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  <title>notretemps.com - Livres</title>
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  <description> Article de la rubrique "Livres" du site notretemps.com</description>
  <lastBuildDate>Thu, 27 Nov 2025 14:14:47 +0100</lastBuildDate>
  <language>fr-FR</language>
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      <title>Notre sélection de livres &quot;Spécial fêtes&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 06:03:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marie Auffret,Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour beaucoup, la magie de Noël, ce sont des paquets multicolores déposés au pied du sapin qui contiennent des livres. Vous n&#039;avez pas d&#039;idées de cadeaux? Alors, jetez un coup d&#039;oeil sur notre sélection pour petits et grands et anticipez pour ne pas être débordé cette année! Beaux-livres, BD, romans ou polars... Voici une hotte pleine de bonheurs livresques!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Alice superstar La petite fille que Lewis Caroll a expédiée au pays des merveilles est décidément indémodable. Inspirée par Alice Liddell, fille d&#039;un ami de l&#039;auteur, l&#039;intrépide enfant est l&#039;héroïne des célèbres contes Les Aventures d&#039;Alice aux pays des merveilles, De l&#039;autre côté du miroir et Les Aventures d&#039;Alice sous terre, ainsi que d&#039;un film Disney qui puise son inspiration dans ces textes. En cette fin d&#039;année, la blondinette revient pour enchanter Noël.
Une version de la prestigieuse Pléiade réjouira les collectionneurs, avec les illustrations originales de Lewis Caroll et John Tenniel. Plus contemporaine, la version de l&#039;artiste japonaise Yayoi Kusama est un bonheur visuel, d&#039;une abstraction sublime hypercolorée. L&#039;illustratrice de 96 ans connaît parfaitement le récit de Lewis Caroll puisqu&#039;elle clame: &quot;Moi, Kusama, je suis la Alice des temps modernes!&quot; Et c&#039;est vrai qu&#039;elle habite les pages d&#039;une manière merveilleusement singulière.
Alice (suivi de La Chasse au Snark), éd. de la Pléiade, 1024 p., 64€, et Alice au pays des merveilles à travers l&#039;oeuvre de Yayoi Kusama, éd. du Chêne, 192 p., 29,90€.   Le Roman des regards, de Daniel Pennac et Laurent Mallet  Un homme photographie des visiteurs de musée en train de regarder des tableaux. Chaque cliché forme une cohérence graphique incroyable, surprenante, amusante. Pour les accompagner, un très joli texte de Daniel Pennac sur sa relation à l&#039;art, depuis l&#039;enfance jusqu&#039;à sarencontre avec cet étrange photographe. Un beau-livre étonnant.
Le Roman des regards, de Daniel Pennac et Laurent Mallet, éd. Philippe Rey, 160 p., 22€.   Alma et la vénus d&#039;ivoire, de Léonor de Récondo et Maxime Sudol Alma et la vénus d&#039;ivoire, de Léonor de Récondo et Maxime Sudol Si vos petits-enfants aiment les histoires, faites-leur découvrir la préhistoire avec cette collection. À partir d&#039;objets exposés au Muséum d&#039;Histoire naturelle, des écrivains proposent des contes passionnants. Ici, une petite fille est fascinée par la statue que sa maman a sculptée dans une défense de mammouth.
Alma et la vénus d&#039;ivoire, de Léonor de Récondo et Maxime Sudol, éd. MNHN, 48 p., 14,50€.   Ma vie de parent, j&#039;en espérais pas tant! de Gwenaëlle Boulet et Fred Benaglia Si vos enfants ont de l&#039;humour, offrez-leur cette BD pour plonger dans le quotidien d&#039;une famille d&#039;aujourd&#039;hui, un peu recomposée (avec un garçon d&#039;un premier mariage et deux enfants du couple) et très débordée. Pour rire des situations qui nous submergent.
Ma vie de parent, j&#039;en espérais pas tant! de Gwenaëlle Boulet et Fred Benaglia, éd. Bayard Graphic, 128 p, 23€.   Les preuves de mon innocence, de Jonathan Coe Les preuves de mon innocence, de Jonathan Coe En plein congrès des forces conservatrices anglaises, un influenceur progressiste est assassiné. L&#039;inspectrice, à la veille de sa retraite, va devoir reprendre du galon. Coe revisite la politique de son pays, fait feu sur les travers de sa société et ébauche une réflexion passionnante sur l&#039;importance de la fiction. Malin et très bien construit.
Les preuves de mon innocence, de Jonathan Coe, éd. Gallimard, 480 p., 24€.   D&#039;une beauté sauvage, de Christian Signol D&#039;une beauté sauvage, de Christian Signol Le loup est revenu dans le Limousin. Entre éleveurs et écologistes, c&#039;est la guerre. Nous suivons les uns et les autres, ainsi qu&#039;une famille de loups, et découvrons à quel point il est difficile d&#039;avoir un avis tranché sur leur réintroduction. Car la nature est belle, mais si sauvage!
D&#039;une beauté sauvage, de Christian Signol, éd. Albin Michel, 288 p., 21,90€   L&#039;Amour moderne, de Louis-Henri de La Rochefoucauld Enfant, le narrateur a vécu un drame: son meilleur copain de classe (ainsi que son frère et sa mère) a été assassiné par son père. Devenu adulte, il va tenter de reconstituer le processus de cette montée de violence. Sur un ton en apparence badin et agréable, une réflexion profonde sur l&#039;amour.
L&#039;Amour moderne, de Louis-Henri de La Rochefoucauld, éd. Pavillons Robert Laffont, 256 p., 20€.   Les Formes de la nature - Ce que la géométrie du vivant nous révèle, de David Maitland   Que dissimulent les prodigieuses formes du monde vivant? Sous la lentille du microscope de David Maitland, photographe et scientifique britannique, la coupe d&#039;une tige de roseau se transforme en une rosace à la spirale presque parfaite. La nature s&#039;improvise en maître verrier et dessine un vitrail lumineux, digne de la plus belle des cathédrales. Les alvéoles bleues, révélatrices de la présence de cellulose, scintillent telles des pièces de verre taillées, serties dans un réseau rouge, témoin de la présence de chlorophylle. Sous nos yeux, le végétal prend des allures d&#039;art sacré. M. A.
Les Formes de la nature - Ce que la géométrie du vivant nous révèle, de David Maitland, éd. Ulmer, 288 p., 40€
Vous pouvez feuilleter le livre ici.   Deux polars irrésistibles Amateurs de polars, précipitez-vous! Ces romans vous proposent de mener votre propre enquête. Une citadelle en enfer de François-Henri Soulié (éd. 10/18, 416 p., 18,50€) vous projette au XVIIe siècle lors du siège de Montauban et vous laisse choisir l&#039;ordre de vos chapitres. Tandis que Qui est coupable? d&#039;Hazell Ward (éd. Sonatine, 544 p., 24,90€) fera de vous, successivement, un détective, un juge d&#039;instruction et un juré afin de démêler les mystères d&#039;un crime pas si simple qu&#039;il en a l&#039;air. Deux lectures ludiques.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Notre sélection de livres &quot;Spécial fêtes&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Ken Follett: &quot;Ce que nous désirons n&#039;a pas changé au cours des siècles&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/ken-follett-ce-que-nous-desirons-n-a-pas-change-au-cours-des-siecles-121953</link>
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      <pubDate>Wed, 19 Nov 2025 16:03:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Avec &quot;Les Piliers de la Terre&quot;, Ken Follett avait enchanté des millions de lecteurs par son récit de bâtisseurs médiévaux. Il revient aujourd’hui avec &quot;Le Cercle
des jours&quot;, une fresque tout aussi ambitieuse: la construction de Stonehenge, cercle de pierres mythique en Angleterre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui vous fascine dans ces grands monuments religieux, au coeur de votre oeuvre ? Ken Follett: Je ne cesse de me demander comment des gens ont pu les construire et pourquoi. Ils n&#039;étaient que des gens ordinaires mais ils ont créé quelque chose d&#039;éternel. Les ouvriers du Moyen Âge avaient peu d&#039;outils comparés à nous et des ressources limitées. Pourtant, ils ont donné naissance à des monuments d&#039;une beauté incroyable.  Vous souvenez-vous de votre premier coup de foudre pour l’un de ces bâtiments, et pour Stonehenge en particulier? Ken Follett: La première cathédrale que j&#039;ai visitée à l&#039;âge adulte a été celle de Peterborough, dans l&#039;est de l&#039;Angleterre. J&#039;avais 22 ans, j&#039;ai été impressionné. La façade ouest est dotée de trois énormes arches qui ressemblent à des portes pour géants. En me tenant dans l&#039;une d&#039;elles, j&#039;ai pensé à quel point ce bâtiment était merveilleux. C&#039;était le début de mon histoire d&#039;amour avec les cathédrales du Moyen Âge. Quant à Stonehenge, le site m&#039;a toujours été familier, mais je l&#039;ai brusquement envisagé différemment en lisant le livre de Mike Pitts, How to build Stonehenge (Comment construire Stonehenge, NDLR). J&#039;ai commencé à penser à l&#039;histoire derrière le monument et j&#039;ai su que je tenais un roman.  Êtes-vous croyant? Ken Follett: Je suis athée, mais mes deux parents étaient très religieux et j&#039;ai été élevé dans des règles religieuses strictes.  Vous avez participé à la rénovation de Notre-Dame de Paris. Qu’avez-vous ressenti lors son inauguration, il y a un an? Ken Follett: J&#039;ai été très honoré d&#039;y assister. L&#039;incendie avait été si dévastateur, c&#039;était merveilleux de pouvoir entrer de nouveau dans la nef.  Vous contribuez aussi à la rénovation de la cathédrale de Dol-de-Bretagne. Est-ce parce que la Bretagne est empreinte de culture celte, comme votre pays de Galles natal? Ken Follett: Oui et non. L&#039;argent était celui qui provenait de la vente de mon livre sur Notre-Dame et qui était destiné à la cathédrale de Paris. Toutefois, les dons avaient été si importants qu&#039;il restait beaucoup d&#039;argent. J&#039;ai poursuivi ma collaboration avec la Fondation du patrimoine et j&#039;ai choisi Dol-de-Bretagne en raison de son lien à saint Simon qui était, comme moi, gallois.  Dans &quot;Le Cercle des jours&quot;, vos personnages féminins sont beaucoup plus positifs que vos personnages masculins. Vous êtes un écrivain féministe? Ken Follett: Je ne sais pas si je me définirais ainsi, mais créer des personnages féminins réalistes a toujours été très important pour moi. En vérité, être capable d&#039;écrire depuis des points de vue différents est un des aspects du métier d&#039;écrivain. Pour construire des personnages féminins dignes de ce nom, l&#039;essentiel est d&#039;écouter. Or, nous, les hommes, avons tendance à ne faire que parler lorsque nous sommes avec des femmes. Nous voulons montrer à quel point nous sommes intelligents, puissants, riches, etc. Pour connaître la pensée des femmes, il faut se taire et écouter.  Vous qui avez écrit sur toutes les époques, comment percevez-vous les permanences ou changements dans la nature humaine? Ken Follett: Par de nombreux aspects, ce que nous, humains, désirons – être aimés, avoir une famille, nous sentir en sécurité – n&#039;a pas vraiment changé au cours des siècles. Bien entendu, cela ne signifie pas qu&#039;il n&#039;y ait pas de leçons à retirer de l&#039;histoire. Au contraire.
