où danseuses et travestis font vibrer les paillettes: un spectacle où vous découvrirez sur scène des évocations troublantes de Dalida, Sylvie Vartan ou... Stone et Charden, bien évidemment!
Crédit photo: ©Eric Durand     Allier, les bonnes adresses de Stone  • À visiter Office de tourisme:  www.allier-auvergne-tourisme.com

À Commentry

- Église du sacré coeur: 1, place Stalingrad, 03600 Commentry. Tél. 04-70-64-32-35. 
- Association La Randonnée Nérisienne: 86, rue du Bois, 03600 Commentry. Tél. 04-70-64-94-76

À Néris-les-Bains

- Musée gallo-romain: 4, rue Monthyon, 03310 Néris-les-Bains. Tél. 04-70-03-42-11; www.ot-neris-les-bains.fr Plein tarif 3,50€.
- Pavillon du lac (ancienne gare): Avenue Marx-Dormoy, 03310 Néris-les-Bains. Tél. 04-70-03-11-03. 

À Montluçon

- Château des ducs de Bourbon: Rue du Château, 03100 Montluçon. 
- Église Notre-Dame-de-Montluçon: 2, rue Fontaine, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-05-05-95.
- Église Saint-Pierre: Place Saint-Pierre, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-05-05-95. Mupop: 3, rue Notre-Dame, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-02-19-62 / 04-70-02-19-60; www.mupop.fr; Plein tarif 7,50€.   • Où dormir Le grenier à sel: 10, rue Sainte-Anne, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-05-53-79; www.legrenierasel.com
Chambre double avec petit-déj. à partir de 138€.
Hôtel l&#039;Univers: 38, avenue Marx-Dormoy, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-05-33-47; reservations@hotel-montlucon.fr
 Chambre double avec petit-déj. à partir de 55 € le week-end et 75€ la semaine.   • Où manger La Comté: 4, rue Boisrot-Desserviers, 03310 Néris-les-Bains. Tél. 04-70-09-00-53.
Menu à partir de 19€.
Le grenier à sel: 10, rue Sainte-Anne, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-05-53-79; www.legrenierasel.com
Formule (hors week-end) 25€, menu à partir de 39€.
Dame Tartine: 26, rue Grande, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-03-96-62 ; Facebook: Chez Dame Tartine Montluçon; www.lezazashow.com
Formules 12,90€ le midi et 15,90€ le soir ; dîner-spectacle 2 fois par mois 49€. 
Le Saint-Anne: 27, rue Grande, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-05-13-06. Menu à partir de 10,50€.   • Se faire plaisir Marché de Commentry: Vendredi matin, place Stalingrad. 
Amaranthe (alimentation bio): 26, rue Albert-Einstein, 03100 Montluçon. Tél. 04-70-29-24-18; www.amaranthe-alimentation-bio.fr    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Évasion: Dans l&#039;Allier, l&#039;avventura avec Stone]]></media:title>
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      <item>
      <title>Rock des années 60: connaissez-vous ces 8 anecdotes insolites?</title>
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      <pubDate>Sat, 12 Aug 2023 10:00:17 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Milan Laffillé]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Période d’explosion musicale, les années 60 sont marquées d’anecdotes historiques, amusantes ou surprenantes que vous ignorez peut-être. Découvrez-les avec notre quiz 100% rock’n’roll!]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Rock des années 60: connaissez-vous ces 8 anecdotes insolites?]]></media:title>
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      <item>
      <title>Sixto Rodriguez, alias &quot;Sugar Man&quot;, star malgré lui, est décédé</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Aug 2023 16:45:13 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Milan Laffillé]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le musicien et compositeur américain Sixto Rodriguez est mort mardi 8 août à l’âge de 81 ans. Longtemps oublié, il a connu un succès tardif en 2012 après la sortie du documentaire oscarisé &quot;Sugar Man&quot;, qui retrace son destin hors du commun.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Il aura connu une carrière atypique. Après avoir sorti deux albums passés inaperçus au début des années 70, Sixto Rodriguez connaît un immense succès en Afrique du Sud dans les années 80. Il devient même, à son insu, l&#039;un des chanteurs les plus influents dans la montée du mouvement contre l&#039;apartheid, notamment grâce à ses paroles prônant les droits sociaux et la libération sexuelle. Retour sur ce personnage, éclipsé du monde musical pendant près de 40 ans. Et qui est décédé mardi 8 août 2023.   Une carrière d’abord discrète Sixto Diaz Rodriguez est né à Détroit le 10 juillet 1942, d&#039;un père mexicain et d&#039;une mère amérindienne, qui décède lorsqu&#039;il a seulement trois ans. Venant d&#039;un milieu populaire, il est vite confronté aux problèmes sociaux, des thèmes qu&#039;il abordera au cours de sa brève carrière musicale. Il sort deux albums, &quot;Cold Fact&quot; (1970) et &quot;Coming from the Reality&quot; (1971), qui passent inaperçus aux États-Unis. Pourtant excellents, poignants, mêlant une voix douce à une écriture libératrice, l&#039;artiste avait tout pour réussir. Mais il tombe dans l&#039;indifférence générale. Après l&#039;échec commercial, Rodriguez oublie la musique et se reconvertit dans les chantiers de construction pour nourrir sa famille.  Une star en Afrique du Sud à son insu Il ne sait pas encore qu&#039;à partir des années 80, sa musique deviendra très populaire en Afrique du Sud, alors en plein Apartheid. C&#039;est son premier album &quot;Cold Fact&quot; (1970) qui connaît surtout le succès, notamment grâce à ses paroles engagées, voire provocatrices. &quot;Crucify Your Mind&quot;, &quot;Hate Street Dialogue &quot;, &quot;Sugar Man&quot; ou &quot;I Wonder &quot; ont une immense visibilité et parlent à beaucoup de jeunes Sud-Africains qui se reconnaissent en lui. Sa musique est d&#039;ailleurs vite censurée par le régime et ses chansons sont diffusées par des radios pirates. Son œuvre aura un tel impact qu&#039;il deviendra un symbole &quot;d&#039;anti-apartheid&quot;. Le tout, à son insu. On pense même qu&#039;il est mort et que sa notoriété est posthume. Et c&#039;est peut-être ce qui donne à Rodriguez cette aura magique mais aussi tragique de chanteur &quot;mystère&quot;, dont on ignore complètement son existence.  Il n’a touché aucun centime de ses disques vendus Il faut attendre 1996 pour que sa fille découvre sur internet le succès de son père en Afrique du Sud, grâce à un site créé en son honneur par un disquaire nommé Stephen Segerman. Apprenant sa notoriété, le chanteur y fait une tournée de 6 dates en 1998, toutes à guichet fermé. Puis, il disparaît des radars, retournant à ses activités quotidiennes pour nourrir sa famille. Car oui, durant toute sa reconnaissance &quot;posthume&quot;, Rodriguez n&#039;a touché aucun centime de tous ses disques vendus en Afrique du Sud.  La reconnaissance mondiale avec &quot;Sugar Man&quot; Au début des années 2000, le metteur en scène suédois Malik Bendjelloul (décédé en 2014 à l&#039;âge de 36 ans) entend l&#039;histoire de Rodriguez et décide d&#039;en faire un documentaire qui retrace sa vie. Il le nomme &quot;Searching for Sugar man&quot; et aborde plusieurs thèmes méconnus comme la lutte d&#039;une partie de la jeunesse blanche sud-africaine contre l&#039;Apartheid.
Voici la bande annonce du documentaire. 
Le film remporte de nombreuses récompenses cinématographiques dont l&#039;Oscar du meilleur film documentaire en 2013. Cette reconnaissance permet à Rodriguez d&#039;être propulsé sur la scène internationale, et d&#039;être enfin connu par le grand public, près de 40 ans après son dernier album. Il effectue par la suite plusieurs concerts; le dernier en date remonte à 2018. Devenu à moitié aveugle, ne marchant plus très bien (c&#039;est d&#039;ailleurs sa fille qui l&#039;accompagnera jusqu&#039;à son micro), les performances du chanteur sont parfois excellentes, parfois décevantes. Il marquera les esprits notamment par son attitude nonchalante face à son succès tardif. Une belle leçon d&#039;humilité.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Sixto Rodriguez, alias &quot;Sugar Man&quot;, star malgré lui, est décédé]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© Manuel Nauta/NurPhoto/AFP]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Jane Birkin: &quot;Il faut toujours avoir de l’espoir&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/jane-birkin-il-faut-toujours-avoir-de-lespoir-22421</link>
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      <pubDate>Fri, 21 Feb 2020 17:02:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Jane Birkin, chanteuse, actrice anglais adorée des Français et muse de Serge Gainsbourg est décédée à 76 ans dimanche 16 juillet 2023. Notre Temps vous propose de la redécouvrir avec cette interview de 2020. Depuis l&#039;adolescence, Jane Birkin, icône des seventies, tient son journal intime. Le second volume (1982-2013) est paru en 2020, une occasion pour plonger avec elle dans l&#039;intimité de son étonnant parcours.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Jane Birkin: &quot;Il faut toujours avoir de l’espoir&quot;  • Notre Temps: Qu’est-ce qui, pendant presque soixante ans, vous a poussée à écrire votre journal intime et, maintenant, à le publier? Jane Birkin: Je crois que c’était la nécessité de parler avec quelqu’un. Surtout à l’époque de l’internat, lorsque j’étais seule. Pour les Anglais, c’est une chose très normale. Nous sommes tous encouragés à écrire. Je suis contente de l’avoir fait. J’ai pu saisir les enfants qui grandissent, des anecdotes de la vie quotidienne… Ça n’a rien à voir avec ma profession. Aujourd’hui, ça me permet d’offrir quelque chose d’intime au public.  • N.T.: À la relecture de ces pages, comment percevez-vous votre parcours? J.B.: Il me semble qu’on ne change pas, que les angoisses que j’avais à 12 ans étaient les mêmes que celles que j’avais avec John Barry. Même si ma vie a été différente avec Serge, mes réactions n’ont jamais cessé de me navrer!  N.T.: Vous avez des mots très durs envers vous-même: &quot;je ne m’aime pas&quot;, &quot;je suis nulle&quot;… J.B.: J’avais peur de montrer cet aspect de moi que je n’aime pas, mais c’est la vérité. Peut-être est-ce parce que mon père m’aimait trop, qu’on m’a trop donné, que je ne me trouvais pas digne de ça. Je n’ai pas travaillé comme une brute dans les petites compagnies de théâtre comme ma mère qui était comédienne avant de se marier. Moi, j’ai été célèbre à 17 ans. Je n’étais donc que jolie, sans doute avec une vulnérabilité qui plaisait aux metteurs en scène. J’étais toujours effrayée qu’on découvre que je n’étais pas plus que ça. Je ne suis pas dure, je suis lucide.  N.T.: Pourtant, votre parcours aurait dû vous donner confiance! J.B.: Je suis tombée amoureuse de personnes si douées! Je m’étonnais qu’elles puissent être intéressées par moi. J’étais si angoissée, que mon premier mari a bien fait de me quitter. Avec Serge, j’étais aussi consciente que j’étais avec quelqu’un de très riche. Il était si original! J’avais peur de ne rien valoir sans lui, tant il était important aux yeux de tout le monde. Je ne sais pas si on guérit de ça. Même si cet aspect de moi m’ennuie, il ne peut pas s’en aller complètement, c’est tellement sincère…  • N.T.: Vous êtes donc très dépendante du regard des autres? J.B.: Oui, beaucoup. Déjà, du regard de mes parents. Ce qu’ils pensaient de moi était trop important. Je me sentais responsable de tout. C’est très orgueilleux, je sais. Quand je suis rentrée de Sarajevo, j’ai dit à Kate: &quot;Je n’ai pas fumé une seule clope dans le tank, parce que si on avait sauté, ça aurait été de ma faute, tu n’as jamais ressenti ça ?&quot; Elle m’a répondu: &quot;Non, je ne me prends pas pour Dieu!&quot; C’est sentir que si tu avais agi autrement, les choses auraient été différentes. Par exemple, j’ai un concert mardi prochain. Pour rien au monde, je ne ferais quelque chose qui me fait plaisir d’ici là. C’est de la superstition. Pour que ce soit bien, il faut que je me prive de quelque chose! J’ai une morale qui ne me donne pas beaucoup de liberté. Ça a l’air bizarre avec la vie que j’ai eue…
À lire aussi:  5 choses que vous ignorez peut-être sur Kirk Douglas  • N.T.: Vos filles sont très présentes… comment avez-vous concilié maternité et carrière? J.B.: À mon époque, je ne faisais qu’un ou deux films par an. J’ai pu emmener les enfants. Mais elles ont quand même été avec des filles au pair, beaucoup trop. Avec Serge, nous avons été légers, nous sortions énormément. Nous avions un bel optimisme ! Mes filles se sont mieux débrouillées que moi avec leurs enfants. Tout ça me semble tellement loin, les hystéries avec Kate adolescente… Toutes les deux, nous devenions folles. Maintenant, quand j’y pense, je ne retiens que les bêtises qui font sourire.  • N.T.: Pourquoi avez-vous cessé de tenir votre journal après le décès de Kate? J.B.: Mes journaux sont farcis de personnes colorées, drôles. Aujourd’hui, le quotidien me semble ennuyeux. La mort de Kate teinte tout d’une autre couleur.  • N.T.: Vous évoquez avec légèreté votre longue maladie. Vous êtes une combattante? J.B.: Non, je me suis marrée à l’hôpital! C’est une situation que je connais bien parce que j’ai beaucoup accompagné mon père. Même le parfum des médicaments m’a rassurée. L’hôpital était devenu une deuxième maison. Mais je trouvais qu’on devrait mettre des copies d’oeuvres d’art dans les couloirs. Les autoportraits de Rembrandt sont réconfortants. J’ai fait une demande auprès du ministère de la Culture. Ce serait un coup de pub aussi pour les galeries d’art. Et si les gens prennent ces photocopies, tant mieux, ça peut donner envie d’aller au musée. Il faut du courage pour se dire qu’on a le droit d’aller dans les musées.  N.T.: Vous êtes très engagée dans de nombreuses causes humanitaires. Qu’est-ce qui vous motive? J.B.: C’est plus vivable de faire quelque chose que de ne rien faire. C’est plus simple de bouger quand c’est physiquement possible. S’il y avait un tremblement de terre à Haïti, quelle chance de pouvoir prendre un avion pour aller chanter dans un hôpital. C’est quoi? Une petite semaine dans ma vie? C’est si peu de chose.  • N.T.: Avez-vous des regrets? J.B.: Bien sûr, j’aurais voulu qu’on me demande de jouer dans &quot;Le Retour de Martin Guerre&quot;, le sujet me plaisait tellement. Maintenant, je me dis que dans une hutte au Moyen Âge avec mon accent anglais, ça aurait été ridicule! J’aurais bien aimé jouer dans &quot;Astérix&quot;, je peux être très drôle!  • N.T.: Vous vous sentez toujours anglaise? J.B.: J’aime être étrangère. C’est une situation privilégiée. Je n’ai jamais eu envie de retourner en Angleterre, je suis bien trop gâtée ici. À Londres ou à New York, ce serait une bagarre pour exister. Je serais une vieille dame qui aurait perdu son histoire. J’ai vécu plus ici que là-bas.  • N.T.: De quoi êtes-vous le plus fière? J.B.: Spontanément, je dirais mes filles, mais je ne voudrais pas que ça ait l’air sucré! Elles me surprennent toujours avec leurs réponses inattendues, leurs points de vue rafraîchissants. Elles me font rire. Ça fait longtemps que Charlotte est en Amérique. Tout a changé. Je profite d’elle quand elle revient. Moi, j’étais suspendue à mes parents. Je ne pense pas que ce soit pareil pour elles.  • N.T.: La musique semble tenir une place plus grande que le cinéma dans votre coeur… J. B.: J’ai arrêté le cinéma il y a si longtemps! À peu près quand Charlotte a commencé. J’ai fait de bons films. Et des pièces de théâtre, avec Chéreau, Arditi… Mais c’est vrai, des spectacles, j’en fais beaucoup. Je suis sans arrêt en tournée. Je n’aurais jamais pensé que ça prendrait autant de place dans ma vie, que ça m’emmènerait dans tous les pays du monde. C’est agréable: l’organisation, la rigueur et les contraintes sont rassurantes. Je pars avec Dolly (sa chienne, un bouledogue anglais qui dort à nos pieds) et les musiciens. Pendant le show, qui dure deux heures environ, c’est le seul moment où je me sens vraiment en sécurité. La concentration est totale, sur les mots, les émotions, les mélodies, la voix, vous ne pouvez pas penser à autre chose. Cette façon d’être safe, en lieu sûr, sur scène est vraiment plaisante.  • N.T.: Comment faites-vous pour avoir autant d’énergie? J.B.: J’ai des projets. Je continue ma tournée jusqu’au printemps. Et j’écris des chansons avec Étienne Daho pour un disque. On a beau dire, vivre seule avec son chien, c’est épatant. Surtout que j’ai la chance d’avoir de bons copains, d’aller au cinéma et au théâtre plusieurs fois par semaine. Je bénis ça, le divertissement. C’est bon pour la tête. Se mettre dans la vie des autres, j’adore ça. C’est pour cette raison aussi qu’on fait ce métier: pour que les gens puissants se mettent dans d’autres histoires que la leur. Il faut toujours avoir de l’espoir et donner de l’espoir.  • &quot;Post-Scriptum&quot; À 11 ans, Jane Birkin commençait à écrire son journal. Dans le premier volume, &quot;Monkey Diaries&quot; (1957-1982), paru en 2018 (qui sort en CD, lu par elle-même, chez Audiolib), elle racontait son adolescence, ses débuts au cinéma, sa vie avec John Barry, puis Serge Gainsbourg. Post-scriptum commence avec Jacques Doillon et la naissance de Lou. Peu à peu, entre les scènes de vie familiale, se dessine le portrait d’une femme ultrasensible, attentive à tous, soucieuse de faire vivre la mémoire de ses disparus. &quot;Post-Scriptum&quot;, é ditions Fayard, 432p., 23€.  • Jane Birkin, repères - 1946 Jane Birkin naît le 14 décembre à Londres. Son père, David, est officier de la Royal Navy. Sa mère est comédienne. Son frère aîné, Andrew, deviendra réalisateur. Sa soeur cadette, Linda, artiste plasticienne.
- 1964 Elle débute au cinéma. Dès son deuxième film, &quot;Blow up&quot; (Palme d’or à Cannes), elle tourne avec Antonioni.
- 1967 Kate naît de son bref mariage avec le compositeur John Barry.
- 1968 Elle rencontre Serge Gainsbourg sur le tournage de &quot;Slogan&quot;. elle s’installe en France. Charlotte naît en 1971.
- 1975-1985 Elle enchaîne les rôles, rencontre le réalisateur Jacques Doillon, quitte Gainsbourg. Lou naît en 1982.
- 2013 Kate Barry, sa fille photographe, meurt défenestrée.
- 2019 Parution de &quot;Post-scriptum&quot;, deuxième tome de son journal intime.
À lire aussi: Appel à témoignages: &quot;Le film qui a marqué mon enfance&quot;  La Brenne, le pays aux mille étangs de Chantal Goya  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Jane Birkin: &quot;Il faut toujours avoir de l’espoir&quot;]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Musique: un festival Chopin sur les terres de George Sand</title>
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      <pubDate>Sun, 09 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Du 3 juin au 26 juillet se tient la 57e édition du Nohant festival Chopin. Un grand rendez-vous musical au domaine de George Sand, dans l’Indre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L e 1er juin 1839, Frédéric Chopin foule pour la prem ière foi s les terres de la femme qu&#039;il aime, l&#039;écrivaine George Sand. Nohant, dans l&#039;Indre, devient sept étés durant un véritable paradis pour le couple et particulièrement pour le pianiste qui y compose ses pages les plus inspirées. Si depuis 1966, le festival de Nohant honore la mémoire du maître, Marie-Christine Barrault et Robin Renucci en sont aujourd&#039;hui les présidents d&#039;honneur. Cet été, plus de 35 concerts et événements rendent hommage au grand voyageur que fut Chopin. Son exil à Vienne et à Paris, ses transports amoureux à Dresde, Majorque et Nohant, sans compter ses voyages imaginaires.  Le festival ouvre avec son 1er concerto joué par l&#039;Orchestre royal de chambre de Wallonie, avant que se succèdent les nouvelles stars du piano Mao Fujita, Leif Ove Andsnes, Alexander Gadjiev ou encore Alexander Malofeev. La part belle est également donnée aux récents lauréats des plus illustres concours de piano ainsi qu&#039;aux membres de l&#039;académie des jeunes talents du Nohant festival Chopin, créée en 2021 et parrainée par Brigitte Fossey et Frédéric Lodéon. Hormis les concerts, sont proposées des conférences et masterclasses, sans oublier nombre d&#039;animations estivales propres à la maison de George Sand. Une plongée aussi romantique que musicale pour embellir l&#039;été.
Renseignements: www.festivalnohant.com et www.maison-george-sand.fr, 02 54 48 46 40   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Musique: un festival Chopin sur les terres de George Sand]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Vladimir Cosma: &quot;Ma première musique de film est un heureux hasard…&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 17 May 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Hélo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le père Noël est une ordure, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Boum, Diva, Un Éléphant ça trompe énormément… autant de films mis sur mesure en musique par Vladimir Cosma. Rencontre avec le maestro.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec la musique? Vladimir Cosma: Elle remonte à ma toute petite enfance en Roumanie. Mon père était pianiste et chef d&#039;orchestre, j&#039;assistais aux répétitions de l&#039;orchestre philharmonique de Bucarest. Les symphonies de Mozart et de Beethoven, et la musique allemande en général, m&#039;ennuyaient beaucoup mais un jour j&#039;ai eu une révélation en écoutant Shéhérazade de Korsakov. Cette modernité m&#039;a bouleversé et la musique ne m&#039;a plus quitté. Elle m&#039;a été transmise par mon père, par le violon qu&#039;il m&#039;a mis entre les mains. J&#039;ai très vite composé et à 15 ans, j&#039;ai signé ma première chanson qui a été un énorme succès en Roumanie.  Vous êtes un maître de la musique de film. Pourtant au commencement vous n’étiez pas très cinéphile… Vladimir Cosma: Enfant, j&#039;allais au cinéma pour éviter l&#039;école! C&#039;est en arrivant en France à 22 ans et en devenant l&#039;assistant de Michel Legrand que j&#039;ai vraiment découvert le cinéma. Michel était un arrangeur extraordinaire dont le travail a anobli la chanson française. Quand il s&#039;est tourné vers la musique de film – un genre qui n&#039;existait pas –, étant son assistant, je l&#039;ai suivi. J&#039;ai passé des journées entières au Quartier latin à enchaîner les films pour écouter leurs musiques. J&#039;avais tout à apprendre.  Et c’est finalement le film Alexandre le Bienheureux qui a fait votre bonheur en 1968… Vladimir Cosma: Ma première musique de film! Un heureux hasard… Yves Robert souhaitait confier la bande originale de son film à Michel Legrand quand celui-ci a décliné parce qu&#039;il partait en Amérique. Je devais d&#039;ailleurs l&#039;accompagner, mais je me suis permis une audace qui a changé le cours de ma vie… J&#039;ai proposé de composer la musique à sa place et de le rejoindre plus tard aux USA. Il n&#039;aimait pas trop l&#039;idée mais il a accepté. J&#039;ai ensuite signé toutes les musiques des films d&#039;Yves Robert.  Louis de Funès a qualifié la musique de Rabbi Jacob de chef-d’oeuvre. L’acteur et ce film ont beaucoup compté? Vladimir Cosma: On m&#039;a beaucoup associé aux comédies et Rabbi Jacob est un film entré dans la légende. Je n&#039;oublierai jamais ce jour où Gérard Oury m&#039;a demandé d&#039;aller au studio jouer la musique au piano devant Louis de Funès, qui était lui-même un ancien pianiste de cabaret. J&#039;avais un trac terrible… Louis était un homme réservé, pourtant il m&#039;a pris dans ses bras et dès lors notre relation a été très amicale. Cette musique m&#039;est chère aussi parce qu&#039;il y a en elle un peu de la tradition populaire roumaine.
Lire aussi&gt; Quiz Louis de Funès: jouez avec nous!  Quel est le secret d&#039;une bonne musique de film? Vladimir Cosma: Il n&#039;y a pas de recette. Il y a une part de mystère dans la création. Souvent, je me suis tenu à une petite équation qui consistait à un thème unique et à un instrument ou une couleur spécifique immédiatement reconnaissables. Dans Le Grand Blond avec une chaussure noire, c&#039;est la flûte de pan; dans Dupont Lajoie, le bandonéon; ou l&#039;harmonica dans Salut l&#039;artiste.  Quelle est votre plus grande fierté? Vladimir Cosma: Sans doute l&#039;album de Chet Baker jouant mes musiques, en 1985. Je l&#039;avais découvert à 13 ans et adoré. Qu&#039;il me reprenne trente ans plus tard a été un très grand cadeau de l&#039;existence. Autrefois, les musiques de films restaient enfermées dans les salles obscures. Aujourd&#039;hui, elles existent en dehors des images. Je suis toujours heureux d&#039;entendre Reality, Destinée, L&#039;Amour en héritage… Ces compositions sont des tubes.  À quoi ressemblerait la bande-son d&#039;un film sur votre vie? Vladimir Cosma: À ma musique, bien sûr, un heureux mélange j&#039;espère. Sans doute avec des accents de musique populaire roumaine et un violon. Mes origines ont souvent nourri ma création. D&#039;ailleurs, j&#039;ai gardé l&#039;accent de ce pays que j&#039;ai quitté il y a soixante ans. Et aussi l&#039;âme slave, cette mélancolie que m&#039;a transmise ma mère. On ne guérit jamais totalement de l&#039;exil…  Bio express 13 avril 1940 Naissance à Bucarest.
1948 À 8 ans il se produit sur scène avec son père.
1962 Arrivée en France.
1973 Il compose la bande originale des Aventures de Rabbi Jacob.
1984 La série L&#039;Amour en héritage est un succès mondial. Il signe la musique et la chanson interprétée en cinq langues par Nana Mouskouri.
2007 Il écrit l&#039;opéra Marius et Fanny, adapté de l&#039;oeuvre de Marcel Pagnol.
À lire: Mes Mémoires, Vladimir Cosma, éd. Plon, 24,90€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Vladimir Cosma: &quot;Ma première musique de film est un heureux hasard…&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Lionel Bonaventure/ AFP]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Jean-Michel Jarre: &quot;J&#039;ai la curiosité du débutant&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/jean-michel-jarre-j-ai-la-curiosite-du-debutant-68021</link>
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      <pubDate>Fri, 21 Apr 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pionnier des musiques électroniques depuis les années 1970, Jean-Michel Jarre a vendu plus de 85 millions de disques. À 74 ans, toujours aussi curieux, le musicien poursuit son défrichage sonore avec son dernier album Oxymore.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Votre dernier album, Oxymore, explore la &quot;spatialisation du son&quot;. Qu’est-ce que cela signifie? Jean-Michel Jarre: Pendant des siècles, nous avons eu un rapport frontal à la musique. Lorsque vous allez à un concert, ou que vous écoutez de la musique chez vous, le son de l&#039;orchestre ou des enceintes vient d&#039;en face. Quand nous sommes dans la nature, le son est partout, il nous enveloppe, nous entoure. C&#039;est cette sensation d&#039;immersion que j&#039;ai voulu partager avec le public. J&#039;ai donc composé en trois dimensions, en me disant: telle partie de l&#039;orchestration, j&#039;ai envie de l&#039;avoir derrière ; telle autre, sur le côté gauche… Je suis convaincu qu&#039;avec l&#039;arrivée des univers virtuels – les métavers dont on parle beaucoup –, cette manière de composer deviendra banale. Et nous regarderons la stéréo avec affection, comme lorsque nous nous émouvons du vieux gramophone de nos parents.
Lire aussi&gt; Quiz nouveaux mots: Métavers, cloud, NFT, flex office… mais ça veut dire quoi?  À l’automne, vous avez pris la tête de la commission &quot;Création immersive&quot; du Centre national du cinéma et de l’image animée. Quelles possibilités s’offrent aux artistes dans ces mondes virtuels? Jean-Michel Jarre: Ce mode d&#039;expression émergeant est comparable aux débuts du cinéma. C&#039;est une véritable révolution technologique qui, pour les créateurs, induit une nouvelle manière de s&#039;exprimer artistiquement. Ces univers numériques offrent également la possibilité de toucher de nouveaux publics qui, pour des raisons sociales, géographiques ou en raison d&#039;un handicap, ne peuvent pas se déplacer. C&#039;est très excitant.  Cela provoque aussi des inquiétudes… Jean-Michel Jarre: On a tendance à mélanger la création dans le métavers avec les cryptomonnaies, la spéculation et le côté business. Lorsque les frères Lumière ont montré au monde leur invention, les gens de théâtre ont vu d&#039;un mauvais oeil ces personnes qui s&#039;agitaient sur un écran blanc. Pour eux, il ne s&#039;agissait pas de vrais acteurs. Et le cinéma est devenu l&#039;art majeur que nous connaissons. Il n&#039;a pas tué le théâtre. De la même manière, la télévision n&#039;a pas tué le cinéma. Un médium ne chasse pas l&#039;autre. Au contraire, il génère de nouveaux écosystèmes qui enrichissent la création.  Après quarante ans d’une carrière bien remplie, vous continuez à défricher de nouveaux territoires. D’où vous vient cette soif d’exploration? Jean-Michel Jarre: J&#039;imagine que j&#039;essaie de ne pas me répéter. J&#039;ai plutôt la curiosité du débutant qui remet sans cesse son ouvrage sur le métier, de manière très artisanale. Cette curiosité pour la nouveauté vient probablement de mon grand-père ingénieur, musicien et inventeur. Il avait un atelier qui était pour moi une sorte de caverne d&#039;Ali Baba. C&#039;était magique. Dedans, ça sentait la sciure et les lampes qui chauffent. Il y inventait des objets dans des espèces de fulgurances. J&#039;ai gardé en moi cette poésie de la bidouille et de la trouvaille. Au fond, cet art de la bricole me rappelle un peu les balbutiements de la musique électronique en France. Le fait de ne pas avoir les moyens nous poussait à nous battre pour créer un nouveau médium.  Vous souvenez-vous de votre première émotion sonore? Jean-Michel Jarre: Ma mère m&#039;avait emmené dans un caveau jazz, rue de la Huchette, à Paris. Chet Baker était en train de répéter. Il m&#039;a assis sur le piano à côté de lui et a commencé à jouer de la trompette. Je ressentais les vibrations de l&#039;instrument dans ma poitrine. Ce fut un véritable choc et ma première rencontre avec le côté organique du son.  Vous avez été un des pionniers de la musique électronique, votre album Oxygène, sorti en 1976, est toujours considéré comme un chef-d’oeuvre du genre, vous êtes aussi l’inventeur des concerts géants… De quoi êtes-vous le plus fier? Jean-Michel Jarre: Je suis fier de mes enfants, mais pas de mon travail. En réalité, je suis un éternel insatisfait et, dès qu&#039;un projet est terminé, je passe à autre chose. Je pourrais tout de même vous dire que j&#039;ai eu la fierté de représenter mon pays et ses valeurs partout dans le monde. Il y a quelques années, j&#039;ai joué en Arabie saoudite. C&#039;était un concert en plein air où, pour la première fois, hommes et femmes se mêlaient et pouvaient danser librement. La culture est un cheval de Troie. Elle véhicule des valeurs de liberté d&#039;expression dont certains peuples sont privés. Demain, il faudrait aller en Iran et en Corée du Nord. Et tant pis si l&#039;on est vaguement récupéré par le pouvoir du moment. Le boycott n&#039;est pas la solution. Il nous faut tendre la main. C&#039;est ma mère, résistante et ancienne déportée, qui m&#039;a inculqué, très jeune, le fait de ne pas confondre une idéologie avec un peuple, les nazis et les Allemands. Ce n&#039;était pas une idée très populaire à l&#039;époque.  Votre mère, France Pejot, était une femme extraordinaire, ancienne déportée, grande résistante pendant la guerre et « mère unique d’un enfant unique », dites-vous dans votre autobiographie*. Que vous a-t-elle transmis? Jean-Michel Jarre: Les fils ont toujours tendance à penser que leur mère est exceptionnelle, mais dans mon cas, et de l&#039;avis de ceux qui l&#039;ont connue, elle l&#039;était vraiment! Elle avait une manière positive de voir la vie. Elle disait que l&#039;humour induit tout: l&#039;intelligence, la bienveillance, la curiosité et la liberté d&#039;esprit. Elle a réussi à m&#039;élever seule: mon père, le compositeur de musiques de films, Maurice Jarre, est parti lorsque j&#039;avais 5 ans. Ma mère a joué le rôle des deux parents, sans jamais être envahissante ni abusive. Cela la rend encore plus exceptionnelle à mes yeux. J&#039;espère, à mon tour, avoir transmis à mes enfants cet équilibre et cette tolérance.
* Mélancolique Rodéo, éd. Robert Laffont, 2019.  Avez-vous des regrets? Jean-Michel Jarre: J&#039;en ai quelques-uns. En 1991, je devais donner un concert au Mexique, dans la cité aztèque de Teotihuacan, le jour de la plus longue éclipse solaire du siècle. Pour différentes raisons, cela ne s&#039;est pas fait. La prochaine éclipse de ce type aura lieu en 2136, c&#039;est donc bel et bien loupé. J&#039;ai aussi le regret d&#039;être passé à côté de ma relation avec mon père. Jamais nous n&#039;avons parlé musique ensemble. Adultes, lorsque nous nous croisions, nous évoquions la pluie et le beau temps. Aujourd&#039;hui, je suis apaisé par rapport à tout ça. Je me dis qu&#039;il a dû vivre quelque chose dans sa vie qui l&#039;a empêché d&#039;exprimer ses sentiments. Mon dernier regret est que les gens qu&#039;on aime ne soient pas éternels. J&#039;aimerais pouvoir retrouver ma mère dans le métavers…  Vous semblez fourmiller de projets pour les dix années à venir. À 74 ans, comment vivez-vous le passage du temps? Jean-Michel Jarre: Le rapport au temps demeure très lié à nos parents. Tant qu&#039;ils sont vivants, on parle du temps qui passe. Lorsqu&#039;ils ont disparu, on envisage plutôt le temps qui reste. On a conscience d&#039;être les prochains sur la liste. Pour autant, il est vrai que je n&#039;ai jamais autant travaillé qu&#039;en ce moment. C&#039;est un privilège énorme de pouvoir continuer son activité tant que la santé tient bon. C&#039;est parfois un peu bizarre pour notre vie de famille, car avec Charlotte (Rampling, NDLR), la mère de mes enfants, nous sommes grands-parents, mais nous travaillons presque plus que nos enfants. Nous ne sommes pas des grands-parents très présents, ce qui ne nous empêche pas d&#039;aimer nos petits-enfants et d&#039;essayer d&#039;être à leurs côtés dès que nous le pouvons.   Dès cet été et jusqu&#039;en 2024, Jean-Michel Jarre donnera une série de concerts en France et en Europe à l&#039;occasion de la sortie d&#039;Oxymore, son 22e album. Pensé comme une oeuvre immersive, le disque défriche de nouveaux territoires sonores qui raviront les fans de musique électronique. Le musicien a conçu ce nouvel opus en hommage aux pionniers de la musique concrète tels que Pierre Henry et Pierre Schaeffer, deux compositeurs mentors au début de sa carrière. Fasciné par les possibilités offertes par les nouvelles technologies, l&#039;artiste a aussi prévu de se produire en concert dans le monde virtuel. Oxymore, CD 11 titres, Sony Music, 16,99 € ; en vinyle, 36,99 €.  Bio express 1948 Il naît le 24 août, à Lyon.
1974 Il écrit les paroles de la chanson &quot;Les Mots bleus&quot;, interprétée par Christophe.
1976 Sortie de son album Oxygène qui lui ouvre les portes d&#039;une carrière internationale.
1990 Devenu le &quot;pape&quot; de la musique électronique, il donne un concert à La Défense devant 2,5 millions de personnes.
2020 À l&#039;occasion du réveillon du Nouvel an, il donne un concert virtuel depuis la cathédrale Notre-Dame de Paris, entièrement reconstituée en 3D pour l&#039;occasion.
2022 Sortie de l&#039;album Oxymore dans lequel il explore le son à &quot;360°&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Jean-Michel Jarre: &quot;J&#039;ai la curiosité du débutant&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[François Rousseau]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Elle a osé... &quot;À 59 ans, j&#039;ai commencé la clarinette&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 20 Apr 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Uta Biguères, 64 ans, a longtemps aspiré à comprendre cette langue singulière qu&#039;est la musique. Elle doutait d&#039;y parvenir. Pourtant, depuis cinq ans, elle ne se lasse pas de faire des gammes. Elle nous raconte comment elle a appris la clarinette.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Uta a dans sa mémoire un violon brisé. Celui de son père, foulé aux pieds par des soldats soviétiques lors de l&#039;invasion de Kreis Bütow au printemps 1945, le district allemand où il vit. Chassé du moulin de son enfance, enrôlé comme soldat allemand quatre semaines avant la fin du conflit, il est ensuite fait prisonnier en France. Traumatisé, le père d&#039;Uta ne parviendra pas à se remettre au violon. Mais sa femme et lui élèveront leurs enfants au son des comédies musicales et des opéras qu&#039;ils affectionnent. Uta, qui se dit d&#039;une génération marquée par le &quot;péché originel&quot; commis par le régime nazi, s&#039;installe à 24 ans en France. Elle pense y demeurer seulement un an. Mais la rencontre avec le futur père de ses enfants, ainsi que des opportunités professionnelles dans le secteur bancaire, en décident autrement. À 64 ans, elle réside désormais seule à Paris, où elle se sent mieux que dans son pays de naissance. &quot;Les Français ont tendance à se révolter, souligne-t-elle. Parfois un peu trop. Mais au moins, ils ne se laissent pas faire…&quot; Si elle n&#039;a jamais douté de ses compétences dans le milieu professionnel, Uta a en revanche mis longtemps avant de se sentir capable de jouer d&#039;un instrument. Pourtant, ce désir n&#039;attendait que la permission de s&#039;épanouir.  Votre ex-mari joue du piano et chante. Vos deux enfants ont fait le Conservatoire. Vous avez donc baigné des années dans la musique, sans la pratiquer. Uta Biguères: Mon mari a insisté pour que nos enfants suivent les cours du Conservatoire. Au début, je ne voulais pas parce que je trouvais que trois activités imposées (le solfège, l&#039;instrument, le chant), c&#039;était beaucoup pour des enfants. Et c&#039;est un enseignement très strict. Même s&#039;ils y ont beaucoup appris, ils n&#039;ont pas aimé. Après en être sortis, ils ont continué leur vie, remplie de musique. À la vingtaine, ils ont suivi la route du blues aux États-Unis. C&#039;est là où j&#039;ai commencé à les envier. D&#039;autant que, lorsque nous étions en famille, tout le monde se mettait à chanter et à jouer du piano, de la guitare, du violon ou de l&#039;ukulélé.
Lire aussi&gt; Il a osé: &quot;Pour mes 60 ans, j&#039;ai sauté en parachute&quot;  Qu’est-ce qui vous empêchait de vous mettre à la musique? Uta Biguères: Ça me semblait impossible d&#039;ouvrir la porte de ce monde. Je m&#039;en sentais incapable, persuadée que je n&#039;avais pas une bonne oreille. Les notes sont comme une langue étrangère qu&#039;il faut transposer dans son corps. J&#039;écoutais souvent des airs de clarinette avec la femme de mon frère. Alors, je me suis dit que j&#039;aimerais produire ce son grave et mélancolique pour exprimer mes sentiments. J&#039;en ai parlé à un professeur de ma fille avec qui j&#039;avais tissé une relation amicale. Il m&#039;a donné la clarinette de son père. J&#039;ai acheté une méthode pour apprendre mais je n&#039;y arrivais pas. Déjà, pour sortir un son, il faut s&#039;accrocher! La clarinette est longtemps restée dans son coffre.
Lire aussi&gt; Il a osé: &quot;J&#039;oublie tout quand je monte sur scène&quot;  Puis à 59 ans, vous avez franchi le cap… Uta Biguères: Un jour, lors d&#039;un stage de musique dont j&#039;assurais la direction – nul besoin de pratiquer pour cela –, j&#039;ai rencontré un violoniste qui a créé son école. Un jour, il m&#039;a dit: &quot;J&#039;ai un professeur de clarinette. Viens.&quot; J&#039;ai pensé: c&#039;est un professionnel qui joue depuis l&#039;âge de 5 ans, il sait que je ne connais pas le solfège et me dit quand même de venir… Pour lui, c&#039;était tout à fait normal que j&#039;apprenne.
Lire aussi&gt; J&#039;ai osé: &quot;J&#039;ai appris le breton à 64 ans&quot;  Qu’avez-vous ressenti au premier cours? Uta Biguères: J&#039;avais très peur. Mon professeur était timide et très doux. Jouer d&#039;un instrument à vent, c&#039;est comme une psychothérapie. Vous sortez votre intérieur, comme dans le chant. J&#039;ai pris confiance en me disant que je pouvais être complètement nulle, ce n&#039;était pas grave puisque j&#039;apprenais.
Lire aussi&gt; Il a osé: &quot;J&#039;ai passé (et obtenu) mon bac à 53 ans&quot;     Vous apprenez avec des adultes mais aussi des adolescents. Comment cela se passe-t-il? Uta Biguères: J&#039;aime être avec des plus jeunes. Devant la musique, on est égaux. On s&#039;encourage mutuellement. Pour la fête de la Musique de l&#039;année dernière, le directeur de l&#039;école a fait privatiser une rue attenante à l&#039;école et nous avons joué tous ensemble. Un pur bonheur. C&#039;est exaltant de réussir après des mois d&#039;entraînement.
Lire aussi&gt; Elle a osé: Aline Le Guluche, &quot;J&#039;ai appris à lire à 50 ans&quot;  Ce n’est pas rien de jouer pour un public… Uta Biguères: Le directeur nous fait passer trois auditions par an. Chaque élève joue seul devant le public. La première fois, je pensais qu&#039;il n&#039;y aurait que mon professeur et quelques parents. Je suis arrivée sur la scène et la salle était pleine. Les gens s&#039;attendent à ce qu&#039;un adulte joue mieux qu&#039;un enfant… Il ne fallait pas que je me laisse abattre. Je tremblais. Mais une fois lancé, on oublie.  Quel rapport entretenez-vous avec votre clarinette? Uta Biguères: J&#039;ai dû renoncer à celle qui m&#039;avait été donnée, devenue inutilisable avec le temps. Mon professeur en a repéré une de meilleure qualité. J&#039;adore parce qu&#039;elle est en bois d&#039;ébène. Ce n&#039;est pas du plastique, c&#039;est vivant. Je fais très attention après chaque utilisation à bien la nettoyer. Je la fais réviser une ou deux fois par an. C&#039;est un peu le miroir de mon âme. Quand je ne me sens pas bien, elle ne joue pas bien non plus.  Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage d&#039;un instrument a changé dans votre vie? Uta Biguères: Je suis bien plus attentive à la musique quand je regarde des films. J&#039;arrive à comprendre qu&#039;elle accompagne ou renforce les actions. Mais, surtout, j&#039;ai gagné une nouvelle confiance en moi. Je ne veux pas être une virtuose. Mon plaisir, c&#039;est de faire des petits morceaux de musique classique, de jazz ou de chanson française, et de réussir de mieux en mieux.
  Si vous voulez vous lancer... Plusieurs éléments sont à considérer avant de choisir un instrument, même si l&#039;envie est le premier des critères. D&#039;abord le bruit: les voisins ne sont pas tous conciliants. Il y a aussi le prix, difficulté que l&#039;on peut contourner en commençant par louer un instrument. Enfin, l&#039;encombrement: il est plus facile d&#039;emporter partout un harmonica qu&#039;un piano… Si vous ne connaissez pas le solfège, vous pouvez acheter une méthode avec des tablatures, des partitions indiquant l&#039;emplacement des doigts. Apprendre seul vous semble trop difficile? Renseignez-vous sur les cours proposés par l&#039;école de musique de votre ville, les conservatoires ou les professeurs particuliers à proximité. À défaut, des cours en ligne peuvent vous aider à progresser.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Elle a osé... &quot;À 59 ans, j&#039;ai commencé la clarinette&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Les 7 infos que vous ignorez (peut-être) sur Johnny Hallyday</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/les-7-infos-que-vous-ignorez-peut-etre-sur-johnny-hallyday-25416</link>
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      <pubDate>Fri, 08 Dec 2017 16:53:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Mort il y a un an dans la nuit du 5 décembre 2017, Johnny Hallyday revenait régulièrement à ses racines musicales: son épuré, blues et rock. Mais les connaissez-vous vraiment?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Que savez-vous de Johnny Hallyday?  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 7 infos que vous ignorez (peut-être) sur Johnny Hallyday]]></media:title>
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          </item>
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      <title>Serge Rezvani: &quot;Sans Jeanne Moreau, mes chansons seraient restées dans un tiroir&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 24 Mar 2023 05:25:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel,Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Serge Rezvani, compositeur du Tourbillon, chanté par Jeanne Moreau, sort, à 95 ans, un album de chansons inédites et de reprises, en partageant l&#039;affiche avec la jeunes garde de la chanson française: Dominique A, Philippe Katerine, Léopoldine HH... Notre Temps a interviewé l&#039;énergique artiste, dans son appartement à Montparnasse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[J&#039;ai la mémoire qui flanche, chantait Jeanne Moreau en 1963. Derrière ce tube se cachait Serge Rezvani, sous le pseudonyme de Cyrus Bassiak. Un compositeur-écrivain-peintre autodidacte qui, à 95 ans aujourd&#039;hui, n&#039;a rien perdu de son énergie, de sa révolte… et de sa mémoire. Et la jeune génération lui rend hommage dans un album, Chansons pour Lula (Productions Jacques Canetti), de reprises et d&#039;inédits interprétés par Dominique A, Cali, Léopoldine HH, Philippe Katerine… Le compositeur du Tourbillon, hymne du film de François Truffaut Jules et Jim, nous a reçu chez lui, à Paris, autour d&#039;un thé et de madeleines pour parler passion, passé et peinture.  Pourquoi avez-vous eu envie de sortir cet album… très intime? Il couvre ma carrière du début à la fin, la plus ancienne chanson date d&#039;il y a 60 ans, la dernière de 6 mois. On ne demande pas à un oiseau pourquoi il chante! Au départ, ces chansons ont été écrites pour séduire ma femme, Lula. Cela n&#039;a jamais été dans le but d&#039;être commercialisé. C&#039;est grâce à Françoise Canetti [la fille de Jacques Canetti] que d&#039;autres interprètes se les approprient.     Vous avez vraiment vécu dans une bulle avec Lula… On a fabriqué notre vie à nous. On s&#039;est aimé envers et contre tout. On s&#039;est rencontré juste après la guerre, c&#039;était les pénuries, les amitiés pour la vie… Dès que je l&#039;ai vu, elle m&#039;a séduite. C&#039;était une femme pas du tout faite pour moi, ni moi pour elle. On venait de milieux tellement différents! Elle, de la petite aristocratie: son père était directeur de cabinet du Premier ministre, sa mère descendait de George Sand. Son milieu ne m&#039;intéressait pas du tout et elle a plongé dans le mien, qui était vraiment la misère. Elle a eu ce courage! Jusqu&#039;à sa maladie, elle était comme une amoureuse de 17 ans. On ne s&#039;est jamais engagé. C&#039;était au jour le jour. Et quand on s&#039;est retourné, cela faisait 50 ans qu&#039;on était ensemble…  Elle a souffert de la maladie d&#039;Alzheimer et vous l&#039;avez accompagné pendant sa maladie… Bien sûr, je l&#039;ai accompagné jusqu&#039;au bout! C&#039;est une maladie difficile, c&#039;est une maladie à deux. J&#039;ai écrit un livre sur ce que subit l&#039;autre, L&#039;Éclipse. À la sortie de ce livre, j&#039;ai reçu un courrier incroyable, d&#039;hommes, touchés par ce malheur, qui me remerciaient. À partir de là, ils ont écrit leur journal. Cela les a aidés. C&#039;est une maladie dont on ne peut pas parler. Personne ne comprend ce qui se passe. Lula savait, parce qu&#039;elle descendait d&#039;une lignée de femmes qui avaient souffert d&#039;Alzheimer. Quand elle a commencé à être malade, elle a eu très peur. Elle apprenait chaque soir le même poème de Mallarmé… qu&#039;elle avait oublié le lendemain. J&#039;ai aussi écrit une chanson, L&#039;Absence, pour elle. Elle a écouté, elle a dit &quot;c&#039;est bien&quot; et elle n&#039;a pas compris que c&#039;était elle, l&#039;absente.  On pense forcément à l&#039;un de vos grands succès, &quot;J&#039;ai la mémoire qui flanche&quot;… C&#039;est triste de l&#039;avoir écrit. Et j&#039;ai aussi écrit une pièce de théâtre qui s&#039;appelait L&#039;Immobile, sur deux vieux qui perdent la mémoire. Il faut croire que j&#039;avais peur qu&#039;une chose pareille arrive….  Vous avez eu une enfance hors du commun. Juif né à Téhéran, langue maternelle russe, orphelin très jeune et livré à vous-même pendant la guerre, qu&#039;est-ce qu&#039;il vous reste de ce kaléidoscope de personnalités? J&#039;ai eu une enfance qui m&#039;a rendu très sceptique sur ce que les adultes vous apprennent. Mais ça m&#039;a permis de réinventer le monde à ma façon. J&#039;ai pris le pseudonyme de Bassiac, &quot;va-nu-pieds&quot; en russe, ça voulait tout dire! Après la guerre, les gens vivaient très pauvrement,iuujkoikjjjjjjo sans voiture, sans toilettes. Je venais de Boulogne à Montparnasse à pied. J&#039;avais des amis qui ne mangeaient pas pendant 5 jours. Et par chance, je n&#039;ai pas été déporté! J&#039;étais au Lutetia quand les déportés sont revenus des camps. Personne ne les croyait. Les gens voulaient revivre, remanger, repartir.  Le russe vous a-t-il donné une musicalité particulière? Ma musique est russe. Dans mes livres, c&#039;est aussi un rythme très russe, même si j&#039;écris en français.. J&#039;avais 7 ans quand ma mère m&#039;a déposé dans une pension française, je ne parlais pas un mot de français, tous les gosses se moquaient de moi. Quelques mois après, quand elle est venue me chercher, je ne parlais plus le russe. Jusqu&#039;à sa mort, je n&#039;ai quasiment plus eu de communication avec elle.  Vous avez écrit du théâtre, des romans, peint… en disant que vous aviez plusieurs arcs à votre corde, pourquoi? J&#039;ai plusieurs moyens de propulsion pour la même flèche! Que j&#039;écrive, que je peigne, que je compose, c&#039;est la même recherche. Picasso disait &quot;je ne cherche pas, je trouve&quot;. Moi j&#039;ai beaucoup cherché, je n&#039;ai rien trouvé! Lequel des deux est le plus orgueilleux?  Comment êtes-vous devenu musicien? Sans Jeanne Moreau, mes chansons seraient restées dans un tiroir. Mon amie Francesca Solleville m&#039;avait offert une guitare, j&#039;avais composé quelques chansons. Un jour, le mari de Jeanne Moreau, mon ami Jean-Louis Richard, m&#039;a demandé &quot;mais qu&#039;est-ce que c&#039;est que cette chanson?&quot;. Je lui ai appris les quelques accords et il s&#039;est mis à la chanter. François Truffaut l&#039;a entendu. C&#039;est lui qui a voulu le Tourbillon pour son film Jules et Jim. Je me suis retrouvé musicien malgré moi! Après, Eddie Barclay m&#039;a demandé des chansons pour Bardot, pour Reggiani…. Mais j&#039;ai refusé. Même Hollywood, ça ne m&#039;intéressait pas!  Truffaut a changé votre vie? Il était comme un enfant devant mes chansons. Il voyait que je n&#039;aimais pas être le marchand de mes tableaux. Il a voulu que Le Tourbillon soit un tube, pour me libérer. Ce qui a été le cas. J&#039;ai la chance de vivre des miettes de mes chansons. Mais la Sacem [Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique] m&#039;a mis dans une situation épouvantable. À l&#039;époque, ma chanson passait en boucle à la radio, mais ils m&#039;ont accepté comme mélodiste, pas comme compositeur. Pourtant, c&#039;est moi qui composais, mais je ne savais pas transcrire sur une portée. Alors la Sacem m&#039;a mis dans l&#039;obligation de signer avec des musiciens, qui ont transcrit mes chansons. Et pendant 20 ans, ce sont eux qui ont touché les droits de compositeurs de mes chansons!  Vous chantez avec légèreté le temps qui passe, est-ce une manière de dire la douleur avec élégance? S&#039;il n&#039;y a pas d&#039;humour, c&#039;est perdu. C&#039;est tellement tragique d&#039;être sur terre sans savoir pourquoi. Si nous ne mourons pas de douleur, c&#039;est qu&#039;il nous reste un peu de distance à l&#039;égard de ce monde que dessinent les hommes… et qui n&#039;est pas très marrant. Il y a de quoi être pessimiste sur l&#039;Humanité. Donc il faut de la légèreté!  Vous chantez &quot;Adieu mes amis&quot; dans C&#039;était le temps de Canetti… Quel est votre rapport à la nostalgie? Mais je vis dans la nostalgie! Mon côté russe peut-être? La mort est là derrière moi, toujours. Je suis d&#039;un pessimisme positif.  Pourtant, dans Vous qui venez de naître, vous vous posez en sage optimiste, quel message aimeriez-vous laisser aux jeunes générations? Je souhaite que les jeunes générations ne soient pas démoralisées. En ce moment, ça bouge partout: en Chine, dans les pays arabes, en Iran… Elles sont plus que courageuses ces femmes iraniennes qui se révoltent. J&#039;ai d&#039;ailleurs écrit une chanson sur l&#039;Iran d&#039;aujourd&#039;hui. Une chanteuse a voulu la chanter, mais elle a pris peur. Toutes ces révolutions viennent de ces jeunes, qui n&#039;ont pas de place, qui n&#039;ont pas accès à la terre, à la mer... Je pense qu&#039;il va y avoir une révolution mondiale de la jeunesse.  3 actualités pour un seul homme

