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  <title>notretemps.com - Cinéma</title>
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  <description> Article de la rubrique "Cinéma" du site notretemps.com</description>
  <lastBuildDate>Thu, 27 Nov 2025 13:51:46 +0100</lastBuildDate>
  <language>fr-FR</language>
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      <title>Appel à témoignage: La salle de cinéma qui m’a tant marqué</title>
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      <pubDate>Fri, 21 Nov 2025 04:38:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’air de La Dernière séance, l’irrésistible chanson d’Eddy Mitchell, vous rappelle avec un pincement au cœur le cinéma de quartier ou la salle de passionnés qui a compté pour vous. Celles des « premières séances », puis des suivantes… Racontez-nous leur ambiance ou vos découvertes sur le grand écran. Levée de rideau!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quelles impressions vous a laissé la salle de cinéma de votre jeunesse ? Vous revoyez-vous assis dans les fauteuils moelleux ou élimés, un peu trop bas et gêné par le voisin de devant, peut-être? Le bruissement, à l&#039;arrivée de la dame aux &quot;chocolats glacés!&quot;, vous revient-il avec gourmandise, au point de faire des Mi-cho-ko (ou autres friandises) vos &quot;madeleines de Proust&quot;?
Les séances avaient aussi leurs petits rituels, avec les actualités, les courts-métrages, le temps des réclames. Ne contribuaient-ils pas au plaisir du moment, en première partie de la soirée ciné?
Et quels films cultes vous ont fait vivre des moments inoubliables dans cette salle? Vous avez pu trembler dans le far west ou au fin fond de l&#039;espace, swinguer au rythme des comédies musicales, frémir avec Hitchcock, rire avec Louis de Funes ou Bourvil, pleurer pour Bambi ou découvrir (un peu) l&#039;amour à travers les émois des idoles au grand écran. Soupir…
Ah, les baisers de cinéma! Ceux de Burt Lancaster et Deborah Kerr dans Tant qu&#039;il y aura des hommes, de Sophie Marceau et Alexandre Sterling dans La Boum 1, de Leonardo DiCaprio et Kate Winslet dans Titanic... ont-ils insufflé l&#039;audace nécessaire pour échanger un vrai baiser, à l&#039;abri de l&#039;obscurité?
La salle de cinéma - de quartier ou des vacances - a-t-elle aussi été celle des premiers moments d&#039;émancipation, le rendez-vous des copains sans les parents, avec un-e amoureux-se? Et la lumière éteinte et par écran interposé, on partageait des moments forts ensemble, des aventures, des idées pour nourrir les premiers débats sérieux.
Aurait-elle été le lieu de votre éveil politique? L&#039;Aveu de Costa Gavras sur la terreur politique à l&#039;Est, Hair de Miloš Forman contre la guerre du Vietnam, Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautiez sur celle d&#039;Algérie, et tant d&#039;autres, ont pu éveiller quelques convictions. Vous souvenez vous d&#039;un déclic vécu dans une salle de cinéma?
Votre salle de ciné préférée est-elle encore debout ou a-t-elle disparu? C&#039;est souvent &quot;le destin d&#039;un cinéma de quartier&quot; qui finit &quot;en garage / en building supermarché&quot;, chantait Eddy Mitchell. Quel vide a laissé pour vous cette dernière séance?
Si vous avez des souvenirs précis et des anecdotes liés aux cinémas de votre vie, racontez-les nous: certains de vos récits seront publiés dans la rubrique &quot;Je me souviens&quot; de Notre Temps.  Comment témoigner? Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possibles, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com . Précisez vos noms et prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.     ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Appel à témoignage: La salle de cinéma qui m’a tant marqué]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quels films et séries voir ce mois-ci?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/cinema-films-series-122012</link>
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      <pubDate>Thu, 13 Nov 2025 05:38:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, sur les écrans arrivent l&#039;adaptation de l&#039;Étranger d&#039;Albert Camus par François Ozon, le sourire de Vanessa Paradis dans une comédie de Jérôme Commandeur, Jodie Foster dans une comédie policière... Et côté série, Emma Thompson enfile la tenue de détective.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Déjà en salle  L&#039;Étranger, de François Ozon   Drame Adapter le roman de Camus était une gageure. Comment rendre accessible le mystère Meursault, assassin cloîtré dans l&#039;opacité du mobile de son geste? François Ozon s&#039;y essaie en prenant des libertés, en donnant notamment plus de place à des personnages féminins ou en recontextualisant l&#039;Algérie française. Un pari à moitié remporté: la sensualité de la mise en scène et l&#039;incarnation remarquable de Benjamin Voisin évitent l&#039;abstraction mais peinent à rendre moins insondable un personnage si singulier.
L&#039;Étranger, de François Ozon. Avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder (photo)… En salle  La bande annonce de L&#039;Étranger, de François Ozon    Dès le 5 novembre  Double retour pour Vanessa Paradis: T&#039;as pas changé, de et avec Jérôme Commandeur... et un album   Vanessa Paradis, retour gagnant Double actualité pour Vanessa Paradis: un album (Le Retour des beaux jours) et une nouvelle incursion dans la comédie. Si T&#039;as pas changé raconte les retrouvailles de trois potes de lycée, Jérôme Commandeur a eu la bonne idée de confier à l&#039;actrice le rôle d&#039;une de leurs anciennes têtes de turc. En plus de leur damer le pion lors d&#039;une mémorable scène d&#039;ivresse, elle amène une touche de sensibilité à cette chronique générationnelle.
T&#039;as pas changé, de et avec Jérôme Commandeur. Et aussi Vanessa Paradis, Laurent Laffite, François Damiens… En salle le 5 novembre  La bande annonce de T&#039;as pas changé, de Jérôme Commandeur   En salle le le 12 novembre  La Bonne Étoile, de Pascal Elbé   La belle vadrouille Durant la Seconde Guerre mondiale, craignant d&#039;être rattrapé par les autorités, un déserteur décide de se faire passer pour juif afin de faciliter le passage de sa famille en zone libre. Le point de départ de La Bonne Étoile n&#039;est qu&#039;un avant-goût de nombreuses péripéties. Elles suffiraient à rendre très dynamique cette comédie, mais Pascal Elbé y a ajouté une finesse d&#039;écriture. À la faveur du contexte historique, il tisse des échos avec l&#039;époque actuelle, exprimant une inquiétude face au retour en force des préjugés et de l&#039;intolérance. Un sujet et un style en droite ligne des classiques de Gérard Oury. Avec un Benoît Poelvoorde, sensationnel en magouilleur à la petite semaine devenant héros malgré lui, digne à la fois d&#039;un de Funès et d&#039;un Bourvil. Cette Bonne Étoile brille des atours des grands films populaires.
Avec Benoît Poelvoorde, Pascal Elbé, Audrey Lamy, Zabou Breitman…    La bande annonce La Bonne Étoile, de Pascal Elbé    Les Aigles de la République, de Tarik Saleh   Suspense Pour assurer son come-back, une ancienne star de cinéma accepte de jouer le rôle du président dans un biopic produit par l&#039;armée… Après Le Caire confidentiel et La Conspiration du Caire, Tarik Saleh poursuit son étude de la société égyptienne sur un ton plus grinçant. Comédie acerbe virant au drame, Les Aigles de la République s&#039;attaque à la compromission avec le pouvoir. Derrière la transformation d&#039;un homme en pion sur l&#039;échiquier politique, un redoutable pamphlet sur les manipulations d&#039;État. 
Avec Fares Fares, Lyna Khoudri…  
   La bande annonce  de Les Aigles de la République, de Tarik Saleh   En salle le 26 novembre  Vie privée, de Rebecca Zlotowski   Comédie policière Troublée par la mort soudaine d&#039;une de ses patientes, une psychiatre décide d&#039;enquêter sur ce décès suspect. Étonnant film qui fait bifurquer sa trame de polar vers une comédie existentielle. Rebecca Zlotowski (Les Enfants des autres) conserve cependant sa patte pour explorer les doutes d&#039;une femme sur son identité de mère ou d&#039;épouse. Une introspection touffue parfois jusqu&#039;au fouillis, allégée par l&#039;entrain d&#039;une Jodie Foster (photo) touchante et hilarante en psy dépassée par ses propres névroses.
Vie privée, de Rebecca Zlotowski. Avec Jodie Foster, Daniel Auteuil…    Et côté séries, quelles nouveautés?  Down Cemetery Road   Emma Thompson sait tout jouer. Elle ne s&#039;était pourtant pas encore aventurée sur le terrain du polar. C&#039;est chose faite avec un rôle de détective privée découvrant une conspiration derrière la disparition d&#039;une enfant. Autre atout, Down Cemetery Road se base sur un roman de Mick Herron, déjà à l&#039;origine de Slow Horses.
Sur Apple TV +.  Culte: 2Be3   Le cycle &quot;Culte&quot; revient sur le parcours du premier boys band français. Le ton reste franc, autant dans le portrait de trois jeunes hommes rêvant de célébrité que dans celui d&#039;une cynique industrie du disque. Culte: 2Be3 efface l&#039;image superficielle des auteurs de &quot;Partir un jour&quot; pour une version crève-coeur d&#039;un miroir aux alouettes.
Sur Prime Video  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quels films et séries voir ce mois-ci?]]></media:title>
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      <title>Isabelle Carré: &quot;Je suis vraiment une femme de ma génération!&quot;</title>
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      <pubDate>Sun, 09 Nov 2025 06:03:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Elle illumine le cinéma depuis plus de trente ans. Avec &quot;Les Rêveurs&quot;, adaptation de son premier roman, Isabelle Carré passe derrière la caméra. Rencontre avec une artiste bien décidée à donner de la voix.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous adaptez votre roman &quot;Les Rêveurs&quot; au cinéma. Qu’est-ce qui vous a convaincue de passer du texte à l’image? Isabelle Carré: Dès la sortie du livre, un producteur est venu me trouver pour qu&#039;on travaille ensemble. Au fil du temps, il m&#039;a persuadée que je pouvais avoir un langage cinématographique. Les chiffres liés à la santé mentale des jeunes, après le confinement notamment, ont achevé de me convaincre. J&#039;ai pensé ce film pour ces jeunes, mais aussi pour les parents et grands-parents qui pourraient se sentir démunis face à leur détresse. J&#039;aimerais qu&#039;il offre la possibilité d&#039;un dialogue et, pourquoi pas, qu&#039;il aide à redonner goût à la vie.  L’histoire du film est la vôtre. Pouvez-vous nous en rappeler les contours? Isabelle Carré: Le film parle d&#039;une adolescente – que j&#039;ai été, je ne m&#039;en cache pas –, qui a été fragilisée par un ensemble de facteurs et qui passe à l&#039;acte en avalant les médicaments de sa mère. Elle se retrouve en hôpital psychiatrique et, un jour, en voyant Une femme à sa fenêtre de Pierre Granier-Deferre, avec Romy Schneider, elle se reconnaît dans cette émotion débordante, décide de suivre des cours de théâtre et reprend goût à la vie. En montrant les ateliers d&#039;écriture que j&#039;anime, à la Maison de Solenn notamment, j&#039;ai voulu faire le parallèle entre la psychiatrie d&#039;hier et celle d&#039;aujourd&#039;hui. J&#039;ai voulu ce film comme un partage d&#039;expérience d&#039;une femme de 54 ans.  La découverte du théâtre vous a sauvée, dites-vous. De quelle manière? Isabelle Carré: C&#039;était un endroit où mettre les émotions qui me remplissaient. Ces émotions étaient envahissantes, embarrassantes, je ne savais pas quoi en faire. Je débordais d&#039;empathie. J&#039;étais bouleversée quand je voyais un SDF dans la rue, puis, je ressentais une impuissance terrible. Le fait de jouer et d&#039;être sur scène, de partager ce trop-plein avec un public à qui cela semblait faire du bien m&#039;a libérée.  Vous êtes d’ailleurs de retour sur scène depuis le 18 septembre dans &quot;Un pas de côté&quot; avec Bernard Campan. Vous jouez régulièrement ensemble depuis plus de vingt ans. Qu’est-ce qui vous lie l’un à l’autre?pas de côté&quot;, où vous partagez l’affiche Isabelle Carré: Bernard est vraiment un homme extraordinaire. J&#039;ai pour lui une tendresse folle. C&#039;est non seulement un partenaire de jeu formidable, mais nous avons aussi une vraie complicité dans la vie. C&#039;est quelqu&#039;un à qui on peut se confier. J&#039;ai en lui une confiance absolue. Il a un regard d&#039;une grande sagesse sur l&#039;existence. Il ne porte pas de jugement sur ce que vous lui racontez et vous aide toujours à trouver des solutions. C&#039;est un plaisir de le retrouver sur scène tous les soirs. Je pense que le public le voit.
Lire aussi&gt; Alexandre Jollien et Bernard Campan: on ne naît pas soi-même on le devient   Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour réaliser votre premier film? Isabelle Carré: Je ne voyais pas ça comme accessible. Je pouvais en rêvasser mais je ne m&#039;autorisais pas à penser que cela me correspondait. Je me suis toujours vue comme quelqu&#039;un de très indécis, qui aurait beaucoup de mal à diriger une équipe. Il a fallu que ce soit un producteur, Philippe Godeau, et je l&#039;en remercie, qui m&#039;autorise à le penser. De la même manière, il a fallu, que l&#039;écrivain Philippe Djian, lors d&#039;un atelier chez Gallimard, me dise que j&#039;avais des facilités d&#039;écriture pour que je me mette à en rêver plus sérieusement. Enfin, c&#039;est un autre homme, Michel Spinosa [scénariste et réalisateur, NDLR], qui m&#039;a convaincue de ne pas laisser dormir mon manuscrit dans un tiroir et de le montrer à une éditrice. C&#039;est à tout cela que je vois que je suis vraiment une femme de ma génération!  Que voulez-vous dire? Isabelle Carré: Il a fallu beaucoup me pousser pour que toutes ces choses adviennent. Je le mesure aujourd&#039;hui avec à la fois de la reconnaissance pour toutes ces mains tendues mais aussi un peu d&#039;effroi et quelques regrets, je dois bien le dire, parce qu&#039;il y a eu de nombreux empêchements liés à l&#039;éducation ou au regard qu&#039;on porte sur soi. J&#039;aime beaucoup ce texte de Lola Lafon* qui explique qu&#039;on a vendu une chimère aux femmes des années 1970. Le féminisme était alors considéré comme un combat d&#039;arrière-garde, réservé à nos mères ou aux chiennes de garde. On nous a fait croire qu&#039;on était dans une réciprocité et une équivalence absolue avec les hommes… même si nous ne gagnions pas les mêmes salaires! Les différents mouvements #MeToo, l&#039;affaire Weinstein et les féminicides nous montrent que nous sommes très loin du compte.
*Dans une tribune de Libération du 3 mars 2023  Le temps qui passe est-il un allié? Isabelle Carré: Totalement! Les bénéfices de l&#039;avancée en âge sont énormes. Mon regard a pu se dessiller sur tellement de choses. J&#039;ai pris confiance en moi. Je me laisse être ce que je veux. Je me sens en adéquation. Je n&#039;en reviens pas moi-même! Le déclic s&#039;est fait grâce à l&#039;écriture, puis, ces dernières années, grâce à la prise de parole de femmes qui m&#039;ont ouvert les yeux. L&#039;écrivaine Deborah Levy raconte qu&#039;elle n&#039;osait pas couper la parole ou donner son avis lors des dîners. Écrire lui a permis de prendre toute sa place. J&#039;ai le même sentiment. Arrivée à la cinquantaine, je me suis dit: &quot;Il serait temps d&#039;écrire, toi qui en as rêvé toute ta vie.&quot; Je me suis lancée et l&#039;écriture m&#039;a aidée à trouver ma voie, m&#039;a autorisée à faire entendre ma voix. Et puis, en parlant de voix, je vais vous confier quelque chose, la mienne a littéralement changé. Elle était beaucoup plus aiguë auparavant, j&#039;ai changé de registre.  Un César, deux Molières, un passage à la réalisation… De quoi êtes-vous la plus fière? Isabelle Carré: Je crois que c&#039;est, à 54 ans, d&#039;avoir trouvé cette voix. De me dire aussi que mon écriture ou mon regard cinématographique peuvent apporter quelque chose à d&#039;autres. Les avant-premières du film ont été très émouvantes à cet égard. Beaucoup de gens venaient me parler, me remercier. C&#039;était bouleversant.  Votre frère, le musicien Benoît Carré, a composé la musique du film. Quel lien entretenez-vous avec lui? Isabelle Carré: Notre lien est très fort, comme on peut le voir dans le film. J&#039;ai toujours imaginé qu&#039;il serait un musicien de cinéma, même s&#039;il n&#039;a pas pris ce chemin-là. Petits, on s&#039;allongeait dans le salon et on écoutait Ennio Morricone pendant des heures. Sur le film, notre collaboration a été magique. Il nous envoyait les morceaux qu&#039;il venait de composer et cela collait parfaitement aux images. Ça a été très émouvant pour nous deux. À 55 ans, il se pose la question d&#039;un nouveau tournant dans sa carrière. On a tous droit à une seconde chance. C&#039;est fou de se dire qu&#039;on a accompli tout ce chemin-là pour arriver à ce qu&#039;on souhaitait faire lorsque nous étions enfants.  Quels sont vos projets? Isabelle Carré: Continuer à écrire! Tout est encore dans ma tête et il faut que je prenne le temps de coucher cela sur papier, mais j&#039;ai un projet de livre, dans lequel je mêlerai encore une part de vécu. Par ailleurs, je travaille avec Delphine Saubaber, une amie journaliste, à un ouvrage sur l&#039;écriture et les adolescents. J&#039;aimerais aussi refaire un film, mais je ne peux pas encore en parler, les montages financiers sont si fragiles.  Isabelle Carré: biographie express 1971 Isabelle Carré naît le 28 mai à Paris.
1989 Premier rôle au cinéma dans Romuald et Juliette, de Coline Serreau.
2003 Elle remporte le César de la meilleure actrice pour Se souvenir des belles choses, de Zabou Breitman, grand succès public.
2004 Elle obtient son deuxième Molière pour son rôle dans la pièce L&#039;Hiver sous la table, de Roland Topor.
2018 Elle publie Les Rêveurs (éd. Le Livre de Poche), puis en 2020 Du côté des Indiens (éd. Grasset).
2025 Outre Les Rêveurs, elle sera présente sur les écrans le 19 novembre dans Jean Valjean d&#039;Éric Besnard. On la retrouvera également prochainement dans la série Placée, de Léa Fazer.   Les Rêveurs Les Rêveurs, le film, adapté du livre autobiographique d&#039;Isabelle Carré paru en 2018, retrace l&#039;histoire d&#039;une jeune fille internée dans un hôpital psychiatrique, suite à une tentative de suicide. Ce premier long-métrage de la réalisatrice, lumineux et gai, se met à hauteur d&#039;ado afin d&#039;évoquer les troubles mentaux et les pistes pour sortir la tête hors de l&#039;eau. La comédienne est également sur les planches dans Un pas de côté (2), écrit et mis en scène par Anne Giafferi.
 En salle le 12 novembre, de et avec Isabelle Carré, et aussi Judith Chemla et Tessa Dumont Janod.
(2) Jusqu&#039;au 11 janvier 2026, au Théâtre de la Renaissance, à Paris.  La bande annonce des Rêveurs, d&#039;Isabelle Carré   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Isabelle Carré: &quot;Je suis vraiment une femme de ma génération!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jean-Francois PAGA/ Opale]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Jean-Paul Rouve: &quot;L&#039;humour est un outil de séduction extraordinaire&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/jean-paul-rouve-l-humour-est-un-outil-de-seduction-extraordinaire-120571</link>
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      <pubDate>Thu, 16 Oct 2025 05:38:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après avoir offert au public un cinquième épisode des aventures des Tuche en début d’année, l’acteur et réalisateur de 58 ans Jean-Paul Rouve est de retour sur les planches pour jouer &quot;Le Bourgeois gentilhomme&quot; de Molière. Rencontre avec un touche-à-tout aussi sympathique qu’émouvant.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[D’où vous est venue cette envie de jouer &quot;un classique&quot;? Jean-Paul Rouve: Le théâtre me plaît si ce n&#039;est pas quelque chose que je peux faire au cinéma. Je me suis donc replongé dans des classiques et je me suis aperçu que je n&#039;avais jamais travaillé Le Bourgeois gentilhomme, même à l&#039;époque du cours Florent. En relisant la pièce, j&#039;ai beaucoup ri et j&#039;ai retrouvé l&#039;esprit de ce qu&#039;on pouvait faire avec la troupe des Robins des Bois. Molière va très loin dans les blagues et tire les situations de quiproquo parfois jusqu&#039;à l&#039;absurde. C&#039;est une comédie-ballet très rythmée. Sur scène, nous serons quatorze, ce qui est rare. Avec Jérémie Lippmann, le metteur en scène, nous nous sommes beaucoup amusés en préparant le spectacle. J&#039;espère qu&#039;il en sera de même pour le public, c&#039;est notre objectif.  Quel Monsieur Jourdain allez-vous incarner? Jean-Paul Rouve: Je ne veux surtout pas en faire un gros bêta. Il a plus de consistance que ça. C&#039;est quelqu&#039;un qui veut accéder à un monde qu&#039;il ne connaît pas et qui ne se rend pas compte qu&#039;on se joue de lui. Je l&#039;imagine un peu comme le personnage de Jean-Pierre Bacri dans le film Le Goût des autres d&#039;Agnès Jaoui. L&#039;histoire de ce chef d&#039;entreprise qui, grâce à ses cours d&#039;anglais, découvre le milieu parisien de la culture sans en avoir les codes. Ce sont des choses que j&#039;ai pu ressentir moi-même en arrivant à Paris. Je voudrais donner à mon Monsieur Jourdain cette complexité.  Pourquoi vous comparez-vous à eux? Jean-Paul Rouve: Parce que quand je suis arrivé à Paris, je n&#039;avais pas les codes. Je débarquais de Dunkerque, d&#039;une famille de la toute petite bourgeoisie locale par ma mère et ouvrière par mon père. C&#039;était un peu comme si j&#039;arrivais dans un pays étranger mais où l&#039;on parle la même langue. Il m&#039;a fallu une longue période d&#039;adaptation. Je ressentais aussi une pointe de mépris de la part des Parisiens. Ce sentiment ne m&#039;a pas tout à fait quitté d&#039;ailleurs. Aujourd&#039;hui, j&#039;en fais une force et je m&#039;en amuse, cela ne me touche plus comme hier. Et je me sers de ces ressentis pour mes personnages, celui de Jeff Tuche notamment…  Qu’y a-t-il de vous dans ce personnage de père de famille que vous incarnez depuis quinze ans? Jean-Paul Rouve: Cette histoire de navigation entre milieux sociaux, c&#039;est un peu ce qu&#039;on raconte dans les Tuche. Mais, au lieu d&#039;intégrer les codes des autres, les personnages vont arriver avec leur monde, rester comme ils sont et finir par déstabiliser leurs interlocuteurs. Et ça, c&#039;est très difficile à faire dans la vraie vie. Quand on dit de quelqu&#039;un qu&#039;il est à l&#039;aise partout, c&#039;est parce que cette personne ne cherche pas à s&#039;adapter aux autres. Sa personnalité ne change pas. Toutes ces réflexions nourrissent mes personnages. La comédie est un regard sur la nature humaine.  Comment avez-vous découvert votre nature comique ? Jean-Paul Rouve: Petit, si comme moi, vous avez vécu une enfance heureuse, et même si, comme moi, vous êtes d&#039;une timidité maladive, votre famille porte sur vous un regard aimant et bienveillant. Mais, très vite, à la préadolescence, vous vous apercevez que vous n&#039;êtes pas le centre du monde pour vos camarades. Je n&#039;avais pas les mêmes centres d&#039;intérêt qu&#039;eux, je n&#039;aimais pas trop le sport et je faisais du théâtre. J&#039;étais d&#039;ailleurs le seul garçon dans le cours. Parfois c&#039;était pesant, je me sentais exclu, je n&#039;étais pas très heureux. J&#039;ai alors découvert que l&#039;humour est une arme de protection redoutable. Si vous avez le sens de la vanne et de la dérision, vous êtes intouchable. Et comme je n&#039;étais pas trop mauvais de ce côté-là, je l&#039;ai cultivé. Encore aujourd&#039;hui, je me dis que c&#039;est un outil de séduction extraordinaire.  Vos parents étaient loin du milieu du spectacle. Vous ont-ils soutenu dans vos choix ? Jean-Paul Rouve: Au départ, ils voyaient ça d&#039;un oeil un peu inquiet. Cette voie ne représentait pas la sécurité de l&#039;emploi. D&#039;autant que je me suis lancé à la fin des années 1980, une période où le chômage explosait en France et où tous les parents se disaient &quot;Mon Dieu, que vont devenir nos enfants?&quot;. Mais ils ont été extraordinaires et ne m&#039;ont jamais découragé, jamais empêché. Quand je suis monté à Paris, malgré leurs modestes moyens, ils m&#039;ont aidé financièrement et surtout mentalement.  Quelles valeurs vous ont-ils transmises? Jean-Paul Rouve: Avoir vu mon père mis brusquement au chômage à 50 ans a créé chez moi une certaine angoisse. J&#039;ai longtemps eu peur que tout s&#039;arrête du jour au lendemain. Cette appréhension réapparaît de temps à autre. Mais mes parents m&#039;ont surtout transmis l&#039;importance de l&#039;honnêteté et du travail. On n&#039;arrive à rien sans travailler. C&#039;est aussi ce que j&#039;ai voulu inculquer à mon fils qui a grandi dans un milieu beaucoup plus privilégié que moi. Pendant longtemps, j&#039;ai fait en sorte d&#039;organiser mes séances d&#039;écriture le mercredi, pour qu&#039;il voie le côté laborieux de la fabrication d&#039;un film. Et à quel point parfois on n&#039;y arrive pas.  Lui avez-vous également transmis votre fantaisie? Jean-Paul Rouve:Oui, j&#039;ai essayé. On a bien rigolé quand il était petit. Lorsqu&#039;il avait 2-3 ans et que nous faisions les courses, je le mettais dans un grand sac de surgelés Picard. Une fois à la caisse, il bougeait un peu et je lui disais: &quot;Ça suffit maintenant, ça suffit, tu sortiras après!&quot; Les gens nous regardaient avec un de ces airs! Je lui ai aussi appris le second degré et l&#039;art de la vanne.  Très loin de ce registre, vous avez marqué les esprits en 2023, en incarnant Gabriel Matzneff, prédateur sexuel glaçant, dans Le Consentement de Vanessa Filho… Cette composition a-t-elle été éprouvante? Jean-Paul Rouve: La difficulté du rôle était d&#039;arriver à être dans la séduction vis-à-vis de la jeune fille sans être séduisant pour le public. Le côté manipulateur et prédateur du personnage devait sauter aux yeux des spectateurs. C&#039;était une ligne de crête fragile et difficile à tenir mais il y avait une telle atmosphère de confiance entre le chef opérateur, la réalisatrice et moi que ça a été un travail de construction passionnant.  Ce rôle a-t-il modifié votre regard sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le milieu du cinéma? Jean-Paul Rouve: J&#039;y étais déjà sensible. Nous faisons des métiers où il peut facilement y avoir des abus de pouvoir. Quand vous êtes professeur de théâtre, par exemple, vous avez un immense ascendant sur les plus jeunes. Je le voyais au cours Florent, avec notre prof Isabelle Nanty. Tout ce qu&#039;elle disait était parole d&#039;évangile. La libération de la parole est bénéfique car elle va permettre aux jeunes acteurs et actrices de dire: &quot;Non, ce n&#039;est pas parce que tu as le pouvoir que tu peux te permettre ça.&quot;
Lire aussi&gt; Isabelle Nanty: &quot;Je peux être très contemplative&quot;   Le temps qui passe vous fait-il peur? Jean-Paul Rouve: Non, je crois que j&#039;aime bien les qualités qu&#039;il révèle. Je trouve aussi que c&#039;est une des choses les plus démocratiques qui soit. Nous sommes tous logés à la même enseigne. Je m&#039;efforce de ne pas me laisser aller à une mélancolie trop envahissante. J&#039;essaie d&#039;être dans le présent.  Jean-Paul Rouve en 7 dates 1967 Il voit le jour le 26 janvier, à Dunkerque.
1989 Entrée au cours Florent, à Paris, où il fait la rencontre d&#039;Isabelle Nanty et de Pierre-François Martin-Laval, avec lesquels il fonde la troupe comique des Robins des Bois, en 1996.
1999 Ses sketches avec les Robins des Bois débarquent sur Canal+.
2008 Il réalise Sans arme, ni haine, ni violence, son premier long métrage.
2011 Il se glisse dans la peau de Jeff dans Les Tuche, premier opus de la future série. 2023 Dans Le Consentement de Vanessa Filho, il incarne un Gabriel Matzneff glaçant.
2025 Il réalise et joue dans God Save the Tuche, cinquième du nom, et monte sur scène pour jouer Le Bourgeois gentilhomme de Molière.    Après avoir incarné Jeff, le patriarche de la famille dans God Save the Tuche, cinquième épisode de la saga nordiste, dont Jean-Paul Rouve est également le réalisateur, le comédien remonte sur les planches pour jouer Le Bourgeois gentilhomme* de Molière. Avec ce personnage en quête de reconnaissance sociale, l&#039;acteur explore à nouveau la puissance satirique des décalages culturels. Mise en scène par son complice Jérémie Lippmann, cette version chantante et dansante, riche de costumes flamboyants et de décors colorés, se veut une immersion joyeuse et enlevée dans la satire sociale écrite par le dramaturge français en 1670 et dont les dialogues savoureux témoignent de la modernité.
* Au théâtre Antoine, 14, boulevard de Strasbourg, Paris 10e. Jusqu&#039;au 15 novembre (réservation: 01.42.08.77.71).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Jean-Paul Rouve: &quot;L&#039;humour est un outil de séduction extraordinaire&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[MATHIEU PATTIER/PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;Marcel et Monsieur Pagnol&quot;, un film d&#039;animation pour toute la famille</title>
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      <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 19:21:32 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quinze ans après &quot;L&#039;Illusionniste&quot; inspiré d&#039;un script de Jacques Tati, le réalisateur Sylvain Chomet revient avec un nouveau film d&#039;animation autour de l&#039;écrivain et cinéaste Marcel Pagnol: &quot;Marcel et Monsieur Pagnol&quot;. À découvrir en salle dès le 15 octobre!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Sylvain Chomet, déjà réalisateur des Triplettes de Belleville, nous offre un nouveau film d&#039;animation. Celui-ci s&#039;ouvre sur un Marcel Pagnol de 60 ans, peinant à écrire ses souvenirs qu&#039;il a accepté de raconter pour le magazine Elle. L&#039;inspiration ne vient pas, jusqu&#039;à l&#039;apparition d&#039;une version de lui enfant, le petit Marcel, qui le guide dans le passé. Supervisé par Nicolas Pagnol, petit-fils de l&#039;auteur, ce portrait foisonnant (parfois un peu trop) offre une belle porte d&#039;entrée pour (re)découvrir l&#039;homme et son oeuvre. À déguster à tout âge!  
Marcel et Monsieur Pagnol, de Sylvain Chomet. Avec les voix de Laurent Lafitte, Géraldine Pailhas, Thierry Garcia…
Regardez la bande annonce:   En salle le 15 octobre.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/01/marcdeel-pagnol-sylvain-chomet.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[&quot;Marcel et Monsieur Pagnol&quot;, un film d&#039;animation pour toute la famille]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© 2025 What the Prod-Mediawan Kids &amp; Family Cinéma-Bidibul Productions-Walking the Dog]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: Michel Piccoli, quel acteur!</title>
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      <pubDate>Mon, 22 Sep 2025 10:58:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Nous fêterons en décembre le centenaire de la naissance de Michel Piccoli, qui a traversé le siècle dernier en impressionnant la pellicule des plus grands réalisateurs. Quel souvenir avez-vous de ce comédien au charme troublant?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Regard sombre et brillant d&#039;intelligence, voix au timbre unique, forte et douce à la fois, prestance naturelle: avec cette aura qui n&#039;appartient qu&#039;à lui, Michel Piccoli a crevé l&#039;écran et brûlé les planches durant des décennies. Il aurait eu 100 ans le 27 décembre prochain et, au gré d&#039;une filmographie impeccable et exigeante, il est l&#039;acteur de plusieurs générations, apparaissant dès le début des années 60 chez Melville, puis Godard. Suivront, Bunuel, Resnais et, bien sûr Claude Sautet.
Ses duos avec Romy Schneider ou Bardot restent inoubliables. Et qui ne se souvient de son terrible accident dans Les Choses de la Vie, ou de sa colère explosive devant le gigot du dimanche de Vincent, François, Paul et les autres?
Monstre de cinéma et de théâtre à la longévité exceptionnelle, il impressionnait encore dans Habemus Papam de Nani Moretti en 2011 et a tourné jusqu&#039;en 2013.
&quot;L&#039;acteur n&#039;existe que dans le regard des autres&quot;, disait-il. Quel fut le vôtre sur ce comédien singulier? Quand vous a-t-il ému ou fasciné? En quel personnage l&#039;avez-vous aimé? En Max (et les ferrailleurs)? En Milou (en mai)? En Roi Lear au théâtre? Racontez-nous donc votre histoire personnelle avec le troublant Michel Piccoli.  Comment témoigner? 
Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com . Précisez vos noms et prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: Michel Piccoli, quel acteur!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[©Claude Mathieu]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>6 films de cinéma à voir sur grand écran</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/films-cinema-121752</link>
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      <pubDate>Wed, 08 Oct 2025 05:38:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, deux époustouflants hommages au cinéma vous attendent: un film autour du tournage d&#039;&quot;À bout de souffle&quot; et une nouvelle version de &quot;L&#039;Homme qui rétrécit&quot; avec Jean Dujardin. Sans oublier la double prestation de Marina Foïs en Simone Signoret et Françoise Bettencourt.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Déjà en salles   Un simple accident, de Jafar Panahi Suspense. Vahid, un garagiste iranien, croit reconnaître celui qui fut son tortionnaire en prison. Pour s&#039;en assurer, il le kidnappe et part à la recherche d&#039;anciens compagnons de cellule. Mais s&#039;il se trompait? Dans ce long-métrage qui va du thriller à la comédie, Jafar Panahi ausculte l&#039;Iran actuel et son régime en pleine tempête pour s&#039;interroger sur ce que sera l&#039;époque à venir… Sera-t-elle celle de la vengeance ou de la résilience? Telle est la taraudante question que sous-tend cette Palme d&#039;or 2025, où rythme et scénario riment avec brio.
Un simple accident, de Jafar Panahi, avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi… En salle
La bande annonce:   En salle le 8 octobre   Nouvelle Vague, de Richard Linklater Souffle de jeunesse; En 1960, Jean-Luc Godard révolutionne le cinéma. Bousculant les codes traditionnels, son À bout de souffle consacre l&#039;émergence d&#039;une nouvelle génération de cinéastes. Si le réalisateur Richard Linklater revient sur les coulisses de ce film phare, c&#039;est surtout l&#039;énergie à l&#039;oeuvre sur son tournage rocambolesque qui l&#039;intéresse. Passionnant par sa reconstitution ultra-documentée, Nouvelle Vague fuit toute forme de nostalgie poussiéreuse: derrière sa galerie de portraits truculents pulse l&#039;éternelle envie de liberté créatrice de la jeunesse. Le tout est porté par un vivifiant casting d&#039;inconnus qui, au-delà d&#039;interpréter formidablement Godard, Truffaut, Belmondo et autres, incarnent joyeusement leur modernité. Une nouvelle vague d&#039;acteurs qui ne peut qu&#039;inciter les aspirants cinéastes d&#039;aujourd&#039;hui à donner libre cours libre à leur inventivité.
Nouvelle Vague, de Richard Linklater, avec Guillaume Marbeck, Zoey Deutch… 
La bande annonce:   En salle le 15 octobre   Chien 51, de Cédric Jimenez Anticipation. Mais qui a tué le créateur d&#039;une intelligence artificielle surpuissante devenue l&#039;outil principal d&#039;une police ultra-répressive? Deux agents mènent l&#039;enquête dans un Paris futuriste. Le réalisateur de Bac Nord renoue ici avec les questionnements de son tout premier film, Aux yeux de tous, où pointait déjà l&#039;inquiétude face aux dérives d&#039;une société sous vidéosurveillance généralisée. À défaut de proposer un scénario totalement convaincant, la mise en scène de Chien 51, adaptée du roman de Laurent Gaudé, rivalise avec celles des thrillers américains.
Chien 51, de Cédric Jimenez, avec Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Louis Garrel, Artus, Valéria Bruni-Tedeschi
La bande-annonce:    En salle le 29 octobre   L&#039;Homme qui rétrécit, de Jan Kounen Fantastique. Jean Dujardin aurait-il une obsession pour sa taille? Lui qui, il y a une dizaine d&#039;années, se rabougrissait dans Un homme à la hauteur, devient ici le héros de l&#039;improbable remake d&#039;un classique de la science-fiction américaine ( The Shrinking Man de Richard Matheson, 1956) tournant autour de l&#039;étrange cas d&#039;un quidam qui rapetisse à vue d&#039;oeil. Reprenant la trame du film original (1957), cette version s&#039;en distingue par une étude de l&#039;abandon familial et de la solitude. Les trucages et effets d&#039;échelle sont spectaculaires sur très grand écran.
L&#039;Homme qui rétrécit, de Jan Kounen, avec Jean Dujardin, Marie-Josée Croze…  
La bande annonce:   Marina Foïs en haut de l&#039;affiche   Marina Foïs, parce qu&#039;elle le vaut bien Marina Foïs a déjà démontré son goût pour les personnages hors normes. Aussi diff érentes que puissent être Simone Signoret et Françoise Bettencourt Meyers, la comédienne leur donne profondeur et densité. Faisant fi du mimétisme physique, elle parvient à exprimer les blessures intimes d&#039;une star trompée par son Montand de mari, de même que les failles de l&#039;héritière du groupe L&#039;Oréal. Jusqu&#039;à devenir le centre d&#039;intérêt d&#039;un biopic et d&#039;une comédie qui, sans elle, seraient bien ternes.
Moi qui t&#039;aimais, de Diane Kurys, en salle, et La Femme la plus riche du monde, de Thierry Klifa, en salle le 29 octobre.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[6 films de cinéma à voir sur grand écran]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Gagnez 2 places pour Marcel et Monsieur Pagnol !</title>
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      <pubDate>Wed, 01 Oct 2025 14:18:15 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Wild Bunch]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Publi-rédactionnel]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Publi-rédactionnel]]></subcategory>
              <description><![CDATA[A l&#039;occasion de la sortie du film Marcel et Monsieur Pagnol, en salles le 15 octobre, profitez de 2 places pour plonger dans l&#039;univers provençal de Marcel Pagnol.
Participez du 1er au 13 octobre.