Lire aussi&gt; Ken Follett: &quot;Vieillir? J&#039;ai longtemps pensé que cela n&#039;arriverait qu&#039;aux autres!&quot;
   Le Cercle des jours, éd. Robert Laffont, 616 p., 25,90€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ken Follett: &quot;Ce que nous désirons n&#039;a pas changé au cours des siècles&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Gareth Iwan Jones]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Adélaïde de Clermont-Tonnerre: &quot;&quot;Je voulais vivre&quot; est une déclaration d&#039;amour à Alexandre Dumas&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 30 Oct 2025 06:03:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’un des romans phares de cette rentrée est le surprenant &quot;Je voulais vivre&quot;, d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Il s’agit du récit de la célèbre Milady of Winter, héroïne maléfique des &quot;Trois Mousquetaires&quot;. Et si elle avait été victime d’une immense injustice?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment vous êtes-vous dit un jour que vous alliez réécrire &quot;Les Trois Mousquetaires&quot; du point de vue de Milady? Adélaïde de Clermont-Tonnerre: Cela m&#039;a pris des décennies! L&#039;été de mes 12 ans, j&#039;étais dans un pays étranger avec mes parents et j&#039;avais oublié de prendre des livres. Le seul que nous ayons trouvé en français c&#039;était la trilogie des &quot;Trois Mousquetaires&quot;. Deux mois durant, dès que j&#039;avais fini la dernière page, je recommençais au début. Pendant cet été-là, j&#039;ai été profondément amoureuse d&#039;Athos que je trouvais noble, courageux, j&#039;étais sous le charme de d&#039;Artagnan et je rêvais d&#039;être Constance, la gentille de l&#039;histoire. Bien sûr je haïssais Milady de Winter, cette femme aussi manipulatrice que cruelle. La femme qu&#039;il ne fallait surtout pas que je devienne. Le voile s&#039;est déchiré il y a cinq ans. J&#039;écoutais avec mes fils une version pour enfants des “Trois Mousquetaires”, et je me suis rendu compte que l&#039;histoire de Milady ne collait pas. Le doute s&#039;est insinué en moi…  Milady, c&#039;est la méchante, comment est-ce possible de la réhabiliter? Adélaïde de Clermont-Tonnerre: Il y a beaucoup de raisons de s&#039;interroger sur le portrait qui a été fait d&#039;elle… D&#039;autant que ceux qui racontent son histoire sont des témoins à charge: Athos, son ancien mari, d&#039;Artagnan, ou le narrateur omniscient. Mais si vous prenez du recul, vous allez vous poser les mêmes questions que moi… Peut-on dire d&#039;une jeune fille de 15 ans à peine qu&#039;elle a détourné un prêtre du droit chemin alors qu&#039;il est son aîné de plus de dix ans? Qui détourne qui? Est-il normal qu&#039;un bourreau décide, sans aucun jugement préalable, de la marquer au fer rouge par vengeance personnelle? Que dix hommes la capturent et fassent son procès en dehors de toute justice? Surtout quand au moins deux de ces hommes qui se disent ses juges l&#039;ont aimée et ont eu une relation avec elle? Est-il acceptable qu&#039;elle n&#039;ait pas d&#039;avocat? Qu&#039;à aucun moment elle ne puisse se défendre? Que l&#039;on n&#039;entende jamais sa voix, sa version de l&#039;histoire?  Entre les gardiens de la littérature et les gardiens du patriarcat, ne craignez-vous pas de prendre des coups? Adélaïde de Clermont-Tonnerre: Cela risque d&#039;être mouvementé, mais j&#039;espère que les premiers verront que mon livre est une déclaration d&#039;amour à Alexandre Dumas. Autres temps autres mœurs, je ne juge pas, je ne révise pas non plus, je me glisse dans les blancs du texte pour compléter l&#039;histoire du point de vue d&#039;une femme forte, attachante, qui veut être libre et qui veut forger son destin. Quant aux seconds, ils trouveront dans ce texte bien des portraits d&#039;hommes que j&#039;espère ­nuancés, complexes, humains. C&#039;est pour cette raison que je dédie ce livre &quot;À toutes celles qui nous ont précédées. À tous ceux qui les ont défendues et aimées&quot;.  Quel plaisir avez-vous ressenti à revivre par l&#039;écriture ces aventures éternelles? Adélaïde de Clermont-Tonnerre: Un très grand plaisir car je me suis sentie comme une enquêtrice qui cherche dans le texte de Dumas les indices qu&#039;il a laissés. D&#039;ailleurs, au fil de ses œuvres, ce qui semblait une juste punition devient peu à peu un crime. Même lui y revient avec des doutes…  Pourquoi les romans d&#039;Alexandre Dumas sont-ils toujours aussi populaires? Adélaïde de Clermont-Tonnerre: Parce qu&#039;ils assument sans complexe le ­romanesque, parce qu&#039;ils ont été construits en feuilletons et sont précurseurs de la série, parce qu&#039;ils sont peuplés de personnages inoubliables, parce qu&#039;ils suscitent un immense plaisir de lecture en vous faisant vivre l&#039;Histoire de France avec souffle, énergie et sensualité. Ce sont des livres qui vous embarquent.   Pour aller plus loin  éd. Grasset, 480 p., 24 €.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Adélaïde de Clermont-Tonnerre: &quot;&quot;Je voulais vivre&quot; est une déclaration d&#039;amour à Alexandre Dumas&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[J.-F. Paga]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Ces dix livres de la rentrée littéraire qui nous ont tapé dans l&#039;oeil</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/ces-dix-livres-de-la-rentree-litteraire-qui-nous-ont-tape-dans-l-oeil-120284</link>
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      <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 06:03:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un roman-fleuve signé de la grande romancière Elif Shafak, une sirène qui a soif de vengeance dans le roman de Joseph Incardona, un voyage aux Marquises... Nouveautés ou poches, notre sélection de livres à emporter et à lire partout!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les Fleuves du ciel, d&#039;Elif Shafak, éd. Flammarion   L&#039;eau qui nous lie Notre coup de coeur. Ce roman, aussi fleuve que son titre, nous mène de Londres à Ninive, une célèbre ville mésopotamienne située dans l&#039;actuelle Irak, et nous fait traverser plusieurs époques. Nous y découvrons le roi assyrien Assurbanipal, féru de l&#039;épopée mythique de Gilgamesh, (premier grand récit connu au monde), Arthur, un gamin des rues de Londres qui, au XIXe siècle, sera le premier à déchiffrer l&#039;écriture cunéiforme, une fillette yézidie qui fuit devant Daesh, et deux jeunes femmes de notre époque qui s&#039;interrogent sur le sens de leur existence. Ce qui les relie, outre leur attrait pour l&#039;écriture première, c&#039;est l&#039;eau, du Déluge à la Tamise, ces gouttes d&#039;eau qui sont autant de gouttes de vie. Elif Shafak est une merveilleuse romancière turque et cette fresque qui épouse la grande aventure de l&#039;humanité est une vraie réussite.
Les Fleuves du ciel, d&#039;Elif Shafak, éd. Flammarion, 512 p., 24€.
Lire aussi&gt; Shafak, Lemaitre... 11 romans qui vont vous faire voyager autour du monde et dans le temps!  Le monde est fatigué, de Joseph Incardona, éd. Finitude   Insolite Une jeune nageuse professionnelle, accidentée, a perdu ses jambes. Désormais, elle parcourt le monde dans un costume de sirène et a bien l&#039;intention de régler ses comptes avec celui qui est à l&#039;origine des blessures que porte son corps. Un portrait de femme fascinant et original.
Le monde est fatigué, de Joseph Incardona, éd. Finitude, 224 p., 21€.