Un album CD et un vinyle de Chansons pour Lula, Productions Jacques Canetti, 24 mars
Livre Chansons silencieuses: tous les textes des chansons de Serge Rezvani, éd. Philippe Rey
Les partitions des chansons inédites de Serge Rezvani disponibles sur le site wwww.jacques-canetti.com 
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          <media:title><![CDATA[Serge Rezvani: &quot;Sans Jeanne Moreau, mes chansons seraient restées dans un tiroir&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Oihana Gabriel / Notre Temps]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Chanson: Piaf en héritage</title>
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      <pubDate>Wed, 22 Mar 2023 05:50:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Hélo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Soixante ans que la môme Édith Piaf nous a quittés! Les plus belles voix puisent depuis dans son répertoire. Telles Chimène Badi et Isabelle Boulay.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le 20 janvier dernier, sortait Chimène chante Piaf. Le ton était donné et Chimène Badi débutait deux jours plus tard son hommage à Piaf dans les velours de L&#039;Olympia. L&#039;artiste a imaginé cet album durant le premier confinement. Des années qu&#039;elle en rêvait. Elle a toutefois attendu de prendre de la bouteille, dit-elle, pour ressentir pleinement des titres aussi puissants que Non, je ne regrette rien ou Mon Dieu. C&#039;est chose faite, une tournée est lancée.
&quot;C&#039;est la chanteuse qui m&#039;a donné envie de faire ce métier, confie de son côté Isabelle Boulay à l&#039;heure de lui rendre aussi hommage sur scène. À 7 ans, je chantais déjà Non, je ne regrette rien; elle est pour moi la chanteuse dont la voix éclaire toutes les noirceurs de l&#039;âme.&quot;
Piaf, c&#039;est l&#039;étape obligée pour tout interprète qui se respecte! Leurs aînées se sont agenouillées devant l&#039;idole: Mireille Mathieu et Michèle Torr ont publié toutes deux des albums Piaf. Celui de Michèle figure dans l&#039;intégrale qui vient de lui être consacrée. Elle signa d&#039;ailleurs son premier contrat de disques le jour de la mort de Piaf! Il y a dix ans, le spectacle hommage à la Môme de Patricia Kaas a, lui, tourné dans 50 pays tandis que Nana Mouskouri, avec humilité, avoue n&#039;avoir jamais osé chanter Piaf en français, préférant l&#039;interpréter en anglais et en allemand. Piaf est éternelle, ça ne fait pas de doute.
   Chimène chante Piaf, Parlophone, 15 €.   Piaf Symphonique, Isabelle Boulay, en concert symphonique à La Seine musicale le 17 octobre 2023.
   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Chanson: Piaf en héritage]]></media:title>
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          </item>
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      <title>Serge Lama: &quot;Toute ma vie, j&#039;ai chanté mes quatre vérités&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 11 Feb 2023 05:50:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[80 ans le 11 février et un vingt-quatrième album, Aimer, qu’il déclare être le dernier. Serge Lama a le talent de rendre poétiques ses adieux à la chanson…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous fêtez vos 80 ans après avoir publié votre dernier album cet automne. Le dernier, vraiment? Serge Lama: Oui, c&#039;est fini, j&#039;ai mis toute mon âme dans ces douze chansons, je ne saurai jamais faire mieux, alors autant refermer la porte avec lui. C&#039;est aussi une façon de boucler la boucle; il y a tout juste cinquante ans sortait &quot;l&#039;album rouge&quot; qui m&#039;a consacré, avec &quot;Je suis malade&quot;, &quot;La chanteuse a 20 ans&quot;, &quot;Les P&#039;tites Femmes de Pigalle&quot;… Du coup, nous avons imaginé la même pochette avec ma tête d&#039;aujourd&#039;hui. Et surtout, j&#039;ai pu retrouver Jean-Claude Petit, un musicien et arrangeur de génie.  Et on ne vous retrouvera plus sur scène? Serge Lama: Non. Le Covid a balayé mon projet de tournée d&#039;adieux et, aujourd&#039;hui, je n&#039;ai plus la force physique. Mon corps est à bout, je paie au prix fort l&#039;accident survenu quand j&#039;avais 22 ans. Ce martyre m&#039;était annoncé, je le vis aujourd&#039;hui. Je suis un vieil homme, je n&#039;ai pas envie d&#039;être un vieux chanteur. Pas question de me faire lifter et encore moins de chanter assis! Le public a aimé mon énergie sur scène, restons-en là.  L’album s’intitule Aimer. Serait-ce un écho à votre récent mariage? Serge Lama: Ce disque est un hymne à Luana. Je n&#039;ai jamais aimé comme j&#039;aime aujourd&#039;hui. J&#039;ai souvent été un mauvais amoureux, je m&#039;absentais trop, les tournées m&#039;avalaient, sans compter les tentations… À l&#039;adolescence, mes copains emballaient, pas moi, mais quand le succès est venu, c&#039;est un raz de marée féminin qui m&#039;est tombé dessus, je devenais beau, attirant, je n&#039;ai pas su résister. Et j&#039;ai fait souffrir Michèle, la mère de mon fils… La culpabilité m&#039;a dévoré et m&#039;a finalement empêché de vraiment prendre du plaisir. Avec Luana, c&#039;est finalement la première fois que je vis l&#039;amour en entier, sans bémol, un amour de chaque instant, au quotidien. Sa gentillesse, son attention, son intelligence sont des cadeaux fabuleux. J&#039;ai la sensation que, chaque jour, elle me modèle et me recrée.  Trente-cinq ans vous séparent, Luana et vous. N’avez-vous pas eu quelques craintes? Serge Lama: J&#039;étais terrifié, je freinais des quatre fers. Quand je l&#039;ai connue, elle avait 25 ans, moi 60, et j&#039;étais marié à Michèle. Luana n&#039;avait encore rien vécu et, égoïstement, je craignais de m&#039;engager puis d&#039;être abandonné. C&#039;est ce que j&#039;explique dans la chanson &quot;C&#039;est pourquoi je te dis adieu&quot; où j&#039;écris: &quot;Je ne veux pas que mon âge te contamine&quot; et &quot;On ne doit pas aimer un vieux&quot;. Autour de moi, le mot &quot;vieux&quot; fait tiquer, on doit dire &quot;personne âgée&quot;! Non, moi, je dis &quot;vieux&quot;, il faut oser le mot juste. Ces paroles sont celles que je n&#039;ai finalement pas dites à Luana, parce que la tentation était trop belle et l&#039;amour trop grand. Vingt ans que nous nous aimons, deux que nous sommes mariés. Je vis la plus belle des vieillesses ; ma souffrance physique est immense mais vécue dans le partage et l&#039;amour.  On a souvent évoqué vos rires tonitruants, votre énergie joyeuse. Pourtant la mélancolie ne semble jamais loin… Serge Lama: Elle est même viscérale. Les trop grands éclats de rire ont sans doute été des masques. Je suis un homme tragique qui sait en plaisanter. Quand mon album rouge est sorti en 1973, les radios ne passaient que &quot;Les P&#039;tites Femmes de Pigalle&quot;, &quot;Je suis malade&quot; a marché bien plus tard, en passant d&#039;ailleurs par la voix de Dalida qui l&#039;a sublimée.
Mes rires et &quot;Les P&#039;tites Femmes&quot; m&#039;ont taillé une image de gai luron alors que je suis plutôt un sombre poète enfermé dans ses mots. Ce sont des restes de l&#039;enfance, du temps de l&#039;ennui. Je suis un fils unique qui a reçu une éducation sévère et enduré la solitude. Ma mère était une femme difficile. Elle m&#039;interdisait de me salir, je n&#039;osais pas sortir jouer, je passais mon temps en tailleur sur mon lit, à jouer aux petits chevaux et à lire. C&#039;est long l&#039;enfance… Mais au détour de l&#039;ennui, j&#039;ai rencontré les mots, la littérature. Ils m&#039;ont sauvé.  Autre malentendu, votre part de féminité que l’on ne perçoit pas de prime abord… Serge Lama: Je revendique une sensibilité toute féminine, elle est dans mes textes, même si on m&#039;a vu comme un homme qui parle et chante fort. J&#039;aime la poésie, la sensualité des femmes. D&#039;ailleurs, je me suis toujours mieux entendu avec les femmes qu&#039;avec les hommes. J&#039;ai sans doute un côté confesseur qui leur est confortable. Dans mon album, figure &quot;Je te fais l&#039;amour comme une femme&quot;, c&#039;est l&#039;aveu d&#039;un homme de mon âge, lorsqu&#039;on a appris la tendresse et l&#039;écoute de l&#039;autre.  Vous osez dire les choses. L’audace fait-elle partie de votre nature? Serge Lama: C&#039;est plus une histoire de vérité que d&#039;audace. On ne parle plus de rien dans ce monde aseptisé. Un mot de travers et vous êtes crucifié par les médias ou les réseaux sociaux, du coup les gens se taisent. Le monde est lisse, on s&#039;interdit la moindre étincelle. Heureusement, nous, les vieux, on a encore droit à la parole, on n&#039;a rien à perdre. Toute ma vie, j&#039;ai été libre, j&#039;ai partagé mes emportements, chanté mes quatre vérités. Si j&#039;étais un jeune chanteur, je la fermerais sans doute. Parce que de toute façon, &quot;si tu l&#039;ouvres, t&#039;es mort&quot;.  Le monde de demain ne semble pas vous enchanter… Serge Lama: Je suis pessimiste sur l&#039;avenir du monde. Je pense que les démocraties sont menacées, nous voguons vers des régimes autoritaires, c&#039;est terrifiant. Je ne pensais pas voir revenir la guerre en Europe, la guerre d&#039;Ukraine est une plaie sur notre continent et je crains que ce ne soit que le début. Tout ça va mal finir… Depuis 1945, nous pensions la paix éternellement acquise, elle est au contraire très fragile.  Vous êtes grand-père, ce rôle vous tient-il à cœur? Serge Lama: C&#039;est un éblouissement de chaque instant. Les mômes d&#039;aujourd&#039;hui sont ahurissants, leur compréhension est tellement rapide ; ils interprètent les images à toute vitesse. Ma petite Romy a 4 ans et je lui trouve tous les dons: elle est une comédienne née et aussi une adorable manipulatrice. Malheureusement, le Covid m&#039;a trop longtemps privé d&#039;elle, il nous a éloignés, enfermés dans nos bunkers. La liberté est retrouvée mais nous en sortons très changés.  Qui êtes-vous aujourd’hui, plutôt Serge Chauvier ou Serge Lama? Serge Lama: Serge Chauvier est un inconnu pour moi, je ne me souviens plus de lui. Je me suis choisi ce nom à l&#039;adolescence, en opposition à mes parents, tandis que le dalaï-lama était condamné à fuir le Tibet. Serge Lama, c&#039;est mon nom magique, je suis ce nom parce qu&#039;on devient le nom qu&#039;on s&#039;est choisi.  En signant vos adieux,  vous ne craignez pas de renouer avec l’ennui de l’enfance? Serge Lama: Pas une seconde. Cette fois, j&#039;ai Luana, et puis j&#039;ai mes livres. Gamin, j&#039;écrivais des poèmes, des textes inachevés, je me rêvais écrivain… Ma mère a contraint mon père à interrompre sa carrière de chanteur, il était une vedette à Bordeaux! Pour moi, ce fut une cassure, un drame que j&#039;ai voulu réparer en devenant chanteur, par amour pour mon père, comme pour le venger. Aujourd&#039;hui je vais retrouver les livres et, qui sait, raconter mes souvenirs. Et je dirai tout… Je suis tout de même un peu embêté que les protagonistes soient encore vivants. Je ne voudrais pas froisser. Ou alors il faudrait que je sois le dernier survivant pour pouvoir tout écrire…    Vingt-quatrième album, le dernier, du grand art! Des mots ciselés qui nous éblouissent, des grandes mélodies qui nous emportent et de vrais instruments: pas l&#039;ombre malfaisante d&#039;un synthé, partout de belles cordes et le piano vibrant, caressés par le talent de Jean-Claude Petit. Serge Lama signe onze textes sur douze et partage un très beau duo, &quot;Aime-moi&quot;, avec Luana, sa femme. Il chante l&#039;amour passion et aussi toute son admiration pour l&#039;écrivain Albert Camus, pour le tennisman Roger Federer. Il fallait le talent de Davide Esposito, d&#039;Yves Gilbert et Marie-Paule Belle, ses deux complices de toujours, pour habiller de notes habiles cette plume rare dont on regrette déjà qu&#039;elle ne s&#039;envole plus jamais.
Aimer, CD 12 titres, Warner, 17,99 € ; version collector, CD 14 titres, 19,99 € ; en vinyle, 26,99 €.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Serge Lama: &quot;Toute ma vie, j&#039;ai chanté mes quatre vérités&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Matthieu Colin]]></media:copyright>
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      <title>Julien Doré, là-haut, sur sa montagne</title>
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      <pubDate>Tue, 07 Feb 2023 10:30:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’ancien lauréat de la Nouvelle Star a fait du chemin depuis son triomphe. À 40 ans, Julien Doré tutoie les cimes du succès mais aussi celles des Cévennes où il vit désormais avec bonheur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les cimes, ses racines Né à Alès, au cœur des Cévennes, Julien Doré a grandi dans l&#039;Hérault, mais après dix années passées à Paris, il a ressenti en 2018 l&#039;urgence de retrouver ses chères montagnes. &quot;J&#039;ai besoin d&#039;être au cœur de la nature pour créer&quot;, confiet-il alors. Et d&#039;ajouter qu&#039;après son installation, il s&#039;est consacré au potager, à la permaculture et à la rénovation de sa maison avec son père et son ami Dédé. Un exil partagé avec sa compagne, leur fils… et leurs chiens, Jean-Marc et Simone, très présents sur les réseaux sociaux et dans le clip de Waf, un des titres de son dernier album.
  Deux Aimée dans sa vie… En 2020, Julien Doré choisit de baptiser son cinquième album Aimée. Un prénom sacré pour lui puisqu&#039;il s&#039;agit de celui de sa grand-mère et de sa mère. &quot;Elles sont toutes les deux des femmes fortes, qui ont forgé mon côté féministe, évoque Julien. Ma grand-mère montait à Paris pour manifester afin d&#039;obtenir des droits pour les veuves de mineurs.&quot; Aimée Prat est née le 16 mars 1921, Julien a chanté pour son centième anniversaire dans la maison de retraite où elle réside. Le 29 mai dernier, le jour de la fête des Mères, il a annoncé avec poésie la mort de sa mère sur les réseaux sociaux: une photo de lui bébé avec sa maman, légendée de quelques mots, &quot;sans elle presque tout s&#039;éteint, fane, fond.&quot;  Gustave, le glorieux aïeul Ancien étudiant aux Beaux-Arts de Nîmes, très créatif, Julien Doré a la passion du dessin. Une affaire familiale puisqu&#039;il revendique une parenté avec Gustave Doré, le célèbre illustrateur des Fables de La Fontaine et des Contes de Perrault dont il serait l&#039;arrière-arrière-petit-neveu. &quot;Mon rapport à cet immense artiste est pudique, intime (…) Il avait un caractère étrange et décalé, une vraie folie. Ça fait écho en moi&quot; explique Julien.  Il a racheté l’école de Marsillargues En 2019, Julien Doré acquiert une ancienne école maternelle de Marsillargues, commune du canton de Lunel. Baptisée Fernand Janin, architecte du pays au destin tragique, l&#039;école sera transformée en commerces et en logements. Le développement local compte beaucoup pour le chanteur, qui se réjouit d&#039;ailleurs que la jeune génération se batte pour développer l&#039;activité locale. 
Lire aussi&gt; Julien Doré: &quot;Plus les années passent, mieux je me sens&quot;   - Son album, Aimée, est réédité en version livre disque Collector: Aimée encore, Columbia, 18 € env.
   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Julien Doré, là-haut, sur sa montagne]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Goledzinowski]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Roberto Alagna:&quot;Je n’ai rien d’un gangster!&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/roberto-alagnaje-nai-rien-dun-gangster-62377</link>
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      <pubDate>Sat, 28 Jan 2023 05:50:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plus de quarante ans de carrière à l’opéra et une reconnaissance mondiale, et pourtant le ténor franco-italien a toujours soif de défis. Pour sa toute première
comédie musicale, Roberto Alagna endosse le costume du légendaire Al Capone.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire une comédie musicale? Roberto Alagna: On me l&#039;a souvent proposé, mais avec mon agenda bouclé cinq ou six ans à l&#039;avance, je n&#039;ai jamais pu accepter. Déjà en 2000, Pascal Obispo m&#039;avait approché pour Les Dix Commandements et j&#039;aurais vraiment aimé y participer. Et puis, en plein Covid, quand tout a été suspendu, Jean-Félix Lalanne m&#039;a parlé de son projet et de son envie de me confier le rôle d&#039;Al Capone. C&#039;était le moment de me lancer!  Vous avez toujours aimé explorer d’autres registres… Roberto Alagna: J&#039;aime faire régulièrement des incursions dans la chanson populaire, avec le répertoire de Luis Mariano ou des airs siciliens… J&#039;ai ainsi amené beaucoup de gens à voir l&#039;opéra autrement. Contrairement à l&#039;idée reçue, c&#039;est une musique populaire. Je viens d&#039;une famille très modeste où tout le monde a toujours chanté de l&#039;opéra. Ce sont les médias qui lui ont accolé une image intimidante et élitiste.  Dans ce spectacle, qu’est-ce qui diffère le plus d’un opéra? Roberto Alagna: Le grand défi, c&#039;est de canaliser ma puissance vocale. J&#039;ai mis des années à bien projeter ma voix, mais là, avec un micro, c&#039;est l&#039;inverse: il faut la garder à l&#039;intérieur! Je dois aussi lui donner plus de matière, apporter du timbre, du rauque… tout le contraire de la pureté du chant lyrique. Je dois me rapprocher du son pop-rock de mes partenaires.  La partition vous ménage quand même quelques belles envolées lyriques! Roberto Alagna: Oui. Jean-Félix Lalanne a, en quelque sorte, créé un style pour moi, qui intègre l&#039;opéra. J&#039;ai aussi des chansons en italien…  Les origines italiennes d’Al Capone, c’était un atout pour vous? Roberto Alagna: Oui, ça me parle. Mon grand-père est né et mort à New York et j&#039;ai évoqué ces racines dans mon album Little Italy, en 2013. Mais je n&#039;ai rien d&#039;un gangster! Je suis un romantique, alors j&#039;aime l&#039;histoire d&#039;un &quot;Roméo et Juliette à Chicago&quot;, imaginée pour le spectacle.  Cette comédie musicale annonce-t-elle un virage dans votre carrière? Roberto Alagna: Non, je continue l&#039;opéra. C&#039;est mon amour le plus fort, ce qui m&#039;a donné vie. J&#039;étais invisible et timide au point de ne pas oser souffl er les bougies de mon gâteau d&#039;anniversaire pour ne pas être applaudi! C&#039;est l&#039;opéra qui m&#039;a fait exister, m&#039;a rendu visible.  À 59 ans, comment faites-vous pour rester au sommet de votre art ? Roberto Alagna: C&#039;est vrai, ça tient du miracle! Je suis une exception déjà répertoriée comme un modèle de longévité. J&#039;ai la chance d&#039;avoir une bonne santé, mais aussi la passion, la curiosité… et puis ma fille cadette a 9 ans et ça me stimule. Mon rêve aujourd&#039;hui, c&#039;est de rester en forme pour l&#039;accompagner le plus longtemps possible.  Un show survitaminé   Magistral en Al Capone, Roberto Alagna fait une entrée fracassante dans l&#039;univers de la comédie musicale avec ce spectacle bourré d&#039;énergie. Dans le Chicago des Années folles et de la prohibition, l&#039;histoire brode sur l&#039;affrontement du gangster avec un Eliot Ness (impeccable Bruno Pelletier) amoureux de sa sœur. L&#039;intrigue totalement imaginaire permet d&#039;explorer tous les registres, de la mélodie italienne au pop-rock, en passant par le charleston. Dans le rôle de la sulfureuse maîtresse de Capone, la chanteuse Anggun ajoute au charme de ce show ponctué de chorégraphies endiablées.
&quot;Al Capone&quot;, écrit et composé par Jean-Félix Lalanne, aux Folies Bergère, à Paris, du 28 janvier au 5 mars, puis en tournée.
Rens. et réservation: 08 92 68 16 50.
Album du spectacle: Al Capone, éd. Standard, 15,99 €  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Roberto Alagna:&quot;Je n’ai rien d’un gangster!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Simon Fowler]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Musique: Nantes fait des folies</title>
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      <pubDate>Thu, 26 Jan 2023 15:30:12 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[270 concerts et 2 000 artistes pour cinq jours de fête! Du 1er au 5 février 2023, Nantes vit à l&#039;heure de sa 29e Folle Journée…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis 1995, au cœur de l&#039;hiver, Nantes se réchauffe en musique. Baroque, romantique, contemporain ou traditionnel, ce sont tous les styles qui trouvent droit de cité, portés par des artistes internationaux ou par des jeunes talents autant que par des amateurs avertis et enthousiastes.
Ode à la nuit étant la thématique de l&#039;édition 2023, la part belle est donnée cette année aux nocturnes, sérénades ou berceuses, mais également aux Leçons de ténèbres, ce genre musical liturgique initié au XVIIe siècle, notamment illustré par Couperin. Évoquant le pouvoir de la nuit, le peintre Vincent Van Gogh n&#039;écrivit-il pas: &quot;Souvent, il me semble que la nuit est bien plus vivante et richement colorée que le jour?&quot; Côté musique classique, seront dignement représentés Mozart, Haydn, Mendelssohn, Debussy et Berlioz.
Un cycle jazz intitulé Autour de minuit est également proposé ainsi que des spectacles de musique indienne, de flamenco et de fado. Le cinéma n&#039;est pas oublié dans cette Ode à la nuit, des musiques de films seront jouées, notamment celle de La Nuit américaine de Truffaut signée Georges Delerue et celle de Star Wars du légendaire John Williams. À noter que pour permettre au public de découvrir plusieurs spectacles dans une soirée, chacun ne dure que quarante-cinq minutes. Une autre particularité de La Folle Journée qui dure en réalité… cinq jours!    Folles Journées de Nantes, du 1er au 5 février à La Cité des Congrès de Nantes et à l&#039;Espace CIC Ouest. 