Date limite de participation : 13 octobre 2025, à 23h59]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Gagnez 2 places pour Marcel et Monsieur Pagnol !]]></media:title>
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      <title>Quoi de neuf en septembre au cinéma?</title>
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      <pubDate>Tue, 09 Sep 2025 05:38:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pierre Richard nous propose une cure de jouvence, Dany Boon et Audrey Fleurot nous émeuvent, Bastien Bouillon et Mélanie Thierry se retrouvent tandis que Ramzy Bedia, Laure Calamy, Élodie Bouchez et Laurent Lafitte s&#039;écharpent... Un mois de cinéma rempli d&#039;émotions!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle le 10 septembre  Connemara, d&#039;Alex Lutz   Pour son troisième film en tant que réalisateur, Alex Lutz adapte le best-seller de Nicolas Mathieu autour des retrouvailles de deux amis d&#039;adolescence. Le film estompe une vision en coupe d&#039;une fracture sociale au profit d&#039;un récit à deux voix, entremêlant nostalgie de l&#039;enfance et désillusions d&#039;adulte. Cette radiographie s&#039;égare parfois dans une structure confuse mais l&#039;empathie avec laquelle sont filmés Bastien Bouillon et Mélanie Thierry, parfaits en amoureux croyant en un second départ, magnifie leur quête de consolation. Un beau mélo contemporain.  
Regarder la bande annonce:    Dès le 17 septembre  Regarde, d’Emmanuel Poulain-Arnaud   À 16 ans, Milo se voit diagnostiquer une rétinite pigmentaire, le condamnant à devenir définitivement aveugle à court terme. Dévastés, ses parents divorcés décident de l&#039;accompagner dans les dernières vacances ou il pourra encore voir quelque chose. Pour aborder ce sujet douloureux, Regarde refuse l&#039;apitoiement jusque dans son casting issu de la comédie: Dany Boon et Audrey Fleurot (ne pas oublier pour autant Nicolas Marié en grand-père facétieux) allègent le poids d&#039;un tel contexte, pour emmener cette chronique d&#039;un ultime été &quot;normal&quot; vers une humeur résiliente et solaire. S&#039;il est rapidement indiqué que la maladie injuste est d&#039;origine génétique, Regarde s&#039;intéresse avant tout aux chromosomes d&#039;une émouvante reconstruction familiale.
Avec Dany Boon, Audrey Fleurot, Ewan Bourdelles…
Regardez la bande annonce:   L&#039;homme qui a vu l&#039;ours qui a vu l&#039;homme, de Pierre Richard (et avec Pierre Richard)   Pierre Richard, l&#039;irréductible Pour l&#039;état civil, Pierre Richard est désormais nonagénaire. Son nouveau film tient d&#039;une cure de jouvence. L&#039;histoire de la relation entre un ex-grand patron devenu pêcheur et un adolescent autiste, rappelle la fantaisie des comédies des années 1970, mais comporte aussi une dimension plus intime. De nombreuses allusions personnelles (son milieu familial d&#039;origine, ses engagements politiques et écologiques…) en font à la fois un bilan de vie et la déclaration d&#039;un électron libre bien décidé à continuer à faire de son besoin de liberté une philosophie.
L&#039;homme qui a vu l&#039;ours qui a vu l&#039;homme. De et avec Pierre Richard.    En salle le 24 septembre  Muganga - Celui qui soigne    En 2018, le gynécologue congolais Denis Mukwege recevait le prix Nobel de la paix pour son action auprès des femmes victimes de violences sexuelles en temps de guerre. Une étape importante de son combat fut la création de l&#039;hôpital de Panzi, en plein génocide des Tutsis au Rwanda. Le film revient sur sa rencontre avec un chirurgien belge, à la base de ce projet. L&#039;immersion dans ses coulisses, à la fois politiques et humanitaires, est passionnante. Vibrant. De Marie-Hélène Roux. Avec Isaach de Bankolé, Vincent Macaigne…
  Classe moyenne d&#039;Anthony Cordier    Les Trousselard engagent depuis longtemps les Azizi comme gardiens de leur grande maison. Tout dégénère quand l&#039;incident domestique de trop déclenche un conflit entre les deux familles. Le petit ami de la fille des Trousselard, futur avocat, joue les négociateurs. Quoi de mieux qu&#039;une comédie cinglante pour rejouer la lutte des classes? Avec un quatuor d&#039;acteurs joyeusement survoltés, le film dresse une savoureuse galerie de personnages retors, dépassant le rapport de force patrons/employés.
d&#039;Anthony Cordier. Avec Ramzy Bedia, Laure Calamy, Élodie Bouchez, Laurent Lafitte…
Regardez la bande annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quoi de neuf en septembre au cinéma?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Cinéma: 5 films à voir en salle et nulle part ailleurs</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/cinema-117343</link>
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      <pubDate>Wed, 13 Aug 2025 06:03:13 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une infirmière dévouée dans un service hospitalier en sous-effectif, une mère qui se retrouve dans la peau de sa fille, un père qui tente de renouer avec sa progéniture... La famille est au coeur des sorties ciné à voir en salles ce mois-ci!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle depuis le 6 août   Jamie Lee Curtis, source de jouvence  À 67 ans, Jamie Lee Curtis est l&#039;une des actrices américaines les plus virtuoses mais aussi l&#039;une des plus sexy. Inoubliable en 1994 dans True Lies, elle était impressionnante dans Freaky Friday, en 2003: elle y campait une mère redevenant adolescente quand un sort mystérieux lui faisait échanger son corps avec celui de sa fille. Vingt-deux ans plus tard, une suite la fait rempiler en partant du même postulat. C&#039;est l&#039;occasion pour elle d&#039;affirmer une éclatante forme physique, mais aussi une formidable jeunesse d&#039;esprit.
Freaky Friday 2, de Nisha Ganatra. En salle le 6 août.  En salle le 13 août   L&#039;Épreuve du feu d&#039;Aurélien Peyre Chaque été, Hugo vient passer ses vacances à Noirmoutier. Cette fois-ci, l&#039;adolescent malingre s&#039;est étoffé et a amené dans ses bagages une petite amie désinhibée qui va faire jaser chez ses amis. L&#039;Épreuve du feu perd vite ses airs de bluette pour aborder avec finesse la discrimination sociale. Au diapason de ce premier film dans la veine de ceux d&#039;André Téchiné, la révélation Anja Verderosa impressionne dans la peau de son personnage et lui apporte des nuances bouleversantes.
L&#039;Épreuve du feu d&#039;Aurélien Peyre. Avec Félix Lefevre, Anja Verderosa  
Regardez la bande annonce:    En salle le 20 août   Valeur sentimentale, de Joachim Trier Renouer les liens. Nora a le trac. À quelques minutes d&#039;entrer en scène, l&#039;actrice est tétanisée. Sans doute par peur d&#039;enfin s&#039;émanciper de son père, réalisateur adulé de cinéma qui n&#039;a jamais aimé le théâtre. Celui-ci réapparaît après des années d&#039;absence avec un nouveau projet de film dont il veut confier le rôle principal à sa fille. En une vingtaine de minutes, Joachim Trier a brillamment posé les enjeux de Valeur sentimentale. Ce récit de réconciliation familiale pourrait tendre vers la noirceur d&#039;un Bergman mais préfère élaborer un dialogue entre père et fille pour enfin cicatriser des blessures restées silencieuses. Entre colères et pudeur, cet émouvant duo lié par l&#039;art – Stellan Skarsgard (à g. sur la photo), habitué de Lars Von Trier et Renate Reinsve, révélée par Julie (en 12 chapitres) – exprime surtout celui, difficile, d&#039;être parent et enfant.
Valeur sentimentale, de Joachim Trier, Avec Stellan Skarsgard, Renate Reinsve, Elle Fanning… En salle le 20 août.
Regardez la bande annonce:    En salle le 27 août   En première ligne de Petra Biondina Volpe  Une journée ordinaire dans la vie de Floria, infi rmière devant accourir de plus en plus vite auprès des patients d&#039;un service hospitalier suisse en sous-effectif, au risque d&#039;un burn-out. Immédiatement prenante, la course contre la montre qui régit En première ligne ne vise pas tant à témoigner de l&#039;épuisement du personnel médical que de l&#039;effondrement de l&#039;hôpital public. En rapprochant du gouffre une employée dédiée aux soins des malades, ce film sonne très intelligemment l&#039;alarme.
En première ligne de Petra Biondina Volpe. Avec Leonie Benesch, Sonja Riesen…  
Regardez la bande annonce:   En salle le 3 septembre   Fils de, de Carlos Abascal Peiró L&#039;homme qui devait être nommé Premier ministre est évincé à la dernière minute. Un jeune attaché parlementaire tente de convaincre son père d&#039;accepter le poste, mais celui-ci a rompu avec la politique… et son fils. Programme audacieux pour Fils de qui approche les coulisses du pouvoir et les relations familiales en en soulignant les similitudes, entre tractations et petits arrangements. Pas de quoi redonner confiance dans la politique, mais le ton sarcastique est réjouissant.
Fils de, de Carlos Abascal Peiró. Avec François Cluzet (photo), Karin Viard, Jean Chevalier…   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cinéma: 5 films à voir en salle et nulle part ailleurs]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Gérard Jugnot: &quot;Mes parents m’ont transmis l’honnêteté, le sens du travail, la gourmandise et le cholestérol!&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/gerard-jugnot-mes-parents-mont-transmis-lhonnetete-le-sens-du-travail-la-gourmandise-et-le-cholesterol-116883</link>
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      <pubDate>Wed, 06 Aug 2025 05:58:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Éternel gamin, toujours partant pour faire le pitre au cinéma comme dans la vie, Gérard Jugnot est aussi un coeur tendre, aimé de toutes les générations. L’acteur et réalisateur revient sur grand écran cet été avec &quot;Y a pas de réseau&quot;, une comédie familiale à son image.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous rencontrer, c’est un peu comme retrouver un membre de la famille . On doit souvent vous le dire… Gérard Jugnot:  On me dit aussi: &quot;Vous êtes un monument.&quot; Quand je me regarde dans la glace, j&#039;ai plutôt l&#039;impression de voir un monument en péril! Plus sérieusement, j&#039;ai des rapports très chaleureux avec le public. Et parfois même un peu trop. J&#039;ai l&#039;impression de vivre dans un village de 68 millions d&#039;habitants. Ce qui me fait plaisir, c&#039;est que j&#039;entends autant de &quot;Ma grand-mère vous adore&quot; que j&#039;ai de demandes de selfies avec des mômes qui viennent me voir parce que j&#039;ai joué dans Scout toujours ou Ducobu. Je brasse large!  Dans Y a pas de réseau, vous campez un rôle de malfrat attardé aux côtés de Maxime Gasteuil qui incarne votre fils. Un duo à la Laurel et Hardy! Comment s’est passée votre collaboration? Gérard Jugnot: Je ne connaissais pas Maxime jusqu&#039;en 2023, époque où il faisait la première partie de mon spectacle, au théâtre Édouard VII, à Paris. Chaque jour, ce couillon dépassait sur l&#039;horaire prévu. Ça m&#039;agaçait prodigieusement! Un soir, je suis allé voir son spectacle et j&#039;ai trouvé ça formidable. Il a une présence sur scène, une énergie, une force. Il me fait penser à Coluche. On a sympathisé. Sur le tournage, on est devenus très amis et on a beaucoup ri. Humainement, c&#039;est un type super. J&#039;ai retrouvé avec lui le plaisir du comique burlesque, qui est très physique.  Devant ou derrière la caméra, vous tournez souvent avec des jeunes comédiens. Décrivez-nous vos relations avec cette génération. Gérard Jugnot: J&#039;aime sortir de ma zone de confort et m&#039;acoquiner avec de jeunes acteurs. J&#039;y suis un peu obligé parce que des vieux de ma génération, il y en a de moins en moins. Nous nous retrouvons sur le terrain du rire où il n&#039;y a pas de frontière d&#039;âge. Je me souviens, plus jeune, j&#039;ai tourné avec Marielle, Rochefort, Jean Yanne, Jean Carmet… J&#039;étais stupéfait que des types de 60 ans se comportent comme des gamins. J&#039;avais envie d&#039;être comme eux, au même âge.  Vous avez quel âge, aujourd’hui, dans votre tête? Gérard Jugnot: Toujours 10 ans! Je pense que je devrais me ranger un peu mais ça m&#039;excite beaucoup de continuer à faire des trucs de fou. Là, dans mon dernier film, je donne des leçons de zumba en prison. Pour préparer le tournage, j&#039;ai dû prendre des cours de danse. Je ne sais pas si vous imaginez! Même chose quand je suis sur le plateau des Grosses Têtes sur RTL, j&#039;ai l&#039;impression d&#039;être le petit jeune alors que je suis le petit vieux.  Quel rapport entretenez-vous à l’enfance? Gérard Jugnot:  Je me sens à l&#039;aise avec les mômes parce que je suis à leur niveau. Leur niveau de bêtise! Comme eux, j&#039;adore jouer. Là par exemple, je tourne la suite de Ducobu que les enfants adorent. Pour eux, je suis un peu l&#039;oncle déconneur. J&#039;aime bien ce rôle. Et puis, peut-être que je me suis senti meilleur père et grand-père au cinéma que je ne l&#039;ai été dans la vie. C&#039;est pour cela aussi que j&#039;ai fait du cinéma, pour vivre la vie en plus beau, en plus grand.  Comment le rire est-il entré dans votre vie? Gérard Jugnot: Par l&#039;intermédiaire d&#039;un cousin qui avait ramené des farces et attrapes lors d&#039;un repas de mariage. Chez nous, ça ne rigolait pas beaucoup. J&#039;ai eu une enfance tout à fait heureuse, mais un peu grise. Et voir ce mec de 40 ans, mettre une crotte en plastique et un verre baveur sur la table, c&#039;était extravagant. J&#039;avais 8 ans et j&#039;ai découvert la puissance du rire et sa capacité à éclairer la vie et, même, à la réparer. Je dis souvent que le rire, c&#039;est comme les essuie-glaces: dans la pluie du malheur, ça n&#039;arrête pas les gouttes, mais ça permet d&#039;avancer.  Quel enfant étiez-vous? Gérard Jugnot: J&#039;ai toujours eu une espèce d&#039;anxiété métaphysique. Tout petit déjà, j&#039;étais un peu angoissé et taciturne. Je ressentais ce vertige d&#039;exister. Le rire pour moi a été une manière de fuir ces questionnements et d&#039;avancer coûte que coûte, sans regarder le vide. À mon âge, je n&#039;ai toujours pas trouvé de solutions à ces interrogations et je n&#039;ai pas plus de réponses qu&#039;à 8 ans, mais je me suis bien marré.  Que vous ont transmis vos parents? Gérard Jugnot: L&#039;honnêteté, le sens du travail, des valeurs. Ce n&#039;étaient pas des intellectuels, ils n&#039;étaient pas cultivés. J&#039;aurais aimé qu&#039;ils me transmettent Shakespeare, Buster Keaton ou la littérature. Ils m&#039;ont transmis le carpe diem, la gourmandise et le cholestérol! C&#039;étaient des gens qui soignaient leurs inquiétudes de cette manière. Mon père ne comprenait pas bien pourquoi je faisais du cinéma. Il me disait toujours de ne pas m&#039;emballer. C&#039;était son expression. Ses doutes ont été un moteur. C&#039;est probablement pour cela aussi que j&#039;ai toujours essayé de faire des films qui pourraient plaire à des spectateurs comme mes parents. Je déteste l&#039;élitisme. Mon père s&#039;est aperçu que j&#039;avais un peu réussi quand Drucker m&#039;a invité à Vivement dimanche, dans les années 2000. Pour lui, ça a été une consécration.  Comment la mort brutale, l’an dernier, de Michel Blanc, pilier de la troupe du Splendid où vous avez débuté, vous a-t-elle affectée? Gérard Jugnot: On ne s&#039;y attendait pas du tout et ça a été un choc. C&#039;est un gros maillon de la chaîne qui disparaît: la troupe du Splendid moins un… Je viens de tourner avec Thierry (Lhermitte, NDLR) et on a beaucoup parlé de ça, bien sûr. Le mieux que nous puissions faire est d&#039;essayer de continuer à vivre le plus intensément possible, en pleine conscience.  De quelle manière ressentez-vous le temps qui passe? Gérard Jugnot: C&#039;est marrant car, récemment, en terminant la réalisation de mon dernier film (intitulé Mauvaise Pioche, sortie prévue en 2026, NDLR), je me disais que les tournages étaient un peu comme la vie. Ça passe à toute pompe et en même temps, quand je réfléchis à tout ce qu&#039;on a fait en huit semaines, c&#039;est énorme. Quand je regarde un peu en arrière, je me dis que je me suis offert des dizaines de panoplies, de scout, de policier, de SDF, de père, de grand-père, de mari, et que tout cela est passé bien vite. J&#039;ai la chance que ça continue. Finalement, je n&#039;ai jamais autant travaillé qu&#039;aujourd&#039;hui et j&#039;en suis très heureux.  De quoi êtes-vous le plus fier? Gérard Jugnot: Je suis ravi que des films que nous avons tournés dans les années 1980 perdurent. Que les gens continuent à éprouver du plaisir devant Le Père Noël est une ordure, Les Bronzés, Pinot simple flic ou Scout toujours me réjouit. Ce sont des films qui vieillissent bien. Je ressens aussi une petite satisfaction à avoir pris une revanche sur un certain cinéma qui nous regardait de haut. Aujourd&#039;hui, des films consacrés à l&#039;époque sont tombés dans les oubliettes. En réalité, je n&#039;ai pas l&#039;esprit de revanche, mais je dois avouer que cela me fait sourire.   Y a pas de réseau, d&#039;Édouard Pluvieux  Deux jeunes enfants en vacances dans un gîte en pleine forêt déjouent les plans de deux malfrats un peu débiles, cherchant à faire sauter une antenne relais pour couper le réseau internet. On pense beaucoup à Maman, j&#039;ai raté l&#039;avion devant cette comédie où les gamins malins donnent une bonne leçon aux vilains crétins. Mention spéciale aux seconds rôles portés par Bernard Farcy et Zabou Breitman, hilarants en gendarme dépassé et en bourgeoise perchée. Un excellent moment pour toute la famille.
Y a pas de réseau, d&#039;Édouard Pluvieux. Sortie le 6 août  Les grandes dates de la biographie de Gérard Jugnot 1951 Naissance le 4 mai à Paris.
1962 Il entre au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) où il fait la rencontre de ceux qui formeront la troupe du Splendid.
1978 Les Bronzés lance sa carrière.
1982 Le Père Noël est une ordure lui apporte la reconnaissance du public.
2002 Il réalise Monsieur Batignole, son dixième film et un succès, régulièrement rediffusé à la télévision.
2004 Il joue dans Les Choristes, film phénomène avec plus de 8 millions d&#039;entrées.
2025 Sortie de Y a pas de réseau.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Gérard Jugnot: &quot;Mes parents m’ont transmis l’honnêteté, le sens du travail, la gourmandise et le cholestérol!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Abaca/ Domine Jerome]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Michel Audiard, l’homme qui dynamita le cinéma français</title>
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      <pubDate>Sun, 27 Jul 2025 05:53:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le fabuleux dialoguiste des Tontons flingueurs, disparu il y a quarante ans, a marqué plusieurs générations avec des répliques devenues cultes. À la fois auteur, scénariste et réalisateur, Michel Audiard était aussi discret qu’inspiré.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Son actualité Michel Audiard est mort il y a quarante ans, le 28 juillet 1985, à seulement 65 ans. Le dialoguiste de génie a offert au cinéma français parmi ses plus belles répliques qui, au gré des rediffusions télévisées de ses films, régalent toujours le public de leur verve et leur humour.  &quot;Odette, on vient de filmer la scène du siècle!&quot; En ce matin du 26 avril 1963, une joyeuse bande s&#039;est donné rendez-vous dans un pavillon de Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne. Bernard Blier, Francis Blanche, Robert Dalban, Jean Lefebvre, Lino Ventura… Ils sont tous là. Et ils ne sont pas venus pour beurrer les sandwiches. Ou plutôt si! La petite troupe s&#039;apprête à tourner la &quot;scène de la cuisine&quot; d&#039;une comédie à petit budget, adaptée d&#039;un roman noir d&#039;Albert Simonin, Les Tontons flingueurs. Côté production, on ne croit pas vraiment à ce projet de film loufoque, ni à son casting composé de seconds couteaux. La Gaumont, d&#039;ailleurs, surnomme le réalisateur Georges Lautner et sa clique: les &quot;p&#039;tits cons&quot;. Heureusement, petits ou grands, les cons, ça ose tout, et Lautner tient bon.
Même son acolyte, Michel Audiard, à la manœuvre au scénario et aux dialogues, souhaite supprimer cette séquence qu&#039;il juge trop longue. Ambiance. Ce sont pourtant bien ses répliques qui vont faire merveille. Dans l&#039;étroite cuisine de la villa, où les caméras ont bien du mal à trouver leur place, les acteurs incarnent de vieux gangsters dépassés par leur époque, devisant autour d&#039;une table. Pour étancher leur soif, ils se risquent sur une bouteille de &quot;bizarre&quot;, une &quot;boisson d&#039;homme&quot;, du &quot;brutal&quot; au &quot;goût de pomme&quot; – &quot;Y&#039;en a&quot; – ou peut-être, d&#039;ailleurs, est-ce de la betterave – &quot;Y&#039;en a aussi&quot;. Le tord-boyaux rend nostalgique et délie les langues. Remisées les vieilles rancœurs de voyous, place aux souvenirs. Ceux de l&#039;Indochine et de &quot;Lulu la Nantaise&quot;, &quot;une blonde comac&quot;, mais aussi ceux de la guerre. &quot;Toute une époque!&quot; pour ces comédiens, à l&#039;image de Lino Ventura qui a dû déserter l&#039;armée de Mussolini, ou de Bernard Blier qui a fondu de 27 kilos en captivité. Tout au long du film, les vieilles canailles défouraillent à coups de répliques cultes et s&#039;en donnent à cœur joie.
Quand il rentre chez lui à une heure avancée de la nuit, Lino Ventura réveille sa femme: &quot;Odette, on vient de filmer la scène du siècle!&quot; Il avait vu juste. Soixante ans plus tard, si l&#039;on mesure la qualité d&#039;un film à la postérité de ses dialogues, Les Tontons flingueurs est un chef-d&#039;œuvre. L&#039;art de Michel Audiard est à son apogée. Le cave se rebiffe de Gilles Grangier (1961), Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière (1961), Un singe en hiver (1962) ou Mélodie en sous-sol (1963), tous deux d&#039;Henri Verneuil, ont marqué les esprits et propulsé le dialoguiste au rang de star. Sur les affiches des films, son nom apparaît désormais en aussi gros que celui des réalisateurs en vogue. Depuis une dizaine d&#039;années, ces derniers s&#039;arrachent ce petit bonhomme, à l&#039;éternelle casquette vissée sur le crâne, cultivant volontiers une image de dilettante et de rigolo. Pudique, considérant l&#039;écriture comme une activité intime et solitaire, Audiard n&#039;aime pas qu&#039;on le voie plancher à sa table, préférant aux longues séances de travail dans sa maison de Dourdan (Essonne) les déjeuners qui s&#039;éternisent et les conversations à bâtons rompus.
Lire aussi&gt; Grand destin: Simone Signoret, un coeur vaillant  Le &quot;petit cycliste&quot; rêve d’ascension Plus jeune, d&#039;ailleurs, il a tout fait pour fuir les affres de la vie de bureau. Avant-guerre, CAP de soudeur en poche, le jeune Michel s&#039;imagine faire carrière dans le vélo, &quot;pour l&#039;oxygénation&quot;, et, devant la nécessité de s&#039;entraîner tous les jours, dégote un boulot de livreur de journaux. Las! Le &quot;petit cycliste&quot;, comme le surnommera Jean Gabin plus tard, doit se rendre à l&#039;évidence: il ne grimpe pas les côtes. Le rêve d&#039;ascension fait long feu.
Doué d&#039;une certaine faconde, il se tourne alors vers le journalisme. Mais la réalité ne l&#039;intéresse pas et, très vite, il crée l&#039;émoi en publiant de faux reportages sur la Chine et une interview totalement fictive du président Tchang Kaï-chek. Son premier dialogue! Le pot aux roses découvert, il est remercié. Cherchant à se reconvertir dans la chronique sportive, il se retrouve à la rubrique spectacle. Ça ne tombe pas si mal, il aime le cinéma qu&#039;il a découvert, en 1938, avec Le Quai des brumes de Marcel Carné. Un choc. Il reçoit &quot;un coup&quot; en entendant les dialogues de Prévert. Si on lui avait dit qu&#039;un jour il deviendrait l&#039;ami de Gabin et qu&#039;ils feraient dix-sept films ensemble…  La verve faubourienne  Au gré de ses reportages, Audiard se lie avec André Hunebelle, cinéaste débutant, qui, séduit par le bagou du jeune homme, lui confie l&#039;écriture d&#039;un scénario. Mission à Tanger, sorti en 1949, sera son premier film. Pas un chef-d&#039;œuvre, mais une intrigue policière bien troussée et des dialogues au poil. Suffisant pour que d&#039;autres professionnels du cinéma fassent appel à lui. Le destin de Michel Audiard bascule. Il devient l&#039;orfèvre des films (près de cent vingt!) de Grangier, Verneuil, Lautner, Granier-Deferre, Deray, de Broca, Pinoteau, Boisset et d&#039;autres, régalant le spectateur de sa verve faubourienne, et de ses aphorismes passés dans le langage courant. Désormais, Jean Gabin, Pierre Brasseur, Bernard Blier, Lino Ventura, mais aussi Annie Girardot, Philippe Noiret ou Jean Carmet parlent avec ses mots.
D&#039;où lui viennent ce goût de la phrase étincelante et cette capacité à sublimer le parler populaire, lui demandent souvent les journalistes. &quot;J&#039;ai tout piqué!&quot; aime-t-il à répondre, bravache. Et à qui donc? D&#039;abord aux bistrotiers, chauffeurs de taxi et autres piliers de comptoir croisés dans la capitale, lui qui, depuis sa plus tendre enfance, arpente les trottoirs de son cher XIVe arrondissement. Né en 1920, dans un petit appartement, tout proche de la place DenfertRochereau, l&#039;enfant Michel est abandonné par son père dès la naissance et délaissé par sa mère quelques semaines plus tard. Recueilli par son oncle Léopold, il pousse en liberté dans le Paris de l&#039;entre-deux-guerres, et traîne après l&#039;école. &quot;Ça m&#039;a permis de vivre la jeunesse la plus heureuse du monde. Je rentrais comme je voulais. C&#039;est merveilleux d&#039;être tout seul.&quot;
S&#039;il forge son parler gouailleur dans la rue, l&#039;homme qui manie à la perfection chiasmes, euphémismes, métaphores et ruptures de registres est aussi un lecteur compulsif. Romans-feuilletons, poésie, essais historiques, philosophie, biographies… Il lit tout. Rimbaud, Balzac, Leroux, Proust, Céline… Les grands auteurs dévorés dans les bibliothèques publiques de la capitale nourrissent sa curiosité et son besoin d&#039;évasion. Des années plus tard, on retrouvera les vers d&#039;Apollinaire dans la bouche de Gabin dans Un singe en hiver (&quot;Elle s&#039;était mise sur la paille/Pour un maquereau roux et rose…&quot;), ceux de Musset chez Miou-Miou (&quot;Les plus désespérés sont les chants les plus beaux…&quot;) dans Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner, en 1981, ou, plus étonnant, ceux (un brin remaniés) du moraliste saint Thomas d&#039;Aquin chez Lino Ventura, proférant le célèbre: &quot;Les cons, ça ose tout, c&#039;est même à ça qu&#039;on les reconnaît!&quot;*. On est loin du parler argotique auquel on a souvent comparé la prose ciselée d&#039;Audiard. &quot;Je n&#039;ai jamais mis d&#039;argot dans le langage populaire parce qu&#039;il n&#039;y en a pas, se défendait-il. Vous avez déjà entendu quelqu&#039;un lancer: “J&#039;entre en rade et je jette un coup de sabord?” Moi, pas.&quot;
* Dans la Somme théologique, saint Thomas d&#039;Aquin écrit: &quot;Tous les imbéciles, et ceux qui ne se servent pas de leur discernement, ont toutes les audaces.&quot;  &quot;Anar de droite&quot;  Son autre source d&#039;inspiration, ce sont les comédiens eux-mêmes. Audiard le revendique, il n&#039;écrit pas de la même manière pour André Pousse, Michel Serrault ou Mireille Darc. &quot;Lorsque j&#039;écrivais pour Gabin je “gabinisais” et il finissait par parler comme moi […]. Pour Belmondo, je tiens compte de sa désinvolture souriante, alors que Delon est un acteur beaucoup plus “noir”.&quot; C&#039;est d&#039;ailleurs le langage riche et fleuri de Bernard Blier qui lui inspirera la tirade drolatique du belliqueux Raoul Volfoni (&quot;Je dynamite, je disperse, je ventile!&quot;), gravée à tout jamais, elle aussi, au panthéon des répliques du cinéma français.
Malgré ses succès commerciaux, la critique n&#039;est pas tendre à son égard. François Truffaut, jeune chroniqueur aux Cahiers du cinéma, devenu réalisateur, assène: &quot;Les dialogues de Michel Audiard dépassent en vulgarité ce qu&#039;on peut écrire de plus bas dans le genre.&quot; Feignant l&#039;indifférence et prompt à répliquer, Audiard souffre tout de même de ce manque de reconnaissance. Mais l&#039;époque est aux antagonismes: cinéma de papa contre Nouvelle Vague – &quot;beaucoup plus vague que nouvelle&quot;, tacle Audiard –, yéyé contre chanson française, blue-jean contre costume-cravate. Dans les rues de France et d&#039;ailleurs, les mouvements d&#039;émancipation (des femmes, des minorités…) grondent. Audiard ne se retrouve dans aucune de ces révolutions, préférant adopter une posture distante, ironique et méfiante à l&#039;égard des nouveaux totems. Lui se revendique plutôt comme un &quot;anar de droite&quot;: &quot;Je suis toujours attiré par la déconnante, et la droite déconne.&quot; Des années plus tard, on lui découvrira une facette politique plus sombre. En 1943, alors qu&#039;il n&#039;avait que 23 ans, lui, le grand admirateur des écrits de Céline, a publié dans des revues d&#039;extrême droite, des propos ouvertement antisémites. Une fiche d&#039;adhésion au groupe Collaboration, datée de 1942 et portant son nom, a même été retrouvée. Interrogé par la police, après-guerre, Audiard nie et argue qu&#039;il a été inscrit à son insu. Ses ennuis s&#039;arrêtent là. Des années d&#039;Occupation (très présentes dans son œuvre), il préférera évoquer les rapines de bicyclettes dans Paris pour grappiller quelques sous et les débordements de la Libération.  Une âme inconsolable…  Retour à la fin des années 1960. Audiard passe à la réalisation avec Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968). Le film, qui déroute d&#039;abord les spectateurs, rencontre un succès inattendu, grâce au général de Gaulle qui le cite lors d&#039;une conférence de presse donnée dans la foulée des événements de Mai 68. Huit longs métrages suivront. Puis, il se remet au scénario. En 1975, c&#039;est en travaillant sur L&#039;Incorrigible pour Philippe de Broca que Michel Audiard apprend une nouvelle qui ne cessera plus de la hanter. Son fils aîné, François, 26 ans, vient de se tuer dans un accident de voiture. S&#039;il continue à turbiner sur des œuvres légères – Tendre Poulet (1978), Le Guignolo (1980)… –, le dialoguiste n&#039;a plus le cœur à rire. &quot;Je ne joue plus… à rien… depuis qu&#039;une auto jaune a percuté une pile de pont sur l&#039;autoroute du Sud et qu&#039;un petit garçon est mort&quot;, écrit-il dans La nuit, le jour et toutes les autres nuits, un roman aux accents autobiographiques dans lequel il évoque le drame et son âme inconsolable. Au cinéma aussi, il s&#039;aventure sur des terrains plus sombres avec Garde à vue de Claude Miller (1981), pour lequel il obtient le seul César de sa carrière, suivi de Mortelle randonnée (1983), unique collaboration avec Jacques Audiard, son fils cadet. On ne meurt que deux fois, de Jacques Deray, sera son dernier film. Michel Audiard s&#039;éteint dans sa maison de Dourdan le 27 juillet 1985. Celui qui déclarait &quot;L&#039;idéal quand on veut être admiré, c&#039;est d&#039;être mort&quot;, a réussi son pari.  Sources  Les dialogues de Michel Audiard décryptés, de Bertrand Dufour, ABD Éditions (2021);
Sous la casquette de Michel Audiard. Le secret de ses grandes répliques, de Philippe Lombard, éd. Dunod (2020);
Michel Audiard, La vie d&#039;un expert, de Philippe Durant, éd. Dreamland (2001).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Michel Audiard, l’homme qui dynamita le cinéma français]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Louis Monier/ Bridgeman Images]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>On se fait un film au cinéma ou une série à la maison?</title>
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      <pubDate>Sun, 06 Jul 2025 05:33:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;humoriste Jérôme Commandeur nous bluffe une nouvelle fois au cinéma, un petit polar américain déjanté nous emballe cet été et deux nouvelles séries arrivent sur les plateformes. On se laisse tenter?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle depuis le 2 juillet  Les multiples facettes de Jérôme Commandeur   L’Accident de piano En quelques années, Jérôme Commandeur s&#039;est installé comme pilier d&#039;un humour mi-vache, mi-régressif. Son intégration dans le monde de Quentin Dupieux (Au poste! Yannick…) l&#039;amène sur un autre terrain. Dans L&#039;Accident de piano, Il tient un second rôle mais son personnage d&#039;homme à tout faire d&#039;une star des réseaux sociaux imprime une tension ambiguë dans l&#039;univers surréaliste du nouveau film du réalisateur. Dans ses sketches, Jérôme Commandeur distribue les coups. Le voir endosser un personnage hitchcockien de souffre-douleur semi-consentant fait tomber le masque d&#039;un clown plus inquiet qu&#039;on le pensait.
L&#039;Accident de piano, de Quentin Dupieux. Avec Jérome Commandeur, Adèle Exarchopoulos, Sandrine Kiberlain, Karim Leklou
La bande-annonce:   En salle le 16 juillet  Super Happy Forever   En dépit de son titre, Super Happy Forever (super heureux pour toujours) est teinté de mélancolie. Celle, liée aux souvenirs de deux amis revenant sur la côte japonaise où l&#039;un d&#039;eux est autrefois tombé amoureux de sa future femme. Ce duo d&#039;un endeuillé et d&#039;un bougon se soutenant dans leur chagrin respectif est pourtant d&#039;excellente compagnie. De même, les allers-retours entre passé et présent poussent cette balade balnéaire vers la philosophie réparatrice d&#039;un haïku (petit poème japonais).
Super Happy Forever de Kohei Igarashi. Avec Hiroki Sano, Yoshinori Miyata, Nairu Yamamoto (photo).  En salle le 23 juillet    Dans le Vienne des années 1980, Perla, une Tchécoslovaque exilée, est sur le point de refaire sa vie. Sa rencontre avec un homme lui ouvre de nouvelles portes. La réapparition du père de sa fille, resté sous le régime communiste, vont-elles les refermer? Au-delà du portrait d&#039;une dissidente ayant fui malgré elle son pays, Perla est celui d&#039;une femme à la reconquête de soi, s&#039;affranchissant de son passé pour bâtir son futur. L&#039;intensité de sa comédienne principale le rend très puissant.
D&#039;Alexandra Makarová. Avec Rebeka Poláková (photo), Simon Schwarz, Carmen Diego…  
Regardez la bande annonce: (VO sous-titrée en anglais)   En salle le 13 août  Montrer avec délicatesse la dépendance: À feu doux   Parmi les nombreux films mettant en scène le troisième âge, peu évoquent le thème de la dépendance avec délicatesse et lucidité. Un beau doublé vient compenser ce manque. Mamie-sitting (déjà en salle) impose à un écrivain de veiller sur quatre vieilles dames. Sous ses airs de comédie légère, cette chronique de mœurs aborde avec subtilité le fossé générationnel qui sépare ce quadragénaire et ses pensionnaires. Dans À feu doux , l&#039;état de Ruth est plus critique. L&#039;installation de cette octogénaire atteinte d&#039;Alzheimer dans une maison médicalisée est scrutée avec une précision quasi-documentaire, auscultant patiente, proches et corps médical. En n&#039;occultant aucune difficulté mais sans céder au pathos, ces deux films parviennent à incarner un quotidien, entre peines et joies.    En salle le 6 août  Last Stop: Yuma County   S&#039;arrêter pour faire le plein dans la seule station-service d&#039;un coin perdu d&#039;Arizona n&#039;était pas une bonne idée pour un représentant de commerce qui y croise deux braqueurs de banque dégénérés. Avec Last Stop: Yuma County, le nouveau venu Francis Galluppi s&#039;avère être un très bon élève des frères Coen et de Tarantino: galerie de personnages pittoresques, sens de la tension et des rebondissements… Ce huis clos minimaliste est un parfait polar d&#039;été.
Regardez la bande-annonce:    Côté séries  The Buccaneers    Les présentations d&#039;un groupe de jeunes Américaines s&#039;implantant dans la société mondaine de l&#039;Angleterre de 1870 ayant été faites dans une première saison, The Buccaneers amplifie le choc des cultures quand ses intrigantes devenues célèbres se battent pour ne pas redescendre de l&#039;échelle sociale. Sous les crinolines et les coups bas, cette série en costumes confirme être une chronique de mœurs très moderne.
The Buccaneers, saison 2, sur Apple TV+. Avec Kristine Frøseth, Alisha Boe,   Mercredi, saison 2   Tim Burton reste aux commandes de la série dérivée de La Famille Addams. L&#039;atmosphère s&#039;écarte pourtant d&#039;un environnement gothique baroque pour aller vers la psychanalyse familiale: pendant que de nouveaux meurtres sont commis, Mercredi va découvrir le lien entre ses visions et sa mère. Une deuxième saison annoncée comme riche en invités de marque, parmi lesquels… Lady Gaga.
Saison 2, sur Netflix. À partir du 6 août. Avec Jenna Ortega, Steve Buscemi, Catherine Zeta-Jones...
La bande-annonce se trouve là (pour les plus courageux)  DVD, Blu-ray et télé  Dans la cuisine des Nguyen de Stéphane Ly-Cuong   Depuis Jacques Demy, on sait que la comédie musicale est aussi une manière de regarder l&#039;époque. À travers les rêves de scène d&#039;une fille de restaurateurs vietnamiens, Dans la cuisine des Nguyen aborde la question du plafond de verre pour la nouvelle génération de Français d&#039;origine étrangère. Avec la présence de Thomas Jolly en metteur en scène de spectacle, confortant un message inclusif.
DVD. Jour2fete  Julie pot-de-colle, de Philippe de Broca    Marlène Jobert est partie en retraite trop tôt. Sa manière pétillante d&#039;incarner des femmes volontaires manque aux comédies françaises. Dans Julie pot-decolle (1977), elle campe une pétroleuse fantasque séduisant un banquier pour échapper à l&#039;enquête sur le meurtre de son mari… Un de ses rôles les plus réjouissants, à l&#039;image de cette comédie de Philippe de Broca délicieusement amorale.
Blu-ray. Coin de Mire.  Côté télé  La France en vrai  La France en vrai La France en vrai Précipitez-vous sur cette passionnante collection documentaire, portée par le réseau régional de France 3. Son ambition: traiter de grands faits de société par le prisme local. Les sujets dessinent une France plurielle et solidaire. Par exemple, l&#039;épisode Thierry et les arnacœurs (photo) s&#039;intéresse à l&#039;association qu&#039;un Mosellan a montée pour venir en aide aux victimes d&#039;arnaques sentimentales sur internet. Riche et éclectique.
La France en vrai, tous les jeudis à 22 h 50 sur France 3, et en replay sur france.tv  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[On se fait un film au cinéma ou une série à la maison?]]></media:title>
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      <title>Cinéma: voici ce qu&#039;il ne faut pas rater ce mois-ci</title>
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      <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 17:38:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Juliette Binoche s&#039;illustre dans un célèbre chapitre de l&#039;Odyssée, des tensions intergénérationnelles apparaissent lors d&#039;un roadtrip d&#039;une famille marocaine au bled, Lola Doillon réalise un film poignant sur l&#039;autisme, une jeune femme découvre le stress parisien pendant les Jeux olympiques tandis qu&#039;une erreur de réservation plonge trois familles dans une même maison pendant les vacances... Découvrez notre sélection cinéphile de ce mois-ci.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Sur la route de papa, de Nabil Aitakkaouali et Olivier Dacourt  Avec Blandine Madec, India Hair... 
En salle le 11 juin  Les Jeux olympiques de Paris ont rassemblé la France. Blandine, elle, s&#039;y est un peu égarée. Cette trentenaire normande, venue spécialement pour l&#039;occasion, se retrouve dans une ville dont elle n&#039;a pas les codes. Encore moins ceux de ses habitants, dont une demi-sœur qu&#039;elle avait perdue de vue et avec laquelle elle décide de renouer... Au premier abord, Le Rendez-vous de l&#039;été a des airs de &quot;Bécassine à la capitale&quot;. Valentine Cadic s&#039;écarte pourtant rapidement d&#039;un portrait superficiel pour donner de la profondeur à une fausse candide et à ses rencontres. Dans la lignée des études de mœurs d&#039;Éric Rohmer ou de Jacques Rozier, les tribulations d&#039;une jeune femme découvrant le stress parisien allient humour et mélancolie pour donner naissance à un tendre concentré d&#039;humanité.
   Différente, de Lola Doillon  De Lola Doillon. Avec Jehnny Beth, Thibaut Evrard (photo)...
En salle le 11 juin.  Ultra-efficace dans son travail de documentaliste, Katia a de plus en plus de mal avec le quotidien de bureau. Sa vie de couple n&#039;est pas plus simple quand elle se sent insécurisée, en l&#039;absence de repères précis. Et si elle était autiste? Différente s&#039;essaie à une approche inédite des diagnostiqués Asperger: faire progresser les spectateurs au même rythme que sa protagoniste sur la découverte et la gestion de ce handicap. Si le virage vers le romantisme est terne, la part de tutoriel relève d&#039;une remarquable pédagogie.  
  Un film de Mailys Vallade et Liane-Cho Han.
En salle le 25 juin.
Contenu sponsorisé
Amélie est une petite fille belge née au Japon, où chaque jour est une aventure pleine de poésie, d&#039;émerveillement et de découvertes. Adapté du roman d&#039;Amélie Nothomb, Amélie et la Métaphysique des tubes est un film visuellement éblouissant, à la fois drôle, tendre et profondément humain. Une expérience transgénérationnelle, aussi émouvante pour les grands-parents que fascinante pour les plus jeunes, à partager en famille, de 7 à 97 ans.    Vacances forcées, de François Prévôt-Leygonie et Stéphane Archinard  De François Prévôt-Leygonie et Stéphane Archinard. Avec Clovis Cornillac, Laurent Stocker... 
En salle le 11 juin.  Suite à une erreur de réservation, les familles d&#039;un cheminot, d&#039;un dentiste et d&#039;un éditeur doivent cohabiter dans une maison pour les vacances. Lancée sur un quiproquo de théâtre de boulevard, cette comédie tente bien de s&#039;en écarter... mais elle y replonge au détour d&#039;intrigues secondaires ou d&#039;un propos empesé sur la réconciliation entre prolos et bourgeois. Elle se fait toutefois touchante dans la rencontre de trois hommes virant à une amitié durable.  
  The Return, le retour d’Ulysse, d’Uberto Pasolini  The Return, le retour d&#039;Ulysse, d&#039;Uberto Pasolini. Avec Juliette Binoche et Ralph Fiennes
En salle le 18 juin.  À l&#039;instar d&#039;Isabelle Huppert ou Marion Cotillard, Juliette Binoche est une des rares actrices françaises à connaître une carrière internationale. C&#039;est à l&#039;étranger qu&#039;elle se lance dans les projets les plus inattendus. La voici en Pénélope dans une nouvelle version d&#039;un des plus célèbres chapitres de l&#039; Odyssée. Si elle n&#039;y a que quelques scènes en commun avec Ralph Fiennes, en Ulysse, cela reste une superbe idée de casting: leurs retrouvailles, vingt-huit ans après Le Patient anglais, renforcent cette mythique histoire d&#039;attente.  
  Le Rendez-vous de l’été, de Valentine Cadic  De Nabil Aitakkaouali et Olivier Dacourt. Avec Redouane Bougheraba, Farida Ouchani... 
En salle le 18 juin.  Cet été, les comédies prennent la direction des vacances. Sur la route de papa nous offre de jolis détours en montant à bord de la Renault 21 où s&#039;est entassée une famille marocaine en partance pour le bled. Ce périple dresse surtout un état des lieux des rapports entre deux générations d&#039;immigrés. Au travers des échanges complexes entre une mère attachée aux traditions et son fils devenu un notable intégré, ce road-trip sort des sentiers battus.  
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          <media:title><![CDATA[Cinéma: voici ce qu&#039;il ne faut pas rater ce mois-ci]]></media:title>
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      <title>Anthony Hopkins: &quot;Je garde mon cerveau en veille permanente&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 17:27:51 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frank Rousseau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Spécialiste des biopics et des rôles qui en imposent, Anthony Hopkins est à l’affiche d’&quot;Une vie&quot;, dans la peau d’un Juste. Aujourd’hui au panthéon des acteurs, il n’a pourtant percé qu’à 50 ans. Rencontre avec un monstre sacré… qui n’a rien d’un monstre!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dans &quot;Une vie&quot;, vous incarnez à nouveau un homme qui a marqué l’histoire… Qu’est-ce qui vous attire dans ce type de rôle? Anthony Hopkins: C&#039;est vrai, je peux me targuer d&#039;avoir incarné bon nombre de personnages influents, de Nixon à Pablo Picasso, en passant par Alfred Hitchcock, Adolf Hitler, Benoît XVI et bientôt Sigmund Freud. Ce qui est assez ironique quand on sait qu&#039;à l&#039;école on me traitait d&#039;abruti! Pour autant, j&#039;ai toujours eu un faible pour les portraits d&#039;hommes apparemment ordinaires qui, un jour, sont marqués par un événement au point de réaliser des choses extraordinaires. C&#039;est le point de basculement que je trouve fascinant: ce moment précis où vous passez à l&#039;acte sans vous soucier des conséquences. Bien qu&#039;il n&#039;ait jamais voulu attirer l&#039;attention sur lui, l&#039;histoire de Nicholas &quot;Nicky&quot; Winton et des enfants juifs qu&#039;il a sauvés d&#039;une mort certaine devait être racontée au cinéma. Une vie lui rend hommage et, plus que jamais, nous devons saluer sa mémoire. Nous vivons en effet une époque où l&#039;altruisme et le courage spontané se font rares…  Vous avez déclaré un jour que l’histoire est trop souvent amnésique… Anthony Hopkins: Oui, j&#039;ai compris ça, il y a quelques années, en me rendant au cimetière d&#039;Arlington, en Virginie. C&#039;est là que repose John Fitzgerald Kennedy. Les dernières images que nous avons de lui sont celles d&#039;un homme filmé dans sa voiture qui, soudain, se fait tirer dessus. On a oublié ces images comme on oubliera toutes les autres… Y compris la mienne! Qui que vous soyez, vous redeviendrez poussière. Comme Socrate, j&#039;ai acquis une forme de sagesse face à la postérité.  Qu’attendez-vous des scénarios que vous recevez? Anthony Hopkins: Déjà, qu&#039;ils me surprennent! Ensuite, qu&#039;ils soient bien condensés. Si un script est trop plein de verbiage ou de consignes sur le jeu des acteurs, la flamme qui est en moi à tendance à s&#039;éteindre. J&#039;aime les scripts clairs et concis. Bref, ceux qui vont à l&#039;essentiel!  Vos yeux bleus pétillent toujours autant. À 86 ans, vous semblez être dans une forme olympique. Quel est votre secret? Anthony Hopkins: Ce qui me maintient en forme? Le boulot! Quand je reçois mon texte, je commence par l&#039;apprendre, page par page, puis je le récite. Ensuite, je le digère. Le texte se &quot;fond&quot; alors en moi! Un neurologue vous dira probablement qu&#039;en agissant de la sorte, je garde mon cerveau en veille permanente. Vous savez, c&#039;est un muscle, comme celui des danseurs. Il faut constamment l&#039;entraîner.  On a le sentiment que vous adorez jouer en roue libre… Anthony Hopkins: Si vous êtes dans le contrôle total de vous-même et de votre jeu, vous ne délivrerez aucune émotion. Se sentir en insécurité est une bonne base quand vous commencez le métier d&#039;acteur parce que cela vous permet de vous diriger vers vos rêves les plus purs!  Les acteurs sont réputés pour avoir un ego parfois plus &quot;imposant&quot; que celui du commun des mortels. Comment gérez-vous le vôtre ? Anthony Hopkins: Avec prudence! Il en faut tout de même un peu pour faire ce métier. Le succès ne m&#039;est pas tombé dessus dès mes débuts. J&#039;ai dû attendre l&#039;âge de 50 ans pour commencer à entrevoir la lumière. Et ce, alors que je n&#039;attendais plus rien de cette profession. Quand je me promenais dans la rue et que je voyais des gens faire la queue pour voir un de mes films, je ne pensais pas en termes de réussite artistique. La seule chose qui me traversait l&#039;esprit, c&#039;est qu&#039;on allait m&#039;augmenter dans mes prochaines productions! Je l&#039;avoue, j&#039;étais bassement matérialiste. C&#039;est comme le jour où j&#039;ai décroché l&#039;Oscar pour Le Silence des agneaux. Je l&#039;ai mis sous le bras comme une baguette de pain, et je l&#039;ai rapporté dans ma chambre d&#039;hôtel. Il était là sur la table. Je l&#039;ai regardé, touché, admiré et puis, au bout de quelques jours, je me suis complètement détourné de lui, il ne me faisait plus aucun effet.  Quel souvenir gardez-vous du rôle d’Hannibal Lecter qui vous a valu cet Oscar? Anthony Hopkins: J&#039;ai été ravi de tourner avec Jodie Foster. C&#039;est une actrice merveilleuse. Après ce rôle, on a eu tendance à m&#039;enfermer dans une boîte: on ne m&#039;a proposé que des personnages diaboliques! Même les journalistes me demandaient si j&#039;étais vraiment satanique dans la vraie vie…  Vous souvenez-vous de votre tout premier cachet? Anthony Hopkins: Je l&#039;ai touché en Angleterre, pour un rôle au théâtre de Leicester en novembre 1963, le même mois que l&#039;assassinat de JFK. Le genre d&#039;événement qui ne s&#039;oublie pas. J&#039;avais gagné l&#039;équivalent de dix livres sterling d&#039;aujourd&#039;hui (environ douze euros, NDLR). Et le plus dingue, c&#039;est que j&#039;arrivais à bien vivre avec ça. Cette paye couvrait mon loyer! Le problème, c&#039;est que je passais ma vie dans les pubs, comme tout Gallois digne de ce nom, et je buvais littéralement mon salaire.  Beaucoup de vos pairs ont douté de vous à vos débuts. Comment l’avez-vous vécu? Anthony Hopkins: C&#039;est vrai, on disait que j&#039;étais stupide et nul. Du coup, j&#039;ai senti la rage des revanchards monter en moi. C&#039;est mon anxiété et le manque de confiance qui m&#039;ont construit. Je vous conseille de lire les oeuvres de Winston Churchill. Il racontait que son père Randolph n&#039;arrêtait pas de le diminuer et de le harceler. Il lui répétait constamment qu&#039;il était un bon à rien. Winston confiait que, jeune collégien, la seule chose qu&#039;il pouvait rendre pendant les examens, c&#039;était une copie avec une tache d&#039;encre: la peur de décevoir le bloquait. Cela ne l&#039;a pas empêché de devenir l&#039;un des plus grands leaders du monde.   Vous donnez l’impression d’être en paix avec vous-même… Anthony Hopkins: C&#039;est à cause de mon vieil âge, même si je me sens encore très fort! La seule différence par rapport à mes jeunes années, c&#039;est que je n&#039;ai plus d&#039;opinions tranchées. Je ne peux plus, par exemple, regarder des débats politiques parce que je n&#039;arrive plus à faire le distinguo entre tel ou tel candidat. Et puis tout le monde veut avoir une opinion sur tout et se coupe la parole. Les gens ne savent plus écouter. Ils s&#039;invectivent. Cela devient très vite insupportable car inaudible. Pour ma part, j&#039;ai appris à me taire. Sauf quand je suis face à un journaliste! La phrase que je me répète chaque matin en me levant, c&#039;est que je ne sais finalement pas grand-chose.  Vous aussi, vous avez finalement développé beaucoup de talents, car vous êtes aussi peintre et musicien… Anthony Hopkins: Si vous me le permettez, je vais vous parler de ma femme. Avant notre mariage, elle a trouvé quelques dessins, peintures et esquisses dans le grenier. Elle m&#039;a alors demandé si je pouvais réaliser quelques peintures pour nos invités. Je lui ai demandé combien, elle m&#039;a répondu soixante-quinze! Je ne m&#039;en sentais pas capable mais elle m&#039;a rétorqué que personne ne me mettrait en prison si je n&#039;y arrivais pas. Alors, j&#039;ai relevé le défi, et j&#039;ai réussi. Je joue du piano depuis l&#039;enfance, et j&#039;ai aussi pris la liberté de composer. Un ami qui m&#039;a aidé à mettre mes orchestrations sur ordinateur m&#039;a d&#039;ailleurs dit un jour que je ne respectais pas les règles mais que c&#039;était sans importance, le principal étant que je me fasse plaisir.  Biographie en 6 dates d&#039;Anthony Hopkins 1937 Il naît le 31 décembre à Port Talbot, au pays de Galles (Royaume-Uni).
1952 À 15 ans, il se destine à devenir pianiste professionnel. Sa rencontre avec l&#039;acteur Richard Burton, alors en pleine ascension, l&#039;encourage à changer de voie pour le 7e art.
1991 Le Silence des agneaux lui vaut l&#039;Oscar du meilleur acteur et une reconnaissance internationale.
1993 Il est anobli par la reine Elizabeth II. Il sera naturalisé américain en 2000.
2021 Il reçoit l&#039;Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans The Father.
2024 Outre Une vie, il sera à l&#039;affiche de Freud&#039;s Last Session, de Matt Brown, Locked, de David Yarovesky, et Italian Shoes, de Kenneth Branagh.  (One Life) raconte l&#039;histoire vraie de Nicholas Winton, un jeune banquier britannique qui organisa le sauvetage de 669 enfants tchécoslovaques, juifs pour la plupart, d&#039;un destin fatal à Prague avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ce &quot;Juste&quot; estimait n&#039;avoir rien fait d&#039;exceptionnel, bien que la presse l&#039;ait baptisé le &quot;Schindler gallois&quot;, en référence à l&#039;industriel allemand Oskar Schindler qui sauva 1 200 Juifs durant le Troisième Reich. Basé sur le livre Si ce n&#039;est pas impossible… La vie de Sir Nicholas Winton, de Barbara Winton (sa fille, NDLR), le film de James Hawes est très émouvant et Anthony Hopkins y délivre une nouvelle performance d&#039;acteur.
Une vie, de James Hawes, avec Anthony Hopkins, Helena Bonham Carter, Johnny Flynn… En salle le 21 février   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Anthony Hopkins: &quot;Je garde mon cerveau en veille permanente&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[HFPA/Armando Gallo]]></media:copyright>
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      <title>Les sorties à ne pas rater au cinéma ce mois-ci</title>
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      <pubDate>Fri, 16 May 2025 10:08:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Grégory Magne célèbre la musique dans son nouveau film, un trio d&#039;actrice en quête de guérison émeut, une fusion amoureuse en pleine pandémie intrigue, un imposteur espagnol fascine et une supercherie littéraire pleine d&#039;humour avec Denis Podalydès et un acteur très prometteur... Voici 5 films captivants à découvrir ce mois-ci dans les salles.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle le 7 mai  Les Musiciens, de Grégory Magne   La découverte d&#039;un violon rare permet à la fille d&#039;un mécène de réaliser le rêve que son père n&#039;avait pu mener à bien: faire jouer une partition inédite. Reste à concilier les musiciens virtuoses, aux egos imposants, et le compositeur, homme des plus bourrus... Grégory Magne aime troubler les sens. Après l&#039;odorat ( Les Parfums, sur une créatrice de fragrances dont le nez défaillait), il s&#039;intéresse à l&#039;ouïe. Avec ces musiciens, elle devient vite la métaphore d&#039;une écoute nécessaire des autres, perdue dans la cacophonie du monde actuel. Écrit avec finesse, ce huis clos dépasse les codes de la comédie chorale pour prôner des rapports humains réconciliateurs.
Ici, ce n&#039;est pas tant la musique (magnifique, signée Grégoire Hetzel) qui adoucit les mœurs que cette belle volonté d&#039;un apaisement de toutes les tensions.
Les Musiciens: Avec Valérie Donzelli, Frédéric Pierrot, Mathieu Spinosi...
Regardez la bande-annonce:    En salle le 28 mai  Hot Milk, de Rebecca Lenkiewicz  Rose espère trouver auprès d&#039;un chaman le remède à la maladie qui la cloue en fauteuil roulant. Sa fille, Sofia, l&#039;accompagne en Espagne, où une touriste va l&#039;aider à s&#039;émanciper. Ne serait-ce que par son cadre, solaire, Hot Milk dénote parmi les récits de relation mère-fille. Appuyé par un parfait trio d&#039;actrices, celui-ci ne se résume pas à un rapport toxique: chaque personnage, de par son parcours singulier, a sa densité propre. Leur mélancolie commune rend ce portrait de groupe émouvant.
Hot Milk: avec Fiona Shaw et Emma Mackey (photo), Vicky Krieps...
La bande-annonce ici:    Else, de Thibault Emin   Le cinéma fantastique français cultive une certaine originalité. Else le confirme en inventant un mystérieux virus qui fait fusionner les gens avec les matières qui les entourent, forçant un couple fraîchement formé à se confiner. L&#039;allusion à la période du Covid est évidente, Thibault Emin en fait une comédie de mœurs moderne, fine exploration des nouveaux rapports amoureux. Un film ovni, parfois déroutant, dans un univers bricolé et ludique qui rappelle un peu celui de Michel Gondry.
Else: avec Matthieu Sampeur et Edith Proust (photo), Lika Minamoto...
Regardez la bande annonce:    En salle le 14 mai  Marco, l’énigme d’une vie, d’Aitor Arregi et Jon Garaño  Enric Marco, président d&#039;une association de déportés espagnols, se bat pour que le Premier ministre assiste à une commémoration à Mauthausen. Mais un historien commence à mettre en doute son passé... Basé sur une histoire vraie, Marco, l&#039;énigme d&#039;une vie analyse les mécanismes de l&#039;imposture, de l&#039;énergie exigée pour tenir un mensonge à l&#039;enfermement dans le déni. Récompensé par un Goya – les César espagnols – Eduard Fernandez est plus que troublant en quidam perdu entre fuite en avant et quête de reconnaissance.
Marco, l&#039;énigme d&#039;une vie: avec Eduard Fernández (photo).
Regardez la bande annonce:    En salle le 4 juin  Le Répondeur, de Fabienne Godet   Belle idée que celle de Fabienne Godet d&#039;engager Denis Podalydès dans Le Répondeur. Confier le rôle d&#039;un écrivain célèbre, qui engage un imitateur pour répondre à sa place aux sollicitations, à un comédien au timbre de voix si reconnaissable confirme une certaine humilité chez le sociétaire de la Comédie- Française. Et une belle générosité lorsqu&#039;il s&#039;efface pour laisser Salif Cissé, acteur très prometteur, s&#039;imposer en usurpateur d&#039;identité dépassé par la supercherie.
Le Répondeur: Avec Denis Podalydès et Salif Cissé (photo).
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les sorties à ne pas rater au cinéma ce mois-ci]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobestock]]></media:copyright>
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      <title>5 films surprenants à voir ce mois-ci au cinéma</title>
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      <pubDate>Fri, 18 Apr 2025 05:18:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un polar en plein coeur de la communauté indienne de Paris, des femmes qui se battent pour retrouver leur dignité, un jeune berger en pleine introspection dans ses montagnes et une comédie policière dans le milieu de l&#039;art... Voici 5 films inattendus à voir au mois d&#039;avril dans les salles.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle depuis le 9 avril  Bergers, de Sophie Deraspe   Mathyas, un jeune Canadien, s&#039;est mis en tête de devenir berger en Provence. Son apprentissage du métier va se révéler plus rude que prévu. Bergers aurait pu ne raconter que le caprice d&#039;un urbain devenant néorural. Il voit plus grand pour transcender une crise existentielle en ascension de montagnes intérieures. Autant immersion dans un milieu professionnel qu&#039;étude des aspirations de la jeune génération, le film impressionne quand il mêle lyrisme pastoral et introspection philosophique.
Bergers, de Sophie Deraspe. Avec Félix-Antoine Duval (photo), Solène Rigot…
Regardez la bande annonce:   En salle le 23 avril  Des jours meilleurs, d&#039;Elsa Bennett et Hippolyte Dard   Prendre de la bouteille. Pour retrouver la garde de ses enfants, Suzanne doit en finir avec l&#039;alcool. Sa cure de désintoxication va être une chance de se reconstruire, entre les rencontres qu&#039;elle y fait et le pari insensé de participer à un rallye automobile en plein désert… L&#039;alcoolisme chez les femmes est longtemps resté un sujet tabou dans le cinéma français. Des jours meilleurs s&#039;y attelle avec une très grande franchise. De la honte à l&#039;isolement social, aucun sujet n&#039;est évité, pour un état des lieux si documenté que les scènes d&#039;entretien avec le corps médical prennent des airs documentaires. Elsa Bennett et Hippolyte Dard ont aussi l&#039;intelligence de conjuguer émotion et comédie. Dans des rôles sans fard, le trio central de ce film choral bouleverse en femmes sortant du déni de leur addiction.
Des jours meilleurs, d&#039;Elsa Bennett et Hippolyte Dard, avec Sabrina Ouazani, Michèle Laroque et Valérie Bonneton...
Regardez la bande annonce:   La Chambre de Mariana, d&#039;Emmanuel Finkiel   En 2017, Emmanuel Finkiel confiait à Mélanie Thierry le pari d&#039;incarner Marguerite Duras dans l&#039;adaptation de La Douleur. L&#039;actrice et le réalisateur rempilent avec La Chambre de Mariana, à nouveau adaptation d&#039;un roman (d&#039;Aharon Appelfeld) sur fond d&#039;occupation allemande, cette fois-ci autour de la relation entre une prostituée et un enfant juif qu&#039;elle recueille. À l&#039;inverse de l&#039;intériorité de La Douleur, Mélanie Thierry se fait exubérante dans un personnage intense et complexe, mais s&#039;y donne tout autant corps et âme.
La Chambre de Mariana, d&#039;Emmanuel Finkiel   En salle le 30 avril  Little Jaffna, de Lawrence Valin   Dans le quartier indien de Paris, quelques rues sont devenues le territoire des exilés tamouls. Un jeune policier d&#039;origine sri lankaise est infiltré dans un gang pour démanteler un réseau de blanchiment d&#039;argent. Multipliant les clins d&#039;œil au cinéma de genre (du polar urbain au cinéma d&#039;action, voire les films musicaux indiens), Little Jaffna joue brillamment avec ces codes: sa trame policière n&#039;est que la surface d&#039;un portrait de communauté, pour en interroger la culture et l&#039;identité.
Little Jaffna, de et avec Lawrence Valin. Et aussi Kawsie Chandran…
Regardez la bande annonce:   Les Règles de l&#039;art, de Dominique Baumard    En 2010, le musée d&#039;Art moderne de Paris a fait l&#039;objet d&#039;un vol impensable: des toiles de maîtres ont été dérobées au nez et à la barbe de la sécurité. Les tableaux, invendables, ont été jetés aux ordures! Coulisses de ce casse hors-norme, Les Règles de l&#039;art en fait le récit d&#039;une amitié naissante entre un naïf et un baratineur dépassé par les évènements. Si l&#039;intrigue se perd un peu en route, le tandem Melvil Poupaud et Sofiane Zermani est irrésistible de drôlerie.
Les Règles de l&#039;art, de Dominique Baumard. Avec Sofiane Zermani, Melvil Poupaud, Julia Piaton
Rergardez la bande annonce:
   Et sur le petit écran...  Les Rencontres du Papotin, sur France 2  &quot;On peut tout dire au Papotin, mais, surtout, tout peut arriver!&quot; revendique ce magazine télé atypique, dans lequel des journalistes non-professionnels et porteurs de troubles autistiques interviewent des personnalités qui font l&#039;actualité. Emmanuel Macron, Marion Cotillard, Thomas Pesquet entre autres se sont prêtés au jeu des questions sans filtre de la petite assemblée. L&#039;émission se révèle parfois drôle, souvent émouvante, toujours surprenante. Un vrai coup de cœur.
Les Rencontres du Papotin, sur France 2, un samedi par mois à 20h30 et en replay sur France.tv  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[5 films surprenants à voir ce mois-ci au cinéma]]></media:title>
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      <title>Isabelle Nanty: &quot;Je peux être très contemplative&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Apr 2025 05:48:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Tatie Danielle&quot;, &quot;Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre&quot;, la saga des Tuche, bien sûr… Isabelle Nanty nous régale de sa drôlerie dans des comédies devenues cultes. Elle revient en soeur supérieure dans le film &quot;Doux Jésus&quot;. Rencontre avec une comédienne aussi incontournable que discrète.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage charismatique de sœur Henriette, la responsable du couvent du film &quot;Doux Jésus&quot;? Isabelle Nanty: J&#039;ai été touchée par sa complexité. Sœur Henriette, sous des dehors stricts et austères, cache des fêlures. Elle aussi a eu son lot de malheurs. Le film n&#039;hésite pas à évoquer, tout en légèreté, la question de l&#039;abstinence, de l&#039;amour, et de ce que cela représente d&#039;être une femme dans ce contexte. J&#039;ai trouvé cette vision des choses très moderne et très accueillante de la part du réalisateur Frédéric Quiring. J&#039;ai aussi beaucoup aimé l&#039;idée que quand on est plusieurs à prier, on envoie de l&#039;amour.  Avez-vous reçu une éducation religieuse? Isabelle Nanty: Oui, ma mère était protestante, mais je suis allée chez les sœurs de mes 7 à 12 ans. En cinquième, ils m&#039;ont virée parce que je n&#039;étais pas très compatible. Je ressentais une forte hypocrisie, des incohérences dans les propos. Je me suis d&#039;ailleurs fait renvoyer du catéchisme car j&#039;essayais de démontrer que les miracles pouvaient être prouvés scientifiquement. La résurrection, Jésus qui marche sur l&#039;eau… Tout y passait. Arrivée à l&#039;Immaculée Conception, le curé, qui en avait marre, m&#039;a dit &quot;Ah non, si tu n&#039;acceptes pas ça, ce n&#039;est pas la peine de revenir!&quot; Pourtant, je suis profondément touchée par le spirituel. Dès que je mets les pieds dans un lieu de culte, je me sens bouleversée. Mais la manière dont on enseigne les religions ne me touche pas.  Parmi les multiples rôles iconiques de votre carrière, que vous apporte celui de Cathy Tuche, la matriarche de la famille nordiste, dont le cinquième film est sorti en début d’année? Isabelle Nanty: Beaucoup de jubilation! D&#039;abord, c&#039;est un immense plaisir de retrouver mes partenaires à chaque nouveau film*. Nous avons des énergies qui marchent bien ensemble et on adore ça. Et puis, je prête à Cathy un peu de mes observations sur les femmes.
* God Save the Tuche, de et avec Jean-Paul Rouve  Vous avez privilégié les personnages de comédie. Auriez-vous aimé vous confronter à des rôles plus sombres? Isabelle Nanty: Je n&#039;ai pas de frustration de cet ordre. J&#039;ai eu beaucoup de chance. J&#039;ai rencontré des personnes incroyables, d&#039;abord, mes profs de théâtre, ensuite des comédiens et amis comme Édouard Baer*, Pierre-François MartinLaval ou Maurice Barthélémy qui m&#039;ont embarquée avec eux. Peut-être que je ne me suis pas autorisée de grands rêves, mais j&#039;ai eu une chance immense de les côtoyer. J&#039;ai appris énormément à leurs côtés et d&#039;une certaine manière, ils m&#039;ont sauvée. Parce que moi, j&#039;aurais pu rester au lit toute ma vie. Je peux être très contemplative.
* Les Élucubrations d&#039;un homme soudain frappé par la grâce, d&#039;Édouard Baer, mis en scène avec Édouard Baer.  Quand avez-vous su que vous feriez de la scène votre métier? Isabelle Nanty: J&#039;ai toujours eu un côté petit clown. Enfant, je faisais marrer ma grand-mère et les gens du village. Pendant longtemps, j&#039;ai dit à mes parents que je voulais faire d&#039;autres métiers pour ne pas avoir l&#039;air de rêver à des choses qui n&#039;étaient pas accessibles. Et puis, à 16 ans, j&#039;ai rencontré un monsieur qui s&#039;appelle Jean-François Schaaff et qui m&#039;a enfin fait monter sur scène. Et là, j&#039;ai eu des ailes. La sensation physique était dingue. Je me suis sentie vivante de la tête aux pieds.  Vos parents, qui n’étaient pas de la partie, ont-ils accepté cette voie? Isabelle Nanty: Complètement. Mon père était marchand de bois et exploitant forestier, et il m&#039;a énormément soutenue. Il m&#039;a transmis la fantaisie, l&#039;humour et le goût de la vie. Ma mère, la rigueur morale et le respect.  Depuis longtemps, vous privilégiez le cinéma aux planches. Avez-vous définitivement tiré un trait sur votre carrière au théâtre? Isabelle Nanty: Cela fait dix-sept ans que je n&#039;ai pas joué au théâtre et cela ne me manque pas. À l&#039;époque, ma fille était petite et je me suis retrouvée sur scène tous les jours. Chaque soir, elle m&#039;attendait. Au bout d&#039;un moment, je me suis dit que ce n&#039;était pas possible et j&#039;ai arrêté. Pour que j&#039;y retourne, il faudrait que ce soit un moment suspendu où je ne fais que ça, avec une pièce qui me plaise énormément et de super partenaires de jeu. J&#039;ai beaucoup d&#039;admiration pour des comédiens comme François Berléand qui sont tout le temps en train d&#039;apprendre de nouveaux textes.  Votre dernière mise en scène, remonte, elle aussi, à 2019. Pourquoi n’en faites-vous plus? Isabelle Nanty: Parce que j&#039;ai besoin de cette énergie pour ma vie! La mécanique d&#039;un spectacle est lourde. Tout au long de sa création, on accumule de la tension, on porte les choses sur ses épaules. Et ce n&#039;est qu&#039;au soir de la première qu&#039;on s&#039;en déleste. C&#039;est aussi passionnant que fatigant.  Sur scène, vous avez dirigé des artistes tels que Gad Elmaleh, Dany Boon, Arthur ou Julie Ferrier. D’où vous vient ce sens de la mécanique bien huilé des spectacles d’humour? Isabelle Nanty: Je crois que mon rôle est justement de mettre un coup de pied dans une mécanique un peu trop bien huilée. J&#039;essaie de ne pas imposer ma vision des choses, de ne pas diriger, mais plutôt d&#039;aider l&#039;artiste à se découvrir en l&#039;accompagnant. Tout cela se fait lors de simples discussions où on échange sur notre vision du spectacle. Et puis, quand je mets en scène des gens que je connais bien, j&#039;ai une idée précise de comment j&#039;aimerais que le public les voie ou que les choses soient entendues.  Quel effet le temps qui passe a-t-il sur vous? Isabelle Nanty: Le fait de vieillir ne me préoccupe pas. J&#039;ai une vie qui me plaît. Mais j&#039;ai toujours mal vécu les transformations physiques qui l&#039;accompagnaient. Toute petite, j&#039;étais drôle, légère et un peu sauvage. À 8 ans, les choses ont commencé à changer et, vers 12 ans, l&#039;arrivée de la puberté m&#039;a tuée. Je n&#039;habitais plus le bon corps, il m&#039;alourdissait. La légèreté et une forme d&#039;insouciance m&#039;ont quittée à ce moment-là. Ensuite, je me souviens avoir eu beaucoup de mal avec les 30 ans. Je ne savais plus comment me coiffer, j&#039;avais envie de m&#039;habiller autrement. Les 40 ans, ça a été le bonheur, je me fichais de tout! Là, par exemple, j&#039;ai un peu grossi. Ça m&#039;alourdit et je pense que je fonctionne mieux quand je suis plus légère. Mais bon, j&#039;ai réussi à rester en bonne santé. Le danger auquel il faut faire gaffe en vieillissant, c&#039;est plutôt la tristesse.  La ressentez-vous? Isabelle Nanty: Parfois, elle me vient, oui. La tristesse de voir que les choses ne s&#039;améliorent pas. La tristesse face à des gens qui trébuchent ou piétinent. Je suis plus poreuse qu&#039;avant, plus sensible  Vous dites avoir eu une trentaine difficile,  c’est l’époque où vous découvrez que vous êtes une &quot;fille Distilbène&quot;? Dans sa jeunesse, ma mère a pris du Distilbène*, un médicament qu&#039;on prescrivait contre les fausses couches et à 30 ans, on m&#039;a annoncé que je ne pourrai pas avoir d&#039;enfant. Moi qui avais toujours rêvé d&#039;en avoir plein, cela a beaucoup changé mon rapport aux hommes. Je me sentais comme une demi-femme. J&#039;ai eu une ménopause précoce et brutale à cause de ça. Il m&#039;a fallu du temps pour digérer la nouvelle. Je me suis donc occupée de moi psychologiquement et j&#039;ai entamé les démarches d&#039;adoption. De tout cela est née une belle chose. Une merveille même!
* Prescrit jusqu&#039;en 1977, ce médicament a été responsable de malformations sur les filles exposées in utero.   Doux Jésus de Frédéric Quiring Après le franc succès, en début d&#039;année, de God Save the Tuche, cinquième opus de la saga, Isabelle Nanty s&#039;épanouit ce mois-ci, en sœur supérieure au grand cœur dans la comédie Doux Jésus de Frédéric Quiring (en salle depuis le 9 avril). Sœur Henriette a pourtant fort à faire: l&#039;une de ses protégées, sœur Lucie (formidable Marilou Berry aussi drôle qu&#039;émouvante) a décidé de quitter le couvent pour retrouver et sauver son amour de jeunesse. Les voilà embarquées dans de folles aventures. Si les péripéties du film semblent parfois sortir du chapeau, la performance des actrices emporte l&#039;adhésion.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Isabelle Nanty: &quot;Je peux être très contemplative&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Les films du 24/TF1 Films production]]></media:copyright>
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      <title>5 films biographiques à ne pas manquer à ajouter à votre liste estivale</title>
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      <pubDate>Mon, 02 Sep 2024 16:01:14 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Bayard Media Developpement]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Publi-communiqué]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Publi-communiqué]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les films biographiques, ou biopics, comme les appellent les américains, sont des films très important au 7ᵉ art. Ils permettent de consacrer la vie de grands personnages et de les faire entrer dans la postérité. Artistes musicaux, acteurs, réalisateurs, hommes politiques, criminels, tous ont une place au panthéon du cinéma.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Cet article présente cinq biopics incontournables qui méritent le détour.  Ray Ray, réalisé par Taylor Hackford en 2004, retrace la vie du musicien légendaire Ray Charles. Le film couvre trente ans de sa carrière, de ses débuts dans le sud des États-Unis à son ascension. Jamie Foxx, qui incarne Ray Charles, a reçu l&#039;Oscar du meilleur acteur en 2005 pour sa performance exceptionnelle.
Le film met en lumière des moments clés de sa carrière, comme son refus de se produire dans des salles séparées, ce qui lui a valu d&#039;être banni de Géorgie.  Lord of War Pas vraiment un biopic, mais presque! Lord of War, réalisé par Andrew Niccol en 2005, met en scène Nicolas Cage dans le rôle de Yuri Orlov, un trafiquant d&#039;armes international. Le film suit Yuri depuis ses débuts modestes jusqu&#039;à son ascension en tant que vendeur d&#039;armes influant. Il explore entre autres:

les aspects sombres de son commerce,
ses relations personnelles,
ses conflits avec les autorités.

Le film met aussi en lumière les conséquences dévastatrices de la vente d&#039;armes, tout en critiquant l&#039;implication des grandes puissances dans ce commerce.  Raging Bull Raging Bull, réalisé par Martin Scorsese en 1980, est un biopic dramatique qui dépeint la vie tumultueuse du boxeur Jake LaMotta. Interprété par Robert De Niro, le film explore la montée de LaMotta en tant que champion de boxe poids moyen dans les années 1940. On y voit aussi sa descente aux enfers due à sa jalousie, son tempérament violent, et ses relations tumultueuses avec ses proches.
Le film est basé sur l&#039;autobiographie de LaMotta, &quot;Raging Bull: My Story&quot;. De Niro livre une performance magistrale, incarnant LaMotta avec une intensité brute, ce qui lui a valu l&#039;Oscar du meilleur acteur.  Malcolm X Malcolm X, réalisé par Spike Lee en 1992, est un biopic épique qui retrace la vie du militant des droits civiques Malcolm X, interprété par Denzel Washington.
Le film explore ses discours enflammés sur la séparation, ses critiques acerbes de l&#039;oppression et sa transformation spirituelle. Cette expérience l&#039;a poussé à prôner l&#039;unité et la compréhension entre tous.
La performance de Denzel Washington a été largement acclamée, lui valant une nomination à l&#039;Oscar du meilleur acteur. Le film se termine par son assassinat en 1965, en soulignant son impact durable sur le mouvement des droits civiques.  Le dernier roi d&#039;Écosse Le Dernier Roi d&#039;Écosse, réalisé par Kevin Macdonald en 2006, est un film dramatique biographique inspiré de faits réels. Le film est basé sur le roman éponyme de Giles Foden et retrace une partie de la vie du dictateur ougandais Idi Amin Dada. Forest Whitaker remportera l&#039;Oscar du meilleur acteur en le jouant.
Le film dépeint avec réalisme la montée en puissance d&#039;Idi Amin et son règne de terreur. Il explore aussi la transformation de Garrigan, d&#039;un jeune idéaliste à un homme désillusionné et traumatisé par la folie meurtrière du tyran.  Pour résumer, les cinq films biographiques incontournables, à voir et à revoir, incluent Ray, Lord of War, Raging Bull, Malcolm X et Le dernier roi d&#039;Écosse. Il faut noter qu&#039;un biopic n&#039;est pas juste l&#039;histoire d&#039;une personne. Cela peut être la célébration d&#039;une vie ou sa dénonciation.
Dans tous les cas, le but pour le spectateur reste le même: en tirer des leçons pour devenir une meilleure personne et connaître l&#039;histoire d&#039;un point de vue subjectif.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[5 films biographiques à ne pas manquer à ajouter à votre liste estivale]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jeremy Yap]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Les 5 films surprenants à ne pas rater au cinéma ce mois-ci</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/films-ce-mois-ci-109035</link>
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      <pubDate>Wed, 19 Mar 2025 05:03:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un nouveau film avec Pierre Lottin et Hélène Vincent, Leïla Bekhti et Jonathan Cohen dans un irrésitible duo mère-fils, l&#039;univers rugueux des apprentis jockeys, les lads... Il s&#039;en passe des choses inédites sur les écrans des salles de cinéma ce mois-ci. Les 5 films repérés par Notre Temps.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis le 12 mars  &quot;On ira&quot;, de Enya Baroux et Pierre Lottin en majesté   2024 aura enfin donné à Pierre Lottin une visibilité méritée via les succès d&#039;En fanfare et Quand vient l&#039;automne. 2025 devrait confirmer cette ascension: on le verra dans quatre films, achevant de démontrer sa large palette. Après avoir réintégré Les Tuche pour un cinquième opus, il se rapproche d&#039;une autre famille cabossée dans On ira, comédie émouvante et audacieuse (l&#039;euthanasie y est abordée via un road-trip mouvementé). De quoi conforter un goût pour les projets atypiques, en attendant de le retrouver dans le prochain film des Nakache/Toledano.
Avec Hélène Vincent,Pierre Lottin, David Ayala
Regardez la bande-annonce:   &quot;Black Box Diaries&quot;, documentaire de Shiori Itō   Lorsqu&#039;en 2015, la journaliste Shiori Ito est violée par un proche du Premier ministre japonais, le phénomène MeToo n&#039;a pas encore bousculé le monde. Son périple pour obtenir un procès sera d&#039;autant plus difficile dans un Japon encore ancré dans des valeurs patriarcales. Ce documentaire relate ce chemin de croix sous la forme d&#039;un journal intime qui n&#039;occulte ni les obstacles rencontrés ni l&#039;indifférence aux dangers de la surmédiatisation. Une immersion bouleversante dans le quotidien d&#039;une victime. De et avec Shiori Ito
Regardez la bande-annonce:   Dès le 19 mars   &quot;Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan&quot;, de Ken Scott  Roland Perez a eu un parcours atypique, l&#039;ayant mené d&#039;une carrière d&#039;enfant acteur à celle d&#039;avocat, puis d&#039;animateur télé (France 2) ou radio (Europe 1). Il l&#039;avait raconté dans une autobiographie aujourd&#039;hui portée à l&#039;écran. Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan renforce la part de roman familial et picaresque pour amener ce récit personnel vers l&#039;universel: la détermination d&#039;une maman, pour conjurer le sort de son petit dernier, né avec un pied bot, évolue en ode à un amour maternel sans limites, aussi porteur qu&#039;étouffant. Leïla Bekhti et Jonathan Cohen font merveille pour incarner la complexité de ce rapport mère-fils fusionnel, exploré sur plusieurs décennies avec lucidité et tendresse. Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan renoue avec un esprit de comédie méditerranéenne: acidulée mais chaleureusement réconciliatrice. Avec Leïla Bekhti, Jonathan Cohen… 
Regardez la bande-annonce:   &quot;Vermiglio ou la Mariée des montagnes&quot;, de Maura Delpero   Dans un hameau de montagne, la vie de famille de l&#039;instituteur est transformée lorsqu&#039;un déserteur, tout juste arrivé, s&#039;éprend de l&#039;une de ses filles. Chronique de l&#039;Italie rurale à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Vermiglio ou la Mariée des montagnes fait bouillonner, sous sa nature contemplative, l&#039;éveil d&#039;une communauté régie par des valeurs conservatrices. Un film sidérant, quand sa fièvre intérieure se confronte aux paysages glacés.
Vermiglio ou la Mariée des montagnes, de Maura Delpero. Avec Giuseppe De Domenico, Martina Scrinzi, Tommaso Ragno…
Regardez la bande-annonce:   En salle le 2 avril  &quot;Lads&quot;, de Julien Menanteau   Ce premier long-métrage plonge dans l&#039;univers des apprentis jockeys, les lads, en suivant l&#039;un d&#039;eux dans sa découverte de l&#039;émulation et des travers de ce métier. Au long des jours passés au sein du haras, le film importe dans ce milieu des courses hippiques une trame psychologique qui rappellera les débuts de Jacques Audiard. Aux côtés de Jeanne Balibar et Marc Barbé, formidables en mentors, Marco Luraschi (photo), fils du plus réputé des cascadeurs équestres, monte en selle et se révèle un impressionnant acteur.  
Regardez la bande-annonce:
   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 5 films surprenants à ne pas rater au cinéma ce mois-ci]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Les 5 films à voir au cinéma ce mois-ci</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/quels-films-voir-au-cinema-106795</link>
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      <pubDate>Thu, 13 Feb 2025 05:33:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, Jamel Debbouze agent de joueur est en (très) mauvaise posture tandis qu&#039;une bouleversante balade à vélo réunit deux amis endeuillés... Et, pour les plus jeunes, Notre Temps vous conseille de suivre l&#039;ours Paddington pour de folles aventures au Pérou! Ce que vous réservent vos salles de cinéma en ce moment.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis le 5 février  Paddington au Pérou    Sa tante Lucy a disparu: Paddington est inquiet. Ni une ni deux, il part avec la famille Brown à sa recherche… au Pérou. L&#039;ourson en duffle-coat est de retour pour un troisième film sous le signe de l&#039;aventure. Le ton original jusqu&#039;à la loufoquerie des deux premiers volets s&#039;efface (quoique compensé par les séquences avec une nonne déchaînée) devant les péripéties d&#039;une chasse au trésor qui réjouira les enfants. Parents et grandsparents, eux, seront à nouveau sous le charme de la persistante bonne nature et la bouille de cet ours devenu la mascotte de l&#039;Angleterre.
Paddington au Pérou, de Dougal Wilson
Regardez la bande annonce:   Depuis le 12 février  The Brutalist, de Brady Corbet    Dans les années 1950 émerge le brutalisme, mouvement architectural lié aux changements sociaux d&#039;après-guerre. Il en reste certains bâtiments, dont ceux signés Le Corbusier. The Brutalist remonte à ses fondations en suivant le parcours d&#039;un architecte juif hongrois émigré aux États-Unis, où il se voit confier la construction d&#039;une université. Dense et remarquablement jouée, cette vision âpre du rêve américain comme machine à broyer les âmes est une oeuvre de cinéma… monumentale.
The Brutalist, de Brady Corbet. Avec Adrien Brody, Guy Pearce (photo), Felicity Jones…     En salle le 19 février  &quot;Mercato&quot;, de Tristan Séguéla    Jamel Debbouze occupe le terrain  Bien que très populaire, Jamel Debbouze se fait parcimonieux au cinéma. Mercato est d&#039;autant plus inattendu qu&#039;il l&#039;amène loin de la comédie tout en ayant des airs d&#039;autoportrait: si le scénario de cette course contre la montre est improbable, son personnage d&#039;agent de footballeurs n&#039;ayant que la tchatche pour se sortir de la mouise semble refléter une introspection personnelle. Comme une remise en question avant un nouveau départ?
Mercato, de Tristan Séguéla. Avec Jamel Debbouze, Monia Chokri, Hakim Jemili…
Regardez la bande annonce:   Dès le 26 février  À bicyclette!, de Mathias Mlekuz    Remise en selle. Pour célébrer la mémoire de son fils tragiquement décédé, Mathias Mlekuz a décidé de reproduire le voyage à vélo que celui-ci avait fait de Montreuil à Istanbul. Dans ce périple, il embarque son ami Philippe Rebbot. Seconds rôles récurrents du cinéma français, Mlekuz et Rebbot lâchent le temps d&#039;un road-movie la fiction pour un documentaire ultra-intime. Si, au centre, il y a le deuil en cours de ce père désemparé par la disparition de son enfant, ec&#039;est aussi, au travers d&#039;une amitié qui résiste à tout, un parcours d&#039;endurance vers l&#039;apaisement. Conjuration d&#039;un profond chagrin, ce très émouvant carnet de voyage intérieur ne craint pas les chemins de traverse. Autant de moments hilarants ou tendres, pour aller de l&#039;avant, à l&#039;assaut des épreuves de la vie, jusque dans son mantra: &quot;Si on peut, soyons joyeux.&quot;
À bicyclette!, de Mathias Mlekuz, avec Mathias Mlekuz, Philippe Rebbot.  
Regardez la bande annonce:    Dès le 5 mars  Le Système Victoria    David est sous pression: le chantier d&#039;une tour de bureaux qu&#039;il supervise prend du retard. Sa rencontre avec la DRH d&#039;une multinationale, qui vire en liaison obsédante, n&#039;arrange pas les choses… Adapté d&#039;un roman d&#039;Éric Reinhardt, Le Système Victoria en a conservé l&#039;écriture vénéneuse comme le regard sur les rapports entre le monde de la finance et celui du travail. Sylvain Desclous les décuple en thriller érotique et politique. Magistrale, Jeanne Balibar y est des plus troublantes…
Le Système Victoria de Sylvain Desclous. Avec Damien Bonnard, Jeanne Balibar… 
   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 5 films à voir au cinéma ce mois-ci]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <title>Biopic, drame, comédie... On voit quoi au cinéma?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/on-voit-quoi-ce-mois-ci-104516</link>
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      <pubDate>Wed, 08 Jan 2025 05:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une comédie romantique iranienne, un drame familial porté par Vincent Lindon et Benjamin Voisin, une famille brésilienne percutée par la dictature militaire et Angelina Jolie dans le rôle de  la Callas... Ce mois-ci, voici les cinq beaux films qui nous ont bouleversés.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis le 8 janvier    La Chambre d&#039;à côté, de Pedro Almodóvar Almodóvar made in USA. Il aura fallu presque quarante ans pour que Pedro Almodóvar franchisse l&#039;Atlantique et tourne son premier long-métrage en langue anglaise. La Chambre d&#039;à côté se concentre sur deux amies dont la relation prend un nouveau tour quand l&#039;une demande à l&#039;autre de l&#039;accompagner dans son suicide assisté. Même avec un scénario claudiquant, l&#039;exil du réalisateur le ramène à son meilleur: combiner l&#039;observation subtile de femmes, faisant le bilan de vies emplies de regrets, et le questionnement de valeurs morales.
La Chambre d&#039;à côté, de Pedro Almodóvar. 
Regardez la bande annonce:   En salle le 15 janvier  Je suis toujours là, Walter Salles    Stupeur et tremblement. En 1971, il ne faisait pas bon être opposant politique dans un Brésil sous dictature militaire. La famille de Rubens Paiva, parlementaire dissident, en a fait les frais. Je suis toujours là revient sur son enlèvement puis son assassinat par le régime, vus par le prisme de ses proches laissés dans l&#039;ignorance de son sort. Plus que la douleur d&#039;une absence et celle de devoir s&#039;y résigner, Walter Salles dépeint un quotidien sous pression et crainte que la vie soit transformée soudainement et à jamais. Le combat d&#039;Eunice, l&#039;épouse de Paiva – magnifiquement interprétée par Fernanda Torres (à gauche sur la photo) – entre quête de la vérité et maintien à flot d&#039;une unité familiale, renforce le double sens d&#039;un titre, avertissant sur un possible retour au totalitarisme et ses privations de toutes libertés. Au Brésil ou ailleurs.  
Je suis toujours là, Walter Salles  Avec Fernanda Montenegro, Fernanda Torres…
La bande annonce:    En salle le 22 janvier  Jouer avec le feu de Delphine et Muriel Coulin, avec Vincent Lindon    Pierre est fier de ses deux fils qu&#039;il élève seul. Ce cheminot engagé tombe des nues quand il découvre que son aîné se rapproche d&#039;un groupuscule d&#039;extrême droite. Maladroit dans son approche simpliste du phénomène des communautés identitaires, Jouer avec le feu sait à l&#039;inverse explorer finement le désarroi d&#039;un père voyant son enfant épouser des valeurs opposées aux siennes. Récompensé au festival de Venise par le Prix d&#039;interprétation masculine, Vincent Lindon  émeut dans ce rôle de parent perdu entre incompréhension et culpabilité. Un film inspiré du roman de Laurent Petitmangin, Ce qu&#039;il faut de nuit (éd. Manufacture de livres).
Jouer avec le feu de Delphine et Muriel Coulin. Avec Vincent Lindon, Benjamin Voisin, Stefan Crepon
La bande annonce:    En salle le 5 février  Mon gâteau préféré, de Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha    Une comédie romantique. À 70 ans, Mahin souffre de solitude depuis son veuvage. Jusqu&#039;à sa rencontre avec un chauffeur de taxi… Mon gâteau préféré est surprenant: il est rare de voir une comédie romantique se focaliser sur un coup de foudre de deux seniors. Encore plus lorsqu&#039;elle vient d&#039;Iran. Pétillant et tendre, le film ne renonce pas à livrer une tranche de vie du pays, via certains gags ou un portrait de la condition féminine. Un ton subversif qui a déplu aux Mollahs: ils ont assigné à résidence le duo de réalisateurs.
Mon gâteau préféré,  de Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha. Avec Lili Farhadpour, Esmaeel Mehrabi 
La bande annonce:    Maria    Biopic. Après Jackie Kennedy (Jackie) et Lady Di (Spencer), Pablo Larraín complète sa collection de portraits de femmes aussi célèbres que fragiles. Consacré aux derniers jours de La Callas, Maria conserve la même forme fragmentaire – et disons-le, un rien austère – pour rassembler les morceaux d&#039;un fascinant puzzle psychologique. Le film trouve la lumière en Angelina Jolie (photo), extraordinaire en diva en fin de règne, pleine d&#039;amertume et de désespoir, trahie par une voix de moins en moins puissante.
Maria, de Pablo Larraín. Avec Angelina Jolie, Pierfrancesco Favino…  
La bande annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Biopic, drame, comédie... On voit quoi au cinéma?]]></media:title>
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      <title>Pablo Agüero: Avec le film &quot;Saint-Ex&quot;, j’ai trouvé la source du &quot;Petit Prince&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 12 Dec 2024 17:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’année de commémoration du 80e anniversaire de la disparition d’Antoine de Saint-Exupéry se termine par la sortie d’un film retraçant un épisode singulier de la vie de l’aviateur-écrivain. &quot;Saint-Ex&quot; revient sur l’amitié entre Henri Guillaumet et Saint-Exupéry, alors pilotes de l’Aéropostale. Rencontre avec son réalisateur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pourquoi avez-vous choisi de porter à l’écran cette aventure de Saint - Exupéry, à la recherche de son ami Henri Guillaumet, disparu en survolant la cordillère? Pablo Agüero: Parce qu&#039;elle est hautement romanesque. L&#039;histoire de l&#039;Aéropostale a fait rêver beaucoup de monde. Il faut imaginer qu&#039;à l&#039;époque, survoler les Andes avec de tels engins revenait à aller sur la planète Mars. Quant à survivre, après cinq jours de perdition dans la neige et le froid… C&#039;était un exploit extraordinaire. Mais je ne voulais pas me cantonner à un film d&#039;aventures classique. Il me fallait injecter une dose de rêverie dans la narration. C&#039;est en effectuant des recherches que j&#039;ai découvert des documents racontant comment, à la fin des années 1920, Saint-Exupéry avait eu un accident d&#039;avion en Argentine, qu&#039;il était tombé sur une famille française au milieu de nulle part et que, dans cette famille, il y avait deux petites filles qui vivaient entourées d&#039;un renard et d&#039;un serpent. Ça a beaucoup attiré mon attention et il m&#039;a semblé que je tenais là la source la plus évidente du Petit Prince. Avec ça, j&#039;avais de quoi étoffer la matière de mon film.  Vous portez ce fi lm en vous depuis longtemps. Quelles sont les racines du projet? Pablo Agüero: Je suis né à Mendoza, en Argentine, tout près des lieux de cette histoire. J&#039;ai grandi dans une cabane en bois, au pied des Andes. Il n&#039;y avait ni eau courante chez nous, ni électricité. Le premier livre que j&#039;ai eu à la maison, c&#039;était Le Petit Prince. Je me souviens que ma mère griffonnait dans la marge sa liste de courses et des petites notes sur ses états d&#039;âme. Et moi, j&#039;y faisais des dessins. Ce livre a forgé mon imaginaire et il m&#039;a aidé à survivre émotionnellement. Très vite, je me suis dit que plus tard, j&#039;aimerais faire une oeuvre qui, à l&#039;image du roman de Saint-Exupéry, ait une apparence toute simple, mais cache une grande profondeur philosophique et qui invite, aussi, à l&#039;aventure et au voyage. La graine du projet a donc été plantée très tôt.  L’autre personnage marquant du film est Noëlle, la femme de Guillaumet, que l’histoire a un peu oubliée… Pablo Agüero: Noëlle est une protagoniste de la grande histoire qui a été effacée. À l&#039;époque, on évoquait très peu le rôle des femmes, aux côtés de leur compagnon. C&#039;était pourtant une personnalité extraordinaire, capable de recoudre les ailes de l&#039;avion de Guillaumet en plein vol! C&#039;est elle qui a insisté auprès de Saint-Exupéry pour qu&#039;il reprenne les recherches de son mari.  Comment s’est fait le choix des acteurs? Pablo Agüero: Louis Garrel en Saint-Exupéry était une évidence pour moi. Je ne cherchais pas forcément la ressemblance physique, mais un état d&#039;esprit commun. On sent que Louis Garrel a la tête dans les nuages. On peut croire à son physique d&#039;aventurier insouciant. Vincent Cassel, lui, avait le côté baroudeur. Les deux acteurs se connaissent bien dans la vie et souhaitaient tourner ensemble. Leur amitié est palpable à l&#039;écran. Quant à Diane Kruger, elle a ce côté intemporel et solidement ancré que je voulais pour Noëlle.  La cordillère occupe un rôle central dans le film. Avez-vous filmé les décors ou les avez-vous reconstitués? Pablo Agüero: Je souhaitais un rendu vivant. Pendant un an, nous avons donc filmé les décors à l&#039;aide de drones et de caméras. Nous nous sommes rendus en Argentine et nous avons gravi les montagnes en raquettes pour pouvoir apercevoir et capter les sommets de la cordillère. En Patagonie, nous avons enregistré des tempêtes de neige et des levers de soleil. Nous sommes allés chercher ce que la nature avait de plus incroyable. Ensuite, nous avons fait des incrustations, c&#039;est-à-dire qu&#039;on a filmé les personnages sur un fond de couleur et on les a intégrés par la suite au décor.  La lumière du film confère également à l’ensemble un air de conte… Pablo Agüero: Je cherchais un rendu visuel un peu maladroit, rustique, intemporel. Quelque chose qui nous renvoie au ton des contes. J&#039;ai donc choisi des couleurs qui se déclineraient de l&#039;argenté au doré. Cette gamme chromatique permettait de souligner la mélancolie de Saint-Exupéry, l&#039;effroi de Noëlle Guillaumet pour son mari, perdu dans l&#039;un des endroits les plus isolés de la planète, et, de temps en temps, le soleil qui ramène tout ce petit monde à la vie.  &quot;Saint-Exupéry était aussi fidèle à ses amis qu&#039;à ses convictions.&quot; Olivier d&#039;Agay, petit-neveu d&#039;Antoine de Saint-Exupéry et directeur de la Succession Saint Exupéry–d&#039;Agay &quot;Je ne savais pas à quoi m&#039;attendre en entrant dans la salle. Est-ce que j&#039;allais voir un biopic classique sur la vie de mon grand-oncle? Loin de là! Si le film se base sur des faits réels – la recherche de Guillaumet par Saint-Exupéry et leur profonde amitié –, il s&#039;en éloigne pour laisser libre cours à l&#039;imagination du réalisateur. Cet épisode a durablement marqué Saint-Exupéry. Il a scellé entre eux une amitié qui ne s&#039;est jamais démentie. La mort de Guillaumet en 1940, abattu alors qu&#039;il survolait la Méditerranée, lui a d&#039;ailleurs porté un coup terrible. Il montre bien comment Antoine de Saint-Exupéry était aussi fidèle à ses amis qu&#039;à ses convictions, jusqu&#039;au sacrifice de soi. En 1944, lorsqu&#039;il est monté à bord de l&#039;avion dans lequel il s&#039;est abîmé en mer Méditerranée, il savait qu&#039;il risquait de disparaître mais il l&#039;a fait au nom de son engagement pour la liberté et pour la démocratie. Le film est aussi une très belle oeuvre sur l&#039;histoire mythique de l&#039;Aéropostale et l&#039;audace de ses figures légendaires. Ce qu&#039;ils accomplissaient paraît complètement fou aujourd&#039;hui.&quot;    Juin 1930. Antoine de Saint-Exupéry est chef d&#039;exploitation de l&#039;Aeroposta Argentin. Un beau jour, son ami et pilote de choc, Henri Guillaumet, disparaît en voulant traverser la cordillère. Antoine de Saint-Exupéry part alors à sa recherche dans des conditions Basé sur une histoire réelle, le film mêle au récit des faits des éléments propres à l&#039;univers du conte et de la rêverie de l&#039;auteur du Petit Prince. Louis Garrel (Saint- Exupéry) et Vincent Cassel (Guillaumet) excellent en aviateurs héroïques rêvant de dépasser les limites de la machine. Avec une forme d&#039;épure – des couleurs et une image très soignées associées à une grande sobriété de dialogues – Saint-Ex nous emporte dans l&#039;imaginaire de l&#039;écrivain aviateur. Entre rêve et réalité.    Envie d&#039;en savoir plus sur Saint-Exupéry? Retrouvez en kiosque ou sur notretemps.com le hors-série Le Petit Prince, riche de 300 jeux, quiz et questions pour s&#039;amuser et tester vos connaissances!  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pablo Agüero: Avec le film &quot;Saint-Ex&quot;, j’ai trouvé la source du &quot;Petit Prince&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Studiocanal]]></media:copyright>
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      <title>Séries, blu-ray, télé... quelles nouveautés?</title>
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      <pubDate>Mon, 23 Dec 2024 16:08:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson,Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous aimez les séries et regardez les films récents en Blu-ray? Drame ou comédie, voici notre sélection... à regarder ou à offrir!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les nouvelles séries à voir  Senna    Senna En 1994, Ayrton Senna décède dans un terrible accident sur le circuit d&#039;Imola. Cette mort tragique achève de mythifier le pilote de formule 1. Après plusieurs documentaires, une série revient sur son parcours personnel et la manière dont il a révolutionné le monde de la course automobile.
Sur Netflix  Hippocrate    Durant les trois ans qui se sont écoulés depuis la fin de la deuxième saison d&#039;Hippocrate, la santé de l&#039;hôpital public s&#039;est dégradée. La troisième saison de la série supervisée par Thomas Lilti ne pouvait que coller à cette réalité et ses dilemmes éthiques. La pertinence des questions sur la politique de santé est confortée par l&#039;arrivée d&#039;un nouveau médecin (William Lebghil) aux convictions libérales.
Saison 3, sur Canal +.  Les nouveautés Blu-ray à voir en décembre  Comédie musicale: Emilia Pérez    Avec ce film, Jacques Audiard opère un double lifting. Sur un registre, la comédie musicale, qu&#039;il modernise via le périple d&#039;un narcotrafiquant qui décide de changer de sexe. Sur son cinéma, souvent masculin, qui se fait ici ode à la féminité. Bonus: la révélation de Karla Sofía Gascón, actrice transgenre, époustouflante. Notre critique est à retrouver ici
Blu-ray, Pathé. Le 21 décembre  Drame: Les Fougères bleues    En 1997, Françoise Sagan s&#039;essaie au cinéma avec Les Fougères bleues. Relecture personnelle du marivaudage (un architecte découvre que son meilleur ami a une liaison avec sa femme), l&#039;unique film réalisé par la romancière est à redécouvrir tant il tient à la fois de sa plume mélancolique et de l&#039;acidité d&#039;un Chabrol pour exprimer l&#039;ennui conjugal.
Blu-ray. StudioCanal  Nouveautés télé: &quot;Paroles de femmes&quot; sur LCP    Paroles de femmes Paroles de femmes On la connaissait femme de radio, la voici aux manettes de grands entretiens pour LCP. Laure Adler met ses talents d&#039;intervieweuse au service de la compréhension du féminisme contemporain. Face à elle, de grandes voix de la cause – l&#039;historienne Michelle Perrot, la sociologue Irène Théry… – évoquent leur parcours et leurs oeuvres. Une manière de mieux saisir les mille nuances de ce mouvement. S. P.
Paroles de femmes, le dimanche à 19 h sur LCP et en replay sur lcp.fr  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Séries, blu-ray, télé... quelles nouveautés?]]></media:title>
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      <title>Quoi de neuf au cinéma?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/quoi-de-neuf-au-cinema-en-decembre-103509</link>
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      <pubDate>Sat, 21 Dec 2024 11:18:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;histoire d&#039;une jeune agriculteur qui se lance dans la production de fromage de comté, l&#039;aventure d&#039;un rêveur nommé Saint-Exupéry... Et un polar, très réussi, signé Franck Dubosc pour commencer l&#039;année 2025! Les films à voir en salle cet hiver.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis le 11 décembre: Vingt Dieux    Vingt Dieux Tout un fromage. Totone aurait bien continué sa vie de patachon, entre bals populaires et virées avec ses amis dans la campagne du Jura. Mais la mort soudaine de son père laisse sur les bras du jeune glandeur la ferme familiale et sa petite sœur. Seul moyen de s&#039;en sortir: s&#039;improviser producteur de comté dans l&#039;espoir de gagner un concours agricole. De son scénario improbable à ses comédiens non professionnels, Vingt Dieux détonne. Plus encore quand il parvient à évoquer la crise du monde paysan sous tous ses angles sans pathos. À mi-chemin entre la vision naturaliste d&#039;un Maurice Pialat et une version rurale des 400 Coups, les mésaventures de Totone sidèrent par leur combinaison d&#039;authenticité crue et de fraîcheur. Un premier long-métrage surprenant comme peuvent l&#039;être certains comtés: fleuri et long en bouche.
Vingt Dieux, de Louise Courvoisier. Avec Clément Faveau, Luna Garret…
  La bande-annonce de Vingt Dieux   Saint-Ex    Aventure. Comment est née la vocation d&#039;écrivain de Saint-Exupéry? Peut-être quand il s&#039;est lancé à la recherche d&#039;Henri Guillaumet, son ami pilote, porté disparu lors d&#039;un vol dans la cordillère des Andes. C&#039;est la théorie d&#039;un curieux film: les années dans l&#039;Aéropostale de l&#039;auteur y sont abordées sous la forme d&#039;un film d&#039;aventures rétro et rêveur. À condition d&#039;outrepasser la part crédule d&#039;une ode désuète aux postiers ou un surjeu général, l&#039;enthousiasme de Louis Garrel (photo) et Vincent Cassel comme les effets spéciaux à l&#039;ancienne ont du charme.
Saint-Ex, de Pablo Agüero. Avec Louis Garrel, Vincent Cassel, Diane Kruger…  
Lire aussi&gt; Connaissez-vous les origines du &quot;Petit Prince&quot; d&#039;Antoine de Saint-Exupéry?  La bande-annonce officielle de Saint-Ex   En salles le 25 décembre  Le Déluge    Tout le monde sait comment les choses se sont terminées pour Louis XVI et Marie-Antoinette. Bien moins comment ils ont vécu les derniers jours avant leur procès. Le Déluge prend le parti de mettre en parallèle ce tournant de l&#039;Histoire de France et une apocalypse intime. Le roi sera bientôt nu? Gianluca Jodice filme le dépouillement progressif de son couple royal. Déroutant par sa mise en scène glissant de l&#039;épure à l&#039;hystérique, le film se fait touchant quand il sait humaniser ces monarques en sursis.
Le Déluge de Gianluca Jodice. Avec Guillaume Canet, Mélanie Laurent …    La bande annonce de &quot;Le Déluge&quot;   En salles le 1er janvier    Un ours dans le Jura Franck Dubosc, ours bien léché. Franck Dubosc, réalisateur de film policier? La galerie de personnages ambigus comme la trame (un magot appartenant à la mafia atterrit entre les mains d&#039;un couple ordinaire) d&#039;Un ours dans le Jura s&#039;aventure – brillamment – sur le terrain du Fargo des frères Coen jusque dans l&#039;accumulation de cadavres ou le climat hivernal. Les inconditionnels de Dubosc ne seront pas refroidis: sous cet efficace changement de répertoire, il conserve l&#039;ADN de ses films précédents, pour interroger avec la même tendresse les rapports humains, de couple ou familiaux.
Un ours dans le Jura, de et avec Franck Dubosc, Laure Calamy, Benoît Poelvoorde…   La bande-annonce d&#039;Un ours dans le Jura de Franck Dubosc:   En salles le 8 janvier 2025    Hiver à Sokcho Mélo. Employée d&#039;une pension de famille dans une petite station balnéaire sud-coréenne, Soo-Ha est de plus en plus intriguée par Yan, un bédéaste français venu y préparer un nouvel album… À travers la rencontre de deux solitudes mais aussi de deux cultures, Hiver à Sokcho laisse infuser une double reconquête de soi avec une grande subtilité. En accord parfait dans une intériorité laissant affleurer le bouillonnement de secrets personnels, Roschdy Zem et Bella Kim (photo) complètent ce film d&#039;une belle pudeur.
Hiver à Sokcho, de Koya Kamura. Avec Roschdy Zem, Bella Kim.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quoi de neuf au cinéma?]]></media:title>
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      <title>Michel Hazanavicius: &quot;Je suis heureux de porter une voix apaisée&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 05:58:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le réalisateur de &quot;The Artist&quot; et &quot;OSS 117&quot; vient d&#039;adapter au cinéma &quot;La Plus Précieuse des marchandises&quot; de Jean-Claude Grumberg. Avec ce conte bouleversant sur les Justes et la Shoah, le réalisateur oscarisé fait une entrée remarquée dans l’animation.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La Plus Précieuse des marchandises est votre premier film d’animation. Comment vous êtes-vous lancé dans cette aventure ? Michel Hazanavicius: Grâce au livre de Jean-Claude Grumberg qui porte le même titre (2019, NDLR). J&#039;ai été bouleversé à la lecture de ce faux conte qui commence comme Le Petit Poucet et qui plonge ensuite dans la réalité historique de la Shoah. Il m&#039;a semblé que l&#039;animation était la seule voie possible pour retranscrire cette histoire. Je n&#039;aurais pas pu faire un film en prise de vues réelle sur ce sujet. Il m&#039;aurait semblé incongru de faire jouer des acteurs et des figurants, puis de passer à autre chose lorsque la caméra ne tourne plus. Le dessin permet de suggérer l&#039;horreur plus que de la montrer. C&#039;est une manière apparemment simple et naïve, élégante aussi, de raconter cette histoire. Et puis, le dessin rejoint quelque chose d&#039;intime pour moi puisque je le pratique depuis que j&#039;ai dix ans.  Vous avez d’ailleurs esquissé vous-même les personnages et les paysages du film… Michel Hazanavicius: Oui et ça n&#039;a pas été facile! Je dessine depuis toujours mais seuls mes proches connaissaient mes travaux. Et puis il y a une grande différence entre griffonner au crayon à papier des portraits dans un carnet et rendre ses personnages &quot;animables&quot;. Une fois les dessins préparatoires prêts, il a fallu beaucoup d&#039;allers-retours avec les équipes d&#039;animation pour tomber d&#039;accord sur les personnages.    Quelles ont été vos sources d’inspiration visuelles? Michel Hazanavicius: Pour l&#039;univers graphique, je suis allé du côté de la peinture française du XIXe siècle, vers les tableaux de Courbet notamment. Je me suis aussi inspiré de la peinture russe pour les personnages. Mais c&#039;est en voyant des estampes japonaises qu&#039;avec Julien Grande, le directeur artistique, on a eu l&#039;idée de partir sur un style de dessin proche de la gravure. On illustre les beaux livres avec des gravures, c&#039;était donc cohérent avec l&#039;esprit du conte.  Le sujet, ce récit sur fond de Shoah, vous a-t-il poussé à accepter le projet ? Michel Hazanavicius: Pour tout vous dire, j&#039;ai toujours été réticent à faire un film sur ce sujet. Cette histoire, la Shoah, n&#039;est pas la mienne mais plutôt celle de mes parents et de mes grands-parents. Je n&#039;ai jamais ressenti le besoin ni la légitimité de m&#039;aventurer sur ce terrain. Mais le contexte a changé. Les rescapés disparaissent, et les gamins d&#039;aujourd&#039;hui ont un rapport de plus en plus lointain à ces événements. Je dois dire que Bérénice (Béjo, sa compagne, NDLR) m&#039;a beaucoup incité à accepter le projet, pour nos enfants. Quand j&#039;ai commencé à faire le film, il y a cinq ans, ils avaient 7 et 11 ans. C&#039;était une façon de leur faire approcher cette histoire. Pour autant, le film ne traite pas directement de la Shoah, mais plutôt des Justes, ces citoyens français, allemands ou polonais qui ont sauvé des Juifs. Il traite surtout des belles choses qui peuvent advenir, même dans les pires situations.  Le film sort dans le contexte troublé du conflit au Proche-Orient et de ses répercussions en France. Quel est votre regard sur la situation ? Michel Hazanavicius: L&#039;importation du conflit en France et la manière dont certains jouent avec le feu me préoccupent. La fabrica - tion du film a démarré il y a cinq ans et ne donne aucune réponse à la situation actuelle. Ce que je peux dire, c&#039;est que dans ce contexte, je suis heureux de porter une voix apaisée. Le film ne hurle pas, il est extrêmement tranquille. Il n&#039;est pas fait pour revendiquer ou jeter de l&#039;huile sur le feu. J&#039;aimerais que tout le monde ait la même retenue.  Jean-Louis Trintignant a prêté sa voix au narrateur, peu de temps avant sa disparition. Comment s’est passée votre collaboration ? Michel Hazanavicius: Très bien. Nous avons beaucoup parlé et nous nous sommes très bien entendus. Je trouve ça fort, un vieux monsieur qui s&#039;adresse à des enfants. On est vraiment dans l&#039;idée du legs, de la transmission. Et quand il s&#039;agit de la plus belle voix du cinéma français… Il était déjà aveugle quand il a commencé à travailler sur le projet et il m&#039;a demandé d&#039;enregistrer le texte pour pouvoir l&#039;apprendre. Sa femme, Marianne, l&#039;a beaucoup aidé également. Pendant la fabrication, je me passais régulièrement l&#039;enregistrement de sa voix prononçant les derniers mots du film. Ça me donnait un cap.  N’est-ce pas difficile de passer à un registre grave alors que vous êtes connu pour exceller dans des comédies comme &quot;OSS 117 &quot;? Michel Hazanavicius: Il y a longtemps déjà, j&#039;ai coécrit et coproduit un documentaire sur le génocide rwandais*. J&#039;ai également fait The Search, un film qui se passe pendant la deuxième guerre de Tchétchénie. Donc non, ça n&#039;a pas été compliqué. Je suis comme tout le monde, j&#039;ai des indignations, des colères, je pleure, je ris. Ce n&#039;est pas le cirque Medrano à la maison! En revanche, ce qui est vrai, c&#039;est que le film a connu une interruption avec le Covid et que dans l&#039;intervalle, j&#039;ai fait un film qui s&#039;appelle Coupez!. Ça m&#039;a fait un bien fou de tourner cette comédie. C&#039;est un genre que j&#039;aime profondément. Il est extrêmement noble. Je trouve ça beau d&#039;arriver avec un objet qui fait du bien aux gens et les fait rire.  The Artist parle du cinéma muet, Le Redoutable de Godard, La Classe américaine détourne des extraits de grands films américains… Beaucoup de vos œuvres rendent hommage au septième art. D’où vient votre cinéphilie ? Michel Hazanavicius: De mon enfance, je pense. Je suis né en 1967 et dans les années 1970, il n&#039;était pas aussi facile qu&#039;aujourd&#039;hui de voir des films. On a du mal à s&#039;imaginer un monde sans internet ni plateforme. La télévision ne passait qu&#039;un film par semaine. La rareté de ces histoires racontées en images leur a donné une aura précieuse, presque sacrée. Près de chez moi, à Paris, se trouvait une salle qui diffusait des nouveautés comme des classiques. Nos parents aimaient le cinéma et avec mon frère (l&#039;acteur Serge Hazanavicius, NDLR), très tôt, nous avons pu voir les Marx Brothers, les films de Fred Astaire, ceux d&#039;Howard Hawks ou de John Ford. Ça a marché sur moi, j&#039;y croyais  Êtes-vous nostalgique du temps qui passe ? Michel Hazanavicius: Pas du tout. Je le vis très bien et je suis même plutôt content de vieillir. D&#039;abord, parce que je n&#039;ai pas le choix, mais aussi je n&#039;ai pas du tout le sentiment que je serais mieux à un autre moment ou à un autre endroit. Regretter le temps de sa jeunesse est vraiment le meilleur moyen de foutre en l&#039;air son présent. Je ne suis pas sûr non plus que c&#039;est mieux d&#039;être jeune. J&#039;ai conscience de dire cela parce que je n&#039;ai aucun problème physique.  Quel est votre prochain projet ? Michel Hazanavicius: Je viens de terminer l&#039;écriture d&#039;un livre sur les combattants ukrainiens. Ces derniers mois, je suis allé à la rencontre de ces hommes qui se battent dans un conflit qui me semble être un point de bascule de notre histoire. Le livre prend la forme de portraits écrits et dessinés. Les bénéfices du livre seront reversés à l&#039;Ukraine.  Que souhaitez-vous à nos lecteurs pour 2025 ? Michel Hazanavicius: Je ne veux pas faire de discours &quot;à la Miss France&quot;, mais après être allé en Ukraine, je nous souhaite à tous de prendre conscience que nous sommes quand même super bien en France. Je sais que je fais partie des gens qui sont le moins à plaindre et qu&#039;il y aurait pas mal de choses à améliorer. Mais je ne suis pas sûr que nous serions mieux ailleurs.
* Tuez-les tous! Rwanda: Histoire d&#039;un génocide &quot;sans importance&quot;, réalisé par Raphaël Glucksmann, David Hazan et Pierre Mezerette en 2004.  Ses grandes dates  29 mars 1967 Naissance à Paris.
1992 Commence à réaliser des sketchs des Nuls pour Canal+.
1999 Premier long métrage, Mes amis, où il dirige son frère aîné, Serge.
2006 Immense succès de OSS 117 Le Caire, nid d&#039;espions, puis de sa suite Rio ne répond plus, en 2009, avec Jean Dujardin.
2011 Consécration avec The Artist qui décroche 162 récompenses dont cinq Oscars et six Césars, partagés avec ses acteurs, Jean Dujardin et Bérénice Béjo.    La Plus Précieuse des marchandises   &quot;Il était une fois…&quot; Le film débute tel un conte porté par la voix grave et enveloppante de Jean-Louis Trintignant. Au fin fond d&#039;une forêt polonaise, une pauvre bûcheronne et son mari recueillent un bébé jeté par la fenêtre d&#039;un train de marchandises. À quelques kilomètres de leur masure, les camps d&#039;extermination opèrent leur œuvre de mort, mais le film se concentre sur le parcours de cet enfant, sauvé du pire par la solidarité et la générosité de sa famille d&#039;accueil. Superbes, les images inspirées de l&#039;estampe et de la gravure donnent à ce film la profondeur d&#039;un classique. À ne pas manquer.
La Plus Précieuse des marchandises, en salle depuis le 20 novembre. À partir de 12 ans.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Michel Hazanavicius: &quot;Je suis heureux de porter une voix apaisée&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Doreen Kennedy/Alamy Stock Photo via Hemis]]></media:copyright>
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      <title>Série, Blu-ray: ce qu&#039;il ne faut pas rater en novembre</title>
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      <pubDate>Thu, 07 Nov 2024 06:03:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Souvenez-vous: fin avril 2001, la France se déchire devant un programme de télé-réalité,&quot;Loft Story&quot;... le premier d&#039;une longue série. C&#039;est aujourd&#039;hui une série, à voir sur Prime Video. Et côté ciné, on se jette sur &quot;Le Comte de Monte-Cristo&quot;, qui arrive en version Blu-ray.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Série &quot;Culte&quot;, sur Prime video    Loft Story aura marqué les années 2000 en inaugurant le règne de la téléréalité. Culte se réapproprie le principe de l&#039;émission en racontant quasi in vivo la création de l&#039;émission, jusque dans ses séquences encore en mémoire (Loana et Jean-Édouard dans la piscine) et plus encore par une évocation sans fard des pratiques, entre arrivisme et cynisme, de l&#039;industrie de la télévision française.
Sur Prime Video. 
  Le Comte de Monte-Cristo, disponible en Blu-ray    Classique dépoussiéré. À vrai dire, la piètre revisite des Trois Mousquetaires ne donnait pas confiance dans celle du Comte de Monte-Cristo. À tort: Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont ressuscité la part de feuilleton palpitant du texte d&#039;Alexandre Dumas. Le casting mettant en avant la jeune génération d&#039;acteurs (Pierre Niney, Bastien Bouillon, Anamaria Vartolomei…), achevant de lui procurer un nouveau souffle.
Blu-ray. Pathé.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Série, Blu-ray: ce qu&#039;il ne faut pas rater en novembre]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>5 films à ne pas rater en novembre</title>
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      <pubDate>Wed, 06 Nov 2024 05:58:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous êtes plutôt mélo, drame ou comédie romantique? Voici 5 films sur l&#039;amitié, la paternité et la fratrie. Du cinéma made in France porté par la nouvelle génération d&#039;acteurs que sont Aleandra Lamy, Sara Forestier, Camille Cottin, Pio Marmaï, Romain Duris, Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle le 6 novembre:    &gt; Louise Violet, d&#039;Éric Besnard, avec Alexandra Lamy Deux soeurs à l&#039;affiche. Réputées fusionnelles à la ville, Alexandra et Audrey Lamy vont aussi se partager les salles ce mois-ci avec deux films aux contextes très différents (la fin du XIXe siècle dans la campagne reculée pour la première, une chronique urbaine contemporaine pour la seconde). Mais leurs rôles – une institutrice en terre bigote et une mère d&#039;enfant autiste débordée par la charge mentale – se superposent en portraits de femmes qui surmontent vaillamment leurs fragilités comme les diktats.
Louise Violet, d&#039;Éric Besnard, avec Alexandra Lamy. 
En tongs au pied de l&#039;Himalaya, de John Wax, avec Audrey Lamy. En salle le 13 décembre.
Regardez la bande annonce:   &gt; Trois Amies d&#039;Emmanuel Mouret    Mélo. Joan, Alice et Rebecca se confient tout… Sauf ce qu&#039;elles partagent vraiment: des liaisons impliquant leurs conjoints. Emmanuel Mouret (Caprice, Les Choses qu&#039;on dit, les choses qu&#039;on fait…) élargit son étude des mœurs amoureuses en conjuguant dynamique du marivaudage et mélancolie à la Tchekhov. S&#039;il touche à ses limites dans l&#039;entrelacs des relations, Trois Amies y gagne dans la complexité de ce triple portrait de femmes. Notamment en offrant à India Hair et Sara Forestier des rôles d&#039;une exceptionnelle densité.
Trois Amies d&#039;Emmanuel Mouret. Avec Sara Forestier, Camille Cottin, India Hair…
Regardez la bande annonce:   &gt; À toute allure    Emporté par un coup de foudre, un steward se met en tête de rejoindre une femme officier de marine, quitte à semer la zizanie en devenant clandestin… dans le sous-marin nucléaire où elle a embarqué en mission. Le point de départ d&#039;À toute allure est des plus improbables? Qu&#039;importe, cette romance sous influence – dans son rythme ou ses personnages hauts en couleur – des comédies romantiques américaines des années 1940-1950, va à la vitesse d&#039;une torpille, guidée par Pio Marmaï et Eye Haïdara, craquants!
À toute allure, de Lucas Bernard. Avec Pio Marmaï, Eye Haïdara, José Garcia…  
Regardez la bande annonce:   En salle le 13 novembre:  &gt; Une part manquante, avec Romain Duris    Drame. Jessica, une mère française, débarque à Tokyo pour tenter d&#039;obtenir un droit de visite auprès de son fils métis. Si Jay, également exilé, peut l&#039;aider, c&#039;est parce qu&#039;il essaye lui aussi de revoir depuis des années sa propre fille. À travers ce combat, Une part manquante aborde le cas, méconnu, des gardes d&#039;enfants nés de couples mixtes au Japon. Guillaume Senez le tire vers un émouvant drame familial à travers un père (Romain Duris, tout en failles) déchiré entre sa paternité tronquée et le bienêtre de son enfant.
Une part manquante, de Guillaume Senez. Avec Romain Duris, Judith Chemla…
Regardez la bande annonce:   En salle le 27 novembre:  &gt; En fanfare, avec Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe    S&#039;accorder entre frères. Atteint d&#039;une leucémie, un chef d&#039;orchestre réputé doit subir une greffe de moelle osseuse. Sa recherche de donneur l&#039;amène à découvrir qu&#039;il a un frère, employé de cantine scolaire et tromboniste dans une harmonie municipale. Ils vont se rapprocher en dépit de milieux de vie opposés. Avec sa galerie de personnages croqués avec tendresse et sa manière de raconter les inégalités, En fanfare prend des airs de comédie sociale anglaise qui se déroulerait dans le nord de la France. Derrière ces deux frères qui apprennent à s&#039;apprivoiser, il y a le poids du déterminisme social et les douleurs des transfuges de classe, mais aussi la possibilité de leur réparation. Le tout exprimé avec pudeur. Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, parfaits en frères honteux ou à fleur de peau, jouent leurs fines partitions au diapason.
En fanfare d&#039;Emmanuel Courcol. Avec Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco…
Regardez la bande annonce:   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[5 films à ne pas rater en novembre]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Séries, Blu-ray... on regarde quoi en octobre?</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Oct 2024 15:30:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Entre une trilogie méconnue de Marcel Pagnol, un mélo américain ou deux nouvelles séries à découvrir lovés sur votre canapé, que choisir? Et si vous jetiez un oeil sur notre sélection du mois pour préparer vos soirées?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les nouveautés côté séries en octobre: &quot;La Maison&quot; et &quot;Un couple parfait&quot;    &quot;La Maison&quot;, avec Carole Bouquet, Lambert Wilson, Amira Casar, Pierre Deladonchamps... Ces dernières années, la haute couture s&#039;est invitée dans les séries (Becoming Karl Lagerfeld, The New Look…) au point d&#039;être devenue une tendance. La Maison innove en créant de toutes pièces l&#039;affrontement d&#039;une lignée de designer et d&#039;un groupe de luxe, mais surtout en brodant sur un autre registre: les accros aux sagas familiales truffées de coups bas et personnages hauts en couleur – mention spéciale à Carole Bouquet en Cruella moderne –, façon Dallas ou Succession seront aux anges!
Sur Apple TV +.    &quot;Un couple parfait&quot;, avec Nicole Kidman La découverte d&#039;un cadavre vient troubler la mise en place d&#039;un mariage au sein d&#039;une grande famille bourgeoise américaine. Tout le monde est suspect, d&#039;une belle-fille issue d&#039;un milieu plus modeste à sa richissime belle-mère. Un couple parfait ne fait pas que conforter (après Big Little Lies ou The Undoing) Nicole Kidman en reine des intrigues policières: cette mini-série organise sa première rencontre à l&#039;écran avec… Isabelle Adjani.
Sur Netflix.  Les nouveautés Blu-ray: Marcel Pagnol et le mélo &quot;Memory&quot;    Loin des cigales: &quot;Le Schpountz&quot;, &quot;Topaze&quot; et &quot;Naïs&quot;, l&#039;autre trilogie de Marcel Pagnol  Loin des cigales. De même que le diptyque La Gloire de mon père/Le Château de ma mère a occulté les autres livres de Marcel Pagnol, sa trilogie marseillaise (Fanny, Marius, César) a poussé dans l&#039;oubli ses autres films. Après être réapparus cet été en salles au sein d&#039;une salve de dix films, Le Schpountz, Topaze et Naïs sont édités en Blu-ray. Trois exemples parfaits du regard plus rugueux que folklorique que portait Pagnol sur l&#039;espèce humaine.
Blu-ray, CMF-MPC éditions.    Le mélo &quot;Memory&quot;, de Michel Franco avec Jessica Chastain et Peter Sarsgaard Cœurs en peine. Connu pour son cinéma misanthrope (Les Filles d&#039;Avril, Après Lucia…), Michel Franco prend un virage à 180° avec Memory. Les retrouvailles entre deux cabossés par la vie – elle, ancienne alcoolique au bord de replonger, lui, quadragénaire atteint d&#039;un Alzheimer trop précoce – sont d&#039;une bouleversante empathie, magnifiées par Jessica Chastain et Peter Sarsgaard dans des rôles à fleur de peau.
Blu-ray, Metropolitan Filmexport. Le 11 octobre. 
La bande annonce est à regarder ici.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Séries, Blu-ray... on regarde quoi en octobre?]]></media:title>
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      <item>
      <title>4 films à voir en salles en octobre</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/4-films-en-octobre-99711</link>
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      <pubDate>Tue, 08 Oct 2024 14:30:24 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, une grande variété de sorties cinéma vous attend! Un documentaire sur le faon Bambi pour toute la famille, un étonnant documentaire sur les super sportifs seniors, une comédie sur le réchauffement climatique et la première biographie de Charles Aznavour, signée Grand Corps Malade. On se fait une toile?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle depuis le 2 octobre:    -&gt; &quot;Super Seniors&quot;, de Dan Lobb Documentaire. Léonid, Etty, King et John sont plus que prêts pour disputer les championnats du monde de la Fédération internationale de tennis. Point commun de ces joueurs: ils sont âgés de 82 à 95 ans. Super Seniors suit cet étonnant quatuor en route vers la compétition en Croatie. Si chacun a une histoire particulière, ce documentaire les fond en un enthousiasmant récit de camaraderie et de persévérance. Ces joyeux partenaires s&#039;y livrent à des échanges plus forts que ceux de simples balles. Une galvanisante leçon de vie.
Super Seniors, de Dan Lobb. En salle depuis le 2 octobre.
Regardez la bande annonce:   En salle le 16 octobre:    -&gt; &quot;Bambi, l&#039;histoire d&#039;une vie dans les bois&quot; En famille. Bambi, le dessin animé de Walt Disney, a marqué tant de générations qu&#039;on a oublié le livre (de Felix Salten) l&#039;ayant inspiré. Michel Fessler a adapté ce classique avec de vrais animaux. Le résultat, à mi-chemin entre documentaire et conte – narré par… Mylène Farmer! –, donne au récit d&#039;apprentissage d&#039;un jeune daim des contours écologiques très contemporains. Et la mort de la maman de Bambi, moins tragique, ne sera pas un traumatisme pour les enfants d&#039;aujourd&#039;hui…
Bambi, l&#039;histoire d&#039;une vie dans les bois, de Michel Fessler. Avec la voix de Mylène Farmer. En salle le 16 octobre.
Regardez la bande annonce     -&gt; &quot;C&#039;est le monde à l&#039;envers&quot;, de Nicolas Vanier Comédie. Stanislas, ex-trader, s&#039;installe dans une ferme où sa famille va devoir cohabiter avec des exploitants agricoles. L&#039;explorateur cinéaste Nicolas Vanier s&#039;aventure sur le terrain de la comédie de moeurs pour aborder la menace du réchauffement climatique. Cette relecture moderne de la fable Le Rat de ville et le Rat des champs autour d&#039;un attachant duo Michaël Youn/Éric Elmosnino pose lucidement les enjeux sans céder à l&#039;éco-anxiété. Un bon moment et une vraie réflexion sur l&#039;avenir.
C&#039;est le monde à l&#039;envers, de Nicolas Vanier. Avec Michaël Youn, Éric Elmosnino, Valérie Bonneton. En salle le 16 octobre.
Regardez la bande annonce:     En salle le 23 octobre:  -&gt; &quot;Monsieur Aznavour&quot;, de Mehdi Idir et Grand Corps Malade En haut de l&#039;affiche. La chanson française n&#039;est pas qu&#039;un inépuisable filon pour les rééditions de CD et parutions d&#039;inédits. Depuis le triomphe international de La Môme, elle est devenue un généreux réservoir pour le cinéma, friand d&#039;évocations de grands noms. Voici donc le portrait de Charles Aznavour. Coréalisé par Grand Corps Malade, qui l&#039;a côtoyé à la fin de sa vie, Monsieur Aznavour a l&#039;intelligence de ne pas être un exercice de déférence ni un simple défilement de dates clés. En plus d&#039;une mise en scène virtuose, ce biopic va surtout en coulisses, pour raconter un artiste doué mais aussi ambitieux jusqu&#039;à une dévoration le faisant passer à côté de sa vie personnelle. Bien qu&#039;un peu étouffé sous le maquillage, Tahar Rahim est stupéfiant d&#039;incarnation, confirmant qu&#039;il est lui aussi un grand &quot;Monsieur&quot;.
Monsieur Aznavour, de Mehdi Idir et Grand Corps Malade. Avec Tahar Rahim, Marie-Julie Baup, Bastien Bouillon… En salle le 23 octobre.
Regardez la bande annonce:   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[4 films à voir en salles en octobre]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Agnès Jaoui: &quot;J&#039;arrive mieux à vivre les joies du présent&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 11 Sep 2024 14:30:22 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un film, un livre et un nouvel album… Elle n’arrête pas! Agnès Jaoui aborde la rentrée sur les chapeaux de roues. Rencontre avec une actrice, réalisatrice et scénariste aussi authentique que solaire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Vous publiez un récit autobiographique, joliment illustré par votre amie de toujours, Cécile Partouche. Comment est née l’idée de cet ouvrage? Agnès Jaoui: Depuis longtemps, des éditeurs me demandent de publier des pages du journal que je tiens depuis l&#039;adolescence. Je m&#039;y suis toujours refusée. Mais cela faisait quelque temps que je voulais travailler avec Cécile, mon amie d&#039;enfance et ma sœur depuis cinquante-trois ans. Elle est artiste peintre, et j&#039;ai beaucoup d&#039;admiration pour ce qu&#039;elle fait. J&#039;aime faire les choses avec d&#039;autres. Il n&#039;y a rien qui me réjouit plus que de partager le succès ou l&#039;insuccès.  &quot;La Taille de nos seins&quot;: pourquoi ce titre? Agnès Jaoui: Il renvoie à une période importante dans ma vie, à l&#039;adolescence, où mes seins ont commencé à apparaître. Je suis étonnée que cette étape de la vie d&#039;une femme soit aussi absente du cinéma et de la littérature. Alors que lorsqu&#039;il s&#039;agit du sexe masculin, il y a un paquet de choses. C&#039;est pourtant un événement complètement fou d&#039;avoir des protubérances qui poussent ainsi sur notre corps. C&#039;est un moment fondateur, une mutation charnière. Je me souviens avoir ressenti de la peur à la vue de ces excroissances. Jusqu&#039;où allaient-elles aller? Et, ça ne poussait pas au même rythme chez toutes mes amies et même, chez moi, d&#039;un côté et de l&#039;autre!  Dans un court chapitre, vous évoquez l’agression sexuelle dont vous avez été victime à l’âge de 11 ans. Était-ce pour vous le moment d’en parler? Agnès Jaoui: Disons qu&#039;il était difficile de ne pas en parler. Mais je voulais aussi donner à cet événement la place qu&#039;il méritait: une étape dans mon parcours de femme. C&#039;est arrivé à tellement d&#039;entre nous vous savez. C&#039;était aussi une manière d&#039;aborder le décalage dont les toutes jeunes filles sont parfois victimes. On n&#039;a même pas eu le temps d&#039;exprimer un désir qu&#039;on est déjà désirable.  Qu’avez-vous pensé du déclenchement du mouvement MeToo au cinéma, par Judith Godrèche, l’hiver dernier? Agnès Jaoui: J&#039;observe que, comme dans toutes les luttes, les choses se construisent par étapes. Dans les années 1970, les féministes n&#039;abordaient pas du tout ces questions-là. On parlait alors de libération du corps et du désir. À l&#039;époque, Jean-Claude Brisseau1 était défendu par toute l&#039;intelligentsia du cinéma. Les gens ne voyaient pas le problème entre ces vieux réalisateurs et ces jeunes femmes. Ils faisaient juste du cinéma. Et là, les choses sont enfin nommées. Je dois avouer que je suis très troublée par cette attirance d&#039;hommes mûrs pour de toutes jeunes filles qui pourraient être leurs filles.
1 Le réalisateur, mort en 2019, a été condamné en 2005 à un an de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur deux actrices.  Ce livre est votre premier texte publié sans Jean-Pierre Bacri, décédé en 2021. L’écriture vous a-t-elle permis de surmonter votre chagrin? Agnès Jaoui: Le chagrin, je ne sais pas si je le surmonterai un jour. Mais j&#039;ai écrit avec un sentiment de nécessité et une forme de plaisir que je n&#039;étais plus certaine de ressentir. Bien sûr, c&#039;était différent que d&#039;écrire avec Jean-Pierre. Mais, à sa mort, je n&#039;étais même plus sûre que j&#039;allais publier quoi que ce soit ou même refaire un film. Et là, le livre sort, et j&#039;écris un scénario, donc oui, j&#039;y arrive à nouveau.  Vous tenez un journal pour, dites-vous, &quot;être sûre de [votre] existence&quot;. En doutez-vous? Agnès Jaoui: , je me suis identifiée à elle, et je me suis dit que grâce à son journal, tout le monde se souvenait d&#039;elle. Je me suis mise à écrire. J&#039;en suis gênée aussi, c&#039;est très narcissique. Je préférerais vous raconter que j&#039;ai toujours rêvé de sauver le monde ou de régler le conflit israélo-palestinien… Quoi que, si, en fait je rêve de faire la paix entre Israël et la Palestine!  Dans le film &quot;Ma vie, ma gueule&quot;, vous incarnez une mère de famille en pleine crise de la cinquantaine. Comment avez-vous abordé ce personnage, alter ego de la réalisatrice Sophie Fillières, disparue peu de temps après le tournage Agnès Jaoui: C&#039;était un rôle très particulier. Outre le fait que, pour le jouer, j&#039;ai dû revêtir ses vêtements, porter ses bagues, ses broches et ses chaussures – et même tourner avec son psy! – j&#039;ai tout de suite ressenti avec Sophie une alchimie qui relevait de l&#039;évidence absolue. C&#039;est comme si je savais exactement ce qu&#039;elle voulait sans qu&#039;elle ait besoin de le demander. Certaines affinités sont plus déterminantes que d&#039;autres. Avec Sophie, nous nous sommes rencontrées trop tard.  Qu’avez-vous mis de vous dans ce personnage? Agnès Jaoui: Je pense qu&#039;avec Sophie nous partagions une connaissance du gouffre et la volonté de ne pas y tomber. Une certaine autodérision aussi et la capacité de rire de nos abîmes. Il y a l&#039;âge également, et le fait que je sois scénariste et réalisatrice, comme elle. Bref, à chaque pas, nous nous sommes rendu compte de la profondeur de nos affinités et de nos affres communes.   Vous aurez 60 ans en octobre. Comme l’héroïne du film, cela vous arrive-t-il de vaciller face au temps qui passe? Agnès Jaoui: Ça dépend des moments. Parfois je me dis que c&#039;est n&#039;importe quoi et que ça ne devait pas m&#039;arriver à moi. Que je devais rester jeune pour toujours. Et puis de temps en temps, je vois cela avec une forme de satisfaction parce que je saisis mieux où est mon plaisir. Je suis moins dans une recherche effrénée de reconnaissance, j&#039;arrive mieux à vivre les joies du présent, et ce que j&#039;aime, je l&#039;aime plus pleinement.  Avec trois films et une série*, en 2024, on ne vous a jamais autant vue sur les écrans. Comment l’expliquez-vous? Agnès Jaoui: Je ne l&#039;explique pas, et je ne m&#039;y attendais pas du tout. Au cinéma, on est toujours tributaire du désir des autres. Mais vous n&#039;imaginez pas combien cela me réjouit. D&#039;autant que ce sont des rôles et des projets que j&#039;adore. Que de jeunes metteurs en scène comme Noé Debré [Le Dernier des Juifs, 2023, NDLR] ou Julien Carpentier [La Vie de ma mère, 2024, NDLR] fassent appel à moi me remplit de bonheur.
* Becoming Karl Lagerfeld, disponible sur la plateforme Disney+  Vous êtes l’actrice la plus césarisée du cinéma français avec sept récompenses… De quoi êtes-vous le plus fière Agnès Jaoui: De nos films avec Jean-Pierre. J&#039;aime ce qu&#039;on a réussi à dire, j&#039;aime le bonheur que c&#039;était de travailler avec lui. J&#039;ai toujours préféré les Beatles à Lennon ou McCartney tout seul. Quand, tout à coup, la rencontre de plusieurs personnes permet de créer quelque chose de supérieur à ce que vous auriez fait tout seul, ça insuffle de l&#039;espoir. On est loin de Chat GPT [logiciel d&#039;intelligence artificiel, NDLR]! J&#039;ai vraiment eu une chance immense de le rencontrer.  Quels sont vos projets? Agnès Jaoui: En novembre, je mettrai en scène un opéra, L&#039;Uomo Femina, à Dijon. Il a été composé par Galuppi au XVIIIe siècle, et il est d&#039;une modernité folle. L&#039;histoire se passe sur une île où les femmes mènent les affaires. Le livret aborde les questions de domination et les rôles que la société attribue à l&#039;un et à l&#039;autre genre. On croirait que ça a été écrit hier. Ensuite, je terminerai l&#039;écriture d&#039;un film que je tournerai au printemps prochain. Le thème? Les rapports hommes-femmes dans notre société qui change.    Femme-orchestre Elle est Barberie Bichette dans le film Ma vie, ma gueule de Sophie Fillières. La réalisatrice, décédée peu de temps après le tournage de son film en 2023, a fait de son personnage, son alter ego. Surnommée Barbie par son entourage, la quinquagénaire peine à sortir d&#039;une crise existentielle. Agnès Jaoui incarne merveilleusement cette femme libre et touchante, parvenant à insuffler de la drôlerie à un personnage tourmenté. L&#039;actrice se mue en écrivaine avec la publication de La Taille de nos seins, touchant récit graphique (illustré par son amie Cécile Partouche), dans lequel elle se penche sur son enfance et son adolescence en banlieue parisienne. Enfin, elle sera également dans les bacs avec un nouvel album intitulé Attendre que le soleil revienne.
Ma vie, ma gueule, en salle le 18 septembre.
La Taille de nos seins, éd. Grasset, 144 p., 19€, parution le 11 septembre.
Attendre que le soleil revienne, label Baboo Music, sortie le 20 septembre.    Agnès Jaoui en 6 dates 1964: Naissance à Antony (92).
1987: Elle rencontre Jean-Pierre Bacri, qui devient son compagnon de vie et d&#039;écriture.
1998: Elle reçoit le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film On connaît la chanson, réalisé par Alain Resnais.
2000: Elle écrit, réalise et interprète Le Goût des autres, son premier film.
2006: Sa carrière de chanteuse et de musicienne démarre avec Canta, son premier album.
2024: Elle reçoit un César d&#039;honneur, le septième de sa carrière.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Agnès Jaoui: &quot;J&#039;arrive mieux à vivre les joies du présent&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Carole Mathieu Castelli]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>4 films bouleversants à voir au cinéma</title>
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      <pubDate>Tue, 10 Sep 2024 10:45:16 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, nous retrouvons dans les salles de cinéma Josiane Balasko, très occupée par une affaire de famille, Daniel Auteuil qui enfile la robe d&#039;avocat et Kate Winslet qui nous bouleverse dans un film historique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salle le 11 septembre:    &quot;Le Fil&quot;, de et avec Daniel Auteuil L&#039;audience est ouverte. Après s&#039;être récemment réinventé en tant que chanteur, Daniel Auteuil change de braquet en tant que réalisateur. Si ses premiers pas derrière la caméra pour revisiter la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol avaient moyennement convaincu, Le Fil prend un autre accent. Cette chronique du procès d&#039;un mari accusé du meurtre de son épouse repose autant sur une mise en scène efficace que sur un scénario truffé de surprises. Auteuil, impeccable en avocat usé qui reprend du service, a l&#039;intelligence de faire la part belle à Gregory Gadebois, exceptionnel en suspect débonnaire mais de plus en plus ambigu. Si la pelote de ce Fil se déroule autour d&#039;un couple mal assorti, elle révèle in fine un inattendu successeur à Anatomie d&#039;une chute.
Le Fil, de et avec Daniel Auteuil. Et aussi Grégory Gadebois, Sidse Babett Knudsen…
Regardez la bande annonce:   En salle le 18 septembre:    &quot;Les Graines du figuier sauvage&quot; Femme, vie, liberté. En juillet dernier, l&#039;Iran élisait un président réformateur. Rien ne dit que cela permettra la sortie là-bas des Graines du figuier sauvage : à travers la confrontation d&#039;un juge promu pour signer des condamnations à mort avec, dans son foyer, ses filles de plus en plus éprises de liberté, le film de Mohammad Rasoulof témoigne, en quasi prise directe (via l&#039;utilisation de véritables images de la répression), d&#039;un pays au bord de l&#039;implosion avec des familles profondément divisées. Entre thriller paranoïaque et œuvre de résistance, ces &quot;graines&quot; sèment autant la colère que l&#039;espoir d&#039;une jeune génération de femmes pour des lendemains libérés.
Les Graines du figuier sauvage, drame de Mohammad Rasoulof. Avec Misagh Zare, Mahsa Rostami, Setareh Maleki… En salle le 18 septembre.
Regardez la bande annonce:   En salle le 2 octobre:    &quot;Quand vient l’automne&quot;, de François Ozon Coup de cœur. Affaire de familles. Michèle et Marie-Claude, deux amies de toujours partagent tout. Y compris des relations très difficiles avec leurs enfants respectifs. Lorsque la fille de la première meurt dans un accident suspect, la seconde commence à soupçonner que son fils n&#039;y est pas étranger… François Ozon déplace son cinéma usuellement urbain dans la campagne bourguignonne pour se rapprocher de l&#039;univers d&#039;un Simenon. Sous l&#039;apparence d&#039;un fait divers, Quand vient l&#039;automne explore avant tout la difficulté d&#039;être mère. Comme souvent, Ozon tire le meilleur d&#039;un casting inattendu: le duo Hélène Vincent-Josiane Balasko, en femmes maltraitées par la vie, bouleverse.
Quand vient l&#039;automne, de François Ozon. Avec Hélène Vincent, Josiane Balasko, Ludivine Sagnier…  
Regardez la bande annonce:   En salle le 9 octobre:    &quot;Lee Miller&quot; avec Kate Winslet et Marion Cotillard Photographe de guerre. Lee Miller est doublement une légende. De mannequin pour la prestigieuse revue Vogue elle est devenue correspondante de guerre, révélant au monde, par l&#039;inestimable témoignage de ses photos, l&#039;horreur des camps de concentration nazis. Le biopic qui lui est consacré la dévoile comme une femme farouchement déterminée à conserver son indépendance, quitte à se couper des autres. Si la chronique de la traversée d&#039;une page d&#039;histoire souffre d&#039;un scénario assez scolaire, Kate Winslet apporte les nuances qui rendent passionnante cette étude d&#039;une femme complexe, aussi opiniâtre que fragile.
Lee Miller, d&#039;Ellen Kuras. Avec Kate Winslet, Alexander Skarsgard, Marion Cotillard…
Regardez la bande annonce:
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          <media:title><![CDATA[4 films bouleversants à voir au cinéma]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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      <title>Quel film d&#039;Alain Delon vous a le plus marqué?</title>
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      <pubDate>Mon, 19 Aug 2024 11:15:25 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Emilie Cailleau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[<a href="https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/quel-film-d-alain-delon-vous-a-le-plus-marque-97246" target="_blank" rel="noopener">Quel film d&#039;Alain Delon vous a le plus marqué?</a>&nbsp;&nbsp;<font color="#6f6f6f">Notretemps.com</font>]]></description>
                          <media:content url="" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quel film d&#039;Alain Delon vous a le plus marqué?]]></media:title>
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        </media:content>
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      <title>Quiz cinéma: êtes-vous incollable sur la carrière d’Alain Delon?</title>
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      <pubDate>Tue, 20 Aug 2024 18:00:24 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Milan Laffillé]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Disparu le dimanche 18 août, Alain Delon aura profondément marqué l’histoire du cinéma. Mais connaissez-vous vraiment ses films? Testez vos connaissances de cinéphile en répondant à ces 8 questions sur la carrière de l&#039;acteur.]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Quiz cinéma: êtes-vous incollable sur la carrière d’Alain Delon?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[©Diltz / Bridgeman Images]]></media:copyright>
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      <title>Alain Delon: 7 choses que vous ignoriez peut-être sur la star</title>
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      <pubDate>Sun, 18 Aug 2024 10:00:24 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alain Delon s&#039;est éteint le 18 août à l&#039;âge de 88 ans. Retour sur 7 grands faits marquants de sa vie et sa carrière.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Acteur par accident&quot; comme il le dit volontiers, Alain Delon a tourné avec les plus grands cinéastes (d&#039;Henri Verneuil à Jacques Deray, en passant par Jean-Luc Godard, Bertrand Blier ou Patrice Leconte): une filmographie hors normes entre films d&#039;auteurs et cinéma populaire. Inoubliable Tancrède dans &quot;Le Guépard&quot; de Luchino Visconti, mais aussi flic et voyou toujours l&#039;arme au poing, tombeur de ses dames, le personnage fascine ou hérisse par son franc-parler rugueux.  24 mars 1959, fiançailles avec Romy Schneider Alain Delon tourne sous la direction de Michel Boisrond Le Chemin des écoliers. C&#039;est sur le plateau qu&#039;il célèbre ses fiançailles avec Romy Schneider, rencontrée un an auparavant lors du tournage de Christine. Les caméras tournent, nous distinguons Françoise Arnould et le cinéaste.
Après cinq années de vie commune, ils se séparent en 1967. L&#039;acteur a rencontré Nathalie, qu&#039;il épouse. Mais Romy restera dans son cœur: il la retrouve en 1969 pour le tournage de La Piscine, de Jacques Deray  1960, &quot;Plein soleil&quot;, la révélation Delon, regard bleu acier, mèches brunes et corps balayé par les embruns, barre un bateau. À son bord, Maurice Ronet et Marie Laforêt. Adapté du roman de Patricia Highsmith, Le talentueux M. Ripley, Plein soleil, le polar psychologique de René Clément lance la carrière du jeune Alain Delon. Quel chemin parcouru pour l&#039;ancien engagé volontaire, parti à 17 ans en Indochine. À 24 ans, il crève l&#039;écran. La même année, il tourne aussi un grand film en Italie, Rocco et ses frères de Luchino Visconti. SuivrontL&#039;Éclipse de Michelangelo Antonioni en 1962, puis Le Guépard de Luchino Visconti en 1963. L&#039;acteur devenu star internationale en moins de 4 ans ne quittera plus le haut de l&#039;affiche.    1961, sur scène avec Romy Schneider Une première pour le couple de tourtereaux pétrifiés de trac! En 1961, il monte sur les planches du théâtre de Paris avec Romy Schneider, entourés de Sylvia Monfort et Daniel Sorano dans Dommage qu&#039;elle soit une p... de l&#039;auteur élizabéthain John Ford (1586-1640), dans une mise en scène par Luchino Visconti. Puis sept ans plus tard en 1968, Delon joue la pièce de Jean Cau les Yeux crevés. &quot;On a joué vingt-deux fois, et on a dû arrêter à cause de Mai 1968&quot;, expliquera l&#039;acteur à propos de la pièce dont il partageait l&#039;affiche avec Marie Bell avant que les événements du mois de mai 1968 ne l&#039;interrompent.
Les planches n&#039;ont jamais vraiment séduit Alain Delon. Il ne s&#039;est jamais considéré comme un comédien, à la différence de son &quot;collègue&quot; de cinéma, Jean-Paul Belmondo, formé au Conservatoire. Dans une interview au &quot;Monde&quot;, en 1996, il en précise les raisons: &quot;Mon métier, mon monde et mon univers, c&#039;est le cinéma. Si je devais aller sur scène tous les soirs pendant un an, j&#039;aurais l&#039;impression d&#039;aller au bureau.&quot; Et de continuer: &quot;J&#039;ai donc toujours dit que je ferais du théâtre quand je trouverais une pièce qui me fasse &quot;bander&quot;, c&#039;est le mot&quot;. Cette pièce viendra en 1996, vingt-huit après Les Yeux crevés: Les Variations énigmatiques, d&#039;Éric-Emmanuel Schmitt triompheront à Paris. Alain Delon y donne la réplique à Francis Huster. Suivront Sur la route de Madison&quot; en 2007 et Love Letters en 2008, - avec Mireille Darc et Anouk Aimée-, et enfin Une journée ordinaire qui réunit en 2011 la star et sa fille Anouchka.  1967, la rencontre avec Jean-Pierre Melville En 1967, Le Samouraï scelle une rencontre, celle de deux monstres sacrés du cinéma français. Deux personnalités magnétiques et incontrôlables qui se reconnaissent. L&#039;énigmatique réalisateur Jean-Pierre Melville a pressenti les failles de la star Delon. Après un premier refus de l&#039;acteur, tout entier tourné vers son rêve américain, Melville le relance et lui offre LE rôle mythique, celui de Jef Costello, tueur à gages solitaire pris en tenailles entre police et gangsters. Habillé d&#039;un simple imper mastic et d&#039;un Borsalino, Alain Delon, taiseux, observe et fait sensation.
Il avouera d&#039;ailleurs s&#039;être inspiré de la silhouette melvillienne: &quot;Jef Costello a toujours sa montre à l&#039;envers, au bras droit. Comme Jean-Pierre. Le chapeau, c&#039;est Jean-Pierre. La raideur, c&#039;est Jean-Pierre&quot;. Trois ans plus tard, Le Cercle rouge confirme le duo gagnant: les deux films seront les plus grands succès du cinéaste au box-office avec 1 935 000 spectateurs et 4 343 000 pour le second. Leur ultime collaboration, Un Flic sortira sur les écrans en octobre 1972, quelques mois avant la disparition du cinéaste en août 1973. Delon perd son double de cinéma.    En 2002, Fabio Montale à la télévision En 2002, Alain Delon endosse pour TF1 l&#039;habit de Fabio Montale, un flic sentimental désabusé, amateur de jazz, de femmes et de bons petits plats qui arpente les quartiers délaissés d&#039;une Marseille déliquescente. La série policière télévisée est adaptée de la trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo (Total Khéops, Chourmo et Solea. &quot;Fabio Montale, c&#039;est un peu moi!&quot;, lançait l&#039;acteur lors de la campagne de promotion. 12,4 millions de spectateurs le confirment. Il ne s&#039;agit pourtant pas de sa première incursion dans une série télé puisqu&#039;en 1988, il incarnait une célébrité malmenée par des malfrats dans Cinéma. Il fera une dernière apparition sur le petit écran dans Frank Riva, pour France 2 un an plus tard.
Regardez la bande-annonce:    Alain Delon, collectionneur d&#039;art &quot;Un tableau, c&#039;est comme une femme. Il me plaît, je le veux&quot;, déclarait-t-il au quotidien &quot;Le Monde&quot; en 2007 à l&#039;occasion de la vente aux enchères de sa collection d&#039;art. Un homme aux multiples passions et à l&#039;oeil averti. Collectionneur compulsif, l&#039;acteur a acheté, dès 1969, des chefs-d&#039;œuvre. 