Lire aussi&gt;  Incardona, Nothomb... Douze romans qui nous inspirent en septembre  Passagères de nuit de Yanick Lahens, Sabine Wespieser éditeur   Historique  À travers les récits de deux femmes se battant pour leur liberté se dessine l&#039;histoire de Haïti au XIXe siècle. S&#039;il fut le premier pays à se délivrer de l&#039;esclavage, Haïti n&#039;en fut pas moins soumis à la violence et à la misère. Par l&#039;une des plus grandes romancières de l&#039;île.
Passagères de nuit de Yanick Lahens, Sabine Wespieser éditeur, 244 p., 20€.  Les Marquises de Marie Lebey, éd. du Rocher   Testamentaire Avec l&#039;argent que sa grand-mère lui a offert pour s&#039;acheter un studio, un jeune Belge décide d&#039;acquérir un terrain aux Marquises. Alors qu&#039;il est en chemin, il correspond avec son aïeule qui lui parle de Brel et de Gauguin, illustres hôtes de l&#039;archipel. Un beau voyage.
Les Marquises de Marie Lebey, éd. du Rocher, 212 p., 19,90€.  Le Grand Horizon de Lola Nicolle, éd. Phébus   Sportif En Bulgarie, un cycliste prend le départ d&#039;une course transeuropéenne qui doit le mener jusqu&#039;à Brest. Les kilomètres s&#039;avèrent plus rudes que prévu… Mais peut-être n&#039;est-ce pas le succès qu&#039;il est venu chercher dans ces montagnes lointaines.
Le Grand Horizon de Lola Nicolle, éd. Phébus, 208 p., 20,50€.  Surchauffe de Nathan Devers, éd. Albin Michel   La jeune génération d&#039;écrivains se lance dans de puissants récits qui décrivent notre monde pris dans une course folle. Sous la plume de Nathan Devers, une jeune cadre d&#039;un groupe hôtelier, chargée de construire un consortium sur une île indienne protégée, se laisse prendre au piège de la toute-puissance.
Surchauffe de Nathan Devers, éd. Albin Michel, 336 p., 21,90€  La Tentation artificielle de Clément Camar-Mercier, éd. Actes Sud   De son côté, Clément Camar-Mercier explore, entre maladies et meurtres, la malédiction de l&#039;algorithme. Deux nouvelles voix sans pitié pour la modernité, qui vont compter dans le paysage littéraire.
La Tentation artificielle de Clément Camar-Mercier, éd. Actes Sud, 416 p., 23€  Et côté livres de poche, quelles nouveautés?  Coeur de Thibault de Montaigu, éd. J&#039;ai lu   Prix Interallié, ce livre est un hommage de l&#039;auteur aux hommes de sa famille: de son arrière-grand-père, ayant fait la guerre à cheval, à son père, dandy sur le point de mourir.
Coeur de Thibault de Montaigu, éd. J&#039;ai lu, 352 p., 8,90€.
Lire aussi&gt; Maud Ventura, Étienne Kern, Thibault de Montaigu... Les 11 romans de la rentrée littéraire qui font déjà sensation  La Valse des âmes de Bernard Werber, éd. Livre de Poche   L&#039;histoire de deux âmes soeurs qui se retrouvent au fil des siècles. Chaque fois, le sort leur donne des rôles différents… Une belle et captivante digression sur le thème de la métempsychose.
La Valse des âmes de Bernard Werber, éd. Livre de Poche, 672 p., 10,40€.
Lire aussi&gt; Bernard Werber: &quot;Ma place, je l&#039;ai trouvée en racontant des histoires&quot;  Les Champs d&#039;honneur de Jean Rouaud, éd. Folio   Goncourt 1990 pour ce premier roman, Jean Rouaud débute alors une série familiale appelée à devenir célèbre. À l&#039;occasion de la réédition du titre, il nous raconte dans une postface inédite la genèse de son cycle dit de la &quot;Loire-Inférieure&quot;. À lire ou à relire.
Les Champs d&#039;honneur de Jean Rouaud, éd. Folio, 224 p., 8,50€    ]]></content:encoded>
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      <title>&quot;Le bonheur n&#039;est pas une équation&quot;, premier prix du concours À vos plumes 2025</title>
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      <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 09:20:05 +0200</pubDate>
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      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
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              <description><![CDATA[Le premier prix du concours littéraire À Vos Plumes!, organisé par HappyVisio en partenariat avec Notre Temps a été attribué à Eva Siegle dont nous publions la nouvelle &quot;Le bonheur n&#039;est pas une équation&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[HappyVisio, en partenariat avec Notre Temps proposait aux plus de 55 ans de participer dans un grand concours de nouvelles. Il fallait écrire une nouvelle à partir d&#039;une thématique dévoilée par la marraine du concours Sylvie Camet: un lieu qui change les gens. Les mots d&#039;Eva Siegle ont séduit le jury et elle a remporté le premier prix grâce à sa nouvelle, &quot;Le bonheur n&#039;est pas une équation&quot;... ainsi qu&#039;un abonnement d&#039;un an à Notre Temps!  &quot;Le bonheur n&#039;est pas une équation&quot;  C&#039;était une peau de vache et elle comptait bien le rester. D&#039;ailleurs ce terme est une expression inadéquate. Pourquoi les vaches seraient-elles d&#039;intraitables créatures? Ces pauvres grosses bêtes amorphes semblent si bonnes et si placides. Tandis qu&#039;elle… Elle, c&#039;était une vieille bique despotique d&#039;une cinquantaine d&#039;années, toujours vêtue de gris, au regard inquisiteur et à la mine courroucée. Elle était sévère, rigide, inflexible, tyrannique et elle en voulait au monde entier. C&#039;est pourquoi on l&#039;appelait &quot;Peau de vache&quot;. En classe, elle ne laissait rien passer. Ni les retards, fussent-ils de cinq minutes - elle disait TROIS CENTS secondes! - ni le travail bâclé, ni les devoirs non rendus, ni le moindre bavardage. Elle ne s&#039;apitoyait jamais. Jamais. Elle distribuait des punitions, des avertissements, des blâmes. Elle convoquait les parents, les pétrifiant de son oeil réprobateur avant de leur expliquer que la salle de classe était un sanctuaire et que le travail était sacré.
Malgré sa petite taille et son gabarit léger, elle dégageait une force indéniable et le feu qui 2 brillait dans ses pupilles suffisait à étouffer toute rébellion. Très vite, les élèves comprenaient à qui ils avaient affaire et en moins de quatre semaines, la discipline régnait dans ses cours. Certes, tous se moquaient de son allure impayable, mais ils savaient quand même qu&#039;ils progresseraient avec elle. Et, tout en la craignant, ils auraient voulu mieux la connaître, réussir à la faire sourire, (rire, ils n&#039;y pensaient même pas), mais c&#039;était peine perdue, car elle ne connaissait qu&#039;une langue: celle des mathématiques. Avait-elle une vie? Était-elle humaine? Est-ce qu&#039;elle ne kiffait que devant une équation? Ses élèves faisaient des paris et se posaient ce genre de questions en s&#039;esclaffant à la récréation.
Ses collègues, eux aussi, l&#039;avaient affublée d&#039;un sobriquet en écho à sa vigilance constante puisqu&#039;ils la surnommaient &quot;OEil de Lynx&quot;. Elle le savait et trouvait cela plutôt flatteur. Quant au proviseur, il s&#039;adressait à elle avec condescendance en lui donnant du &quot;Chère madame Rocaille&quot; vu qu&#039;elle était la plus ancienne dans l&#039;établissement et que ses élèves obtenaient les meilleures notes en math au Baccalauréat. Elle fuyait les fêtes de fin d&#039;année et n&#039;assistait jamais aux réunions conviviales de l&#039;Amicale du lycée. On n&#039;insistait pas sinon elle vous mouchait avec rudesse et vous lançait: &quot;La vie n&#039;est pas une partie de plaisir!&quot; Ou bien &quot;3 Qui ne travaille pas s&#039;appauvrit!&quot;. On avait l&#039;habitude. Tous la croyaient veuve, alors qu&#039;elle n&#039;avait jamais été mariée. N&#039;ayant ni famille, ni amis, elle n&#039;avait de comptes à rendre à personne et s&#039;en trouvait fort bien.
Elle menait une vie solitaire. Son travail terminé, elle faisait quelques courses à l&#039;épicerie du coin tout en réfléchissant à des jeux mathématiques puis se préparait un dîner frugal. Elle regardait parfois le journal télévisé de 20 heures et se mettait à récriminer. Tout allait toujours mal. Entre les guerres, les horreurs commises au sein de l&#039;Église par des prêtres concupiscents, la corruption des hommes d&#039;État, les accidents de la route causés par des chauffards, la misère, la drogue, la violence, le portable, les féminicides, les cataclysmes, les pesticides et le dérèglement climatique, l&#039;humanité sombrait. Il valait mieux résoudre des sudokus (niveau diabolique) pour se relaxer, ou lire un peu avant de dormir.
Pourtant, le mercredi après-midi, elle mettait un bémol à sa hargne habituelle car elle allait à la bibliothèque municipale à l&#039;ouest de la ville. Le chemin qu&#039;elle empruntait longeait la rivière qui coupait la cité en deux. Elle croisait parfois des couples d&#039;amoureux et se sentait alors bêtement triste comme les saules pleureurs se 4 mirant dans l&#039;eau. Mais elle réagissait vite en s&#039;efforçant d&#039;étouffer toute trace de sensibilité sur son visage qui se figeait en un masque d&#039;acier. Remontant l&#039;escalier qui menait au boulevard Jean-Jacques Rousseau, elle retrouvait au sein de la foule matière à râler: tantôt, c&#039;étaient les ongleries futiles qui fleurissaient un peu partout, tantôt les fast-foods qui tuaient lentement, mais sûrement, ou bien les trottinettes conçues pour entretenir la paresse et bousculer les passants, etc.