   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Musique: Nantes fait des folies]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Chansons: six choses que vous ignorez peut-être sur les chants de Noël</title>
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      <pubDate>Thu, 22 Dec 2022 10:30:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Certains les trouvent poétiques, d’autres ringards, pourtant il ne se passe pas un Noël sans que nous les entonnions avec allant. Ces airs traditionnels qui nous enchantent toujours ont une histoire souvent surprenante.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mon beau sapin: l&#039;hymne officiel du Maryland! C&#039;est au XVIe siècle qu&#039;apparaissent les premiers chants de Noël, les plus anciens recensés étant Entre le boeuf et l&#039;âne gris et Joseph est bien marié. Mais c&#039;est un troisième air, à la même époque, qui est devenu l&#039;hymne de Noël par excellence: Mon beau sapin.
D&#039;origine allemande sous le titre O Tannenbaum, il est porté par une musique traditionnelle entraînante, tandis que ses premières paroles dateraient de 1550. Une autre version apparaît en 1615, signée Melchior Franck avant celle, définitive, de 1824, d&#039;un certain Ernst Anschütz, organiste à Leipzig. L&#039;air deviendra en Angleterre The Red Flag, le chant du Mouvement International de Travailleurs et, en 1939, celui de l&#039;hymne officiel de l&#039;État du Maryland aux États-Unis. Le texte a été traduit en de nombreuses langues, et notamment en anglais. En 1856, il est adapté en Français sous le titre Le sapin, puis Mon beau sapin, un texte imaginé par Laurent Delcasso, alors recteur de l&#039;académie de Strasbourg.  Douce Nuit, Sainte Nuit: un hymne à la paix en 1914! Les peuples germaniques ont décidément l&#039;esprit de Noël. C&#039;est ainsi qu&#039;en Autriche, au XIXe siècle, naît l&#039;incontournable Stille Nacht, heilige Nacht. Écrit en 1816 par le prêtre Joseph Mohr et composé par Franz Xaver Gruber, il est interprété pour la première fois à la veillée de Noël de 1818.
Bientôt populaire, il devient l&#039;une des chansons préférées du roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse et s&#039;internationalise après que le 24 décembre 1914, le long du front belge d&#039;Ypres, des soldats allemands l&#039;ont entonné. Les combattants anglais le reprennent en choeur et une trêve de Noël est instaurée. La version anglaise de Bing Crosby, Silent Night, Holy Night, chantée dans une émission de radio en 1934, est un succès colossal. Il en existe une centaine de versions, dont plusieurs françaises, de Douce nuit, Sainte nuit. Depuis 2011, ce chant appartient au patrimoine culturel immatériel de l&#039;humanité de l&#039;Unesco.  Minuit, chrétiens: la Marseillaise religieuse En 1843, Placide Cappeau, négociant en vin, républicain, socialiste, et par-dessus le marché anticlérical, écrit les paroles de Minuit, Chrétiens. Une commande du curé de Roquemaure pour célébrer la fin des travaux de restauration des vitraux de la collégiale Saint-Jean-Baptiste. Quatre ans plus tard, le compositeur Adolphe Adam signe à son tour la musique de ce qu&#039;il appellera &quot;la Marseillaise religieuse&quot;. Minuit, Chrétiens sera chanté pour la première fois par la chanteuse lyrique Emily Laurey lors de la messe de minuit du 24 décembre 1847.  Il est né le divin enfant: un air de chasse français Ce chant apparaît pour la première fois à Saint-Dié-des-Vosges en 1874 dans un livre de chants de Noël lorrains rassemblés par Jean-Romary Grosjean, organiste de la cathédrale de la ville. Sa mélodie provient d&#039;un air de chasse français du XVIIe siècle intitulé La Tête bizarde. Il est sans doute le plus biblique des chants de Noël puisqu&#039;il relate un épisode des évangiles, la naissance du Christ dans une étable.  Petit Papa Noël: le plus gros tube de Noël! En 1944, pour la revue Ça reviendra donnée à l&#039;Odéon de Marseille, le producteur et auteur Émile Audiffred et le compositeur Henri Martinet imaginent Petit Papa Noël, avec des paroles toutefois différentes de la version que nous connaissons aujourd&#039;hui.
Il s&#039;agit alors de la prière d&#039;un enfant demandant au Père Noël le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne. Deux ans plus tard, pour le film Destins, la superstar de l&#039;époque, Tino Rossi, cherche un chant de Noël après qu&#039;un groupe de gospel lui a fait faux bond. Il opte pour Petit Papa Noël dont Raymond Vincy signe de nouvelles paroles ne faisant plus mention de la guerre. Tandis que le gouvernement veut supprimer les chants religieux qu&#039;avait encouragés le régime de Vichy, le très laïc Petit Papa Noël tombe à pic. C&#039;est un succès énorme: 80 millions de disques ont été vendus dans le monde!  L’Enfant au tambour: un chant américano-tchèque! The Little Drummer Boy est composé par Katherine Kennicott Davis en 1941, d&#039;après un air tchèque. Les paroles relatent l&#039;histoire d&#039;un garçon envoûté par la scène de la Nativité. N&#039;ayant pas de cadeau pour l&#039;Enfant Jésus, il joue de son tambour. Trois versions existeront en français, la plus connue étant L&#039;Enfant au tambour de Georges Coulonges, immortalisée en 1965 par Nana Mouskouri. Une autre version sera enregistrée par Sacha Distel en 1967.   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Chansons: six choses que vous ignorez peut-être sur les chants de Noël]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>J&#039;ai osé: &quot;Je chante dans une chorale rock!&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 02 Dec 2022 10:30:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À tue-tête et sur un rythme effréné, Sylviane Franzoso, 67 ans, chante au sein de la chorale senior des Salt and Pepper. Itinéraire d&#039;une rockeuse engagée dont la voix a ouvert de nouvelles voies…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Cap au Nord, à Dunkerque, terre d&#039;origine des Salt and Pepper. Nous retrouvons Sylviane qui s&#039;apprête à chanter avec ses trente-sept acolytes à la résidence senior Domitys. Sourire aux lèvres, elle plaisante avec les uns et les autres, enfile un tee-shirt bien rock&#039;n&#039;roll, et entend tout donner, comme à chaque concert! Nathalie Manceau, leur cheffe de chœur, arrive pour leur insuffler une énergie extraordinaire. Et c&#039;est parti, pour revisiter les Rolling Stones, les Rita Mitsouko, David Bowie… et même Trust: &quot;Antisocial, tu perds ton sang-froid!&quot;, chantent-ils avec rage et bonne humeur, tandis que Sylviane improvise un solo d&#039;&quot;air guitar&quot; en mimant des accords sur le manche d&#039;une guitare imaginaire. Dans la salle, les résidents venus assister au spectacle sont médusés. Visiblement heureux, ils tapent dans leurs mains et reprennent en chœur. Une heure trente plus tard, tout le monde se retrouve autour d&#039;un verre. Le temps de poser quelques questions à notre choriste de choc, ex-aide-soignante et secrétaire médicale à la retraite.  Comment avez-vous rejoint la chorale des Salt and Pepper? Sylviane Franzoso: Je l&#039;ai découverte par hasard en 2017, un jour en promenant mes chiens. C&#039;était une période très difficile, car je souffrais d&#039;un cancer du sein, je suivais un traitement lourd et je devais en même temps m&#039;occuper de ma maman en perte d&#039;autonomie. Je n&#039;avais pas le moral… mais j&#039;ai perçu au loin une petite musique. De la rue, on entendait chanter, rigoler et j&#039;ai osé regarder par la porte entrouverte. Je me suis dit: “Oh, mais c&#039;est des vieux!”. J&#039;ai cherché des infos sur internet et découvert qu&#039;il s&#039;agissait d&#039;une chorale senior – les choristes ayant 73 ans en moyenne! – 100% rock. J&#039;ai eu le coup de foudre et j&#039;ai appelé Philippe Lanoote, le président de l&#039;association, qui m&#039;a proposé de venir voir. La première répétition a été un peu intimidante. J&#039;ai dû passer un petit test à la fin de la séance, mais, par chance, le feeling est passé, on m&#039;a dit que je pouvais m&#039;inscrire. Je l&#039;ai vécu comme un rayon de soleil qui allait changer pas mal de choses dans ma vie.  Se mettre au chant, au rock qui plus est, et apprendre un grand nombre de chansons, ce n’est pas difficile S. F.: On a toujours chanté en famille à la moindre occasion et j&#039;ai même fait des télécrochets imitant Piaf ou Sylvie Vartan. Je poussais souvent la chansonnette avec les patients à l&#039;hôpital. Je n&#039;étais pas complètement débutante non plus car j&#039;avais déjà fait partie d&#039;une chorale classique. Cela m&#039;a forcément aidée à sauter le pas. Je n&#039;avais pas trop la fibre rock a priori, mais cela ne me faisait pas peur, c&#039;était peut-être même le bon moment pour s&#039;y mettre. En tout cas, j&#039;avais besoin de cette énergie-là, et de bousculer les codes pour me changer les idées, mettre entre parenthèses ma maladie et dépasser des deuils en série à cette période. On m&#039;avait bien prévenue qu&#039;apprendre une soixantaine de chansons pouvait poser des difficultés de mémorisation, mais je m&#039;y suis mise et j&#039;en ai profité pour réviser mon anglais. Chanter dans une chorale est un exercice complet qui mobilise les méninges à 100% autant que le corps. Cela demande des efforts, mais donne aussi beaucoup de force, et c&#039;est ce qui m&#039;a aidée à ne plus me sentir malade, à tourner la page de cette période sombre.
Lire aussi&gt; Quiz: comment prendre soin de sa voix?  Vous avez trouvé votre place facilement dans le groupe? S. F.: Pas tout de suite… Je suis arrivée fragilisée, au milieu d&#039;un groupe très soudé et ma timidité m&#039;a d&#039;abord empêchée d&#039;aller vraiment vers les autres. Le président de l&#039;association m&#039;a encouragée à me rapprocher des filles, mais le déclic est surtout venu au bout de quelques mois, au cours d&#039;un trajet en car, alors que nous étions partis donner un concert. J&#039;ai improvisé une chanson sur Nathalie, notre cheffe de chœur, et tout s&#039;est débloqué. Depuis, je ne m&#039;arrête plus, je crée des textes sur les uns et les autres, on m&#039;appelle &quot;madame Free Style&quot;. Je me sens à l&#039;aise! Vivre la scène ensemble crée forcément des liens.
  Comment la chorale a-t-elle traversé la crise sanitaire? S. F.: Les répétitions en présentiel ont été stoppées pendant dix-huit mois, à l&#039;exception de quelques-unes en plein air, c&#039;était long! Mais nous avons continué à travailler par petits groupes sur Zoom, à apprendre de nouvelles chansons. C&#039;était aussi l&#039;occasion d&#039;échanger, de sortir de l&#039;isolement en prenant des nouvelles des uns et des autres. À cette période, certains d&#039;entre nous ont même participé au tournage du film Chœur de rockers, qui surfe sur l&#039;histoire de notre groupe en s&#039;inspirant du livre que Valérie Péronnet nous a consacré. Entre-temps, la vie de la chorale a repris pleinement. Quelle fête à la fin des restrictions quand nous avons pu répéter ensemble, et surtout redonner des concerts. Nous avons senti le besoin du public de bouger, chanter, s&#039;amuser. Mes enfants et petits-enfants – les rayons de soleil de ma vie – étaient aux premières loges. Ces moments de partage sont tellement importants pour nous tous. On se sent plus vivant!
  Un livre, un film sur votre histoire, les Salt and Pepper mènent à tout! À quoi d’autre encore? S. F.: Il s&#039;est passé plein de choses depuis mon arrivée en 2017. J&#039;ai rejoint l&#039;autre chorale de Nathalie Manceau, ELLES, un collectif de femmes qui revisite des chansons populaires. Je me suis aussi lancée dans le théâtre, quand un membre du groupe nous a informés qu&#039;une troupe cherchait une actrice. Et puis l&#039;énergie positive que je retire de toutes ces activités me donne aussi la force de m&#039;engager, notamment pour les migrants, très nombreux sur les côtes du Nord. Ils sont dans une situation de dénuement terrible. J&#039;organise donc des collectes de biens de première nécessité pour les aider comme je peux. J&#039;ai même écrit une chanson sur eux et les violences policières qu&#039;ils subissent. Le rock a toujours fait souffler un vent de révolte, je m&#039;en sers contre l&#039;injustice.
Lire aussi&gt; Ils sont osé: &quot;Nous parrainons un refugié du Pakistan&quot;  Retrouver les Salt and Pepper Sur scène: les prochaines dates de concert sont sur le site www.saltandpepper.fr
Dans un livre: Chœur de rockeurs. Le fabuleux destin de la chorale rock senior Salt and Pepper, de Valérie Péronnet, éd. Les Arènes.
Au cinéma: Chœur de rockers, d&#039;Ida Techer et Luc Bricault, avec Mathilde Seigner, Bernard Le Coq, et bien sûr Sylviane, ainsi que les autres choristes des Salt and Pepper. En salles le 28 décembre.
Regardez la bande annonce:     ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;ai osé: &quot;Je chante dans une chorale rock!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
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      <title>Comment choisir sa platine vinyle?</title>
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      <pubDate>Sun, 13 Nov 2022 10:30:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cécile Dard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le craquement du diamant sur les microsillons vous manquait? Les vinyles et leur qualité d’écoute inégalée sont de retour. Et si on s’offrait une platine?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avec plus de 5 millions de vinyles vendus en 2021 en France, les galettes sont à la mode et deviennent même des objets collectors pour les jeunes mélomanes. Voici nos conseils pour bien choisir votre platine nouvelle génération.  Le bras, automatique ou pas? Si vous ne voulez pas laisser tourner votre diamant toute la journée sur les microsillons, choisissez une platine dont le bras semi-automatique revient à sa place à la fin de la lecture du disque. Le bras des modèles 100% automatiques se placera également seul au démarrage du disque.  Attention à la connectique! Pour écouter vos disques, vous devez connecter votre platine vinyle à l&#039;ampli de votre chaîne hi-fi. Mais, sauf exception, les amplis d&#039;aujourd&#039;hui ne proposent plus la connectique nécessaire au branchement. S&#039;il n&#039;y a pas d&#039;entrée phono sur votre chaîne, il faut choisir une platine vinyle dotée d&#039;un préampli ou acheter un préampli externe (environ 80 €) permettant de raccorder les deux appareils. Certaines platines proposent aussi une prise casque pour une écoute en toute discrétion et sont compatibles USB afin d&#039;enregistrer vos vinyles au format numérique.  La cellule phono et son diamant Cet élément conditionne la qualité du son. Deux principaux types de cellules conviennent à la plupart des usages: MM, le plus standard, ou MC pour les appareils haut de gamme. Il existe aussi plusieurs formes de diamants de cellule: sphérique, elliptique ou Shibata, ce dernier étant considéré comme le meilleur.  La vitesse de rotation Les platines peuvent généralement lire les 33 et 45-tours mais plus rarement les 78-tours. Soyez attentif si votre discothèque recèle de vénérables galettes gravées à cette vitesse.  Où trouver des vinyles? En version neuve dans les grandes surfaces et les magasins spécialisés. Sinon en disques d&#039;occasion dans les brocantes, vide-greniers ou les applications de vente entre particuliers. Vous pouvez estimer vos vinyles en ligne sur des sites de vente d&#039;occasion comme Momox.fr ou Galettenoire.fr.  Nos modèles préférés   Cet électrophone portable au format valise a l&#039;avantage d&#039;intégrer ses propres enceintes et de fonctionner sur batterie pour écouter ses disques partout! Victrola. Son prix: 249 €.   Avec ses finitions en bois noir ou naturel, cette platine design est un bon compromis entre vintage et modernité. Technica. Son prix: 339 €.   Pratique avec son bras semiautomatique, cette platine haut de gamme mais abordable lit les 45, 33 et 78-tours, est équipée d&#039;un préampli phono et délivre un excellent son. Denon. Son prix: 389 €.  ]]></content:encoded>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Sheila: &quot;Il faut faire de sa vie une aventure&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/sheila-interview-vie-aventure-58735</link>
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      <pubDate>Wed, 26 Oct 2022 05:30:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour ses soixante ans de carrière, l&#039;icône des yé-yé est de retour avec une tournée qui suit la sortie de l&#039;album très personnel, Venue d&#039;ailleurs. Sheila y raconte son parcours de femme et d&#039;artiste, ponctué de lourdes épreuves et de grandes joies avec le public.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pour ses soixante ans de carrière, l&#039;icône des yé-yé est de retour avec une tournée qui suit la sortie de l&#039;album très personnel, Venue d&#039;ailleurs. La chanteuse y raconte son parcours de femme et d&#039;artiste, ponctué de lourdes épreuves et de grandes joies avec le public.  Comment est née l’idée de cet album très autobiographique? Sheila: Je voulais raconter l&#039;histoire pas banale de cette gamine de 16 ans à qui il est arrivé tellement de choses. C&#039;est l&#039;histoire de ma vie, avec ses hauts et ses bas. J&#039;avais envie de boucler une boucle. J&#039;ai donc commencé par contacter les gens avec qui j&#039;ai déjà travaillé. C&#039;est comme ça que Nile Rodgers et Keith Olsen (décédé en 2020, NDLR) ont participé à l&#039;aventure. S&#039;ils m&#039;avaient dit non, rien n&#039;aurait été possible.  Vous y rendez un bel hommage à votre fils Ludovic, disparu en 2017… Sheila: Je voulais une chanson pour Ludo. Il le fallait, pour la maman que je suis mais aussi pour les parents, les mères en particulier, qui traversent la même tragédie. Au-delà de mon propre traumatisme et des séquelles que sa disparition a laissées en moi, je voulais partager mon expérience. Ça a donné Cheval d&#039;amble un petit chef-d&#039;œuvre écrit par Christian Siméon, qui est un auteur dramatique récompensé aux Molières.  Un titre, La Rumeur, aborde les médisances sur votre identité sexuelle auxquelles vous avez été exposée. Pourquoi en parler? Sheila: Parce que je pense que jusqu&#039;à ma mort, quelqu&#039;un dira qu&#039;il a très bien connu l&#039;ami d&#039;un ami d&#039;un ami chirurgien qui m&#039;aurait opérée. Vous n&#039;imaginez pas la violence des attaques auxquelles j&#039;ai été confrontées et le choc vécu par mes parents mais aussi par mon fils. Quand j&#039;étais enceinte, on a dit que j&#039;avais une poche d&#039;eau de mer à la place du ventre. Pour Ludo, on a raconté que je l&#039;avais adopté en Suisse. C&#039;était terrible. Aujourd&#039;hui avec les réseaux sociaux, c&#039;est encore pire. Il faut en parler et mettre en garde les gens sur le danger des rumeurs.  Comment avez-vous surmonté ces épreuves? Sheila: Grâce à mon métier. Je ne vis que pour ça, vous savez. Un mois après la disparition de Ludo, en 2017, j&#039;étais sur scène, comme à la mort de mes parents. Aujourd&#039;hui, ils vivent en moi et ça me donne l&#039;énergie d&#039;avancer.  Vos parents ont-ils toujours soutenu vos choix? Sheila: Ils ont été ma plus grande chance. Ma mère était une artiste dans l&#039;âme. Elle chantait divinement. Mais ma grand-mère avait étouffé ses désirs et l&#039;avait collée sur les marchés. Du coup, elle ne m&#039;a jamais bridée. Petite, je rêvais d&#039;être écuyère. J&#039;ai donc pu faire de la danse dès l&#039;âge de 5 ans. J&#039;étais une enfant très droite. Je savais que si je respectais les règles, on me donnerait une grande liberté. J&#039;ai donc pu faire ce que je voulais.  Le métier a-t-il changé depuis vos débuts? Sheila: C&#039;est incomparable! À mon époque, les gens étaient attachés aux personnes. Ils aimaient Johnny, Sylvie, Françoise ou moi et achetaient les disques de leurs idoles. Aujourd&#039;hui, très peu de gens écoutent un album en entier et s&#039;intéressent aux artistes qui travaillent à la chanson. Je me dis qu&#039;il doit être très difficile de faire carrière dans ces conditions.  Quels sont vos projets? Sheila: Je fourmille d&#039;idées. Je n&#039;aime pas trop le mot retraite. Après la tournée, j&#039;aimerais écrire mes mémoires et faire du théâtre. Dans 4 ou 5 ans, je voudrais donner des conférences pour aider les gens, leur transmettre une vision positive de la vie. L&#039;existence est ponctuée de sales coups, mais rien n&#039;est impossible. Il faut essayer de faire de sa vie une aventure.  Bio express 1945 Annie Chancel naît le 16 août à Créteil (Val-de-Marne).
1963 Connaît le succès avec le tube L&#039;école est finie, bientôt suivi en 1964 de Vous les copains, je ne vous oublierai jamais.
1985 Se produit en concert au Zénith de Paris après vingt-quatre ans d&#039;absence sur scène.
2003 Sortie de Ne vous fiez pas aux apparences, livre d&#039;entretiens dans lequel elle évoque sa vie.
2013 Reçoit une Victoire d&#039;honneur de la musique.
2022 Part en tournée avec son 27e album Venue d&#039;ailleurs, sorti en 2021.   Venue d&#039;ailleurs, Warner, 17 €.
En tournée à partir du 22 octobre 2022. Concert les 11 et 12 novembre, salle Pleyel (Paris)   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Sheila: &quot;Il faut faire de sa vie une aventure&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Darius Salimi]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Bernard Lavilliers: &quot;Je suis un optimiste avec de l&#039;expérience&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 01 Oct 2022 10:30:03 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le chanteur Bernard Lavilliers repart sur les routes pour régaler ses fans avec son nouvel album, &quot;Sous un soleil énorme&quot;. Rencontre avec un auteur, compositeur et interprète qui n’a rien perdu de sa verve et de ses indignations.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: Qu&#039;est-ce que ce &quot;soleil énorme&quot; qui donne son titre à votre album? Bernard Lavilliers: C&#039;est le soleil qui va griller la population à cause du rétrécissement de la couche d&#039;ozone. La menace se rapproche. Je ne vais pas vous faire le coup de Chirac et de la maison qui brûle*, mais je suis toujours surpris du mépris pour l&#039;idée que la planète est en danger. C&#039;est comme si personne n&#039;y croyait vraiment. Pourtant, au Brésil, pays que je connais bien, je peux vous dire que le réchauffement a déjà fait des dégâts. Il faut écouter les Indiens d&#039;Amazonie qui sont les gardiens d&#039;une nature immense, et qui se trouvent aux premières loges des bouleversements liés au climat.  N.T.: Dans la chanson &quot;Le Cœur du monde&quot;, vous évoquez une guerre à venir, et cela quelques mois avant le déclenchement de l&#039;invasion russe en Ukraine. Une prémonition? B. L.: J&#039;ai fait le tour du monde plusieurs fois. Partout, j&#039;ai vu des petits marquis rendus arrogants par le pouvoir. Entre ceux qui survivent avec un dollar par jour et ceux qui vivent avec mille fois plus, c&#039;est électrique. Il ne va plus y avoir de révolution. C&#039;est trop tard à mon sens, car il n&#039;y a plus d&#039;idéaux. Cela laisse le champ libre aux guerres.  N.T.: Vous ne semblez guère optimiste pour l&#039;avenir… B. L.: Mais si! Sinon, je n&#039;aurais pas écrit &quot;L&#039;Espoir&quot; en 2017. Je ne suis pas pessimiste. Je suis un optimiste avec de l&#039;expérience. Mes chansons sont dures, souvent, mais il y a toujours un peu de lumière. Je ne suis pas un mec romantique à mèche ou à chemise blanche ouverte qui s&#039;apitoie sur son sort. Prenez la chanson &quot;Betty&quot;, réalisée en 1984 pour ma pote qui était en taule, ça se finit bien.  N.T.: Vous chantez votre indignation et vos colères depuis tant d&#039;années… Ne ressentez-vous pas un peu de lassitude en voyant que les lignes bougent si peu?  B. L.: Moi, je chante pour des individus, pas pour des masses. Chaque personne a son interprétation de la chanson, ce n&#039;est pas quelque chose de collectif. De toute manière, on ne peut pas changer l&#039;avis des foules, même les dictateurs n&#039;en ont pas le pouvoir. Un artiste se contente de partager une vision du monde. Quand la chanson &quot;Les Mains d&#039;or&quot; est sortie en 2001, j&#039;ai reçu des messages de types de 50 ans, au chômage, qui me disaient: &quot;Enfin quelqu&#039;un qui se préoccupe de nous.&quot; Ça leur a fait plaisir. Ça les a fait pleurer aussi parce que c&#039;était le réel mêlé à de la poésie.  N.T.: Qu&#039;est-ce qui vous fait vous lever le matin? B. L.: J&#039;ai toujours plusieurs projets sur le feu. En ce moment, par exemple, j&#039;apprends l&#039;ancien français. Je lis un tas de choses sur les poètes maudits de la fin du Moyen Âge. Une époque fascinante où se développent l&#039;amour courtois et le chant des troubadours. C&#039;est aussi une période charnière où les arts orientaux sont ramenés par les croisés chez nous. L&#039;Europe découvre qu&#039;une culture plus puissante s&#039;est développée ailleurs. Pour moi, cette période marque un tournant et amorce la Révolution française.  N.T.: Vous avez écrit votre nouvel album à Buenos Aires. Pourquoi l&#039;Argentine? B. L.: Déjà parce que j&#039;aime bien écrire loin de chez moi, comme en exil. Je n&#039;étais jamais allé en Argentine. On ne voit pas les choses de la même façon quand on découvre un pays, une culture. Tout est différent, la façon de manger, de penser, de vivre. Buenos Aires est une ville très mélangée. Les Porteños (habitants de Buenos Aires, NDLR) ont une jolie définition d&#039;eux-mêmes: &quot;Nous sommes des Italiens qui parlent espagnol et se prennent pour des Anglais.&quot;  N.T.: D&#039;où vient ce constant besoin de voir du pays? B. L.: À l&#039;origine, j&#039;étais maître ouvrier dans l&#039;acier. Je bossais de nuit, dans mon usine de Saint-Étienne. Mais j&#039;avais besoin de voir plus large. Adolescent, je rêvais de pirates et de corsaires. Quand j&#039;ai eu assez d&#039;argent, je suis parti au Brésil. J&#039;avais découvert ce pays dans le film musical &quot;Orfeu Negro&quot;, de Marcel Camus. Je me suis dit: &quot;C&#039;est loin, c&#039;est bien.&quot; Là-bas, j&#039;ai appris le portugais et la samba.  N.T.: Quel est votre point d&#039;ancrage maintenant? B. L.:  Longtemps, j&#039;ai vécu d&#039;hôtel en hôtel. J&#039;ai eu des maisons au Vietnam, à Santa Monica (Californie, NDLR), un appartement à Rio de Janeiro. J&#039;ai même acheté une espèce d&#039;usine à coudre dans le centre de Los Angeles pour en faire un loft. Ça ne coûtait rien à l&#039;époque. Maintenant, je me pose dans le sud de la France. Ma femme vit dans une maison près de Hyères, dans un petit bled très sympa, au milieu des vignes. C&#039;est là mon refuge.  N.T.: De qui tenez-vous cette force de caractère? B. L.: De mon père, sans doute. Il était ouvrier et syndicaliste. C&#039;était quelqu&#039;un d&#039;incorruptible. Il ressemblait à un Mongol descendant de l&#039;Altaï: grand, les yeux bruns en amande, très charismatique. C&#039;était un beau mec. Il avait un vocabulaire incroyable. À 16 ans, il m&#039;a mis au boulot. Je suis allé travailler avec lui et je me suis rendu compte qu&#039;il était plus puissant que le polytechnicien qui dirigeait l&#039;usine. Mon père était partisan du dialogue, mais il ne lâchait rien lorsqu&#039;il fallait négocier.  N.T.: Dans &quot;Je tiens d&#039;elle&quot;, vous évoquez votre mère, institutrice. Que vous a-t-elle transmis? B. L.: Petit, j&#039;étais malade des poumons. Je ne pouvais pas aller à l&#039;école. C&#039;est donc elle qui m&#039;a fait la classe. Elle m&#039;a appris à lire dans Baudelaire et Prévert. Je pourrais encore vous réciter des poèmes entiers. &quot;Notre Père qui êtes aux Cieux, restez-y.&quot; Le côté irrévérencieux de Prévert nous faisait beaucoup rire. Ma mère avait un caractère assez affirmé. Elle proclamait: &quot;Il y a trois sortes de gens que je n&#039;aime pas: les curés, les communistes et les instituteurs!&quot; C&#039;est elle aussi qui, la première, m&#039;a fait écouter Léo Ferré. Elle m&#039;a ouvert à la chanson. À la musique aussi, car elle jouait du piano.  N.T.: Que vous inspire le temps qui passe? B. L.: À la fin, c&#039;est toujours lui qui gagne. Mais je m&#039;entretiens. J&#039;ai toujours été très sportif. Enfant, je n&#039;étais pas très épais. Mon père m&#039;a mis à la boxe très tôt. Je n&#039;ai jamais arrêté. Je fais attention à mon hygiène de vie… sans exagérer non plus! Je ne vais pas, comme Sting, me mettre au yoga et manger des graines. Mais si je fais un excès un soir, j&#039;évacue en faisant du sport le lendemain.  N.T.: Avez-vous un regret? B. L.: Un rendez-vous manqué avec Gil Scott-Heron, un musicien poète américain, l&#039;un des tout premiers rappeurs. Il appartenait au mouvement des Black Panthers. J&#039;ai failli enregistrer avec lui, mais il avait des problèmes de drogue. Il est mort avant.  N.T.: L&#039;album se conclut sur L&#039;Ailleurs, une chanson mélancolique sur la mort et l&#039;amour. La perspective de disparaître vous effraie-t-elle? B.L.: Pas vraiment, je fais du rab depuis tellement longtemps. J&#039;ai frôlé la mort. Quand j&#039;ai eu mon problème cardiaque et que je me suis retrouvé à l&#039;hôpital (en début d&#039;année 2021, NDLR), j&#039;ai eu la tentation d&#039;abandonner parce que j&#039;ai eu sept ou huit vies. Je ne suis pas un grand romantique, mais c&#039;est grâce à ma femme si je suis toujours là. Je me suis dit que je ne pouvais pas lui faire ça. Je me suis promis que si je m&#039;en sortais, j&#039;en ferais une chanson. Après l&#039;opération, dans la salle de réanimation, j&#039;ai demandé une lampe, un stylo et du papier, et j&#039;ai commencé à écrire.  * En 2002, le président de la République Jacques Chirac avait prononcé à Johannesburg (Afrique du Sud), lors du IVe sommet de la Terre, la phrase devenue célèbre: &quot;Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.&quot;

  Bernard Lavilliers en 6 dates - 7 octobre 1946 Naissance à Saint-Étienne (Loire) sous le nom de Bernard Oulion.
- 1968 Sortie de &quot;Chanson pour ma mie&quot;, son premier disque.
- 1975 Percée avec l&#039;album &quot;Le Stéphanois&quot;. Le métier de chanteur devient une option sérieuse.
- 1988 Après &quot;État d&#039;urgence&quot; (1983) et &quot;Voleur de feu&quot; (1986), sortie d&#039;&quot;If&quot;… sur lequel se trouve le titre &quot;On the Road Again&quot;.
- 2001 Dédie la chanson &quot;Les Mains d&#039;or&quot; aux ouvriers de la sidérurgie.
- 2023 Suite de sa tournée entamée en 2022 pour l&#039;album &quot;Sous un soleil énorme&quot;.   Il revient sur scène, l&#039;indignation et la combativité toujours chevillées à l&#039;âme. À 76 ans, Bernard Lavilliers n&#039;a pas fini de chanter les maux de l&#039;époque. Dans son nouveau disque, Sous un soleil énorme, il évoque ainsi l&#039;amour au temps du Covid dans &quot;Toi et moi&quot;, les mensonges de politiciens dans &quot;Beautiful Days&quot;, mais aussi ses craintes face aux défis qui attendent notre planète dans &quot;Le Cœur du monde&quot;.
L&#039;album, enregistré à Buenos Aires, est aussi un carnet de bord poétique et intimiste, aux rythmes latinos et dans lequel, pour la première fois, il rend hommage à sa mère. En tournée dans toute la France avec une halte, le 7 janvier 2023, au Zénith de Paris. Informations: www.bernardlavilliers.fr
Sous un soleil énorme, paru en 2021 chez Romance Musique, 16€ environ pour le CD, 24€ environ pour le vinyle.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Bernard Lavilliers: &quot;Je suis un optimiste avec de l&#039;expérience&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Patrick Swirc]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Matthieu Chedid: &quot;J&#039;ai la sensation d&#039;avoir deux fois 25 ans&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/matthieu-chedid-sensation-avoir-deux-fois-25-ans-55774</link>
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      <pubDate>Thu, 25 Aug 2022 13:50:03 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Sous le nom de scène M, Matthieu Chedid fête ses  vingt-cinq ans de carrière avec un nouvel album vitaminé et une tournée en France. Entretien avec un chanteur à la sérénité et la bonne humeur contagieuses.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre temps: Qu&#039;est-ce que la &quot;rêvalité&quot;, titre de votre nouvel album? Matthieu Chedid: Nous vivons dans une société qui a tendance à tout opposer, à tout diviser, à tout mettre en rivalité. La &quot;rêvalité&quot;, c&#039;est une manière d&#039;unir le rêve et la réalité. Nous sommes constitués de l&#039;un comme de l&#039;autre. On peut aussi entendre &quot;rêves alités&quot;. Cet album, fabriqué pendant le confinement, est un remède pour transformer nos rêves malades en quelque chose de plus solaire. Les artistes de la nouvelle génération sont très talentueux, mais souvent, aussi, un peu déprimés. Je veux bien endosser le rôle, sans doute naïf pour certains intellectuels, de l&#039;artiste qui porte cette énergie. La musique est là pour alléger et adoucir.  Dans cet album, il est aussi question de transmission, notamment avec Petit Homme, véritable hymne à l&#039;enfance. Est-ce une question importante pour vous? M.C.: Absolument. Cette transmission est l&#039;une de mes raisons d&#039;être. Nous sommes toujours les dépositaires et les passeurs d&#039;une lignée. J&#039;adore l&#039;idée d&#039;être un vecteur d&#039;histoires que l&#039;on m&#039;a racontées. Cette idée m&#039;imprègne au quotidien. J&#039;ai composé des chansons avec ma grand-mère (la poétesse Andrée Chedid, décédée en 2011, NDLR) et Billie, ma grande fille de 20 ans, chante avec moi sur scène tous les soirs. Ce nouvel album est dédié à ma petite-fille de 9 mois. Quant à mon fils de 3 ans, il commence à avoir une bonne fibre musicale. J&#039;ai l&#039;impression d&#039;être une sorte de trait d&#039;union entre les différentes générations de ma famille. La forme du M, comme deux mains qui se tendent, rappelle un peu cela.  Avec votre famille, vous fonctionnez en troupe. Cela vous rassure-t-il? M.C.: Je vous répondrais par une autre question: pourquoi chercher très loin quand on a devant soi le meilleur? Sincèrement, je connais peu de gens qui chantent aussi bien que ma fille et avec qui je fusionne autant. Il y a quelque chose d&#039;évident à travailler avec mon frère, ma sœur ou mon père. Nous nous entendons tous super bien et cela crée une belle harmonie familiale. Pourquoi s&#039;en priver?  Que vous a transmis votre grand-mère, la poétesse Andrée Chedid, auteure des paroles de la chanson &quot;Je dis aime&quot;, sortie en 1999? M.C.: Elle est ma première source d&#039;inspiration. Sans tomber dans le mysticisme, je la sens toujours très présente à mes côtés. C&#039;était quelqu&#039;un qui vivait de manière très poétique. Elle maniait la langue avec une élégance infinie, une pureté aussi. Mon père, lui, a un rapport aux mots plus réaliste, plus concret. Moi, j&#039;ai un côté plus céleste et lunaire, plus enfantin.  Cette illustre ascendance n&#039;a-t-elle jamais été lourde à porter? M.C.: J&#039;ai toujours eu une admiration totale pour mon père et ma grand-mère. Plus tard, mon personnage de M m&#039;a sans doute aidé à m&#039;émanciper et me faire une place. J&#039;étais un enfant extrêmement timide, réservé, effacé même. J&#039;avais un corps rond, un peu gras, je ne faisais pas de sport. J&#039;étais complexé. Attachant également, je crois. Je me souviens que j&#039;étais terrifié par le monde féminin. Avec ma voix un peu aiguë, comme si elle n&#039;avait jamais mué, je ne me sentais pas très homme. Lorsque j&#039;ai commencé à monter sur scène en M, ma timidité s&#039;est presque transformée en arrogance. Je pouvais aller très loin dans l&#039;humour au huitième degré. Je devenais effronté!  Quelles sont vos autres grandes sources d&#039;inspiration? M.C.: Un jour en sortant de l&#039;un de mes concerts, un type a évoqué mon personnage de M en disant que c&#039;était un parfait mélange entre Prince et Coluche. J&#039;ai été hypertouché car ce sont mes deux héros. J&#039;ai également puisé dans le vivier de la chanson française de mon enfance. Petit, j&#039;étais ami avec Thomas Dutronc, j&#039;allais souvent chez Jacques et Françoise (Hardy, NDLR), chez les Souchon et les Gainsbourg, où Serge me prenait sur les genoux en me montrant comment fermer un briquet Zippo en faisant un bras d&#039;honneur. Ces artistes m&#039;ont guidé. J&#039;ai compris, grâce à eux, la différence entre la grossièreté et la vulgarité. La grossièreté comporte une part d&#039;élégance et d&#039;intelligence où la vulgarité n&#039;est que bassesse. Je trouve que nous vivons dans un monde assez vulgaire. Je me rattache donc à ces modèles-là.  Vous avez aujourd&#039;hui 50 ans, comment avez-vous franchi cette étape? M.C.: J&#039;ai la sensation d&#039;avoir deux fois 25 ans. Sur scène, ces derniers temps, j&#039;ai l&#039;impression de retrouver la fraîcheur et l&#039;énergie de mes premiers concerts avec, en bonus, vingt-cinq ans d&#039;expérience. Je me sens beaucoup plus mature, beaucoup plus aligné qu&#039;il y a quelques années. Mais on en reparle dans vingt ans si vous voulez!  Y a-t-il eu des rendez-vous manqués dans votre riche carrière? M.C.: J&#039;ai eu la chance, il y a une quinzaine d&#039;années, de rencontrer Paul McCartney et de passer une journée en tête à tête avec lui. Nous avons fait la couverture du magazine &quot;Rock &amp; Folk&quot;, joué un peu de musique, discuté, beaucoup. Un jour, il était en concert à Bercy et je devais le retrouver dans sa loge pour envisager un duo le soir même. C&#039;était mon rêve de partager la scène avec lui. Hélas, je me suis retrouvé dans les embouteillages et je suis arrivé en retard. Je n&#039;ai jamais pu vivre ce moment. Cela a été très frustrant.  Où vous voyez-vous dans dix ans? M.C.: Je me laisse porter, sans me projeter plus que ça. La vie est surprenante. J&#039;ai du mal à imaginer faire autre chose que de la musique. Mais ce pourrait être sous différentes formes. Je viens par exemple de terminer la musique du film &quot;Astérix&quot; réalisé par Guillaume Canet. C&#039;est un exercice de style particulier de travailler sur un long-métrage à grand spectacle. J&#039;avais comme référence les films avec Pierre Richard ou Jean-Paul Belmondo, dont on ressortait avec une ritournelle en tête. Il n&#039;y a pas très longtemps, j&#039;ai eu la chance de rencontrer mon modèle en la matière, Vladimir Cosma. J&#039;ai pu lui faire écouter ce que j&#039;avais composé et je crois avoir eu la validation du maestro.  Dans le film, Guillaume Canet vous offre votre deuxième rôle au cinéma. C&#039;est une grande histoire d&#039;amitié entre vous… M.C.: Oui… Nous nous sommes rencontrés en 2006, lorsqu&#039;il m&#039;a proposé de composer la musique de son film Ne le dis à personne. C&#039;est une belle histoire. Il m&#039;appelle un matin pour me proposer le projet mais, à ce moment-là, je travaillais avec Vanessa Paradis sur son album. Je lui dis donc que je n&#039;ai pas le temps. Têtu, il me rappelle. Et là, je pense à Miles Davis et à &quot;Ascenseur pour l&#039;échafaud&quot; mais aussi à Neil Young et &quot;Dead Man&quot; et je lui dis: &quot;OK, j&#039;écris la musique de ton film si tu me laisses improviser dessus&quot;. Il était partant. J&#039;ai regardé le film une première fois, puis enregistré la bande-son en direct. Guillaume était aux anges. Les producteurs un peu moins, mais Guillaume s&#039;est battu. L&#039;ironie du sort, c&#039;est que nous avons obtenu le César de la meilleure musique. La chance du débutant!  Qu&#039;est-ce qui vous rend heureux? M.C.: Je dois avouer que je me sens assez en paix en ce moment. C&#039;est sans doute dû à ce breuvage exceptionnel, cet élixir qu&#039;est la musique. Cela vient surtout des gens qui m&#039;entourent, mes enfants, ma femme et la famille dans laquelle je suis né. Depuis peu, je suis père pour la troisième fois, je me dis que je suis sur la bonne voie. J&#039;ai le sentiment d&#039;être la bonne personne au bon endroit.  Ondes positives Difficile de rester sagement assis à l&#039;écoute de &quot;Rêvalité&quot;. Solaire, ce septième album studio donne envie de danser! Dans ses textes, on retrouve le même plaisir du jeu sur les mots, les rythmes et les images qui ont fait la &quot;patte&quot; de cet artiste, héritier d&#039;une brillante lignée de poètes. Comme dans ses précédents opus, l&#039;imaginaire de l&#039;enfance est célébré dans des titres tels que &quot;Mogodo&quot;, &quot;Nombril&quot; ou &quot;Petit Homme&quot;. La deuxième partie de l&#039;album se fait plus intimiste et acoustique. À l&#039;image de &quot;Mais tu sais&quot;, interprétée avec la chanteuse malienne Fatoumata Diawara. Alors, bien sûr, on M! Rêvalité, Wagram, 16€. Dates de la tournée à retrouver sur labo-m.net  Matthieu Chedid, repères - 1971 Il naît à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
- 1997 Il crée son personnage de M.
- 1999 Il sort son deuxième album, &quot;Je dis aime&quot;.
- 2002 Naissance de sa fille Billie.
- 2007 Il remporte le César de la meilleure musique pour &quot;Ne le dis à personne&quot; de Guillaume Canet.
- 2023 Poursuite de la tournée pour l&#039;album &quot;Rêvalité&quot;, sorti en juin 2022.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Matthieu Chedid: &quot;J&#039;ai la sensation d&#039;avoir deux fois 25 ans&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Yann Orhan]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Disparition de Dani: 5 chansons inoubliables de la chanteuse</title>
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      <pubDate>Tue, 19 Jul 2022 13:37:01 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Emeline Odi]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La chanteuse Dani est décédée mardi 19 juillet suite à un malaise. Elle avait 77 ans. Pour lui rendre un dernier hommage, réécoutez 5 titres incontournables de la chanteuse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La reine du “Paris by night” n’est plus. La chanteuse Dani, de son vrai nom Danièle Graule, est décédée à 77 ans ce mardi 19 juillet des suites d’un malaise à Tours. C’est son manager Lambert Boudier qui a annoncé la nouvelle dans un communiqué partagé par l’AFP. Dans ce message on apprend également qu’elle était en train de finir son prochain album intitulé Attention Départ. L&#039;icône des années 70 a eu une carrière hors norme: mannequin, actrice, chanteuse mais aussi meneuse de revue et fleuriste.Pour lui rendre un dernier hommage, nous vous proposons de redécouvrir 5 titres incontournables de la chanteuse Dani.
   Ce titre fait partie des premières musiques interprétées par Dani. Ici elle chante les sensations et frissons sur une moto. La chanson est tirée de l’album Sans astérisque (1966) et composé par Jacques Lanzmann et Michel Pelay.
  Cette chanson est tirée de l’album Scopitone sorti en 1967. Elle est composée par Frédéric Botton.
  Ce titre est tiré de l’album Elle récitait sa prière (1968) et composé par Fred Pearly et Pierre Chagnon.À lire: Laurent Voulzy: &quot;J&#039;aimerais avoir une foi inébranlable&quot;
  En 1974 Dani devait représenter la France lors du concours de l&#039;Eurovision avec la chanson La vie à 25 ans, composée par Christine Fontane. Malheureusement elle n’a pas eu l’occasion de performer, la télévision française lui retire sa candidature suite au deuil national après la mort du président Georges Pompidou.
  En 2001 Dani reprend Comme un boomerang avec Etienne Daho, un titre composé pour elle par Serge Gainsbourg en 1975 mais recalé pour l’Eurovision. Cette reprise lui permet de retourner sur le devant de la scène et de se faire connaître des jeunes générations.
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Disparition de Dani: 5 chansons inoubliables de la chanteuse]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Capture d&#039;écran Youtube]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Les pouvoirs de la danse! : la lettre aux abonnés de Marie Auffret</title>
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      <pubDate>Tue, 12 Jul 2022 16:34:25 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marie Auffret]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Bientôt la Fête nationale du 14-Juillet, son feu d&#039;artifice et son fameux bal populaire... L&#039;occasion pour Marie Auffret, rédactrice en chef de Notre Temps, de se replonger dans l&#039;émotion que le spectacle des danseurs et de célébrer une pratique qui dit beaucoup de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Chers abonnés, &quot;Non, je ne me souviens plus du nom du bal perdu
Ce dont je me souviens c&#039;est de ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d&#039;eux.&quot;J&#039;avoue, cette chanson de Bourvil me rend à la fois triste et heureuse. Elle donne l&#039;impression que le temps est suspendu, non?
  
  Les pas qui s&#039;accordent, les cœurs qui fusionnent... Je ne sais pas pour vous, mais je suis souvent émue à la vue d&#039;un vieux couple qui danse. Qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;un rock endiablé ou de paso-doble, il y a dans la fluidité des gestes, dans les regards qui se croisent à peine, cette apparente facilité à anticiper les pas de l&#039;autre, un je-ne-sais quoi de mélancolique, comme la si belle chanson de Bourvil. Quelle a été leur vie? A-t-elle été aussi facile et légère que sur la piste de danse? Ont-ils parfois dérapé et eu envie d&#039;arrêter de tourbillonner ensemble?Avant de faire connaissance au travail ou sur les réseaux sociaux, de nombreux couples, chaperonnés ou non, se sont formés sur la piste de danse. Sans les bals, vous et moi ne serions peut-être pas sur cette terre!C&#039;est de cela et de bien d&#039;autres choses que le documentaire Dans les bals populaires nous parle. Je dois la découverte de cette pépite à Christian Morin, notre chroniqueur musicien et dessinateur. Et je l&#039;en remercie!Pour voir le documentaire en replay, c&#039;est par ici


  Une chose est certaine, le bal raconte notre société. D&#039;ailleurs, quoi de mieux que la musique et la danse pour célébrer la liberté, l&#039;égalité et la fraternité lors de notre fête nationale?

Et vous, où en êtes-vous avec la danse? Faites-vous partie des premiers sur la piste? Êtes-vous accro au madison, à la country ou la gavotte? Un vrai pro du tango? Une disco queen jamais loin de la boule à facettes? Irez-vous danser jeudi prochain au bal du 14 juillet? Racontez-nous vos histoires de danses, de rencontres et de pieds en compote en nous écrivant à l&#039;adresse suivante : lettre.abonnes.notretemps@groupebayard.com. Vos courriers seront peut-être publiés dans le magazine.

C&#039;est toujours un plaisir de vous lire, de faire connaissance et d&#039;échanger avec vous.