Ses goûts le portent tout d&#039;abord vers l&#039;art ancien. Il achète un exceptionnel dessin de scarabée du graveur allemand Albrecht Dürer daté de 1505. Ses goûts artistiques vont de Rembrandt à Géricault, Delacroix, Millet et Corot puis il s&#039;intéresse à l&#039;école fauve et aux peintures des années 1950, de Cobra à Degottex. Les bronzes animaliers du XIXe et du début du XXe siècle ont aussi sa faveur, de Rembrandt Bugatti au méconnu Georges Lucien Guyot. Son goût de la collection ne s&#039;arrête pas à l&#039;art! Il apprécie aussi les montres et les armes anciennes. En 2017, l&#039;acteur se séparera d&#039;ailleurs de la Winchester de la série Au nom de la loi… offerte par le plus cool des acteurs américains, Steve McQueen... Puis en juin 2023, il vend aux enchères sa collection d&#039;œuvres d&#039;art (Delacroix, Corot, Géricault et Millet, gravures de Rembrandt, dessin de Dürer, toiles de Dufy).  Un Delon touché par la grâce de la mère de Jésus &quot;Ma passion, c&#039;est Marie. Parce que j&#039;aime cette femme, j&#039;aime tout ce qu&#039;elle fait. (...) Je lui parle, je lui dis des choses, je lui demande des choses. Elle m&#039;apporte un soulagement, elle m&#039;apporte une compagnie que je n&#039;ai pas, elle est toujours là&quot;, révèle t-il dans une interview à Paris Match en 2018. Une confidence inattendue pour celui qui n&#039;a jamais évoqué la religion...  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Alain Delon: 7 choses que vous ignoriez peut-être sur la star]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Farabola / Bridgeman Images]]></media:copyright>
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      <title>Mort d&#039;Alain Delon, le dernier monstre sacré du cinéma</title>
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      <pubDate>Sun, 18 Aug 2024 09:09:47 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[AFP]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un grand fauve est mort, qui fascinait et divisait à la fois. Icône du cinéma mondial, acteur instinctif à la beauté incandescente mais aussi réac assumé à l&#039;ego énorme, Alain Delon s&#039;est éteint dimanche à l&#039;âge de 88 ans.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un grand fauve est mort, qui fascinait et divisait à la fois. Icône du cinéma mondial, acteur instinctif à la beauté incandescente mais aussi réac assumé à l&#039;ego énorme, Alain Delon s&#039;est éteint dimanche à l&#039;âge de 88 ans.
&quot;Alain Fabien, Anouchka, Anthony, ainsi que (son chien) Loubo, ont l&#039;immense chagrin d&#039;annoncer le départ de leur père. Il s&#039;est éteint sereinement dans sa maison de Douchy, entouré de ses trois enfants et des siens&quot;, affirment-ils d&#039;une même voix, tournant le dos à des mois de bisbilles par médias et justice interposés quant au sort de la star, affaiblie par la maladie.
&quot;L&#039;acteur de &quot;Plein soleil&quot;, de &quot;La piscine&quot; et du &quot;Samourai&quot; est décédé vers 03H00, a précisé son fils Anthony à l&#039;AFP.
Rarissime au cinéma depuis la fin des années 90, l&#039;acteur avait fait les gros titres à l&#039;été 2023 quand ses trois enfants avaient porté plainte contre sa dame de compagnie parfois décrite comme sa compagne, suspectant un abus de faiblesse. Avant de se mener une bataille quant à la santé de l&#039;acteur, affaibli un AVC en 2019.
Quelques jours avant, en mai 2019, il était revenu goûter aux lumières du tapis rouge cannois pour recevoir une Palme d&#039;or d&#039;honneur, entre larmes et discours aux accents testamentaires: &quot;C&#039;est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant&quot;, avait déclaré l&#039;acteur.
&quot;Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier&quot;, avait ajouté celui qui a vécu ses dernières années dans sa propriété de Douchy (Loiret), ceinte de hauts murs et dans laquelle il prévoyait de longue date de se faire enterrer, non loin de ses chiens.
&quot;Alain est dans une solitude profonde, choisie, dans un autre monde, dans le passé avec des êtres qu&#039;il a aimés très fort (...) Son mal-être a toujours été présent&quot;, disait en 2015 à l&#039;AFP son ancienne compagne, Mireille Darc, avant les 80 ans de la star.
&quot;Le meilleur et le pire, à la fois inaccessible et si proche, froid et brûlant&quot;, résumait Brigitte Bardot pour les 80 ans de l&#039;acteur.
Loin des acteurs cérébraux, Delon était un instinctif de génie. Il s&#039;enorgueillissait de n&#039;avoir jamais travaillé sa technique et s&#039;appuyait sur son charisme, mélange unique de beauté incandescente et de froideur cassante.
&quot;C&#039;est pas un acteur normal, Alain Delon. C&#039;est un objet de désir. Il n&#039;est même pas ni sexy, ni masculin, ni féminin: c&#039;est une beauté infernale&quot;, soulignait le comédien Vincent Lindon dans le documentaire &quot;Revolvers&quot; en 2012.
&quot;Moi, je peux regarder des photos d&#039;Alain Delon des heures et des heures, ajoutait-il. C&#039;est ce qu&#039;il y a de plus beau à voir au monde, Alain Delon. Tout est parfait. C&#039;est plus beau à regarder qu&#039;une belle femme&quot;.
Cette matière était de l&#039;or pour les cinéastes et nombre de ses films sont des monuments du 7e art. Parmi eux, &quot;Plein soleil&quot; de René Clément (1960), qui lui donne une aura internationale, &quot;Rocco et ses frères&quot; (1960) et &quot;Le Guépard&quot; (1963) de l&#039;Italien Luchino Visconti, ou &quot;La piscine&quot; de Jacques Deray (1969).
Dans ce film, Delon joue aux côtés de celle avec qui il formait quelques années auparavant le plus glamour des couples, Romy Schneider.
- Samouraï -
Le cinéaste le plus important dans sa carrière est Jean-Pierre Melville, qui le dirige dans deux chefs d&#039;oeuvre, &quot;Le samouraï&quot; (1967) et &quot;Le cercle rouge&quot; (1970), avant &quot;Un flic&quot; en 1972.
Ces rôles définissent le mythe Delon, qu&#039;il exploitera dans de nombreux autres polars par la suite: l&#039;homme d&#039;honneur viril et taiseux, obligé de se battre seul contre des forces qui le dépassent.
Ce personnage archétypal inspirera des réalisateurs du monde entier, comme le Hong-Kongais John Woo ou l&#039;Américain Quentin Tarantino, alors même que le Français n&#039;a jamais percé à Hollywood.
De rivalité en rares collaborations (&quot;Borsalino&quot; en 1970 et &quot;Une chance sur deux&quot; en 1998), la carrière de Delon se construit parallèlement à celle d&#039;un autre monstre sacré, son ami Jean-Paul Belmondo.
&quot;Lui et moi, c&#039;est le jour et la nuit&quot;, écrivait &quot;Bebel&quot; dans un livre de souvenirs en 2016. Belmondo, c&#039;est le fils de bourgeois à la gouaille de Gavroche quand Delon est un enfant du peuple à l&#039;allure hiératique.
Mais si l&#039;acteur Delon était unanimement admiré, l&#039;homme a souvent été critiqué et jugé antipathique.
Certains lui ont reproché ses prises de position, en faveur de son ami, le leader d&#039;extrême droite Jean-Marie Le Pen, pour la peine de mort ou contre l&#039;homosexualité, qu&#039;il avait qualifiée de &quot;contre-nature&quot;.
Son retour à Cannes, en mai 2019, avait d&#039;ailleurs été précédé d&#039;une polémique, des féministes contestant l&#039;honneur fait à Delon.
Cet homme de droite revendiqué, nostalgique des années De Gaulle, était aussi moqué pour son ego et son habitude de parler de lui à la troisième personne.
Après la mort d&#039;Alain Delon, les cinéphiles qui l&#039;adulaient repenseront sans doute à la phrase d&#039;introduction du &quot;Samouraï&quot;: &quot;Il n&#039;y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï, si ce n&#039;est celle d&#039;un tigre dans la jungle... Peut-être...&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Mort d&#039;Alain Delon, le dernier monstre sacré du cinéma]]></media:title>
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      <title>3 films qui vont vous surprendre dès la mi-août</title>
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      <pubDate>Wed, 14 Aug 2024 05:00:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les blockbusters de l&#039;été vous laissent indifférents ou vous les avez tous vus? La rentrée cinématographique commence dès maintenant, avec un mélo porté par l&#039;impeccable Karim Leklou, une stupéfiante comédie musicale signée Jacques Audiard et un beau duo de femmes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  En salle le 14 août: &quot;Le Roman de Jim&quot;, d&#039;Arnaud et Jean-Marie Larrieu Coup de cœur. Un père et passe. Quand Aymeric tombe par hasard sur Florence, une ancienne collègue de travail, il ne s&#039;attend pas à éprouver des sentiments paternels pour l&#039;enfant qu&#039;elle attend, enceinte d&#039;un autre. Encore moins à s&#039;en sentir dépossédé, lorsque le père naturel réapparaît. Avec Le Roman de Jim, les frères Larrieu abordent la complexité des familles recomposées, avec une immense pudeur, sans jamais être mièvre ni accabler les personnages, notamment Aymeric (impressionnant Karim Leklou), homme débordant de bienveillance, pris au dépourvu par la situation. Tout en posant une question fondamentale (qu&#039;est-ce qui fait un père?), les Larrieu déroulent un récit limpide, traversé par une bouleversante empathie qui se mue en torrent d&#039;émotion. 
Le Roman de Jim, d&#039;Arnaud et Jean-Marie Larrieu, d&#039;après le roman de Pierric Bailly (éd. POL). Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Sara Giraudeau…
Regardez la bande annonce:     En salle le 21 août: &quot;Emilia Perez&quot;, de Jacques Audiard Comédie musicale. Danse ta vie. Connu pour ses films aux sujets improbables, Jacques Audiard se surpasse avec Emilia Perez. En soi, se lancer dans une telenovela mexicaine pour suivre la relation entre une avocate d&#039;affaire et un chef de clan de narcotrafiquants, qui veut changer de sexe, était déjà un pari pour le réalisateur français. La doubler d&#039;une comédie musicale est un pari. Audiard le remporte haut la main: ses thématiques récurrentes – le poids du patriarcat, la difficulté du libre arbitre – sont amplifiées dans des scènes chantées/dansées qui renouent avec le style des classiques de Jacques Demy ou Vincente Minnelli. Le tout emporté par l&#039;incroyable performance de Karla Sofia Gascon, femme transgenre à la ville comme à la scène.
Emilia Perez, de Jacques Audiard. Avec Karla Sofia Gascon, Zoe Saldana, Selena Gomez…  
Regardez la bande annnonce:     Dès le 21 août:  &quot;Girls Will Be Girls&quot; Excellente élève, respectueuse des traditions, Mira fait la fierté d&#039;Anila, sa mère. Jusqu&#039;à ce qu&#039;elle connaisse un premier amour, qui va peu à peu rappeler à Anila qu&#039;un mariage forcé lui avait été imposé. Girls Will Be Girls renouvelle les films sur le passage à l&#039;âge adulte en superposant les désirs naissants d&#039;une adolescente et ceux restés inassouvis d&#039;une mère. Le ton douxamer de ce premier film venu d&#039;Himalaya glisse vers une bienveillance réconciliatrice: en auscultant les espoirs et les regrets de ces deux générations, Girls Will Be Girls se fait porte-parole des aspirations féminines.
Girls Will Be Girls, de Shuchi Talati. Avec Preeti Panigrahi, Kani Kusruti   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[3 films qui vont vous surprendre dès la mi-août]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Cate Blanchett: &quot;J&#039;aborde la comédie comme un peintre&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 31 Jul 2024 06:00:26 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frank Rousseau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Aussi à l’aise dans des films d’auteur que dans des superproductions hollywoodiennes, l’actrice multi-oscarisée s’offre, à 55 ans, un rôle détonnant dans une comédie de science-fiction. Spectaculaire caméléon à l’écran, Cate Blanchett est aujourd’hui l’une des actrices les plus sollicitées… tout en restant d’une modestie désarmante.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dans &quot;Borderlands&quot;, vous campez Lilith, une furie aux cheveux orange. Qui est-elle? Cate Blanchett: Une femme franchement perturbée! Elle revient sur Pandore, sa planète d&#039;origine qu&#039;elle déteste, pour y dérober une arche légendaire qui renfermerait tous les trésors de l&#039;univers… Pour réussir, elle forme une équipe improbable avec une ado, une scientifique, un mercenaire et un robot. Bien entendu, ils vont croiser sur la route tout un tas de bandits bien déterminés à contrecarrer leur plan!  Vous avez incarné la reine Élisabeth 1re, un elfe dans Le Seigneur des anneaux ou même Bob Dylan, et aujourd’hui l’héroïne d’un film d’action postapocalyptique : d’où vient votre besoin d’explorer des rôles si variés? Cate Blanchett: Vous savez, le but quand vous faites un film ce n&#039;est pas qu&#039;il finisse par prendre la poussière au fin fond d&#039;une collection de DVD. Le but, c&#039;est de stimuler l&#039;imagination. Quand j&#039;étais enfant, je passais beaucoup de temps sur mon vélo! Je parcourais parfois des kilomètres pour aller à la rencontre de gens ou d&#039;endroits que je ne connaissais pas. Mon ambition, c&#039;était de devenir détective, comme Nancy Drew (héroïne de roman, connue en France sous le nom d&#039;Alice, NDLR). Dès que je rencontrais un étranger dans la rue, je griffonnais des notes sur mon calepin et je dessinais une sorte de portrait-robot. Je le profilais quoi! J&#039;avais une imagination très fertile en ce temps-là et bien souvent j&#039;échafaudais des histoires abracadabrantes.  À l’instar de votre personnage, qu’auriez-vous envie de dérober dans la vraie vie? Cate Blanchett: Toutes les œuvres exposées au musée des Offices, à Florence. Si vous avez le code d&#039;entrée pour pénétrer dans les lieux sans déclencher les alarmes, je suis preneuse!  Avez-vous déjà eu le sentiment de trouver le plus grand trésor de l’univers? Cate Blanchett: Oui, le jour où j&#039;ai rencontré celui qui allait devenir mon mari et le père de mes enfants!  Quel pouvoir aimeriez-vous avoir? Cate Blanchett: Un pouvoir qui me permettrait de tuer dans l&#039;œuf toute forme de violence. Quand j&#039;étudiais au lycée ces guerres qui ont duré des siècles, notamment au Moyen Âge, je n&#039;en revenais pas que ce soit possible. Je suis inquiète quand je vois les tensions qui secouent et perturbent le Moyen-Orient aujourd&#039;hui et tous ces pays si instables, que la moindre étincelle pourrait faire exploser. Quand comprendrons-nous que la loi du talion ne résout rien! Il y a quelques années, en qualité d&#039;ambassadrice de bonne volonté de l&#039;UNHCR (l&#039;Agence des Nations Unies pour les réfugiés), je suis allée visiter un camp de réfugiés au Bangladesh. Rien ne pouvait me préparer à la profonde souffrance que j&#039;ai vue. Je suis une mère, et j&#039;ai vu mes propres enfants dans les yeux de chaque enfant réfugié que j&#039;ai rencontré. Je me suis vue à la place de tous ces parents.  Le monde de Borderlands est cataclysmique, que représente le chaos pour vous? Cate Blanchett: Je ne le cherche pas, par contre, je le subis! Quand vous êtes mère de quatre enfants, le chaos, c&#039;est quelque chose que l&#039;on expérimente au quotidien! Du saut du lit jusqu&#039;à l&#039;heure où vous vous couchez. C&#039;est, par exemple, aider les plus jeunes à faire leurs devoirs alors que vous êtes morte de fatigue et que vous rêvez de vous prélasser dans un bain brûlant. C&#039;est la voiture qui ne démarre pas le matin et la perspective insoutenable que vos gamins vont arriver en retard à l&#039;école. Ce sont toutes ces petites choses qui, cumulées, font que vous cherchez votre lit à la tombée de la nuit! Mais bon, je ne vais pas trop me plaindre. Mes enfants sont une source de joie constante. Mon mari et moi formons un binôme très solide lorsqu&#039;il s&#039;agit de gérer cette tribu!  Y a-t-il au moins un endroit où vous réussissez à trouver la paix? Cate Blanchett: Oui, la salle de bains! Et je ne plaisante pas! Avant je me réfugiais dans le placard. Mais c&#039;était trop étroit. Je m&#039;assieds sur le rebord de la baignoire et je lis. Je rêvasse aussi parfois. Bizarrement, on me fiche une paix royale.  À quoi rêvassez-vous? Cate Blanchett: Je suis très attirée par les pôles… Je pense que c&#039;est à cause de mon père. Il était officier dans la marine américaine. Un jour, il est revenu d&#039;une mission en Antarctique. Son bâtiment était tombé en panne. Il avait 21 ans. Avant de reprendre la mer, le commandant avait dû faire escale à Melbourne en Australie. C&#039;est pendant cette escale qu&#039;il a rencontré ma mère. Voilà pourquoi j&#039;ai toujours eu un lien romantique et très intime avec le continent austral.  Dans quel milieu environnement social avez-vous grandi? Cate Blanchett: Je viens d&#039;un milieu bourgeois et assez rigide. Cela ne m&#039;a pas empêché d&#039;avoir une enfance heureuse et épanouie même si mon père et ma mère auraient préféré que je devienne avocate! Cela dit, en face d&#039;eux, j&#039;ai bien su défendre mes propres intérêts et ambitions. L&#039;envie de jouer m&#039;est venue vers l&#039;âge de 10 ans quand mon père est décédé d&#039;une crise cardiaque. Je me suis retrouvée dans une école religieuse très stricte et la seule façon de m&#039;évader dans ma tête, c&#039;était de monter sur une scène de théâtre.  Vous avez toujours été précoce : est-ce vrai que vous avez fugué à l’âge de… 3 ans? Cate Blanchett: Oui! Je voulais quitter mes parents parce qu&#039;ils m&#039;avaient grondée. Je trouvais cela injuste. Je ne sais plus pour quelle raison, mais le fait est que je me suis enfuie de chez moi. Oh, pas très loin! Je me suis contentée de frapper chez les voisins. Il faut croire que je n&#039;étais pas très ambitieuse ni très téméraire.  Si vous n’aviez pas été happée par le cinéma, quel métier exerceriez-vous? Cate Blanchett: J&#039;ai étudié les Beaux-Arts à Melbourne et je me suis même imaginée, à un moment de ma vie, devenir curatrice de musée ou restauratrice de tableaux. J&#039;ai toujours été intéressée par l&#039;art, je suis convaincue qu&#039;il peut avoir une influence sur la vie des gens. L&#039;art, c&#039;est le meilleur moyen de donner un sens à la vie.  Qu’est-ce qui vous a empêché de poursuivre cette passion? Cate Blanchett: Une autre passion m&#039;a gagnée entre-temps! J&#039;ai pris des cours de théâtre. Cela ne m&#039;empêche pas d&#039;aborder la comédie comme un peintre. Quand on vous demande de jouer un rôle, bien souvent, vous vous retrouvez devant une toile vierge! À vous d&#039;ajouter différentes couches, différentes textures et perspectives afin que le scénario ou votre personnage prennent du relief et donc de la vie.  Comment faites-vous pour être toujours aussi superbe? Cate Blanchett: Nous, les actrices, avons un privilège: beaucoup de designers nous sollicitent pour porter leurs créations. Vous savez, 50 % de mon métier consiste à passer dans les mains de ces véritables artistes. L&#039;image est essentielle au cinéma et il ne faut parfois aux maquilleurs qu&#039;une dizaine de minutes pour transformer mon air de maman fatiguée en un teint lumineux! Idem avec les coiffeurs. Le secret, c&#039;est donc de faire ami-ami avec ces personnes. Dites-vous bien que, sans eux, je ne serais pas là où j&#039;en suis aujourd&#039;hui!  Que ferez-vous de vos journées quand l’heure de la retraite sonnera? Cate Blanchett: Encore plus de confitures! Ma spécialité, c&#039;est la rhubarbe et le pamplemousse et, d&#039;après mes enfants, elles sont comestibles… Vous pourrez donc compter sur moi pour augmenter ma production.  Les grandes dates de Cate Blanchett 1969 Naissance, le 14 mai, à Melbourne, en Australie.
1997 Épouse l&#039;écrivain Andrew Upton, avec qui elle a trois fils (nés en 2001, 2004 et 2008) et une fille, adoptée en 2015.
1999 Nomination aux Oscars pour son rôle dans Elizabeth, de Shekhar Kapur.
2001 Apparaît en reine des elfes dans Le Seigneur des anneaux.
2005 Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Aviator, de Martin Scorsese.
2014 Oscar de la meilleure actrice pour Blue Jasmine, de Woody Allen.
2018 Présidente du jury du 71e Festival de Cannes.
2022 Tár, de Todd Field.   La recette de cette comédie futuriste est assez prévisible: une planète chaotique, la quête d&#039;un fabuleux trésor, des mercenaires rivaux, des affrontements explosifs, une ambiance à la Mad Max et une bonne dose de second degré. Pas de surprise à attendre du scénario très basique de ce film adapté d&#039;un jeu vidéo créé en 2009 et dont l&#039;énorme succès lui a valu trois suites. L&#039;histoire est ici le prétexte à des scènes d&#039;actions et des effets spéciaux qui raviront les amateurs du genre. Mais Borderlands vaut aussi le détour pour la virtuosité et l&#039;humour de ses interprètes. Outre Cate Blanchett, Jamie Lee Curtis y livre aussi une performance haute en couleur. Leur plaisir à jouer est contagieux!
Borderlands, de Eli Roth, avec Cate Blanchett, Jamie Lee Curtis, Kevin Hart… En salle le 7 août.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cate Blanchett: &quot;J&#039;aborde la comédie comme un peintre&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[A.M.P.A.S.]]></media:copyright>
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      <title>3 films étonnants à voir en juillet</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/3-films-a-voir-en-juillet-93617</link>
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      <pubDate>Sat, 06 Jul 2024 05:30:20 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, les salles de cinéma vous proposent des comédies et un drame. Vous avez le choix entre un dîner à l&#039;anglaise, le fantôme d&#039;une mère envahissante et le quotidien d&#039;une gardienne de prison...]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  En salle le 10 juillet: &quot;Le Médium&quot; Présence d&#039;esprits. Michael a le don de pouvoir communiquer avec les morts mais ne l&#039;assume pas. Alicia, qui va avoir recours à ses services pour renouer avec son mari décédé, va l&#039;y aider… Étonnante comédie que Le Médium: si son principe est porteur de situations hilarantes (Michael voit son quotidien squatté par le fantôme d&#039;une mère envahissante), elle tend vers une mélancolie inattendue pour accompagner un double processus de deuil. Devant comme derrière la caméra, Emmanuel Laskar – qui donne au rôle principal d&#039;irrésistibles airs de Droopy – fait montre d&#039;une très attachante sensibilité. Ce premier opus, des plus originaux, permet de lui prédire un bel avenir de cinéaste. 
Le Médium, de et avec Emmanuel Laskar. Et aussi Louise Bourgoin, Noémie Lvovsky… En salle.
Regardez la bande annonce:       En salle le 10 juillet: &quot;Sons&quot; Chacun sa prison. Eva, gardienne de prison compatissante avec les détenus, blêmit en découvrant que l&#039;assassin de son fils va être transféré dans son établissement. Elle va demander à être mutée dans son bâtiment et commencer à le sadiser. Loin de se contenter d&#039;explorer la loi du talion, Sons décrypte ses mécanismes pour se faire drame éminemment humain, en suivant cette femme déchirée entre sa nature bienveillante et la rage vengeresse qui monte en elle. Troquant les tailleurs de la femme politique de Borgen pour l&#039;uniforme d&#039;une employée pénitentiaire, Sidse Babett Knudsen impressionne en mère torturée se muant en tortionnaire malgré elle. 
Sons, de Gustav Möller. Avec Sidse Babett Knudsen, Sebastian Bull Sarning… En salle
Regardez la bande annonce:     En salle le 17 juillet: &quot;Dîner à l&#039;anglaise&quot; Forcés de vendre leur maison pour se sortir de difficultés financières, Sarah et Tom organisent un dernier repas chez eux. La soirée vire au cauchemar quand l&#039;une des convives se pend dans leur jardin alors que le nouvel acquéreur est sur le point d&#039;arriver pour signer le contrat de vente. S&#039;inscrivant dans la veine des comédies noires, Dîner à l&#039;anglaise prend un malin plaisir à brocarder la petite bourgeoisie. De lâchetés en règlements de comptes et autres plans douteux forcés par l&#039;urgence de la situation, les masques tombent au gré d&#039;un jeu de massacre joyeusement amoral. Le parfait quatuor d&#039;acteurs compense quelques longueurs. Dîner à l&#039;anglaise, de Matt Winn. Avec Shirley Henderson, Alan Tudyk, Olivia Williams…
Retrouvez la bande annonce:   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[3 films étonnants à voir en juillet]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Retraite : cet immense acteur français révèle le montant de sa pension, vous allez être surpris</title>
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      <pubDate>Tue, 02 Jul 2024 05:55:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Notretemps.com]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pierre Arditi était invité sur le plateau de l&#039;émission &quot;Chez Jordan&quot;, sur C8, ce vendredi 28 juin. Le comédien âgé de 79 ans a révélé le montant de sa pension de retraite à Jordan Deluxe. Il touche 4 500 euros par mois, une somme qu&#039;il juge &quot;honorable&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039;est un monstre du cinéma français, auréolé d&#039;un César du meilleur acteur en 1994 pour son rôle dans Smoking/No Smoking. Pierre Arditi s&#039;est livré à quelques confidences sur le plateau de l&#039;émission Chez Jordan, sur C8, ce vendredi 28 juin 2024.
Comme à son habitude, l&#039;animateur Jordan Deluxe a interrogé le comédien de 79 ans sur ses revenus. Pierre Arditi a joué la transparence: &quot;En toute honnêteté, mes deux retraites confondues, une fois que j&#039;ai payé mes impôts, puisque c&#039;est prélevé maintenant, je dois toucher à peu près 4 500 euros&quot;.  Pierre Arditi : &quot;Une retraite honorable&quot; Il semble se satisfaire de cette pension qui peut pourtant paraître faible compte tenu de son immense carrière: &quot;C&#039;est une retraite honorable pour quelqu&#039;un qui a travaillé pendant 60 ans&quot;. &quot;Contrairement à ce que vous pouvez penser, je ne touche pas 12 000 ou 15 000 ou 20 000 euros par mois, a-t-il ajouté. Mais 4 500 euros par mois, il y a des tas de gens qui seraient heureux de les toucher&quot;.
À commencer par le célèbre magicien Gérard Majax qui, lui aussi face à Jordan Deluxe le 29 mai dernier, avait confié percevoir chaque mois &quot;autour de 1 500 euros&quot; de retraite. Une somme que l&#039;artiste avait lui-même qualifiée de &quot;minable&quot;.  Cette pièce de théâtre qui lui a rapporté 2 000 euros par représentation Pierre Arditi a aussi révélé le rôle qui lui a rapporté le plus d&#039;argent. C&#039;est celui d&#039;Yvan dans Art, une pièce de théâtre de Yasmina Reza créée en 1994. Le comédien touchait à cette époque l&#039;équivalent d&#039;environ 2 000 par représentation.
Le comédien, qui s&#039;est illustré au cinéma, au théâtre et à la télévision, a reçu de nombreuses récompenses pendant sa longue carrière. Au cours de la même année, en 1987, il a ainsi décroché le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Mélo et le Molière du second rôle pour La Répétition ou l&#039;Amour puni. Pour les plus jeunes, il est aussi la voix de Maître Shifu dans Kung-Fu Panda.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Retraite : cet immense acteur français révèle le montant de sa pension, vous allez être surpris]]></media:title>
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        </media:content>
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      <title>Bruno et Denis Podalydès: &quot;Nous n&#039;avons jamais cessé nos jeux d&#039;enfants&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 28 Jun 2024 15:00:24 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’un, Bruno, est cinéaste; l’autre, Denis, est comédien. Avec leur nouveau film, &quot;La Petite Vadrouille&quot;, les deux frères Podalydès sont réunis pour la onzième fois à l’affiche. Rencontre avec un tandem aussi complice dans la vie qu’à l’écran.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Bruno et Denis Podalydès, on retrouve votre joyeux duo dans cette nouvelle comédie. Comment est née l’idée de ce &quot;boat trip&quot;? Bruno Podalydès: Ça fait longtemps que j&#039;avais le projet de tourner sur une petite péniche. C&#039;est un mode de déplacement que j&#039;aime beaucoup et dont il faut savourer la lenteur. Puis est venue l&#039;idée d&#039;une bande de pieds nickelés qui organiserait une fausse croisière sur cette embarcation. Je rêvais de faire un film un peu dans la lignée de To Be or Not to Be de Lubitsch, où une troupe de comédiens montent une arnaque.
Denis Podalydès: Tu as déjà filmé trois types de navigation différents, sur mer et en voilier avec Liberté-Oléron, sur rivière et en kayak avec Comme un avion, et en pénichette sur un canal dans La Petite Vadrouille. Un jour, tu feras peut-être quelque chose autour des Bateaux-Mouches…  D’où vient cette passion pour l’eau? Bruno Podalydès: Ça reste un mystère, mais dès que je pose le pied sur une embarcation, je ressens un plaisir profond. Peut-être cela vient-il de nos jeux d&#039;enfants. Petits, dans le jardin familial, on avait agencé quelques planches au milieu du gazon et construit un radeau. On pouvait passer la journée dessus. C&#039;était un endroit hors du temps, plein de promesses d&#039;aventure, sur lequel on était bien. J&#039;étais heureux chaque matin sur le tournage, à l&#039;idée de monter sur cette péniche.
Denis Podalydès: Ce radeau, c&#039;était un peu comme un plateau de théâtre, ou une cabane protectrice. Et chaque matin, en plateau, on ressentait la joie de Bruno. C&#039;était une ambiance de tournage extrêmement agréable. Bruno aime s&#039;entourer d&#039;acteurs qu&#039;il connaît bien. Viennent ensuite s&#039;ajouter des nouveaux acteurs comme, pour La Petite Vadrouille, Daniel Auteuil. Cela crée une osmose et un climat où il est bon de faire du cinéma ensemble.  Pourquoi aimez-vous travailler ensemble? Bruno Podalydès: Je trouve que Denis est un très bon comédien…
Denis Podalydès: Et Bruno est un très bon réalisateur!
Bruno Podalydès: Vraiment, il me surprend toujours. Il est capable d&#039;être hilarant en restant sobre et laconique. Sur le tournage, il peut faire et refaire des prises en arrivant toujours à garder de la fraîcheur.
Denis Podalydès: Travailler avec Bruno m&#039;a permis de me rendre compte que tout ce qui semble aller de soi sur un tournage procède de choix précis. L&#039;art de la comédie est délicat. Il faut du rythme, de la délicatesse et de l&#039;intelligence pour faire rire. Chez Bruno il n&#039;y a pas d&#039;esbroufe mais une grande maîtrise du cinéma. En arrivant sur le plateau, on se sent cadré, donc on s&#039;abandonne.  D’où vient cet attrait commun pour le cinéma? Bruno Podalydès: Plus j&#039;y pense et plus je me dis que ça vient de l&#039;imitation des films que nous regardions enfants. Si un western passait à la télévision, la minute d&#039;après, on enfilait des costumes, on attrapait des colts et on se mettait à jouer les scènes.
Denis Podalydès: Notre père était très cinéphile. Il avait un immense plaisir à nous faire découvrir les oeuvres et les acteurs qu&#039;il admirait. Il savait susciter chez nous une attente, une excitation à l&#039;idée de voir un film. Notre semaine était rythmée par cette perspective. Cela a créé un véritable désir de cinéma. Et nous n&#039;avons jamais cessé nos jeux d&#039;enfants.  Vous êtes-vous mutuellement encouragés à en faire votre métier? Bruno Podalydès: On ne s&#039;est pas concertés, mais chacun y a tracé son chemin. Moi, en réalisant des films de commande, et Denis, en faisant du théâtre.
Denis Podalydès: Je ne sais pas s&#039;il s&#039;en souvient, mais c&#039;est Bruno qui m&#039;a mis entre les mains mon premier texte de théâtre. C&#039;était au collège, il jouait une scène des Fourberies de Scapin et je devais lui donner la réplique. Puis j&#039;ai fait mes premiers pas sur scène au théâtre Montansier de Versailles où était organisé chaque année &quot;le concours interscolaire&quot;. Je me souviens de notre professeure de français, Colette Haumont, un personnage haut en couleur qui nous laissait une grande liberté sur scène.
Bruno Podalydès: Une terreur!
Denis Podalydès: Elle avait terrorisé Bruno mais elle m&#039;avait dit que je ferai du théâtre mon métier.  On a beaucoup dit que Denis était l’intellectuel et Bruno le technicien. Est-ce pertinent? Denis Podalydès: Ce sont des catégories artificielles. On retrouve ça dans toutes les familles où l&#039;on dit celui-ci est littéraire, celui-là est scientifique. Je dirais que c&#039;est plutôt Bruno l&#039;intellectuel, il était beaucoup plus pointu que moi sur les questions politiques, par exemple. Moi, j&#039;avais plus de mal à me positionner, et je me réfugiais dans les livres, ce qui ne fait pas de moi, pour autant, un intellectuel. Après, peut-être parce que c&#039;est l&#039;aîné, il a toujours eu une habileté et une appétence pour la technique.
Bruno Podalydès: C&#039;est marrant comme on reproduit ces schémas avec nos propres enfants. On repère une qualité chez l&#039;un que l&#039;on va dénier chez l&#039;autre. Mon fils aîné dessinait très bien et j&#039;ai tardé à m&#039;apercevoir que mon deuxième aussi. Comme s&#039;il fallait qu&#039;il n&#039;y ait qu&#039;un dessinateur dans la famille.  Comment vos parents réagissent-ils à votre carrière? Bruno Podalydès: Ils sont très fiers! Notre père surtout. Je me souviens d&#039;une fois où il nous avait mis une honte terrible. C&#039;était lors d&#039;une représentation de Denis, au lycée. Il s&#039;était placé au premier rang avec un énorme appareil photo qui faisait un bruit d&#039;enfer et il éblouissait tout le monde avec son flash. Il n&#039;était pas loin de s&#039;écrier &quot;C&#039;est mon fils!&quot;.
Denis Podalydès: Encore aujourd&#039;hui, il aime savoir ce que l&#039;on tourne et avec qui. Il a toujours ce goût des acteurs et des vedettes. Ma mère voit tout cela d&#039;un bon oeil, mais j&#039;avais aussi la vocation d&#039;enseignant et je crois qu&#039;elle m&#039;imaginait bien dans ce rôle-là.
Bruno Podalydès: Elle a toujours été là, elle aussi. Pour Versailles Rive-Gauche, mon premier film, elle m&#039;avait prêté de l&#039;argent. Son aide a été cruciale.  Comment appréhendez-vous le temps qui passe? Bruno Podalydès: C&#039;est une question qui se pose tous les jours pour ceux qui, comme nous, ont franchi le cap des 60 ans. Je suis frappé de voir à quel point, tout à coup, on change. Maintenant, je dis &quot;les jeunes&quot;, ça ne m&#039;était jamais arrivé avant. J&#039;ai aussi une conscience aiguë de la nécessité de savourer les instants. J&#039;ai vécu une bonne partie de ma vie de manière ébouriffée, avec le sentiment de devoir toujours tendre vers quelque chose: faire un film, élever les enfants… Aujourd&#039;hui, j&#039;apprécie l&#039;instant.
Denis Podalydès: J&#039;ai longtemps eu l&#039;impression que j&#039;étais un vieil enfant, maintenant, je suis un jeune vieillard. Je rentre dans l&#039;âge mûr tout en me laissant encore quelques années pour aller bien. Mais je ressens la nécessité de faire plus attention à mon corps, dans lequel pointent parfois quelques douleurs.  De quoi êtes-vous le plus fier? Bruno Podalydès: De Bécassine!, sorti en 2018. J&#039;ai été un peu triste qu&#039;il n&#039;ait pas été vu comme je l&#039;avais imaginé, un film pour les enfants. J&#039;ai beaucoup de tendresse pour lui.
Denis Podalydès: Je dirais Liberté-Oléron que nous avons écrit et joué ensemble. C&#039;est aussi le seul film dans lequel on s&#039;empare du sujet de la famille. Il y a tout dedans, le passé, l&#039;enfance, les parents, le plaisir du jeu. Et ce duo de comédie qu&#039;on retrouve dans pas mal de films jusqu&#039;à La Petite Vadrouille.  Les grandes dates de Bruno et Denis Podalydès 1961 Naissance de Bruno le 11 mars, à Boulogne- Billancourt (Hauts-de-Seine).
1963 Naissance de Denis, le 22 avril, à Versailles (Yvelines).
1992 Première collaboration dans un moyen métrage de cinéma dans Versailles Rive-Gauche.
1999 Le film Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) reçoit le César de la meilleure première oeuvre en 1999.
2001 Sortie de Liberté-Oléron, comédie écrite et interprétée par Bruno et Denis Podalydès.
2024 Sortie de La Petite Vadrouille, dernier-né de leur collaboration.  La Petite Vadrouille Justine (Sandrine Kiberlain), son mari Albin (Denis Podalydès) et leur chouette bande de copains organisent une fausse croisière, aussi romantique que foutraque, pour Franck (Daniel Auteuil), un homme d&#039;affaires pressé, souhaitant conquérir le coeur d&#039;une femme. À la clé: une coquette somme qui leur permettrait de résoudre tous leurs problèmes d&#039;argent. Dans cette odyssée burlesque et estivale, bercée par l&#039;ouverture et la fermeture des écluses d&#039;un canal, le duo Podalydès fait à nouveau des merveilles, et la petite troupe de comédiens habitués des tournages du cinéaste s&#039;en donne à coeur joie. On se régale avec eux.
La Petite Vadrouille, de Bruno Podalydès. En salle.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Bruno et Denis Podalydès: &quot;Nous n&#039;avons jamais cessé nos jeux d&#039;enfants&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jérôme Domine/ Abacapress.com]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Trois films pour s&#039;évader dans le monde entier au mois de juin</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/trois-films-pour-s-evader-dans-le-monde-entier-au-mois-de-juin-90620</link>
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      <pubDate>Tue, 18 Jun 2024 17:00:24 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une adolescente harcelée sur les réseaux sociaux en Bosnie-Herzégovine, un gang de bikers dans l&#039;Amérique des années 1960, un enfant autiste sur une île grecque qui renoue avec son grand-père... Ce mois-ci, vous allez partir en voyage grâce au cinéma!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Depuis le 12 juin: &quot;Excursion&quot;, de Una Gunjak L&#039;actualité récente a dramatiquement rappelé à quel point le harcèlement en milieu scolaire est un problème complexe. Excursion s&#039;en empare avec audace: à Sarajevo, prise dans la spirale d&#039;une rumeur qu&#039;elle a involontairement provoquée, une adolescente bosniaque décide de l&#039;assumer quitte à aggraver la situation. À partir de ce postulat risqué, Una Gunjak fait un constat élargi, abordant autant le poids des réseaux sociaux que d&#039;une hiérarchie sociale ou les déficiences de l&#039;institution scolaire. Porté par un sens du réalisme digne de celui des frères Dardenne, Excursion, et son étonnant personnage principal, y ajoute une volonté de résistance à toutes les intolérances. 
Excursion, de Una Gunjak. Avec Asja Zara Lagumdzija, Nadia Spaho, Maja Izetbegovic…   
&gt; Regardez la bande-annonce:     En salle le 19 juin: &quot;The Bikeriders&quot; Parmi les nombreuses mythologies américaines, celle des gangs de motards reste une des plus iconiques, d&#039;Easy Rider aux Hells Angels. Inspiré par un célèbre album de photographies documentaires de Danny Lyon au titre éponyme publié en 1968, Jeff Nichols imagine la création d&#039;un club qui va peu à peu virer au gangstérisme. Parfaite reconstitution de l&#039;esprit de liberté des années 1960, The Bikeriders va plus loin qu&#039;un rutilant film d&#039;époque: narré en flash-back par la compagne du plus rebelle de la bande, il scrute tout autant l&#039;Amérique actuelle en questionnant la dérive de valeurs sociales vers celles de la criminalité. Aussi sexy qu&#039;immersive, cette chronique est dans la lignée de celles sur la mafia (Les Affranchis) d&#039;un Martin Scorsese.
The Bikeriders, de Jeff Nichols. Avec Jodie Comer, Austin Butler, Tom Hardy… 
&gt; Regardez la bande annonce:     En salle le 26 juin: &quot;L&#039;enfant qui mesurait le monde&quot;, avec Bernard Campan, irrésistible Alors qu&#039;ils devraient prochainement se reformer pour un nouveau film (sous la houlette de Riad Sattouf), les membres des Inconnus poursuivent chacun une carrière solo. Bernard Campan s&#039;est toujours démarqué par des rôles en demi-teintes qu&#039;il nourrit de failles et de fragilités. Celles qu&#039;il amène à un patron de grande entreprise, entre deuil de sa  fille et découverte d&#039;un petit-fils autiste, compensent les errances du scénario de L&#039;enfant qui mesurait le monde. En le recentrant sur cet homme s&#039;émancipant de ses certitudes, l&#039;acteur lui procure une belle épaisseur. 
L&#039;enfant qui mesurait le monde, de Takis Candilis. Avec Bernard Campan, Raphaël Brottier… 
&gt; Regardez la bande annonce:   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Trois films pour s&#039;évader dans le monde entier au mois de juin]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Allez-vous souvent au cinéma?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/allez-vous-souvent-au-cinema-91836</link>
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      <pubDate>Thu, 16 May 2024 16:10:19 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le film français &quot;Un petit truc en plus&quot; cartonne dans les salles de cinéma avec près de 2 millions de spectateurs en deux semaines. Et vous, êtes-vous un habitué des salles obscures? Répondez au sondage.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/05/16/cinema.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Allez-vous souvent au cinéma?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Quels films aller voir en salle en mai?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/films-voir-cinema-mai-89340</link>
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      <pubDate>Mon, 06 May 2024 11:30:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;adaptation de &quot;Chien blanc&quot;, roman méconnu de Romain Gary, une semaine étonnante dans un bureau japonais et une enquête de choc menée par Léa Drucker... Notre sélection de films à voir au cinéma au mois de mai.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Depuis le 1er mai: &quot;Comme un lundi&quot;, de Ryo Takebayashi Semaine chargée. C&#039;est le rush pour les employés d&#039;une agence de publicité japonaise. Ils n&#039;ont qu&#039;une semaine pour pondre une campagne à destination d&#039;un client important. Leur état de fatigue va être d&#039;autant plus croissant qu&#039;ils s&#039;aperçoivent qu&#039;ils revivent en permanence ces sept jours. Derrière sa part loufoque, Comme un lundi s&#039;attaque à l&#039;usure et l&#039;asservissement par le labeur. Pour autant, les scénaristes ont bien travaillé: les stratagèmes qu&#039;essaient de mettre en place ces employés afin de s&#039;extraire de la boucle temporelle tirent habilement cette comédie décalée vers une incitation à la rébellion contre les cadences infernales… Un remède idéal pour échapper au burn-out. Réjouissant!
Comme un lundi, de Ryo Takebayashi. Avec Wan Marui, Yûgo Mikawa…     Depuis le 8 mai: &quot;Un homme en fuite&quot;, avec Léa Drucker, Bastien Bouillon Mais où est passé Johnny? L&#039;ouvrier d&#039;une usine bientôt délocalisée a disparu après avoir braqué un fourgon bancaire, tuant un des convoyeurs. Paul, son ami d&#039;enfance qui avait déserté leur petite ville des Ardennes, et une commissaire de police mènent chacun leur enquête. Si l&#039;amitié qui s&#039;est nouée entre Paul et Johnny est liée à leur découverte de L&#039;Île au trésor de Robert Louis Stevenson, les lecteurs de Pierre Lemaitre (Au revoir là-haut) ou de Nicolas Mathieu (Leurs enfants après eux) se retrouveront dans cette remarquable étude du sentiment d&#039;abandon de la classe ouvrière. 
Un homme en fuite, de Baptiste Debraux. Avec Bastien Bouillon, Léa Drucker…  
Regardez la bande annonce:     En salle le 22 mai: &quot;Chien blanc&quot; d&#039;Anaïs Barbeau-Lavalette En 1968, Romain Gary et Jean Seberg recueillent un chien abandonné dont ils découvrent qu&#039;il a été dressé pour attaquer les Noirs. L&#039;écrivain va essayer de le faire rééduquer. Romain Gary avait raconté cette expérience dans Chien blanc, roman qui s&#039;attaquait au racisme sous toutes ses formes. En mettant en vis-à-vis images d&#039;archives et actuelles, cette adaptation rappelle que non seulement la question des inégalités n&#039;a pas été réglée, mais qu&#039;il devient de plus en plus complexe d&#039;y faire face: comment s&#039;impliquer dans un combat qui n&#039;est pas le sien? Éviter sa récupération politique? Autant de questions auxquelles Chien blanc s&#039;efforce de répondre courageusement avec honnêteté, en n&#039;occultant ni les hypocrisies multiples ni le désarroi.
Chien blanc, d&#039;Anaïs Barbeau-Lavalette. Avec Denis Ménochet, Kacey Rohl, K. C. Collins.  
Regardez la bande annonce:   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/04/10/neon-cinema.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quels films aller voir en salle en mai?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Quels films voir au cinéma en avril?</title>
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      <pubDate>Tue, 16 Apr 2024 16:30:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une comédie sur un couple en crise portée par Charlotte Gainsbourg et José Garcia, Isabelle Huppert au Japon qui dialogue avec son époux défunt et un biopic sur la stupéfiante chanteuse Amy Winehouse: en avril, les femmes sont à l&#039;honneur au cinéma.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Depuis le 3 avril: &quot;Sidonie au Japon&quot; avec Isabelle Huppert Fantôme d&#039;amour. En tournée au Japon pour la parution de son nouveau roman, une écrivaine, en deuil de son mari, s&#039;interdit les sentiments qu&#039;elle ressent pour son éditeur. Le fantôme de son époux commence alors à lui apparaître… Depuis quelques années, Isabelle Huppert tourne régulièrement en Asie, pour des films singuliers. Sidonie au Japon s&#039;y inscrit pleinement: sa légèreté de comédie romantique dissimule la profondeur de l&#039;introspection d&#039;une femme s&#039;autorisant de nouveau à aimer. La pudeur avec laquelle Élise Girard la filme la rend d&#039;autant plus attachante. 
Sidonie au Japon, d&#039;Élise Girard. Avec Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara, August Diehl…
Regardez la bande annonce:
     En salles le 10 avril: &quot;Nous, les Leroy&quot;, avec Charlotte Gainsbourg et José Garcia Rien ne va plus chez les Leroy: quand Sandrine annonce qu&#039;elle veut divorcer, Christophe, son mari, décide d&#039;embarquer femme et enfants dans un road-trip sur les lieux clés de l&#039;histoire du couple pour tenter de rallumer une flamme en voie d&#039;extinction. Nous, les Leroy bouscule les standards de la comédie en n&#039;hésitant pas à mettre sur la table les griefs d&#039;un couple comme d&#039;une famille. À la fois proche de l&#039;esprit des films des Bacri-Jaoui et d&#039;un cinéma américain dans le rythme ou la complexité des personnages (renforcée par José Garcia et Charlotte Gainsbourg, parfaits de nuances), ce portrait de famille surprend par sa sensibilité. Notre coup de coeur.
 Nous, les Leroy, de Florent Bernard. Avec Charlotte Gainsbourg, José Garcia, Lily Aubry…
Regardez la bande annonce:      En salle le 24 avril: &quot;Back to Black&quot;, biopic sur la chanteuse Amy Winehouse Les biopics de stars de la musique sont devenus un genre en soi. Celui qui est consacré à Amy Winehouse s&#039;en distingue. Là où Bohemian Rhapsody ou Rocketman relisaient à la lettre les parcours de Freddie Mercury ou Elton John, Back to Black assume clairement un parti pris inattendu: transformer les moments clés de la chanteuse en marqueurs de sa vie amoureuse, livrant la chronique d&#039;une jeune Anglaise dévorée par sa passion pour un homme. Les tubes de Winehouse devenant une troublante explication de texte, confortant l&#039;étonnante interprétation de Marisa Abela, entre gouaille londonienne et fragilités. 
Back to Black, de Sam Taylor-Johnson. Avec Marisa Abela, Jack O&#039;Connell, Eddie Marsan… 
Regardez la bande annonce:   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quels films voir au cinéma en avril?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Quels films voir au cinéma en mars?</title>
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      <pubDate>Thu, 07 Mar 2024 16:30:16 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une femme traquée, un film romantique avec Guillaume Canet et Alba Rohrwacher, un surprenant film dessiné et une salle des profs pleine de turbulences.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En salles le 6 mars:  &quot;La Salle des profs&quot;, de Ilker Çatak Pour mettre un terme à une série de vols au sein d&#039;un collège, une professeure mène une enquête qui la conduit à accuser une secrétaire. Le fils de celle-ci, également son élève, y voit un cas de discrimination qui va faire boule de neige dans l&#039;établissement… La Salle des profs va bien au-delà d&#039;une étude du système éducatif: ce film allemand interroge les notions d&#039;autorité et de justice dans une époque nourrie de préjugés comme de fausses nouvelles. Ce thriller psychologique en tension permanente propose une brillante réflexion sur nos démocraties endommagées.
La Salle des profs, de Ilker Çatak. Avec Leonie Benesch, Michael Klammer…   En salle le 20 mars: &quot;Quitter la nuit&quot;, de Delphine Girard Affaire sensible. La question des violences sexuelles faites aux femmes n&#039;a jamais été aussi prépondérante. Elle n&#039;en reste pas moins complexe. Quitter la nuit l&#039;aborde avec un scénario audacieux donnant la parole à une victime de viol, à son agresseur et à une policière. À cette mosaïque de versions des faits s&#039;ajoutent celles de l&#039;avant et de l&#039;après qui restent généralement dans l&#039;ombre, de la persistance du traumatisme à l&#039;ingérence du processus judiciaire. Menée comme un thriller dans une première partie intense, cette auscultation des zones grises a le courage d&#039;un discours équitable allant bien au-delà de la saisissante reconstitution d&#039;un fait divers.
Quitter la nuit, de Delphine Girard. Avec Selma Alaoui, Veerle Baetens, Guillaume Duhesme… En salle le 20 mars.   En salle le 20 mars: &quot;Hors-saison&quot;, de Stéphane Brizé Romantique. Les films engagés de Stéphane Brizé sur le milieu du travail (La Loi du marché, En guerre, Un autre monde) ont eu un tel retentissement qu&#039;ils ont éclipsé une autre veine, plus sentimentale, qui s&#039;illustre joliment dans Hors-saison. Le récit des retrouvailles fortuites entre un acteur en perte de confiance et son amour de jeunesse, qu&#039;il avait fui, s&#039;apparente au romantisme d&#039;un Claude Lelouch, y compris dans d&#039;inattendues parenthèses, en bord de mer ou dans une fête de mariage. Guillaume Canet et Alba Rohrwacher, surprenants de fragilité en couple défait tentant de se séduire à nouveau, sont à la hauteur d&#039;un film des plus touchants.
Hors-saison, de Stéphane Brizé. Avec Guillaume Canet, Alba Rohrwacher…     En salles le 20 mars: &quot;La Jeune fille et les paysans&quot;, de D. K. et Hugh Welchman En 2017, le couple Welchman avait signé un ahurissant film d&#039;animation avec La Passion Van Gogh, évocation des derniers jours du peintre aux images inspirées par son style. Leur nouveau long-métrage reprend ce principe (les scènes ont été jouées par des acteurs, avant d&#039;être &quot;repeintes&quot; à la main) pour illustrer un classique de la littérature polonaise. La trajectoire de la plus belle fille d&#039;un village rural convoitée par plusieurs hommes surfe entre conte tragique sur l&#039;avidité et ode moderne à l&#039;émancipation féminine. Tout aussi surprenant, le remarquable travail sur les images, si troublantes lorsque les tableaux semblent prendre chair.
La Jeune Fille et les paysans, de D. K. et Hugh Welchman. Avec Kamila Urzedowska, Nadia Tereszkiewicz, Robert Gulaczyk…     ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quels films voir au cinéma en mars?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Pascale Arbillot: &quot;Avant, je me cachais, j&#039;étais timide&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 21 Feb 2024 14:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cinéma, télévision, théâtre… La lumineuse actrice Pascale Arbillot multiplie premiers et seconds rôles avec le même entrain. Dans &quot;Vivants&quot;, d’Alix Delaporte, elle incarne une productrice hyperactive. Pascale Arbillot se livre sur la vie, la comédie, le temps qui passe…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Dans le film &quot;Vivants&quot;, vous jouez le pilier d’une grande agence de reportages. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce scénario? Pascale Arbillot: J&#039;avais beaucoup aimé les films d&#039;Alix Delaporte (réalisatrice notamment d&#039;Angèle et Tony en 2011), et son scénario, en partie autobiographique, puisqu&#039;elle a commencé sa carrière à la prestigieuse agence Capa, rendait un bel hommage au dur travail des reporters de terrain qui se battent au quotidien pour livrer un regard complexe sur le monde. J&#039;ai été touchée de découvrir les hommes et les femmes qui se cachent derrière ces monuments du journalisme d&#039;investigation. Ce film est une ode à la restitution humaine du monde.  Un retour à vos premières amours puisque vous avez commencé par le journalisme… Pascale Arbillot: C&#039;est vrai, même si je n&#039;étais pas sur le terrain comme on le voit dans le film. Je travaillais dans un magazine spécialisé dans la finance. Je me souviens tout de même que j&#039;avais commencé une enquête qui m&#039;avait valu quelques coups de fil. Si, dans ce journal tiré à trois exemplaires et demi, j&#039;ai pu subir des pressions, je n&#039;ose imaginer ce que ça doit être à un plus haut niveau.  Comment la bascule vers le théâtre s’est-elle faite? Pascale Arbillot: J&#039;avais fait finances à Sciences Po. Ce n&#039;était pas vraiment pour moi. Je cherchais à m&#039;échapper de ce milieu. Par mon père, j&#039;ai été biberonnée à la lecture, à l&#039;art, à la poésie. Il m&#039;en lisait des pages et des pages. Un jour, je suis tombée sur une annonce de cours de théâtre et j&#039;ai foncé.  Récemment vous avez joué &quot;Interruption&quot;*, une pièce sur l’avortement.Était-ce un acte militant? Pascale Arbillot: Je ne dirais pas ça comme ça. D&#039;abord, en tant que comédienne, j&#039;ai été très touchée par l&#039;intelligence de la pièce et le personnage d&#039;Eva, une avocate ayant vécu deux situations d&#039;interruption de grossesse différentes et qui s&#039;aperçoit que, quand elle évoque ce sujet autour d&#039;elle, les langues se délient, et les femmes parlent de leur expérience. Mais je ne me sens pas militante. Je trouve qu&#039;en demandant de choisir son camp, on exclut des gens et on réduit le débat. Bien sûr, je suis pour le droit à l&#039;avortement. C&#039;est Gisèle Halimi, dont on entend la voix dans le spectacle, qui résume le mieux ma pensée. Elle dit: &quot;Nous ne faisons pas de croisade pour l&#039;avortement! Nous nous battons pour que les femmes soient libres de choisir leur maternité.&quot; Cette liberté, c&#039;est ce que je chéris le plus.
* Une pièce adaptée du livre éponyme de Sandra Vizzavona, mise en scène de Hannah Levin Seiderman, jusqu&#039;au 13 février 2024 au Théâtre Antoine, à Paris  Vous dites que le tournage du film &quot;Les Petits Mouchoirs&quot; de Guillaume Canet, en 2010, a représenté un véritable tournant dans votre carrière. Pour quelles raisons? Pascale Arbillot: Je suis devenue plus visible, mais ce n&#039;est pas ce qui m&#039;a le plus marquée. Sur le tournage du film de Guillaume Canet, j&#039;ai eu le sentiment de rencontrer ma famille de cinéma. Ça ne m&#039;était pas arrivé auparavant. Pas avec cette intensité-là. Participer à ce collectif populaire et créer ensemble une œuvre qui a eu la chance de rencontrer son public a été une expérience inoubliable. Toute cette bonne énergie m&#039;a portée par la suite.  Vous vous êtes beaucoup illustrée dans les comédies. Vous avez d’ailleurs été récompensée deux fois à l’Alpe d’Huez! Une prédilection pour ce genre? Pascale Arbillot: Ce n&#039;est pas vraiment un choix. Sans doute est-ce dans mon tempérament. Petite, on m&#039;appelait &quot;le clown&quot;. J&#039;avais cette dinguerie. Est-ce aussi le signe d&#039;une tragédie intérieure? Je ne sais pas. J&#039;ai en moi une sorte de lucidité sur le pathétisme de nos vies. Et je me sers de cette conscience aiguë de l&#039;absurdité pour mes personnages. À chaque rôle, je me donne à fond. J&#039;ai besoin d&#039;utiliser toutes mes capacités physiques et psychiques. Je ne suis pas du tout une actrice détachée, même si j&#039;aimerais bien parfois.  Qu’entendez-vous par là? Pascale Arbillot: Que je ne suis pas une actrice posée, lointaine, inquiétante. Dans le jeu, j&#039;ai eu du mal à avoir une voix et, longtemps, je me suis vue comme un petit feu follet. Je suis fascinée par les actrices qui ont une belle voix profonde, comme Jeanne Balibar ou Anna Mouglalis. Moi, j&#039;ai l&#039;impression d&#039;avoir une voix de crécelle alors que j&#039;aurais tellement aimé avoir celle de Fanny Ardant. Le Graal. Voilà, il faut que je me fasse à l&#039;idée, je ne serai jamais Fanny Ardant!  Y a-t-il des genres que vous n’avez pas encore explorés au cours de ces trente ans de carrière? Pascale Arbillot: Oui, j&#039;aimerais jouer de grands rôles de théâtre classique, comme Andromaque ou Hermione. Je ne suis jamais allée au Conservatoire, et je n&#039;ai jamais travaillé les grandes tragédies. C&#039;est un petit complexe chez moi. Longtemps, j&#039;ai eu peur de l&#039;énormité des émotions qu&#039;il fallait puiser en soi pour incarner ces personnages. Aujourd&#039;hui, je me sens prête. Je suis moins &quot;control freak&quot; (obsédée du contrôle, NDLR) en vieillissant!  Vous faites partie de ces actrices qui continuent à beaucoup travailler après 50 ans. Un âge où les femmes sont moins visibles au cinéma. Comment l’expliquez-vous? Pascale Arbillot: C&#039;est vrai, on me voit davantage. Je pense qu&#039;avant, je me cachais, j&#039;étais timide, et je n&#039;avais pas envie qu&#039;on m&#039;approche. Maintenant, j&#039;accepte cela, et j&#039;ai appris à sortir de mon narcissisme et de la peur du regard des autres. C&#039;est la maturité. Je dois dire aussi que j&#039;adore jouer et que j&#039;accepte volontiers des seconds rôles dans des films, des courts-métrages ou des séries. Je n&#039;ai pas une carrière à la Huppert, par exemple. Mais, j&#039;aime faire des choses différentes. Et je trouve qu&#039;en France, sans doute aussi grâce à l&#039;arrivée des plateformes, il y a de beaux rôles pour les actrices de plus de 50 ans.
Lire aussi&gt; Isabelle Huppert: &quot;Je n&#039;ai pas tout joué, je l&#039;espère&quot;  Comment avez-vous franchi le cap de la cinquantaine? Pascale Arbillot: Un peu moins bien que celui de la quarantaine. J&#039;ai tellement bien vécu la décennie précédente que j&#039;ai eu un contrecoup. Je pense que c&#039;est lié à l&#039;impossibilité de redevenir mère. Il y a quelque chose qui s&#039;arrête vraiment.  Plus généralement, comment vivez-vous le temps qui passe? Pascale Arbillot: De manière assez ambivalente. J&#039;ai à la fois l&#039;impression d&#039;être toujours la petite fille qui s&#039;émerveille de tout, qui garde une forme d&#039;innocence dans son rapport au monde, qui n&#039;est que joie et lumière. Et, en même temps, j&#039;ai compris que le temps était compté, qu&#039;il fallait faire attention à soi, à sa santé, ne plus s&#039;abîmer, faire du sport et manger équilibré. Je vis bien mon âge parce que j&#039;évolue dans un monde facile et dans une société qui me le permet.  Vous sentez-vous heureuse? Pascale Arbillot: Oui, très. Et ce n&#039;est pas un bonheur illusoire. Je me sens lucide, solide, ancrée. Surtout, j&#039;ai moins peur. Peur du regard des autres, peur de décevoir, peur de plein de choses. Aujourd&#039;hui, les seules craintes que je pourrais avoir seraient celles de ne pas travailler assez, de ne pas pouvoir payer mon loyer et de devoir dépendre financièrement de quelqu&#039;un d&#039;autre. Parfois, je me dis que je devrais choisir un métier sérieux pour avoir une bonne retraite. L&#039;idée m&#039;effleure… et repart aussitôt!  Biographie de Pascale Arbillot 1970 Naissance le 17 juillet. 
1994 Elle débute au cinéma dans L&#039;Affaire, de Sergio Gobbi.
1998 à 2003 Elle interprète Maud Berthier dans dix épisodes de Crimes en série, puis apparaît ensuite dans de nombreuses séries.
2010 Les Petits Mouchoirs, de Guillaume Canet, la propulse sur le devant de la scène.
2011 Elle obtient le prix d&#039;interprétation féminine au Festival international du film de comédie de l&#039;Alpe d&#039;Huez pour Une pure affaire, d&#039;Alexandre Coffre. 2023-2024 Elle joue dans Interruption au Théâtre Antoine, à Paris.
2024 Sortie de Vivants en salle avec Alice Isaaz, Roschdy Zem, Vincent Elbaz et Jean-Charles Clichet.   Ils enchaînent les tournages, forcent les portes lorsque l&#039;on ne veut pas d&#039;eux et se mettent parfois en danger pour rapporter des images qui racontent la complexité du monde. Eux, ce sont les journalistes d&#039;une grande agence d&#039;informations parisienne, mis en scène par Alix Delaporte dans Vivants. Une jeune stagiaire débarquant de province, jouée par l&#039;étoile montante Alice Isaaz, observe ces professionnels toujours sur la brèche. On suit avec plaisir les réussites et les déboires de cette belle bande de potes et de collègues, adroitement interprétés par Pascale Arbillot, Alice Isaaz, Roschdy Zem, Vincent Elbaz et Jean-Charles Clichet.
En salle le 14 février 2024.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pascale Arbillot: &quot;Avant, je me cachais, j&#039;étais timide&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Sabine Villiard]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Des acteurs célèbres se jouent de leur âge dans le film &quot;Maison de retraite 2&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/des-acteurs-celebres-se-jouent-de-leur-age-maison-retraite-kev-adams-84576</link>
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      <pubDate>Tue, 13 Feb 2024 14:30:19 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les résidents de &quot;Maison de retraite&quot;, la comédie à succès de Kev Adams, avaient conquis le public en 2022. Les voilà de retour, toujours interprétés par une formidable brochette d’acteurs… qui assument leurs rides sur grand écran. Marie-Christine Barrault, Michel Jonasz, Firmine Richard, Chantal Ladesou, Enrico Macias et Daniel Prévost racontent comment ils ont abordé leur rôle et Kev Adams revient sur l&#039;origine de son film.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Un film dans le décor d&#039;une maison de retraite et dont les héros sont des personnes âgées… Qui aurait imaginé qu&#039;il engrangerait plus de deux millions d&#039;entrées en salles avant de poursuivre sa superbe carrière en VOD? Pas grand monde! D&#039;ailleurs, Kev Adams, l&#039;humoriste aujourd&#039;hui âgé de 32 ans, a dû s&#039;armer de courage pour réussir à produire la comédie qu&#039;il a écrite en hommage à ses grands-parents. Après en avoir confié la réalisation à Thomas Gilou en 2022, il a repris sa triple casquette de scénariste, acteur et producteur pour concocter une suite réalisée par Claude Zidi Jr.
Dans Maison de retraite 2, les résidents sont aux prises avec une directrice d&#039;Ehpad machiavélique déterminée à les chasser de leur havre. Pour sauver leur établissement, nos héros préparent une riposte haute en couleur. Sous des dehors humoristiques, la comédie satirique secoue nombre de clichés sur l&#039;âge et n&#039;hésite pas à aborder la question tristement d&#039;actualité de la maltraitance. Au casting, Kev Adams, bien sûr, mais aussi Jean Reno, Daniel Prévost, Firmine Richard, Liliane Rovère, Michel Jonasz, Enrico Macias, Chantal Ladesou et MarieChristine Barrault, entre autres, s&#039;en donnent à cœur joie. Quel bonheur de les voir dépoussiérer la représentation des seniors au cinéma! Mais ont-ils hésité avant d&#039;exposer ainsi leur propre image? Était-ce si évident de rejoindre cette distribution de pas tout à fait jeunes premiers? Kev Adams et six des acteurs nous confient leurs motivations, toutes aussi réjouissantes que le film!
Maison de retraite 2, de Kev Adams et Claude Zidi Jr. En salle le 14 février
&gt; Regardez la bande annonce:     Daniel Prévost: &quot;Pas l&#039;intention de lever le pied&quot; &quot;J&#039;étais très content de retrouver les comédiens du premier film, que je considère comme des copains. Nous étions en tournage dans le sud de la France. Ça faisait vraiment colonie de vieux! C&#039;était joyeux. Je n&#039;ai eu aucune hésitation avant d&#039;accepter ce rôle. L&#039;histoire du cinéma français est peuplée d&#039;acteurs qui ont fait une belle carrière en incarnant des personnages âgés. Je pense à Saturnin Fabre et Raymond Cordy, notamment, qui avaient une forte personnalité et n&#039;étaient pas tout jeunes lorsqu&#039;ils ont tourné. Les films sont les reflets de ce que nous vivons. Ils racontent notre société. Il y aura toujours besoin d&#039;acteurs âgés. D&#039;ailleurs, peut-être qu&#039;un jour vous me verrez à l&#039;écran paralysé, dans un fauteuil, et vous vous direz: “Il me fait toujours autant rire ce Daniel Prévost!” Et ce sera bien. De toute façon, je n&#039;ai pas l&#039;intention de lever le pied.&quot;    Chantal Ladesou: &quot;Très réjouissant, pour nous tous&quot;  &quot;J&#039;avais beaucoup aimé le premier film et je suivais depuis longtemps le travail de Kev Adams que j&#039;apprécie. J&#039;ai donc plongé dans ce casting sans hésiter. D&#039;abord parce que j&#039;ai l&#039;âge du personnage mais aussi parce que c&#039;était un immense plaisir d&#039;incarner cette résidente autoritaire et directive. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on me propose souvent des rôles de femme forte en gueule! Il y avait aussi quelque chose de très réjouissant, pour nous tous, à jouer des personnes âgées qui ne veulent pas se laisser enfermer et qui, même si elles ne peuvent plus marcher, comme mon personnage, ont envie de vivre à fond et de se battre. C&#039;était inspirant. Et quelle ambiance sur le plateau de tournage! Personne ne voulait jamais aller se coucher. Ça passait son temps à s&#039;échanger des adresses de restaurants. Une vraie bande de mômes!&quot;    Enrico Macias: &quot;Je suis lucide sur moi-même&quot;  &quot;J&#039;ai été très touché par le regard que porte Kev Adams sur la vieillesse. C&#039;est fin, c&#039;est plein d&#039;humour, c&#039;est magnique. Il a le respect des personnes âgées. Et surtout, il adore ses grands-mères, comme j&#039;adorais les miennes. C&#039;est cette proximité qui nous a permis de nous rencontrer. Un jour, il m&#039;a demandé de venir chanter pour leur faire plaisir. Je l&#039;ai fait, et c&#039;est à cette occasion qu&#039;il m&#039;a proposé le rôle. J&#039;ai accepté tout de suite bien sûr. Jouer un personnage en maison de retraite ne m&#039;a pas gêné. D&#039;abord parce que je suis lucide sur moi-même, il ne faut pas se voiler la face. Ensuite, parce que tout ça, c&#039;est du cinéma! Et puis, je ne veux pas trop en dire, mais mon personnage vit tout de même une belle histoire d&#039;amour. Ça m&#039;a touché. Les vieux aussi ont besoin d&#039;amour.&quot;    Firmine Richard: &quot;Faire changer les mentalités&quot; &quot;Après le succès du premier volet, j&#039;avais très envie de poursuivre l&#039;aventure. La problématique des maisons de retraite était importante pour moi qui me suis occupée de parents âgés ces dernières années. Et puis, nous tous, les vieux acteurs du film, même si aujourd&#039;hui nous portons bien notre âge, nous en passerons par là. C&#039;est notre chemin de vie, il faut l&#039;accepter. La comédie permet aussi de faire passer des messages. Comme le fait de pouvoir tomber amoureux et vivre une belle histoire d&#039;amour en Ehpad! Le jeunisme de nos sociétés fait qu&#039;on a tendance à ne pas montrer les personnes âgées. Des films comme ceux-là peuvent faire changer les mentalités. Montrer ce qu&#039;on n&#039;a pas toujours envie de voir: c&#039;est ça aussi le rôle du cinéma.  Marie-Christine Barrault: &quot;Ravie de coller à mon âge&quot; &quot;Ravie de coller à mon âge&quot; &quot;À l&#039;origine, je n&#039;étais pas prévue au casting de ce second volet. Mais je voulais tellement retrouver cette ambiance de tournage et cette joyeuse troupe qu&#039;ils m&#039;ont confié un petit rôle au début du film. C&#039;est mon travail d&#039;entrer dans la peau de personnages différents, parfois proches, parfois éloignés de moi. Récemment, sur scène, j&#039;ai incarné Marguerite, une vieille dame fuyant la maison de retraite où elle avait été placée. Je suis ravie de coller à mon âge aussi bien au théâtre qu&#039;à l&#039;écran et d&#039;apparaître sous mon vrai visage. Il est hors de question que je le masque. Je reçois parfois des scénarios qui me proposent des personnages de femmes vingt ans plus jeunes que moi. Ça n&#039;a aucun sens. J&#039;ai apprécié tous les âges de ma vie. Pour chacun, j&#039;y ai trouvé matière à réfléchir et à grandir. Mes vies d&#039;actrice et de femme sont intimement mêlées. Et je ne compte pas m&#039;arrêter là.&quot;    Michel Jonasz: &quot;Le film dénonce les dérives…&quot; &quot;Je ne peux pas cacher que j&#039;avais un a priori négatif sur la maison de retraite, mais le film dénonce, avec beaucoup d&#039;humour, les dérives de ce type d&#039;établissements. Le premier volet était léger, drôle et émouvant. J&#039;étais ravi de participer au second. D&#039;autant que mon rôle d&#039;un comédien qui n&#039;a jamais réussi à percer était jouissif à incarner. Chaque personnage est animé par une jeunesse intérieure qui donne envie de rire, de communiquer et de partager. Peu importe que l&#039;on ait 80 ou 90 ans, si on a toujours envie de s&#039;associer à des projets, de progresser et de s&#039;amuser. Le film montre bien que, si on a la santé, la vieillesse n&#039;est pas une histoire d&#039;âge. Peut-être que le film donnera envie aux jeunes gens qui ont encore la chance d&#039;avoir des grands-parents de passer du temps avec eux. Avec l&#039;humour, on peut faire passer tellement de choses.&quot;    Kev Adams: &quot;célébrer l’envie de vivre&quot; Notre Temps: Qu&#039;est-ce qui vous a donné envie de vous lancer sur le sujet délicat du grand âge?
Kev Adams: Notre époque tend à nous faire penser que vieillir est une tare. Je trouve ça fou. C&#039;est au contraire la plus belle chance qui nous est offerte de vivre longtemps. Avec ce film, j&#039;ai voulu célébrer l&#039;envie de vivre, d&#039;être ensemble, de rire et de transmettre.
Pourquoi ce sujet vous touche-t-il particulièrement?
Kev Adams: J&#039;ai toujours été très proche de mes grands-parents. Ce sont eux qui m&#039;ont en partie élevé. Mon grand-père maternel est celui qui m&#039;a initié au théâtre. Je lui dois beaucoup. Aujourd&#039;hui il est mort, mais je suis resté très proche de mes grands-mères. J&#039;ai eu envie de leur rendre, à tous, l&#039;hommage qu&#039;ils méritaient.
Votre démarche était-elle militante?
Kev Adams: Oui et non. J&#039;ai vu de mes yeux ce que l&#039;on dénonce en visitant des maisons de retraite pour le film, et je pense que la meilleure manière de faire passer un message est de faire rire et d&#039;émouvoir. Mais, à l&#039;origine, mon objectif était très égoïste: je voulais simplement qu&#039;après avoir vu le film, mes petits frères passent plus de temps avec mes grands-mères!
Quels clichés sur l&#039;âge combattez-vous?
Kev Adams: Celui qui consiste à penser que les personnes âgées ne sont plus bonnes à rien. D&#039;ailleurs, on les voit très peu à la télévision, sans parler des réseaux sociaux où elles sont tout bonnement absentes. Nous sommes quand même dans une période de jeunisme absolu et je trouve cela dommage. Avec ce film, je suis heureux d&#039;avoir pu montrer que les acteurs et actrices ne perdent pas leur génie avec l&#039;âge.
Photos: Marie-Camille Orlando   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Des acteurs célèbres se jouent de leur âge dans le film &quot;Maison de retraite 2&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Marie-Camille Orlando/ My Family-The Man France]]></media:copyright>
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      <title>Ces films qui vont vous surprendre en février!</title>
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      <pubDate>Wed, 14 Feb 2024 10:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un thriller japonais sur un mari qui n&#039;est pas celui que l&#039;on croit, une femme de lettres, Madame de Sévigné -Karine Viard- tourmentée pour l&#039;avenir de sa fille, une jeune femme face à une aïeule bohème inconnue -Catherine Deneuve- au fin fond de la Virginie... En février, les liens familiaux sont au coeur de nombreux films à voir en salles. Et ils vont vous étonner...]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis le 31 janvier: A Man, de Kei Ishikawa    Faux-semblants. Il est estimé que plusieurs dizaines de milliers de Japonais disparaissent dans la nature chaque année, beaucoup refont leur vie sous une autre identité. Dans A Man, une divorcée découvre à la mort de son second mari que celui-ci s&#039;est fait passer pour quelqu&#039;un d&#039;autre. Kei Ishikawa joue lui aussi sur les apparences: son film ne mène pas tant l&#039;enquête sur cette trahison que sur ses causes. La surprenante valse entre les personnages, devenant tour à tour principaux, n&#039;est qu&#039;un des tiroirs à double fond d&#039;un très habile scénario. A Man glisse d&#039;un regard intime à la peinture d&#039;une société japonaise profondément intolérante. 
A Man, de Kei Ishikawa. Avec Satoshi Tsumabuki, Sakura Ando, Masataka Kubota… 
&gt; Regardez la bande-annonce:   En salle le 21 février: Au fil des saisons    Famille éloignée. La conception d&#039;Au fil des saisons est presque aussi hirsute que son récit: coréalisé par une Allemande et un Américain, produit par des Français, tourné en Virginie. Le tout s&#039;élance comme un mélo sur fond écolo. Une étudiante venue s&#039;occuper de sa fermière de mère atteinte d&#039;un cancer, doit faire face à une grand-mère bohème dont elle n&#039;avait jamais entendu parler et à une épidémie de grippe aviaire menaçant les poules de l&#039;exploitation. Foutraque? Certes, mais cette tendre chronique d&#039;une famille dysfonctionnelle est très attachante, et arrive même à faire passer le casting improbable de Catherine Deneuve en aïeule de deux Américaines pur jus. 
Au fil des saisons, d&#039;Hanna Ladoul et Marco La Via. Avec Andrea Riseborough, Morgan Saylor, Catherine Deneuve… 
&gt; Regardez la bande-annonce:   En salle le 28 février: Madame de Sévigné, d&#039;Isabelle Brocard, avec Karin Viard, Ana Girardot    Madame de Sévigné, d&#039;Isabelle Brocard, avec Karin Viard, Ana Girardot Femme de lettres. Madame de Sévigné s&#039;est fait un nom dans la littérature grâce aux lettres qu&#039;elle échangea avec sa fille. Cette correspondance reste perçue comme un témoignage direct des mœurs de la cour sous Louis XIV. En explorant le rapport conflictuel entre deux générations de femmes, Isabelle Brocard y injecte des questions très actuelles autour des relations toxiques ou de l&#039;égalité femmes-hommes. Évitant l&#039;écueil du tract revendicatif, elle livre un film d&#039;époque qui, dans la veine de Ridicule,décortique avec précision les enjeux des relations mondaines. Ce portrait d&#039;une mère aussi dirigiste que bienveillante et d&#039;une rejetonne plus arriviste qu&#039;il n&#039;y paraît est tissé d&#039;une remarquable complexité.
Madame de Sévigné, d&#039;Isabelle Brocard, avec Karin Viard, Ana Girardot, Cédric Kahn… 
&gt; Regardez la bande-annonce:
   Et côté DVD? Yolande Moreau, Gabin et Morgan La Fiancée du poète 
Pour son troisième film, Yolande Moreau confirme un goût pour les récits buissonniers, d&#039;une galerie de marginaux à un éloge des faussaires, tout en charme bucolique. 
DVD. Le Pacte. Sortie le 14 février
Remorques
Trois ans après Le Quai des brumes, le couple Jean Gabin-Michèle Morgan se reforme pour une nouvelle romance qui troque la ville pour la mer. Chavirant! 
Blu-ray. Carlotta. Sortie le 20 février.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ces films qui vont vous surprendre en février!]]></media:title>
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      <title>On voit quoi au cinéma en janvier?</title>
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      <pubDate>Sun, 07 Jan 2024 20:00:19 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, l&#039;Histoire est sur les écrans! Cécile de France envoûte Vincent Macaigne dans &quot;Bonnard, Pierre et Marthe&quot;, film sur le peintre Pierre Bonnard et sa muse Marthe. Mads Mikkelsen signe son grand retour dans &quot;King&#039;s Land&quot;, palpitant film d’aventures à l&#039;ancienne. Et Sandra Hüller joue la femme du commandant d&#039;Auschwitz Rudolf Höss dans &quot;La Zone d&#039;intérêt&quot;. Notre sélection de films historiques à voir en salles en janvier.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  &gt; En salle depuis le 3 janvier: &quot;Moi Capitaine&quot;, un drame de Matteo Garrone Carnet d&#039;exil. Seydou et son cousin, deux adolescents sénégalais, rêvent de l&#039;Europe. Ils s&#039;embarquent dans une traversée qui va devenir un enfer. Raconter la tragédie des migrants sous forme de conte initiatique était des plus risqué. Matteo Garrone trouve pourtant un équilibre entre fable picaresque et redoutable réalité: les moments de poésie onirique aident à ne pas détourner le regard du supplice des candidats à l&#039;exil. À la croisée de l&#039;ultra-documenté Gomorra et de son récent Pinocchio, le réalisateur signe avec Moi Capitaine un témoignage sur la grande crise humanitaire actuelle.
Moi Capitaine, de Matteo Garrone Avec Seydou Sarr, Moustapha Fall…