Une fois à la Bibliothèque, elle se précipitait vers le rayon &quot;littérature policière&quot;. Évaluant les nouveautés d&#039;un coup d&#039;oeil rapide, elle sélectionnait deux polars pour rester en contact avec &quot;la noirceur de l&#039;âme humaine 1&quot;. Ensuite, contente de son butin, elle repartait, direction le parc de la Citadelle, où à l&#039;écart des gens, elle s&#039;asseyait sur un banc les yeux perdus dans le vague. Puis, sortant un des ouvrages qu&#039;elle avait choisis, elle commençait à lire.
En fin de semaine, elle accomplissait un curieux rituel: elle s&#039;habillait d&#039;un élégant tailleur noir à peine démodé, enfilait un chemisier en soie grège, et sortait délicatement d&#039;une boîte à bijoux une broche représentant deux coeurs entrelacés qu&#039;elle fixait sur le revers de la veste. Puis elle ornait son chignon d&#039;épingles en strass, chaussait des escarpins gris perle à petits talons écrasés et sortait.
1 Parfois elle disait: &quot;l&#039;insatiable cruauté du destin&quot;
Si l&#039;on était samedi, elle trottait jusqu&#039;à la pâtisserie Nanan pour s&#039;offrir une petite douceur. En chemin, elle paraissait occupée par des pensées douloureuses et s&#039;essuyait parfois les yeux avec un mouchoir de percale bleu marine. Chez Nanan, elle achetait toujours les mêmes petits gâteaux: une tartelette au citron et un éclair au café. Naturellement, elle ne s&#039;installait jamais au salon de thé au milieu des autres clients, persuadée que la plus banale des conversations pouvait déboucher sur un meurtre. Après avoir payé, elle rentrait vite pour déguster chez elle une pâtisserie après l&#039;autre avec un thé à la bergamote.
Si l&#039;on était dimanche, elle avait rendez-vous avec la nature, à l&#039;Orangerie. Elle déambulait dans les jardins, parcourait les allées, admirait la flore variée et colorée. On aurait pu croire qu&#039;elle était accompagnée… d&#039;un fantôme. Les iris violets ou bleus vifs l&#039;enthousiasmaient. Elle se réjouissait devant les magnolias en fleur dès le début du mois de mars, humant leur délicat parfum. Les pivoines mauves réveillaient de vieux souvenirs, alors elle semblait troublée, en proie à une émotion soudaine qu&#039;elle essayait toujours de réprimer en tapotant son sac à main. Puis, elle se redressait, soupirait et reprenait sa promenade. Quand elle rentrait, elle rangeait la broche, accrochait le tailleur dans l&#039;armoire et enveloppait les escarpins dans du papier de soie avant de les déposer dans leur boîte à chaussures. Peu à peu, sa colère reprenait le dessus sur sa mélancolie. S&#039;armant d&#039;un stylo rouge, elle s&#039;emparait d&#039;un paquet de copies et crucifiait de traits rageurs les erreurs et les étourderies.  Un mercredi, alors que le ciel était menaçant, elle sortit comme à son habitude pour se rendre à la bibliothèque municipale. Prévoyante, elle avait emporté un grand parapluie gris foncé, enfilé un imperméable informe, et chaussé des bottes noires en caoutchouc. Se souciant peu et de l&#039;esthétique et du qu&#039;en-dira-t-on, elle marchait d&#039;un pas rapide sur le trottoir, les yeux baissés car un accident est si vite arrivé. Quand elle fut devant l&#039;entrée de la bibliothèque, elle n&#039;en crut pas ses yeux! Une pancarte indiquait &quot;fermée pour travaux jusqu&#039;au 30 mai&quot;. C&#039;était inadmissible! Elle n&#039;avait pas été prévenue! Elle, une fidèle abonnée! Ils allaient l&#039;entendre! Deux mois de fermeture! C&#039;était la faillite du service public! Et elle n&#039;avait plus rien à lire. Car 7 elle n&#039;achetait jamais de livres, par souci d&#039;économie et pour préserver les forêts.
Que faire? Tandis qu&#039;elle s&#039;exaspérait, en un instant, le vent se leva, le tonnerre gronda, l&#039;orage éclata. Furieuse, elle s&#039;en prit au ciel presque noir zébré d&#039;éclairs en marmonnant: tout l&#039;univers se ligue contre moi! Mais je n&#039;ai pas dit mon dernier mot! Et brandissant son parapluie, elle brava la tempête. Des trombes d&#039;eau se déversaient, frappant le pavé, inondant le caniveau, tandis qu&#039;elle avançait, stoïque, luttant contre les assauts du vent jusqu&#039;à ce qu&#039;une bourrasque vienne à bout de son parapluie qui se retourna sur l&#039;envers. Bon, ça c&#039;est un signe, pensa-t-elle. Il serait téméraire de m&#039;obstiner! Il faut que je m&#039;abrite. À quelques mètres devant elle, une enseigne l&#039;intrigua:
CAFE-LIBRAIRIE - AUX PETITS BONHEURS
Aussitôt, elle se mit à maugréer. Encore un de ces commerces prétentieux qui fermera bientôt. On est un café ou on est une librairie, mais certainement pas les deux. Nous vivons une époque où tout est brouillé, on ne sait même plus si l&#039;on parle à une fille ou à un garçon. Or moi, j&#039;appelle un chat un chat. Bref, j&#039;aime que les choses soient rangées dans des catégories claires, et étiquetées! Les mathématiques, heureusement, sont une science exacte.
Mais il pleuvait des cordes alors elle poussa la porte rose fuchsia du café-librairie et fut immédiatement surprise par la quiétude qui y régnait tandis qu&#039;une odeur suave de café vint titiller ses narines. Une voix enjouée lui chuchota:
— Bonjour et bienvenue! Vous pouvez poser votre parapluie ici et accrocher votre imperméable là.
Nous n&#039;avons pas gardé les vaches ensemble que je sache! Pour qui se prend-elle cette jeunette? se dit-elle en fronçant les sourcils.
La jeunette en question était la propriétaire du café-librairie ouvert depuis deux mois. Petite et menue, le visage criblé de taches de rousseur, vêtue d&#039;une salopette rose, un noeud lilas dans ses cheveux cuivrés, elle lui désignait le porte-parapluie en forme d&#039;énorme encrier mauve. Peau de vache, la mine renfrognée, la dévisagea. En retour, elle fut gratifiée d&#039;un ravissant sourire.
Hum! Si elle croit m&#039;amadouer avec son sourire de publicité pour dentifrice, elle se met le doigt dans l&#039;oeil!
La jeunette lui confia à voix basse:
— Quel temps n&#039;est-ce pas? Et nous sommes en avril! La planète est déboussolée! Installez- 9 vous où vous voulez, je vous envoie Arthur, il vous conseillera.
Puis elle bondit tel un elfe vers les rayonnages en pin qui tapissaient les murs et montaient jusqu&#039;au plafond. Peau de vache se débarrassa de sa gabardine trempée et de son parapluie.
L&#039;atmosphère feutrée de l&#039;endroit et surtout la gentillesse de cet accueil la déconcertaient. Elle se dirigea sans faire de bruit vers une petite table en bois, près de la fenêtre d&#039;où elle pouvait tout voir. À sa droite, deux vieilles dames, confortablement installées dans des fauteuils-crapauds rose foncé, semblaient perdues dans leurs lectures, mais l&#039;une d&#039;elles lui adressa un petit sourire discret avant de porter à sa bouche une madeleine. Troublée, elle détourna la tête et vit un homme plutôt jeune, affublé d&#039;un pull marin qui paraissait méditer, une tasse de café à la main. Près de lui, deux gamins très concentrés jouaient aux dames sans dire un mot. Au fond de la salle, un ado, dont le nez était percé d&#039;un anneau, feuilletait une bande dessinée. Le silence régnait, à peine altéré par le bruissement des pages que l&#039;on tournait ou par le murmure d&#039;une conversation. Une douceur flottait dans l&#039;air, enveloppante. Ce lieu était calme et tranquille alors que dehors le monde était violent et chaotique à l&#039;image du tonnerre qui grondait et de la tempête qui se déchaînait. Et cette odeur de café! Elle qui n&#039;en buvait plus depuis si longtemps.
— Bonjour! Vous êtes bien installée? Voulez-vous un café ou un thé? lui murmura soudain un jeune homme aux cheveux mauves surgissant de nulle part. 
Pfff! Elle n&#039;avait pas l&#039;habitude que l&#039;on s&#039;occupe d&#039;elle. Se raclant la gorge elle marmonna un bonjour rapide.
— Nous avons aussi du cake à l&#039;orange fait maison. Mais vous pouvez juste choisir un livre, la consommation n&#039;est pas obligatoire.
— C&#039;est un café ou c&#039;est une librairie?
Elle posa la question d&#039;un ton sec pour bien montrer qu&#039;elle n&#039;était pas impressionnée.
— Les deux, répondit-il en souriant.
— Tiens donc! Un café et une tranche de votre cake. Je n&#039;ai pas beaucoup de temps, dès que l&#039;orage sera passé, je repartirai.
— Oh, vous pouvez rester aussi longtemps que vous le souhaitez. Voulez-vous un conseil de lecture?
— Non merci, répliqua-t-elle les lèvres pincées en le regardant disparaître derrière une autre porte rose fuchsia.