  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2021/10/22/marie-auffret-3.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Les pouvoirs de la danse! : la lettre aux abonnés de Marie Auffret]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Laurent Voulzy: &quot;J&#039;aimerais avoir une foi inébranlable&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/laurent-voulzy-aimerais-avoir-foi-inebranlable-50246</link>
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      <pubDate>Fri, 22 Apr 2022 10:20:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le chanteur-compositeur au cœur grenadine poursuit sa tournée dans les églises et les cathédrales de France, auxquelles il vient même de consacrer un livre. Il se confie sur ses aspirations, sa famille et sa quête spirituelle.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: D’où vient votre fascination pour les cathédrales, sujet de votre premier livre? Laurent Voulzy: Elle vient de loin ! Petit, déjà, j’étais fasciné par le Moyen Âge. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Évidemment, comme tous les gosses de l’époque, j’avais regardé le feuilleton Ivanhoé sur la télévision en noir et blanc de la maison. Ma mère m’avait aussi offert un petit château fort en bois et en carton que j’adorais. Mais ce dont je me souviens surtout, c’est que j’ai toujours ressenti une attraction pour l’invisible. Cela vient sans doute de ma maman, catholique, née en Guadeloupe, qui, depuis que je suis enfant, me raconte ses souvenirs des tropiques où l’on croit beaucoup aux esprits et à la magie. Cela m’a imprégné. Je me suis ensuite intéressé aux religions, puis, naturellement, aux cathédrales.
  Quand y avez-vous chanté pour la première fois? L.V.: C’était en 2012, à la basilique Saint-Denis. J’ai eu un véritable choc esthétique. C’était dingue de chanter près des gisants et des tombeaux des rois et reines de France. J’avais l’impression de feuilleter un livre d’histoire. Une force spirituelle imprégnait les murs. Vous ne pouvez pas chanter n’importe quoi dans un lieu comme ça. Il faut que le répertoire soit en harmonie, que les chansons entrent en résonance. C’est donc là que j’ai commencé la tournée Lys and Love, en 2013.
  Cet album de pop médiévale témoignait déjà de votre intérêt pour l’histoire et le mysticisme… L.V.: Oui, l’expérience de cet album a été l’une des plus fortes de ma vie, de l’enregistrement à la tournée. On a chanté dans des endroits extraordinaires, des châteaux, des églises… J’en ai gardé un souvenir merveilleux. Cet album s’accordait parfaitement avec ma quête spirituelle. Je suis catholique, j’ai été baptisé et j’ai fait ma première communion mais je ne suis pas pratiquant.
  Croyez-vous en Dieu? L.V.: Je crois en quelque chose, mais je ne sais pas en quoi. J’aimerais avoir une foi inébranlable mais je suis en recherche permanente de sens. J’essaie de comprendre pourquoi nous sommes ici. J’ai le sentiment que nous traversons la vie en loupant quelque chose, en vivant à la surface de nous-mêmes, mais que l’essentiel demeure caché. Je lis beaucoup de textes de mystiques et, depuis 1980, je note tous mes rêves. En les relisant, j’ai l’impression que certains viennent de moi et que d’autres me sont insufflés, comme des messages. Peut-être que Dieu s’adresse à nous par les songes.
  Dans votre livre, vous racontez qu’Alain Souchon, votre comparse de toujours, se moque gentiment de votre quête spirituelle… L.V.: Il a l’esprit beaucoup plus cartésien que moi. Nous sommes très différents, vous savez. Alain a une vision du monde un peu désespérée. Moi, je porte un regard plus joyeux, avec plus d’espérance sur la vie. Très jeune déjà, il était attiré par les beaux textes et les poètes. Il connaît des milliers de vers par cœur. Moi, ça a toujours été la musique. Je suis très admiratif de son travail, des textes de ses chansons. Je crois que c’est réciproque. Nous nous rejoignons sur l’exigence. Nous ne sommes pas facilement satisfaits de ce que nous faisons.
  Votre vie aurait-elle été très différente  si vous ne l’aviez pas rencontré? L.V.: Complètement! La rencontre avec Alain a été déterminante. Elle s’est produite en 1973. Alain venait de gagner un concours de chansons. Sa maison de disques a voulu lui faire enregistrer un album. Ils lui ont dit que pour les arrangements, ils avaient un gars dont les disques ne marchaient pas, mais qui écrivait de bonnes orchestrations. C’était moi! Sur cet album, nous avons fait une seule chanson entièrement ensemble: &quot;J’ai 10 ans&quot;. Et c’est celle-là qui a marché!
  Votre carrière a-t-elle pris forme à ce moment-là? L.V.: C’est arrivé un peu plus tard. Sur le coup, je n’ai pas réalisé à quel point cette collaboration allait transformer nos vies. Cela s’est vraiment concrétisé quand j’ai entendu &quot;Rockollection&quot; pour la première fois, à la radio, en 1977, et que les journalistes ont dit que la chanson pouvait être le prochain tube de l’été. C’est Alain qui avait composé les paroles. Le rêve prenait forme. Depuis l’âge de 15 ans, je ne souhaitais qu’une chose: passer à la radio. Mais jusque-là, ça ne décollait pas vraiment. Une de mes chansons avait été diffusée une fois, en 1972. Je me souviens, j’avais passé la journée, l’oreille collée au transistor. Je l’emmenais partout, même chez l’épicier! Lorsque je l’ai entendue, le soir, l’émotion était folle. Ensuite, jusqu’en 1977, il ne s’est pas passé grand-chose musicalement, hormis ma rencontre avec Alain.
  Aujourd’hui, vos enfants et ceux d’Alain Souchon, musiciens pour certains, poursuivent l’aventure en travaillant parfois ensemble… L.V.: Je trouve cela merveilleux. Nous avons passé pas mal de vacances ensemble. Nos enfants se sont beaucoup vus et sont devenus copains. C’est un peu comme si nous formions une grande famille, même si nous ne nous voyons pas tout le temps.
  Les regrets ont-ils une place dans cette riche carrière? L.V.: J’aurais aimé jouer et faire un album avec Paul McCartney. Ça m’aurait plu. J’aurais eu l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire. J’étais tellement fan des Beatles. C’est vraiment ma génération. Une collaboration est encore possible car nous sommes vivants tous les deux, mais il est tellement sollicité… Sinon, j’ai des regrets d’ordre sentimental qui me torturent aussi. À un moment, j’ai quitté la mère de mes enfants pour une autre femme. Cela a dû faire mal à mes enfants et j’en conçois des remords. C’est dur parfois.
  Quels sont les grands bonheurs de votre vie? L.V.: Aller déjeuner en famille chez ma mère. J’y vais souvent. Elle n’habite pas loin de chez moi. C’est un phénomène ma maman. Elle a 92 ans et dès qu’elle est debout, elle danse! J’ai beaucoup d’admiration pour elle. Elle a eu une vie difficile vous savez. Elle est tombée enceinte très jeune, en Guadeloupe, sans être mariée. Sa famille ne lui a pas laissé le choix: elle lui a dit qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant sans mari et elle l’a donc mise sur un bateau. C’est comme ça que je suis né dans le gris de Paris! J’adore lorsque nous nous retrouvons tous autour de la table, enfants et petits-enfants réunis. Ce sont des moments de grande quiétude pour moi. Chanter devant le public dans ces cathédrales m’apporte aussi beaucoup de bonheur, mais ce sont des moments plus extatiques, moins paisibles.
  Comment vous voyez-vous vieillir? L.V.: On n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens alors on avance, comme dit Alain dans l’une de ses chansons. Disons que jusqu’à mes 70 ans, il y a trois ans, je ne m’en préoccupais pas vraiment. J’avais eu une grosse demi-heure de cafard la veille de mes 60 ans, mais c’était vite passé. Là, très doucement et très sournoisement, s’insinue l’idée qu’il me reste dix ou quinze ans à vivre. Si je tiens jusque-là! Au fond, ce qui m’ennuie le plus, c’est de me dire que je pourrais composer indéfiniment, comme une source intarissable, mais que la vie va s’arrêter. C’est un drôle de truc. Il faudra que nous en rediscutions dans quelques années.
   Le chanteur continue de revisiter son répertoire dans les églises et les cathédrales de France tout au long de 2022. Il a décidé de coucher sur papier sa fascination pour ces édifices dans un livre paru à l’automne dernier.De Chartres à Paris, de Rouen à Strasbourg, de Reims au Mont-Saint-Michel, le chanteur populaire - accompagné du journaliste Laurent Joffrin - a rencontré des spécialistes qui lui livrent les mystères et secrets de ces joyaux architecturaux.- Dates de la tournée sur www.laurentvoulzy.com- &quot;Mes cathédrales&quot;, de Laurent Voulzy, avec la collaboration de Laurent Joffrin, éd. Stock, 230p., 19,50€
  Laurent Voulzy, repères - 1948: Il naît le 18 décembre, à Paris.- 1967: Il remporte un concours musical avec la chanson &quot;Timide&quot;.- 1973: Il rencontre Alain Souchon.- 1977: Sortie de &quot;Rockollection&quot; qui devient le tube de l’été et le fait connaître du grand public.- 2012: Il se lance dans une tournée dans des abbayes et des châteaux pour l’album &quot;Lys and Love&quot;.- 2021-2022: Sortie de son livre &quot;Mes cathédrales&quot; et poursuite de sa tournée dans les édifices religieux
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          <media:title><![CDATA[Laurent Voulzy: &quot;J&#039;aimerais avoir une foi inébranlable&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Florian Jannot-Caeilleté /Hans Lucas via AFP]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Julien Doré: &quot;Plus les années passent, mieux je me sens&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/julien-dore-plus-annees-passent-mieux-sens-45804</link>
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      <pubDate>Mon, 28 Feb 2022 15:20:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En tournée avec son dernier album, le chanteur livre ses inquiétudes pour la planète et son désir de transmettre. Retourné dans ses Cévennes natales il y a quatre ans, le jeune papa, à bientôt 40 ans, se confie, tout en pudeur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: Dans &quot;Aimée&quot; et sa réédition &quot;Aimée encore&quot;, vous délaissez les chansons  d’amour pour nous interpeller sur un monde  qui change. Pourquoi ce changement de cap? Julien Doré: J’ai le sentiment que, quand on a la chance d’avoir une parole relayée comme la mienne, grâce à des journaux comme le vôtre, on se doit de ne pas simplement y injecter des considérations égotiques. Cela s’est réveillé chez moi ces dernières années. J’essaie désormais d’agir un peu différemment. J’ai compris que l’homme que je suis aujourd’hui pouvait témoigner de son époque, raconter certaines difficultés de la vie.
  Votre regard sur le monde semble  assez désabusé. Est-ce le cas? J.D.: C’est parfaitement juste et cela me rend heureux de pouvoir le chanter. Je ne veux pas que ma liberté d’écrire ou de composer soit travestie au nom d’une tyrannie qui dirait que, puisque j’ai la chance de faire ce que j’aime, je me dois juste de faire danser et dire que tout va bien. Évidemment que j’adore voir des tout-petits danser face à un clip dans lequel je joue avec mes amis dinosaures (&quot;Nous&quot;, NDLR) mais, dans mes chansons, je veux aussi pouvoir confier mon désespoir, pas seulement mon optimisme. Grâce à la poésie, on peut éveiller, réveiller, faire danser en même temps qu’on essuie des larmes.
  À quel moment s’est faite cette prise de conscience? J.D.: Il n’y a pas de moment précis. Mon hypersensibilité au monde m’a poussé à m’installer dans mes Cévennes natales depuis quatre ans. Je me suis réancré dans le sol. Cette prise de conscience concorde aussi avec mes 40 ans dans quelques mois et un parcours artistique qui, depuis quinze ans, a grandi assez sainement, par étapes, sans jamais aller trop vite.
  C’est allé vite au début  pourtant… J.D.: Oui mais c’était une effervescence que j’avais le sentiment de maîtriser. Le début, c’était &quot;La Nouvelle Star&quot;, il y a quinze ans. Je vivais cette célébrité soudaine comme quelque chose de très léger et de très joyeux. J’avais parfaitement conscience que lorsque ces paillettes retomberaient, il allait falloir que je travaille beaucoup pour pouvoir continuer à faire ce que j’aime.
  Parlez-nous de cette Aimée dont votre album porte le nom… J.D.: En réalité, il y a deux Aimée. La première est ma grand-mère de presque 102 ans. Alésienne, cévenole, elle était mariée à mon grand-père qui travaillait à la mine d’Alès, dans le Gard. À sa mort, elle a décidé de venir en aide aux veuves de mineurs et de les accompagner dans la défense de leurs droits. Elle a mené ce long combat, celui d’une vie, à la CGT. Jusqu’à ses 90 ans, elle tenait encore des permanences pour aider les gens dans leurs démarches administratives.La deuxième Aimée est ma mère, sa fille. Elle a longtemps été dans une association, à Alès, qui venait en aide aux femmes battues. Elle a un caractère très proche de celui de sa mère. Ce sont toutes les deux de petits gabarits, au tempérament très fort!
  Est-ce pour honorer ce passé de lutte que vous livrez dans cet album des textes  plus engagés? J.D.: Oui, même si je ne me sens pas coupable d’être là où je suis aujourd’hui. Je n’ai plus ce sentiment d’illégitimité qui m’a longtemps habité. Mais c’est vrai que je ne peux plus me réveiller le matin, vivre ce que j’ai la chance de vivre sur cette terre de résistance que sont les Cévennes, penser aux combats de ma mère et ma grand-mère, me souvenir de tout ce qu’elles m’ont transmis, et me contenter de faire danser les gens qui écoutent mes chansons. C’est pour cette raison aussi que je voulais dédier la réédition de l’album à l’association Les Blouses roses qui intervient dans les hôpitaux, auprès des enfants et dans les Ehpad, de manière bénévole et discrète… comme le faisaient ma mère et ma grand-mère.
  Que vous ont-elles transmis? J.D.: Une forme de pudeur et de retenue. Qu’il ne faut pas hésiter à prendre son temps avec les gens. Cela définit assez bien les habitants des Cévennes. On met du temps à ouvrir les bras, mais quand on accueille, c’est pour longtemps. Le fait de peu parler n’est pas un manque de chaleur mais une réserve avant d’ouvrir son cœur. Ces valeurs-là m’ont permis de faire attention lorsque je suis monté à Paris pour faire &quot;La Nouvelle Star&quot;. Soudain, des gens que je ne connaissais pas me demandaient d’ouvrir mon cœur toutes les trois secondes. Je me disais: &quot;C’est bizarre tout ce monde qui veut construire des relations d’amitié avec moi.&quot; Je m’étais transformé dans les yeux des autres et la réserve insufflée par ma famille m’a aidé à me protéger des effets aveuglants de ces paillettes.
  Comment votre famille a-t-elle vécu votre notoriété soudaine? J.D.: Je suis extrêmement reconnaissant de la manière dont ils ont pris les choses. Du côté maternel, on est proche du milieu agricole, on a fait des études plutôt courtes. Leur vie aurait pu les mener à me dire de faire attention, que j’allais me brûler les ailes, que j’avais des rêves trop grands. Mais non. Mes parents m’ont toujours accompagné dans mes rêves d’enfant et d’adolescent. Même si cet univers dans lequel je basculais leur échappait totalement.
  Êtes-vous père vous-même? J.D.: Oui, j’ai la chance d’avoir une très jolie vie depuis près d’un an. C’est d’ailleurs incroyable parce que lorsque j’écris cet album, en 2019, avant même le premier confinement, je ne sais pas que je vais être papa quelques mois plus tard. Pourtant, toutes ces chansons sont destinées à une nouvelle génération. J’écris &quot;Kiki&quot;, ou &quot;Barracuda II&quot;, mais je n’ai aucune idée que quelque chose d’incroyable va prolonger cet élan poétique, et qu’à mon tour, je vais avoir la responsabilité de tenir cette main pendant des années, avant de la lâcher.
  Cette responsabilité vous angoisse-t-elle? J.D.: Si on n’est pas frôlé par l’angoisse, lorsqu’on est parent à notre époque, c’est qu’on est solide! Quand, dans la chanson &quot;Kiki&quot;, qui est une lettre ouverte à un enfant, je dis &quot;J’ai dessiné ta tombe avant même de te bercer&quot;, j’exprime un questionnement. Dans ce monde, ai-je vraiment envie d’avoir un enfant? Je n’avais pas la réponse à ce moment-là. Et aujourd’hui, la vie m’a rattrapé et m’a amené un soleil merveilleux dont les rayons nourrissent mon optimisme.
  Vous aurez 40 ans en juillet prochain, comment vivez-vous le temps qui passe? J.D.: Au plus proche possible de son écoulement! J’essaie d’éviter les résidus de la nostalgie et de trop anticiper sur demain. J’ai compris que, si j’étais dans l’instant, je voyais le temps défiler de manière plus sereine. Globalement, plus les années passent, mieux je me sens. Cela va vous paraître curieux mais j’ai même l’impression qu’il y a une année, à venir, où je me sentirais précisément à ma place. Un peu comme dans un jeu de l’oie. J’avance de case en case, elles sont surprenantes, rigolotes, il y a des épreuves, et plus la vie avance, plus je me sens en accord, les jambes mieux ancrées. Comme si ce jeu de la vie devenait plus la vie et moins un jeu. Alors, évidemment, l’étape des 40 ans me fait sourire. Le fait d’être inscrit, depuis peu, dans une transmission allège aussi beaucoup de choses. Le rôle de père est merveilleux pour ça.
  Julien Doré, repères - 7 juillet 1982: Naissance à Alès, dans le Gard.- 2007: Il remporte le télécrochet &quot;Nouvelle Star&quot;.- 2008: Sort &quot;Ersatz&quot;, son premier album.- 2015: Il reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin de l’année.- 2020: Sortie d’&quot;Aimée&quot;, son cinquième album.- 2021: Sortie d’&quot;Aimée encore&quot;, réédition d’&quot;Aimée&quot;, enrichie de neuf nouveaux titres, avant une tournée en 2022.
  Une mue réussie Avec &quot;Aimée&quot; et sa réédition &quot;Aimée encore&quot;, Julien Doré quitte définitivement les habits du dandy pop pour endosser ceux d’un homme préoccupé par les tourments de son époque. Crise climatique (&quot;La Fièvre&quot;), société qui se délite (&quot;Barracuda&quot;), hommage aux chers disparus (&quot;Ami&quot;) sont quelques‑uns des thèmes abordés par l’artiste. L’espoir et la lumière se glissent aussi dans des chansons douces comme des bonbons (&quot;O Oe To Oe Rima&quot;). Les bénéfices du disque seront entièrement reversés à l’association Les Blouses roses. Le chanteur sera en tournée dans toute la France à partir de février et tout au long de 2022. Toutes les informations sur www.juliendoreofficiel.com
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          <media:title><![CDATA[Julien Doré: &quot;Plus les années passent, mieux je me sens&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Goledzinowski]]></media:copyright>
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      <title>Pour écouter de la musique, vous êtes plutôt:</title>
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      <pubDate>Tue, 01 Feb 2022 12:04:41 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[CD, vinyles, plateformes de musique en ligne, radio... Comment écoutez-vous de la musique? Répondez à notre sondage.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2022/02/01/musique.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Pour écouter de la musique, vous êtes plutôt:]]></media:title>
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      <item>
      <title>Marie-Claude Pietragalla: &quot;J&#039;essaie d&#039;être juste dans tout ce que je fais&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 21 Jan 2022 10:05:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quarante ans de carrière et une passion intacte. La danseuse et chorégraphe retrouve la scène dans un spectacle intime en forme de rétrospective, où mots et gestes se fondent. L’étoile de la danse brille toujours autant!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: avec votre spectacle, La femme qui danse, vous évoquez votre parcours. cette mise à nu a-t-elle été difficile? Marie-Claude Pietragalla: Se raconter de cette manière était un pari risqué. Tout est parti d’un texte que j’ai écrit sur mon rapport à la danse et à mon métier. Je voulais livrer des souvenirs, évoquer certaines émotions et sensations et porter une réflexion sur la danse sans tomber dans l’anecdote. J’ose espérer que ce spectacle dépasse ma personne et que ces émotions trouveront un écho, une résonance auprès du public.
  La transmission est au coeur de votre travail aujourd’hui. Vous avez d’ailleurs ouvert un centre de formation pour jeunes danseurs… Oui, c’est l’aboutissement d’un travail entamé depuis des années. Tout au long de ma carrière, j’ai eu la chance de rencontrer des artistes qui m’ont beaucoup apporté. Aujourd’hui, j’aimerais, très modestement, léguer quelque chose. Ce travail de mémoire est important. D’abord parce qu’il rend humble. Quand on est créateur, on a l’impression qu’on a inventé des choses. Mais nous sommes le fruit d’une histoire. S’inscrire dans une lignée permet de se rappeler d’où l’on vient
  Et vous, d’où venez-vous? J’ai été formée par l’une des plus grandes institutions au monde: l’Opéra de Paris. Je me suis émancipée pour tracer ma propre voie, en sachant ce que je lui devais. Je voulais notamment essayer de m’ouvrir à un public plus large.
  Et vous atterrissez sur la scène de l’Olympia en 2000… Du jamais-vu à l’époque! Oui, c’était une scène mythique où d’immenses artistes s’étaient produits, mais jamais de danseurs classiques. Je voulais défricher des lieux qui me permettraient de toucher de nouveaux spectateurs. Au début, on m’a dit que c’était une drôle d’idée. J’ai persisté, comme l’avait fait Maurice Béjart avant moi. C’est lui qui a contribué à démocratiser la danse en l’amenant dans des salles populaires.
  Tout le monde vous surnomme &quot;Pietra&quot;. Est-ce un surnom choisi ou subi? Choisi! Quand je suis entrée dans le corps de ballet à l’Opéra, il y avait quatre ou cinq Marie-Claude. Lorsque l’une de nous était appelée, nous nous retournions toutes! J’ai donc choisi Pietra pour me différencier. Il se trouve que c’est comme cela qu’on appelait mon père en Corse, où il est né. C’est resté. Mon mari, ma fille et mes amis, tout le monde m’appelle Pietra.
  Comment êtes-vous arrivée à la danse? Quand j’avais 6 ou 7 ans, ma mère avait beaucoup de mal à me canaliser. À l’époque, pour occuper les enfants, les parents avaient le choix entre le foot ou les arts martiaux pour les garçons, et la danse pour les filles. Ma mère m’a donc inscrite à un cours de danse près de chez moi. J’ai rencontré une professeure extraordinaire qui mélangeait tous les arts : la poésie, la peinture, la musique. Cette approche très créative, centrée sur l’imaginaire, m’a marquée pour toujours. Et un jour, mes parents m’ont emmenée voir un spectacle de Maurice Béjart. J’en suis sortie percutée, ébahie, transportée. Je me suis dit: &quot;Voilà, c’est ça que je veux faire.&quot;
  Vos parents vous ont-ils toujours soutenue? Oui, toujours. Sans bien savoir de quoi il s’agissait d’ailleurs. Ils étaient dans le milieu médical et n’avaient pas de formation artistique. À l’époque, on ne savait pas grand-chose du statut d’artiste. Sans doute auraient-ils préféré me voir choisir une carrière de médecin. Mais ils ont toujours été là et m’ont transmis des valeurs qui m’ont accompagnée dans tout ce que j’ai entrepris. Ils me disaient que je devais prouver ma valeur par ce que je faisais. Mon père me répétait cette phrase de Napoléon: &quot;Quand on veut constamment, fortement, on réussit toujours.&quot;
  Avez-vous toujours ce rituel de penser à lui avant de monter sur scène? Bien sûr, et cela ne partira jamais. C’est pour moi une façon d’être en lien avec lui. Il avait une grande fierté à venir me voir danser. Sa mort a été très douloureuse. Elle l’est toujours. Je sens parfois sa présence sur scène. C’est la magie de cet endroit sacré, suspendu entre ciel et terre. Là, un échange est possible avec ce père disparu. La danse, ce n’est pas que de la technique. Cela va bien au-delà. Il y a une dimension spirituelle très forte dans cet art.
  Votre corps vous surprend-il toujours? Bien sûr, car le temps passe et il ne répond pas de la même manière à mes sollicitations. Je travaille beaucoup sur les notions d’équilibre et de déséquilibre. Je dois donc l’écouter très attentivement. Des fulgurances arrivent très naturellement, d’autres moins. On me demande souvent comment, en tant que danseuse, j’aborde le temps qui passe. Très simplement, en fait. À chaque âge de la vie, je suis portée par des envies différentes. Ce qui me faisait vibrer il y a dix ans ne m’émeut plus forcément aujourd’hui. Quand on a 20 ou 30 ans, notre armure est solide. On se sent invincible. Or, ce qui est beau, c’est de danser avec ses forces et ses faiblesses. J’aborde maintenant des choses que je n’aurais pas osé évoquer auparavant.
  La maturité vous a-t-elle permis d’enlever votre armure? L’avancée en âge permet beaucoup de choses. On y trouve une immense liberté, de ton notamment. Dans mon spectacle, je dis: &quot;Il est temps d’affirmer mon identité, ma personnalité, de définir quelle artiste je suis.&quot; J’ai passé des années à essayer de me connaître. Avec l’âge, j’arrive enfin à faire tomber les masques. Je peux me mettre à nu, exprimer ce que j’ai au plus profond de moi. À travers un geste, un mouvement, on peut retranscrire un état d’âme, un état d’être. C’est ce qui m’intéresse aujourd’hui dans la danse.
  De vous, on dit souvent que vous avez un fort caractère, un peu comme un reproche… C’est vrai, ça veut certainement dire un mauvais caractère! Pour un homme, avoir du tempérament est valorisé, alors que pour une femme, c’est souvent dépréciatif. En même temps, je me dis que si j’avais vraiment été la rebelle que l’on décrit parfois, je n’aurais pas pu me prêter pendant vingt-cinq ans à la discipline exigée par l’Opéra de Paris. Il est vrai aussi que j’ai de la personnalité, et un physique qui peut prêter à penser que j’ai un caractère bien trempé. Mais je ne m’en excuse pas. Les gens autour de moi savent que j’essaie d’être juste dans tout ce que je fais.
  Vous travaillez en duo avec votre mari, Julien Derouault, depuis plus de vingt ans. Comment se passe la création à deux? Je trouverais ça plus difficile de travailler seule. Ensemble, nous sommes plus forts, plus efficaces aussi. Nos expériences sont complémentaires. Son regard critique me fait avancer et m’aide à me réinventer. Notre tandem marche bien.
  Un regret? Celui de n’avoir jamais pu travailler avec Barbara, une des plus grandes artistes de son temps. Je l’avais rencontrée dans sa loge, au théâtre du Châtelet, et nous avions beaucoup parlé. Nous avions le projet de faire quelque chose ensemble. Sur scène, c’était une artiste absolue, d’une douceur incroyable et d’une force énigmatique. Elle m’avait fascinée et je me réjouissais de pouvoir envisager un projet artistique commun. Malheureusement, elle nous a quittés avant.
  Marie-Claude Pietragala, repères - 2 février 1963 Naissance à Paris.- 1973 Entrée à l’école de danse de l’Opéra de Paris.- 1990 Nommée danseuse étoile par le chorégraphe et danseur Patrick Dupond.- 2012 Elle intègre le jury de &quot;Danse avec les stars&quot;, sur TF1.- 2018 Avec son compagnon Julien Derouault, elle ouvre une école de danse à Alfortville (Val-de-Marne).- 2021 Elle fête ses 40 ans de carrière avec son spectacle &quot;La Femme qui danse&quot;.
  Une biographie dansée Seule en scène dans son nouveau spectacle, Marie-claude Pietragalla retrace son parcours d’artiste totale, dédiée corps et âme à sa passion. L’ex-étoile de l’Opéra de Paris invite le spectateur dans un voyage aux sources de son art, à la rencontre des monstres sacrés qu’elle a côtoyés, du &quot;Seigneur de la danse&quot; Rudolf Noureev au grand chorégraphe Maurice Béjart. Sa création organique, mise en scène par son compagnon, le chorégraphe Julien Derouault, mêle le corps et l’esprit, le souffle et les mots, le son et la lumière. La grâce de &quot;Pietra&quot; nous fait entrevoir les mystères des corps en mouvement.- &quot;La femme qui danse&quot;, en tournée dans toute la France jusqu’en juin 2022. Rens. www.theatre-du-corps.com
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          <media:title><![CDATA[Marie-Claude Pietragalla: &quot;J&#039;essaie d&#039;être juste dans tout ce que je fais&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Pascal Elliott]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Florent Pagny: &quot;À l’intérieur, je suis encore un gosse&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/florent-pagny-je-suis-encore-gosse-42684</link>
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      <pubDate>Tue, 28 Dec 2021 09:30:12 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le jour de ses 60 ans, le 6 novembre dernier, Florent Pagny a débuté une grande tournée anniversaire. L’avenir, Dieu, sa famille et sa femme: dans son nouvel album, le chanteur n’élude aucune question et parle vrai.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: Une tournée anniversaire pour vos 60 ans, des nouvelles chansons intitulées &quot;Comme avant&quot;, &quot;Les arbres se souviennent&quot; ou encore &quot;L’Avenir&quot;. Quel est votre état d’esprit? Florent Pagny: Je vous rassure, toute cette actualité est empreinte d’optimisme. Ce n’est pas du tout une dizaine difficile à affronter. Moi, je veux mourir avec le sourire, alors je vis pleinement l’instant. Le passé est passé, le futur est forcément un peu flou, autant dévorer le présent à pleines dents. Soixante ans, c’est évidemment une grande page qui se tourne, j’attaque le dernier quart: je ne veux rien rater, pas m&#039;emprisonner moi-même. Et une chose est sûre, à l&#039;intérieur je suis encore un gosse.
  Un &quot;gosse&quot; rebelle? Vous avez toujours des coups de sang? F.P.: Avec le temps, je suis un poil moins rebelle mais j’ai de beaux restes! À mon âge, tu te dis qu’une petite phrase bien placée percute mieux qu’une grande envolée pétaradante. J’ai atténué mon côté grande gueule, par contre la gouaille, je l’ai toujours. C’est ma nature, ma façon de parler et d’être. Mais vu l’époque, heureusement que je me suis calmé. Avec les réseaux sociaux et les chaînes d’info, un mot de travers et tu es mort. Aujourd’hui, la liberté de penser, tu la gardes pour toi, il n’est vraiment pas bon de l’exprimer.
  Vous avez chassé les réseaux sociaux de votre quotidien? F.P.: En partie, oui. J’ai commencé à m’intéresser à Instagram, mais j’ai très vite mesuré l’intrusion, l’addiction aussi, tout ce que je n’aime pas. Je pense que ces outils-là sont malsains et d’autant plus pour les artistes. Nous devons rester un peu inaccessibles… Le voyeurisme, l’obsession du nombre de followers (abonnés, NDLR), c’est assez pathétique. Et puis cela ne fait pas vendre de disques ni des places de concert. J’ai la chance de ne pas appartenir à cette époque. Mon public et moi, on s’est connu avant tout ce cirque.
  Dans la chanson &quot;Comme avant&quot;, vous dites &quot;rien ne sera jamais comme avant&quot;. Seriez-vous tout de même un peu nostalgique? F.P.: C’est une chanson sur la maladie d’Alzheimer, ce sujet me touche. Nous sommes composés de cellules qui meurent peu à peu, on s’en rend compte avec la vue, l’ouïe, mais il y a aussi la mémoire qui se dérobe. Moi, à 60 ans, je zappe déjà tous les prénoms ! Mais pour répondre à votre question, non, je ne suis pas nostalgique même si je pense que nous traversons une époque de déclin total. Nous sommes sur un chemin sombre où on va continuer à se prendre pas mal de claques et enfin, quand nous aurons touché le fond du fond, la renaissance viendra.
  En Patagonie, vous vous sentez protégé de ce &quot;déclin&quot;? F.P.: Oui, en partie, mais de moins en moins. Dans les coins les plus reculés, la technologie, Internet ont débarqué. Figurez-vous que la première question que me posent les gauchos (gardiens de troupeaux argentins, NDLR) quand je veux les embaucher pour veiller sur mon bétail est: &quot;Y a-t-il du réseau?&quot; Et, s’il n’y en a pas, ils refusent le job! Il faut vraiment aller de plus en plus loin pour vivre affranchi de tout cela.
  Une chanson de l’album s’intitule &quot;L’Instinct&quot;. Diriez-vous, comme dans ses paroles, que vous avez toujours suivi votre instinct? F.P.: Oui, bien sûr. Je suis l’homme de mes chansons, elles me racontent. Et, en effet, je suis instinctif, très animal, même si parfois mon cerveau rattrape mon instinct. Mon instinct dicte et mon cerveau organise. Quand je vois d’où je viens, par où je suis passé et où je suis aujourd’hui, je me dis que mon intuition a été une complice fiable. Mais je sais aussi que je suis protégé, je crois en la bonne étoile et aux guides. Quand tu vis des choses inouïes, tu ne peux que lever les yeux et remercier le ciel.
  Remercier le ciel ou Dieu? Vous êtes croyant? F.P.: Dieu c’est nous, Dieu c’est moi, vous. C’est tout ce que l’on est capable de vivre ou de comprendre, c’est ce qui nous lie, c’est notre parcours entre le bien et le mal. C’est à chacun d’entre nous de définir sa propre part de divinité et de croyance. Du coup, non, je ne suis d’aucun dieu, d’aucune religion. À partir du moment où un groupe doit prier un seul dieu, le tout piloté par un seul type, alors là, laisse tomber, c’est mort.
  Azucena, votre femme, n’est-elle pas la clé de voûte de votre équilibre? F.P.: Entièrement! Vingt-neuf ans que ça dure et ce n’est pas fini. Elle me cadre, elle me tient. Je suis quand même un drôle de gars… Alors je dois faire fort pour arriver à sa hauteur et y rester. Le meilleur de moi, c’est elle. J’adore que notre histoire inspire toujours autant les auteurs; dans cet album figure la chanson &quot;Toi et moi&quot;. &quot;Je nous veux toi et moi pour le reste du temps&quot;… Je ne peux pas dire mieux! Au tout début, il y a eu &quot;Et un jour une femme&quot;; en 2013, &quot;Vieillir avec toi&quot;. Et puis, nous nous sommes donné nos pays. Elle se sent tellement bien à Paris et moi tellement bien en Patagonie. Chacun se retrouve dans le monde de l’autre!
  Qu’avez-vous souhaité transmettre à vos deux enfants? F.P.: La liberté, l’ouverture. Ils sont naturellement nés avec deux langues, le français et l’espagnol. Et je leur ai appris l’anglais lorsque nous nous sommes installés à Miami, ils avaient 9 et 12 ans. Ils sont devenus bilingues et aujourd’hui le monde est leur maison. Ils sont souvent aux États-Unis, ils ont la Carte verte, mais on se retrouve régulièrement en Argentine, en France, au Portugal. Ma fille a 22 ans, elle fait de la photo à New York, mon fils a 25 ans, il vit dans l’Oregon où il vient de passer son brevet de pilote et s’adonne au Street Art. Je suis un papa cool mais qui leur a quand même donné un cadre. On leur a transmis le sens de l’effort, la valeur de l’argent. Je ne suis pas né avec des moyens financiers, eux oui; ce n’est pas pour autant que j’ai voulu leur imposer ce que moi j’avais vécu. Nous leur donnons ce qu’ils veulent mais finalement ils ont toujours été très raisonnables. D’ailleurs Azucena, elle, n’est pas flambeuse, contrairement à moi qui peux craquer sans limite, pour des voitures ou des motos.
  Quel fils êtes-vous? Quel rôle tenez-vous auprès de vos parents ? F.P.: Je suis un fils de parents de 85 ans qui s’occupe le plus possible du côté matériel et de l’intendance. Je ne suis pas souvent là pour le déjeuner du dimanche mais je veille à distance. Je prends en charge, je règle les problèmes tandis que mon frère et mes deux sœurs sont sans doute plus présents physiquement. Je m’arrange pour que mes parents aient une vie agréable, ils vivent en Bourgogne et une partie de l’hiver à Biarritz.
  On a la sensation que vous êtes resté un homme &quot;normal&quot; … F.P.: Je le suis, oui. Bien sûr, j’ai tout fait pour qu’on me reconnaisse dans la rue mais, au fond, ça ne m’a pas éloigné de moi-même. Le succès, la célébrité, c’est agréable mais ce n’est pas mon moteur. J’ai d’autres vies ailleurs. En fait, je n’ai pas un ego énorme ; du coup, il est vite rassasié.
  Repères Florent Pagny - 6 novembre 1961 Naissance à Chalon-sur-Saône.- 1988 Premier tube, &quot;N’importe quoi&quot;, une chanson qu’il a écrite et composée.- 20 février 1998 Il reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin de l’année pour le succès de l’album &quot;Savoir aimer&quot;.- 2006 Après treize ans de vie commune, il épouse Azucena Caamaño, la mère de ses deux enfants, Inca, né en 1996, et Aël, née en 1999.- 2007 Il rend hommage à Jacques Brel avec l’album &quot;Pagny chante Brel&quot;.- 2012 Il est coach de la première édition du télécrochet de TF1, &quot;The Voice&quot;. Un rôle qu’il tient jusqu’en 2018 avant de le retrouver en 2021 pour la dixième saison.
  Un album sur mesure &quot;Ce nouvel album, je le dois à Calogero. Il est arrivé avec onze chansons clés en main, j’en ai pris dix sur-le-champ! Ce type-là est une équipe à lui tout seul. Depuis 2000, j’ai un titre de lui dans chaque album. Il aime ce que ma voix est capable de faire. J’avais demandé deux fois des chansons à Carla Bruni sans jamais les recevoir, lui en a obtenu une direct. Il a aussi convié Julien Clerc et Barbara Pravi. &quot;L’Avenir&quot; est le premier titre qu’il m’a fait écouter. Un truc imparable, avec des envolées lyriques! Je lui ai dit: “Il a de l’avenir le gamin qui a écrit ça avec autant de naïve espérance”; et il m’a répondu: “C’est serge Lama!” Et il se trouve que j’adore Lama. Au final, c’est un album très écrit, très composé et bien plus chanson française que variété.&quot;&quot;L’Avenir (Capitol), 16€. La Tournée des 60 ans, du 6 novembre 2021 au 25 mars 2022. Toutes les dates sur florentpagny.fr
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          <media:title><![CDATA[Florent Pagny: &quot;À l’intérieur, je suis encore un gosse&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Yann Orhan]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Julien Clerc: &quot;Assis à mon piano, la magie opère&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/julien-clerc-rencontre-36838</link>
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      <pubDate>Sun, 10 Oct 2021 22:45:40 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[De retour avec son dernier album, &quot;Terrien&quot;, Julien Clerc se lance dans une nouvelle tournée avec ses musiciens. Après avoir passé cinq ans en Angleterre, il s&#039;est confié à &quot;Notre Temps&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[• Notre Temps: pourquoi avez-vous choisi d’intituler votre tournée &quot;Les Jours heureux&quot;? Julien Clerc: J’avais envie de crier ma joie de reprendre la route après cette période atroce que nous avons traversée. Cette tournée sera aussi l’occasion de rendre hommage à des artistes comme Jacques Brel, Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour. Ce sont eux qui m’ont donné envie de me lancer dans cette carrière. Les jours heureux sont également ceux au cours desquels je rêvais à cette vie de musique. Je ne savais pas à quel point ce serait emballant et j’étais loin d’imaginer que je puisse un jour en vivre. Pour tout vous dire, jamais je n’ai pensé que je pourrais faire cela toute ma vie. J’ai eu beaucoup de chance.
  • De quoi doutiez-vous à l’époque? J.C.: Quand j’ai commencé ce métier, ma connaissance musicale n’était pas énorme, vous savez. Petit, j’ai fait du piano classique. J’ai arrêté à 13 ans, car cela me coûtait trop. J’y suis revenu à 17 ans, tout seul, sans leçon. Je reproduisais ce que j’entendais. Il s’est avéré que j’avais une très bonne oreille. Très vite, j’ai composé ma première mélodie. Alors, je me suis dit: &quot;Ça serait vraiment formidable si je pouvais vivre de ça.&quot; Mais j’avais conscience que, comme toute source, celle-ci pouvait se tarir. Dès le premier jour, j’ai vécu avec la hantise que tout s’arrête.
  • Et pourtant vous voilà, vingt-six albums plus tard, avec beaucoup de chansons cultes… J.C.: Oui, mais voilà, chaque fois que sonne l’heure de me rasseoir à mon piano afin de composer un nouvel album, j’ai la sensation de me trouver au pied d’une montagne à gravir. Et chaque fois, la magie opère. Les mélodies viennent et me revoilà prêt pour une nouvelle ascension.
  • Votre famille vous soutenait-elle? J.C.: Elle n’avait rien à voir avec tout ça. Mon père était normalien, il n’entendait rien à la musique. Lui, ce qu’il aimait, c’était la poésie. Quant à mon grand-père, il était ouvrier dans l’aviation. Mes deux mères, elles, adoraient, chacune, des musiques très différentes. Tout cela pour vous dire que je n’ai pas grandi dans une famille d’artistes, et que, lorsqu’à 18 ans je me suis lancé dans cette voie, cela a été une décision très grave pour moi.
  •  Vous avez grandi entre deux femmes au caractère bien trempé, votre mère, à qui vous rendez hommage dans  votre dernier album, et votre belle-mère. Que vous ont-elles transmis ? J.C.: Mes parents ont divorcé quand j’étais bébé. Chose rare à l’époque, j’ai été confié à la garde de mon père. C’est vous dire l’importance qu’a pu avoir ma belle-mère dans ma vie. C’est elle qui m’a élevé. Ma mère vivait seule, ce qui n’était pas aussi répandu que maintenant. Je la voyais le week-end. Toutes les deux adoraient la musique, l’une la chanson populaire et l’autre uniquement la musique classique. Chez ma mère, j’entendais Brassens, Brel, Bécaud et beaucoup de jazz. À Bourg-la-Reine, avec ma belle-mère, c’était Bach et Chopin. L’une venait d’un milieu très populaire, l’autre d’une famille bourgeoise. Petit, je vivais deux existences, deux musiques, deux environnements sociaux très différents. Je pense qu’elles ont construit, dans mon imaginaire, chacune à sa manière, une image positive de la femme forte. Et c’est certainement pour cela que, par la suite, celles qui ont compté dans ma vie étaient toutes des femmes d’action à la personnalité imposante.
  • Vous qui avez beaucoup chanté l’amour, vous revenez avec un album très ancré dans l’actualité. À quoi est-ce dû? J.C.: Aux auteurs! Je l’ai toujours dit, je dépends complètement de mes auteurs. J’aime profondément mettre des textes en musique. Donc je dépends de leur inspiration et de ce qu’ils veulent bien me donner. Eux-mêmes puisent leurs mots dans l’air du temps et l’époque dans laquelle ils vibrent. J’ai commencé avec ceux de Roda (Étienne Rodagil, NDLR) qui n’était pas un auteur de chansons mais une espèce de poète. Ces textes n’avaient rien à voir avec tout ce qu’on entendait à l’époque. Pour un musicien débutant, c’était follement mobilisant et génial.
  • Comment va votre voix? J.C.: Je la travaille beaucoup. Comme Roger Federer qui, entre les tournois, doit travailler son revers jusqu’à plus soif. Je prends des cours de chant au moins deux fois par semaine et j’attends toujours ce rendez-vous avec beaucoup d’impatience. Je trouve que, dans ce métier, les chanteurs ne travaillent pas beaucoup leur voix. C’est pourtant un plaisir sans pareil.
  • Vous revenez de Londres où vous  avez vécu pendant cinq ans. Pourquoi êtes-vous rentré? J.C.: Parce que nous y avions fait notre temps et que l’heure était grave. Vous savez, quand il arrive quelque chose d’alarmant dans votre pays, vous avez envie d’y rentrer. La crise sanitaire a précipité notre retour. Je dois dire aussi que les allers et retours permanents entre ici et là-bas devenaient difficiles depuis le Brexit et la fermeture des frontières.
  • Qu’est-ce qui vous avait incité à vous installer de l’autre côté de la Manche? J.C.: J’ai toujours été très séduit par la culture anglo-saxonne. J’ai souvent enregistré là-bas. Un tiers de mes albums a été fabriqué en Angleterre. À mon adolescence, mes parents m’y ont envoyé pour des séjours linguistiques. J’ai eu la nostalgie de ce moment-là. Lorsque nous avons décidé de partir, Hélène et moi, nous avons voulu offrir à notre fils, Léonard, la possibilité de s’immerger dans les écoles anglaises. Hélène, de son côté, voulait perfectionner son apprentissage de la langue anglaise. Moi je voulais continuer ce que j’avais commencé là-bas et je me suis mis à lire les journaux en anglais. Aujourd’hui, je continue d’ailleurs.
  • Qu’est-ce qui vous rend heureux? J.C.: Ma vie de famille et mon métier. J’ai toujours voulu tout, mais ce n’était pas gagné. C’est un métier où il faut beaucoup s’investir, être égoïste. Du moins, le croit-on. Mais il faut avoir une vie riche pour pouvoir créer. Ce métier est extraordinaire quand on le prend du bon côté.
  • Quel grand-père êtes-vous? J.C.: Je ne suis pas un parfait grand-père car je suis encore père. Mon dernier fils, Léonard, a 13 ans. Donc je ne suis pas le grand-père que je pourrais être, mais j’essaie de faire de mon mieux.
  • Le temps qui passe vous effraie-t-il? J.C.: Un peu comme tout le monde, oui. Mais je fais un métier qui me permet de ne pas trop y penser. À partir du moment où je peux continuer à chanter, être dans la lumière de la scène, composer de la musique, être créatif et répondre aux questions d’un magazine comme le vôtre, cela me va ! Je suis assez fataliste de nature, donc je ne me fais pas trop d’illusions. Mais la manière dont je vieillis, auprès de la femme que j’aime, est douce. Le jour où tout sera fini, je pense qu’on pourra dire que j’ai eu de la chance.
  • Repères - 4 octobre 1947: Naissance à Paris, sous le nom de Paul-Alain Leclerc.- Mai 1968: Le chanteur, qui se fait appeler Julien Clerc, sort son premier disque, &quot;La Cavalerie&quot;. Les paroles de ses chansons sont écrites par Étienne Roda-Gil, rencontré deux ans plus tôt, dans un café près de la Sorbonne.- 1978: il sort l’album &quot;Jaloux&quot;, sur lequel figure &quot;Ma préférence&quot;, écrite par Jean-Loup Dabadie. Le disque se vend à plus de 400 000 exemplaires. Le chanteur devient une star populaire.- 1991: &quot;Fais-moi une place&quot; obtient le prix de la meilleure chanson française aux &quot;Victoires de la musique&quot;.- 2019: il devient l’un des coachs de la 8e saison de &quot;The Voice : la Plus Belle Voix&quot;, aux côtés de Jenifer, Soprano et Mika.- 2021: sortie de l’album Terrien et démarrage de la tournée &quot;Les Jours heureux&quot;.
  • La mélodie de l’espoir Avec &quot;Terrien&quot;, son 26e album studio, composé pendant le confinement dans la maison de ses beaux-parents, Julien Clerc propose des chansons ancrées dans l’époque. Le chanteur s’est entouré de paroliers talentueux, tels que Clara Luciani, Jeanne Cherhal, le rappeur Vincha et le bluesman Baptiste W. Hamon. Travaillant selon la même méthode, le mélodiste hors pair a su envelopper leurs mots de ses notes envoûtantes. Grave parfois, pleine d’espoir toujours, la tonalité du disque ravira les amateurs des titres les plus humanistes de l’artiste.
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          <media:title><![CDATA[Julien Clerc: &quot;Assis à mon piano, la magie opère&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[DR]]></media:copyright>
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      <title>Grand destin: Brassens, coquin de sort</title>
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      <pubDate>Sun, 10 Oct 2021 21:20:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Malgré la célébrité, Brassens reste fidèle à son éthique, dans son art comme en amitié. Eternel modeste, il se disait &quot;faiseur de chansons&quot; plutôt que poète. Après une longue gestation, Georges Brassens est devenu célèbre en quelques mois. Portrait d&#039;un grand amoureux de la langue française et de la liberté, né il y a tout juste cent ans.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Brassens, coquin de sort Paris, 24 janvier 1952. &quot;Encore une connerie!&quot;, grogne Georges, en s’arrêtant net devant l’entrée du cabaret de Patachou, à Montmartre. La chanteuse, coqueluche des nuits parisiennes, cherche des auteurs pour élargir son répertoire gouailleur et on lui a vanté le talent d’un gaillard de 31 ans à la plume volontiers irrévérencieuse et même paillarde. Ce soir, elle l’auditionne. Enfin, s’il arrive… Il n’est pas loin mais toujours bougon, il préférerait faire demi-tour plutôt que d’essuyer un nouvel échec. Il faut dire que depuis qu’il a décidé, quelques mois plus tôt, de tenter sa chance dans la chanson, il n’arrive à rien. Sur scène, sa timidité le paralyse et malgré des textes puissants, il passe inaperçu. D’ailleurs, il n’a pas envie de devenir chanteur, juste d’écrire pour les autres!
  • Un authentique libertaire  Mais voilà, il est prêt à tout pour gagner un peu d’argent et pouvoir aider à son tour Jeanne et Marcel, qui l’hébergent depuis huit ans dans leur masure de l’impasse Florimont, dans le 14e arrondissement parisien. Vivre sans ressource, sans eau courante ni électricité dans une joyeuse anarchie peuplée de copains et d’animaux, il s’en accommode très bien… Mais il pense à Jeanne, qui vient d’avoir 60 ans. &quot;La Jeanne&quot;, la &quot;mère universelle&quot; dont le &quot;pain ressemble à du gâteau&quot;.
Il l’aime toujours, même s’il n’est plus son amant depuis la fin de la guerre. Elle a les qualités qu’il ne cessera de glorifier: la tendresse, la générosité, la fidélité, la modestie… Une authentique libertaire, comme lui! C’est elle qui, la première, l’a encouragé à suivre sa vocation de poète. Elle encore qui l’a caché en 1944 quand il a déserté le STO. Et puis Marcel, son mari qui n’a rien trouvé à redire à leur trio, &quot;l’Auvergnat&quot; au grand cœur mérite, lui aussi, une vie plus douce. Alors, il doit essayer encore. Escorté par des amis d’enfance, des &quot;copains d’abord&quot;, il se résout à franchir le seuil du cabaret. Là, son destin l’attend. Dévoré par un trac qui le fait suer à grosses gouttes, armé de sa guitare, il entonne &quot;La Mauvaise Réputation&quot;, son hymne antimilitariste qui sera interdit de diffusion sur la radio d’État.
Inquiet, avec ce regard grave traversé d’éclairs malicieux qui ne le quittera jamais, il guette une réaction. Patachou l’encourage. Il enchaîne avec &quot;Brave Margot&quot;, &quot;Les Amoureux des bancs publics&quot; et termine en beauté avec &quot;Le Gorille&quot;, plaidoyer contre la peine de mort, lui aussi bientôt censuré. Après un instant de stupeur, l’enthousiasme l’emporte.
Dès le lendemain, il revoit Patachou avec d’autres textes, tous plus aboutis et ciselés les uns que les autres… et pour cause, il s’y consacre corps et âme depuis dix ans. Elle lui prend quelques titres mais en exigeant qu’il en chante aussi dans son cabaret. Là, il va faire deux autres rencontres décisives: Pierre Nicolas, contrebassiste dans l’orchestre de Patachou, qui va devenir le sien tout au long de sa carrière; et Jacques Canetti, directeur artistique des disques Phillips, qui lui fait enregistrer son premier 78-tours, dès le 19 mars. &quot;Dans un an, votre copain sera plus connu que moi&quot;, avait lancé Patachou. C’est exactement ce qui se passe. Son succès fulgurant ne se démentira jamais. Considéré comme un monstre sacré de la chanson à texte, l’anticonformiste qui rêvait de vivre caché va obtenir tous les honneurs et même entrer dans le &quot;Larousse&quot; de son vivant, en 1973.
Lorsqu’il disparaît, en 1981, à seulement 60 ans, il a écrit plus de 200 textes et vendus plus de 30 millions de disques! L’empreinte profonde laissée par Brassens est aussi humaine qu’artistique: intègre, modeste, chaleureux, toujours du côté des plus faibles, il a su jongler avec les registres populaires et littéraires pour créer une œuvre intemporelle qui parle autant au cœur qu’à l’esprit. Il a passé la première moitié de sa vie à l’éclosion de sa vocation et c’est peut-être dans cette longue gestation que réside le secret d’une sincérité que ni la gloire ni l’argent n’ont altérée.
  • L’art de la rime Né à Sète, le 22 octobre 1921, il grandit dans un milieu populaire entre deux parents aux caractères très différents mais profondément unis, notamment par leur amour de la chanson. Elvira, sa mère, une lingère d’origine italienne, catholique fervente, a eu un enfant de son premier mari, mort durant la Grande Guerre. Georges sera toujours très proche de Simone, sa demi-sœur de neuf ans son aînée, d’autant que ses parents n’auront pas d’autre enfant. Son père, Jean-Louis, un athée convaincu, est maçon.
À la maison, tout le monde chante et le bambin connaît rapidement le répertoire à la mode, avec une prédilection durable pour Ray Ventura puis Trenet. Un peu plus tard, il découvre le jazz qui influencera ses compositions très rythmées et sa scansion reconnaissable entre toutes. Au collège, Georges s’ennuie ferme. Sa vie commence après la classe, entre baignades et virées avec les copains. Il s’essaye aussi à écrire des chansons, mais sans connaître le solfège, sa mère lui ayant refusé des cours de musique, de peur qu’il se disperse.
À 15 ans, enhardi par les encouragements et les conseils de son professeur de français, Alphonse Bonnafé, l’écrivain en herbe se met à dévorer de la poésie. Plus tard, il mettra en musique ses poètes favoris: François Villon (&quot;Ballade des dames du temps jadis&quot;), Victor Hugo (&quot;La Légende de la nonne&quot;), Paul Fort (&quot;Le Petit Cheval&quot;), Aragon (&quot;Il n’y a pas d’amour heureux&quot;), Antoine Pol (&quot;Les Passantes&quot;)…
Il se passionne aussi pour la versification et l’art de la rime, dont la maîtrise deviendra indissociable de son style. Lorsque Pierre Seghers proposera à Brassens, en 1963, d’entrer dans la prestigieuse collection des &quot;Poètes d’aujourd’hui&quot;, il acceptera à la condition que ce soit Monsieur Bonnafé, son ancien enseignant, qui en écrive la préface.
  • Un autodidacte acharné Mais l’apprenti poète est aussi un fieffé chenapan prompt à la bagarre et qui se livre à des larcins avec une bande de copains. En 1938, à 17 ans, il se fait pincer et écope d’une peine avec sursis. Accablé par la honte qui frappe sa famille, il arrête l’école, s’enferme chez lui et… se laisse pousser sa célèbre moustache! Pour échapper à l’opprobre, il est finalement expédié à Paris, chez sa tante Antoinette. Il tente vaguement de travailler mais la guerre interrompt ses velléités. Commencent alors ses années de formation.
En autodidacte acharné, il s’initie au solfège sur le piano d’Antoinette, bien avant de toucher sa première guitare, et passe des heures à la bibliothèque. Il trouve tout de même le temps de s’éprendre d’une amie de sa tante, de trente ans son aînée: Jeanne vient d’entrer dans sa vie. En 1943, il doit partir au STO, à Basdorf, près de Berlin, où il rencontre Pierre Onténiente qui, sous le sobriquet de &quot;Gibraltar&quot;, deviendra son secrétaire et comptable.
Un an plus tard, à l’occasion d’une permission, il décide de déserter et accepte l’invitation de Jeanne de se cacher chez elle. Il y restera vingt-deux ans! L’impasse Florimont devient son havre de liberté, une bulle où s’épanouit son inspiration. Il va y écrire des romans, des poèmes, des articles pour ses copains anarchistes du Monde Libertaire et surtout des dizaines de chansons.
Il faudra le remariage de Jeanne en 1966 avec un alcoolique bruyant et hostile pour que Brassens quitte les lieux. Il y était resté malgré sa relation avec l’autre femme de sa vie, Joha, rencontrée en 1947, avec laquelle il refusera toujours d’habiter. Surnommée &quot;Püppchen&quot;, elle est la &quot;poupée&quot; devant laquelle il se fait &quot;tout petit&quot; et à laquelle il fait sa &quot;Non-demande en mariage&quot;.
Le succès non plus ne change rien à son ancrage, même si l’argent gagné lui permet d’agrandir et de moderniser la maisonnette de l’impasse qu’il a rachetée pour l’offrir à Jeanne et Marcel. Malgré la célébrité, Brassens reste fidèle à son éthique, dans son art comme en amitié.
S’il accepte de jouer dans Porte des Lilas de René Clair, c’est parce qu’il est adapté du roman de son ami René Fallet. S’il fait l’animateur sur Europe 1, c’est par reconnaissance pour la première station à avoir diffusé ses chansons interdites sur la radio d’État. S’il est fidèle à Bobino, c’est parce qu’il y est mieux traité qu’à l’Olympia où, en 1962, Bruno Coquatrix l’oblige à se produire alors qu’il souffre terriblement de ses coliques néphrétiques.
Si, en 1980, épuisé par le cancer de l’intestin qui va bientôt l’emporter, il enregistre un ultime album, c’est parce qu’il est en faveur de l’association Perce Neige de son copain Lino Ventura. &quot;La Camarde qui ne [lui] a jamais pardonné d’avoir semé des fleurs dans les trous de son nez&quot; l’emporte le 29 octobre 1981, une semaine après son soixantième anniversaire.
Brassens est inhumé dans le cimetière de sa ville natale, malgré sa &quot;Supplique pour être enterré à la plage de Sète&quot;. Ses chansons lui survivent défiant cette mort qu’il n’aura cessé de narguer: &quot;La mort, c’est une espèce de clown blanc, c’est un faire-valoir. Je me sers de la mort pour vanter la vie.&quot;
Retrouvez Florence Monteil, chef du service culture de Notre Temps, jeudi 21 octobre de 14h à 15h sur France Bleu dans l&#039;émission &quot;Minute Papillon&quot; présentée par Sidonie Bonnec.