Regardez la bande-annonce:     &gt; En salle le 10 janvier: Bonnard, Pierre et Marthe de Martin Provost Qu&#039;est ce qui inspire les peintres? Quinze ans après Séraphine, Martin Provost revient sur cette question avec Bonnard, Pierre et Marthe, autour d&#039;un coup de foudre entre l&#039;artiste et sa muse. Loin d&#039;une monographie, Provost transforme cette rencontre fusionnelle en rapport à la liberté de vivre comme on l&#039;entend. Cette étude de cas est aussi celle d&#039;un couple aussi bohème qu&#039;inséparable. La magistrale interprétation de Vincent Macaigne et Cécile de France renforçant sa part de vibrante déclaration d&#039;amour, jusqu&#039;à convaincre que Pierre n&#039;était rien sans Marthe et réciproquement. Cette imprégnation gagnera les tableaux d&#039;un Bonnard qui aura essentiellement peint la femme de sa vie. Notre coup de coeur.
Bonnard, Pierre et Marthe, de Martin Provost. Avec Cécile de France, Vincent Macaigne, Anouk Grinberg…
Regardez la bande-annonce:     &gt; En salle le 17 janvier: &quot;King&#039;s Land&quot;, de Nikolaj Arcel avec Mads Mikkelsen 1755. Revenu de guerre, un capitaine demande au roi du Danemark de pouvoir fonder une colonie sur une terre réputée très aride. Il va devoir se frotter à un tyrannique noble de la région, hostile à ce projet. Après Royal Affair (déjà avec l&#039;acteur Mads Mikkelsen), Nikolaj Arcel se penche à nouveau sur les rapports de classes avec King&#039;s Land. Sous les ors d&#039;un traditionnel film de cape et d&#039;épée surgissent aussi des thèmes très contemporains: abus de pouvoir, féminisme, communautarisme… Cette tribune ne négligeant pas le plaisir des rebondissements d&#039;un palpitant film d&#039;aventures, grâce notamment à un flamboyant personnage de méchant.
King&#039;s Land, de Nikolaj Arcel. Avec Mads Mikkelsen, Amanda Collin, Simon Bennebjerg… En salle le 17 janvier.
Regardez la bande-annonce (VO sous-titrée anglais):     &gt; En salle le 31 janvier: &quot;La Zone d&#039;intérêt&quot; avec Sandra Hüller Avec La Zone d&#039;intérêt, l&#039;écrivain britannique Martin Amis avait rédigé un roman audacieux, autour d&#039;une romance entre nazis dans l&#039;enceinte d&#039;Auschwitz. Jonathan Glazer s&#039;en est emparé pour redéfinir personnages et périmètre: le quotidien de la famille du responsable du camp ne sera visible qu&#039;à l&#039;ombre de ses murs, seul le son de l&#039;extermination des déportés viendra troubler des journées ordinaires de vie pavillonnaire. La Zone d&#039;intérêt provoquera sans doute des polémiques autour de son concept radical de mise en scène; il n&#039;en reste pas moins un film nécessaire, rappel de la banalisation et de l&#039;invisibilisation du mal, sous lesquelles l&#039;horreur inhumaine de certains conflits peut se camoufler. 
La Zone d&#039;intérêt, de Jonathan Glazer. Avec Christian Friedel, Sandra Hüller…
Regardez la bande-annonce:   ... Et côté DVD et blu-ray 
Toni en famille