Elle balaya du regard la partie gauche de la salle. Un vaisselier en bois clair était rempli de livres d&#039;occasion ; des tables et de vieilles chaises dépareillées créaient une impression de désordre et cependant l&#039;ensemble dégageait quelque chose de chaleureux. Il y avait aussi un grand comptoir de bois usé, sur lequel étaient posés des magazines et des chamallows roses et blancs dans une grande assiette. Pfff! S&#039;ils croyaient l&#039;amadouer avec des sucreries, ils se trompaient! Dehors, la pluie redoublait et cinglait les carreaux. Bien qu&#039;elle ne pensât qu&#039;à décamper au plus vite, elle se sentait comme happée par la sérénité qui l&#039;entourait.  — Ecco² ! Vous allez vous régaler! C&#039;est moi qui le fais! Héritage de ma grand-mère italienne, mia nonna³!
Le jouvenceau aux cheveux mauves déposa la commande sur sa table.
Elle dut admettre que le cake à l&#039;orange était délicieux. Et le café la fit frémir de bonheur.
— Il est buonissimo, n&#039;est-ce pas? lui glissa à l&#039;oreille le jouvenceau. C&#039;en était trop pour elle.
² Voilà!
³ Ma grand-mère
4 Délicieux
— Oui, oui, mais je suis pressée. Enveloppez-moi le reste dans un paquet, je dois absolument partir, répondit-elle en se ressaisissant.
Et se levant comme un ressort, elle alla régler au comptoir puis quitta ce lieu qui menaçait son intégrité. Une fois chez elle, elle enfila sa robe de chambre et se jeta sur son carnet de sudokus en maugréant. Pff!   Cependant, elle ne cessa toute la semaine de penser à cet endroit chaleureux si bien que le mercredi suivant, malgré le mauvais temps qui sévissait depuis huit jours, elle y retourna pour vérifier qu&#039;elle n&#039;avait pas rêvé. Dès qu&#039;elle pénétra dans la grande salle, elle eut l&#039;impression d&#039;être attendue.
— Ah, vous voilà! Vous êtes partie si vite la semaine dernière… lui chuchota en souriant la petite jeunette toujours en salopette mais verte cette fois-ci. Et avant qu&#039;elle ait eu le temps de répondre, voilà que le jouvenceau aux cheveux mauves arrivait vers elle en lui lançant:
— Un café et le gâteau della mia nonna si *?
Elle acquiesça et alla s&#039;asseoir à sa table. Dans cet environnement paisible, elle se sentait en sécurité. Ou plutôt, elle se sentait comme chez elle avec quelque chose de plus: les êtres humains ne semblaient ni méchants ni impolis ni effrayants. Plus encore, le lieu lui parut familier, amical même. L&#039;odeur du café la réjouissait, une agréable torpeur la pénétrait. Elle jeta un coup d&#039;oeil alentour et reconnut les deux vieilles dames qui lui adressèrent un petit signe de la main auquel elle répondit de même. Les deux gamins étaient là eux aussi, non plus penchés sur un damier mais sur un immense puzzle. Tout près d&#039;elle, se tenait le jeune homme au pull marin. Il semblait éperdu d&#039;amour devant une jeune fille qui lui lisait à voix basse une page d&#039;un livre en se retenant de rire. Il y avait d&#039;autres clients debout devant les rayonnages, et un homme barbu qui parcourait le journal en mangeant des chamallows au comptoir.
* N&#039;est-ce pas?  Elle n&#039;avait pas rêvé! Cet étrange café-librairie était un havre de paix. Sa mauvaise humeur, son acrimonie s&#039;effaçaient peu à peu comme par magie. Soudain, elle tendit l&#039;oreille car on avait mis en fond sonore les premières notes des Quatre saisons de Vivaldi. Elle voulut grogner encore un peu, par automatisme. Quel endroit hybride! Ça se voulait café, librairie, et maintenant salle de concert! Et quoi encore? Mais la musique à peine audible l&#039;envoûtait malgré elle et elle rendit les armes en s&#039;abandonnant à la ritournelle récurrente qu&#039;elle connaissait si bien.
Elle se revit légère et insouciante comme les notes de ce Printemps que Paul jouait au violon. C&#039;était il y a bien longtemps, avant l&#039;accident, elle était alors une jeune fiancée. La mélodie languissante du deuxième mouvement l&#039;accapara et elle se laissa aller à la rêverie quand soudain une voix lui demanda si elle lisait des polars. C&#039;était la jeunette en salopette!
— C&#039;est pour une enquête? demanda-t-elle sur la défensive.
— Non, je propose des fiches à mes clients. Ce mois-ci je n&#039;ai pas eu le temps de lire beaucoup. À tout hasard, je voulais vous demander si vous aviez lu le dernier Pierre Lemaître.
— Un avenir radieux? Bien sûr que je l&#039;ai lu! Il est, comme les autres, passionnant.
— Alors, vous pourriez m&#039;écrire quelques mots sur cette fiche? En échange, je vous offre le cake.
Surprise par cette proposition, elle hésitait. Y avait-il anguille sous roche?
— Mais si vous n&#039;avez pas le temps, je comprends, ajouta la jeune fille.
Soudain, elle eut envie de l&#039;aider.
— Donnez-moi ça, je vais vous écrire quelques lignes ; Lemaître est un de mes écrivains préférés.
— Prenez votre temps, et puisque vous acceptez, j&#039;aimerais que vous signiez de votre prénom. Moi c&#039;est Eva.
Humm, elle n&#039;allait pas avouer qu&#039;on l&#039;appelait Peau de vache ou OEil de Lynx. Personne ne l&#039;appelait plus par son prénom depuis si longtemps. L&#039;autre attendait, toujours figée dans un sourire qui finalement lui allait bien.
— Albertine Rocaille.
— J&#039;adore ce prénom proustien! Merci Albertine!
À cette réponse, le visage de Peau de vache s&#039;illumina naïvement tandis que l&#039;Allegro du dernier mouvement débutait. Il lui sembla que Paul jouait pour elle.
En quelques minutes, elle griffonna son avis, détaillant ce qui l&#039;avait bouleversée dans ce dernier opus de P. Lemaître. Puis, elle tendit la fiche à la jeune Eva qui la parcourut hâtivement avant de lui lancer un &quot;Super!&quot; strident.
Son acolyte qui avait le don d&#039;apparaître comme par magie la gratifia d&#039;un &quot;c&#039;est top Albertina!&quot;, avant de se présenter:
— Arturo, mais c&#039;est Arthur pour les potes. 
Faisait-elle donc partie de ses amis? Elle ne savait plus que penser. Peau de vache et OEil de Lynx résistaient encore, par habitude. Elle serrait encore un peu les dents, ne voulant pas s&#039;amollir, perdre la face. Mais elle se sentait gagnée par une sorte de confiance en l&#039;humanité, nouvelle et inattendue. Dehors, la tempête avait cessé. Un rayon de soleil éclaira sa table. Comme on était bien ici! Les deux gamins avaient fini leur puzzle et sortirent en disant au revoir et à la semaine prochaine. La politesse existait encore? Elle eut envie d&#039;aller jeter un coup d&#039;oeil sur les livres d&#039;occasion. Elle en choisit un dont le titre lui plut: &quot;Tout le bleu du ciel&quot;. Ça la changerait des polars et pourquoi ne pas l&#039;acheter, après tout? Elle avait l&#039;impression qu&#039;elle avait fait fausse route jusqu&#039;à présent. Paul lui apparut à nouveau, rieur. Paul avant l&#039;accident. Elle se revit avec lui quand il l&#039;enlaçait en chuchotant: &quot;Sais-tu que ton sourire éclaire ma vie?&quot; Soudain elle pensa que s&#039;il pouvait la voir de là-haut, c&#039;est son sourire qu&#039;il voudrait contempler. Et il n&#039;aurait sûrement pas apprécié son surnom!
— Nous allons fermer dans dix minutes, déclara Eva. À demain
Ciel! Il était déjà presque dix-huit heures! Elle n&#039;en revenait pas! Elle avait passé tout l&#039;après- 17 midi aux PETITS BONHEURS! Hum! Il porte bien son nom ce Café Librairie, songea-t-elle.  Quand elle fut dehors, elle se sentit plus légère bien qu&#039;elle eût acheté trois romans. Le ciel était à présent comme lavé, d&#039;un bleu vif et joyeux. Eva, lui avait proposé de participer au Club-Lecture qu&#039;elle animait le mercredi après-midi et Albertine avait accepté. Quelque chose s&#039;était ouvert en elle dans cet endroit rassurant et paisible. Elle se mit à sourire, comprenant qu&#039;un sourire en amenait un autre et qu&#039;elle avait le droit et le devoir de se réconcilier avec la vie. En même temps, ses larmes coulaient mais elle ne les retint pas. Quand elle passa devant la bibliothèque toujours fermée pour travaux, elle se mit à rire, d&#039;un rire inattendu et sonore qui transformait définitivement Peau de vache en Albertine. Une pensée de gratitude la traversa. Le Café-Librairie lui avait révélé que la vie est belle malgré tout.
À la rentrée scolaire suivante, Peau de vache avait disparu. La professeure, Madame Albertine Rocaille, une dame charmante et rieuse, l&#039;avait détrônée. Certes, elle était toujours très exigeante avec ses élèves mais elle plaisantait parfois pour relâcher la pression qu&#039;elle leur imposait. On la voyait le samedi Chez Nanan, vêtue d&#039;un tailleur gris clair, un foulard rose autour du cou, qui conversait avec quelques habituées du salon de thé, ou bien on la rencontrait le mercredi après-midi au Club Lecture du Café-Librairie AUX PETITS BONHEURS, où elle partageait avec d&#039;autres ses coups de foudre littéraires.