Voir la vidéo &quot;La mauvaise réputation&quot;

  
  • Georges Brassens, repères - 22 octobre 1921: Naissance à Sète.
- 1940: Part vivre à Paris.
- 1944: S’installe chez Jeanne dont il est l’amant.
- 1947: Rencontre Joha, dite &quot;Püppchen&quot;.
- 1952: Patachou lance sa carrière. Premier 78-tours.
- 1953: Premier Bobino.
- 1966: Il quitte l’impasse Florimont.
- 1967: Grand Prix de Poésie de l’Académie française.
- 1968: Mort de Jeanne, à 77 ans.
- 29 octobre 1981: Il meurt à 60 ans.
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          <media:title><![CDATA[Grand destin: Brassens, coquin de sort]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[JACQUES AUBERT/ FONDS ESPACE GEORGES BRASSENS]]></media:copyright>
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      <title>Sylvie Vartan: &quot;J’aime ma vie comme elle est&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/sylvie-vartan-jaime-ma-vie-comme-elle-est-33959</link>
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      <pubDate>Thu, 30 Sep 2021 06:51:15 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[2021, année Vartan? La chanteuse fête ses soixante ans de carrière, sort un album, donne une série de concerts et publie une biographie autorisée. Confidences.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Sylvie Vartan: &quot;J’aime ma vie comme elle est&quot;  • Notre Temps: Qu’avez-vous voulu dire avec ce 50e disque, intitulé &quot;Merci pour le regard &quot;? Sylvie Vartan: Comme les précédents, il fait écho à ce que je ressens. J’y parle d’amour sous toutes ses formes. Je suis ravie des chansons qui m’ont été écrites par de nouveaux auteurs comme Clarika, La Grande Sophie, Clara Luciani, Joseph d’Anvers, Léonard Lasry et bien d’autres fidèles comme Éric Chemouny. J’ai hâte de les partager avec le public, dans le cadre intime du Théâtre Édouard-VII à Paris, en octobre, mais aussi à Pleyel, en novembre.  • Vous fêtez vos soixante ans de scène. Que s’est-il passé en 1961, l’année où tout a commencé? S.V.: Cette année-là, je suis au lycée Hélène-Boucher, à Paris. C’était un établissement très strict où nous devions porter des blouses avec notre nom brodé en rouge. J’avais dit à ma mère que je passerais d’abord mon bac, puis que j’entrerais au Conservatoire d’art dramatique. Rien ne s’est passé comme prévu. Mon grand frère, Eddie, m’a fait participer à l’enregistrement d’une chanson, &quot;Panne d’essence&quot;. Le titre est devenu un tube et tout s’est embrasé. Du jour au lendemain, ça a été la folie. Des gens venaient me photographier à la sortie du lycée, créant ainsi presque des émeutes. Tout cela était très mal vu par la direction de l’établissement qui m’a priée de rester à la maison. Je n’ai jamais passé mon bac!  • Et le tourbillon a commencé… S.V.: Exactement. Moi-même, quand j’y repense, je suis hallucinée. Je n’ai pas eu d’adolescence, vous savez. Je suis passée de l’enfance à l’âge adulte, sans transition. C’était incandescent, vibrant, tout s’enchaînait à une cadence infernale, tant et si bien que je ne me rendais pas compte de tout ce qui m’arrivait. J’en ai tellement profité que je n’ai pas du tout la nostalgie de ces années-là. Je pense que j’ai gardé les pieds sur terre grâce à l’éducation que j’ai reçue de mes parents. Ils avaient tout perdu en quittant la Bulgarie, pourtant, je ne les ai jamais entendus se plaindre. Ils ont été des modèles de courage et d’abnégation. Cela m’a structurée dès l’enfance.  • 1961 est aussi l’année de votre rencontre avec Johnny Hallyday… S.V.: Oui, on s’était juste aperçus une première fois dans les coulisses de l’Olympia, où je chantais en première partie de Vince Taylor. À l’époque, je trouvais que c’était un &quot;blouson noir&quot;. De toute manière, mon cœur n’était pas à prendre et je ne m’intéressais pas plus que ça à lui. Grâce à la musique, nous nous sommes revus plusieurs fois et notre histoire a commencé. Au fond, toute ma vie s’est déroulée en musique!  • Quatre ans après sa disparition, comment son souvenir vit-il en vous? S.V.: Il me manque beaucoup. Même si nous étions séparés, il était là quand même. Vous savez, quand on s’est aimés avec autant de passion, la tendresse reste. Pendant un temps, nous nous voyions souvent. Mon mari Tony Scotti avait beaucoup de plaisir à le voir. À la fin des années 1980, Tony a même fait écrire un rôle dans l’un des films qu’il produisait pour le faire tourner. Johnny était très déprimé à cette époque, il se relevait mal de l’insuccès de l’un de ses films. Ensuite, il a refait sa vie et nos chemins se sont un peu écartés.  • Pourquoi avez-vous choisi de prendre position publiquement dans la bataille pour son héritage? S.V.: Les circonstances m’ont contrainte à répondre à certaines accusations mensongères. J’ai préféré sortir de ma réserve pour rétablir la vérité. C’était scandaleux que l’on puisse exposer des papiers d’ordre privé.  • Regrettez-vous de n’avoir pu faire carrière au cinéma, vous qui aviez été pressentie pour jouer dans &quot;Les Parapluies de Cherbourg&quot; de Jacques Demy, &quot;Pierrot le Fou&quot; de Jean-Luc Godard ou encore &quot;La Vie de château&quot; de Jean-Paul Rappeneau? S.V.: Oui, je l’ai longtemps regretté. À l’époque, c’était mon rêve, ma passion, de jouer la comédie. J’avais eu le déclic à l’âge de 6 ans, en jouant dans un film en Bulgarie. La chanson est venue plus tard, totalement par hasard, et a tout emporté. J’aurais rencontré d’autres gens, mais je n’aurais pas connu mon mari, et ce regret brûlant s’est apaisé.  • Comment êtes-vous passée à côté de ces films? S.V.: C’est une histoire démente. Johnny était au service militaire, et je crois qu’il voyait d’un très mauvais œil que je fasse du cinéma. Nous étions jeunes et il était jaloux. Mon agent, Johnny Stark, qui ne voulait pas d’éclats, a donc décliné les offres de ces réalisateurs. Un jour, j’ai croisé Jacques Demy, par hasard, dans la rue à New York. Il m’a appris qu’il avait pensé à moi pour le rôle de Geneviève. J’ai eu un véritable choc, car le film est une merveille. Pour &quot;La Vie de château&quot;, il paraît que Rappeneau avait directement déposé sa demande dans ma boîte aux lettres. Je ne l’ai jamais trouvée. Mais ce n’est pas grave, j’aime ma vie comme elle est. Rien ne m’empêche de refaire des films. J’ai des propositions.  • Comment faites-vous face au temps qui passe? S.V.: Je trouve qu’il passe trop vite, maintenant. Quand on a 20 ans, on se dit qu’on aura toujours le temps. Bien que les parents nous mettent en garde, nous n’y prêtons pas attention. Quand on arrive à un certain âge, on se dit que le temps nous est compté et que l’essentiel de sa vie est derrière soi. Je reste malgré tout assez sereine et fataliste. J’ai bien vécu. Je suis hypocondriaque depuis mon enfance. Je crois que l’amour immense que me portait ma mère y est pour beaucoup. Je me disais toujours &quot;Mon Dieu, il ne faut pas qu’il m’arrive quelque chose, elle ne s’en remettrait pas!&quot;Cela m’est resté.  • Quelle est la réussite, personnelle ou professionnelle, dont vous êtes la plus fière? S.V.: Je ne peux pas dire que je suis fière de ma carrière, on ne réussit jamais tout seul ces choses-là. En revanche, il est vrai que je suis fière de mes enfants, de ma fille Darina et de mon fils David (Hallyday, Ndlr), de l’homme qu’il est devenu malgré les tempêtes. Avoir des parents connus ne devait pas être facile tous les jours. Johnny n’était pas là au quotidien, il était inaccessible. David a traversé beaucoup d’épreuves et est parvenu à devenir quelqu’un de bien malgré tout. Mon mari, Tony, y est pour beaucoup. Il lui a montré le chemin comme si c’était son propre fils. À un moment donné, un garçon a besoin de l’image d’un père fort.  • Qu’est-ce qui vous rend heureuse aujourd’hui? S.V.: Quand on prend de l’âge, le bonheur est de savoir les enfants et les petits-enfants heureux, de voir que leur vie est sur des rails et qu’ils ont trouvé leur voie. De savoir aussi qu’on leur a donné la force d’être indépendant. Je me souviens quand j’ai perdu ma mère, le fait qu’elle me sache heureuse a été un grand réconfort. La perte était tellement douloureuse, le vide causé par sa mort tellement immense, que je me raccrochais à cela.  • Quelle grand-mère êtes-vous? S.V.: Pour tout vous dire, je ne me sens pas vraiment une grand-mère gâteau. Je serais plutôt une mère, pour mes enfants et mes petits-enfants, indifféremment. J’ai même été maman de certains hommes de ma vie, mais c’est une autre histoire! Je dois avoir un instinct maternel assez développé!A lire: &quot;Sylvie Vartan, le tourbillon d’une vie&quot; , de Christian et Éric Cazalot, éd. XO, 416 pages, 21,90€.Dates de tournée à retrouver sur www.sylvie-vartan.com  • Vartan, le retour! Elle n’avait pas enregistré de disque de chansons originales depuis &quot;Sylvie in Nashville&quot;, en 2013. Son album &quot;Merci pour le regard&quot; s’inscrit dans la perspective de son spectacle, &quot;Le Récital&quot;, que la chanteuse veut intimiste. Pour cet opus, Sylvie Vartan s’est entourée de familiers, tel Michel Amsellem, et d’auteurs comme La Grande Sophie, Clarika, Joseph d’Anvers… Ensemble, ils ont concocté des textes et des mélodies aux accents gais ou mélancoliques, que l’artiste interprète de sa voix chaude et profonde. Un excellent millésime Vartan! Le 1er octobre chez Columbia, Sony Music Entertainment,   • Repères - 1944: Naît le 15 août à Iskrets, en Bulgarie.- 1961: Enregistre le titre Panne d’essence. sa carrière démarre.- 1964: Est à l’affiche de l’Olympia en même temps que les Beatles ou Pierre Vassiliu.- 1965: Épouse Johnny Hallyday, rencontré quatre ans plus tôt, à loconville, dans l’Oise.- 1990: Retourne pour la première fois de sa vie dans sa Bulgarie natale pour un tour de chant.- 2021: Sort son 50e album et entame une tournée avec un spectacle baptisé &quot;Le Récital&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Sylvie Vartan: &quot;J’aime ma vie comme elle est&quot;]]></media:title>
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      <title>Quiz: connaissez-vous bien les chansons des années 60?</title>
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      <pubDate>Tue, 30 Jun 2009 09:29:25 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Johnny Hallyday, France Gall, Claude François, Barbara... Les années 60 sont celles des premiers pas et du succès pour des artistes aujourd&#039;hui incontournables.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Chansons des années 60  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quiz: connaissez-vous bien les chansons des années 60?]]></media:title>
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      <title>Vianney, &quot;J’aime beaucoup parler de mon grand-père&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 26 May 2021 14:25:43 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le chanteur de 30 ans a sorti son troisième album à l&#039;automne dernier. Bien décidé à tourner la page d&#039;une année hors du commun, il s&#039;apprête à partir en tournée sur les routes de France. Confidence d&#039;un artiste résolument optimiste.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vianney, &quot;J’aime beaucoup parler de mon grand-père&quot;  • Notre Temps: comment avez-vous traversé cette année difficile? Vianney: Une période comme celle-là permet de réaliser l’importance de profiter de la vie, de l’instant. Plus que jamais, je pense qu’il ne faut pas attendre pour embrasser qui on est vraiment et faire vivre ses projets, ses passions, ses ambitions. Voilà ce que j’essaie de chanter dans mes albums. Je ne suis pas un grand angoissé et j’ai toujours tendance à penser que ce sera mieux demain, mais, comme tout le monde, j’ai parfois été en colère face à certaines décisions du gouvernement… Par exemple, je comprends le sentiment d’injustice exprimé par les petits commerçants qui peinaient à joindre les deux bouts et qui ont dû se serrer la ceinture encore plus. Dans des circonstances aussi inattendues, on peut avoir du mal à faire face.  • Avez-vous eu la sensation que l’épidémie vous avait volé du temps, vous qui avez eu 30 ans cette année? Vianney: Je ne crois pas que je sois en position d’émettre ce type de regrets. Bien sûr, comme tout le monde, j’y ai laissé des plumes, mais si ça a évité à des familles d’être endeuillées, alors je m’en accommode. Être privé de libertés momentanément pour aider les autres, cela me va! On ne peut pas critiquer l’individualisme et se plaindre dès qu’il y a des actions collectives à mener. Le bien commun s’avère parfois contraignant.  • À l’écoute de votre dernier album au titre évocateur, N’attendons pas, on perçoit un sentiment d’urgence. À quoi est-il dû? Vianney: Ce titre vient de loin. J’ai vécu plusieurs années en écrivant des chansons que je rangeais dans un tiroir. J’ai commencé à 12 ans! Le jour où je les ai sorties, ma vie a changé. Je dois reconnaître que je suis bien plus heureux aujourd’hui: je me sens très libre et, chaque jour, je fais ce que j’aime. Il ne faut pas avoir peur de saisir sa chance. Je me suis retenu pendant longtemps et lorsque j’ai eu le courage d’y aller, ça s’est très bien passé.  • Quelle forme a pris votre chance? Vianney: Celle d’une femme qui a cru en mon travail et m’a encouragé dans cette voie artistique. Je l’ai rencontrée grâce à un copain avec qui je faisais de la musique le dimanche. À l’époque, je suivais des études de commerce. Isabelle Vaudey cherchait des voix pour faire de la pub et mon copain lui a dit que j’en avais une un peu bizarre qui pourrait l’intéresser… Je lui ai joué mes chansons et elle m’a dit : &quot;OK, je vais devenir ton agent et nous allons faire un album.&quot; Elle y croyait mille fois plus que moi!  • Pourtant, au départ, vous ne rêviez pas de cette carrière-là… Vianney: Non, je voulais être militaire. Mes parents étaient pilotes. L’idée d’être à l’étranger, de protéger des populations, de vivre des situations dangereuses m’attirait. C’était mon délire! On m’a donc inscrit dans un lycée militaire. J’adorais être en pension et faire ma vie loin de mes parents, un peu comme en colo. Il y avait l’uniforme aussi que j’aimais beaucoup: il nous mettait tous sur un pied d’égalité. Tout cela me plaisait bien.  • Au fil des disques, vous semblez composer un album de famille, un peu à la manière d’un Cabrel. Revendiquez-vous cette filiation? Vianney: Ah oui, ça me ﬂatte beaucoup parce que je l’aime vraiment. Francis est quelqu’un qui m’inspire. Je l’ai rencontré et j’ai joué avec lui, à Astaﬀort (le village où vit Francis Cabrel , dans le Lot-et-Garonne, NDLR). Je lui voue un respect dingue! Pour &quot;l’album de famille&quot;, il me semble eﬀectivement important de dire aux gens qui me sont chers que je les aime. De les remercier… Ça peut paraître bizarre parce que je viens seulement d’avoir 30 ans. Mais j’ai conscience que tout est fragile, que tout peut s’arrêter. Au moins, si je disparais demain, j’aurais dit ce que j’avais sur le cœur à ceux qui doivent l’entendre.  • À ceux qui sont partis aussi. La dernière chanson du disque, &quot;Tout nu dans la neige&quot;, est un vibrant hommage à votre grand-père. De quelle manière a-t-il compté pour vous? Vianney: J’aime beaucoup parler de mon grand-père. Il nous a quittés il y a trois ans et c’était un personnage de roman, un grand-père de rêve. Avec ses petits-enfants, il avait une volonté de transmission, il désirait nous armer pour la vie. Il était très travailleur, avec le goût de la chose bien faite. Dans la rue, il disait bonjour à tout le monde. Mon grand-père avait comme ambition d’être quelqu’un de bien. Ses valeurs me guident. J’aime l’idée qu’il aurait lu notre interview. Quand je lui rendais visite, il avait toujours un exemplaire de &quot;Notre Temps&quot;!  • Vous serez en tournée jusqu’à la fin de l’année. Quel rapport entretenez-vous avec la scène? Vianney: J’adore évidemment, mais cela ne me manque pas quand je n’y suis pas. Cela semble tellement loin de ma réalité quotidienne et je me réjouis de ne pas vivre que dans cet univers. Quand on y pense, c’est surréaliste d’avoir des gens qui chantent vos chansons pendant deux heures, qui vous idéalisent, qui oublient vos défauts. Je trouve cela très agréable, mais quand je descends de scène, je me remets vite dans le vrai bain.  • On vous présente régulièrement comme le gendre idéal. Existe-t-il un Vianney plus sombre? Vianney: Bien sûr, je possède aussi cette facette, comme tout le monde. Je ne suis évidemment pas un homme idéal. Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me drogue pas, mais je ne suis pas sûr que cela fasse de moi quelqu’un de parfait. En revanche, je suis bien dans mes pompes, franc et honnête. Je préfère qu’on me voie comme ça.  • De quoi êtes-vous le plus fier jusqu’à présent? Vianney: Mes proches me disent toujours que j’ai de la ressource et je crois que c’est vrai. Je ne me laisse pas facilement abattre et j’ai une capacité à me relever qui est indéboulonnable. Et pourtant, je m’en suis pris des tôles…  • Dans votre nouvel album, vous chantez d’ailleurs: &quot;Moi, j’ai gagné parfois et perdu souvent/celui qui n’échoue pas n’est pas vivant.&quot; Quels échecs avez-vous connus? Vianney: Des tas! J’ai raté mon collège et mon lycée. Je n’étais pas un bon élève du tout. J’ai souvent frôlé le redoublement. Plus tard, aux concours, tous mes copains réussissaient alors que moi, je me suis toujours vautré. Mais la leçon que j’en ai tirée - et c’est ce que je trouve beau dans l’échec -, c’est qu’il nous indique qu’on ne suit pas le bon chemin. Maintenant, quand quelque chose ne marche pas et que je suis déçu, je change mon fusil d’épaule et la seconde d’après, je remets les mains dans le cambouis.  • Comment vous voyez-vous vieillir? Vianney: J’ai envie de m’accepter avec mon âge et mon physique qui changera. J’aimerais rester admiratif, conserver mes yeux d’enfant, demeurer conscient de mon ignorance et ne jamais arrêter de considérer que j’ai encore beaucoup à découvrir. Ce qui m’intéresse dans la vie, c’est l’idée de progresser, toujours.  • Un disque maison  L&#039;album &quot;N’attendons pas&quot;, sorti en octobre dernier, Vianney l’a écrit, composé, arrangé  et enregistré tout seul, dans son propre studio situé dans la région parisienne. Si cela s’entend aux petites imperfections de réalisation, le disque brille malgré tout par la sincérité, souvent désarmante, de ses textes et par ses mélodies entraînantes. La vie, la nature, l’amour sous toutes ses formes et, bien sûr, la famille sont quelques-uns des thèmes célébrés par le chanteur à la guitare. Les dates de sa tournée, initialement prévue à partir de mars 2021, ont été reportées à la fin de l’année ou réparties sur le premier semestre 2022.  • Vianney, repères - 1991 Naissance à Pau, le 13 février.- 2011 Rencontre Isabelle Vaudey qui devient son agent.- 2014 Sort son premier album, &quot;Idées blanches&quot;.- 2016 est sacré meilleur artiste masculin aux Victoires de la musique et sort son deuxième album intitulé &quot;Vianney&quot;.- 2020 Sort son troisième album &quot;N’attendons pas&quot;.- 2021 Intègre le jury de l’émission The Voice, diffusée sur TF1.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Vianney, &quot;J’aime beaucoup parler de mon grand-père&quot;]]></media:title>
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      <title>5 chansons pour apprendre l’anglais</title>
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      <pubDate>Wed, 19 May 2021 14:39:39 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marine Jamet]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Apprendre l’anglais, stimuler sa mémoire et s’amuser, c’est possible en s’entraînant avec des chansons. Suivez les vidéos, vous deviendrez un vrai champion!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[•&quot;Hello Goodbye&quot; des Beatles Première leçon: saluer son interlocuteur, savoir dire oui et non. Entraînante et facile, cette chanson et idéale pour les grands débutants, ou alors si vous voulez initier vos petits-enfants à la langue de Shakespeare (et aux chansons des Beatles!).Hello helloBonjour bonjourI don&#039;t know why you say goodbye, I say goodbyeJe ne sais pas pourquoi tu dis au revoir, je dis au revoirHello helloBonjour bonjourI don&#039;t know why you say goodbye, I say hello helloJe ne sais pas pourquoi tu dis au revoir, je dis bonjour bonjourRetrouvez la chanson avec les paroles défilantes:   Lisez ici les paroles et leur traduction   •&quot;Dream a little dream of me&quot; des Mamas and the Papas Vous réviserez tout le vocabulaire des tourtereaux ainsi que le présent simple et continu (les fameuses terminaisons en –ing)! Laissez-vous porter par la voix douce de Mama Cass et les délicates notes de guitare de cette chanson d’amour.Sweet dreams till sunbeams find youFais de doux rêves jusqu&#039;à ce que les rayons de soleil te retrouventSweet dreams that leave all worries behind youDe doux rêves qui laissent tous tes soucis derrière toiBut in your dreams whatever they beMais dans tes rêves quels qu&#039;ils soientDream a little dream of meRêve d&#039;un petit rêve de moi Ecoutez la chanson en suivant les paroles:   Retrouvez les paroles et leur traduction   •&quot;Feeling good&quot;, version jazz ou version rock Passons à la chanson la plus reprise de la sélection! À vous de choisir: ambiance jazz avec Nina Simone, crooner avec Michael Bublé ou beaucoup plus rock avec Muse… Maintenant que vous maîtrisez les bases en anglais, entonnez cette ode au bien-être!It&#039;s a new dawnC&#039;est une nouvelle aubeIt&#039;s a new dayC&#039;est un nouveau jourIt&#039;s a new life for meC&#039;est une nouvelle vie pour moiAnd I&#039;m feeling goodEt je me sens bien Retrouvez la version de Michael Bublé et les paroles:   Retrouvez les paroles et leur traduction ici  •&quot;Our last summer&quot;, ABBA Revisitez Paris dans les bottes de deux touristes amoureux avec le célèbre groupe suédois. Cette chanson, aux paroles un peu plus complexes que les précédentes, est ponctuée de références bien françaises auxquelles vous vous raccrocherez (les groupes de touristes devant Notre-Dame, les bistrots parisiens et les croissants du matin…).And strolling down the ElyseeEt en se promenant sur les Champs-ÉlyséesWe had a drink in each caféNous prenions un verre dans chaque caféAnd youEt toiYou talked of politics, philosophy and ITu parlais de politique, de philosophie et jeSmiled like Mona LisaSouriais comme Mona LisaEcoutez la chanson en suivant les paroles:   Découvrez la traduction des paroles ici  •&quot;We are the champions&quot;, Queen Pour terminer votre apprentissage, célébrez vos efforts en chœur avec Freddie Mercury! Vous serez les champions du monde après avoir révisé cette chanson, où l’on retrouve quelques verbes irréguliers (&quot;bring/brought/brought&quot;, apporter), quelques expressions très british (&quot;a bed of roses&quot;, une partie de plaisir) et toute une panoplie de conjugaisons.And we mean to go onEt nous avons l&#039;intention de continuerWe are the champions - my friendsNous sommes les champions - mes amisAnd we&#039;ll keep on fightingEt nous continuerons de nous battreSuivez les paroles sur la chanson:   Regardez la traduction des paroles iciEt vous, de quelle chanson en anglais connaissez-vous les paroles par coeur? Racontez-nous!  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[5 chansons pour apprendre l’anglais]]></media:title>
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      <title>10 voyages en chansons pour faire le tour du monde </title>
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      <pubDate>Mon, 01 Mar 2021 12:00:13 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Couvre-feu et épidémie limitent les grands voyages. Et si nous prenions la tangente? Dix chansons pour aller de Paris à New York en passant par Londres ou Vancouver.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[   • Je pars à New York avec Claude Nougaro   New York? Un nouveau départ pour l’homme aux semelles de swing, Claude Nougaro. Avec &quot;NougaYork&quot;, le chanteur toulousain rend hommage à New York, la ville aux mille pulsations. Celui que sa maison de disque a lâché, qui a vendu sa maison parisienne pour vivre le rêve américain revient sous les projecteurs et décroche un disque d’or en quelques semaines. Le tube sorti en 1987 mêle funk fiévreux, cuivres et boîtes à rythmes. Pour enregistrer, le petit taureau toulousain s’est adjoint les talents de Philippe Saisse (cité dans la chanson) et le guitariste roi du funk Nile Rodgers. La veine créatrice de l’auteur de &quot;Toulouse&quot;, &quot;Cécile ma fille&quot; ou &quot;Quatre Boules de cuir&quot;    percute comme un uppercut et la ville américaine surgit dans sa démesure.  •Je musarde à San Francisco avec Maxime Le Forestier    C’est une maison bleue près du parc Dolorès… qui existe toujours (18e Rue, numéro 3841). Elle a inspiré le chanteur lors d’un voyage avec sa grande-sœur Catherine dans cette ville de la côte ouest en 1971. Ils y restèrent plusieurs semaines, au sein d&#039;une communauté hippie. Écrite en 1972, jouée à la guitare, cette chanson très sobre est un cadeau de remerciements à leurs amis franciscanais, mentionnés dans le refrain: &quot;Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi… &quot;  • Je réponds à l’appel de Londres grâce à The Clash   S’il y a bien une référence discrète à l’appel du 18 juin du général de Gaulle, c’est de Margaret Thatcher au pouvoir dans une Grande-Bretagne en pleine crise économique dont il est question ici. Nous sommes en 1979, en pleine déferlante punk et new Wave. Londres et les grandes villes ouvrières anglaises bruissent de sons nouveaux, de guitares saturées, de cheveux en pétard de toutes les couleurs et l’aura des Beatles a pâli. Radical et engagé, The Clash mené par le chanteur Joe Strummer (mort en 2002) se démarque. Leur troisième album leur vaut la renommée mondiale grâce à &quot;London Calling&quot;, devenu l’hymne d’une génération. La pochette dit tout: Paul Simonon y fracasse sa basse Fender sur scène! Un appel pour réveiller la jeunesse bloquée en pleine récession, entre émeutes raciales et fermetures d&#039;usines. Vingt ans plus tard, le groupe s’en est allé. Reste la chanson, reprise dans &quot;Billy Elliott&quot; de Stephen Daldry. Son sujet? La grève des mineurs et le goût contrarié pour la danse d’un jeune garçon.     • Je pense à Paris avec Mireille Mathieu   Bande originale du film &quot;Paris brûle t-il&quot; de René Clément, la chanson &quot;Paris en colère&quot; écrite par Maurice Vidalin et composée par Maurice Jarre est portée par la voix de Mireille Mathieu. Nous sommes en 1966, la gamine d&#039;Avignon commence à être très connue grâce à ses talents vocaux exceptionnels. Cette fille de tailleur de pierre, aînée de quatorze enfants possède une voix surpuissante (digne d&#039;une Formule 1, sport qu&#039;elle adore) qui lui permet de tout chanter et dans le monde entier. Ambassadrice de Paris et de la France, elle reste la voix française la plus connue!  • Je me trémousse à Rio avec Claude François   Vous aimez danser en rythme comme les Claudettes dans &quot;Je vais à Rio&quot;, cette célèbre chanson de Claude François? Savez-vous qu&#039;il s&#039;agit à l’origine d&#039;un titre australien, chanté par Peter Allen, le premier mari de Liza Minelli? Tout comme &quot;Si j’avais un marteau&quot; ou &quot;Cette Année-là&quot;, &quot;Je vais à Rio&quot; fait partie de ces nombreux titres des années 1960 et 1970 à avoir été adaptés dans différentes langues… De quoi voyager deux fois plus à Rio, pour profiter le sourire aux lèvres d’un des plus grands carnavals du monde.  • J&#039;arpente Philadelphie avec Bruce Springsteen   Parmi les quelques 300 chansons écrites par Bruce Springsteen, &quot;Streets of Philadelphia&quot; répond à une commande, celle du réalisateur Jonathan Demme. Il demande à Bruce Springsteen de raconter l&#039;histoire d&#039;un homosexuel atteint du sida qui se bat pour conserver son travail. Dans le clip, le folk singer déambule dans les quartiers délaissés de cette ville, bien loin de son image touristique (fondation Barnes, parcs, galeries d’art…). La chanson poignante rappelle que la ville dont le nom signifie &quot;amitié fraternelle&quot; en grec doit son origine au rêve de tolérance religieuse de son fondateur, William Penn.  • Je chante dans le port de Vancouver avec Véronique Sanson   Avec &quot;Vancouver&quot;, le piano et la voix puissante de Véronique Sanson nous emmènent au Canada depuis 1976. L’album éponyme marque un vrai tournant dans la carrière de la chanteuse puisque désormais, elle compose et écrit les paroles seule. Celle qui a quitté la France du jour au lendemain pour vivre une relation amoureuse tumultueuse avec celui qu’elle a suivi aux États-Unis en 1973, Stephen Stills y décrit sa vie d’artiste, ses excès mais aussi de ses espoirs et de ses rêves… Vancouver devient l&#039;un de ses plus grands succès et ce premier album est certifié disque de platine! 45 ans après, il nous fait encore danser aujourd’hui.  • Je pars en Week-end à Rome avec Etienne Daho   Un moment de légèreté partagé. Titre phare de &quot;La Notte, la notte&quot;, second album d’un jeune rennais de 27 ans, &quot;Week-end à Rome&quot; est une chanson dansante et pop qui a accompagné le printemps et l’été 1984. Sur la pochette signée Pierre et Gilles, Etienne Daho pose en marinière avec un perroquet sur l’épaule, cheveux humides. C&#039;est le temps de l&#039;insouciance et de la liberté.  • Je rêve d’un lendemain à Montréal avec Robert Charlebois   Retour au Canada, guidé par la poésie de Robert Charlebois. &quot;J&#039;ai besoin de cette lumière / Descendue droit du Labrador / Et qui fait neiger sur l&#039;hiver / Des roses bleues, des roses d&#039;or.&quot; Le chanteur québécois chante son amour pour sa ville natale, que l’on aperçoit dans le clip vidéo - fait d’images d’archives du Montréal des années 70 sous la neige. &quot;Je reviendrais à Montréal&quot;, cette douce balade nous transporte dans les campagnes aux lacs de cristal et aux aurores boréales… Un classique inoxydable.   • Direction Hong-Kong avec France Gall   Brushing assumé, vêtement bleu électrique, chorégraphie délicieusement kitsch et boîte à rythmes… Et si nous sautions à pieds joints dans les années 1980? Suivons France Gall qui nous propose ce tube en 1984, extrait de son douzième album, &quot;Débranche!&quot; Michel Berger l&#039;a composé tout comme l’ensemble de l’œuvre de la chanteuse depuis &quot;La Déclaration d’amour&quot; en 1974. La chanson s’adresse à toutes les futures vedettes qui ne sont pas nées  au bon endroit, le  &quot;pays du dollar&quot;.   ]]></content:encoded>
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      <title>Chanson en vidéo: 6 talents à découvrir (ou redécouvrir)</title>
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      <pubDate>Fri, 12 Feb 2021 06:27:52 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les Victoires de la musique récompensent de jeunes talents et des musiciens confirmés: de Benjamin Biolay à Pomme, la qualité est au rendez-vous. Notre sélection en vidéo pour réveiller nos oreilles.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À côté d&#039;artistes confirmés, une jeune génération aux textes ciselés et aux rythmes bien balancés se fait une place... De futurs grands de la chanson à écouter, lors de la 36e édition des Victoires de la musique. La soirée récompense des artistes vocaux de tous styles, un tremplin pour faire découvrir des talents en direct mais sans public depuis la Seine Musicale sur France 2 le vendredi 12 février. De belles voix aux textes de qualité.  Notre sélection en vidéo.   Des confirmations  Benjamin Biolay Le tube de juin 2020 &quot;Comment est ta peine?&quot; a fait vibrer toutes les générations. À 48 ans, la voix de crooner de Benjamin Biolay règne sur la chanson française, les séries, le cinéma! Déjà couronné en 2010 d&#039;une Victoire, l&#039;artiste prendra le départ en 2021 dans trois catégories (chanson originale, artiste masculin et album!) avec son neuvième album &quot;Grand Prix&quot;. Dans cet hommage au pilote de course Jules Bianchi (accidenté au Grand Prix de Suzuka en 2014 et décédé à 25 ans après un long coma), il alterne comme toujours les accélérations avec une pop entêtante et dansante (&quot;Comme une voiture volée&quot;, Où est passée la tendresse?&quot;) et sait calmer le jeu avec des balades mélancoliques (&quot;La Roue tourne&quot;). Face à lui, Gaël Faye et Vianney sont en lice.   Des révélations  - Noé Preszow, chanteur à texte Nous vous conseillons ce jeune chanteur de 25 ans, dont le nom se prononce &quot;Prèchof&quot;. Ce Bruxellois tout en barbe et fossettes chante les fragiles, les anti-héros ou les solitaires, dans des balades poétiques.  Biberonné à Renaud, Léo Ferré mais aussi Bernard Lavilliers ou Hubert-Félix Thiéfaine, Noé Preszow raconte sa génération, celle des trentenaires &quot;aux semelles de brume&quot; mais pas que. Un artiste à suivre. 
Regardez la vidéo:   L&#039;album &quot;A Nous&quot; vient de sortir chez Tôt ou tard, avant une tournée (si tout va bien)  - Pomme, à croquer! Dans la catégorie &quot;Artiste féminine&quot;, nous craquons pour Pomme, 24 ans qui aura fort à faire face à ses consoeurs, la volcanique Aya Nakamura et Suzane. De sa voix cristalline un peu tremblée, un peu voilée, la jeune compositrice lyonnaise s&#039;accompagne sur scène du minimum. Formée au violoncelle, elle joue de la guitare et aussi de l&#039;autoharpe, une harpe avec 36 cordes et 21 touches! Cette fan de cuisine sait concocter des phrases délicates qui surprennent et nous invitent dans un univers entre folk et country. Déjà couronnée d&#039;une Victoire de l&#039;album révélation en 2020 pour &quot;Failles&quot;, ses textes tout en douceur mais d&#039;une riche maturité séduisent. À écouter en attendant sa prochaine tournée, pour le moment suspendue.
Dernier album: Les failles cachées (Polydor)
Regardez la vidéo: Les cours d&#039;eau   - Hervé, l&#039;hyperactif Nommé dans la catégorie &quot;révélation masculine&quot;, Hervé a fait disparaître son nom de famille (Le Sourd). À 28 ans, ce natif du Finistère aux cheveux ras qui se rêvait footballeur lorgne clairement du côté d&#039;Alain Bashung (&quot;Cœur poids plume&quot; ou &quot;Si bien du mal&quot;). Mais à ce phrasé heurté, il ajoute les rythmes de la French touch, ce qui donne des chansons hyper dansantes.
Regardez la vidéo:
Regardez la vidéo:   Dernier album: &quot;Hyper&quot;, (Initial/Universal)  - Clou, la voix claire C&#039;est un radio-crochet de France Inter qui l&#039;a fait connaître en 2014. La Parisienne Anne-Claire Ducoudray alias Clou a séduit les auditeurs et le jury par son grain de voix très pur. Depuis, elle a roulé sa bosse, faisant les premières parties des concerts de Benjamin Biolay, Vianney, Vincent Delerm, Thomas Dutronc et même Sting. Un brin folk, toujours pop, la jeune artiste chante les tempêtes sous nos crânes, le tout dans une grande douceur.
Regardez la vidéo: &quot;Comme au cinéma&quot;   Dernier album &quot;Orages&quot; (Tôt ou tard)  Un retour - Michel Jonasz, toujours présent
Nommé dans la catégorie &quot;chanson originale&quot; avec &quot;La maison de retraite&quot;, Michel Jonasz, né en 1947, revient à la chanson tout en poursuivant une carrière au cinéma, à la télévision et au théâtre. Absent des circuits (télé et radio), il a pourtant toujours continué à faire des concerts dans toute la France! Son dix-neuvième album parle des sentiments amoureux (&quot;La Maison de retraite&quot;), de la crise, d&#039;écologie et de notre si jolie Terre (&quot;&quot;La Méouge, le Rhône, la Durance&quot;). Les amateurs reconnaîtront le phrasé et le son Jonasz, toujours porté par des cuivres et des claviers...
Regardez la vidéo:   Dernier album &quot;La Méouge, le Rhône, la Durance ” (MJM)
À voir sur France 2 le vendredi 12 février 2021, de 20h45 à minuit ou à écouter en direct sur France Inter  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Chanson en vidéo: 6 talents à découvrir (ou redécouvrir)]]></media:title>
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      <title>J&#039;y étais: ce tourne-disque gravé dans ma mémoire</title>
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      <pubDate>Wed, 20 Jan 2021 15:41:20 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Sans lui, pas question de réussir une après-midi entre copains... ou une fête de réveillon! Vos souvenirs du bonheur d&#039;avoir le précieux électrophone portatif à la grande époque des 45-tours.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[J&#039;y étais: &quot;ce tourne-disque gravé dans ma mémoire&quot;  • &quot;Une valise en plastique orange vif&quot; -Jean-Pierre Moine, 63 ans, Toulon (83)&quot;À 13 ans, je passais mes vacances dans la montagne corse, chez ma grand-mère… où je m’ennuyais. En fouillant dans un bric-à-brac entassé dans le grenier, j’ai  déniché une petite valise dont la couleur m’a intrigué: elle était en plastique orange vif. Inspection faite, ce n’était pas une mallette mais un tourne-disque, dont j’appris plus tard qu’il avait appartenu à la plus jeune de mes tantes maternelles.L’intérieur était blanc, avec un haut-parleur dans le couvercle. Mes parents avaient un électrophone, pas moi. La musique ne m’attirait pas particulièrement mais l’idée de faire fonctionner celui-ci m’amusait beaucoup. Je me souviens de mon excitation quand j’ai passé les premiers 45-tours: au début ça semblait bien fonctionner, sauf qu’à chaque fois que je touchais le bras, je recevais une petite décharge électrique! Ma passion a été de courte durée.&quot;   • &quot;Il n’avait pas de haut-parleur&quot; Gérard Dubois, 77 ans, Villiers-sur-Marne (94)&quot;Vers 1953, j’avais une dizaine d’années et on ne parlait même pas encore d’électrophone, mais de tourne-disque. Nous étions pauvres et ma mère avait sacrifié ses économies pour en acheter un qu’il fallait brancher sur la radio, car il n’avait pas de haut-parleur. Elle avait aussi fait l’acquisition d’un 45-tours d’André Verchuren, avec &#039;Printemps d’Alsace&#039; sur une face.Pour le réveillon de Noël, avec ma mère, ma tante et mon frère aîné, nous avons poussé la table et les chaises de la salle à manger pour danser jusqu’à une heure avancée: nous avons passé et repassé inlassablement les deux airs d’accordéon du disque. Le lendemain matin, les voisins du dessous sont venus nous reprocher nos piétinements, au point que leur lustre se balançait au risque de tomber sur leur tête… en se plaignant de mon frère qui jouait de l’accordéon. Cela nous a bien fait rire!&quot;  • &quot;J’ai cassé ma tirelire pour l’acheter&quot; Marie-Christine Desrues, 76 ans, Sancoins (18) &quot;Mon premier électrophone était un Teppaz, que j’ai acheté en 1959, à 15 ans, avec mon argent de poche. J’en avais envie depuis que ma mère m’avait emmenée dans un magasin qui vendait les disques à la mode: je rêvais de les écouter à la maison. J’ai commencé par un 45-tours de Dalida, puis Hallyday, Paul Anka, les Platters, Marino Marini… Mes parents avaient des moutons et nous avaient donné à chacun, à mon frère aîné et moi, une brebis dont nous pouvions vendre la laine à notre profit. Mon père était un peu fâché que j’aie cassé ma tirelire pour ça: il trouvait ce tourne-disque inutile. Pour l’amadouer, j’ai acheté &#039;Les Roses blanches&#039; de Berthe Silva et tout s’est arrangé, il était content! C’est un beau souvenir.&quot;  • &quot;Grâce à lui, j’ai eu un succès fou&quot; Monique Réveillon, 74 ans, Pierre-de-Bresse (71)&quot;Pour ma première communion, à 12 ans, mon très cher grand-père m’a offert mon premier électrophone, un Teppaz. J’étais la seule dans mon petit village à avoir ce privilège. C’était en 1958. J’ai eu un succès fou grâce à lui, car les garçons plus âgés m’invitaient pour des boums chez eux. Mais mes parents ne m’autorisaient à aller que chez nos voisins les plus proches. À partir de 14 ans, j’ai eu le droit de faire des boums chez moi et chez mes amies. Un souvenir merveilleux. Ensuite, à chaque fête ou anniversaire, on m’offrait des disques: j’en possède encore de très anciens. J’ai eu aussi de grandes cartes sur lesquelles était gravée une chanson. J’ai encore mon Teppaz, et il fonctionne très bien.&quot;  • &quot;Ma fille a écouté tous ses disques d’enfant dessus!&quot; Paule Pestour, 72 ans, Limoges (87)&quot;En 1960, j’avais 12 ans quand ma mère, qui avait très peu d’argent, nous a offert, à mon frère et à moi, un tourne-disque à saphir. Nous n’avions rien demandé, nous ne savions même pas que ça existait! Cet appareil fonctionnait en duo avec un poste de TSF. Il était accompagné d’un disque gravé sur carte postale de Gloria Lasso et de &#039;Itsi bitsi, petit bikini&#039; de Dalida sur vinyle.Nous vivions en Anjou, à la campagne, chez nos grands-parents, nos parents ayant divorcé. Mon grand-père ne comprenait pas ce genre de cadeau mais il nous laissait écouter nos disques, du moment que cela ne le dérangeait pas. Mon frère préférait jouer avec ses copains et c’est moi qui ai gardé l’ensemble. Ma fille, née en 1970, a écouté tous ses disques d’enfant dessus!&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;y étais: ce tourne-disque gravé dans ma mémoire]]></media:title>