Alors qu&#039;elle devient très prisée à Hollywood, Camille Cottin ne néglige pas le cinéma français. Pour preuve cette très attachante chronique d&#039;une mère de famille nombreuse reprenant sa vie en main.
DVD. StudioCanal

Coffret Chabrol

Inspecteur Lavardin + Poulet au vinaigre. La vision acerbe de l&#039;espèce humaine de Claude Chabrol baigne les deux enquêtes d&#039;un inspecteur vachard, campé par Jean Poiret.
Blu-ray. Carlotta. Le 16 janvier.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[On voit quoi au cinéma en janvier?]]></media:title>
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      <title>On voit quels films au cinéma en décembre?</title>
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      <pubDate>Tue, 12 Dec 2023 05:50:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En décembre, Gilles Lellouche, Mélanie Thierry, Fanny Ardant et Roschdy Zem vous attendent dans les salles de cinéma. Et, sur le grand écran, il aura du drame, de l&#039;aventure, de l&#039;amour et même des duels à l&#039;épée... Alors, on vous emmène?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  * Depuis le 6 décembre: Soudain seuls, avec Gilles Lellouche et Mélanie Thierry Cas de survie. En voyage autour du monde en bateau, Ben et Laura font une escale improvisée sur une île sauvage du pôle Sud. Ils s&#039;y retrouvent isolés du monde, alors que l&#039;hiver s&#039;approche. Soudain seuls est audacieux dans son parti pris (deux acteurs à l&#039;écran dans un décor naturel austère et ultra-minimaliste) comme dans sa volonté d&#039;un récit à la Robinson Crusoé. Sous le prisme d&#039;une thérapie conjugale délocalisée en Antarctique, en superposant calvaires physique et psychologique, Thomas Bidegain signe un surprenant film d&#039;aventures. Seuls, donc, mais intérieurement très habités, Gilles Lellouche et Mélanie Thierry sont impressionnants.
Soudain seuls, de Thomas Bidegain. Avec Gilles Lellouche et Mélanie Thierry. En salle.
&gt; Regardez  la bande-annonce:     * En salle le 13 décembre: Past Lives-Nos vies d&#039;avant Au fil du temps. Nora et Hae Sung, deux Sud-Coréens, se connaissent depuis toujours sans s&#039;être jamais vraiment trouvés: adolescents, ils sont séparés quand elle immigre aux États-Unis, adultes, ils communiquent par les réseaux sociaux. Jusqu&#039;à ce qu&#039;Hae Sung débarque à New York où elle s&#039;est mariée à un autre homme… Plus qu&#039;un élégant mélo autour d&#039;un triangle amoureux, Past Lives-Nos vies d&#039;avant questionne subtilement l&#039;impact du déracinement sur les destins et les identités. Façonné en puzzle autour de flash-back et d&#039;ellipses, ce splendide premier film sait être à la fois profond et pudique pour explorer les blessures intimes de l&#039;usure du temps et des occasions perdues. Notre coup de coeur.
Past Lives-Nos vies d&#039;avant, de Celine Song. Avec Greta Lee, Yoo Teo…
En salle le 13 décembre.
&gt; Regardez la bande-annonce:
     * En salle le 20 décembre: Ma France à moi avec Fanny Ardant France, grande bourgeoise parisienne, accueille chez elle Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays. Mais est-ce par générosité désintéressée ou pour apaiser sa solitude suite au deuil de son mari? Benoît Cohen avait couché cette histoire vraie sur papier avec Mohammad, ma mère et moi (éd. Flammarion, 2018). En la transposant à l&#039;écran, il en fait une analyse fine de la complexité du devoir de solidarité, entre rapport de classes et incompréhensions culturelles. Tout comme Fanny Ardant fait brillamment passer cette femme d&#039;une hilarante démesure à une introspection tourmentée, le ton de comédie badine bascule vers une lucide étude de mœurs.
Ma France à moi, de Benoît Cohen. Avec Fanny Ardant, Nawid Elham, Pierre Deladonchamps… En salle le 20 décembre.
&gt; Regardez la bande-annonce:     * En salle le 27 décembre: Une affaire d&#039;honneur Le dernier duel à l&#039;épée en France remonte à 1967 (entre Gaston Defferre et René Ribière). Une affaire d&#039;honneur relate un cas, resté unique: en 1887, Marie-Rose Astié, une militante socialiste qui se jugeait offensée par un journaliste, demanda réparation par les armes. Vincent Perez part de ce fait divers qui scandalisa le Tout-Paris pour remonter aux sources du féminisme.
Fougueux film romanesque – une histoire de vengeance court en parallèle de la mise en place de ce duel inédit – Une affaire d&#039;honneur sort le film en costumes de la naphtaline par son rythme et son propos sur les femmes. Jusqu&#039;à rendre justice à ces dernières. Dans la réalité, le duel demandé par Astié n&#039;a pas eu lieu; Perez l&#039;organise avec panache.
Une affaire d&#039;honneur, de Vincent Perez. Avec Roschdy Zem, Doria Tillier, Guillaume Gallienne, Damien Bonnard 
En salle le 27 décembre.
&gt; Regardez la bande-annonce:   Et côté blu-ray... .    Love Actually Pour célébrer l&#039;esprit de Noël, le scénariste de Quatre mariages et un enterrement entrecroise des romances à l&#039;approche du réveillon. Y a-t-il comédie romantique plus appropriée pour passer les fêtes? Non! 
Blu-ray, StudioCanal.    Boire &amp; déboires Bruce Willis, aujourd&#039;hui atteint d&#039;une maladie le rendant aphasique, était au sommet dans cette pétulante comédie signée Blake Edwards où Kim Basinger fait déraper une soirée après un verre de trop…  
Blu-ray, ESC  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[On voit quels films au cinéma en décembre?]]></media:title>
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      <title>Claude Lelouch: &quot;Je suis toujours un cinéaste amateur&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 14 Nov 2023 13:15:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À 86 ans, le réalisateur et producteur Claude Lelouch foisonne de projets. Parmi eux, un spectacle symphonique mêlant extraits de ses films et bandes originales. À la veille du concert parisien, Claude Lelouch nous confie ses réflexions sur le cinéma, la vie et la musique. Rencontre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pourquoi avez-vous eu envie de monter un &quot;ciné-concert&quot; mêlant bandes-son et extraits de vos films? Claude Lelouch: La musique a toujours joué un rôle très important dans mon cinéma. Elle est ce qui parle le mieux à notre part d&#039;irrationnel. C&#039;est le langage du divin. Je pense qu&#039;elle a des vertus incroyables. Et, d&#039;abord, celle de nous rendre heureux. Elle a donc toujours été l&#039;un des personnages principaux de mes films. Lorsqu&#039;on m&#039;a proposé ce projet, j&#039;ai eu un peu peur au début, puis j&#039;ai accepté.  Que craigniez-vous? Claude Lelouch: On a toujours peur des rétrospectives car elles ressemblent à de petits enterrements. Finalement, on s&#039;est aperçu que ce spectacle était une fête et un bel hommage à la vie. Pendant soixante ans, j&#039;ai tourné des films pour faire comprendre aux gens que j&#039;aimais la vie et la leur faire apprécier.  Francis Lai a été votre compositeur fétiche pendant plus de cinquante ans. Qu’est-ce qui vous a lié à lui? Claude Lelouch: C&#039;est le compositeur Pierre Barouh qui nous a présentés. Il m&#039;a dit: &quot;Tu sais, je travaille avec un musicien, il faut absolument que tu le rencontres. Il fait de la musique comme tu fais des films, sans limite et sans rien s&#039;interdire.&quot; J&#039;ai rencontré Francis, avec son accordéon, en 1965. Il a passé des heures à me jouer des thèmes et nous ne nous sommes plus quittés. Il y avait un côté amateur chez lui qui me parlait beaucoup. Moi-même, je suis toujours un cinéaste amateur, je ne suis pas un professionnel de la profession, sinon, j&#039;aurais fait des films de commande et je n&#039;aurais pas pu travailler aussi librement. Bref, avec Francis nous avons décidé de travailler ensemble sur Un homme et une femme et nous avons bien fait.
Lire aussi&gt; Claude Lelouch: &quot;Je ne pensais pas être aussi cinglé que ça&quot;  Vous dites souvent que le succès d’Un homme et une femme, sorti en 1966, a été une renaissance pour vous. Pour quelle raison? Claude Lelouch: Parce qu&#039;il a bouleversé ma vie. Quand je tourne Un homme et une femme, j&#039;en suis à mon septième film. Aucun n&#039;a marché et je me dis que, peut-être, je ne suis pas fait pour ce métier. Je décide d&#039;en réaliser un dernier et de prendre tous les risques. C&#039;était une sorte de suicide. Je me persuade que si celui-là ne marche pas, je ferai autre chose. Et ça a marché! Au-delà de tout ce que je pouvais imaginer.  Comment êtes-vous arrivé au cinéma? Claude Lelouch: Par mon père qui avait acheté une caméra pour filmer ma naissance. Le premier acteur que j&#039;ai vu sur écran, c&#039;est donc moi! Plus tard est arrivée l&#039;Occupation. Pour échapper à la Gestapo, ma mère a eu l&#039;idée de me cacher dans les salles de cinéma. Moi qui étais un enfant très turbulent, c&#039;étaient les seuls endroits où j&#039;étais à peu près calme. Elle me confiait aux ouvreuses à 14 heures et me récupérait en fin de journée. J&#039;étais au paradis. À partir de ce moment-là, je me suis dit que je préférais fréquenter les gens que je voyais à l&#039;écran. Ils étaient plus réussis, plus beaux, plus intelligents que ceux que je voyais dans la rue. Et au fil de mes cinquante et un films, je me suis régalé.  Le cinéma rend-il immortel ? Claude Lelouch: Oui, regardez les Gabin, de Funès, Belmondo. Ils sont toujours parmi nous. Vous savez, aujourd&#039;hui, tous mes copains sont à l&#039;Ehpad ou au cimetière. J&#039;ai le devoir de leur rendre hommage comme je peux. Ce cinéconcert est aussi une manière de faire revivre Francis Lai, Annie Girardot, Jean-Louis Trintignant, Charles Gérard, Pierre Barouh, Belmondo, Charles Denner, Brel aussi bien sûr… La liste est impressionnante. Je me sens un peu comme le dernier des Mohicans. Je ne sais pas combien de temps cela va durer. J&#039;ai aussi un grand âge donc je me prépare au départ.  Vous fourmillez pourtant de projets… Vous fourmillez pourtant de projets… Claude Lelouch: Pour le moment, je me sens comme un notaire qui transmet un testament. Je viens de terminer un film que j&#039;ai appelé Finalement. Parce qu&#039;à partir de maintenant mes films vont s&#039;appeler Finalement1, Finalement 2, Finalement3! Je sais que je suis en train de préparer mes derniers tournages. Je ne sais pas combien de temps j&#039;aurai la chance de pouvoir me servir de mon cerveau ou de mon vécu, mais j&#039;ai très envie que ces dernières années me permettent de mettre ma vie au propre. Avoir un certain âge n&#039;a pas que des inconvénients.  Le temps qui passe est-il donc un allié? Claude Lelouch: Je vais vous faire une confidence, vous avez devant vous un homme heureux. C&#039;est une espèce en voie de disparition, profitez-en! Je suis content d&#039;avoir eu la chance de traverser toutes ces tempêtes, de rencontrer toutes ces personnes, même les salauds! Ils m&#039;ont sans doute encore plus fait grandir que les braves gens. Même chose pour les échecs, ils m&#039;ont plus appris que mes succès. Et je ne crois pas que la mort soit la fin. Donc je n&#039;ai pas peur, j&#039;ai juste un peu le trac, comme un acteur avant une grande première. C&#039;est la même chose avec ceux qui nous ont quittés. Quand mes copains sont partis, je n&#039;ai pas été triste parce que j&#039;ai l&#039;intime conviction qu&#039;ils voguent vers de nouvelles aventures. Sinon, je ne me serais jamais remis de leur mort.  Avez-vous des regrets? Claude Lelouch: Aucun. Je trouve que chaque seconde de ma vie a été utile, le bon comme le mauvais. J&#039;ai construit ma vie sur une éternité. Je l&#039;ai aimée comme j&#039;aime les variations de la météo. Il faut tout accepter, les journées ensoleillées comme les pluvieuses, et même les ouragans.  Quel a été le plus gros ouragan de votre vie? Claude Lelouch: La mort de mon père. J&#039;avais 19 ans. Il est parti brusquement. J&#039;ai eu le sentiment qu&#039;il me léguait des responsabilités énormes. Celles de ma mère et de ma sœur d&#039;abord. D&#039;un seul coup, je devenais le patron de la famille. Et puis celui de ma vie. Tant qu&#039;il était en vie, je me disais, si j&#039;ai un ennui, je l&#039;appelle. Là, je devais me débrouiller. Aujourd&#039;hui, à mon tour, je suis le Samu de ma famille. J&#039;ai sept enfants et huit petits-enfants et dès qu&#039;ils ont une urgence, c&#039;est moi qu&#039;ils appellent. J&#039;en suis ravi  Claude Lelouch en 6 dates 1937 Claude Lelouch voit le jour le 30 octobre, à Paris.
1960 Il tourne Le Propre de l&#039;homme, son premier long-métrage.
1966 Sortie d&#039;Un homme et une femme, récompensé à Cannes par la Palme d&#039;or et, l&#039;année suivante, par l&#039;Oscar du meilleur film étranger.
1988 Sortie d&#039;Itinéraire d&#039;un enfant gâté avec Richard Anconina et Jean-Paul Belmondo, qui obtiendra un César pour son interprétation.
2015 Sortie d&#039;Un plus une, une comédie romantique avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein.
2024 Sortie prévue de Finalement, son dernier film.   Claude Lelouch, le ciné spectacle symphonique, salle Pleyel à Paris à écouter le 15 novembre 2023; à 20h, en présence de Claude Lelouch.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Claude Lelouch: &quot;Je suis toujours un cinéaste amateur&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Az You Like Films_Les Films 13]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Kad Merad: &quot;Je suis fier de ma popularité&quot;</title>
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      <pubDate>Sun, 29 Oct 2023 05:50:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Humoriste, réalisateur, producteur, acteur dans des drames, des comédies, des séries… Kad Merad change de casquette avec une agilité qui le rend inclassable. Sur scène cet automne, il joue dans &quot;Ruy Blas&quot; de Victor Hugo, aux côtés de Jacques Weber.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous montez sur scène dans une nouvelle version de Ruy Blas. Pour vous qui venez du théâtre classique, c’est un retour aux sources… Kad Merad: J&#039;ai même déjà joué le personnage de don César de Bazan. Je devais avoir 18 ans et j&#039;étais dans un cours de théâtre où on faisait tout avec les moyens du bord, les costumes, le maquillage, les décors… Tout! Et c&#039;est vrai qu&#039;au départ, je suis un homme de scène, je reviens donc à mes premières amours.  Vous incarnez don César, personnage qui est un peu la caution comique de la pièce. Aviez-vous besoin de faire rire? Kad Merad: Il faut dire, aussi, que je suis trop vieux pour jouer Ruy Blas lui-même et que je ne peux pas lutter contre Jacques Weber pour incarner don Salluste! Plus sérieusement, don César me va bien. C&#039;est un personnage qui vient bousculer l&#039;ordre établi avec son grain de folie, un vagabond libre et heureux. J&#039;espère que j&#039;arriverai à faire sourire mais aussi à émouvoir.  Il est loin le temps où des producteurs avaient refusé de vous voir endosser le rôle de François Ier, en raison de votre nom… Kad Merad: C&#039;est vrai, même si je pense qu&#039;il n&#039;y avait pas de méchanceté de leur part. On n&#039;imaginait pas à l&#039;époque que le nom Kadour Merad puisse figurer au générique à côté de celui de François Ier. Ça m&#039;avait alors un peu blessé. Je me demandais surtout si j&#039;allais réussir à jouer tout ce que je voulais, si mes origines allaient faire peur. Finalement, vous voyez, j&#039;ai joué le papa du Petit Nicolas, l&#039;incarnation du Français moyen: la consécration!  Une forme de revanche? Kad Merad: Non, je ne suis pas animé par cet esprit-là. Je me dis que c&#039;était à moi de passer à autre chose, de ne pas me laisser enfermer dans un carcan. Ceci dit, je dois avouer que jouer au théâtre Marigny me fait très plaisir. Jeune, j&#039;habitais en banlieue parisienne. Je me souviens que lorsque j&#039;ai eu mon permis de conduire, j&#039;aimais bien descendre l&#039;avenue des Champs-Élysées pour pouvoir apercevoir le théâtre Marigny, où Delon et Belmondo s&#039;étaient produits. Je me disais qu&#039;un jour il faudrait que je joue là. Et voilà, j&#039;y suis cet automne pour la première fois. Ça, pour moi, c&#039;est une belle revanche, car ce n&#039;est pas facile, quand on vient de Ris-Orangis, de faire Marigny après.  À quoi rêviez-vous enfant? Kad Merad: De grandes scènes, de longues tirades, de faire rire les gens, de les émouvoir… Ma première émotion de théâtre remonte au collège. Je jouais un très vieux monsieur dans une pièce de Federico Garcia Lorca. C&#039;était en espagnol. Malgré la barrière de la langue, les gens étaient hilares. À la fin, je me souviens que toute la salle scandait mon nom: &quot;Kadour, Kadour, Kadour!&quot; Les parents comme les élèves. J&#039;avais retourné la salle. Moi qui, jusque-là, n&#039;avais aucun pouvoir particulier – je n&#039;étais pas très bon à l&#039;école, je n&#039;étais pas très beau, ni très doué avec les filles – tout à coup, je découvrais que je pouvais faire rire. Je me suis dit: c&#039;est le métier que je veux faire.  Vos parents, qui n’étaient pas de la partie, vous ont-ils toujours accompagné? Kad Merad: Mes parents ne m&#039;ont pas empêché. Rien ne nous rapprochait de ce milieu du théâtre et du cinéma. Ma mère était coiffeuse et mon père travaillait dans une usine. Un jour, alors que je dérivais dans mes études, j&#039;ai demandé à ma mère de m&#039;inscrire dans un cours de théâtre. Je devais avoir 18 ans. Elle m&#039;a aidé à remplir les documents et j&#039;ai pu me lancer. J&#039;ai eu de la chance. Mon père, lui, m&#039;a soutenu jusqu&#039;à son dernier souffle. Il me disait toujours &quot;Tu sais que tu as ta chambre à la maison si tu as un problème&quot;.  Êtes-vous fier du chemin parcouru? Kad Merad: Je commence à l&#039;être un peu. Je suis très pudique vous savez, pas du tout triomphaliste. Mais je vais vous dire ce qui me plaît vraiment. Cet été, je suis passé sur la caravane du Tour de France. Les gens venaient me saluer, me parler, me demandaient de prendre des photos avec eux. Toutes ces personnes, au bord de la route avec leur chaise de camping, je me sens proche d&#039;elles parce que je viens du même milieu. Je suis fier de ma popularité, d&#039;avoir réussi à garder ce lien avec le public, de ne jamais m&#039;être déconnecté malgré le succès.  Le cinéma est arrivé assez tardivement dans votre carrière. Cela a-t-il généré une forme de gourmandise pour tout ce que l’on vous proposait? Kad Merad: À mort! J&#039;ai vraiment commencé le cinéma avec Les Choristes (de Christophe Barratier, sorti en 2004, NDLR). J&#039;avais 40 ans et cela faisait déjà vingt ans que je faisais ce métier. Donc oui, ça m&#039;a certainement poussé à accepter plus de choses, à être curieux de tout, à vouloir tout essayer. Ma gourmandise était insatiable. J&#039;ai fait beaucoup de films, un peu comme on enfile des perles. Ce n&#039;est plus forcément ce dont j&#039;ai envie aujourd&#039;hui, même si je ne regrette rien. J&#039;ai beaucoup appris.  De quoi avez-vous envie? Kad Merad: De tout ce qui pourrait me faire sortir de ma zone de confort. Cet été j&#039;ai tourné dans le deuxième film de Sylvain Estibal qui, en 2011, avait réalisé Le Cochon de Gaza. L&#039;histoire d&#039;un pape, qui, lors d&#039;un voyage au Mexique, va être enlevé. C&#039;est un film très rock, très décalé, très fort et je suis heureux d&#039;y participer. J&#039;ai aussi repris le rôle de producteur pour la première saison de la série Pamela Rose que nous avons écrite pour Canal + avec Olivier Baroux. C&#039;est pas mal sur un CV! Et dans l&#039;immédiat, je me réjouis de monter sur scène avec Jacques Weber et de prononcer les premiers mots de mon texte &quot;Oui, cousin, me voilà&quot;…  Comment se sont passées les retrouvailles avec Olivier Baroux? Kad Merad: C&#039;était génial! Nous avons quasiment vécu ensemble pendant trois mois. Il est tellement enthousiaste et plein d&#039;idées que c&#039;était un plaisir. Pamela Rose, vous savez, ce sont des enfants qui revêtent un costume de policier américain et qui s&#039;amusent des clichés sur les États-Unis. Sur le tournage, on avait 120 ans à nous deux, mais on s&#039;est éclatés. Même si on n&#039;arrive plus forcément à faire les cascades!  Vous aurez 60 ans l’année prochaine. Comment allez-vous passer ce cap? Kad Merad: C&#039;est drôle, j&#039;y ai pensé récemment. Je me dis qu&#039;il me reste une vingtaine d&#039;années à vivre à peu près en forme. Pour la première fois, j&#039;ai conscience que les années sont comptées. Quand vous me dites que je vais avoir 60 ans, je n&#039;en reviens pas. Petit, cela me semblait si vieux. C&#039;était l&#039;âge de mon grand-père. Quand je me regarde dans une glace ou dans le regard des gens, je me dis que ça va. Si la tête fonctionne et que le physique suit, tout ira bien.  Cet été, vous avez également tourné dans &quot;Finalement&quot;, le prochain film de Claude Lelouch, annoncé comme étant son dernier. Comment était l’ambiance sur le plateau? Kad Merad: Extraordinaire. Le film est l&#039;histoire de l&#039;errance d&#039;un avocat qui quitte sa vie bourgeoise pour partir sur les routes. Nous avons tourné à Béziers, Avignon, dans le Morvan, à Paris, Beaune, au Mont-Saint-Michel. Nous étions nous-mêmes en road trip. C&#039;était un grand bonheur. Et me frotter à ce réalisateur mondialement connu a été une expérience unique. J&#039;avais le sentiment que c&#039;était une nouvelle énergie, une nouvelle façon de travailler. Quand on arrive à un moment de sa carrière où on se dit qu&#039;on a un peu fait le tour de ce qui pouvait nous être proposé, c&#039;est important d&#039;avoir encore des surprises  Il est don César de Bazan dans cette nouvelle adaptation de Ruy Blas, drame romantique de Victor Hugo, en cinq actes et en alexandrins. Face à Jacques Weber, terrible don Salluste, il incarne un seigneur vibrionnant, sympathique et haut en couleur. Une tournée dans toute la France est prévue en 2024.
Côté télévision, il reprend, pour Canal +, son personnage de Richard Bullit dans la série Pamela Rose, adaptation de Mais qui a tué Pamela Rose?, déjà décliné en sketchs et films et écrit avec son complice de toujours, Olivier Baroux.
Au théâtre Marigny, à Paris, jusqu&#039;au 31 décembre 2023.
Infos et réservations: www.theatremarigny.fr  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Kad Merad: &quot;Je suis fier de ma popularité&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bernard Richebé]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cinéma: les 4 films de novembre à ne pas rater</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/cinema-films-de-novembre-ne-pas-rater-80155</link>
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      <pubDate>Tue, 07 Nov 2023 08:55:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Juliette Binoche, Virginie Efira et Marion Cotillard partagent le haut de l&#039;affiche au mois de novembre. Vous croiserez des cuisiniers passionnés par leur art, une mère célibataire qui se bat pour récupérer son fils et un Japonais qui nettoie les toilettes publiques. Notre sélection de films immanquables.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Dès le 8 novembre: La Passion de Dodin Bouffant, les retrouvailles de Juliette Binoche et Benoît Magimel À la fin du XIXe siècle, notables et politiques se ruent à la table de Dodin, critique gastronomique et chef émérite. La qualité de ses plats tient aussi à la relation qu&#039;il entretient avec Eugénie, sa collaboratrice depuis vingt ans. Lorsqu&#039;elle tombe malade, il se met enfin aux fourneaux pour elle. Incroyable ode à l&#039;art culinaire (la préparation des plats est filmée comme un ballet sensuel), La Passion de Dodin Bouffant fait aussi l&#039;éloge d&#039;un amour d&#039;autant plus mijoté qu&#039;interprété par Benoît Magimel et Juliette Binoche. Cet ancien couple à la ville ajoute l&#039;ingrédient parfait à l&#039;éveil des sens nourri par une somptueuse mise en scène: la profonde tendresse issue d&#039;années en commun. Le film représentera la France aux Oscars 2024 le 10 mars 2024.
La Passion de Dodin Bouffant, de Tran Anh Hung. Avec Benoît Magimel, Juliette Binoche, Emmanuel Salinger…
En salle le 8 novembre.
Regardez la bande-annonce:     Dès le 15 novembre:  Little Girl Blue avec Marion Cotillard Pour tenter de comprendre pourquoi sa mère s&#039;est donné la mort, Mona Achache se lance dans un pari osé: à partir d&#039;enregistrements, lettres et photos, elle demande à Marion Cotillard de se mettre dans la peau de la disparue. Une démarche audacieuse pour l&#039;actrice comme pour la réalisatrice. Loin d&#039;une introspection égocentrique, cette fascinante et double mise à nue transforme le puzzle d&#039;une femme énigmatique en bilan de l&#039;héritage psychologique laissé par les femmes de mai 1968 à leurs filles. Au-delà d&#039;un dispositif semi-expérimental, qui pourrait (à tort) rebuter, Little Girl Blue est une quête de soi particulièrement courageuse.
Little Girl Blue, de et avec Mona Achache. Et aussi Marion Cotillard.
En salle le 15 novembre.
Découvrez la bande annonce:     Dès le 22 novembre: Rien à perdre avec Virginie Efira Sévices sociaux. Le parcours d&#039;une mère célibataire et précaire pour récupérer la garde d&#039;un enfant placé en foyer est quasi devenu un scénario lambda pour nombre de films et téléfilms. Rien à perdre fait pourtant bouger les lignes, en explorant le calvaire de Sylvie, qui doit donner des gages de bonne foi à une administration rigide. Si Delphine Deloget pointe du doigt une impasse, elle nuance les choses, en soulignant autant les responsabilités de l&#039;État que celles de cette mère. Un équilibre qui se retrouve dans le casting: Virginie Efira est parfaite en maman désinvolte, India Hair l&#039;est tout autant en intraitable inspectrice de l&#039;Aide sociale à l&#039;enfance.
Rien à perdre, de Delphine Deloget. Avec Virginie Efira, Félix Lefebvre, Alexis Tonetti, India Hair…
En salle le 22 novembre.
Découvrez la bande annonce:
     Dès le 29 novembre: Perfect Days, de Wim Wenders Longtemps reconnu et adulé comme l&#039;un des plus grands réalisateurs allemands, Wim Wenders s&#039;était égaré ces vingt dernières années dans un cinéma trop théorique. Avec Perfect Days, il revient à une belle simplicité. À partir d&#039;une commande japonaise inattendue – pour la promotion de projets mêlant architecture et dimension sociale –, Wenders suit le quotidien d&#039;un employé chargé du nettoyage de toilettes publiques. Le fim fait des rituels et petits riens du quotidien l&#039;émouvant portrait d&#039;une solitude acceptée. Koji Yakusho, extraordinaire de finesse, récompensé par un prix d&#039;interprétation à Cannes, illumine cette douce balade dans les rues de Tokyo.
Perfect Days, de Wim Wenders. Avec Koji Yakusho, Min Tanaka…En salle le 29 novembre.   Et côté Blu-ray? Deux classiques! .   Loin de son apparence fourre-tout (Woody Allen, Peter Sellers, Ursula Andress et Romy Schneider en têtes d&#039;affiche), What&#039;s new pussycat? est un modèle de comédie anglaise des années 1960: enlevée et swinguante jusqu&#039;à son fameux générique chanté par Tom Jones.
Blu-ray. Rimini.   L&#039;imperméable froissé comme la 403 de l&#039;inspecteur Columbo sont entrés au panthéon des séries télé. Un coffret réunissant toutes ses enquêtes est aussi l&#039;occasion de se souvenir de l&#039;écriture parfaite des scénarios comme de Peter Falk, génial en flic faussement nigaud.
Blu-Ray. L&#039;Atelier d&#039;images.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cinéma: les 4 films de novembre à ne pas rater]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Notre coup de coeur au cinéma: &quot;The Old Oak&quot; de Ken Loach</title>
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      <pubDate>Wed, 25 Oct 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ken Loach est de retour sur les écrans avec &quot;The Old Oak&quot;, du nom du pub dont le propriétaire va se lier avec une réfugiée syrienne. Colère et espérance sont toujours le moteur du cinéaste britannique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Ebla Mari prête ses traits lumineux à Yara, une jeune photographe syrienne venue chercher refuge dans le nord de l&#039;Angleterre.Le jour où Ken Loach prendra véritablement sa retraite (comme il l&#039;annonce depuis plusieurs films), le cinéma britannique perdra un immense cinéaste… Le scénario de The Old Oak semble totalement prévisible (l&#039;amitié entre un patron de pub dans un village en décrépitude et une migrante syrienne) mais, de l&#039;interprétation d&#039;acteurs inconnus à la ferveur d&#039;un appel à la compassion et la solidarité, cette chronique d&#039;une Angleterre post-Brexit se renfermant sur elle-même sonne incroyablement juste. Mieux, elle gagne en émotion scène après scène. Dans son plaidoyer pour une (ré)ouverture aux autres, la colère de Loach, vieux chêne de cinéaste aux racines encore fortes, fait place à un espoir de réconciliation dans un magnifique final. 
The Old Oak, de Ken Loach. Avec Dave Turner, Ebla Mari, Trevor Fox… En salle le 25 octobre
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Notre coup de coeur au cinéma: &quot;The Old Oak&quot; de Ken Loach]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Sixteen Oak Limited, Why Not Productions]]></media:copyright>
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      <title>Le film de la semaine: &quot;Marie-Line et son juge&quot; avec Louane</title>
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      <pubDate>Wed, 11 Oct 2023 05:50:15 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Louane revient auc cinéma dans le rôle d&#039;une jeune femme pétulante confrontée à Michel Blanc, un sexagénaire bourru. Un duo qui va devoir s&#039;apprivoiser.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À 20 ans, Marie-Line est déjà promise à une vie sans horizon. La rencontre fortuite de cette serveuse avec un juge issu d&#039;un milieu plus favorisé va changer son destin. Mais aussi le sien… Si on a connu Jean-Pierre Ameris (Les Émotifs anonymes, Les Aveux de l&#039;innocent…) plus inspiré pour exprimer les différences sociales – le portrait d&#039;une famille précaire du Nord est ici trop chargé – Marie-Line et son juge tricote finement une relation intergénérationnelle entre une jeune femme pétulante et un sexagénaire bourru. L&#039;alchimie immédiate entre Louane Emera et Michel Blanc s&#039;ajoute à l&#039;écriture ciselée de ce très touchant duo qui s&#039;apprivoise peu à peu.
Marie-Line et son juge, de Jean-Pierre Améris. Avec Louane Emera, Michel Blanc, Victor Belmondo… En salle le 11 octobre.
Regardez la bande-annonce:
    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le film de la semaine: &quot;Marie-Line et son juge&quot; avec Louane]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Caroline Bottaro]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le film de la semaine: &quot;Bernadette&quot;, avec Catherine Deneuve</title>
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      <pubDate>Wed, 04 Oct 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quand Catherine Deneuve rencontre Bernadette Chirac, cela donne &quot;Bernadette&quot;. Cette comédie sur la métamorphose d&#039;une femme propose un casting cinq étoiles: Michel Vuillermoz, Denis Podalydès,  Sara Giraudeau et Artus.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quand Deneuve devient Bernadette… Voilà une comédie qui va faire l&#039;événement! L&#039;immense Catherine Deneuve apparaît sous les traits de la mystérieuse et désormais invisible Bernadette Chirac. Le film évoque l&#039;arrivée des Chirac à l&#039;Élysée, en 1995. Madame entend sortir de l&#039;ombre pour enfin rayonner mais à l&#039;inverse, l&#039;entourage la jugeant trop ringarde, elle est sommée de faire profil bas. Elle décide alors de prendre sa revanche et d&#039;obtenir les faveurs du peuple… Michel Vuillermoz est un Chirac détonant, entouré de Denis Podalydès et de Sara Giraudeau. 
Bernadette, avec Catherine Deneuve, Denis Podalydès, Michel Vuillermoz, en salles le 4 octobre
Regardez la bande-annonce:     Retrouvez-nous en kiosque  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/08/09/bernadette-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Le film de la semaine: &quot;Bernadette&quot;, avec Catherine Deneuve]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Warner Bros]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Louis de Funès, tout simplement culte</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/de-funes-75933</link>
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      <pubDate>Sun, 01 Oct 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quarante ans déjà que Louis de Funès nous a quittés. Au fil des générations, ses grimaces et son jeu continuent de nous offrir de beaux fous rires… Vous témoignez de ce qu&#039;il vous a apporté.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Mon premier film de “grand&quot; Michel Léonard, 64 ans, La Garenne-Colombes (92)
&quot;Comme ma mère était ouvreuse dans un cinéma de la région parisienne, nous avions droit, à ce titre, à une séance gratuite par mois. Petit veinard, j&#039;ai donc pu voir toute la série des Gendarmes, La Grande Vadrouille, Le Tatoué… Toutes ces comédies populaires qui faisaient salle comble et dans lesquelles de Funès, avec ses mimiques, ses colères extra-larges, ses borborygmes, me faisait mourir de rire. Un régal pour un gamin des années 1960! En 1971, j&#039;ai vu Sur un arbre perché. Ce huis clos réunissait un promoteur, Louis de Funès, et deux jeunes autostoppeurs, Géraldine Chaplin et Olivier de Funès, son fils, dans une décapotable perchée sur un pin parasol à flanc de falaise, après une sortie de route. Si je ne me rappelle plus des péripéties, je me souviens bien de dialogues pas nécessairement comiques et du sentiment à l&#039;époque d&#039;avoir vu mon premier film de “grand”.&quot;
Lire aussi&gt; Quiz Louis de Funès: jouez avec nous!  &quot;Patakweks est entré dans notre vocabulaire&quot; &quot;J&#039;avais vu les Fantômas à la télévision et, pour moi, Louis de Funès, c&#039;était le commissaire Juve. Mes parents n&#039;étant pas particulièrement fans de cet acteur, c&#039;est presque par hasard qu&#039;en 1973, j&#039;ai vu sans eux, à 10 ans et avec ma soeur de 13 ans, Les Aventures de Rabbi Jacob. Quel souvenir! J&#039;étais fébrile d&#039;aller pour la première fois au cinéma sans mes parents, mais j&#039;ai vite oublié mon trac: le film nous a énormément plu. Notamment la scène de la cuve de chewing-gum. Ce n&#039;est que bien plus tard que nous avons compris les références politiques et religieuses du film. Mais à l&#039;époque, nous avons beaucoup ri aux gesticulations de l&#039;acteur tartiné en vert. Surtout quand il faisait des bulles en marchant et que les touches du téléphone restaient collées à ses doigts! Quant à l&#039;expression improbable “Qu&#039;est-ce que c&#039;est que ces patakweks?”, elle est entrée dans notre vocabulaire!&quot;
Lire aussi&gt; Quiz: 10 questions sur Louis de Funès, connaissez-vous bien l&#039;homme derrière l&#039;artiste?  &quot;Nous avons pleuré de rire… &quot; Michel Vandendriessche, 74 ans, Salon-de-Provence (13)
&quot;En 1966, j&#039;avais vu avec mon frère et des amis La Grande Vadrouille mais ma véritable rencontre avec de Funès date de 1967. Couchés dans nos lits respectifs, un transistor entre nous deux, mon frère et moi écoutions RMC. Pierre Lescure, Jacques Bal et Jean-Michel Desjeunes y animaient les soirées. Ils présentaient les nouveaux films en en faisant écouter les dix premières minutes. Ce soir-là, c&#039;était Oscar d&#039;Édouard Molinaro. En écoutant les dialogues entre Louis de Funès et Claude Rich, nous avons tellement pleuré de rire que nous avons décidé d&#039;aller voir le film durant lequel nous n&#039;avons cessé de nous esclaffer des mimiques de de Funès, notamment quand il se sert de son nez comme d&#039;un instrument de musique. Ensuite je suis allé voir presque tous ses films. Pouic-Pouic a été le premier que j&#039;ai vu avec ma femme, après notre mariage. Mon grand regret c&#039;est de ne pas avoir vu cet immense acteur au théâtre.&quot;  &quot;Les “Ma biiiiiiche” de mon père&quot; Élisabeth Gérard, 58 ans, Boulogne-Billancourt (92)
&quot;Petite, je n&#039;appréciais pas Louis de Funès. Il ne me faisait pas spécialement rire sauf quand c&#039;était mon père qui l&#039;imitait. Homme peu démonstratif et taiseux façon Lino Ventura, il ne savait pas toujours comment se comporter avec moi. Mais par moments, pris par un accès de fantaisie, il se mettait à faire des grimaces comme de Funès en nous lançant des “Ma biiiiiiche” à tire-larigot, à mes soeurs et moi. Ce qui, le plus souvent, avait le don de me faire rire aux éclats et oublier ses maladresses. C&#039;est ainsi que je me suis mise à aimer Louis de Funès. La Folie des grandeurs, Rabbi Jacob, L&#039;Aile ou la Cuisse, La Zizanie… sont des films que j&#039;ai revus plusieurs fois, notamment avec mes enfants. Aujourd&#039;hui, j&#039;ai une affection particulière pour le grand acteur qu&#039;il était, mais aussi pour ce pont de tendresse pudique qu&#039;il a bâti entre mon père et moi. Je lui dois beaucoup.&quot;  &quot;Il me fait rire depuis plus de quarante ans!&quot; Anne-Claire Magnet, 60 ans, Caen (14)
La première fois que j&#039;ai vu La Soupe aux choux, c&#039;était au cinéma avec des amis. J&#039;étais ado et nous avons eu des fous rires incroyables et communicatifs… Toute la salle était en délire! Tant d&#039;autodérision, de situations burlesques venant d&#039;adultes sur l&#039;écran nous avaient enchantés. J&#039;ai tellement ri que j&#039;ai dû le revoir une seconde fois pour en comprendre la fin. Le DVD que j&#039;ai acheté ensuite m&#039;a suivie dans tous mes déménagements. Je l&#039;ai regardé au moins dix fois. Si mon mari n&#039;adhérait pas du tout à ce genre d&#039;humour, le simple fait de me voir m&#039;esclaffer l&#039;embarquait lui aussi. Il me fait rire depuis plus de quarante ans: j&#039;adore aussi Rabbi Jacob, excellent film tourné à une époque où on ne se prenait pas au sérieux, où tout ne donnait pas lieu à controverse… Il y a quelques semaines, je l&#039;ai regardé avec ma petite-fille de 7 ans. Quel bonheur de partager avec elle mes rires aux éclats.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Louis de Funès, tout simplement culte]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cette semaine au cinéma: &quot;Nouveau départ&quot;, une comédie avec Karin Viard et Franck Dubosc</title>
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      <pubDate>Wed, 27 Sep 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Et si vous vous laissiez tenter par ce &quot;Nouveau départ&quot;, de Philippe Lefebvre? Une comédie réussie avec un couple inédit au cinéma: Karin Viard, Franck Dubosc.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le départ du foyer de leur fils pousse Diane à s&#039;interroger sur son couple. Après trente ans de vie commune avec Alain, que reste-t-il de leur amour? Une séparation pourrait-elle lui redonner du piment? Nouveau départ avait tout pour n&#039;être qu&#039;une énième comédie de boulevard. Philippe Lefebvre s&#039;en écarte pour aborder des thèmes généralement mis au placard, de l&#039;usure conjugale à la position sociale des femmes à l&#039;âge de la ménopause. Couple  inédit à l&#039;écran, Karin Viard et Franck Dubosc (photo) sont à l&#039;unisson d&#039;un scénario aussi amusé que franc: leurs rôles s&#039;extraient des stéréotypes avec une belle palette de nuances.
Nouveau départ, de Philippe Lefebvre. Avec Karin Viard, Franck Dubosc… En salle le 27 septembre.    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cette semaine au cinéma: &quot;Nouveau départ&quot;, une comédie avec Karin Viard et Franck Dubosc]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Récifilms/Village Films/Orange Studio/France 2 Cinéma/Umédia]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Line Renaud: &quot;Bonne année aux lecteurs de Notre Temps&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 26 Dec 2016 09:15:23 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ses yeux bleus pétillent de joie, comme le champagne qu&#039;elle a dégusté pour nous souhaiter la bonne santé. De retour à l’écran et sur scène, Line Renaud est formidable de charisme, de générosité et d’humour.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Line Renaud: &quot;Bonne année aux lecteurs de Notre Temps&quot; Notre Temps: Dès janvier, nous vous verrons dans un téléfilm, puis au théâtre. Que vous souhaiter d’autre pour 2017?