Dans ses yeux brillait toujours un feu ardent. Mais c&#039;était surtout son sourire qui enchantait les regards.  ]]></content:encoded>
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      <title>Cédric Sapin-Defour: &quot;‘Son odeur après la pluie’ a fourni à mon épouse des raisons de s’estimer&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/cedric-sapin-defour-ce-recit-a-fourni-a-mon-epouse-des-raisons-de-sestimer-118261</link>
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      <pubDate>Thu, 28 Aug 2025 18:03:13 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il a connu un succès international avec &quot;Son odeur après la pluie&quot;, un hommage à son chien. Cédric Sapin-Defour revient avec &quot;Où les étoiles tombent&quot;, où il raconte le terrible accident de parapente de son épouse, Mathilde, et sa lente reconstruction.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment va votre épouse aujourd’hui? Cédric Sapin-Defour: Au regard des pronostics des médecins le jour de l&#039;accident, c&#039;est une conquête miraculeuse. Mathilde peut marcher, communiquer et même éprouver la joie profonde d&#039;être en vie. Évidemment, si nous pensons à notre vie d&#039;avant, de sportifs, d&#039;aventuriers, nous qui aimions prendre des risques, ça demeure triste et frustrant. Tout dépend de notre référent.  Que pense-t-elle de ce récit qui la touche au plus près? Cédric Sapin-Defour: Elle l&#039;a lu et, au fur et à mesure de sa lecture, je l&#039;ai vue grandir car ce récit lui a fourni des raisons de s&#039;estimer. Après une telle épreuve, le plus grand handicap, c&#039;est la perte de confiance en soi. Ce qui la protège, c&#039;est qu&#039;elle n&#039;a aucun souvenir de sa chute. Tomber du ciel, c&#039;est une peur fondatrice pour nous tous. Je craignais que le texte fasse resurgir l&#039;événement. Ce n&#039;est pas le cas. Elle a pu le lire comme si elle n&#039;était pas exactement l&#039;héroïne de cette histoire.  L’idée d’une injustice est très présente. « Nous n’avons rien fait de mal », dites-vous. Est-ce parce que vous envisagez les épreuves de la vie comme des punitions? Cédric Sapin-Defour: Je crois que, dans ces moments-là, on a besoin d&#039;une entité à qui adresser des reproches. Même si je ne suis pas vraiment croyant, j&#039;avais besoin d&#039;éléments de compréhension. Comme si ce qui nous arrive de fâcheux devait être nécessairement lié à une faute ou avoir du sens. J&#039;avais déjà écrit cette phrase prémonitoire dans Son odeur après la pluie: &quot;Nous sommes si heureux que ça paraîtrait normal que ce bonheur se termine…&quot; Je me reproche cette phrase aujourd&#039;hui.  Où en étiez-vous de l’écriture de &quot;Son odeur après la pluie&quot; lorsque l’accident est arrivé? Cédric Sapin-Defour:  Peut-être aux deux tiers, mais j&#039;ai cessé d&#039;emblée. Ce texte ne présentait plus aucun intérêt pour moi, j&#039;étais en permanence au chevet de Mathilde. Ce qui est extraordinaire, c&#039;est qu&#039;au sortir du coma, alors qu&#039;elle avait oublié jusqu&#039;au prénom de sa mère, elle m&#039;a demandé des nouvelles du &quot;livre sur le chien&quot;. Comme si elle avait en elle la perception de l&#039;importance qu&#039;il aurait sur notre vie.  Comment avez-vous vécu votre incroyable succès *? Cédric Sapin-Defour:  Jusque-là, je n&#039;avais écrit que des récits de montagne, alors c&#039;était incroyable. Mais j&#039;étais à la fois au centre et à la périphérie de cette aventure. Heureusement, la joie diffusait jusqu&#039;à Mathilde. Le jour où elle a pu enfin m&#039;accompagner à une rencontre avec des lecteurs, j&#039;ai bien vu que ce succès la portait.
* 500000 exemplaires vendus.  Avec le recul, comment voyez-vous l’épreuve que vous avez subie? Cédric Sapin-Defour: Plus nous avançons dans le temps, plus je vois des vertus à notre aventure, mais c&#039;est plus facile pour moi qui ne souffre pas physiquement. Je voyais la montagne comme une terre de loisirs, aujourd&#039;hui sa seule présence me suffit. Nous étions nomades, aujourd&#039;hui Mathilde cherche une petite maison où nous serions chez nous. Et elle reprend plaisir à la douceur de la neige. Nous sommes très conscients du bonheur d&#039;être en vie, d&#039;être tous les deux amoureux depuis plus de vingt-cinq ans, et de vivre dans un pays confortable. Ça m&#039;a donné une certaine humilité par rapport à mes certitudes d&#039;avant.   Pour aller plus loin Là où les étoiles tombent, Cédric Sapin-Defour, éd. Stock, 384 p., 22,50 €.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/15/cedric-sapin-defour-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Cédric Sapin-Defour: &quot;‘Son odeur après la pluie’ a fourni à mon épouse des raisons de s’estimer&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Marie Rouge]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Amélie Nothomb: &quot;Pour ma mère, être une fille, c&#039;était être décevante&quot;</title>
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      <pubDate>Tue, 16 Sep 2025 05:38:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En 2021, Amélie Nothomb remportait le prix Renaudot avec &quot;Premier Sang&quot;, qui narrait l’incroyable histoire de son père et de sa très curieuse famille. Avec &quot;Tant mieux&quot;, elle s’attaque à la branche maternelle et… c’est bien pire!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Votre mère semble tout droit issue d’un roman d’Amélie Nothomb… Est-ce elle qui vous a transmis votre point de vue très spécial sur les êtres? Amélie Nothomb: Très largement. Contrairement à mon père, elle parlait beaucoup et m&#039;a raconté très tôt son enfance riche de détails. J&#039;étais stupéfaite des abominations qu&#039;elle avait vécues et de la bonne humeur avec laquelle elle les racontait. &quot;Ah vraiment, ta grand-mère t&#039;a forcée à manger ton vomi? Ah vraiment, ton père battait ta mère?&quot; Sa manière d&#039;être, joyeuse et énergique, m&#039;a évité de basculer vers mon propre côté obscur tandis que ses histoires ont marqué mon imaginaire.
  Mais peut-être est-ce vous qui êtes capable de raconter votre histoire familiale comme un roman, en mettant en scène une grand-mère tueuse en série… de chats. Amélie Nothomb: Cette histoire est parfaitement vraie. Jusqu&#039;à ce que ma grand-mère devienne impotente, les chats ont eu tendance à disparaître dans son quartier. J&#039;étais horrifiée. Toutefois, pour construire un roman, il faut accomplir un travail personnel sur la matière première. Ici c&#039;était presque handicapant tant elle était hyperbolique. Ce que j&#039;écris est relativement mesuré à côté de ce que ma mère racontait et lorsqu&#039;elle écrivait c&#039;était un délire de points d&#039;exclamation.  Comment, enfant, perceviez-vous les brimades dont les femmes de votre famille ont été les victimes? Amélie Nothomb: Dans la bouche de ma mère, les brimades, c&#039;était normal, une femme ça en prenait plein la figure, c&#039;était la règle. Je l&#039;entends encore me dire, &quot;nous étions trois sœurs, trois déceptions&quot;. Être une fille, c&#039;était être décevante. Même si elle a été une mère aimante, il en restait quelque chose. Mon frère aîné avait un statut très spécial, tandis que ma sœur et moi entendions ces petites phrases insidieuses comme &quot;Se mettre en colère, c&#039;est vilain chez une fille&quot;, etc.  Est-ce pour cette raison que vous et votre sœur n&#039;avez pas souhaité avoir d&#039;enfants? Amélie Nothomb: Ma mère trouvait ça inqualifiable. Une femme devait avoir des enfants, surtout dans un milieu aristocratique comme le mien. Par chance, mon frère a été parfait, il est père de six enfants. Ça nous a déchargées, ma sœur et moi, de cette obligation. Sans doute n&#039;avons-nous pas souhaité prolonger cette lignée néfaste. La féminité a été vécue par nous comme un énorme problème. C&#039;est Marguerite Yourcenar qui m&#039;a sauvée. Elle venait d&#039;un milieu similaire au mien. Par sa simple existence, elle me signifiait qu&#039;il était possible d&#039;écrire, de ne pas se marier, de devenir un monument.