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      <title>Francis Cabrel: &quot;J’ai hérité d’un certain sens paysan&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 20 Jan 2021 13:49:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[A 67 ans, le troubadour d&#039;Astaffort n&#039;a rien perdu de son plaisir à chanter l&#039;amour, ses proches et ses indignations. Après la sortie d&#039;un 14e album, &quot;A l&#039;aube revenant&quot;, il lui tarde de retrouver les routes de France. Rencontre solaire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Francis Cabrel: &quot;J’ai hérité d’un certain sens paysan&quot;  • Notre Temps: Votre dernier album est sorti cet automne, dans un contexte totalement inédit. Comment avez-vous vécu l’année écoulée?  Francis Cabrel: Il fallait savoir l’apprécier. J’ai trouvé le temps un peu long. J’ai lu, joué un peu de guitare et beaucoup attendu dans le grand silence de la campagne. J’ai profité de ces moments en famille, avec ma femme et ma fille cadette de 16 ans. Ça ressoude, même si nous n’avions droit qu’à des entrevues frustrantes avec nos deux petits-enfants. Une bonne partie du métier s’était arrêtée. Cela m’a permis de faire une sorte de vide, un travail en sourdine. J’avais terminé mon disque avant le début du confinement du mois de mars. Je l’ai laissé reposer deux mois. Quand je l’ai réécouté en juin, au moment du mixage, j’avais une oreille neuve, cela m’a permis d’éliminer pas mal de choses.  • Dans ce disque, vous vous inscrivez dans la lignée des troubadours, ces &quot;rock stars du Moyen Âge&quot;, écrivez-vous. En quoi vous en sentez-vous l’héritier? F.C.: On m’a très souvent qualifié de troubadour dans la presse, sans doute parce que je chantais des chansons d’amour. Si je ne l’étais pas, j’ai été bien obligé de le devenir! Pour écrire cet album, j’ai lu quelques livres sur les troubadours du XIe siècle, prêtés par mon ami Claude Sicre. C’est lui qui a trouvé cette formule, &quot;rock stars du Moyen Âge&quot;. Je voulais m’inscrire dans cette tradition de poètes chantant l’amour courtois, le respect de la personne aimée, l’amour toujours renouvelé, pur et absolu. C’était aussi une manière de dire que j’appartenais à ce monde occitan, ce grand Sud, entre Limoges, Brive, Toulouse et la Provence, si riche par sa langue, sa culture et sa poésie. Aujourd’hui, c’est important pour moi d’exprimer d’où je viens.  • &quot;Te ressembler&quot; est un bel hommage à votre père, ouvrier immigré italien. Vous sentez-vous coupable d’avoir eu une vie plus douce que lui? F.C.: Sans doute, oui, même si j’exagère ce sentiment dans la chanson. Cela faisait longtemps que je voulais lui rendre hommage. J’avais déjà écrit des chansons pour ma femme ou mes enfants. Mais pas pour lui, le personnage le plus important de ma vie. Je repoussais sans cesse. J’ai pensé que c’était le moment. Nos vies ont été si différentes. La sienne n’était que dur labeur, organisée autour d’un travail très physique, musculaire. Sa famille était arrivée d’Italie sans rien. Il a dû travailler très jeune pour survivre. À 12 ans, il se louait comme garçon de ferme. Il n’a jamais pris un jour de repos. Moi, à côté, j’ai eu la vie facile…  • Que vous a-t-il transmis? F.C.: Le sens du travail et l’opiniâtreté. Je peux parfois passer un mois et demi sur ma feuille avant de trouver la bonne tournure. J’ai aussi hérité de lui un certain sens paysan.  •  A-t-il connu votre succès? F.C.: À peine, il commençait à être malade. De toute manière, on n’exprimait jamais ses sentiments dans la famille. Il n’y avait aucune effusion. Trop de pudeur. Je suis le premier de ma famille à avoir un peu brisé la glace des émotions exprimées. Sans doute pas assez… J’ai été élevé dans cette sorte de mutisme. À l’adolescence, j’étais d’une timidité maladive. Puis, j’ai découvert la guitare et j’ai pu m’exprimer grâce aux chansons. Ça a été libérateur.  • Sur ce titre, votre fille Aurélie fait les chœurs. Trois générations réunies… F.C.: Oui, symboliquement, c’était comme un passage de témoin. C’était la première fois que nous travaillions ensemble. C’était très émouvant. Dans la chanson Les Bougies fondues, vous dites, en vous souvenant de vos 16 ans: &quot;C’est celui que j’étais qui me manque le plus.&quot;  • De quoi êtes-vous nostalgique? F.C.: Cette phrase a intrigué tout le monde. Même ma fille m’a posé la question quand elle a entendu la chanson. J’ai sans doute la nostalgie du temps où j’étais dans l’anonymat. Je n’ai pas tant changé dans ma manière de vivre depuis cette période-là, mais la notoriété a modifié le regard des autres. Parfois, quand je me promène, je frôle les murs. Je préfère regarder plutôt qu’être regardé. Me tenir éloigné de Paris a été un moyen de me préserver.  • Vous évoquez aussi le climat qui se dérègle. C’est un sujet de grande inquiétude pour vous? F.C.: Bien sûr, même si dans la chanson, je le traite de manière poétique. J’ai fumé, j’ai pollué, comme tous les gens de ma génération et, aujourd’hui, je me le reproche. J’ai le sentiment que nous allons dans le mur. Comment nos petits-enfants respireront quand ils auront 25 ans? En attendant, je mange sainement, j’achète en vrac. Toutes ces questions me tarabustent.  • Quelles sont vos plus belles joies dans la vie? F.C: Mes enfants. La naissance de mes trois filles a été un immense bonheur. Je suis heureux quand elles-mêmes sont heureuses et en bonne santé. Je suis aussi assez fier et parfois étonné que les gens, le public, me suivent depuis aussi longtemps. Cette longévité, pour moi, c’était le grand défi. Entre chaque disque, je prends mon temps, je flâne, je gribouille des notes dans mon carnet et, surtout, je vis. Je me demande toujours si les gens auront la patience et l’envie d’attendre jusqu’au disque suivant. J’essaie, à chaque nouvel album, de leur rendre cette fidélité.  • Cet album est-il le dernier… comme le précédent? F.C.: Je serai moins catégorique! Mais, c’est vrai, à chaque fois je me dis que ce sera le dernier. C’est tellement de travail. Parfois, cela me décourage un peu. C’est aussi pour cela que j’ai besoin de prendre mon temps.  • De quoi nourrissez-vous vos chansons? F.C.: De tout. Ce sont parfois des petites phrases qui me viennent à l’esprit ou que j’entends et que je note dans mes carnets. Parfois aussi, ce sont des images qui surgissent. Je lis, pas forcément de la grande littérature, mais des choses bien écrites, dans un style élégant, original. J’aime Jean Echenoz, Alexis Jenni, Fred Vargas. Dans les classiques, Balzac, et les Russes, comme Gogol et Dostoïevski.  • Comment vivez-vous le temps qui passe, vous qui chantez depuis près de cinquante ans? F.C.: Vous vous rendez compte, c’est vertigineux! Je dois avouer que j’ai mal vécu le jour de mes 60 ans. Ce n’était pas une étape très agréable. J’ai eu soudain conscience que chaque instant était précieux. Sur le plan artistique, aussi, j’avais un sentiment d’urgence, le besoin d’exprimer tout ce que je n’avais pas encore dit. Sinon, au quotidien, je n’y pense pas plus que ça. Ce qui me taraude, c’est plutôt le temps qu’il me reste pour bien écrire. J’ai peur de perdre ma lucidité, de ne pas voir que mes chansons sont moins bien tournées ou moins originales.  • Avez-vous un regret? F.C.: Peut-être celui de ne pas avoir été le grand guitariste que j’aurais rêvé de devenir, un musicien soliste, sans limites et expansif, de la trempe d’un Jimi Hendrix ou d’un Eric Clapton, lyrique et ténébreux. Plus sérieusement, au quotidien, je ne suis pas vraiment du genre nostalgique. Je me dis que, s’il le faut, je regretterai tout le dernier jour!  • Retour à la lumière Cinq ans après &quot;In Extremis&quot;, 13e opus du chanteur annoncé comme le dernier, Francis Cabrel a retrouvé un peu de légèreté. Dans &quot;À l’Aube revenant&quot; , son nouvel album, il chante l’amour, toujours, et la sensualité, comme dans la touchante Ode à l’amour courtois. Il y rend aussi hommage aux personnages qui ont marqué son parcours intime et professionnel. Son père, d’abord, à qui il consacre la très belle chanson &quot;Te ressembler&quot;, mais aussi l’ami Jacques Dutronc, à qui il dédie un titre. Comme à chaque fois, l’auteur-compositeur a conçu les textes et la musique. Du grand Cabrel.  • Repères 1953: Naissance le 23 novembre, à Agen, dans le Lot-et-Garonne.1977: Il se fait remarquer avec son premier album, &quot;Les Murs de poussière&quot;, sur lequel figure &quot;Petite Marie&quot;.1979: Dès sa sortie, sa chanson &quot;Je l’aime à mourir&quot; devient un tube international.1994: Il monte les Rencontres d’Astaffort, des ateliers pour auteurs-compositeurs-interprètes, dans le petit village du Lot-et-Garonne où il vit.2015: Sortie de &quot;In Extremis&quot;, son 13e album.2020-2021: Préparation d’une tournée pour &quot;À l’aube revenant&quot;, son 14e album.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Francis Cabrel: &quot;J’ai hérité d’un certain sens paysan&quot;]]></media:title>
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      <title>Quiz : testez vos connaissances sur les différents instruments de l&#039;orchestre !</title>
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      <pubDate>Tue, 03 Nov 2020 16:07:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Lorraine T]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Connaissez-vous bien tous les instruments de l&#039;orchestre ? Testez vos connaissances grâce à ce quiz !]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Quiz : testez vos connaissances sur les différents instruments de l&#039;orchestre !]]></media:title>
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      <title>Quiz. Connaissez-vous bien Georges Brassens?</title>
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      <pubDate>Mon, 26 Oct 2020 23:00:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il y a quarante ans disparaissait Georges Brassens, le 29 octobre 1981. Du &quot;Gorille&quot; aux &quot;Bancs publics&quot;, vous connaissez ses chansons... Mais que savez-vous de sa vie?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quiz. Connaissez-vous bien Georges Brassens? Pour l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, Brassens était &quot;le plus grand poète français&quot;. Écouter un de ses récitals, c’était &quot;écouter François Villon en personne ou un Rabelais perdu et féroce&quot;, témoignait le prix Nobel de littérature dans son ouvrage &quot;Notas de Prensa&quot;, en 1981. Un hommage appuyé, relayé par des milliers d’amoureux de la langue riche et libre de l’homme à la moustache.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quiz. Connaissez-vous bien Georges Brassens?]]></media:title>
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          </item>
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      <title>Appel à témoignages: &quot;Mon premier électrophone&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/appel-a-temoignages-mon-premier-electrophone-23605</link>
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      <pubDate>Wed, 14 Oct 2020 09:50:12 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Sans lui pas question de réussir une après-midi entre copains...! Avez-vous eu le bonheur d’avoir le précieux tourne-disque portatif à la grande époque des 45T et de &quot;Salut les copains&quot;?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Teppaz, Philips, Mélodyne, Pathé Marconi… Ces électrophones, aussi appelés &quot;discophones&quot; à leurs débuts, ont bercé les années 1960 au son des tubes yéyé. Comment réussir une surprise-partie sans lui? Compact dans sa petite valise dont le couvercle abritait l’ampli, il a aussi séduit les jeunes mélomanes épris de grands classiques!Quand avez-vous écouté pour la première fois un disque sur ce type de modèle? Était-ce chez vous, chez un proche, chez un copain, à l’école…? Quel souvenirs en gardez-vous? Quel âge aviez-vous? Quels disques ont été passés?Avez-vous eu, vous-même, un de ces tourne-disques? À quelle occasion l’avez-vous obtenu? Quel modèle? Était-ce celui dont vous rêviez? Connaissiez-vous le célèbre &quot;Oscar e Teppaz&quot; qui a fait fureur dans les années 1960? De quelle couleur? La tête de lecture était-elle un saphir ou un diamant? Quels étaient vos disques de prédilection? À quel rythme vous en serviez-vous?Avez-vous des anecdotes liées à cet électrophone? Une panne au pire moment? Des disques empilés qui s’écroulent sur la platine? Un premier slow? Des soirées entre amis…? Si vous avez des souvenirs précis et des anecdotes liés à votre premier électrophone, racontez-les nous: certains de vos récits seront publiés dans la rubrique &quot;J’y étais&quot; du magazine Notre Temps .   Comment témoigner Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d’une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com . Précisez vos nom, prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/10/14/appel-a-temoignages-mon-premier-electrophone.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: &quot;Mon premier électrophone&quot;]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Si tu t’imagines de Juliette Gréco: l&#039;histoire d&#039;une chanson mythique</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/si-tu-timagines-de-juliette-greco-l-histoire-d-une-chanson-mythique-9625</link>
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      <pubDate>Wed, 23 Sep 2020 17:00:32 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Olivier Calon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En 1950, elle était déjà &quot;la muse de Saint-Germain-des-Prés&quot;, mais pas encore chanteuse. Une chanson, choisie par... Jean-Paul Sartre, fera de Juliette Greco une interprète populaire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Si tu t’imagines, Juliette Gréco   Un soir du début du printemps 1949, la jeune Juliette Gréco, comédienne et pilier de Saint-Germain-des-Prés – sa &quot;muse&quot; -, dîne avec Jean-Paul Sartre au restaurant La Cloche d&#039;or, à Montmartre. En redescendant vers la Seine, le philosophe questionne la jeune femme : &quot;Alors, il paraît que vous allez chanter?&quot; Interloquée, Gréco bredouille. Mais Sartre insiste et lui dit : &quot;Je vais vous choisir vos chansons&quot;… Dès le lendemain, il lui propose quelques textes.Parmi eux, un poème de Raymond Queneau qui débute ainsi : &quot;Si tu t&#039;imagines&quot;. Juliette Gréco, qui commençait effectivement à envisager de chanter, est emballée par ce texte et souhaite que Joseph Kosma, compositeur à succès (des &quot;Feuilles mortes&quot;, notamment), en écrive la musique. Sartre jouera les intermédiaires puisque Kosma n&#039;a pas le téléphone... En choisissant ce texte, Sartre démontrait un &quot;flair&quot; peu commun : le texte collait parfaitement à cette chanteuse… qu&#039;il n&#039;avait jamais entendue chanter. Et pour cause, puisqu&#039;elle n&#039;avait jamais chanté en public !Muse de Saint-GermainQuelques semaines plus tard, le 22 juin, Juliette Gréco, paralysée par le trac, fait la réouverture du cabaret &quot;Le Bœuf sur le toit&quot;, situé non loin des Champs-Elysées. Elle interprète &quot;Si tu t&#039;imagines&quot; avec une sensualité, une ironie, une grâce qui lui valent un vif succès.François Mauriac, qui figure parmi l&#039;auditoire, l&#039;invite à sa table ; Marlon Brando, présent lui aussi, la félicite. L&#039;année suivante, elle enregistre son premier 45 tours, sous le label Columbia.
  Un succès immédiat En plus de &quot;Si tu t&#039;imagines&quot;, ce premier disque de Juliette Gréco contient une chanson écrite par Jean-Paul Sartre lui-même (&quot;Rue des Blancs Manteaux&quot;, le seul texte de chanson qu&#039;il ait écrit) et une autre par Robert Desnos (&quot;La Fourmi&quot;), toutes mises en musique par Joseph Kosma. Queneau, Sartre, Desnos, Kosma : un quatuor de choc pour un premier disque !Quelques jours après l&#039;enregistrement, Juliette Gréco part pour plusieurs semaines chanter à Juan-les-Pins, dans la succursale du théâtre du &quot;Vieux Colombier&quot;. De retour à Paris, elle reçoit un engagement au cabaret &quot;La Rose Rouge&quot;,haut-lieu de la &quot;chanson rive gauche&quot;, créé par Nico Papatakis, mari d&#039;Anouk Aimée, où chaque soir 230 personnes se bousculent pour entrer dans une salle qui, décemment, n&#039;en contient que la moitié…
  D&#039;après Ronsard Le poème chanté par Juliette Gréco, connu sous le titre de &quot;Si tu t&#039;imagines&quot;, s&#039;intitule en réalité &quot;C&#039;est bien connu&quot;. Ecrit par Raymond Queneau à la suite d&#039;une rupture amoureuse, il fut d&#039;abord publié dans le recueil L&#039;Instant fatal . C&#039;est un clin d&#039;œil à l&#039;Ode à Cassandre, célèbre poème de Ronsard (&quot; Mignonne, allons voir si la rose &quot;).D&#039;ailleurs, Queneau, esprit malicieux, présentait ainsi ce poème : &quot;Sur un t&#039;aime de Ronsard, pouète françoué&quot; Mais la chanson obtint un tel succès qu&#039;elle donna son titre au recueil général des poésies écrites par Raymond Queneau entre 1920 et 1951.&quot;Si tu t&#039;imagines&quot; lança Juliette Gréco, archétype de la chanteuse &quot;rive gauche&quot;, interprète exceptionnelle, qui sut offrir à un vaste public des textes exigeants.
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Si tu t’imagines de Juliette Gréco: l&#039;histoire d&#039;une chanson mythique]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les 10 chansons françaises qui rendent vraiment heureux</title>
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      <pubDate>Mon, 14 Sep 2020 15:33:56 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier,Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Réécoutez ces chansons qui nous donnent le sourire et nous font voir la vie en rose! ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Nos 12 chansons du bonheur… en français!  1) Charles Trenet, &quot;Y&#039;a d&#039;la joie&quot;   Ina.frSur la scène de l&#039;émission &quot;Musicolor&quot; en mai 1969, pour ses trente ans de chansons, Charles Trenet chante &quot;Y&#039;a de la joie&quot;, accompagné de l&#039;orchestre de Mickey Nicolas.Créée en 1937 pendant son service militaire, la chanson sera enregistrée en 1938. Ce sera Maurice Chevalier qui la fera d&#039;abord connaître. Le ton nouveau, fantaisiste et poétique, est révolutionnaire. La tour Eiffel et les auditeurs partent en balade avec Trenet!
  2) Luis Mariano &quot;La belle de Cadix&quot;   Ina.frEn mars 1966, Luis Mariano chante en direct &quot;La Belle de Cadix&quot; dans l&#039;émission &quot;Le Palmarès des chansons&quot;. Accompagné par le grand orchestre de Raymond Lefèvre, il reprend l&#039;air célèbre de l&#039;opérette créée en 1945 par Francis Lopez. &quot;La Belle de Cadix&quot; sera jouée sans discontinuer pendant deux ans, puis deviendra un film musical interprété par Carmen Sevilla et Luis Mariano en 1953.
  3) Edith Piaf &quot;La vie en rose&quot;   Ina.frDepuis sa création en 1946, &quot;La Vie en rose&quot; a fait le tour du monde et des centaines de versions ont été enregistrées: Louis Armstrong, Yves Montand, Marlène Dietrich, Grace Jones ou encore le Trio Esperanza. Mais c&#039;est celle de la Môme Piaf qui a marqué à jamais les mémoires. Elle l&#039;interprète ici en avril 1954 dans l&#039;émission &quot;La joie de vivre&quot; présentée par Jacqueline Joubert.À lire aussi:Edith Piaf: vos plus beaux souvenirs
  4) Georges Brassens, &quot;Les bancs publics&quot;   Ina.fr21 nov. 1959, Georges Brassens assis sur un tas de bûches chante &quot;Les Bancs publics&quot;, l&#039;une des premières chansons qu&#039;il a écrite dans les années 1947 et interprétée sur la scène de chez Patachou. Dès 1952, le succès est immédiat. Un classique pour les amoureux (et les autres).À lire aussi:Brassens célèbre les amoureux des bancs publics
  5) Claude François &quot; Alexandrie, Alexandra&quot; Ina.fr
   Accompagné de sa troupe de Clodettes, Claude François chante &quot;Alexandrie, Alexandra&quot; en novembre 1977 dans &quot;Numéro un&quot;. Cet incontournable des discothèques signé Étienne Roda-Gil n&#039;a pas pris une ride. C&#039;est le moment de pousser les meubles, de rouler les tapis dans le salon familial et de reprendre ensemble la chorégraphie endiablée!!!
  6) Michel Fugain &quot;C&#039;est la fête&quot; Écoutez la version modernisée, sans la troupe du Big Bazar, présentée par Michel Fugain en 2012 au Grand Studio RTL! Le titre date d&#039;il y a quarante ans et tient toujours la route.
   7) Gérard Lenorman &quot; La ballade des gens heureux&quot;       8) France Gall &quot;Ella, Elle l&#039;a&quot; L&#039;hommage de Michel Berger à la grande chanteuse de jazz fit redécouvrir Ella Fitzgerald (1917-1996) à toute une génération.
   9) Mathieu Chedid &quot; Crois au printemps&quot;   &quot; Crois en l&#039;amour, Comme on croit au printemps, Crois en la vie, Comme on croit aux enfants&quot;. Interprétée en famille, et avec beaucoup de joie, sur le plateau de l&#039;émission &quot;C&#039;est à vous&quot; (France 5), en juin 2020, cette chanson de M redonne espoir et nous invite à croire à des jours meilleurs. Tout ce dont on a besoin en cette rentrée 2020!
  10/ Johnny Hallyday &quot;Mon pays, c&#039;est l&#039;amour&quot;    Publié neuf mois après la disparition du taulier, en octobre 2018, l&#039;album posthume de Johnny recèle nombre de pépites... dont &quot;Mon pays c&#039;est l&#039;amour&quot;, véritable hymne au rockabilly de ses débuts. D&#039;une voix puissante, le chanteur porté par le saxophone, les guitares électriques et un rythme endiablé chante son pays, celui du rock des années 1950. Revigorant en ces temps d&#039;incertitudes.À vous de compléter cette liste, toute subjective, établie sans statistique ni algorithme mais grâce à la collaboration de la rédaction de &quot;Notre Temps&quot;! Dites-nous q uelle est la chanson qui vous rend heureux?
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 10 chansons françaises qui rendent vraiment heureux]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Ces 5 chansons qui ont une histoire</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/ces-5-chansons-qui-ont-une-histoire-16224</link>
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      <pubDate>Tue, 25 Aug 2020 13:22:48 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Qu&#039;y a-t-il derrière une chanson de quelques minutes? Les paroles cachent quelquefois une histoire très personnelle. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Chanson pour l&#039;Auvergnat&quot; de Georges Brassens (1954)   28 octobre 1954. Georges Brassens, 33 ans, enregistre &quot;Chanson pour l’Auvergnat&quot;. Après &quot;Le Gorille&quot; qui lui vaut d’être interdit d’antenne, Brassens prouve qu’il sait aussi raconter une histoire… qui est peut être la sienne. Car, ses débuts n’ont pas été faciles. Il avouait avec pudeur qu’il devait beaucoup à Jeanne et Marcel qui le prirent sous leur aile à son retour du STO. Ils le nourirent et l’hébergèrent à Paris, impasse Florimont, dès 1944. Brassens y partageait le gîte aux côtés des chiens, chats, canaris, tortues, buse et la célèbre cane qu&#039;il immortalisera dans une autre chanson...
  &quot;Göttingen&quot; de Barbara (1964)   En 1964, Barbara chante dans un cabaret à Paris. Dans le public, un jeune homme l’écoute puis vient la voir après le spectacle. Il est Allemand, se prénomme Hans (le Hans de la chanson) et dirige le Junges Theater de Göttingen. Il l’invite à venir chanter en Allemagne. Réticente, Barbara qui a dû se cacher pour échapper aux rafles durant la Seconde Guerre mondiale, cède devant l’insistance du garçon. Quelques mois après, la chanteuse arrive à Göttingen où son tour de chant, au piano, connaît un vrai succès. Les étudiants lui font découvrir la ville et en retour, elle écrit ce texte pour les remercier. Un chant contre la guerre qu’elle enregistra trois ans plus tard en allemand.
  Comme d’habitude de Claude François (1967)   Écrite à quatre mains par Gilles Thibaut et Claude François sur une musique de Jacques Revaux, &quot;Comme d’habitude&quot; est une adaptation d’une chanson anglo-saxonne à laquelle Claude François a ajouté des ingrédients très personnels: le texte fait référence au délitement du couple qu’il formait alors avec France Gall après trois années de passion. Le disque sort en 1967 sur le label Flèche qu&#039;il vient de créer. Un succès tranquille, qui va se transformer en immense tube grâce à Paul Anka. De passage à Paris, la star entend la chanson à la radio et décide illico de l&#039;adapter en anglais. Elle deviendra &quot;My Way&quot;... immortalisée par Franck Sinatra.
  &quot;Seras-tu là?&quot; de Michel Berger (1974)   En 1972, Véronique Sanson a le coup de foudre pour l’Américain Stephen Stills, du groupe Cosby Stills and Nash. Elle abandonne du jour au lendemain son compagnon, le compositeur Michel Berger qu’elle ne reverra qu’à de très rares occasions. Elle s’envole, toute à sa passion, pour les États-Unis. En 1975, Michel Berger transcrit sa douleur dans une composition pour Véronique &quot;Seras-tu là?&quot;. Les deux musiciens vont alors entamer une longue correspondance musicale, par chansons interposées: la chanteuse, de l’autre côté de l’Atlantique lui répond en 1976 par &quot;Je serai là&quot;.
  &quot;Mistral Gagnant&quot; de Renaud (1985)   Juin 1985. Renaud travaille à Los Angeles à son septième album et écrit pour sa fille Lola un texte qui parle de son enfance, une période de très grand bonheur aux côtés de ses six frères et sœurs et de sa mère Solange. La jugeant très personnelle, il décide de ne pas la mettre dans son album mais le soir, la fait écouter au téléphone à sa femme Dominique. Pour le convaincre de l’enregistrer, elle lui dit que s’il ne la met pas, elle le quitte. &quot;Mistral Gagnant&quot;, trente ans après, est devenue, selon un sondage de 2015 la &quot;chanson française de tous les temps&quot; devant &quot;Ne me quitte pas&quot; de Jacques Brel et &quot;L&#039;Aigle noir&quot; de Barbara.À lire: &quot;Petites histoires des grandes chansons&quot; de Fabien Lecœuvre, éd. Du Rocher.À voir: La Vie secrète des chansons, présentée par André Manoukian, prochain numéro le 15 avril 2016 sur France 3 à 20h55.
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ces 5 chansons qui ont une histoire]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Renaud Capuçon: &quot;J’ai appris à prendre des pauses...&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/renaud-capucon-jai-appris-a-prendre-des-pauses-23223</link>
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      <pubDate>Mon, 27 Jul 2020 12:28:46 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le violoniste mène une vie trépidante, entre concerts et enregistrements de disques. Son autobiographie, &quot;Mouvement perpétuel&quot;, est sortie juste avant le confinement. Comment a-t-il vécu cette pause forcée? Confidences d&#039;un artiste-né.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Renaud Capuçon: &quot;J’ai appris à prendre des pauses...&quot;  • Notre Temps: La crise sanitaire des derniers mois a drastiquement réduit votre activité, vous qui, d’habitude, voyagez plus de 200 jours par an. comment l’avez-vous vécu? Renaud Capuçon: Ça a été un bouleversement total. Jamais, depuis l’âge de 10 ans, je n’avais passé autant de temps chez moi!  Il m’arrive de rester trois semaines au même endroit quand je suis en vacances, mais justement, ce n’est pas à la maison.Là, j’ai pu suivre chaque jour les devoirs de mon fils et participer, au quotidien, à la vie de ma famille. J’ai énormément apprécié cette nouvelle vie. Ce fut une parenthèse assombrie par de nombreux questionnements sur l’avenir mais aussi pleine de réjouissances.  • En plein confinement, à Pâques, vous avez joué lors de la première messe à Notre-Dame depuis l’incendie... R.C.: C’était extrêmement émouvant. Tellement de choses étaient extraordinaires à ce moment-là: sortir de chez soi, circuler dans Paris désert, me rendre dans le quartier de la cathédrale... Et pour le Vendredi saint, ce qui est un moment très fort pour un croyant. En entrant dans le bâtiment au toit béant, nous avons dû enfiler des combinaisons à cause du plomb. Jouer dans ces conditions a été bouleversant, humainement et spirituellement. C’était un drôle de mélange entre une force terrienne et quelque chose qui s’élevait. J’ai mis quelques jours à m’en remettre!  • Depuis mars dernier, vous faites partie des rares violonistes à avoir votre statue au musée Grévin. Comment avez-vous reçu cet honneur? R.C.: Quand Stéphane Bern m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle, j’ai d’abord cru à une blague. Mais non, c’était très sérieux! Cela m’a donné le vertige parce qu’il faut être à la hauteur de cette responsabilité. Je me dis que c’est un encouragement supplémentaire à transmettre cette passion de la musique classique.  • Étiez-vous prédestiné à faire de la musique à haut niveau? R.C.: Pas du tout. Il n’y avait aucun musicien dans la famille. La musique classique est entrée chez nous grâce au &quot;Grand Échiquier&quot; de Jacques Chancel et au Festival des Arcs, qui se tenait près de la maison de mes grands-parents, à Bourg-Saint-Maurice. Nous y allions chaque été avec mes parents. Ça leur a donné envie de mettre leurs trois enfants à la musique. Ensuite, nous avons tous réagi différemment. Ma sœur a arrêté le piano à 18 ans, moi je me suis tout de suite accroché et mon frère aussi, par la suite.  • Vos parents vous imposaient-ils un rythme draconien? R.C.: Non, ils étaient dans le soutien et l’accompagnement. Très vite, ils ont vu que j’étais mordu. La musique me faisait du bien. À 12 ans, je travaillais mon violon six heures par jour.  • Une maturité étonnante à cet âge-là... R.C.: J’ai dû naître un peu vieux... au bon sens du terme! Tout était tempéré par ma passion. Comme si ma conscience, au lieu d’être une voix m’interdisant de faire les choses, était une sorte de joie intérieure qui me remettait toujours sur la voie d’une sagesse musicale. Le violon est un instrument difficile et je savais que pour mener la vie de musique dont je rêvais, tout le travail que je pouvais fournir à cet âge-là était un gain pour la vie.  • L’instrument d’un soliste est son prolongement, quelle est l’histoire du vôtre? R.C.: Mon violon s’appelle le vicomte de Panette. Il a été construit en 1737, en Italie, par Guarnerius del Gesu. Il a appartenu à Isaac Stern pendant plus de cinquante ans. Et je l’ai depuis 2005. Quand je l’ai eu entre les mains la première fois, j’ai eu une révélation: c’était l’instrument dont j’avais toujours rêvé, celui avec lequel j’allais devoir m’exprimer. Il y avait une évidence dans cette rencontre, comme lorsque l’on tombe amoureux. Je savais que ça allait durer longtemps. Et puis, il a un passé incroyable. Il a vécu des siècles avant moi et il vivra des siècles après, j’espère. Même si j’en suis propriétaire, il ne m’appartient pas complètement.  • Votre femme, la journaliste Laurence Ferrari, dit qu’avant votre rencontre, vous ne saviez pas ce qu’étaient des vacances... R.C.: C’est vrai. À l’été 2008, nous avons loué une maison pour trois semaines. C’était la première fois que je prenais de vraies vacances. Entre mes 15 ans et mes 30ans, je n’a jamais cessé de travailler, j’avais toujours quelque chose en préparation. Quand je me suis levé le premier matin, dans cette maison, j’ai demandé ce qu’on allait faire. Laurence m’a répondu: &quot;On ne fait rien, on est en vacances!&quot; Grâce à elle, j’ai appris à prendre des pauses et à ne pas toucher mon violon pendant quelques jours. C’est essentiel pour le corps, la tête et les oreilles.  •  Eliott, votre fils de 10 ans, joue-t-il d’un instrument? R.C.: Il adore la musique mais ce n’est pas forcément facile d’enseigner à son propre enfant. D’abord, il faut respecter ses goûts et ses envies. Il a fait un peu de violon et puis il a arrêté. Je pense que ce n’est pas évident pour lui de me voir autant voyager pour donner des concerts. Un enfant associe forcément la musique avec ce qui fait partir son père. Jamais je ne le forcerais à faire quoi que ce soit.  • Comment vous organisez-vous pour donner le meilleur de vous-même, chaque soir? R.C.: J’ai appris au fil de l’eau. Au début, je pensais qu’il fallait travailler jusqu’à la dernière minute avant le concert. Résultat, j’arrivais sur scène épuisé. Maintenant que j’ai découvert les bienfaits de la sieste, je coupe ma journée en deux. La matinée est consacrée aux répétitions avec l’orchestre ou le pianiste avec lequel je jouerai le soir. Ensuite je prends mon déjeuner seul et je dors. C’est ma façon de me concentrer. Quand je me réveille, une nouvelle journée commence. Je bois plusieurs tasses de thé, je retravaille mon instrument, je me douche, je me rase et j’arrive en coulisses prêt à 300%. Si jamais un imprévu grippe la machine, je me débrouille toujours pour pouvoir dormir dix minutes et avoir cette coupure psychologique.  • À 44 ans, vous avez joué avec les plus grands et êtes considéré comme l’un des meilleurs violonistes solistes au monde. Que manque-t-il encore à votre carrière? R.C.: Diriger un orchestre! Ce sera le prochain défi de ma vie. Cela va me permettre d’accéder à une nouvelle dimension de la musique et d’élargir la palette de mon répertoire. Je devrais sans doute baisser le rythme de mes concerts. Tout cela va se décider dans les mois à venir.  • Regrettez-vous certaines occasions manquées? R.C.: Oui, j’ai quelques regrets, de ceux qui ne changent pas la vie, mais restent dans un coin de la tête. Quand j’avais 20 ans, Pierre Boulez m’a demandé d’apprendre le concerto de Schönberg et de venir lui jouer. Je ne l’ai pas fait. C’était une pièce monstrueusement difficile, et il n’y avait pas d’engagements qui suivaient. Je n’ai pas mesuré à l’époque à quel point Boulez était quelqu’un d’immense. Quand je l’ai compris, il était trop tard.  • Redoutez-vous de vieillir? R.C.: Je ne crois pas. Je vis le temps présent avec beaucoup de gourmandise. J’ai une grande conscience de la mort, mais sans en avoir peur. Je ne pense pas être trop angoissé. Ou alors je me soigne par l’activité et la musique!  • Repères - 1976 Naissance à Chambéry (Savoie).- 1990 Entre, à l’âge de 14 ans, au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.- 1994 Obtient le premier prix de violon, avec mention spéciale.- 1998 Intègre, comme premier violon, le Gustav Mahler Jugendorchester de Vienne dirigé par le chef d’orchestre italien Claudio Abado.- 2005 Est élu soliste instrumental de l’année aux Victoires de la musique classique.- 2020 Publie son autobiographie, entre au musée Grévin.  • Une vie de virtuose Dans &quot;Mouvement perpétuel&quot;, son autobiographie, Renaud Capuçon partage les influences et la genèse de sa carrière de musicien. Enfance savoyarde baignée dans la musique (il débute le violon à 4 ans!), adolescence au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, premier prix de violon à 17ans, l’instrumentiste égrène les grandes étapes de sa carrière. Il y dévoile aussi les rencontres qui ont bouleversé sa vie, comme celle avec sa femme, la journaliste Laurence Ferrari, mais aussi avec... son violon, qui a appartenu au grand Isaac Stern.  &quot;Mouvement perpétuel&quot;,  éd. Flammarion, 20€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/07/20/renaud-capucon-jai-appris-a-prendre-des-pauses.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Renaud Capuçon: &quot;J’ai appris à prendre des pauses...&quot;]]></media:title>
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      <title>Chanson: cinq choses que vous ignorez peut-être sur Christophe</title>
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      <pubDate>Fri, 17 Apr 2020 12:30:31 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le chanteur Christophe est décédé le 16 avril à 74 ans mais ses chansons &quot;Aline&quot; ou &quot;Les Mots bleus&quot; séduisent toujours. Connaissez-vous tous les talents de l’artiste aux verres fumés? Notre quiz en vidéo.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Les Marionnettes&quot;, &quot;Les Paradis perdus&quot;, &quot;Aline&quot;, &quot;Succès fou&quot;, &quot;Le Beau bizarre&quot;, &quot;Señorita&quot; … L’oiseau de nuit Christophe, de son vrai nom Daniel Bevilacqua, l’un des derniers &quot;yé-yé&quot; des années 1960 s’en est allé à 74 ans, des suites d’une maladie pulmonaire. Sur la fameuse photo de Salut les copains faite par Jean-Marie Périer en avril 1966, il posait, lunettes noires, veste et chemise blanches, à droite, près de Richard Anthony. Ne manquaient que les moustaches!Découvert au Golf Drouot avec sa chanson &quot;Reviens Sophie&quot; , il est repéré par Daniel Filipacchi qui le propose dans l’émission &quot;Salut les Copains&quot;, face à France Gall. C’est un échec mais sa carrière est véritablement lancée quelques mois après grâce à &quot;Aline&quot;, succès planétaire. Le chanteur enchaîne ensuite les tubes, des &quot;Mots bleus&quot; à &quot;Petite fille du soleil&quot; . Mais ce fan de blues et de rock ne se reconnaît pas dans cette vie de paillettes, ponctuée d&#039;interminables tournées. Il se fait plus discret et mène une carrière à éclipses. De 1975 à 2001, le dandy s&#039;éloigne du barnum musical, prenant son temps pour peaufiner ses albums. Puis, en 2002, le chanteur remonte sur scène, à l&#039;Olympia, après vingt-huit ans sans avoir donné un seul concert! Il joue à guichets fermés, enchaîne une tournée de 80 dates. Indifférent aux modes, Christophe a toujours préféré suivre sa voie et ses envies, jusqu’à l’ultime album &quot; Christophe etc.&quot; paru en 2019.Arte rediffuse le concert donné par l&#039;artiste à la Villa Médicis à Rome, en 2014, lors du festival Villa Aperta. A voir le 24 avril sur Arte à 22h30 et sur Arte-concert jusqu&#039;au 22 juin.France 3 propose le 20 avril à 23h15 &quot;Christophe&quot;, un documentaire réalisé par Stéphane Berthomieux
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Chanson: cinq choses que vous ignorez peut-être sur Christophe]]></media:title>
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      <title>Quiz musique: testez vos connaissances!</title>
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      <pubDate>Wed, 26 Feb 2020 14:53:59 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Aurélie T]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Paroles, compositeurs, courants musicaux... Testez vos connaissances avec notre sélection de quiz! À vous de jouer.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quiz musique: testez vos connaissances!]]></media:title>
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      <title>Quiz : Avez-vous des connaissances sur le Rock&#039;n&#039;roll? </title>
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      <pubDate>Fri, 28 Feb 2020 13:51:55 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Connaissez-vous des chanteurs ou groupes de Rock&#039;n&#039;roll ? Pour le savoir, venez faire ce quiz ! ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quiz : Avez-vous des connaissances sur le Rock&#039;n&#039;roll? ]]></media:title>