Line Renaud: La santé, bien sûr! Pour le reste, j’ai des motivations de jeune fille et toujours plusieurs projets à la fois. Avec &quot;Rappelle-toi&quot;, le film de Xavier Durringer, je tiens le rôle d’une résistante qui part sur les traces de son passé. Et puis, je remonte sur scène: j’avais envie de théâtre mais faute de trouver une bonne pièce, je reprends &quot;Pleins feux&quot; que j’avais interprétée en 1991. C’est l’adaptation du film de Mankiewicz &quot;All about Eve&quot;,sur une jeune actrice arriviste qui supplante une actrice plus âgée... Et là, je termine un livre sur mes relations avec mes fans. Je suis devenue très proche d’eux. J’ai besoin de leur montrer que je les aime aussi. Je n’ai eu que deux problèmes avec certains, et je le raconte dans un livre. Mais je n’en dirai pas plus, je dois d’abord finir de l’écrire !
Quelle énergie!
L.R.: Je vous interromps, excusez-moi, mais j’ai soif, pas vous? C’est l’heure d’une petite coupe! Je voudrais trinquer aux lecteurs de &quot;Notre Temps&quot;: je vous souhaite à tous une bonne année, beaucoup de bonheur et une bonne santé pour 2017!
Voilà votre secret pour garder la forme: le champagne...
L.R.:Je m’accorde ce plaisir chaque jour! Un verre de porto ou une coupe de champagne, parfois une cigarette. Je ne fais pas attention à mon alimentation et je ne fais pas de sport non plus.
Vous avez été une meneuse de revue sublime. Comment avez-vous réagi aux signes de maturité?
L.R.: Sans chirurgie esthétique! Je n’ai jamais eu de problèmes avec l’âge. C’est une grande chance de ne pas s’affoler à la première ride, ni à l’arrivée des cheveux blancs. Je reste coquette, mais j’aurais honte de moi si je voulais encore chanter et danser comme avant. Ça ne sert à rien de chercher à cacher son âge et je n’aime pas mentir... même si je ne dis pas tout!
Justement, en 2013, vous avez confié certains secrets sur votre vie amoureuse dans un livre. Qu’est-ce qui vous a poussée à faire ces révélations?
L.R.: Mon couple avec Loulou a été unique. Comme toutes les relations de longue durée, nous avons eu nos tempêtes. À 85 ans, j’ai ressenti le besoin d’en parler, de dire ma vérité, surtout aux femmes. J’ai aimé un autre homme sans quitter mon mari. Cela arrive. La vie n’est pas simple ni toujours rose. Mais les couples qui surmontent les crises sont bien plus cimentés.
Pourquoi est-ce si important de transmettre votre expérience et d’aider les autres comme vous le faites avec le Sidaction?
L.R.: Ça vient de mes origines très modestes. Et puis, les gens du Nord sont ainsi faits. J’ai été élevée par ma grand-mère, mon arrière-grand-mère et ma mère dans un coron où l’entraide était naturelle. J’ai toujours aidé mais sans le faire savoir. Avec le sida, pour la première fois, il fallait médiatiser la cause afin de toucher le plus grand nombre et lever des fonds.
Vous avez accepté de soutenir l’association Crésus, lauréate de notre prix Les Héros de &quot;Notre Temps&quot;, en novembre dernier: un grand merci car vous êtes très sollicitée.
L.R.: C’est vrai, je suis très sollicitée et je fais très peu, car je dois me concentrer sur mon combat contre le sida que je mène depuis trente et un ans. Je ne peux pas être partout. Je le regrette.
Vous semblez habitée par la foi: êtes-vous croyante?
L.R.: Oui, mais j’en parle peu. Je suis catholique. Cela n’a pas été facile: mon père était athée et ma mère a dû batailler pour que je sois baptisée. J’ai même fait ma communion en douce!
À lire aussi: Sandrine Bonnaire, la cinquantaine rayonnante  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Line Renaud: &quot;Bonne année aux lecteurs de Notre Temps&quot;]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le coup de coeur de la semaine: &quot;Un métier sérieux&quot;, de Thomas Lilti</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/le-coup-de-coeur-de-la-semaine-un-metier-serieux-de-thomas-lilti-75930</link>
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      <pubDate>Wed, 13 Sep 2023 05:50:13 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un jeune professeur arrive dans un nouvel établisssent et se frotte à sa nouvelle vie. Après avoir montré le monde médical dans Hippocrate, c&#039;est la première incursion du réalisateur Thomas Lilti dans l&#039;univers scolaire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Carnet de rentrée. Benjamin fait sa rentrée dans un nouveau collège. Il n&#039;est pas élève mais professeur débutant. Au gré des mois, il va apprendre auprès de ses collègues le fonctionnement de la vie scolaire. Après le milieu de l&#039;hôpital (Hippocrate – le film puis la série –, Médecin de campagne, Première année), Thomas Lilti se penche sur celui de l&#039;enseignement. Un métier sérieux cherche à comprendre comment la vocation subsiste dans cette profession toujours plus fragilisée. Porté par un casting intergénérationnel équilibré et harmonieux, cet état des lieux raconte le quotidien dans les salles de classe comme dans le bureau des profs avec une exceptionnelle justesse. 
Un métier sérieux, de Thomas Lilti. Avec Vincent Lacoste, Adèle Exarchopoulos, François Cluzet… En salle le 13 septembre.
Regardez la bande-annonce:
    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/08/07/metier-serieux.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Le coup de coeur de la semaine: &quot;Un métier sérieux&quot;, de Thomas Lilti]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Les Films du Parc/Denis Manin]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cinéma: découvrez les 6 films français à ne pas manquer à la rentrée</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/cinema-decouvrez-les-bande-annonces-des-films-a-ne-pas-manquer-a-la-rentree-77103</link>
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      <pubDate>Tue, 05 Sep 2023 05:30:14 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La météo est morose? Vous avez un coup de blues avec la rentrée? Bonne nouvelle, plusieurs comédies françaises vont vous donner le sourire! Et les stars ne manquent pas: Pierre Niney, Camille Cottin, François Cluzet, Catherine Deneuve, Vincent Lacoste, Karin Viard ou Pio Marmaï sont à l&#039;affiche.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Toni en famille&quot;, en salles le 5 septembre À 43 ans, Antonia, dite Toni, élève seule ses cinq enfants. Ancienne chanteuse oubliée, elle s&#039;interroge sur sa vie: que fera-t-elle dans 10 ans quand ses ados auront tous quitté le nid? Est-il encore temps de reprendre sa vie en main? Une comédie dramatique portée par Camille Cottin.
&quot;Toni en famille&quot;, de Nathan Ambrosioni, avec Camille Cottin, Léa Lopez. 1h36, en salles le 05/09.
Regardez la bande-annonce:
    &quot;Le livre des solutions&quot;, en salles le 13 septembre La nouvelle comédie de Michel Gondry, présentée au printemps au Festival de Cannes. Pressé par ses producteurs, Marc s&#039;enfuit avec toute son équipe dans un petit village des Cévennes pour finir son film chez sa tante Denise. Pour canaliser sa créativité débordante, il se lance dans l&#039;écriture du &quot;Livre des Solutions&quot;, un guide de conseils pratiques... 
&quot;Le livre des solutions&quot;, de Michel Gondry, avec Pierre Niney, Blanche Gardin. 1h42, en salles le 13/09
Regardez la bande-annonce:    &quot;Un métier sérieux&quot;, en salles le 13 septembre Benjamin (Vincent Lacoste), jeune professeur de maths remplaçant, fait sa première rentrée dans un collège où il retrouve un groupe d&#039;enseignants soudés incarnés par Louise Bourgoin, Adèle Exarchopoulos et François Cluzet. Après les médecins (&quot;Hippocrate&quot;, &quot;Première année&quot;&#039;, &quot;Médecin de campagne&quot;), Thomas Lilti rend hommage aux enseignants et à leur passion du métier. 
&quot;Un métier sérieux&quot;, de Thomas Lilti, avec Vincent Lacoste, Louise Bourgoin, Adèle Exarchopoulos, François Cluzet, William Lebghil. 1h41, en salles le 13/09.    &quot;Nouveau départ&quot;, en salles le 27 septembre Toujours fou amoureux de sa femme Diane, Alain est un quinquagénaire heureux. Diane, incarnée par Karine Viard, beaucoup moins.… Entre ennui au travail et ménopause qui s&#039;invite, son quotidien ronronne. Pour tenter de sauver son couple et faire renaître la flamme, Alain (Franck Dubosc), décide de quitter sa femme. Pour mieux se retrouver? 
&quot;Nouveau départ&quot;, de Thomas Lefebvre, avec Karin Viard et Franck Dubosc. 1h40, en salles le 27 septembre.    &quot;Bernadette&quot;, en salles le 4 octobre Catherine Deneuve dans la peau de Bernadette Chirac... Assurément la comédie de cette rentrée, mais il faudra patienter jusqu&#039;au mercredi 4 octobre pour la découvrir. Mise de côté car jugée trop ringarde et austère, Bernadette décide de prendre les choses en main et d&#039;occuper les devants de la scène, aidée par son conseiller incarné par Denis Podalydès. Tout un programme!
Bernadette, avec Catherine Deneuve, Denis Podalydès, Michel Vuillermoz, en salles le 04/10.
Découvrir la bande-annonce:    &quot;Une année difficile&quot;, en salles le 18 octobre Loosers surendettés, Albert et Bruno (incarnés par Pio Marmaï et Jonathan Cohen) se retrouvent par hasard plongés dans le milieu écolo, plus intéressés par les bières et les chips gratuites que par l&#039;engagement associatif. Le nouveau film du duo Éric Toledano et Olivier Nakache (&#039;Intouchables&quot;, &quot;Le sens de la fête&quot;...)  dont on devrait entendre beaucoup parler! 
&quot;Une année difficile&quot;, avec Pio Marmaï, Jonathan Cohen, Noémie Merlant, Mathieu Amalric. 1h58, en salles le 18/10.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/08/31/cinema.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Cinéma: découvrez les 6 films français à ne pas manquer à la rentrée]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>En salles cette semaine: &quot;Anatomie d&#039;une chute&quot;, Palme d&#039;or à Cannes</title>
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      <pubDate>Wed, 23 Aug 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Anatomie d&#039;une chute&quot;, de Justine Triet a reçu la Palme d&#039;or au dernier festival de Cannes. Ce récit d&#039;un procès est porté par l&#039;impressionnante actrice Sandra Hüller.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À la barre. La Palme d&#039;or du Festival de Cannes 2023 aura quelque peu été éclipsée par la polémique autour du discours, sur fond de protestation sociale, de sa réalisatrice lors de la cérémonie de clôture. Ce serait oublier qu&#039;Anatomie d&#039;une chute fut effectivement l&#039;un des films les plus forts de cette édition. Si certains ressorts de scénario tiennent de l&#039;effet de manche, le récit d&#039;un procès (un homme est-il mort accidentellement ou tué par son épouse?) se mue brillamment en autopsie d&#039;un couple en perdition. Le vrai scandale restant que Sandra Hüller, troublante en accusée, n&#039;ait pas remporté un prix d&#039;interprétation plus que mérité…
Anatomie d&#039;une chute, de Justine Triet. Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner… En salle le 23 août.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[En salles cette semaine: &quot;Anatomie d&#039;une chute&quot;, Palme d&#039;or à Cannes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Justine Triet]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Notre coup de coeur cinéma: &quot;Un coup de maître&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 16 Aug 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Voici l&#039;histoire d&#039;Arthur, galiériste et de Renzo, peintre radical en panne d&#039;inspiration, unis par une amitié de trente ans. Pour soutenir l&#039;artiste, Arthur va monter une arnaque qui va bientôt les dépasser. Une comédie signée Rémi Bezançon.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pour éviter la banqueroute à un peintre qu&#039;il représente, un galeriste décide de monter une arnaque: en falsifiant son décès, il fait grimper sa cote auprès des collectionneurs. Cette intrigue est celle d&#039;un film argentin éponyme de 2018 dont Rémi Bezançon (Le dernier jour du reste de ta vie) s&#039;est vu confier le remake. Pour autant, il n&#039;en fait pas un simple travail de copiste. Le propos cinglant sur les vanités et le cynisme du milieu de l&#039;art contemporain est relégué à l&#039;arrière-plan pour explorer la complexité d&#039;une amitié à la vie à la mort entre deux hommes. Vincent Macaigne et Bouli Lanners, parfaits en galeriste aveuglé par son admiration et artiste faussement misanthrope, lui donnent de beaux accents doux-amers.
Un coup de maître, de Rémi Bezançon. Avec Vincent Macaigne, Bouli Lanners, Bastien Ughetto… En salle le 16 août.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Notre coup de coeur cinéma: &quot;Un coup de maître&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Thomas Nolf-UCDM]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Au cinéma cette semaine: &quot;Strange Way of Life&quot; de Pedro Almodovar</title>
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      <pubDate>Tue, 15 Aug 2023 05:50:12 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[On se réjouit de retrouver Pedro Almodovar dans sa nouvelle production &quot;Strange Way of Life&quot;, qui se révèle être doublement surprenante: c&#039;est un western qui dure trente minutes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Si Pedro Almodovar aime prendre son temps, il sait aussi faire court. Strange Way of Life ne dure qu&#039;une trentaine de minutes. C&#039;est suffisant pour que le réalisateur s&#039;approprie les codes du western, via les retrouvailles de deux shérifs taraudés par leur attirance réciproque. Loin de son registre habituel, Almodovar délaisse son excentricité naturelle pour gagner en torride sensualité. Peut-être faut-il y voir ses regrets de ne pas avoir réalisé Le Secret de Brokeback Mountain, pour lequel il fut un temps pressenti.
Strange Way of Life, de Pedro Almodovar. Avec Ethan Hawke, Pedro Pascal (photo), Manu Ríos… En salle le 16 août.    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Au cinéma cette semaine: &quot;Strange Way of Life&quot; de Pedro Almodovar]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Iglesias Mas/ El Deseo D.A. S.L.U.]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cette semaine en salles: &quot;Les Promesses&quot; de Samantha Sthers</title>
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      <pubDate>Wed, 09 Aug 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La romancière Amanda Sthers adapte au cinéma son roman &quot;Les Promesses&quot;, publié en 2015. Une romance inassouvie portée par l&#039;acteur italien Pierfrancesco Favino et un casting international.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avec Les Promesses, Amanda Sthers avait signé un roman ambitieux, retraçant la vie d&#039;un Italien hanté par un amour inassouvi. Le portant elle-même à l&#039;écran, elle amplifie les fractures de son texte avec une chronologie démantelée et un casting européen des plus improbables sur le papier. Un peu agaçant dans ses excès – de forme tarabiscotée ou de romantisme fleur bleue –, le film s&#039;impose par la tendresse de ce regard féminin sur un parcours masculin et le charme de Favino. Une romance privée de dolce vita…
Les Promesses, d&#039;Amanda Sthers. Avec Pierfrancesco Favino, Kelly Reilly, Jean Reno… En salle le 9 août.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cette semaine en salles: &quot;Les Promesses&quot; de Samantha Sthers]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Square One]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Kevin Costner: &quot;Je regarde la nature avec le même émerveillement que lorsque j&#039;avais 8 ans!&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/kevin-costner-yellostone-interview-72678</link>
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      <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frank Rousseau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Kevin Costner ne cache pas son bonheur d’être au générique de la série &quot;Yellowstone&quot;. À 68 ans, l&#039;acteur incarne John Dutton, un cow-boy qui dirige son ranch du Montana tel un parrain en santiag.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous incarnez un cow-boy des temps modernes. Pourtant la mystique du gars avec un Stetson sur la tête et un lasso à la main fonctionne encore… Kevin Costner: Vous avez tort. Ce n&#039;est pas un mythe, c&#039;est réel. En Amérique, il y a encore des gens qui élèvent du bétail. Ils le font à cheval et utilisent encore un lasso. Vous savez, la viande de bœuf n&#039;arrive pas dans nos villes sans que quelqu&#039;un se lève tôt le matin et se couche tard le soir pour prendre soin de ces vaches! Si vous sortez des grandes métropoles, vous rencontrerez des éleveurs qui se battent pour sauver leurs terres. C&#039;est une façon indépendante de travailler, c&#039;est aussi une façon de penser, et c&#039;est d&#039;ailleurs pour ces raisons que je respecte infiniment ces hommes.  Qu’aimez-vous dans Yellowstone? Kevin Costner: Le fait que la nature soit aussi présente qu&#039;un personnage. À chaque fois que je tourne dans ce coin du Montana, je ne me lasse pas d&#039;admirer une Amérique assez intacte. C&#039;est un peu mon jardin d&#039;Eden. J&#039;adore travailler et me réveiller chaque matin dans ce qui représente, à mes yeux, le vrai Far-West.  Les chevaux sont aussi des « acteurs » à part entière dans cette série pastorale… Kevin Costner: La conquête de l&#039;Ouest s&#039;est déroulée en grande partie à cheval. Sans leurs montures, il n&#039;y aurait pas eu les pionniers, la ruée vers l&#039;or ou encore le Pony Express, qui permettait de distribuer du courrier en parcourant 3 000 kilomètres en dix jours à travers les montagnes et des plaines fusionnant avec le ciel! Dans Yellowstone, les chevaux ne font pas de la figuration! Taylor Sheridan, le créateur de la série, est aussi un vrai cow-boy dans la vie. Quand il a écrit le scénario, il voulait montrer que ces animaux et ces hommes sont indissociables.
Lire aussi&gt;   Vous êtes cavalier vous-même… Kevin Costner: Je monte depuis l&#039;âge de 7 ans! Très jeune, j&#039;ai ressenti d&#039;intenses émotions en galopant. Le sentiment d&#039;être libre, en contact avec la nature. Quand vous montez ce superbe animal, vous humez le même air que lui, vous voyez les mêmes paysages et surtout vous faites corps avec lui! J&#039;assure toutes les scènes équestres dans Yellowstone. C&#039;est un plaisir et un privilège. Gamin, je me sentais plus proche des Indiens que des cow-boys. J&#039;ai joué dans pas mal de westerns et pourtant je me sens plus en adéquation avec les communautés autochtones. Peut-être parce qu&#039;ils entretenaient une relation plus saine et plus respectueuse que les visages pâles avec leur fidèle destrier! Dans Yellowstone, je ne joue pas un Amérindien, mais mon personnage coexiste avec la terre et se bat pour elle.
Lire aussi&gt; Robert De Niro: &quot;J&#039;aime me fondre dans la masse&quot;  Vous démontriez déjà vos talents de cavalier, il y a plus de trente ans, dans &quot;Danse avec les loups&quot;… Kevin Costner: Oui! À l&#039;époque, les assurances, qui m&#039;avaient pris pour un fou, ne voulaient pas que je fasse des cascades à cheval. Je leur ai tenu tête! Je possède un ranch à Santa Barbara, en Californie, et un autre domaine à Aspen, au Colorado. Avec ma femme, nous partons souvent pratiquer l&#039;équitation hors des sentiers battus, au milieu d&#039;une nature à couper le souffle. Et avec nos enfants, nous adorons pêcher la truite dans des rivières qui ne sont pas encore souillées par la pollution.
Lire aussi&gt; Nicolas Canteloup: &quot;Je rêvais d&#039;être champion cavalier&quot;  Votre grand-père était à moitié cherokee. Est-il vrai que c’est seulement à l’âge de 15 ans que l’on vous a briefé sur vos origines indiennes? Kevin Costner: Oui, je l&#039;ai su assez tardivement. Un jour, mon père est entré dans ma chambre et m&#039;a dit: &quot;Il est temps que tu connaisses la vérité. Nos origines commencent à Noble Country, en pleine réserve cherokee!&quot;  Vieillir, cela vous désarçonne? Kevin Costner: Je n&#039;ai clairement plus le même physique que dans Danse avec les loups! À cette époque, j&#039;avais plus de cheveux et la peau un peu plus lisse. Si j&#039;essaye de me maintenir, c&#039;est déjà par amour, non pas de moi-même, mais de mes enfants et de ma femme. Mais bon, j&#039;assume, et dans ma manière d&#039;être, de penser, d&#039;agir, je me vois toujours comme un éternel gamin. Quand un projet m&#039;intéresse, je ne passe pas des heures à réfléchir. Je fonce bille en tête comme un môme excité par une nouvelle aventure. Je ne suis jamais blasé. Je regarde ce monde, la nature notamment, avec le même émerveillement que lorsque j&#039;avais 8 ans!
Lire aussi&gt; Robert Redford: &quot;Je suis un romantique invétéré&quot;  Yellostone est disponible en VOD sur Canal+  18 janvier 1955 Naissance à Lynwood en Californie.
1985 Tourne dans le western Silverado.
1987 Les Incorruptibles aux côtés de Sean Connery et Andy Garcia.
1990 Réalise et interprète Danse avec les loups, couronné par 7 oscars.
2023 Reçoit le Golden Globe du meilleur acteur pour son rôle dans Yellowstone.   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Kevin Costner: &quot;Je regarde la nature avec le même émerveillement que lorsque j&#039;avais 8 ans!&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Paramount Network]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le film de la semaine: &quot;Blanquita&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À Santiago du Chili, une jeune marginale révèle publiquement un scandale sexuel impliquant des politiciens chiliens dans un réseau de prostitution de mineurs. Mais dit-elle la vérité ou cherche-t-elle à attirer l&#039;attention?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Inspiré d&#039;un fait réel, le scénario de Blanquita est truffé de doubles fonds. L&#039;entrelacs de suspenses (sur l&#039;enquête comme sur la crédibilité d&#039;une accusatrice) s&#039;enrichit de commentaires sur l&#039;époque, des vertus du mouvement #MeToo à l&#039;avènement des fake news. Un polar latino d&#039;autant plus habile qu&#039;il joue avec les nerfs et fait jusqu&#039;au bout vaciller les certitudes.
Blanquita, de Fernando Guzzoni. Avec Laura Lopez Campbell, Alejandro Goic, Amparo Noguerra. En salle le 19 juillet
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le film de la semaine: &quot;Blanquita&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[D.R/ ASC Distribution]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>En salle cette semaine: Les Ombres persanes</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les Ombres persanes du cinéaste iranien Mani Haghighi met en scène sous forme de conte la vie d&#039;une monitrice d&#039;auto-école persuadée que son mari la trompe. Mais s&#039;agit-il d&#039;une banale histoire d&#039;adulère? Rien n&#039;est moins sûr.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le cinéma iranien est actuellement l&#039;un des plus soumis à la censure. Il doit donc jouer de toutes les subtilités pour aborder les sujets trop sensibles aux yeux d&#039;un gouvernement ultraconservateur. Les Ombres persanes y ajoute une belle originalité de scénario: un couple marié découvre qu&#039;ils ont de parfaits sosies physiques, mais aux caractères opposés aux leurs. Mani Haghighi infiltre dans cette fable moderne des allusions à l&#039;usure conjugale tout comme à la position sociale des femmes et hommes dans un Iran de plus en plus coercitif. Plus qu&#039;un postulat malin, porté par deux acteurs remarquables dans des doubles rôles, le film alerte intelligemment sur un quotidien sous pression.
Les Ombres persanes, de Mani Haghighi. Avec Navid Mohammadzadeh, Taraneh Alidoosti… En salle le 19 juillet.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[En salle cette semaine: Les Ombres persanes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Madji Film Prod./ Film Boutique/ Dark Precursor Prod.]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ariane Ascaride: &quot;J’avais envie de vivre plusieurs vies&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/ariane-ascaride-72810</link>
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      <pubDate>Thu, 13 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Figure de la scène et du cinéma social français, Ariane Ascaride remonte sur les planches à Avignon pour incarner Gisèle Halimi. L’actrice au franc-parler revient sur sa carrière et son enfance.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[D’où vous est venue l’envie d’interpréter l’avocate et militante Gisèle Halimi? Ariane Ascaride: C&#039;était une femme extraordinaire et c&#039;est un grand bonheur de pouvoir donner à entendre cette parole de réflexion et de révolte. À partir de ses mots, on peut penser les choses sans être dans l&#039;Inquisition. Ensuite, c&#039;est une femme qui, dès son plus jeune âge, a dit non. Petite, elle ne supportait pas d&#039;être traitée différemment de ses frères. À l&#039;âge de 12 ans, lassée et révoltée de devoir les servir, elle entame une grève de la faim. Ses parents cèdent. C&#039;est là sa première victoire et la source de tous ses engagements. Enfin, c&#039;était quelqu&#039;un qui ne lâchait jamais rien et dont beaucoup d&#039;hommes disaient que c&#039;était une emmerdeuse. C&#039;est souvent ainsi que l&#039;on décrit les femmes qui s&#039;expriment.
Lire aussi&gt; Témoignages: &quot;La longue marche des droits de la femme&quot;  La pièce jouée au printemps 2023, à Paris, a rencontré un grand succès… Ariane Ascaride: Je dois dire que je ne m&#039;attendais pas à un tel enthousiasme. C&#039;est un phénomène social autant que théâtral. Tous les soirs, la salle était debout au moment des applaudissements. La parole de Gisèle Halimi, d&#039;une grande intelligence, réconforte, motive, réveille. Vous savez parfois, dans notre métier, on fait des choses qui arrivent pile dans un temps historique donné et ont une résonance extrêmement forte avec l&#039;actualité.  &quot;On ne naît pas féministe, on le devient&quot;, disait-elle. Vous souvenez-vous avoir un jour pris conscience de votre statut de femme? Ariane Ascaride: Comme si c&#039;était hier! Vers l&#039;âge de 8 ans, j&#039;avais des nattes qu&#039;il fallait tresser tous les matins. Cela me faisait un mal de chien alors je rechignais. Un jour, mon père, qui avait une formation de coiffeur, en a eu marre et a décidé de me les couper très court. Ce matin-là, il faisait froid et j&#039;avais eu le droit de mettre un pantalon. Dehors, tout le monde me prenait pour un garçon. Je me suis mise à courir comme une dératée. Je n&#039;avais jamais ressenti une telle sensation de liberté. Elle ne m&#039;a jamais quittée. Ensuite, j&#039;ai continué à grandir comme un garçon manqué… une fille réussie, quoi!  Vous avez grandi à Marseille, dans un milieu populaire. Comment vos parents ont-ils reçu votre vocation? Ariane Ascaride: Ils ont eu très peur. Le rêve de mon père, immigré italien, était que je devienne professeure, que j&#039;ai la sécurité de l&#039;emploi. Mais c&#039;est aussi lui qui m&#039;a fait monter sur scène pour la première fois. Il faisait du théâtre amateur et m&#039;emmenait aux répétitions. Sur le plateau, je me sentais comme un poisson dans l&#039;eau. Je jouais dans une insouciance totale. J&#039;ai passé ma vie ensuite à rechercher cette liberté d&#039;enfant. J&#039;avais envie de vivre plusieurs vies et, pour cela, le meilleur moyen était de monter sur scène.  Avez-vous fait ce que vous vouliez? Ariane Ascaride: Cela a même dépassé tout ce à quoi je pouvais aspirer. Là d&#039;où je viens, comment aurais-je pu imaginer faire le tour du monde pour présenter des films, recevoir des prix? Même faire du cinéma a été un choc. Je ne supportais pas du tout mon image. Encore aujourd&#039;hui, je ne vois les films qu&#039;une fois pour pouvoir en faire la promo et basta. Au fond, quarante ans après, je ressens toujours un profond sentiment d&#039;illégitimité. C&#039;est un milieu très fort avec des codes bien définis. Quand vous arrivez et que vous êtes atypique, ça fascine les gens. Mais si cela dure trop longtemps et que vous ne rentrez pas dans le moule, vous commencez à devenir gênant. En arrivant à Paris, il a donc fallu que je réapprenne tout, comment parler, comment me tenir, et effacer mon accent.  En 1998, vous recevez le César de la meilleure actrice pour votre rôle dans &quot;Marius et Jeannette&quot; de Robert Guédiguian, votre époux. Qu’est-ce que cela a changé? Ariane Ascaride: Tout! D&#039;un coup, les gens savaient qui j&#039;étais. Pour les magazines, je suis devenue &quot;sexy&quot;. Ça m&#039;a fait mourir de rire de lire ça. Pendant des années on avait dit que j&#039;étais atypique, parfois belle, parfois laide. Avec Robert on s&#039;est mis à faire nos films beaucoup plus facilement. On n&#039;avait plus besoin de dormir dans les foyers sociaux. Il a fallu faire attention aussi à ne pas se laisser pervertir. Ensemble, nous veillons à accorder nos films et nos actes.  Qu’est-ce qui vous plaît dans les personnages de femmes que votre mari écrit pour vous? Ariane Ascaride: Rien, mais je suis obligée de les jouer! Plus sérieusement, j&#039;ai la chance de pouvoir faire entendre la parole de femmes que l&#039;on voit peu et n&#039;entend jamais. Pour plaisanter, je dis que je suis la comédienne qui manie le mieux l&#039;aspirateur et le balai! Cela fait quarante ans que, dans nos films, nous racontons l&#039;histoire d&#039;un monde populaire, celle de femmes et d&#039;hommes sur lesquels on ne se retourne jamais. C&#039;est un monde d&#039;une immense dignité. Un monde qui ne parle pas mais qui agit.  Qui fait quoi dans votre duo? Ariane Ascaride: On est une bande de malfaiteurs. Comme chez les gangsters lors d&#039;un hold-up, chacun est à son poste. Robert est celui qui écrit les films et qui fédère autour de lui. Moi, je joue. Nous travaillons avec la même bande d&#039;amis, les mêmes techniciens depuis quarante ans.  Vous aurez 70 ans l’an prochain. Comment vous accommodez-vous du temps qui passe? Ariane Ascaride: Comment je vis la vieillesse? Appelons les choses par leur nom! J&#039;essaie de ne pas trop y penser. Je travaille, j&#039;ai plein de projets, je n&#039;arrête pas. Je n&#039;ai pas de temps à perdre. Je n&#039;aime pas la résignation, ni qu&#039;on vous impose de ralentir. Cette idéologie est si forte que c&#039;est un peu comme si l&#039;on vous disait &quot;Tiens, toi qui vieillis, va te mettre dans un petit coin pour voir&quot;. De la même manière, à partir d&#039;un certain âge, on vous cantonne à votre rôle de grand-parent. Et Dieu sait que j&#039;adore être avec mon petit-fils mais il faut faire attention à ça. Un petit-enfant, il s&#039;ajoute, mais il ne doit pas empêcher le reste  Une femme d&#039;exception Ariane Ascaride et Philippine Pierre-Brossolette interprètent l&#039;une et l&#039;autre Gisèle Halimi dans Gisèle Halimi, une farouche liberté*, mise en scène par Lena Paugam et tirée des entretiens éponymes menés par la journaliste Annick Cojean avec la célèbre avocate (éd. Grasset). Au fil de la pièce, retraçant soixantedix ans de combats anticolonialistes et féministes, se dévoilent dans une langue précise et une réflexion limpide les pensées d&#039;une femme d&#039;exception tour à tour jeune fille, militante politique, amoureuse, mère ou grand-mère. Un spectacle indispensable.
* Du 6 au 29 juillet 2023 à La Scala Provence, à Avignon.   Ariane Ascaride vient de publier Je chemine avec..., éd. Seuil, 176p., 13€. Un livre d&#039;entretiens avec Sophie Lhuillier où elle raconte son parcours.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ariane Ascaride: &quot;J’avais envie de vivre plusieurs vies&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Roberto Frankenberg / Modds]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>À voir cette semaine: &quot;À contretemps&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 05 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le cinéma espagnol retrouve son actrice Penélope Cruz dans un film social. Elle endosse le rôle d&#039;une femme menacée d&#039;expulsion à Madrid qui croise un avocat à la recherche de la mère d&#039;une enfant seule dans un logement insalubre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En Espagne, en dépit de lois récentes visant à protéger les locataires, la question des expulsions demeure explosive. À contretemps dresse un constat d&#039;urgence en suivant, à Madrid, la folle journée d&#039;un avocat qui s&#039;occupe d&#039;une femme à la veille d&#039;être mise à la rue, et d&#039;une famille immigrée vivant dans un appartement insalubre. Entre obstacles administratifs et impacts sur la vie privée, cette prenante course contre la montre révèle une crise profonde. Luis Tosar en juriste impuissant et Penélope Cruz en mère désespérée incarnent pleinement le désarroi comme la colère face à une situation persistante: 41 000 expulsions ont lieu chaque année en Espagne…
À contretemps, de Juan Diego Botto. Avec Penélope Cruz, Luis Tosar… En salle le 5 juillet.  
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir cette semaine: &quot;À contretemps&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Condor Distribution]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <title>Au cinéma: &quot;Master Gardener&quot;, de Paul Schrader</title>
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      <pubDate>Tue, 04 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dans le film &quot;Master Gardener&quot; de Paul Schrader, il est question de jardinage, mais pas seulement. Ce polar psychologue creuse derrière les apparences d&#039;un discret jardinier. Avec Joel Edgerton et Sigourney Weaver.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Narvel est un homme discret. Dévoué à l&#039;entretien des jardins d&#039;une richissime propriétaire américaine, il est chargé de former une nouvelle recrue qui va raviver le passé dont il espérait avoir fait table rase… Plus connu pour avoir scénarisé des classiques du cinéma psychologique comme Taxi Driver, Paul Schrader est aussi réalisateur de chroniques introspectives. Avec Master Gardener, il s&#039;attelle autant à la possibilité d&#039;une rédemption qu&#039;à une étude de la masculinité américaine et ses névroses. Joel Edgerton impressionne en jardinier qui s&#039;impose le silence pour ne pas retomber sous l&#039;emprise de ses pulsions.
Master Gardener, de Paul Schrader. Avec Joel Edgerton, Sigourney Weaver, Quintessa Swindell… En salle le 5 juillet.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Au cinéma: &quot;Master Gardener&quot;, de Paul Schrader]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[The Jokers]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Le coup de coeur ciné: &quot;Il Boemo&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 21 Jun 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le cinéaste Petr Vaclav lève le voile sur la vie d&#039;un célèbre musicien tombé dans l&#039;oubli, le compositeur tchèque Josef Mysliveček. Ce contemporain de Mozart fut en son temps une star.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avez-vous déjà entendu parler de Mysliveček? Coqueluche des notables et auteur prolifique, ce compositeur de musique baroque fut l&#039;un des plus prisés du XVIIIe siècle avant de sombrer dans l&#039;oubli. Il Boemo revient sur son parcours, de la gloire au déclin, sous un angle inattendu: le portrait d&#039;un artiste doué mais homme fade. Dans la veine d&#039;Amadeus ou Farinelli – avec lesquels il partage la somptuosité formelle – Petr Vaclav transforme ce biopic en remarquable observation des rapports de force et de pouvoir, avec les femmes ou la royauté. Des scènes d&#039;anthologie comme la résurrection de la musique de Mysliveček, jouée dans les conditions d&#039;un concert, en font d&#039;ores et déjà un classique.
Il Boemo, de Petr Vaclav. Avec Vojtech Dyk, Barbara Ronchi, Elena Radonicich, Lana Vlady… En salle le 21 juin.

Regardez la bande-annonce (en VO):
    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le coup de coeur ciné: &quot;Il Boemo&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Nour Films]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À découvrir cette semaine: &quot;Sexygénaires&quot; avec Thierry Lhermitte</title>
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      <pubDate>Wed, 14 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Deux seniors tentent une carrière dans le mannequinat. Une comédie sur le jeu et l&#039;enjeu des apparences portée par le tandem Thierry Lhermitte et Patrick Timsit.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pour rembourser un vieil ami criblé de dettes, un éternel escroc l&#039;embarque dans le milieu du mannequinat senior. En dépit d&#039;un très efficace tandem Thierry Lhermitte/Patrick Timsit, Sexygénaires survole son matériau de comédie. Logique quand il est avant tout question ici d&#039;apparences et d&#039;idées reçues autour d&#039;une vieillesse prétendument vouée au déclin. Le trait se fait heureusement plus fin, pour traverser la zone grise, comme les cheveux des personnages, entre espoirs d&#039;une seconde jeunesse et acceptation du temps. Une ode à la réconciliation avec son âge.
Sexygénaires, de Robin Sykes. Avec Thierry Lhermitte, Patrick Timsit, Zineb Triki… En salle le 14 juin.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À découvrir cette semaine: &quot;Sexygénaires&quot; avec Thierry Lhermitte]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Marie-Camille Orlando/ C24 25 Films/ Apollo Films/ Orange Studio/ France3 Cinema 141]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Au cinéma cette semaine: &quot;Love Life&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 13 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le dixième long-métrage du japonais Koji Fukada suit les pas d&#039;une famille confrontée à un drame qui bouleverse tout. Un mélodrame délicat sur la vie et ses turbulences.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À la suite de la mort accidentelle de son jeune fils, l&#039;ancien mari de Taeko, disparu pendant des années sans donner de nouvelles, réapparaît dans sa vie. Le prolifique Koji Fukada (L&#039;Infirmière, Harmonium…) est coutumier de l&#039;exploration des sentiments sur un ton inattendu. Ici, le mélo – très beau – se fait à bas bruit et transforme le processus de deuil d&#039;un enfant en celui des amours passées, pour tenter d&#039;en atténuer le chagrin. Avec ce film paradoxalement très doux, chargé d&#039;une émouvante bienveillance envers les personnages, Fukada rejoint les grands maîtres du cinéma japonais existentialiste (Ozu, Mizoguchi…).
Love Life, de Koji Fukada. Avec Fumino Kimura, Kento Nagayama, Atom Sunada… En salle le 14 juin.