  Pourquoi sommes-nous si attachés à nos mères aussi dysfonctionnelles soient-elles? Amélie Nothomb: À cause de notre instinct de survie. Enfant, aimer sa mère, c&#039;est aimer sa propre vie. J&#039;aimais profondément mon père mais ce n&#039;était pas le même amour, il était plus sain, plus équilibré, sans excès. Avec ma mère, ça a toujours été passionnel. Et puis, sa disparition est survenue après celle de mon père, c&#039;est elle qui a fait de moi une orpheline.  Qu’est-ce que l’absence des parents en ce monde a changé en vous? Amélie Nothomb: Je crois avoir assimilé quelque chose de chacun d&#039;eux. L&#039;année qui a suivi sa mort, mon père m&#039;a beaucoup parlé alors qu&#039;il disait peu de choses de son vivant. Pour ma mère, c&#039;est l&#039;inverse. Mais quelque chose de sa philosophie de vie est en train de faire son chemin. Elle savait prendre de la distance avec le comportement des gens. &quot;Allons&quot;, disait-elle. Comme si rien n&#039;était grave. Je crois être en train d&#039;acquérir un peu de sa sagesse et de son optimisme. Je passe toujours mes vacances dans la demeure familiale des Ardennes belges. Leur absence est étrange, mais il y a toute la famille de mon frère. J&#039;ai l&#039;impression qu&#039;il est, de nous tous, le seul personnage normal!  Qu’attendez-vous de la publication de ce livre sur votre mère? Amélie Nothomb: Je n&#039;avais jamais parlé de ma mère. Alors que mon père a toujours eu une existence officielle, personne n&#039;a jamais évoqué ma mère. Lorsque mon père est mort, beaucoup de gens l&#039;ont su. Pour ma mère, personne. Même moi, je ne parvenais pas à le dire. Quand on me demandait de ses nouvelles, je répondais: &quot;Ça va.&quot; Il était temps que je lui rende justice.  Vous écrivez trois ou quatre livres par an, comment choisissez-vous celui que vous allez publier? Amélie Nothomb: Ce livre sur ma mère était une nécessité. Pour les autres, je n&#039;ai pas vraiment de critères hormis que ce soit un roman écrit dans l&#039;année. Je pourrais piocher dans mes anciens manuscrits mais je ne le fais pas. Je les conserve tous entre Bruxelles et Paris, rangés dans des boîtes à chaussures. Sinon, je n&#039;ai pas d&#039;autre critère que mon instinct et mon désir.   Quel livre conseilleriez-vous à un néophyte d’entrer dans votre œuvre? Amélie Nothomb: N&#039;importe lequel. Nombre de mes lecteurs sont arrivés par N&#039;importe lequel. Nombre de mes lecteurs sont arrivés par Stupeur et Tremblements et le conseillent à leur entourage. Pourquoi pas?   Vous avez accepté de devenir marraine du Prix des lecteurs de Notre Temps. Qu’est-ce qui vous touche dans ce prix qui récompense un premier roman écrit par un auteur de plus de 50 ans? Amélie Nothomb: Je trouve formidable d&#039;aller contre tous ces gens agaçants qui pensent que la jeunesse est une qualité. Il n&#039;y a pas d&#039;âge pour commencer à écrire. C&#039;est de toute façon si difficile de s&#039;y mettre, quel que soit l&#039;âge.  Vous auriez des conseils à donner à ceux qui voudraient s’y mettre? Amélie Nothomb: De ne pas écouter de conseils.  Et vous, avez-vous fait quelque chose de spécial après 50 ans? Amélie Nothomb: Oui, j&#039;ai écrit le grand roman auquel je rêvais depuis que j&#039;avais 12 ans. Soif était le grand projet de ma vie. J&#039;attendais d&#039;être prête mais j&#039;ai enfin compris que je ne le serai jamais. Car comment s&#039;estimer prêt à écrire la passion du Christ à la première personne? En 2018, je me suis dit qu&#039;il était temps que je m&#039;y mette. Ce que j&#039;avais écrit avant n&#039;avait servi qu&#039;à me faire les muscles, et là, c&#039;était maintenant ou jamais. C&#039;est vraiment mon livre le plus important à mes yeux.  Comment vivez-vous l’avancée en âge? Amélie Nothomb: Maintenant que le but de ma vie, écrire Soif, est réalisé, cela m&#039;indiffère. Ce qu&#039;on réalise avec l&#039;âge, c&#039;est que l&#039;âge n&#039;existe pas. Bien sûr, l&#039;apparition d&#039;une nouvelle douleur ne m&#039;amuse pas, mais dans ma tête, je ne vois aucun changement.  Faites-vous du sport? Amélie Nothomb: Je fais beaucoup de vélo. En dépit d&#039;un grave accident survenu il y a quelques mois, j&#039;ai fini par remonter en selle. Je craignais de ne pas en être capable, mais finalement, j&#039;ai surmonté mon appréhension.  Avez-vous un rêve que vous souhaitez réaliser? Amélie Nothomb: Je n&#039;ai pas de rêve essentiel à réaliser mais j&#039;aimerais beaucoup aller un jour en Islande.   Tant mieux, d&#039;Amélie Nothomb Une petite fille belge est envoyée un été chez sa grand-mère maternelle qu&#039;elle connaît à peine. L&#039;aïeule fait subir à l&#039;enfant toutes sortes de sévices. La petite n&#039;a pour toute compagnie qu&#039;une cuillère en bois qu&#039;elle nomme Maïzena. Peu à peu, elle découvre que sa grand-mère a un point faible ; elle n&#039;aime que ses chats. De retour chez elle, elle comprend que sa propre mère tue les chats du quartier pour se venger de l&#039;absence d&#039;amour maternel. Cette petite fille résiliente, capable de dire &quot;Tant mieux&quot; à tout, c&#039;est la mère d&#039;Amélie.
Tant mieux, éd. Albin Michel, 216 p., 19,90€  Amélie Nothomb en 6 dates: 1966 Amélie Nothomb naît le 9 juillet 1966 à Etterbeek selon les archives officielles ou, selon ses dires, le 13 août 1967 à Kobe au Japon d&#039;un père est diplomate. Elle est la cadette de trois enfants.
1984 Rentre en Belgique pour y suivre des études de philologie pour suivre les pas du philosophe Nietzsche.
1992 Elle publie son premier roman L&#039;Hygiène de l&#039;assassin.
1999 Sortie de son roman le plus célèbre Stupeur et Tremblements.
2021 Elle obtient le Prix Renaudot avec Premier Sang qui raconte l&#039;histoire de son père, décédé en 2020, et de sa famille paternelle aristocratique.
2024 Sa mère décède le 11 février. Encore en état de choc, Amélie commence l&#039;écriture de Tant mieux sur sa lignée maternelle.  La vie d&#039;Amélie en trois romans  Métaphysique des tubes (2000) Récit de ses trois premières années qui scelleront son attachement viscéral à la culture japonaise. 
Sabotage amoureux (1993) À 6 ans, Amélie vit en Chine et jette son dévolu sur une fillette qu&#039;elle va tenter de séduire. Elle a une relation difficile avec son physique qu&#039;elle n&#039;aime pas tandis qu&#039;elle magnifie celui des autres filles. 
Biographie de la faim (2004) À travers le prisme de l&#039;anorexie, l&#039;écrivaine évoque son adolescence, dont le traumatisme du viol subi au Bangladesh. Tous publiés aux éditions Albin Michel et disponibles au Livre de Poche.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Amélie Nothomb: &quot;Pour ma mère, être une fille, c&#039;était être décevante&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Lorena Sopena/ Europa Press via Getty Images]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>9 livres de la rentrée littéraire qui nous ont emballés</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/9-livres-de-la-rentree-litteraire-qui-nous-on-temballes-119156</link>
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      <pubDate>Sat, 13 Sep 2025 08:45:17 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors que les derniers jours de l&#039;été arrivent, voici le temps de la rentrée littéraire. Avec Anne Berest et Lionel Duroy, partons sur les rives de l&#039;histoire familiale et redécouvrons la puissance de l&#039;amitié avec Yiyun Li et Jean Michelin.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Finistère, d&#039;Anne Berest   De pères en fille. Un arrière-grand-père fondateur de la première coopérative agricole de la région, un grand-père député du Finistère, un père scientifique et révolutionnaire… chez les Berest, l&#039;engagement à gauche se transmet de père en fils. Mais à la génération d&#039;Anne, il n&#039;y a que des filles. Qu&#039;à cela ne tienne, l&#039;écriture est aussi un engagement. Il y a quelques années, Anne Berest plongeait dans l&#039;histoire de sa lignée maternelle et nous offrait, avec La Carte postale, un magnifique récit sur la mémoire des Juifs de France au XXe siècle. Avec Finistère, nous constatons que la lignée bretonne de son père n&#039;a rien à lui envier. Nous suivons cette saga avec la même passion. L&#039;écrivaine a longtemps eu pour activité d&#039;aider des gens à retranscrire leur histoire familiale. Elle applique sa méthode à sa famille avec le plus grand talent. Très inspirant pour ceux qui aimeraient faire de même. Notre coup de coeur. 
Finistère, d&#039;Anne Berest, éd. Albin Michel, 432 p., 23,90€.  Un mal irréparable, de Lionel Duroy   Introspectif. Un écrivain septuagénaire d&#039;origine roumaine décide de partir sur les traces de son enfance. Il découvre l&#039;histoire qu&#039;on lui a cachée pour le protéger. Affluent alors des souvenirs qui l&#039;aideront peut-être à comprendre pourquoi il a si peur des femmes. Un très beau roman sur la mémoire et l&#039;oubli.
Un mal irréparable, de Lionel Duroy, éd. Mialet-Barrault, 384 p., 21€.  Mon amie de plume, de Yiyun Li   Saisissant. Deux petites paysannes s&#039;ennuient. Fabienne, très imaginative, décide de dicter un livre à Agnès, qui a une jolie écriture. Le texte est publié sous le seul nom d&#039;Agnès. Commence alors pour l&#039;adolescente une incroyable aventure! Formidable roman sur l&#039;amitié, la notoriété et la loyauté.
Mon amie de plume, de Yiyun Li, éd. Belfond, 336 p., 22 €.  Nous les moches, Jean Michelin   Rock. Quatre lycéens américains qui avaient formé un groupe de rock à 15 ans se retrouvent à plus de 50 pour participer à un concours et chanter avec une authentique rock star. Quand l&#039;amitié devient plus forte que les déboires de la vie, elle donne la pêche aux personnages comme aux lecteurs.