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      <title>Dave: &quot;La nostalgie est belle&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 23 Dec 2019 08:31:47 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Peter David]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À 75 ans, le plus Français des chanteurs hollandais publie son 17e album, produit par Renaud. Entre rire et émotion, Dave fait tomber le masque.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dave: &quot;La nostalgie est belle&quot;  • Notre Temps: Nous sommes à quelques jours des fêtes de Noël, que vous inspirent-elles? Dave: Une certaine mélancolie… Mes souvenirs d’enfance sont les plus heureux du monde, et particulièrement ceux de Noël. Nous étions quatre enfants et chaque 25 décembre, le matin, notre père, d’origine juive mais converti au protestantisme, nous lisait un extrait de l’évangile de saint Matthieu, ensuite nous avions le droit d’ouvrir nos cadeaux. Je me souviens avec émotion de notre impatience, de la chaleur qui se dégageait du déjeuner qui suivait.  • Treize ans sans nouvel album et vous voici produit par… Renaud: une association surprenante!  D.: Je suis le premier surpris. Sur internet, j’ai lu: &quot;Renaud qui produit Dave, c’est comme Maître Gims qui produit Mireille Mathieu!&quot; Sans blague, je comprends. En fait, c’est une histoire de voisinage. Renaud habite L’Isle-sur-la-Sorgue depuis trente ans et moi depuis vingt-trois. Il fallait bien qu’on se croise! Grâce à son directeur artistique, Renaud est venu me voir sur scène et, après le spectacle, il m’a dit que j’étais un clown musical. J’ai adoré ça. Depuis, nous partageons un repas par semaine. Il a écouté les morceaux que je préparais avec Patrick Loiseau, mon compagnon et l’auteur de toutes mes chansons. Il les a aimées et a décidé de produire l’album.  • Ce côté &quot;clown&quot;, justement, n’a-t-il pas un peu écorné votre image? D.: Renaud précise &quot;un clown musical&quot; quand même! Adolescent, mon côté intello, cultivé et caustique ne me rendait pas du tout sympathique. Alors quelle fut ma surprise quand &quot;Vanina&quot; m’a rendu populaire en 1974! Dès lors, j’ai compris qu’il ne fallait pas dire que je lisais des livres. Dans les années 1970, la règle, c’était: &quot;Sois belle et tais-toi!&quot; Et dans les années 1980, plus personne ne m’invitait. C’est dans les années 1990 que la télé s’est rendu compte que j’avais la langue bien pendue. D’un coup, je suis devenu le bon client: plus je faisais le mariole, plus on parlait de moi.  • Entre vos aspirations intellectuelles et cette carrière pailletée?  D.: À 7 ans, dans mon lit, je rêvais déjà d’être le chanteur vedette que j’entendais dans le poste. Ensuite, j’ai étudié les langues, la philologie, puis le droit. Mais au passage, j’ai découvert les boîtes de nuit: autant vous dire que le barreau s’est très vite éloigné. Au fond, cette ambition de devenir avocat, c’était un désir de scène: je voulais prendre la parole et faire le show. En arrivant à Paris, j’ai été guide sur les bateaux-mouches et, là encore, je faisais mon numéro.  • A contrario, votre nouvel album, &quot;Souviens-toi d’aimer&quot;, dégage une certaine gravité… D.: Patrick adore écrire des textes graves sur des mélodies légères. Le cerveau, c’est lui. Moi, je ne suis que la voix. On a toujours pensé que &quot;Vanina&quot;   était une chanson joyeuse, c’est au contraire à se pendre. Je chante quand même: &quot;Loin de toi, je me demande pourquoi ma vie ressemble à une terre brûlée… Ce nouvel album est celui de la maturité, ou plutôt de la vieillesse. Il est empreint de mélancolie. J’aimerais assez que ce soit pour moi ce que fut &quot;Jardin d’hiver&quot; pour Henri Salvador.  • Vous vous sentez vraiment mélancolique? D.:  À mes yeux, la nostalgie est belle, alors qu’en France elle a quelque chose de péjoratif… Je me souviens souvent et j’aime ça.  • À plusieurs reprises dans cet album, vous évoquez la mort… D.: Si elle n’est pas une amie, elle est une voisine. Je n’ai pas peur, je suis prêt. La mort est entrée dans ma vie très tôt, dans les années 1980, avec le Sida. J’ai perdu la plupart de mes amis. Ces absences-là ne se remplacent jamais. Je suis passé entre les gouttes et j’ai conscience d’avoir eu la chance de vivre, d’aimer, de découvrir tant de choses. Mes frères de jeunesse ont, eux, été fauchés en plein vol. &quot;Sous quel arc-en-ciel&quot;, dont Stéphane Corbin signe la musique, dit tout ça. &quot;Dernier regard&quot;, c’est une tout autre histoire: la mort de ma mère, l’euthanasie…À lire aussi: La région de Brive avec Christian Signol  • Vous aviez une relation très puissante avec votre mère… D.:  Totalement fusionnelle. Quand elle m’a annoncé la gravité de sa maladie, nous nous sommes enlacés très fort. Je me suis alors rendu compte que j’étais aussi bien dans ses bras que dans ceux de mon amoureux. Peut-être que ce sont ces bras-là, les premiers, que nous recherchons toute notre vie. La chanson &quot;Dernier regard&quot; est née la dernière nuit de ma mère. L’euthanasie était tolérée en Hollande mais pas encore légiférée. Nous avons passé un moment extraordinaire, l’un contre l’autre… De retour à l’hôtel, j’ai raconté ces instants à Patrick. Il a écrit ce texte dans la foulée.  • La question de la fin de vie n’a pas été tranchée en France. Qu’en pensez-vous? D.: J’ai d’abord été très sûr de moi, à cent pour cent pour l’euthanasie. Et mon avis a évolué… Je pense aujourd’hui qu’il ne faut pas légiférer. Je suis davantage pour une tolérance que pour un texte. Une législation pourrait s’avérer dangereuse, certaines lois ont parfois un effet pervers. Je pense qu’une lettre où la personne exprime sa volonté et une réelle concertation avec les médecins seraient plus souhaitables.  • Vous parlez aisément de Patrick Loiseau, votre compagnon. Vous chantez également cet amour dans votre album… D.: Quarante-huit ans d’amour et de complicité artistique, c’est très fort, non? La chanson &quot;Deux moitiés d’une même orange&quot;   dit cela. Je n’y suis pour rien, c’est une déclaration d’amour de Patrick. Nous la chantons en duo sur l’album, mais sur scène, il refuse de me rejoindre, il est trop timide. Il me fait dire: &quot;Il n’était pas pensable que quelqu’un me devienne aussi indispensable.&quot; C’est tellement juste. Jeune, je pensais n’avoir besoin de personne…  • Vous avez été l’un des premiers artistes populaires à évoquer son homosexualité. Comment s’est fait votre coming out? D.: En réalité, je ne l’ai pas fait, tout simplement parce que je n’ai jamais rien caché. Les journaux n’en parlaient pas seulement parce que ce n’était pas vendeur. Je me souviens d’un appel d’Anne-Marie Peysson. Elle faisait une émission sur l’amour. J’avais accepté son invitation avant de lui signaler que mon amour s’appelait Patrick. Elle m’avait répondu: &quot;Ah… tant pis alors…&quot; Et puis bien plus tard, j’ai fait une publicité pour l’édam, le fromage hollandais. Le slogan était: &quot;Dave aime l’édam!&quot; Tout était dit, par une pirouette, sur un sourire. Pour moi, le coup a été génial, tant pour l’image que pour mes finances. Par contre, ils n’ont pas vendu un seul bout de fromage!  • L’album des confidences Avec &quot;La Fille aux deux papas&quot;, une chanson dédiée aux filles de Marc-Olivier Fogiel (Dave est parrain de l’aînée, Mila, et Claire Chazal sa marraine), &quot;Sous quel arc-en-ciel?&quot;   sur les années Sida ou &quot;Dernier regard&quot; à propos de l’euthanasie, Dave montre ici la force de ses engagements. La voix fine et habilement perchée, il s’empare de textes ciselés pour dire avec force et émotion les amours au long cours et le temps qui passe.    • Dave, repères - 4 mai 1944: Naissance de Wouter Otto Levenbach à Amsterdam.- 1971: Participe à la comédie musicale &quot;Godspell&quot;   avec Daniel Auteuil, son meilleur ami.- 1974: Devient célèbre avec le tube &quot;Vanina&quot;.- 1994: Après une traversée du désert, revient sur le devant de la scène grâce à une compilation de ses succès.- 2010: Juré de l’émission &quot;La France a un incroyable talent&quot;   sur M6.- 2019: Publie &quot;Souviens-toi d’aimer&quot;, son 17e album, et se produit à Bobino le 18 novembre.À lire aussi:  À Orange, avec Roberto Alagna   Thierry Beccaro: &quot;J&#039;ai choisi le sourire et la vie&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Dave: &quot;La nostalgie est belle&quot;]]></media:title>
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      <title>Appel à témoignage: &quot;le jour où je suis monté sur scène&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 18 Sep 2019 09:11:58 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Jean-Christophe Martineau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La musique est votre violon d’Ingres, vous rêvez depuis toujours de jouer au théâtre ou de chanter mais vous n’aviez jamais osé vous produire en public. À la retraite, vous avez enfin réalisé votre rêve! Témoignez et racontez-nous expérience.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La musique est  votre violon d’Ingres; vous rêvez depuis toujours de jouer au théâtre ou encore de chanter seul(e) ou accompagné(e), mais vous n’aviez jamais osé vous produire en public. À la retraite, vous avez enfin réalisé votre rêve: monter sur scène ou donner un (ou plusieurs) concert. Témoignez en laissant un commentaire ci-dessous et racontez-nous brièvement votre expérience. Elle intéresse la rédaction de Notre Temps. Un journaliste vous contactera.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Appel à témoignage: &quot;le jour où je suis monté sur scène&quot;]]></media:title>
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      <title>Maxime Le Forestier: &quot;Je suis paresseux et rêveur&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 02 Sep 2019 13:48:39 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Peter David]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quatre ans de silence s&#039;achèvent avec la sortie de son dernier album, &quot;Paraître ou ne pas être&quot;, et une nouvelle tournée. L&#039;auteur-compositeur-interprète de &quot;San Francisco&quot; regarde le monde droit dans les yeux, avec une sagesse qui fait du bien. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Maxime Le Forestier: &quot;Je suis paresseux et rêveur&quot;  • Notre Temps: Votre nouvel album s’intitule &quot;Paraître ou ne pas être&quot;. Quel dilemme! L’avez-vous résolu? Maxime Le Forestier: J’ai cherché une réponse et je ne l’ai pas trouvée. Si on ne fait que paraître, on devient une image, mais si on ne veut plus paraître, dans ce métier, on finit par disparaître. Il faut jouer sur les deux tableaux, en alternance. Paraître et disparaître, c’est le propre des auteurs-compositeurs-interprètes: il nous faut le temps de l’écriture et, à un moment, ça chatouille et on revient. &quot;Les chansons sont faites pour être chantées&quot;, disait Brassens.  • Vous évoquez souvent Georges Brassens, quelle a été votre relation avec lui? M.L.F.: Il était mon maître. Lui a commencé par me traiter de con, mais celui qui n’a pas été traité de con par Brassens ne l’a jamais rencontré! C’était presque un mot d’amour de sa part. Comme Bach pour le classique, Brassens est dans la chanson française un ancrage, une référence. Chanter dans son spectacle à Bobino, en 1972, a été pour moi la meilleure école du monde. Quand il avait besoin d’un petit jeune à la télévision, il faisait appel à moi, et j’avais aussi le privilège d’être invité à déjeuner chez lui. Ma plus grande fierté est d’avoir enregistré en live l’intégrale de son œuvre: 171 titres! Une aventure que j’ai vécue à plein temps, en donnant cinq cents concerts pendant quatre ans (NDLR: à travers deux tournées en 1996-1998 et en 2005-2006).  • Vos combats sont-ils aussi vifs qu’à vos débuts? M.L.F.: Aujourd’hui, j’essaie juste d’être utile. Je me suis rendu compte que la révolte pour la révolte ne servait à rien. Vous savez, à l’époque (NDLR: en 1972), Parachutiste n’était pas, comme on l’a cru, une chanson destinée à semer la zizanie dans l’armée... Moi qui avais eu la chance de me barrer, je voulais seulement faire rire mes copains restés chez les paras. Je fumais deux paquets de cigarettes par jour, j’étais rebelle et insolent, alors me retrouver à faire dix kilo- mètres de course par jour, ce n’était vraiment pas pour moi.  • Que vous inspirent les combats menés par les &quot;gilets jaunes&quot;? M.L.F.: Aux Restos du cœur, voilà plusieurs années qu’on nous parlait des travailleurs pauvres. Les gens ont un boulot, un salaire et pourtant ils peinent à survivre. Je me disais que ça allait péter. Ce que ce combat est devenu est une autre histoire... S’infiltrent des types pour qui la guérilla urbaine est un sport du week-end. Ce qui me touche beaucoup, c’est le besoin de ces gens de se retrouver aux carrefours pour parler et partager, comme une sorte d’agora où renaît enfin le dialogue. C’est très net en province.  •Dans &quot;Avec une guitare&quot;, un de vos nouveaux titres, vous chantez: &quot;On va tout faire péter quand on porte une guitare.&quot; Est-ce une arme efficace? M.L.F.: Je n’ai jamais aimé le mot &quot;arme&quot;. Je dirais qu’une guitare est un outil très sophistiqué. J’ai acheté ma première à 14 ans, je me suis fait virer du lycée à 16 et, grâce à elle, je me suis dit que j’allais pouvoir faire ma vie. J’étais enfin libre et j’ai eu raison d’y croire. Aujourd’hui, je ne joue presque plus, mon fils joue trop bien pour que j’ose.  • Votre fils de 28 ans, Arthur, est présent dans l’album. Vous semblez entretenir des rapports très forts... M.L.F.: Arthur sera sur scène lors de ma prochaine tournée. Nous adorons travailler ensemble. D’ailleurs, je lui dois un peu cet album... Un jour, il s’est pointé tout péteux à la campagne. Il avait, sans mon accord, fouillé dans mon ordinateur à Paris et était tombé sur un texte que j’avais écrit et oublié, &quot;Les Filles amoureuses&quot;. Il est arrivé avec une musique que j’ai adorée, ça m’a donné un coup de fouet pour faire l’album. Entre lui et moi, c’est une transmission qui s’opère depuis toujours: à 2 ans, il mangeait du Brassens à la louche, à 13 ans il connaissait tout par cœur. Il aime aussi beaucoup Souchon et Cabrel, il faut dire que ce sont un peu ses tontons.  • Vous l’avez encouragé à aller vers la musique? M.L.F.: Je sais par expérience qu’un gamin qui veut faire de la musique ne peut prendre aucun autre chemin. Mon père voulait que je fasse de la mécanique, mais il m’a laissé choisir. Quand mes parents ont vu leurs trois enfants s’embarquer dans la musique, ça ne les a pas tracassés. Ça me rappelle une anecdote lors du premier concert de &quot;Sol en si&quot; (NDLR: à l’Olympia, en 1993): je partageais la loge avec Cabrel, Jonasz et Souchon, et nous nous demandions comment persuader nos gosses de faire des études alors qu’aucun de nous quatre n’avait le bac. Nous n’avons pas trouvé de réponse et c’est tant mieux, nous avons des enfants libres et heureux! Mon fils aîné, Philippe, a même su dépasser un handicap pour accomplir des choses insensées.  • Que fait votre fils aîné? M.L.F.: Il est régisseur général dans le cinéma, il a trois téléphones et trente assistants mais c’est d’autant plus fou qu’enfant, il était malentendant. Connaître une traversée du désert dans mon métier m’a permis de passer du temps avec lui. Je lui ai appris à parler, mon urgence a été de le sauver, et finalement je lui dois mon retour en grâce... En 1986, son pote d’école était un petit Vietnamien, un fils de boat people né en France, quand les lois Pasqua ont débarqué... Comment imaginer qu’il puisse être chassé un jour? Est-ce que les gens naissent égaux en droits? Mon fils parlait et je retrouvais le succès avec &quot;Né quelque part&quot;. La vie est bien faite parfois.  • Vous venez d’entrer dans une nouvelle décennie. C’est un cap marquant? M.L.F.: Il y a deux ans, je vous aurais dit que j’étais éternel. Mais finalement, à 70 ans, je le suis quand même moins. Je n’ai pas peur mais je sais que ça va finir un jour. D’autant que je vois les copains tomber. Votre pote de lycée qui casse sa pipe, ça change sérieusement votre rapport à l’éternité! Et puis, il y a deux ans, j’ai une artère qui s’est bouchée: hélico, hôpital, intervention en urgence... Le lendemain je cavalais, mais j’écrivais quand même le texte de &quot;Dernier soleil avant l’hiver&quot;. C’est dire la trace que ça a laissée.  • À quoi ressemble votre journée idéale? M.L.F.: Une journée à ne rien faire! Je les adore, celles-là. Je suis paresseux et rêveur, mais j’ai une excuse, c’est mon métier! Quand je rêve, je bosse. Ceci dit, à l’automne, je vais sortir avec bonheur de ma campagne du Loir-et-Cher pour retrouver la scène. J’aime être sur la route, une vie de tzigane pour moi qui d’ordinaire suis si sédentaire.  • Votre nom de baptême est Bruno, comment êtes-vous devenu Maxime? M.L.F.: Je ne sais plus du tout qui est Bruno... Au lycée Condorcet, on se donnait des surnoms, je suis devenu Max. Même ma mère m’appelle Maxime! Ça sonne bien, non?  • Paraître ou ne pas être, un album puissant  Entre une déclaration d’amour à sa guitare, une évocation du temps qui reste ou l’émouvant portrait d’une vieille dame, Maxime Le Forestier chante aussi Le Grand Connard &quot;depuis chez mon voisin jusqu’à la Maison Blanche&quot;, &quot;Mon ruisseau&quot; et &quot;Ça déborde&quot; pour évoquer les questions environnementales. Le mot est affûté, la note élégante, la voix fidèle. Il reste tendre et engagé, le sourire toujours au bord des lèvres. &quot;Paraître ou ne pas être&quot;, éd. Polydor, 16€.  • Maxime Le Forestier, repères - 10 février 1949 Naissance de Bruno Le Forestier, dit Maxime.- 1969 Service militaire dans le 13e régiment de dragons parachutiste de Dieuze. Il se fait renvoyer.- 1972 Premier album, avec &quot;San Francisco&quot; et &quot;Mon frère&quot;. Il fait la première partie de Georges Brassens à Bobino.- 1979 Premier album hommage à Brassens.- 1987 Après une traversée du désert, il renoue avec le succès grâce à la chanson &quot;Né quelque part&quot;.- 2019 Sortie de son 16e album, &quot;Paraître ou ne pas être&quot;, et retour sur scène à l’automne. Au Casino de Paris du 14 au 16 novembre, puis en tournée dans toute la France.À lire aussi: Jacques Weber: &quot;Vieillir, c&#039;est prendre son temps&quot;  Josiane Balasko: &quot;L’humour est une vision de la vie&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Maxime Le Forestier: &quot;Je suis paresseux et rêveur&quot;]]></media:title>
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      <title>Hugues Aufray, toujours sur le devant de la scène</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Aug 2009 12:06:37 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Vincent]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;année 2019 marque le retour d&#039;Hugues Aufray. Le célèbre interprète des chansons &quot;Céline&quot;, &quot;Adieu monsieur le professeur&quot; ou encore &quot;Santiano&quot; a fêté, mardi 18 août, ses 90 ans et célèbre ses 60 ans de carrière. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Hugues Aufray, sur le devant de la scène Hugues Aufray a plusieurs événements à fêter cette année. Tout d&#039;abord, son anniversaire ! Eh oui, le chanteur à succès des années 60 a soufflé, mardi 18 août, ses 90 bougies.Ensuite, la longévité de sa carrière, débutée en 1959 en gagnant le concours &quot;Les Numéros 1 de Demain&quot;. Pour l&#039;occasion, le chanteur et guitariste sort un album intitulé &quot;New Yorker&quot;, enregistré aux Etats-Unis. Ses fans pourront ensuite l&#039;acclamer, dès septembre et ce jusqu&#039;en 2010, lors de sa tournée en France, en Suisse et en Belgique. Hugues Aufray adaptera de nombreuses chansons de Bob Dylan, son idole.Il avait d&#039;ailleurs enregistré, en 1965, un album de reprises du célèbre artiste américain. Pour l&#039;écouter gratuitement, cliquez ici .Retrouvez la genèse du succès de la chanson &quot; Céline &quot;.
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Hugues Aufray, toujours sur le devant de la scène]]></media:title>
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      <title>Grand destin: Jacques Brel, l&#039;aventure à tout prix</title>
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      <pubDate>Tue, 02 Apr 2019 07:52:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il aurait eu 90 ans le 8 avril. Intenses, passionnées, ses chansons n&#039;ont pas pris une ride. Elles sont le reflet d&#039;un homme qui a brûlé sa vie. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Jacques Brel, l&#039;aventure à tout prix Fin de journée grise à Bruxelles. L’enfant au regard doux rentre de l’école avec son grand frère. La désolation s’est engouffrée dans la maison. Maman a voulu mourir. Elle s’est asphyxiée au gaz. Papa la trompait. Une mère est-elle toujours une mère lorsqu’elle est capable d’abandonner ses garçons? Premier traumatisme de Jacky, premier malentendu avec les femmes: elles ne sont pas fiables. Pourtant, il a été sage. Il n’est pas si mauvais élève dans sa petite école catholique, il est un gentil enfant de choeur qui chante le dimanche à l’église. Mais peut-être n’est-il pas à la hauteur? Déjà, il a failli. Il n’est pas la fille que ses parents attendaient. Bien avant sa naissance, ils ont perdu des jumeaux, Pierre et Nelly, lorsqu’ils vivaient en Afrique. De retour à Bruxelles, ils ont mis au monde un nouveau Pierre en 1923 et ont espéré ardemment une nouvelle Nelly. Mais, le 8 avril 1929, c’est Jacques qui a pointé son nez.   • Un cancre pendant la guerre  Maman a survécu mais elle a changé. Elle a pris un amant, un professeur de Jacky. Tout le monde le sait, personne n’en parle. Le père s’en accommode. Il travaille pour oublier, à la tête d’une usine de carton. Pierre et Jacky souffrent en silence. Méfiance, la femme est maléfique. Pour Brel, elle le demeurera tout au long de sa vie. La femme infidèle traversera ses chansons. Plus tard, il enregistrera &quot;Lorsque maman reviendra&quot;, bouleversant du même coup son frère Pierre et leur mère qui se mettra à pleurer en l’entendant: regret d’avoir blessé ses fils? L’homme ligoté par la femme lui fera horreur. &quot;Je n’ai jamais vu mon père rire&quot;, dira Brel. Le quotidien, &quot;chez ces gens-là&quot; est morose, étriqué. Heureusement, papa joue du piano et maman chante, rares moments de bonheur familial. Au dehors, la guerre est arrivée. Jacky devient cancre. La seule chose qui l’amuse: faire rire ses copains. Alors qu’il doit tripler sa troisième, son père l’arrache à son institution privée pour le propulser à un poste de commercial dans la cartonnerie familiale avec, en ligne de mire, un avenir de patron. À 18 ans, Jacques Brel est devenu un petit monsieur dans l’usine de papa. Son oxygène, il le trouve dans un groupe de jeunes catholiques militants, La Franche Cordée. Là, il écrit et monte des pièces de théâtre. Là, il tombe amoureux. Il est à peine majeur lorsqu’il épouse Thérèse Michielsen, dite Miche. Et pas tellement plus vieux lorsque naît leur première fille Chantal en 1951. La vie est sur des rails, il a un poste enviable, une famille et un petit appartement à Molenbeek, entre la cartonnerie et le cimetière. Assoiffé d’aventure, il ronge son frein. &quot;Pourquoi je n’ai pas pu rester comme les autres, derrière le bureau où la vie m’avait placé?&quot; se demandera Brel. Avant de conclure: &quot;Parce que j’avais peur de devenir trop vite mort, trop vite vieux.&quot;   • Le rêve de Paris  Il commence à composer des chansons qu&#039;il interprète à la guitare. Il se produit à La Rose noire, un cabaret sur la grand’place de Bruxelles, et rêve de Paris. Il enregistre un 78 tours qu’il envoie à Jacques Canetti, maître du théâtre des Trois Baudets et pilier de Philips. Miche est enceinte de France lorsque son mari abandonne tout pour tenter sa chance à Paris. Son père l’a renié, mais sa mère lui a promis son soutien. Elle veillera sur Miche et les enfants. Lui, espère naître enfin dans cette capitale française où il n’est venu qu’une seule fois, au Salon de l’emballage, en 1951. Il monte dans le train avec son billet de troisième classe et son sandwich préparé par Miche, le meilleur du monde se souvient-il, &quot;parfumé à l’aventure, à l’espoir, au bonheur&quot;. Mais il ne suffit pas de se dire Grand Jacques et de brûler d’un feu ardent pour emporter d’une seule tornade l’adhésion des foules. Sur la scène parisienne, cet ancien scout n’est encore qu’un type dégingandé, aux oreilles trop grandes, aux bras trop longs, aux cheveux trop plats, aux dents proéminentes, à la veste austère, sombre et sans col, qui lui vaut le sobriquet d&#039;&quot;abbé Brel&quot;, lancé par Georges Brassens. Tenace acharné, il obtient quelques engagements mais rien à la hauteur de ses espérances. Il erre de cabaret en cabaret, se nourrit de sandwichs au camembert. Aux Trois Baudets, il rencontre celui qui va devenir l’ami de sa vie: Georges Pasquier, dit Jojo. L’homme a une conscience politique de gauche qui vient bousculer la manière de penser et d’écrire du jeune Brel.Les années de vaches maigres lui paraissent une éternité. En réalité, elles durent peu. Dès 1956, il connaît un premier succès à la radio avec &quot;Quand on a que l’amour&quot;. Le pianiste François Rauber, qui va devenir son arrangeur, le convainc d’abandonner la guitare pour travailler sa présence sur scène. Dès lors, Brel va se révéler comédien, ses longs bras trouvent leur justification, ses mains peuvent s’exprimer. Il va pouvoir se donner au public, lui communiquer sa douleur d’être un homme, sa rage contre les injustices, sa soif d’absolu. Et chacun va se reconnaître dans cet &#039;impossible rêve&#039;. 1958 à l&#039;Olympia. Il n&#039;est qu&#039;en première partie de Philippe Clay mais il galvanise enfin le public. L’année suivante, il est en vedette à Bobino. Entretemps, Miche a tenté la vie parisienne avec ses deux filles. Mais, enceinte de la troisième, Isabelle, elle a préféré rentrer accoucher à Bruxelles. Elle y est plus entourée. Brel est attaché à sa famille à la manière d’un patriarche. &quot;Il était très autoritaire&quot;, raconte sa fille France. Pour lui, les filles ne mettent pas de pantalon et doivent rester discrètes. Son contentieux avec les femmes ne sera jamais réglé. Quelques maîtresses s’y casseront les dents. &quot;Je n’ai rien compris aux femmes&quot;, avouera-t-il. Son credo, c’est l’amitié: &quot;Un homme, c’est prodigieux.&quot; Dans le lexique de Brel, masculin égale tendresse. Non Jef, t’es pas tout seul. Le féminin égale passion et désolation.   • Les folles tournées et les nuits blanches  Pendant sept ans, le chanteur enchaîne les tours de chant. Son quotidien, c’est la voiture. Jojo conduit. Lui, il pose sur le papier des mots, des idées, des images. &quot;Écrire une chanson peut prendre cinq, six mois, c’est lent.&quot; Sa notoriété explose avec &quot;La Valse à mille temps&quot;, puis &quot;Madeleine&quot;. Il heurte la Belgique avec l’image caustique qu’il donne des &quot;Flamandes&quot;. Toutes ses chansons comportent une part autobiographique: son service militaire (&quot;Au suivant&quot;), ses grands-parents (&quot;Bruxelles&quot;), sa peur des femmes (&quot;Mathilde&quot;), de l’embourgeoisement (&quot;Les Bourgeois&quot;, &quot;Les Singes&quot;), de l’ennui, de l’abandon. &quot;Il faut assumer sa peur. Vivre sans avoir peur, ce n’est pas vivre.&quot; Il a si peur qu’il vomit avant chaque concert. Sur scène, il se donne chaque fois, comme si c’était la première et la dernière. Il perd des litres de sueur, meurt derrière le rideau et ressuscite dans sa loge. Ensuite, il traîne dans les bars jusqu’au petit matin. &quot;Un type qui entre du bureau ne se met pas au lit tout de suite, moi, c’est pareil.&quot; Sur la route, onze mois par an. Parfois trois concerts par jour. &quot;Tu te figures que c’est normal de s’exhiber chaque soir devant des centaines de gens?&quot; À ce rythme-là, il se vide. En quelques années du métier de chanteur, il a fait le tour, il refuse de se singer lui-même en &quot;faisant du Brel&quot;. En 1966, il annonce: &quot;J’arrête.&quot; Son dernier Olympia frise l’hystérie. Rappelé sept fois, il finit par revenir de sa loge, dégoulinant de sueur, en peignoir rayé, socquettes et chaussons, pour remercier son public pour ces &quot;quinze ans d’amour.&quot;Dès lors, il lui reste deux grandes aventures à vivre: le cinéma (dix films, dont deux comme réalisateur) et la navigation (l’avion et le bateau). L’échec de ses films, notamment du second, &quot;Le Far West&quot;, sera si douloureux qu’il abandonne la vie publique. Il conservera, du cinéma, l’amitié de Lino Ventura, rencontré sur le tournage de &quot;L’aventure, c’est l’aventure&quot;, à qui il offrira les droits de &quot;Mon enfance&quot; pour financer sa fondation Perce-Neige, et celle de Claude Lelouch qui l’aidera à monter un cinéma sur l’île d’Hiva Oa, aux Marquises.En 1974, il part en bateau pour un tour du monde avec sa fille, France, et sa nouvelle conquête, Maddly, une actrice guadeloupéenne. La navigation tourne vite au drame. Aux Açores, il apprend le décès de Jojo, son presque frère (&quot;Six pieds sous terre Jojo, je t’aime encore&quot;) et rentre vite pour assister aux obsèques. Quelques jours plus tard, il fait un malaise. Les médecins diagnostiquent une tumeur au poumon. Il est opéré à Bruxelles.  Avec un lobe en moins, il reprend la mer. Aux Antilles, il se brouille avec sa fille et c’est seul avec Maddly qu’il accoste aux Marquises. Coup de foudre, fin du voyage. Il loue un bungalow en bois, se réinvente projectionniste, achète un avion, baptisé Jojo, pour transporter les habitants de l’île vers Tahiti.En 1977, il enregistre Les Marquises, son dernier album. Le cancer l’a rattrapé. Il meurt d’une embolie pulmonaire à Bobigny, le 9 octobre 1978. Il repose désormais aux côtés de Gauguin, aux Marquises.   Jacques Brel, repères 1929 Jacques Romain Georges&nbsp;na&icirc;t le 8 avril &agrave; Bruxelles.
1950 Il &eacute;pouse Miche qui le soutiendra toujours et sera la m&egrave;re de ses trois filles. 
1953 Il part tenter sa chance &agrave; Paris. Obtient un premier succ&egrave;s avec &quot;Quand&nbsp;on a que l&rsquo;amour&quot;,prix Charles Cros 1957.
1961 Premier Olympia en vedette.&nbsp;Il y fera ses adieux en 1966.
1968 Il monte &quot;L&rsquo;Homme de la Mancha&quot;,&nbsp;sur Don Quichotte, adapt&eacute; d&rsquo;une com&eacute;die musicale am&eacute;ricaine, avec Dario Moreno dans le r&ocirc;le de Sancho Pan&ccedil;a.
1970 Il obtient sa licence de pilote d&rsquo;avion. 
1973 &Eacute;chec cuisant de son deuxi&egrave;me film Far West apr&egrave;s un accueil mitig&eacute; pour&nbsp;son premier, Franz, deux ans plus t&ocirc;t.
1975 Il arrive aux Marquises sur l&rsquo;Askoy,&nbsp;un yawl noir de 18 m&egrave;tres.
1977 Son dernier album, Les Marquises, s&rsquo;arrache &agrave; plus d&rsquo;un million d&rsquo;exemplaires, ph&eacute;nom&egrave;ne jamais vu.
1978 Il meurt &agrave; Bobigny d&rsquo;une embolie pulmonaire.&nbsp;
  • À lire  Le Roman de Jacques Brel, de Marc Robine, éd. Livre de poche, 701p., 9,40 euros. Retrouvez Jacques Brel en vidéo:La valse à mille temps:   Mathilde:   À lire:  Jacques Brel en 40 chansons,  éd. Hugo Image, 160p., 20 euros.  Brel, d’Alain Marouani, préface de Bruno Brel (fils de Pierre), éd. Flammarion, 190p., 35 eurosÀ lire aussi: Pierre Perret: &quot;Il faut rire de tout pour ne pas avoir à en pleurer...&quot;   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/10/01/grand-destin-jacques-brel-laventure-a-tout-prix.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Grand destin: Jacques Brel, l&#039;aventure à tout prix]]></media:title>
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      <title>Les sept chansons inoubliables de Claude François</title>
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      <pubDate>Thu, 08 Mar 2018 11:27:16 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Elisa Casson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Belles!, belles!, belles!, &quot;Le Lundi au soleil&quot;, &quot;Comme d’habitude&quot;… Quarante et un ans après la disparition du chanteur le 11 mars 1978, ses tubes résonnent encore! ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les sept chansons inoubliables de Claude François Il était l’un des artistes les plus populaires de sa génération. Le 11 mars 1978, Cloclo disparaissait à l’âge de 39 ans, laissant derrière lui des fans inconsolables et un répertoire inscrit à jamais dans nos mémoires. Retour en vidéo sur ses plus grandes chansons.  • &quot;Belles, Belles, Belles&quot; (1962) Avec ce titre, Claude François va connaître son premier grand succès. Il faut dire que le chanteur a tout prévu: une chanson rythmée, un refrain entêtant et même un scopitone réalisé par un jeune réalisateur, un certain Claude Lelouch… Déterminé à séduire le public, Cloclo harcèle Daniel Filipacchi, animateur de l’émission &quot;Salut les copains&quot; sur Europe n°1, pour qu&#039;il diffuse sa chanson deux fois par jour. Objectif atteint! Le disque s’écoulera à 1,7 million d’exemplaires. Le début de la légende.   • &quot;J&#039;y pense et puis j&#039;oublie&quot; (1964) Dans les années 1960, l’artiste enchaîne les reprises. Une chanson retient particulièrement son attention, celle de Bill Anderson intitulée &quot;It Comes and Goes&quot;. Claude François la chante en souvenir de sa première épouse, la danseuse anglaise Janet Woollacott. Après deux ans de mariage, la jeune femme, épuisée par les crises de jalousie du chanteur, le quitte pour une autre vedette, Gilbert Bécaud.   • &quot;Comme d&#039;habitude&quot; (1967) Cette chanson écrite à quatre mains avec le compositeur Jacques Revaux raconte le quotidien d’un couple au bord de l’abîme. Si les paroles sont criantes de vérité, c’est parce que Claude François a décidé de mettre son chagrin en musique. En secret, l’idole des jeunes vit une histoire d’amour passionnée avec France Gall . Mais jaloux de sa victoire à l’Eurovision, le chanteur met fin à cette idylle en 1967. Quelques mois après leur séparation naît &quot;Comme d’habitude&quot;, l’un de ses plus grands succès. Le morceau devient un véritable succès grâce à son adaptation en anglais par Frank Sinatra en 1969.   • &quot;Le Lundi au soleil&quot; (1972) Composée par le trio Patrick Juvet, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat, &quot;Le Lundi au soleil&quot;, en référence au Blue Monday anglais, la journée la plus déprimante de l&#039;année, est une commande de Claude François. À cette époque, Patrick Juvet triomphe au hit-parade avec &quot;La Musica&quot;. Agacé par ce potentiel concurrent, Cloclo décide de le rencontrer et lui demande d’écrire pour lui. À l’occasion de la sortie du single, le chanteur et ses Claudettes créent la célèbre chorégraphie à base de petits pas sautillants et de moulinets avec les avant-bras. Une danse toujours reprise en boîte de nuit et dans les soirées!   • &quot;Cette année-là&quot; (1976) Comme à son habitude, Claude François se tourne vers le continent américain pour trouver ses influences. Pour son tube &quot;Cette année-là&quot;, le prince du yé-yé s’inspire d’une chanson de Frankie Valli &amp; The Four Seasons, &quot;December, 1963&quot;. Le titre évoque l’année 1962 et la reconnaissance du chanteur auprès du public grâce à son tube &quot;Belles, belles, belles&quot;.   • &quot;Je vais à Rio&quot; (1977) En 1977, Claude François devient le roi du disco. Adapté du morceau australien &quot;I go to Rio&quot;, la chanson se vendra à 320 000 exemplaires. Elle se classe aujourd&#039;hui à la cinquième position des chansons préférées des Français.   • &quot;Alexandrie, Alexandra&quot; (1978) Dans cette chanson, il est question des origines de Claude François. &quot;Alexandrie, Alexandra&quot; évoque l’Egypte, pays natal du chanteur qu&#039;il a quitté à l&#039;été 1956 suite à la nationalisation du Canal de Suez. Il a 17 ans, prépare son baccalauréat... Le 17 juillet, avec ses parents Aimé et Lucia, il prend un navire norvégien qui l&#039;emmène à Marseille. L’artiste nous chante &quot;le voile sur les filles&quot;, le Nil, le phare d’Alexandrie, les sirènes ou encore le barracuda. &quot;Alexandrie Alexandra&quot; sera l’une des dernières chansons enregistrée par Cloclo avant son tragique accident. Hasard du calendrier, le 45 tours sortira le jour de ses obsèques, le 15 mars 1978.   Et vous quelle est votre chanson préférée de Claude François ? Témoignez  À lire aussi :   Ces 5 chansons qui ont une histoire  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2019/03/06/chanson-claudefrancois.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Les sept chansons inoubliables de Claude François]]></media:title>
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      <title>Pierre Perret:  &quot;Il faut rire de tout pour ne pas avoir à en pleurer...&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/pierre-perret-il-faut-rire-de-tout-pour-ne-pas-avoir-a-en-pleurer-20582</link>
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      <pubDate>Fri, 15 Feb 2019 09:35:54 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Peter David ]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À 84 ans, l’auteur des Jolies Colonies de vacances, de Lily et du Zizi publie un nouvel album ciselé et engagé. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[• Humour liberté est le titre de votre album, mais ce pourrait être votre devise, non? Pierre Perret: C’est le titre d’une chanson de l’album mais aussi deux mots qui représentent tout l’esprit du disque. C’est symbolique! Après soixante ans de scène, j’essaie de tenir la barre et de ne rien perdre de mon humour ni de ma liberté.  • Vous dites sortir &quot;rincé&quot; de l’écriture de cet album… P.P: Il n’y a qu’à écouter ces chansons pour comprendre que j’ai sué sang et eau. Elles représentent trois ans et demi de travail! Trouver le mot juste nécessite qu’on le remette sans cesse sur le métier. J’ai des trentaines de versions de chaque chanson, et l’expérience ne fait rien à l’affaire. Quand, enfin, je mets le point final, je me dis que j’ai atteint mon stade d’incompétence. Pour moi, le premier jet n’existe pas, il en faut plutôt 180 à chacun de mes textes. Finalement, c’est un album éclectique, avec de la gravité, de la drôlerie et pas mal de coquinerie. Tout ce qu’on sait de moi en somme avec un tour de vis en plus.  • Vous y traitez des attentats, des migrants, de la pédophilie… Vous suivez beaucoup l’actualité? P.P: J’ouvre grand les yeux et les oreilles! Grâce aux médias, mais aussi en voyageant. J’écoute tous les sons de cloche, je lis les livres, les journaux, aussi bien Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo que Le Figaro ou Marianne. Et je suis attentif aux réseaux sociaux. Il faut picorer partout. Ce que je pense du monde est dans ce disque.  • Il y a aussi Mémé Anna, une chanson très tendre… P.P: Mémé Anna était ma grand-mère. Nous nous adorions. Elle était une sacrée coquine! Il faut avoir des grands-mères coquines. Elle a toujours été omniprésente, de son vivant et dans ma mémoire. Elle était un personnage atypique, ça a laissé des traces en moi. Quand j’étais enfant, je passais tous mes jeudis avec elle. Elle m’emmenait cueillir des pissenlits et des tulipes dans les champs. Nous allions aux champignons et aux escargots… Des tas de choses improbables qu’on ne peut malheureusement plus faire. Mes parents, eux, tenaient le Café du pont, ils n’avaient pas le temps pour tout ça.  • Et vous, quel grand-père êtes-vous? P.P: Un nul ! Je crois que je ne sais pas faire… Je n’ai pas cette disponibilité. Mais de toute façon, je ne suis jamais content de moi…  • Qu’est-ce qui vous fait rire?  P.P: Tout ! J’ai, je crois, le don de transformer le pire en rire. Pour ne pas passer son temps à sangloter, mieux vaut rire de tout. Aujourd’hui, nous assistons à un grand cirque dramatique, tout est démesuré. Les moyens de communication sont extrêmes comme ils ne l’ont jamais été. Je préfère rire de tout ce désastre. Le rire est salutaire.  • Et ce qui vous rend heureux? P.P: Un stylo, un cahier et une table! Je n’ai pas besoin de davantage, je suis toujours en train d’écrire. C’est la seule chose qui me tient debout! C’est mon bonheur malgré la petite part de souffrance quand le mot juste ne vient pas. Aujourd’hui, je donne moins de spectacles pour me consacrer entièrement à l’écriture. Deux livres sont sur le feu. J’actualise également le dictionnaire du Parler des métiers, auquel je vais ajouter 3 000 entrées, et j’ai commencé il y a quelques années un ouvrage d’aphorismes. J’ai encore pas mal de mots sur la planche…  • Douze chansons inédites L’ami Perret est un orfèvre, ainsi Humour liberté est l’écrin de douze pépites scintillantes. Le mot à vif, la drôlerie et l’émotion vissées au cœur, il évoque la France, l’amour, les migrants, la pédophilie, l’amitié, sa passion du jazz ou encore sa mémé Anna. Une vraie rencontre poétique! Humour Liberté, éd. Adèle et Irfan le label, 14€Actu: Pierre Perret sera en concert à Sablé-sur-Sarthe le 2 mars, à Lyon le 30 mars, à Genève le 7 avril et à La Gacilly le 27 avril.  Bio rapide: 9 juillet 1934: Naissance à Castelsarrasin. 1957: Premier 45-tours, Moi j’attends Adèle 1962: Épouse la mère de ses jumeaux, Simone Mazaltarim, qu’il surnommera Rebecca. 1966: Interdiction sur les ondes des Jolies Colonies de vacances. Première tournée avec Charles Aznavour et premier Olympia.  1975: Le Zizi est le plus gros succès de sa carrière. 1982 Parution du Petit Perret illustré par l’exemple (dictionnaire d’argot).2005: Sortie de ses mémoires, Le Café du pont.     Retrouvez Notre Temps Jeux en kiosque et sur:  boutique.notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pierre Perret:  &quot;Il faut rire de tout pour ne pas avoir à en pleurer...&quot;]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Charles Aznavour quitte l&#039;affiche</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/charles-aznavour-quitte-l-affiche-19504</link>