Regardez la bande-annonce:
    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Au cinéma cette semaine: &quot;Love Life&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Partners &amp; Comme au cinéma]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <title>Hollywood, la fabrique du rêve</title>
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      <pubDate>Sun, 04 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Hélo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cent ans que les neuf lettres de Hollywood défient le monde. Et dire qu&#039;au commencement, la légende s&#039;est écrite dans les sables d&#039;un minuscule village…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un modeste bois de houx… En 1886, Harvey Wilcox, qui a bâti une fortune dans l&#039;immobilier, et sa femme Daeida décident de changer de vie: adieu Topeka, bonjour Los Angeles! À 11 kilomètres à l&#039;ouest de la ville, monsieur achète un lopin de terre que madame s&#039;empresse de rebaptiser Hollywood, du nom d&#039;une colonie d&#039;immigrants allemands basée dans l&#039;Ohio – elle venait d&#039;en apprendre l&#039;existence dans un train, en discutant avec une de ses membres. Holly en anglais désigne le houx et wood veut dire bois. Entrepreneur dans l&#039;âme, Wilcox plante quelques pieds de houx anglais et imagine bientôt une cité autour de son ranch; il en dessine le plan tandis que son épouse lève des fonds pour construire églises, école et bibliothèque. 14 ans plus tard, le village accueille déjà 500 âmes et dispose de son journal, d&#039;un hôtel et d&#039;un bureau de poste. Il sera rattaché à Los Angeles en 1910 afin de bénéficier de son approvisionnement en eau.  Un eldorado en plein désert En 1908, Hollywood accueille pour la première fois le tournage d&#039;un film – muet à l&#039;époque – Le Comte de Monte-Cristo, réalisé par Francis Boggs. Dès lors, la rumeur d&#039;un lieu idyllique circule jusqu&#039;à New York où la jeune industrie cinématographique siège. 350 jours de soleil par an, la diversité des décors (montagne, mer, forêt…), une main-d&#039;oeuvre cosmopolite (Hispaniques, Indiens, Asiatiques, ) prompte à jouer les figurants, des terrains bon marché et… l&#039;absence de syndicats font de Hollywood un eldorado. Dans les années 1910, les studios s&#039;y installent, faisant de ce désert le nouveau centre du monde.  L&#039;âge d&#039;or d&#039;Hollywood et ses stars maudites… L&#039;âge d&#039;or et ses stars maudites… Tandis qu&#039;en Europe la Première Guerre mondiale paralyse l&#039;industrie du cinéma, Hollywood tire son épingle du jeu pour devenir la capitale mondiale du 7e Art. Dans les années 1930, la Metro-Goldwyn- Mayer, les studios Paramount, Warner Bros et 20th Century Fox lui donnent son âge d&#039;or et fabriquent à la pelle ses stars de légende. Les premières furent Mary Pickford, Douglas Fairbanks et Charlie Chaplin avant que rayonnent les déesses de l&#039;âge d&#039;or: Rita Hayworth, Jane Russell, Bette Davis, Joan Crawford, Lana Turner ou Ava Gardner horriblement qualifiée de &quot;plus bel animal du monde&quot;. Les puissants studios jouissent alors d&#039;un vivier de stars qu&#039;ils manipulent à leur guise, un esclavage camouflé sous les diamants et les zibelines donnant lieu à nombre de tragédies, suicides et maladies psychiatriques. L&#039;enfer du décor!  Les temples de la mecque du cinéma La première rue de la ville baptisée Prospect Avenue par les Wilcox est très vite devenue Hollywood boulevard. Traversant la cité d&#039;est en ouest, elle est aujourd&#039;hui encore jalonnée par les plus hauts lieux du cinéma: à commencer par le Hollywood walk of fame parsemé de 2 741 étoiles en granit rose, chacune au nom d&#039;une star, le Dolby Theatre, où se tient chaque année la cérémonie des Oscars, et le Grauman&#039;s Chinese Theatre inauguré en 1927 devant lequel les stars ont gravé leurs empreintes de pieds ou de mains dans le ciment frais.  À voir et à lire pour aller plus loin 
Une série

Hollywood, par Ryan Murphy, une saga romanesque dans les coulisses de l&#039;âge d&#039;or de Hollywood, sur Netflix. Avec Samara Weaving et Laura Harrier.

Un film

Babylon, de Damien Chazelle avec Brad Pitt et Margot Robbie. Sorti le 18 janvier 2023. Une fresque époustouflante sur les excès dans le Hollywood des années 1920, à l&#039;époque du passage du muet au parlant.

Deux livres

Hollywood Babylone et Retour à Babylone, de Kenneth Anger, éditions Tristram, 12,95€ chacun. Une immersion au coeur des légendes noires de Hollywood. Fascinant et tragique.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Hollywood, la fabrique du rêve]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: Actrice, sex-symbol, chanteuse... Savez-vous qui était Brigitte Bardot?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/quiz-actrice-sex-symbol-chanteuse-savez-vous-qui-etait-brigitte-bardot-71635</link>
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      <pubDate>Sun, 21 May 2023 10:25:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À l’occasion de la minisérie &quot;Bardot&quot; sur France 2, diffusée depuis le 8 mai en 6 épisodes, testez vos connaissances sur la star du cinéma français, Brigitte Bardot.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/05/16/brigitte-bardot-dans-le-mepris.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: Actrice, sex-symbol, chanteuse... Savez-vous qui était Brigitte Bardot?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© COLLECTION CHRISTOPHE VIA AFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Sophie Marceau, encore et toujours au sommet</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/sophie-marceau-70052</link>
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      <pubDate>Mon, 15 May 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En 1983, elle recevait le césar du meilleur espoir féminin pour son rôle dans &quot;La Boum 2&quot;. Quatre décennies plus tard, Sophie Marceau, au firmament des personnalités préférées des Français, continue de nous faire rêver.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;imagine que je suis ancrée dans la mémoire collective d&#039;une génération, qui est aussi la mienne&quot;, confiait Sophie Marceau au Journal du dimanche pour expliquer son classement en tête des personnalités féminines préférées des Français. Depuis plus de quarante ans, l&#039;actrice est restée Vic Beretton, adolescente un brin rebelle, héroïne de La Boum, long métrage culte de Claude Pinoteau, dont le premier volet est sorti sur les écrans en 1980. Film des premiers émois, il marque aussi l&#039;entrée en scène magistrale de Sophie Maupu, jeune comédienne de 13 ans, fraîchement découverte dans une agence de publicité. L&#039;équipe du film lui conseillera de prendre un pseudonyme. Elle choisira &quot;Marceau&quot;, du nom de l&#039;avenue parisienne.  Un tournage brutal pour la jeune actrice Forte de ses succès de jeunesse, Sophie Marceau a poursuivi son chemin en s&#039;autorisant des incursions dans le cinéma d&#039;auteur. Avant de retrouver Claude Pinoteau dans L&#039;Étudiante, en 1988, elle tourne aux côtés de Gérard Depardieu dans Police de Maurice Pialat (1985). Tout juste âgée de 18 ans, elle y incarne la petite amie d&#039;un trafiquant de drogue. Entre ces deux monstres du cinéma, le tournage sera cauchemardesque. Pialat insiste pour que Depardieu assène à l&#039;actrice de vraies claques. Professionnelle, elle encaisse. Quelque temps plus tard, elle qualifiera Pialat de &quot;sado-maso pervers&quot; ajoutant que si c&#039;était à refaire, elle ne s&#039;y risquerait pas.  Une cote d&#039;amour intacte Blockbusters, films populaires, l&#039;actrice s&#039;est essayée à tous les genres. Dans les années 1990, elle entame une carrière internationale et tourne Braveheart (1995) sous la direction de Mel Gibson. Elle obtient ensuite le rôle très prisé de &quot;James Bond girl&quot;, aux côtés de Pierce Brosnan, dans Le monde ne suffit pas (1999) de Michael Apted. Culte l&#039;actrice l&#039;est jusque dans les chansons qu&#039;elle inspire à des artistes comme Julien Clerc ou Alain Souchon. En 2022, elle a même fait l&#039;objet d&#039;une grande rétrospective à la Cinémathèque Française de Paris. La consécration!  Son actualité Sophie Marceau vient de publier La Souterraine aux éditions Seghers.   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/04/18/sophie-marceau.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Sophie Marceau, encore et toujours au sommet]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Anadolu Agency via AFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cette semaine sur les écrans: &quot;Le Cours de la vie&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 10 May 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre coup de coeur ce mois-ci est un film sur le cinéma réalisé par Frédéric Sojcher.  &quot;Le Cours de la vie&quot;rend hommage à la passion cinématographique et tisse avec délicatesse les retrouvailles d&#039;une scénariste (Agnès Jaoui) avec un amour de jeunesse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu&#039;est-ce qu&#039;un bon scénario? Dans le film comme dans la vraie vie, Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï (photo) ont leur petite idée. Venue donner une master class sur son travail dans une école de cinéma, une scénariste découvre que le directeur n&#039;est autre qu&#039;une passion de jeunesse qu&#039;elle avait perdue de vue. Ces retrouvailles vont transformer sa conférence auprès des élèves.
Lorsqu&#039;il était lui-même étudiant, le réalisateur, Frédéric Sojcher, a entretenu une correspondance avec François Truffaut. Celle-ci se prolonge visiblement dans Le Cours de la vie, avec un regard commun sur les actrices (Agnès Jaoui, rarement aussi amoureusement filmée), une étude intime des sentiments refoulés, entre pudeur et mélancolie. Un hommage délicat au réalisateur de La Peau douce et du Dernier Métro.
Le Cours de la vie, de Frédéric Sojcher. Avec Agnès Jaoui, Jonathan Zaccaï, Géraldine Nakache… Sortie le 10 mai.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cette semaine sur les écrans: &quot;Le Cours de la vie&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Tabotabo films/ Sombrero films]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: Êtes-vous imbattable sur le cinéma américain des années 1970?</title>
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      <pubDate>Thu, 27 Apr 2023 05:25:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Star Wars, Le Parrain, Voyage au bout de l&#039;enfer... Le cinéma américain des années 1970 nous a livré quelques chefs-d&#039;œuvre. Vous les avez sans doute découvert sur grand écran, revu en famille, mais êtes-vous vraiment incollable sur ces films cultes?]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/04/21/illustration-du-film-le-parrain.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: Êtes-vous imbattable sur le cinéma américain des années 1970?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© Alfran Productions/Collection ChristopheL via AFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cette semaine au cinéma: &quot;La Plus Belle pour aller danser&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 26 Apr 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Marie-Luce, une jeune fille de 14 ans cherche à se faire de nouveaux amis. Pas simple! Elle décide alors de se déguiser un garçon pour participer à une soirée. Le nouveau film de Victoria Bedos.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Marie-Luce a beau être très entourée par son père et les pensionnaires de sa maison d&#039;accueil pour seniors, l&#039;adolescente ne se sent pas à sa place, ni reconnue. Au collège, un quiproquo l&#039;amène à se faire passer pour un garçon, ce qui va la rendre populaire. La scénariste de La Famille Bélier passe à la réalisation pour prolonger une exploration de l&#039;adolescence et sa crise d&#039;identité, sans être pour autant dans la redite. La nouvelle venue Brune Moulin, aussi pétillante qu&#039;une Sophie Marceau à ses débuts, comme la tendresse des relations intergénérationnelles, font du film un héritier méritant de La Boum.
La Plus Belle pour aller danser, de Victoria Bedos. Avec Brune Moulin, Philippe Katerine, Pierre Richard… Le 26 avril.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cette semaine au cinéma: &quot;La Plus Belle pour aller danser&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[universal pictures france]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cette semaine au cinéma: &quot;La Dernière reine&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Apr 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Connaissez-vous Zaphira, reine du royaume d&#039;Alger? Non? Alors direction les salles obscures où un film d&#039;aventure lui est consacré: La Dernière Reine.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[1516. Venu libérer l&#039;Algérie de l&#039;occupation espagnole, le pirate Barberousse s&#039;éprend de la reine Zaphira. Femme rebelle, elle va prendre le pouvoir pour ne pas tomber dans ses bras… La Dernière Reine se réapproprie la tradition du film de cape et d&#039;épée pour y insuffler un regard féministe contemporain. Même gênée aux entournures par un budget visiblement riquiqui ou emportée par ses excès (les scènes de batailles, inutilement sanglantes), la tentative possède un certain charme. Entre fantaisie échevelée (l&#039;existence de cette reine n&#039;a jamais été démontrée) et tragédie shakespearienne à l&#039;orientale.
La Dernière Reine, d&#039;Adila Bendimerad et Damien Ounouri. Avec Adila Bendimerad… Le 19 avril.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cette semaine au cinéma: &quot;La Dernière reine&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jour2fête]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le film du mois: &quot;L&#039;Établi&quot; avec Swann Arlaud</title>
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      <pubDate>Sat, 08 Apr 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Inspiré du livre éponyme de Robert Linhart, &quot;L&#039;Établi&quot;, réalisé par Mathias Gokalp, relate le choix d&#039;un jeune militant d&#039;extrême-gauche d&#039;aller travailler sur la chaîne d&#039;une usine automobile comme ouvrier spécialisé. Robert embauche chez Citroën, prêt à transmettre la flamme de la révolution aux ouvriers. Notre coup de coeur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mai 68, le retour? En 1969, Robert, un normalien, intègre une usine Citroën comme employé à la chaîne. Ainsi infiltré, il pousse le personnel à se révolter contre les conditions de travail. Inspiré par des faits réels, L&#039;Établi* revient sur le parcours de ces militants d&#039;extrême gauche ayant tenté d&#039;entretenir la flamme allumée par Mai 68. Plus encore que son atmosphère prenante de thriller social autour de l&#039;aliénation par le travail, cette chronique trouble par ses échos avec le monde actuel, sa brutalité économique aux rapports de classes. Et si un parfum de révolution ouvrière était de nouveau dans l&#039;air? L&#039;Établi observe avec finesse ce retour d&#039;ébullition. Notre coup de cœur d&#039;avril!
L&#039;Établi, de Mathias Gokalp. Avec Swann Arlaud, Mélanie Thierry, Denis Podalydès, Olivier Gourmet… Le 5 avril.
*L&#039;ouvrage de Robert Linhart L&#039;établi est publié aux Éditions de Minuit, collection poche
La bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le film du mois: &quot;L&#039;Établi&quot; avec Swann Arlaud]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Julien Panie]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir en salles: &quot;Les Trois Mousquetaires-D&#039;Artagnan&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 07 Apr 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alexandre Dumas Père et son roman inspirent une fois encore le cinéma puisque Martin Bourboulon réunit début avril une belle brochette d&#039;acteurs: François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris et Pio Marmaï unis dans &quot;Les Trois mousquetaires-D&#039;Artagnan&quot;. Des mousquetaires prisés du cinéma... depuis 1903!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Une adaptation du chef-d&#039;œuvre de Dumas voit le jour en salles. Un événement dans la lignée d&#039;un long héritage cinématographique… Publié sous forme de feuilleton par Alexandre Dumas entre mars et juillet 1844, Les Trois Mousquetaires a, depuis cent vingt ans, occupé le haut de l&#039;affiche avec 37 adaptations cinématographiques. Le réalisateur Martin Bourboulon (Papa ou maman, Eiffel…) s&#039;attaque au mythe avec deux films, Les Trois Mousquetaires: d&#039;Artagnan ce 5 avril et Les trois mousquetaires: Milady le 13 décembre. François Civil est d&#039;Artagnan tandis que Romain Duris, Vincent Cassel et Pio Marmaï sont Aramis, Athos et Porthos. Eva Green campe la mystérieuse Milady.
Sur grand écran, l&#039;aventure des Trois Mousquetaires débute avec le muet en 1903. Hollywood s&#039;en mêle et Douglas Fairbanks incarne d&#039;Artagnan en 1921, puis Gene Kelly, en 1948, flanqué de Lana Turner sous les traits de Milady. Michael York en 1973 et Chris O&#039;Donnell en 1993 suivront dans le rôle de d&#039;Artagnan.
Mais, tradition française oblige, en 1953, Georges Marchal est d&#039;Artagnan et Bourvil, son valet. En 1961 Mylène Demongeot est Milady et Georges Descrières, Athos. Jean Marais s&#039;illustre en 1962 dans Le Masque de fer et, en 1994, Sophie Marceau joue La Fille de d&#039;Artagnan. Quelques parodies aussi avec Francis Perrin ou les Charlots et même un dessin animé, Barbie et les Trois Mousquetaires. Côté télévision, un opus de Claude Barma avec Jean-Paul Belmondo est diffusé en direct le jour de Noël 1959, puis une nouvelle version sur TF1 en 2005, D&#039;Artagnan et les trois mousquetaires, avec Vincent Elbaz, Tchéky Karyo et Emmanuelle Béart.
Découvrez la bande-annonce:     En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir en salles: &quot;Les Trois Mousquetaires-D&#039;Artagnan&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Constantin Film Verleih GmbH/Ben King]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir cette semaine en famille: &quot;Mon Chat et Moi, la grande aventure de Rroû&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 05 Apr 2023 05:50:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour tous ceux qui aiment nos amis les bêtes, voici &quot;Mon Chat et Moi, la grande aventure de Rroû&quot; ou la vie trépidante d&#039;un petit félin citadin nommé Rroû. Propulsé en pleine campagne, de nombreuses surprises l&#039;attendent... Ce film familial adapté du livre de Maurice Genevoix  séduira petits et grands.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Clémence panique: Rroû, son chaton adoré, s&#039;est échappé en pleine nature lors de ses vacances à la campagne. Saura-t-il survivre? Mon Chat et Moi, la grande aventure de Rroû poursuit une veine de cinéma animalier mêlant documentaire et fiction. Une combinaison qui ne tient pas toujours sur ses quatre pattes (une sous-intrigue autour d&#039;un divorce est des plus dispensables) mais se fait caressante quand elle s&#039;attache à la découverte de la forêt par un félin domestique. Idéal pour faire ronronner de plaisir les petits-enfants pendant les vacances de Pâques. 
Mon Chat et Moi, la grande aventure de Rroû, de Guillaume Maidatchevsky. Avec Capucine Sainson-Fabresse, Corinne Masiero… Le 5 avril.
Le livre de Maurice Genevoix Rroû est publié aux éditions de La Table Ronde, accompagné des illustrations de Gérard Dubois.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir cette semaine en famille: &quot;Mon Chat et Moi, la grande aventure de Rroû&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Raoul Gilibert]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir cette semaine: &quot;The Son&quot;, de Florian Zeller</title>
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      <pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:50:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après avoir choisi Anthony Hopkins pour &quot;The Father&quot;, le réalisateur Florian Zeller offre le rôle du fils à Hugh Jackman dans un déchirant drame familial, The Son&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pour son second film après l&#039;oscarisé The Father, Florian Zeller avait initialement en tête d&#039;autres noms que Hugh Jackman pour tenir le rôle d&#039;un père incapable de voir les souffrances de son fils. L&#039;acteur a fait le siège du dramaturge devenu cinéaste et fini par le convaincre. À raison: The Son a une mise en scène moins immersive que The Father, mais Jackman, remarquable en homme reproduisant malgré lui les mécanismes de sa propre éducation paternelle sans amour, concentre à lui seul la puissance émotionnelle d&#039;un déchirant drame familial.
The Son, de Florian Zeller. Avec Hugh Jackman, Zen Mc Grath, Vanessa Kirby… En salle le 30 mars
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir cette semaine: &quot;The Son&quot;, de Florian Zeller]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Leonine]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignage: &quot;mon plus beau souvenir de Louis de Funès&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 28 Mar 2023 13:49:31 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le 31 juillet 2023, Louis de Funès aurait soufflé sa 99ème bougie. Au fil des générations, ses grimaces et mimiques, sa gestuelle et son jeu d&#039;acteur incomparable continuent toujours de faire rire. Avez-vous une anecdote liée à lui? L&#039;avez-vous rencontré? Que représente-t-il pour vous? Racontez-nous!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Petit, chauve, avec un physique plutôt banal... Il n&#039;était a priori pas prédestiné à une telle carrière! Et même s&#039;il a connu un succès tardif, cela ne l&#039;a empêché en rien de devenir un grand monsieur du cinéma français. Et même une référence indémodable puisqu&#039;en 2015, un sondage BVA révélait que plus de 30 ans après sa mort, il continuait de figurer parmi les acteurs préférés des Français. Avec un palmarès de plus de 140 films dont La Grande Vadrouille, Le Gendarme à St Tropez, Le Corniaud, Fantômas, La Folie des grandeurs, Rabbi Jacob, L&#039;Aile ou la cuisse, La Zizanie... Il a partagé l&#039;affiche avec d&#039;autres monstres sacrés: Jean Gabin, Michel Galabru, Bourvil, Jean Marais, Yves Montand, Alice Sapritch, Miou-Miou, Coluche, Annie Girardot...
Aujourd&#039;hui encore son jeu d&#039;acteur explosif, ses grimaces et son verbiage particulier, tant de fois imités mais jamais égalés continuent autant de nous faire rire. Quarante ans après sa mort, il suffit juste d&#039;entendre un &quot;Ma biche&quot; susurré mielleusement pour qu&#039;immédiatement Louis de Funès se rappelle à notre bon souvenir, déclenchant bien souvent un grand éclat de rire!
Quel est votre premier souvenir de Louis de Funès? En quoi vous a-t-il marqué? Qu&#039;aimiez-vous chez lui? Son jeu d&#039;acteur inégalable? Ses mimiques? Ses grimaces? Ses verbigérations? Ses &quot;ma biche&quot;? Au-delà de l&#039;acteur, l&#039;homme timide au grand cœur?
Faisait-il l&#039;objet de rituels? Alliez-vous voir systématiquement tous ses films? La sortie de ses films constituait-elle une occasion familiale ou amicale à ne rater sous aucun prétexte? Avez-vous des films cultes avec Louis de Funès que vous avez vus de nombreuses fois avec vos parents, amis et puis avec vos enfants et peut-être avec vos petits-enfants? Si vous portez une affection particulière à Louis de Funès, et que celui-ci a été et/ou demeure une référence particulière dans votre vie, partagez vos souvenirs avec nous.
Si vous avez des souvenirs précis et des anecdotes liés à Louis de Funès, racontez-les-nous: certains de vos récits seront publiés dans la rubrique &quot;J&#039;y étais&quot; du magazine Notre Temps.
Comment témoigner
Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com. Précisez vos nom, prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2019/06/06/defunes-letatoue.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignage: &quot;mon plus beau souvenir de Louis de Funès&quot;]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Alexandre Brasseur: &quot;J&#039;ai reçu un patrimoine culturel inestimable&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 22 Mar 2023 05:50:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Fils de Claude, petit-fils de Pierre, Alexandre Brasseur est le dernier d’une belle lignée d’acteurs. Entre théâtre et séries télé, le comédien de 51 ans, qui a récemment publié son autobiographie, a su tracer sa propre voie.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment est née l’idée de ce livre dans lequel vous vous penchez sur votre héritage? Alexandre Brasseur: C&#039;est une idée des éditions Plon. Je dois vous avouer que raconter ma vie dans un livre ne m&#039;avait jamais traversé l&#039;esprit. Bien plus, j&#039;avais eu entre les mains des autobiographies d&#039;acteurs et j&#039;avais trouvé cela assez ennuyeux, car très autocentré. Puis, j&#039;ai rencontré Mathieu Souquière, le coauteur du livre… Nos discussions m&#039;ont plu et je me suis pris au jeu. Finalement, je suis allé jusqu&#039;au bout de l&#039;exercice avec un grand plaisir.  Qu’aviez-vous envie de raconter? Alexandre Brasseur: Je souhaitais parler de transmission, de légitimé et de liberté. Je voulais pouvoir évoquer qui j&#039;étais à travers ce que les autres m&#039;avaient apporté. J&#039;ai reçu de ma famille un patrimoine culturel inestimable qu&#039;il m&#039;a fallu assimiler, digérer. J&#039;ai également été entouré d&#039;amour de la part d&#039;amis de la famille comme ce couple qui m&#039;emmenait chaque été dans le sud de la France ou les gardiens de notre maison du Val-d&#039;Oise, chez qui je passais beaucoup de temps lorsque j&#039;étais enfant.  Chez vos parents défilaient les stars de l’époque. Quel souvenir marquant en avez-vous gardé? Alexandre Brasseur: Ceux qui passaient à la maison étaient les collègues de boulot de mon père. Bien sûr, je me souviens avoir fait le mariole sur les genoux d&#039;Yves Montand, avoir vu Simone Signoret et Marlène Jobert. Mais ceux qui m&#039;ont le plus appris vivaient en face et s&#039;appelaient Marie et Victor. Ils m&#039;ont transmis des valeurs terriennes de simplicité. Quand je sortais de l&#039;école, j&#039;allais chez eux et je grimpais dans les arbres, je fabriquais des arcs avec des branches de noisetier, je regardais des émissions de télévision… Ils m&#039;ont ouvert un univers très différent de celui auquel j&#039;étais prédestiné.  Que vous ont transmis vos parents? Alexandre Brasseur: Le respect d&#039;autrui, et le goût de bien faire son travail sans se prendre au sérieux. Je suis quelqu&#039;un d&#039;un peu laborieux, comme l&#039;était mon père. J&#039;ai toujours un fond d&#039;angoisse qui traîne. Et, en même temps, je serais bien embêté si on me demandait de faire autre chose.  À quel moment cet héritage familial a-t-il été une chance plus qu’un fardeau? Alexandre Brasseur: Vous savez, je pense que de nous deux, c&#039;est mon père, Claude, le fils de Pierre, qui a le plus souffert de son ascendance. J&#039;ai toujours été proche de mon père mais c&#039;est vrai que le fait de jouer ensemble pendant deux ans dans Mon père avait raison, la pièce de Sacha Guitry mise en scène par Bernard Murat, nous a énormément liés. Une tension s&#039;est apaisée entre nous. Cela nous a fait un bien fou. À partir de ce moment, quelque chose de doux et de profond nous a réunis. Cela m&#039;a beaucoup aidé à accepter son départ. Quand vous quittez quelqu&#039;un en étant en guerre avec lui, c&#039;est sans doute plus compliqué. Là, tout était serein.  Votre nom de naissance est Espinasse. Quand avez-vous changé ce nom à l’état civil, pour Brasseur? Alexandre Brasseur: Un jour, je devais prendre l&#039;avion et j&#039;avais réservé mon billet au nom de Brasseur. Problème, je suis arrivé à l&#039;aéroport avec une carte d&#039;identité au nom d&#039;Espinasse. La personne au guichet n&#039;a pas voulu que j&#039;embarque. Je me suis dit qu&#039;on ne m&#039;y reprendrait plus et j&#039;ai fait les démarches pour récupérer ce nom. Aujourd&#039;hui, je m&#039;appelle Espinasse dit Brasseur  Bio express 1971 Il naît Alexandre Espinasse le 29 mars, à Neuilly-sur-Seine.
1992 Première apparition à l&#039;écran dans Le Souper d&#039;Édouard Molinaro.
1999 Il incarne l&#039;inspecteur Lachenal dans la série télévisée Maigret aux côtés de Bruno Cremer jusqu&#039;en 2002.
2007 Prix Raimu de la révélation théâtrale pour son rôle dans Mon père avait raison, pièce dans laquelle il joue aux côtés de son père Claude Brasseur.
2017 Il commence à jouer le rôle d&#039;Alex Bertrand dans Demain nous appartient, série diffusée sur TF1.
2022 Il publie Additionne, une autobiographie en forme de portrait de famille.
   Alexandre Brasseur poursuit l&#039;aventure au sein de la série Demain nous appartient (du lundi au vendredi, à 19 h 10, sur TF1) dans laquelle il incarne le personnage d&#039;Alex Bertrand.
Son autobiographie familiale, Additionne, est parue aux Éditions Plon, en mai 2022 (216 p., 18€).   En kiosque actuellement  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Alexandre Brasseur: &quot;J&#039;ai reçu un patrimoine culturel inestimable&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[François Darmigny/ May Be]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir sur les écrans: &quot;Sage-Homme&quot;, de Jennifer Devoldère</title>
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      <pubDate>Thu, 16 Mar 2023 05:50:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour son troisième long-métrage, la réalisatrice Jennifer Devoldère a choisi la vie d&#039;un jeune homme qui s&#039;apprête à devenir &quot;sage-homme&quot;. Une comédie sociale avec Karin Viard et le prometteur Melvin Boomer. La bonne surprise du mois.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dernière chance pour Léopold d&#039;intégrer le corps médical: faire ses premières armes dans une maternité pour boucler ses études, quitte à devoir mentir à son père. Au-delà de la découverte du quotidien du monde hospitalier, cette comédie sociale bouscule intelligemment certitudes et préjugés sur la masculinité ou l&#039;intergénération. Celle-ci étant incarnée dans une relation de transmission réciproque entre une sage-femme usée et cet étudiant réticent. Le tandem est joliment campé par Karin Viard, actrice plus que confirmée, et Melvin Boomer, prometteur nouveau venu.
Sage-Homme, de Jennifer Devoldère. Avec Melvin Boomer, Karin Viard…
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir sur les écrans: &quot;Sage-Homme&quot;, de Jennifer Devoldère]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Kare productions]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Isabelle Huppert: &quot;Je n&#039;ai pas tout joué, je l&#039;espère&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/interview-la-syndicaliste-isabelle-huppert-je-n-ai-pas-tout-joue-je-l-espere-65744</link>
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      <pubDate>Sun, 12 Mar 2023 05:55:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plus de 120 films au compteur, une renommée mondiale et des réalisateurs qui, depuis cinquante ans, n&#039;ont d’yeux que pour elle. Isabelle Huppert inspire, encore et toujours. Dans &quot;La Syndicaliste&quot;, elle incarne une femme à la fois combative… et ambiguë. Interview.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Votre nouveau film retrace l’histoire vraie de Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva, retrouvée ligotée chez elle après une violente agression. Connaissiez-vous son histoire? Isabelle Huppert: Non, avant de lire La Syndicaliste, le livre de Caroline Michel-Aguirre, j&#039;ignorais tout de son histoire. Je pense que la plupart des spectateurs la découvriront aussi en voyant le film.  Comment avez-vous abordé ce personnage de lanceuse d’alerte qui semble tantôt victime, tantôt coupable? Isabelle Huppert: Cet aspect double était le matériau très cinématographique du film. Je n&#039;ai pas eu à accentuer quoi que ce soit. Il arrive à cette personne quelque chose de tellement invraisemblable qu&#039;on finit par penser qu&#039;elle a tout inventé car, au fond, seul un esprit dérangé peut avoir imaginé une chose pareille. Elle se retrouve prise au piège de cette histoire terrible. Il fallait donc que le jeu soit subtil pour ne pas trahir Maureen Kearney elle-même.  e film met l’accent sur son apparence. Est-ce ainsi que vous l’avez travaillé? Isabelle Huppert: Oui car, comme les héroïnes des films d&#039;Hitchcock, elle est blonde, sophistiquée et mystérieuse. Cela permettait de convoquer tout un imaginaire renforçant l&#039;inquiétude, le suspense. Au fond, c&#039;est le chignon qui fait le job! Mais Maureen Kearney est comme cela dans la vie. Elle ne se départ jamais de son chignon, comme une sorte d&#039;uniforme, et elle porte des bijoux assez particuliers. On ne s&#039;attend pas à une syndicaliste habillée ni coiffée comme cela. Ce en quoi on a tort d&#039;ailleurs. Pourquoi l&#039;apparence d&#039;une syndicaliste devrait-elle obéir à un stéréotype?  ½ Vous qui recevez de nombreux scénarios, trouvez-vous que le mouvement #MeToo a modifié les rôles de femmes au cinéma? Isabelle Huppert: À titre personnel, non. J&#039;ai toujours eu les rôles que je désirais ou, disons, des rôles qui me donnaient la possibilité d&#039;en faire ce que je souhaitais. Par ailleurs, il me semble que de manière générale, dès ses débuts, le cinéma n&#039;a jamais été avare de grands rôles pour les femmes. Prenez les films du pré-code Hays** dans les États-Unis des années 1920, ils offrent de grands personnages féminins. Bien évidemment, le mouvement #MeToo a permis de mener un certain nombre de combats essentiels qui devaient l&#039;être.
  Comment procédez-vous au choix des scénarios que vous recevez? Isabelle Huppert: Ce peut être en fonction du metteur en scène ou de ce que je ressens face à l&#039;écriture du scénario ou des dialogues. C&#039;est toute une alchimie. Évidemment, certains choix s&#039;imposent plus que d&#039;autres, lorsque je connais très bien le travail d&#039;un cinéaste par exemple. Dans le cas d&#039;un premier film, c&#039;est l&#039;intuition qui parle et ce que je peux ressentir de la personne.  Vous vous êtes peu trompée… Isabelle Huppert: C&#039;est vrai. À-peu-près à la même période, j&#039;ai fait les premiers films d&#039;Ursula Meier, de Joachim Lafosse ou d&#039;Alexandra Leclère* et, franchement, je ne me suis jamais trompée. Jetrouve même que ces films sont parmi leurs meilleurs.
  Vous qui avez tout joué, ou presque, y a-t-il encore des rôles dont vous rêveriez? Isabelle Huppert: Non, je n&#039;ai pas tout joué, je l&#039;espère en tout cas. Je ne rêve à rien en particulier. Ni les rôles ni les films n&#039;existent en dehors de ceux qui les rêvent, donc les réalisateurs.  Un rôle d’homme peut-être? Isabelle Huppert: J&#039;ai joué Orlando avec Bob Wilson il y a trente ans, donc ça, c&#039;est fait! J&#039;adorerais recommencer d&#039;ailleurs. Ce personnage d&#039;homme qui se transforme en femme serait plus que jamais d&#039;actualité. Le texte de Virginia Woolf explore le thème du transgenre dans une sorte de digression poétique très enthousiasmante.  Sautet, Goretta, Chabrol, Cimino… Vous avez tourné très tôt avec de grands metteurs en scène. En quoi cela a-t-il marqué le reste de votre carrière? Isabelle Huppert: C&#039;était une grande chance de démarrer dans des films avec des rôles aussi forts, surtout La Dentellière et Violette Nozière. Sans doute, aussi, m&#039;ont-ils permis de m&#039;extraire de personnages dans lesquels on emprisonne trop souvent les jeunes actrices, des rôles liés à la séduction. Là, je débutais dans des tonalités beaucoup plus sombres. C&#039;est peut-être une des raisons pour lesquelles ça a si bien a continué par la suite. Enfin, je n&#039;ai pas trop d&#039;explications, je ne tiens pas à faire l&#039;exégèse de mon propre parcours. Peut-être que ça se serait passé tout aussi bien si j&#039;avais commencé différemment. Mais il est vrai que c&#039;étaient de très grands rôles dans de très beaux films.  Et entourés de très bons acteurs. Dans César et Rosalie, en 1972, vous jouez aux côtés d’Yves Montand et Romy Schneider. Quels souvenirs gardez-vous de ce premier tournage? Isabelle Huppert: Ce n&#039;est pas tout à fait le premier. Un peu avant, j&#039;avais joué dans Le Bar de la Fourche de Jacques Levent avec Jacques Brel. Mais le tournage de César et Rosalie a été une belle entrée en matière. L&#039;ambiance sur le plateau était très harmonieuse. Les acteurs, Romy Schneider et Yves Montand, m&#039;ont accueillie avec beaucoup de gentillesse et de bienveillance. J&#039;espère être pareille aujourd&#039;hui vis-à-vis des jeunes acteurs avec lesquels je tourne. Les colères de Claude Sautet étaient impressionnantes, mais il en fallait plus pour me décourager! Je me souviens que Montand m&#039;avait dit: &quot;Vous faites un beau métier… d&#039;ailleurs ce n&#039;est pas un métier, c&#039;est un artisanat.&quot; L&#039;humilité de ce propos m&#039;avait touchée. Il y exprimait l&#039;amour de son travail, tout le contraire du cynisme. Je garde de ce tournage un souvenir merveilleux.  Qu’est-ce qui vous a mis sur cette route? Isabelle Huppert: Je ne sais pas. C&#039;est arrivé comme ça, un peu par hasard. Enfin, ma mère m&#039;a beaucoup encouragée. Enfant, j&#039;allais très peu au cinéma. Disons que, quand j&#039;ai commencé à être actrice, je n&#039;avais pas vu beaucoup de films. J&#039;ai des souvenirs de théâtre. J&#039;ai vu les grands spectacles de Patrice Chéreau, ceux de Peter Brook, comme Le Songe d&#039;une nuit d&#039;été. Ils m&#039;ont marqué en tant que spectatrice. De là à dessiner une vocation d&#039;actrice, je ne suis pas sûre. Je n&#039;ai pas eu de révélation. Une foule de petites choses se sont mises bout à bout. J&#039;ai pris des cours de théâtre, fait un peu de figuration à la télé. Et c&#039;est arrivé, c&#039;est tout.  Aimeriez-vous transmettre votre art? Isabelle Huppert: La transmission arrive à votre insu, cela n&#039;arrive pas consciemment. On m&#039;a proposé une fois d&#039;enseigner mais ça prend beaucoup de temps et de disponibilité. Je m&#039;étais dit que si je le faisais, je ferais écouter aux élèves le même air d&#039;opéra, chanté par trois cantatrices différentes: pour montrer comment de manière ténue, subtile, infime, le sentiment s&#039;exprime différemment à travers trois interprétations qui ne se ressemblent pas. Ce serait très parlant, si je puis dire.  Vous avez tourné dans plus de 120 films, avez été multirécompensée, au cinéma, comme au théâtre. De quoi êtes-vous la plus fière? Isabelle Huppert: Je ne suis pas fière de grand-chose. J&#039;ai tort sans doute. Je ne le dis pas par fausse modestie, c&#039;est la vérité. Et c&#039;est peut-être de cela dont je suis fière. Ce n&#039;est pas donné à tout le monde. La plupart des gens sont très conscients de ce qu&#039;ils font. Moi, ça m&#039;est un peu égal au fond. Mais je suis sûre que cette légère indifférence à ce que je fais me déleste de quelque chose et me donne beaucoup de force, de curiosité et d&#039;attentes des lendemains.  * Dans l&#039;ordre:Home (2008),Nue Propriété (2006) et Les Sœurs fâchées (2004).
** De 1934 à 1966, le code Hays a imposé une censure puritaine aux films américains.   La Syndicaliste raconte l&#039;histoire vraie de Maureen Kearney, déléguée CFDT au sein d&#039;Areva, violemment agressée en 2012 après avoir révélé et dénoncé un contrat de transfert de technologies du géant du nucléaire français avec la Chine. Isabelle Huppert incarne avec brio la militante au profil ambigu, aux prises avec un monde des affaires impitoyable envers ceux qui se mettent en travers du chemin. Rythmé et haletant, le film mène une réflexion sans concession sur la difficulté pour les lanceurs d&#039;alerte à faire émerger la vérité.
La Syndicaliste, de Jean-Paul Salomé. En salle le 1er mars.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Isabelle Huppert: &quot;Je n&#039;ai pas tout joué, je l&#039;espère&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[AFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>En salles cette semaine: &quot;Mon Crime&quot;, de François Ozon</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/en-salles-cette-semaine-mon-crime-de-francois-ozon-66352</link>
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      <pubDate>Wed, 08 Mar 2023 05:50:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une jeune avocate et une actrice sans le sou sont au centre d&#039;un procès médiatique dans le nouveau film de François Ozon qui offre un casting cinq étoiles. Notre coup de coeur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mais qui a bien pu tuer un célèbre producteur de théâtre? En endossant ce meurtre, une jeune actrice dans la dèche devient la coqueluche du Tout-Paris des années 1930. Avec Mon crime, François Ozon reprend le principe de Huit Femmes: exhumer une antédiluvienne comédie de boulevard pour mieux cerner les mœurs d&#039;aujourd&#039;hui.
L&#039;aspect volontairement théâtral n&#039;est qu&#039;un délicieux leurre pour faire le point sur le rapport de la jeune génération à la célébrité et l&#039;argent. La distribution virevoltante, nourrie en invités inattendus – de Dany Boon à Isabelle Huppert– autour d&#039;un duo de valeurs montantes, rajoute du piquant à une vision joyeusement amorale. Voici un crime qui devrait payer.
Mon Crime, de François Ozon. Avec Nadia Tereszkiewicz, Rebecca Marder… En salle le 8 mars.
Regardez la bande-annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[En salles cette semaine: &quot;Mon Crime&quot;, de François Ozon]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Carole Bethuel/Mandarin et C./ Foz/Gaumont-Scope Pictures/ France2 Cinéma/Playtime prod.]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: 10 questions sur Louis de Funès, connaissez-vous bien l&#039;homme derrière l&#039;artiste?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/quiz-10-questions-sur-louis-de-funes-connaissez-vous-bien-lhomme-derriere-lartiste-66311</link>
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      <pubDate>Tue, 28 Feb 2023 06:00:14 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cécile Dard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cela fait 40 ans que l&#039;inimitable Louis de Funès n&#039;est plus là pour nous faire rire. Parti trop tôt à seulement 68 ans, il est l&#039;un des acteurs français les plus populaires et reste un modèle pour de nombreux humoristes. Mais connaissez-vous bien l&#039;homme derrière l&#039;artiste?]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/02/16/louis-de-funes.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: 10 questions sur Louis de Funès, connaissez-vous bien l&#039;homme derrière l&#039;artiste?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© Les Films Copernic / Pamec Cinematografica / Marcel Dole /AFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir ce mois-ci: &quot;Astérix et Obélix: l&#039;Empire du Milieu&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/asterix-63873</link>
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      <pubDate>Wed, 15 Feb 2023 05:50:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Revoilà le petit gaulois Astérix et son ami Obélix dans de nouvelles aventures réalisées par Guillaume Canet.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Si l&#039;on ne présente plus Astérix et Obélix, leurs aventures au cinéma marquent une nouvelle étape, Guillaume Canet étant inattendu à la réalisation comme sous la moustache du petit Gaulois. Les fondamentaux de la BD demeurent inchangés, mais s&#039;adaptent à notre époque: entre deux bagarres avec les Romains et les étapes d&#039;un périple en Chine, cet opus s&#039;empare des débats sur l&#039;écologie ou la place des femmes. Leur approche est moins laborieuse que le scénario, trop nonchalant. Le casting se révèle noyé sous les apparitions d&#039;acteurs, youtubeurs, rappeurs voire stars du foot. Seul se distingue Gilles Lellouche, attendrissant de bonhomie en Obélix.
Astérix et Obélix: L&#039;Empire du Milieu, de et avec Guillaume Canet. Avec aussi Gilles Lellouche… En salle.  Regardez la bande annonce    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir ce mois-ci: &quot;Astérix et Obélix: l&#039;Empire du Milieu&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Christophe Brachet]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir cette semaine: &quot;La Montagne&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 11 Feb 2023 05:50:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pierre, un ingénieur parisien vient passer quelques jours dans les Alpes. Fasciné, il décide de tout quitter et de partir dans la montagne. La bonne surprise cinéma du mois.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La simplicité est sans doute ce qu&#039;il y a de plus compliqué à atteindre au cinéma. Surtout quand il est question d&#039;une crise d&#039;identité comme celle que traverse Pierre, un ingénieur qui décide de tout lâcher pour aller se perdre dans une montagne qui l&#039;attire comme un aimant. Le film raconte l&#039;histoire d&#039;un homme ayant besoin de se ressourcer en fusionnant avec la nature, pour un propos épuré et limpide sur les dégâts de la société de consommation. Très gracieuse bouffée d&#039;air frais dans le cinéma français actuel, La Montagne fait l&#039;effet d&#039;une excursion zen, capable d&#039;une infinie douceur pour pointer nos travers.
La Montagne, de et avec Thomas Salvador. Avec aussi Louise Bourgoin, Martine Chevallier, Thomas Poitrenaux… En salles depuis le 1er février  Regardez la bande annonce    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir cette semaine: &quot;La Montagne&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Le Pacte]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>À voir sur les écrans: &quot;Tàr&quot; de Todd Field</title>
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      <pubDate>Mon, 06 Feb 2023 05:50:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Grande cheffe d&#039;orchestre au sommet de son art, Lydia Tár est nommée à la direction de l&#039;orchestre philharmonique de Berlin. Mais cette vie parfaite se fissure soudain. Un thriller dans l&#039;univers feutré de la musique classique qui a valu à l&#039;actrice Cate Blanchett la Coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra de Venise.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lydia Tàr, cheffe d&#039;un orchestre allemand, aussi réputée que crainte, prépare à la fois la sortie d&#039;un livre qui lui est consacré et un nouveau concert très attendu. Un double événement perturbé par les accusations d&#039;une de ses anciennes élèves… Derrière le portrait d&#039;une femme forte ayant réussi à s&#039;imposer dans un milieu professionnel rude, Tàr dissimule une remarquable étude de mœurs contemporaine autour d&#039;un personnage revendiquant sa liberté de penser tout en étant un prédateur. Exceptionnelle dans ce rôle complexe, à la fois victime des mécanismes de pouvoir et bourreau de ses proches, Cate Blanchett rend le film fascinant.
En salles depuis le 25 janvier 2023
Tàr, de Todd Field. Avec Cate Blanchett, Nina Hoss et Noémie Merlant. 
  Regardez la bande annonce    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir sur les écrans: &quot;Tàr&quot; de Todd Field]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Focus Features/ LLC]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quoi de neuf au ciné? La comédie &quot;Youssef Salem a du succès&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 18 Jan 2023 05:50:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Écrivain quadragénaire, Youssef connaît un succès littéraire fulgurant avec la parution de son premier roman autour d&#039;une famille maghrébine. Ce texte très autobiographique, auréolé du Goncourt va lui causer bien des déboires... Une comédie portée par Ramzy Bedia.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Écrivain raté, Youssef remporte le prix Goncourt avec son nouveau livre, relatant le parcours d&#039;un enfant d&#039;immigrés maghrébins. Un triomphe qui devient sa honte quand il doit avouer à sa famille un contenu très autobiographique. Baya Kasmi et son habituel complice en écriture Michel Leclerc confirment leur savoir-faire pour signer des comédies sociales percutantes. Après Le Nom des gens ou La Lutte des classes, ils s&#039;attaquent avec acuité à la question de l&#039;intégration tout en signant une tendre chronique familiale. Un très attachant Ramzy Bedia y gagne de nouveaux galons en romancier névrosé, incapable de choisir entre ses proches et son émancipation.
Youssef Salem a du succès, de Baya Kasmi. Avec Ramzy Bedia, Noémie Lvovsky… Le 18 janvier  Regardez la bande-annonce    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quoi de neuf au ciné? La comédie &quot;Youssef Salem a du succès&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Domino Films/ France 2 cinema]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À voir: &quot;Contre vents et marées&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 11 Jan 2023 05:50:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Inspiré par le roman de Catherine Poulain &quot;Le Grand Marin&quot;, le film &quot;Contre vents et marées&quot; de la cinéaste et actrice Dinara Drukarova nous embarque dans le monde rude de la pêche maritime. Une grande traversée dans un monde exclusivement masculin où l&#039;héroïne devra faire ses preuves.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lili a un rêve: partir pêcher dans les mers du Nord. Elle parvient à intégrer l&#039;équipe d&#039;un chalutier, mais va devoir faire sa place dans ce milieu ultraviril. Grand Marin revisite la question des rapports homme-femme en interrogeant le tribut que doit payer un esprit féminin fort pour gagner respect et liberté. Dinara Drukarova signe ici un film courageux, en s&#039;imposant derrière et devant la caméra. Une audacieuse épopée qui réussit à être aussi intime dans son portrait de femme opiniâtre, qu&#039;épique quand elle brave les éléments.
Grand Marin, de et avec Dinara Drukarova, Sam Louwyck… Le 11 janvier  Regardez la bande-annonce    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[À voir: &quot;Contre vents et marées&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Slot Machine]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quoi de neuf au cinéma? Trois femmes sur une île des Cyclades</title>
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      <pubDate>Tue, 10 Jan 2023 05:50:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quoi de neuf au cinéma cette semaine? Une histoire d&#039;amitié, &quot;Les Cyclades&quot;, film porté par les trois actrices Olivia Côte, Kristin Scott Thomas et Laure Calamy. Notre coup de coeur du mois pour prendre un grand bain de soleil.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Copines d&#039;enfance inséparables, Blandine et Magalie se sont perdues de vue au sortir de l&#039;adolescence. Elles se retrouvent à la quarantaine passée, l&#039;une est dépressive, l&#039;autre se révèle un permanent sac à embrouilles. Elles s&#039;embarquent néanmoins dans des vacances en Grèce… Au-delà de cet hilarant duo mal assorti, Les Cyclades décortique les amitiés au féminin, de leurs fragilités à la solidarité. L&#039;interprétation – les parfaites Olivia Côte et Laure Calamy sont complétées par une Kristin Scott Thomas inattendue en ex-hippie – comme l&#039;écriture subtile déjouent la plupart des clichés pour un état des lieux de la condition féminine doux-amer, mais d&#039;une belle sensibilité.
Les Cyclades, de Marc Fitoussi. Avec Olivia Côte, Kristin Scott Thomas et Laure Calamy, sortie le 11 janvier.  Regardez la bande-annonce    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quoi de neuf au cinéma? Trois femmes sur une île des Cyclades]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Chloe Kritharas]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Sur les écrans cette semaine: &quot;Cet été-là&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 04 Jan 2023 05:50:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Auteur de &quot;La Famille Bélier&quot;, le réalisateur Éric Lartigau s&#039;intéresse toujours à la famille dans tous ses états. &quot;Cet été-là&quot; suit la vie d&#039;une préadolescente dont les parents se déchirent. Avec une jeune actrice rafraîchissante: Rose Pou Pellicer.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vacances d&#039;été inhabituelles pour Dune et ses parents, partis pour leur villégiature dans les Landes. La préadolescente connaît ses premiers émois amoureux tandis que son père et sa mère sont sur le point de se séparer. Après La Famille Bélier, Éric Lartigau filme un autre foyer en crise. Le ton est plus mélancolique mais le regard d&#039;une jeune fille en fleur sur le monde reste solaire, jusqu&#039;à faire de Cet été-là un remarquable descendant de L&#039;Effrontée. La nouvelle venue Rose Pou Pellicer, parfaite en gamine peu à peu désabusée, y fait des débuts aussi rafraîchissants que ceux de Charlotte Gainsbourg à l&#039;époque.
Cet été-là , d&#039;Éric Lartigau. Avec Rose Pou Pellicer, Marina Foïs, Gael Garcia Bernal… Le 4 janvier.  Regardez la bande-annonce    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2022/12/26/rose.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Sur les écrans cette semaine: &quot;Cet été-là&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Magali Bragard/Trésor Films]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cette semaine au cinéma: &quot;Les Huit Montagnes&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/cinema/cette-semaine-au-cinema-les-huit-montagnes-61427</link>
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      <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 10:30:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Cinéma]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La bonne surprise ce mois-ci au cinéma se nomme &quot;Les Huit Montagnes&quot;. Embarquez pour une histoire d&#039;amitié et un grand bol d&#039;air dans les montagnes italiennes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pietro et Bruno se rencontrent dans un village perché sur les hauteurs de la Vallée d&#039;Aoste. L&#039;enfant de la ville et celui des montagnes ne se perdront jamais de vue… L&#039;ode à une indéfectible amitié se double des vertus d&#039;un retour à la nature et à ses valeurs. Felix Van Groeningen (Alabama Monroe, La Merditude des choses) a troqué la Belgique pour l&#039;Italie afin d&#039;organiser cette randonnée existentielle sur des chemins de vies escarpés. Les Huit Montagnes, coréalisé avec Charlotte Vandermeersch, conjugue avec la même majesté journal intime et paysages spectaculaires.
Les Huit Montagnes de Charlotte Vandermeersch et Felix Van Groeningen. Avec Luca Marinelli, Alessandro Borghi… En salles le 21 décembre.
Regardez la bande annonce:    ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cette semaine au cinéma: &quot;Les Huit Montagnes&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Pyramide Distribution Film]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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