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      <pubDate>Tue, 02 Oct 2018 16:25:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Elisa Casson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Charles Aznavour est décédé à 94 ans dans la nuit du dimanche au lundi 1er octobre 2018. Monument de la chanson française, il a su s’inscrire dans la mémoire collective de plusieurs générations. Retour en musique sur sa carrière.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Charles Aznavour: toujours en haut de l&#039;affiche Le monde de la chanson française perd l&#039;un de ses plus grands ambassadeurs. Charles Aznavour est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l&#039;âge de 94 ans. Pour plusieurs générations, c&#039;est tout un pan d&#039;histoire qui s&#039;en va.  Retour sur une carrière qui doit (un peu) au hasard et beaucoup à un travail acharné.Parisien par hasard
Le hasard fait bien les choses et ce n’est pas la famille Aznavour qui dira le contraire. Installé à Paris pour quelques jours, dans l’attente d’un visa pour les États-Unis, le couple Aznavourian donne naissance à son premier garçon en 1924. À la clinique, la sage-femme se trompe dans l’orthographe du prénom arménien. Shahnourh devient Charles. S’ensuit très vite une carrière de comédien et chanteur. Dès l’âge de neuf ans, Charles est inscrit à l’École des enfants du spectacle et se produit au Théâtre du Petit Monde. En 1946, sa rencontre avec Édith Piaf va changer sa vie. Elle est déjà une immense star lorsqu’elle repère le duo &quot;Roche et Aznavour&quot;, formé avec le pianiste Pierre Roche.    La Môme les emmène pour une tournée aux États-Unis. Mais sans argent, ni carnet d’adresses, le rêve américain tourne court. Pierre Roche part vivre au Québec avec sa compagne. Charles Aznavour pense à le suivre avant qu’Édith Piaf l’en dissuade l’encourageant à se produire seul. La jeune femme devient son mentor. Lui, son homme à tout faire. Dans l’ombre, il lui écrit plusieurs chansons (&quot;Il pleut&quot;, &quot;C’est un gars&quot;, &quot;Rien de rien&quot;…) Mais sa carrière d’auteur ne lui suffit pas. Charles Aznavour rêve plus grand. Il se répète: &quot; Un jour viendra, je leur montrerai que j&#039;ai du talent ’&quot;.Dans les années 1950, il effectue une tournée en Afrique du Nord. À son retour, on lui propose un tour de chant dans trois salles parisiennes: le Moulin Rouge, l’Alhambra et l’Olympia. Sept chansons vont rythmer ces soirées. Une va faire la différence.   Pour sa première à l’Olympia, Charles Aznavour monte sur scène avec un titre intitulé &quot;Sur ma vie&quot;. Son premier succès populaire! Avec cette ode à l’amour fidèle, l’auteur Aznavour est salué. L’interprète, lui, essuie une vague de critiques. Son physique, sa taille et sa voix &quot;enrouée&quot;, on lui prédit une courte carrière. Les mauvaises langues se délient. Les détracteurs s’en donnent à coeur joie. Mais rien n’arrête sa soif de réussite. Il en est persuadé, un jour ou l’autre, il sera en haut de l’affiche.  Le temps des succès Ce qui manque à l’artiste, c’est un tube. Le soir de sa première à l’Alhambra, le 12 décembre 1960, Aznavour sait qu’il ne lui reste que très peu de chance pour plaire. Il décide alors d&#039;abattre son ultime carte: &quot;J’me voyais déjà&quot;. Ce titre, refusé par Yves Montand, lui a été inspiré par un jeune artiste belge dont la carrière ne décollait pas. À la fin de sa prestation à l’Alhambra, aucun applaudissement. Dans la salle de concert, le silence règne. En coulisses, Charles Aznavour est prêt à tout arrêter. À l’instar du personnage de la chanson, les désillusions sont trop nombreuses pour continuer le métier. Mais au moment de retourner saluer le public, une ovation éclate. La foule est en délire. C’est un triomphe! À trente-six ans, Charles Aznavour est enfin une vedette.   Au cours des années 1960, le chanteur enchaîne les tubes (&quot;Il faut savoir&quot;, &quot;Les Comédiens&quot;, &quot;La Mamma’’, &quot;Hier encore&quot; ...). En pleine période yé-yé, Charles Aznavour continue d’écrire pour les autres. Il offre &quot;Retiens la nuit&quot; à Johnny Hallyday ou encore &quot;La plus belle pour aller danser&quot; à Sylvie Vartan. Si son style plaît, c’est parce qu’il est un raconteur d’histoires. Aznavour chante ce qu’il voit, ce qu’on lui rapporte, des histoires de vie et d’amour.Homme de conviction, il n’hésite pas à prendre sa plume pour se faire entendre. En 1971, il reste sans voix face au suicide de Gabrielle Russier, une enseignante accusée de détournement de mineur pour son histoire d’amour avec un lycéen. Ce fait divers, devenu fait de société, le bouleverse. &quot;Je voulais m’insurger contre la bêtise et les esprits bourgeois&quot;, explique-t-il. En trois jours, il écrit &quot;Mourir d’aimer&quot;. Un classique.    L’année suivante, l’artiste aborde frontalement le thème de l’homosexualité dans une France qui la pénalise encore. Une première dans la chanson française. Sans caricature ni dérision, Charles Aznavour raconte l’histoire d’un homme travesti &quot;vivant seul avec maman&quot; épris d’un &quot;garçon beau comme un dieu&quot;. Un texte inspiré par son chauffeur et ami, Androuchka, logé à son domicile avec sa chatte blanche. Sur scène, la chanson est un triomphe.   Charles Aznavour n’a pas peur de s’engager à travers ses musiques. En 1988, alors que son pays d’origine, l&#039;Arménie, subit un terrible séisme, l’interprète de &quot;La Bohème&quot; réunit plus de quatre-vingts artistes sur le morceau &quot;Pour toi Arménie&quot;. Le titre se place directement au sommet des hit-parades pendant plusieurs semaines.   En quatre-vingts ans de carrière, Charles Aznavour a réussi l’exploit de garder une place privilégiée dans le coeur des Français. En 2017,  à 93 ans, il remplit son premier Bercy! Sur scène, il s’amusait de son âge avancé et de ses méfaits. Prévenait que son prompteur était devenu son meilleur ami et que ses oreilles ne fonctionnaient plus très bien. La plus grande star française brillait encore à l’international. En 2018, il était en piste pour une nouvelle tournée à Amsterdam, Barcelone, Moscou ou encore Tokyo. Infatigable, ou presque. Il répondait encore à une interview vendredi 28 septembre 2018 à l&#039;émission &quot;C à vous&quot; présentée par Anne-Élisabeth Lemoine.   Si vous aimez Charles Aznavour, deux biographies sont disponibles: &quot;Vies et légendes de Charles Aznavour&quot;, de Robert Belleret (éditions l&#039;Archipel) ou encore &quot;Tout Aznavour&quot;, de Bertrand Dicale (éditions First document). En 2013, le chanteur publiait &quot;Tant que mon coeur battra&quot; (éditions Don Quichotte), un livre de réflexions et de souvenirs intimes. Et vous, quelle était votre chanson préférée de Charles Aznavour ? Partagez vos réactions.  À lire aussi: Charles Aznavour: toujours en haut de l&#039;affiche  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Charles Aznavour quitte l&#039;affiche]]></media:title>
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      <item>
      <title>Françoise Hardy: &quot;Je n&#039;ai pas fini d&#039;aimer&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 01 Sep 2018 14:36:02 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après de lourds ennuis de santé, l&#039;idole des sixties avait craint de ne plus jamais pouvoir chanter. Elle signe pourtant son grand retour avec un 28e album. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Françoise Hardy: &quot;Je n&#039;ai pas fini d&#039;aimer&quot;     Notre Temps: Comment est né votre nouvel album, &quot;Personne d’autre&quot;? Françoise Hardy: J’avais déjà travaillé plusieurs fois avec Erick Benzi, un musicien et producteur de très grand talent. Je l’ai revu pour savoir ce qu’il pensait de &quot;Sleep&quot;, une chanson du groupe finlandais Poets of the Fall, qui me transcendait. À cause de mon état physique, je ne pensais pas encore vraiment à un album. Mais, à la suite de cette reprise de contact, sans que je lui aie demandé quoi que ce soit, Erick m’a envoyé des mélodies inédites qui m’ont plu, et tout s’est enchaîné assez vite, presque à mon insu!   NT: Et vous avez surmonté toutes les difficultés...  FH: Enregistrer un album est une énorme source de problèmes et d’angoisse. De plus, je suis tombée malade au milieu des séances de voix et ça a été très éprouvant. Heureusement, Erick est un ange de patience et de gentillesse. Mais, aujourd’hui, je sens le contrecoup: mine de rien, j’ai été active sans relâche depuis une bonne année et la promotion est quelque chose de très stressant pour moi.   NT: Qu’est-ce qui vous apaise?  FH: L’écriture. C’est mon principal exutoire. Je ressens un grand bonheur quand je termine un texte qui me semble à la hauteur de la mélodie qui l’a inspiré. Un bonheur à la mesure de mon angoisse devant la page blanche... Avec le temps, je tourne toujours autour du même pot et j’ai écrit tant de textes qu’il m’est de plus en plus difficile de me renouveler.  NT: Vous n’êtes jamais tout à fait en paix: d’où vient votre sentiment d’insécurité?  FH: De l’enfance... Ma mère nous a données, à ma sœur et moi, beaucoup d’amour et un très bon exemple, mais elle vivait seule et ne voyait personne. Une enfance solitaire où l’on ne peut se focaliser que sur un être est handicapante sur plusieurs plans - langage, rapports sociaux, entre autres - et elle favorise la peur terrible de perdre cette personne qui représente tout pour soi. J’ai toujours eu une fâcheuse tendance à craindre le pire dès que je suis sans nouvelles de mes proches.   NT: En tant que femme et artiste, comment vivez-vous le débat actuel sur le harcèlement? FH: Le débat est trop souvent binaire: les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Il vaudrait mieux privilégier une vision globale et chercher à connaître les raisons profondes pour lesquelles un individu a un comportement inacceptable. Personnellement, dans ma carrière, je n’en ai jamais subi. Petite fille, j’ai connu deux attentats à la pudeur: j’en avais parlé à ma mère tellement j’étais choquée et effrayée. L’enfant sent d’instinct ce qui est malsain et cet instinct est resté très fort chez moi.   NT: Quelle mère êtes-vous pour Thomas?  FH: C’est à lui qu’il faudrait le demander... Aucune maman n’est parfaite mais ce qui compte le plus quand on a un enfant, c’est de l’avoir désiré pour de bonnes raisons et de l’aimer pour lui-même plus que pour soi, ainsi que de ne pas lui donner un trop mauvais exemple! Sur cette question des relations entre hommes et femmes, l’essentiel de l’éducation vient de la façon dont les parents se comportent l’un vis-à-vis de l’autre et avec leurs enfants. J’ai appris avec le temps que sans discernement, l’amour ne vaut pas grand-chose. Et comme on ne peut donner que ce qu’on a reçu, savoir aimer est la plupart du temps un apprentissage long et difficile. En ce qui me concerne, je ne crois pas avoir terminé le mien! À lire aussi:  L&#039;île de Batz de Philippe Torreton  NT: Êtes-vous toujours proche de son père, Jacques Dutronc? FH: Bien que nous vivions séparément, cette relation continue de compter plus que les autres. Elle repose autant sur une très grande tendresse - apparemment réciproque! -, que sur le fait d’avoir vécu nos plus belles années ensemble.  NT: Vous connaissiez Johnny Hallyday depuis l’enfance. Quel est votre plus beau souvenir avec lui?  FH: Nous étions nés dans la même clinique à quelques mois de distance et il a vécu son enfance et son adolescence à quelques mètres de moi, dans le neuvième arrondissement de Paris. Jacques habitait tout près aussi. Je l’admirais et l’aimais beaucoup. Mon plus grand souvenir est celui de son concert à Bercy mis en scène par Michel Berger en 1987. C’était si génial que j’y avais traîné de force Jacques et Thomas qui avait 14 ans à l’époque.   NT: Croyez-vous que l’on puisse vivre une passion amoureuse à tout âge? FH: Peut-être... Mais je pense qu’à partir d’un certain âge, qui varie d’une personne à l’autre, il vaut mieux tirer un trait sur la vie sexuelle. La nature nous y invite bon gré mal gré d’ailleurs.   NT: Vous êtes directe!  FH: À moins de devoir mentir charitablement, ce à quoi il est parfois impératif de se plier, le mensonge est une forme de malhonnêteté qui ne mène à rien et je n’aime pas faire aux autres ce que je n’aimerais pas qu’ils me fassent. Mais le plus important est de ne pas se mentir à soi-même et comme ce travers est la plupart du temps inconscient, je ne crois pas que j’y échappe.   NT: Vous avez des regrets?  FH: Les regrets sont stériles, sauf quand ils permettent de prendre conscience de nos mauvais comportements au point de faire l’effort de ne plus les reproduire.  NT: Quelle est votre plus grande fierté?  FH: Thomas bien sûr! Sur le plan professionnel, plusieurs chansons et enregistrements. NT: Lesquels par exemple? FH: Pour n’en citer que quelques-unes, il y aurait de toute façon &quot;Doigts&quot; (1971), et pour le reste: &quot;Dix heures en été&quot; (1996), &quot;Le Danger&quot; (1995), &quot;Tant de belles choses&quot; (2004), &quot;La Folie ordinaire&quot; (2004), &quot;Grand Hôtel&quot; (2004), &quot;Mal au cœur&quot; (2012), &quot;Personne d’autre&quot; et &quot;Un seul geste&quot; (2018). On est fier d’un enregistrement lorsque la voix et la réalisation musicale amènent la magie espérée à une belle mélodie et au texte qu’elle a inspirés. La magie, c’est la clé!   NT: Que pouvons-nous vous souhaiter?  FH: Une de mes amies dirait &quot;être une vieille dame indigne&quot;. Être une vieille dame digne, ce n’est pas mal non plus!   • Douze chansons et tant de belles choses  La chanteuse, qui avait promis qu’on ne l’y prendrait plus, revient avec un nouvel album empreint de la douceur et de la mélancolie qu’on lui connaît si bien. Au gré des 12 titres qui le composent - elle a écrit les paroles de 8 d’entre eux - Françoise Hardy livre, de sa voix fragile, ses réflexions sur le passage du temps, l’amour, la mort. Au détour d’une chanson, on croise Jacques Dutronc, à qui le titre &quot;Personne d’autre&quot; est dédié mais aussi Michel Berger (&quot;Seras-tu là?&quot;, dont il a écrit les paroles) ou le groupe de rock finlandais Poets of the Fall dont elle adapte une chanson (&quot;Dors mon ange&quot;).  &quot; Personne d’autre&quot;, Warner / Parlophone, 16,99€.   • Repères  - 1944: Naissance à Paris, le 17 janvier. - 1962: Révélation au grand public avec Tous les garçons et les filles. Le titre devient un tube. Françoise Hardy est sacrée nouvelle « idole » de la jeunesse par la presse. - 1968: La chanteuse donne son dernier concert en solo à Kinshasa (République démocratique du Congo) et annonce arrêter la scène. - 1973: Collaboration avec Michel Berger et naissance de son fils Thomas. - 1988: Elle assure que &quot;Décalage&quot; sera son dernier album. Porté par le titre &quot;Partir quand même&quot;, le disque est un immense succès. - 2016: Elle publie &quot;Un cadeau du ciel&quot; dans lequel elle évoque son combat contre la maladie.      À lire aussi:  Jane Fonda: &quot;J’ai 80 ans et j’ai toujours pris ma vie en main&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Françoise Hardy: &quot;Je n&#039;ai pas fini d&#039;aimer&quot;]]></media:title>
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      <title>Concerts: Radio Classique fête Mozart</title>
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      <pubDate>Fri, 22 Jun 2018 15:28:25 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Comme chaque année, Radio Classique propose un grand concert pour fêter l&#039;arrivée de l&#039;été. Le compositeur Wolfgang Amadeus Mozart est à l&#039;honneur. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[On lui doit de grands airs d&#039;opéra incroyablement populaires comme &quot;La Flûte enchantée&quot; ou le délicat &quot;concerto pour clarinette&quot;. Le compositeur Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) reste toujours apprécié du plus grand nombre. Trépidante, facétieuse mais aussi bouleversante, sa musique nous transporte et nous ravit toujours.   Radio Classique organise, le 2 et 3 juin, deux soirées qui lui sont entièrement consacrées. &quot;Passionnément Mozart&quot; sera porté par les voix de la soprano Angélique Boudeville et de la mezzo-soprano Ambroisine Bré, accompagnées par le ténor Julien Dran, le baryton Jean-Sébastien Bou et le baryton-basse Nicolas Cavallier. Ils seront entourés de l&#039;orchestre national d&#039;Île-de-France dirigé par Pierre Dumoussaud. De la &quot;Symphonie n°40&quot; aux extraits des &quot;Noces de Figaro&quot; ou du &quot;Don Giovanni&quot;, chaque soirée présentée par Olivier Bellamy s&#039;annonce somptueuse.  Y aller: Les 2 et 3 juin au  Théâtre des Champs-Élysées , 15, avenue Montaigne, à Paris, à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. L&#039;écouter: le concert sera retransmis en direct sur l&#039;antenne de  Radio Classique  le 20 juin.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Concerts: Radio Classique fête Mozart]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Carole Renucci: &quot;Au revoir Johnny!&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/carole-renucci-au-revoir-johnny-19256</link>
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      <pubDate>Thu, 07 Dec 2017 13:06:48 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Carole Renucci]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Directrice de Notre Temps, Carole Renucci se souvient de sa rencontre avec Johnny Hallyday.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Ce matin, la nouvelle est tombée et la France en est toute retournée… sans vraiment réaliser. Sur les ondes, sur les réseaux sociaux, chacun  raconte l’homme et souvent son histoire intime avec lui. Car Johnny, star incontestée, a grandi à nos côtés. À moins que ce ne soit l’inverse. Peu importe, dans cette affaire de cœur, toutes les générations sont concernées: &quot;j’ai assisté à son concert en 1971…&quot;, &quot;j’ai dansé mes premiers rock sur ses chansons… &quot;, &quot;je me souviens de son mariage avec Sylvie…&quot;Je ne peux être en reste sachant combien il compte dans nos coeurs, dans vos coeurs. Car, moi aussi, tout comme vous, j’ai ma petite histoire. J’ai rencontré Johnny chez lui à Marnes-la-Coquette. C’était il y a 8 ans.À l’époque, je réalisais une série d’articles sur l’implication de Laeticia auprès de l’Unicef. Au fil des rencontres, nous avions sympathisé si bien qu’un jour Laeticia me posa cette question: &quot;Carole, je crois que tu ne connais pas mon mari, je voudrais te le présenter&quot;. C’était joliment dit… et surtout simplement dit. Tout comme ce que je découvrais depuis que j’avais pénétré dans cette maison.Une demeure cossue et simple à la fois, comme celle d’un notable de province – pas plus que cela! Un personnel fidèle et heureux d’être là… que Laeticia, bienveillante, m’avait présenté un à un.Lorsqu’elle poussa la porte, Johnny se leva… il était en train de regarder un western pour se détendre avant son concert du soir. Accueillant, il me demanda avec beaucoup de gentillesse si j’allais bien. Nous échangeâmes quelques banalités et chacun retourna à ses activités. C’était peu et beaucoup à la fois: la vision d’un homme hors norme qui acceptait de se révéler dans la banalité du quotidien.Je me suis alors dit que c’était un homme bien… tout simplement.À lire aussi:-  Johnny Hallyday, une légende s&#039;éteint               - Johnny Hallyday, 11 chansons inoubliables               - Quiz: 7 infos que vous ignorez peut-être sur Johnny    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2018/06/14/carole-renucci-2018.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Carole Renucci: &quot;Au revoir Johnny!&quot;]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Neuf chansons d’amour en vidéo</title>
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      <pubDate>Tue, 06 Feb 2018 16:11:52 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Barbara, Johnny Hallyday, Christophe, Julien Clerc... Nombreux sont les artistes français à avoir célébré l&#039;amour en musique. Voici neuf titres à (re)écouter, seul.. ou à deux!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[• L’hymne à l’amour (Edith Piaf, 1950) Cette célèbre chanson d&#039;Edith Piaf, qui en a écrit les paroles, est une vibrante déclaration d&#039;amour à l&#039;élu de son coeur: le boxeur Marcel Cerdan, rencontré lors d&#039;une tournée à New York. Ce dernier est décédé dans un accident d&#039;avion quelques mois plus tard.    • Les Amoureux des bancs publics (Georges Brassens, 1953) L&#039;origine de cette chanson se trouve vraisemblablement dans un ouvrage de la bibliothèque du chanteur, publié en 1926 et intitulé Amours en province . Dans ce livre retrouvé après sa mort, l&#039;artiste avait souligné des passages évoquant des &quot;jardins publics&quot; ou encore &quot; des amoureux sur les bancs&quot;… (À lire aussi: Brassens célèbre les amoureux des bancs publics )    • Ma plus belle histoire d&#039;amour (Barbara, 1967) &quot; Du plus loin qu&#039;il m&#039;en souvienne, Si depuis, j&#039;ai dit &quot; je t&#039;aime&quot;, Ma plus belle histoire d´amour, c&#039;est vous....&quot;. Dans cette chanson, Barbara rend un vibrant hommage à son public.    • Les mots bleus (Christophe, 1974) Parue sur l&#039;album du même nom, &quot;Les mots bleus&quot; évoque les difficultés de parler de ses sentiments amoureux.
Et pour vous, quelle est la plus chanson d&#039;amour? Témoignez!    • La Déclaration d&#039;amour (France Gall, 1974) Cette chanson est la première d&#039;une longue série composée par Michel Berger pour celle qui deviendra sa muse. Une véritable renaissance pour France Gall qui retrouvera le succès grâce à ce titre. (À lire aussi: France Gall, douze chansons inoubliables )    • Je te promets (Johnny Hallyday, 1987) Comment oublier ce titre, tube parmi les tubes de Johnny Hallyday? Écrit par Jean-Jacques Goldman, il resta 22 semaines au top 50. (A lire aussi: Johnny Hallyday: onze chansons inoubliables )    • Ma préférence (Julien Clerc, ) Écrite par le parolier Jean-Louis Dabadie, cette chanson fait référence à la comédienne Miou Miou, avec qui Julien Clerc vécue une idylle durant cinq ans.    • Je l’aime à mourir (Francis Cabrel, 1979) Le point de départ de cette ballade? Une phrase griffonnée depuis longtemps sur un carnet du chanteur: &quot;Je suis le gardien du sommeil de ses nuits&quot;. Restait à trouver la suite... pour vendre pas moins de 500 000 exemplaires de cette chanson!    • Pour que tu m&#039;aimes encore (Céline Dion, 1995) Écrit et composé par Jean-Jacques Goldman, ce titre chanté par Céline Dion en 1995 a connu un succès planétaire: le CD titres s&#039;est écoulé à 1 750 000 exemplaires !    Et pour vous, quelle est la plus chanson d&#039;amour? Témoignez!  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Neuf chansons d’amour en vidéo]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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      <title>J&#039;y étais: &quot;J&#039;ai vu Michel Sardou à ses débuts&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 16:38:03 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le chanteur repart en tournée pour fêter ses cinquante ans de carrière. Malgré des débuts difficiles, il a conquis son public sur scène. Souvenirs. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[J&#039;y étais: &quot;J&#039;ai vu Michel Sardou à ses débuts&quot;  • &quot;De la prestance, du vécu&quot;  Marie-Josée Moreau, 54 ans, Vaulx-en-Velin (69) &quot;Je suis la dernière de sept filles et lorsque je suis née, en 1963, mes sœurs n’arrêtaient pas de chanter du Sheila, Johnny Halliday, Eddie Mitchell, Sylvie Vartan et Michel Sardou évidemment. À 5 ans, j’ai été opérée d’une appendicectomie et les médecins ont déclaré à ma mère que je n’arrêtais pas d’entonner du Sardou dans le bloc opératoire. Et même après mon réveil! Je connaissais les chansons de Michel telles que &quot;Le Madras&quot;, &quot;Les Arlequins&quot;, &quot;Je n’ai jamais su te dire&quot;, &quot;Il pleut sur ma vie&quot;, &quot;Mods and Rockers&quot;... Tout le répertoire de mes sœurs! Ces chansons avaient vraiment de la prestance, du vécu, des choses à dire. Aujourd’hui, je retrouve cette alchimie entre les mots et une époque dans le rap avec des artistes comme Jul ou Soprano, dont les textes me rappellent ceux de Michel lorsqu’il chantait &quot;Le France&quot; ou &quot;Le Rire du sergent&quot;.&quot;  • &quot;Il m’a donné la vocation&quot;  Christophe Michel, 50 ans, Lunel (34) &quot;Je l’ai vu sur scène pour la première fois en 1983, au Palais des sports de Montpellier. J’avais 16 ans et j’écoutais ses disques depuis déjà quelques années. Mais quand je l’ai vu en concert, j’ai été très impressionné par sa puissance et son charisme. Ça a été une révélation, il m’a donné la vocation! Je suis devenu un inconditionnel et c’est grâce à lui que j’ai eu envie de chanter moi aussi. Après ce concert, je l’ai vu à chaque fois qu’il passait dans la région. Tous ses spectacles sont exceptionnels, mais mon préféré reste celui de 1985 (enregistré pour l’album &quot;Concert 85&quot;), avec des morceaux que j’aime particulièrement comme &quot;La Débandade&quot;, &quot;Atmosphères&quot; ou &quot;L’An Mil&quot;. Mes titres préférés ne sont pas forcément les plus connus: &quot;Rien&quot;, &quot;Carcassonne&quot;, &quot;Vivant&quot;, &quot;Les Yeux d’un animal&quot;... Je suis devenu chanteur et dans mes spectacles, je consacre une grande place au répertoire de Sardou. Il restera à jamais celui par qui tout a commencé. Il est mon maître, Le Patron!&quot; Pour découvrir Christophe Michel: www.facebook.com/mcmusic.michel    • Un concert a tout changé  Danielle Jacquemin, 74 ans, Livry-Gargan (93) &quot;Au départ, je ne l’appréciais pas trop, je lui préférais son père, l’acteur et chanteur Fernand Sardou. Et puis, je n’avais pas le temps de me poser pour écouter les paroles de ses chansons! En 1983, une parente n’a pas tenu sa promesse d’emmener un de mes fils, fan de Sardou, l’écouter au Palais des congrès, à Paris. Du coup j’y ai invité mes trois fils... Le spectacle a été inoubliable. Il entrait en communion avec son public. J’en suis sortie fan moi aussi et je le suis restée. Certains de ses textes exprimaient parfaitement mes propres sentiments (&quot;Je suis pour&quot;, &quot;Les Ricains&quot;...). Je ne peux pas dire que j’aime toutes ses chansons mais il y en a plein de magnifiques, comme &quot;Le France&quot;, &quot;Vladimir Illitch&quot;, &quot;Le Fauteuil&quot;, &quot;Musulmanes&quot;, &quot;Les Lacs du Connemara&quot;. Je suis une personne qui assume ses idées et j’aime la façon dont il a toujours défendu les siennes. L’homme aussi m’est sympathique. Certains disent qu’il ne sourit pas, mais pourquoi se forcerait-il? Sur scène, il sourit!&quot; À lire aussi: J&#039;y étais: mes souvenirs de Dalida J&#039;y étais: le petit conservatoire de Mireille  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;y étais: &quot;J&#039;ai vu Michel Sardou à ses débuts&quot;]]></media:title>
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      <title>France Gall: douze chansons inoubliables </title>
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      <pubDate>Mon, 08 Jan 2018 09:17:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Poupée de cire, poupée de son&quot;, &quot;Résiste&quot;, &quot;Si maman, si&quot;... Le répertoire époustouflant de 
France Gall, décédée à l&#039;âge de 70 ans, a marqué les générations. ]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[France Gall: douze chansons inoubliables De l&#039;ingénue au timbre acidulé des années 1960 à l&#039;interprète talentueuse des mélodies signées Michel Berger, France Gall a traversé les époques avec succès. Voici douze chansons qui resteront dans les mémoires.   • Ne sois pas si bête (1963)  Diffusée pour la première fois à la radio en octobre 1963, cette chanson est le premier succès de France Gall (de son vrai prénom Isabelle), alors âgée de 16 ans.     • Sacré Charlemagne (1964) Avec son air entêtant, cette chanson écrite par son père, le parolier Robert Gall, lance définitivement sa carrière. Chantée jusqu&#039;au Japon, il s&#039;en vendra deux millions d&#039;exemplaires.    • Laisse tomber les filles (1964) La rencontre avec Serge Gainsbourg marque une nouvelle étape dans la jeune carrière de France Gall. En 1964, il lui écrit &quot;N&#039;écoute pas les idoles&quot; et &quot;Laisse tomber les filles&quot; puis, l&#039;année suivante, &quot;Les sucettes à l&#039;anis&quot;, qui sonnera le glas de leur collaboration. France Gall avouera ne pas avoir saisi le sens caché des paroles de ce titre et s&#039;être sentie humiliée.     • Poupée de cire, poupée de son (1965)  En 1965, France Gall est sélectionnée pour représenter le Luxembourg à l&#039;Eurovision. À 18 ans, elle choisit cette chanson, écrite et composée par Serge Gainsbourg, et remporte le concours. Le même soir, Claude François, son compagnon de l&#039;époque, la quitte par téléphone.    • La déclaration ( 1974)  &quot;Le bonheur dans ce métier, je l&#039;ai trouvé avec Michel&quot; dira France Gall. Séduite par son talent, elle lui propose une collaboration en 1973.  La chanteuse deviendra sa muse et trouvera avec lui une nouvelle maturité artistique. Leur union, musicale puis amoureuse, fera naître d&#039;inoubliables tubes. &quot;La déclaration&quot; fut le premier d&#039;une longue série.    • Si maman, si (1977) &quot; Si maman si - Maman si tu voyais ma vie - Je pleure comme je ris - Mais mon avenir reste gris/ Et mon cœur aussi .&quot;. Cette chanson, écrite par Michel Berger, qui devient son mari en 1975, marquera toute une génération par sa mélancolie.    • Il jouait du piano debout (1980) Hommage au chanteur Jerry Lee Lewis et à sa façon si particulière de jouer du piano, cette chanson aborde le thème de la différence. La même année, France Gall enregistre un titre avec Elton John, conquis par sa voix: &quot;Donner pour donner&quot; fait le tour du monde.    • Résiste (1981)  &quot;Résiste, prouve que tu existes.&quot; Plus qu&#039;une chanson, un slogan! Cette ode à la liberté, hymne de toute une génération, donnera le nom à la comédie musicale lancée par la chanteuse des années plus tard, en 2015.    • Ella, elle l&#039;a (1987) Extraite de l&#039;album Babacar, ce morceau est un hommage à la chanteuse de jazz Ella Fitzgerald dont Michel Berger était fan. Il s&#039;agit du plus grand succès musical de France Gall, vendu à 1,5 million d&#039;exemplaires dans le monde.   • Evidemment (1987)  Suite au décès de leur ami Daniel Balavoine, Michel Berger compose cette chanson: &quot;On danse encore sur les accords qu&#039;on aimait tant…&quot;    • Babacar (1987) Très engagée en faveur de l&#039;Afrique, France Gall se rend en 1986 au Sénégal pour l&#039;ONG Action Ecoles. Sur place, elle fait la rencontre d&#039;une mère et de son bébé, Babacar et rentre bouleversée. Six mois plus tard, Michel Berger compose ce titre.    • Laissez passer les rêves (1992) En 1992, France Gall et Michel Berger sortent un album en duo où figure ce dernier tube. Deux mois plus tard, Michel Berger décède d&#039;une crise cardiaque, à 44 ans.   Et vous, quelle est votre chanson préférée de France Gall? Quel souvenir garderez-vous de la chanteuse? Partagez vos réactions .À lire aussi:  Johnny Hallyday: onze chansons inoubliables  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[France Gall: douze chansons inoubliables ]]></media:title>
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      <title>J&#039;y étais: le petit conservatoire de Mireille</title>
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      <pubDate>Sun, 08 Jan 2017 16:22:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vedette de la télé des années 1960, son &quot;Petit Conservatoire de la chanson&quot; a devancé &quot;The Voice&quot; de plusieurs décennies! Évocation de la &quot;Demoiselle sur une balançoire&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mes souvenirs du petit conservatoire de Mireille  • Petite voix, grand talent  Danièle le May, Évreux (27)En 1960, j’avais 15 ans et je regardais Le Petit Conservatoire de la Grande Mireille. J’ai ainsi découvert Françoise Hardy, une fille mince aux longs cheveux bruns, à qui Mireille avait dit: &quot;Mademoiselle, vous ne pouvez pas pousser un peu votre voix, on ne vous entend pas!” Quand j’entends chanter Françoise Hardy, je ne peux m’empêcher d’y repenser. Comme quoi il est possible de faire une grande carrière avec une petite voix et beaucoup de talent!&quot;
  • Elle a bercé mon enfance  Danielle Jacquemin, Livry-Gargan (93)Je ne le manquais sous aucun prétexte! C’est ainsi que j’ai pu voir le balbutiement des carrières de chanteurs qui avaient mon âge (je suis née en 1942) et en qui je me reconnaissais: Françoise Hardy, Alice Dona... Mireille, avec sa petite voix bien particulière, leur donnait des conseils, et les critiquait à bon escient. Les futures vedettes d’alors n’étaient pas prétentieuses. Mireille et son compère Jean Nohain ont bercé mon enfance: j’ai chanté &quot;Le Petit Chemin&quot; avec ma grand-mère, j’adorais aussi celle qu’elle chantait avec Jean Sablon &quot;Puisque vous partez en voyage...&quot;
  • Ne faites pas de gros plan sur moi! Patrick Rebeaud, Paris (75)C’était en 1964! J’avais 3 ans la première fois que j’ai vu Mireille à la télé. Cette malicieuse institutrice de la chanson enseignait l’art de la scène à des chanteurs postulants. Elle avait une générosité de long terme. Elle ne flattait aucun candidat. Elle connaissait trop les risques inhérents aux parcours artistiques et grondait l’intrépide débutant qui avait abandonné ses études pour une hypothétique carrière de chanteur. Je suis réalisateur et il m’est arrivé parfois de la filmer: &quot;Ne faites pas de gros plan sur moi, sinon je vous fais chanter!&quot; me menaçait-elle en souriant. En 2011, j’ai réalisé un film documentaire, car je trouvais injuste l’oubli dans lequel elle tombait. Elle avait le génie de la simplicité: au début de &quot;Couchés dans le foin&quot; , Mireille a eu l’audace de chanter sur une seule note. Pourtant, cette répétition ne produit aucun ennui. La mélodie tourne toujours joyeusement en boucle dans nos mémoires.&quot;
  • J’ai suivi ses cours  Marie-Aline Thomas, Gérardmer (88)À 25 ans, au début des années 1990, j’ai suivi deux fois par semaine les cours de Mireille. J’y suis restée deux ans, à la même époque que Sophie Forte, devenue depuis une humoriste. Je garde le souvenir d’une dame très âgée qui arrivait toute fragile dans le théâtre du XVIe arrondissement qui accueillait son Petit Conservatoire. Mais dès qu’elle s’installait derrière son piano, elle retrouvait une vivacité hors du commun. Le cours consistait essentiellement à nous écouter chanter et, le plus souvent, elle nous demandait si nous avions autre chose à présenter. C’était une artiste habitée, qui nous enseignait à interpréter le sujet, à raconter une histoire... Elle pouvait être très sèche, surtout avec les filles! À la fin du cours, elle nous chantait une de ses chansons et nous étions tous admiratifs. Nous avons participé à l’une de ses dernières émissions, pour France 3, animée par Vincent Perrot.&quot;
  À lire aussi:  Saurez-vous reconnaître ces célèbres voix de radio?
  La grande vie de Mireille  • La grande vie de Mireille  Chanteuse et actrice née en 1906 à Paris, Mireille Hartuch a popularisé le swing en France dès les années 1920 en interprétant des textes de Jean Nohain, avec lequel elle créera ses plus grands succès (&quot;Puisque vous partez en voyage...&quot; ) . Résistante, épouse du philosophe Emmanuel Berl, amie d’Albert camus et d’André Malraux, elle devient très célèbre après-guerre. Elle fonde une école, Le Petit conservatoire de la chanson, dont les cours sont diffusés à la radio, puis à la télévision, de 1955 à 1974, avec un immense succès. Elle a contribué à révéler Alice Dona, Hervé christiani, Yves Duteil, Françoise Hardy, Alain Souchon... Elle a publié son autobiographie en 1981: &quot;Avec le soleil pour témoin&quot; (éd. Robert Laffont). Elle s’éteint à 90 ans, le 29 décembre 1996.
  ]]></content:encoded>
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      <title>Sept chansons pour se préparer au retour du soleil</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/musique/sept-chansons-pour-se-preparer-au-retour-du-soleil-16977</link>
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      <pubDate>Fri, 10 Jun 2016 06:17:58 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Musique]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Rien ne vaut une chanson éternelle pour retrouver la chaleur et saluer l&#039;arrivée du soleil.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dix chansons pour se préparer au retour du soleil Le printemps hésite. Orages et pluies alternent, avec des températures très inférieures à la normale saisonnière. Voici sept chansons pour faire venir le soleil près de chez vous...
   Écrite en 1939 juste avant la Seconde Guerre mondiale, la chanson commence de façon enjouée. Puis, après le refrain, Charles Trenet alterne exclamations, onomatopées et rires. Si la chanson parle avant tout d’un phénomène astronomique, l’éclipse qui fait se croiser le soleil et la lune, l’auditeur découvre en filigrane un joli texte qui swingue sur la rencontre amoureuse. La musique est signée du grand Charles et du compositeur Albert Lasry qui a aussi travaillé avec Lucienne Boyer, Juliette Gréco et Édith Piaf. Trois ans plus tard, le soleil a inspiré au Fou chantant une autre chanson plus mélancolique: &quot;Le Soleil a des rayons de pluie&quot;.
   Encouragé par Félix Leclerc et Henri Salvador qui l’ont vu sur une scène de cabaret, François Deguelt, jeune Charentais étudiant en philosophie, abandonna les études pour se lancer dans la chanson. Sa voix chaude soutenue par des chœurs féminins aériens fit merveille en 1965. L’auteur-compositeur-interprète a écrit l&#039;air de cette ritournelle dans sa voiture à Paris... un jour de pluie. Résultat: un succès populaire avec plus de 300 000 albums vendus.Ina.fr, Palmarès des chansons,17 févr. 1966Le premier grand slow de l’été est signé Jean Ferrat! Avec &quot;Ma môme&quot;, &quot;Deux enfants au soleil&quot; est l’autre chanson qui l&#039;a fait connaître et rendu populaire. Écrite par Claude Delécluse, Jean Ferrat la chante en 1961 sur sa première grande scène, l’Alhambra, à Paris. Quatre ans plus tard, Isabelle Aubret la reprend, suivie de Michèle Arnaud. L’astre solaire sera de nouveau convoqué dans une déchirante chanson &quot;Mourir au soleil&quot;, écrite en 1967.
   Ina.fr, Tilt magazine, 4 sept. 1967Tirée de la comédie musicale &quot;Anna&quot; avec Anna Karina dans le rôle-titre, cette chanson composée par Serge Gainsbourg pour l&#039;égérie de Jean-Luc Godard connut un vrai succès. Lors des huit mois de répétition, Serge Gainsbourg mit en confiance la comédienne qui ne savait pas chanter: fleurs, cadeaux... L&#039;enregistrement du play-back se fait en à peine une heure, dans le studio d&#039;Eddie Barclay, juste après Mireille Mathieu qui y enregistrait avec l&#039;orchestre de Paris.
  Le lundi au soleil de Claude François   Ina.fr, Midi trente, 18/11/1972En 1972, un tube envahit les radios privées: &quot;Le lundi au soleil&quot;, composé par Patrick Juvet, et écrit par Frank Thomas et Jean-Michel Rivat. L&#039;histoire de la chanson viendrait de la rencontre de Cloclo avec un petit garçon qui lui chante &quot;La Musica&quot;, croyant qu’il en est l&#039;auteur. Claude François lui apprend qu&#039;il s&#039;agit de Patrick Juvet, apprécie la mélodie... et passe commande! Autre version: ayant entendu Patrick Juvet au piano, il lui aurait demandé de lui composer une mélodie. Les sept chansons inoubliables de Claude François
   Annie Gaudrat et Éric Charden incarnent dans les années 1970 le couple idéal de la France de Georges Pompidou. Après le succès de &quot;L&#039;Avventura&quot; en 1971, ils récidivent un an plus tard avec &quot;Il y a du soleil sur la France&quot;, un titre plein d&#039;optimisme.
   Ina.fr, Numéro un, 12 janv. 1980 Une voix éraillée et une histoire d&#039;amour: ces deux ingrédients parfaits font de la chanson de Richard Cocciante le tube de l&#039;été 1979! Composée par Jean-Paul Dréau, c&#039;est le plus grand succès du chanteur qui fut pendant un temps l&#039;un des coachs de l’émission&quot;The Voice&quot;, version italienne.À lire aussi: Météo: orages et pluies arrivent aussi en chansons
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