Nous les moches, Jean Michelin, éd. Héloïse d&#039;Ormesson, 256 p., 20€.  Vingt ans, Karine Silla   Profond. Jeanne, complice d&#039;une fusillade dans laquelle son grand amour perd la vie, est condamnée à vingt ans de réclusion. La narratrice, intéressée par sa personnalité mystérieuse, demande à la rencontrer… Ce portrait de Jeanne, sans complaisance, est profond et attachant. Très réussi.
Vingt ans, Karine Silla, éd. de l&#039;Observatoire, 320 p., 23€  Les Ombres du monde, de Michel Bussi   En quête d&#039;origines. Les auteurs de best-sellers ne dédaignent plus la rentrée littéraire. Après Olivier Norek et Melissa Da Costa l&#039;an dernier, c&#039;est Michel Bussi qui vient s&#039;y frotter. Avec Les Ombres du monde (éd. Presses de la Cité, 576 p., 23,90€), il s&#039;attaque à un Everest de l&#039;histoire contemporaine: le génocide des Tutsis au Rwanda et le rôle de la France dans cette tragédie. On y suit Maé, une adolescente en quête de ses origines. Géographe de formation, Bussi met son savoir et son talent de romancier au service d&#039;une fresque impressionnante et palpitante. Bravo!  Et côté poches, trois succès littéraires de 2024  La Psy, de Freida McFadden   La Psy, de Freida McFadden À cause d&#039;une tempête de neige, un couple d&#039;Américains est coincé dans le manoir qu&#039;ils devaient visiter. L&#039;homme rêve de l&#039;acheter, la femme est terrorisée. L&#039;ancienne propriétaire, une célèbre psy, a disparu: seuls subsistent les enregistrements de ses patients… Pour frissonner.
La Psy, de Freida McFadden, éd. J&#039;ai lu, 352 p., 9,50€.  Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea   Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea Un sculpteur talentueux, mais d&#039;un milieu pauvre, tombe follement amoureux d&#039;une jeune aristocrate. À la fin de sa vie, il est sur le point de révéler un secret. Ce roman, prix Goncourt en 2023, possède un charme puissant.
Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea, éd. Proche, 542 p., 9,70€.  Arlington Park, de Rachel Cusk   Voici le Desperate Housewives anglais. Dans une banlieue chic et pavillonnaire, des femmes semblent accomplir avec bonheur leurs tâches ménagères. Pourtant, tapie au fond d&#039;elles-mêmes, sommeille la nostalgie de leurs espoirs passés. D&#039;une grande justesse.
Arlington Park, de Rachel Cusk, éd. Folio, 352 p., 9,50€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[9 livres de la rentrée littéraire qui nous ont emballés]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>7 romans historiques palpitants pour remonter le temps</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/7-romans-historiques-pour-remonter-le-temps-117062</link>
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      <pubDate>Tue, 19 Aug 2025 05:48:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plongeons dans l&#039;histoire de l&#039;Empire romain avec Titus, suivons l&#039;intrigue rocambolesque de l&#039;affaire de la rue Transnonain qu&#039;Adolphe Thiers tenta d&#039;étouffer, levons le poing avec les &quot;Penn Sardin&quot; révoltées de Douarnenez... Et si nous prenions un grand bain d&#039;Histoire?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;Or de Jérusalem, Nathalie Cohen, éd. Flammarion   Il y a 2 000 ans. Rome déclare la guerre aux Juifs. Après les persécutions de Néron, c&#039;est l&#039;empereur Titus qui arrive en Judée pour exterminer la population et s&#039;emparer du trésor contenu dans le temple d&#039;Hérode. Un million de morts, une population condamnée à l&#039;exil… Dans ce contexte terrible, un couple illégitime tente de sauver son enfant dont l&#039;existence pourrait revêtir une dimension politique.
L&#039;Or de Jérusalem, Nathalie Cohen, éd. Flammarion, 320 p., 22€.  Païenne, Catherine Clément, éd. Seuil   Il y a 1 700 ans. L&#039;empire romain cède du terrain devant l&#039;avancée du christianisme. À Delphes, la dernière pythie et Nikos, le prêtre du temple d&#039;Apollon, vont devoir plier bagage: leurs dieux ne sont plus les bienvenus. Avec humour et précision, la philosophe Catherine Clément, spécialiste des religions, nous embarque autour de la Méditerranée en quête de l&#039;histoire fondatrice de l&#039;Europe.
Païenne, Catherine Clément, éd. Seuil, 272 p., 21€.  Comme un tigre de feu, Baptiste Touverey, éd. Robert Laffont   Il y a 1 400 ans. La Chine du VIIe siècle est une terre appelée Milieu-du-Monde, en proie à des divisions: les nomades des steppes, les péninsulaires (Coréens) et les hors-la-loi. Parmi eux, les trois héros de ce récit, dont l&#039;un deviendra le fondateur de la célèbre dynastie des Tang. Grâce à une écriture très romanesque, ce pan important de l&#039;histoire chinoise est captivant.
Comme un tigre de feu, Baptiste Touverey, éd. Robert Laffont, coll. Versilio, 484 p., 22,50€.  Le Livre de Joan, Paul Thurin, éd. Stock   Il y a 700 ans. Une religieuse anglaise, Joan de Leeds, met en scène sa propre mort pour s&#039;échapper de son couvent… En partant de ce fait avéré en 1318, l&#039;auteur imagine Joan découvrant la liberté, le plaisir et tout ce qui lui a toujours été refusé, ainsi que l&#039;acharnement de la mère abbesse pour la retrouver. Nous nous laissons transporter par une personnalité historique hors du commun.
Le Livre de Joan, Paul Thurin, éd. Stock, 360 p., 22€.  Meurtres en cinq actes, Hélène Clerc-Murgier, éd. Actes Sud   Il y a 400 ans. À l&#039;époque du jeune Pierre Corneille, le théâtre parisien est divisé entre deux troupes rivales. Alors, lorsque des meurtres sont commis en pleine scène à la vitesse de l&#039;éclair, la police pense à des règlements de comptes entre comédiens. Un peu facile, non? Une manière captivante de découvrir un milieu qui a marqué la culture française.
Meurtres en cinq actes, Hélène Clerc-Murgier, éd. Actes Sud, 336 p., 22,80€.
Pour lire un extrait, c&#039;est par ici.  L&#039;Affaire de la rue Transnonain, Jérôme Chantreau, éd. La Tribu   Il y a 200 ans. Paris va abriter un véritable scandale d&#039;État. Prétextant un coup de feu tiré d&#039;une fenêtre, l&#039;armée entre dans un immeuble et assassine tous ses habitants, sauf une femme qui parvient à s&#039;enfuir. Adolphe Thiers sera prêt à tout pour empêcher son témoignage. Une intrigue rocambolesque pour un événement ayant eu lieu en 1834.
L&#039;Affaire de la rue Transnonain, Jérôme Chantreau, éd. La Tribu, 468 p., 22€
Lire un extrait, c&#039;est par là  Le Lit clos, Sophie Brocas, éd. Mialet-Barrault   Il y a 100 ans. 1924. Les sardinières de Douarnenez se lancent dans une grève historique pour réclamer l&#039;heure de travail à un franc. Parmi elles, Louise et Rose, aux personnalités opposées. L&#039;une, intrépide, veut croquer la liberté, l&#039;autre, classique, aimerait rentrer dans le rang… Rendons hommage à cette génération d&#039;ouvrières courageuses, à laquelle les femmes d&#039;aujourd&#039;hui doivent tant.
Le Lit clos, Sophie Brocas, éd. Mialet-Barrault, 336 p., 21€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[7 romans historiques palpitants pour remonter le temps]]></media:title>
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      <title>Craig Foster &quot;Notre survie est liée à celle des océans&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 23 Jul 2025 17:03:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;La Sagesse de la pieuvre&quot;, qui raconte l’histoire de son amitié avec un monstre marin, l’a rendu célèbre dans le monde entier. Dans &quot;La Sagesse des océans&quot;, l’explorateur Craig Foster livre un récit autobiographique assorti d’une réflexion sur la nécessité de préserver les océans.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Vous avez grandi au Cap, près de deux océans. Qu’est-ce que cela vous a apporté? Craig Foster: J&#039;ai passé mon enfance au bord de l&#039;océan Atlantique, à la pointe de l&#039;Afrique. La mer a été mon royaume magique. Elle m&#039;a instillé des sentiments de calme et d&#039;émerveillement. Très jeune, j&#039;ai appris à connaître les animaux sauvages. Mon père m&#039;a initié à la plongée dans la grande forêt marine africaine, dès l&#039;âge de 3 ans, en me portant sur son dos, comme je l&#039;ai fait avec mon fils. Je plonge depuis plus de cinquante ans maintenant. L&#039;océan est mon autre maison.  Qu’y trouvez-vous qui vous aide à vivre? Craig Foster: La gravité inversée, la liberté et mes plus grands professeurs, les animaux sauvages. Ils me permettent d&#039;entrer dans leur vie secrète et m&#039;aident à me souvenir de la chose la plus précieuse que nous ne connaîtrons jamais, la biodiversité, notre système de survie, notre grande mère. L&#039;effet clé est ce sentiment d&#039;appartenance à un monde magnifique. Et puis, plonger dans le froid régénère à la fois le corps et l&#039;esprit.  Dans le livre que vous publiez, un récit intime et immersif, vous parlez du langage des océans… Craig Foster: Pour parler le langage du monde sauvage, il faut d&#039;abord apprendre à identifier les différentes espèces d&#039;animaux, puis à reconnaître les empreintes, les traces, les comportements. Où l&#039;animal habite-t-il? Comment se camoufle-t-il? Que mange-t-il? Comment se reproduit-il? Quels signes lui sont associés? C&#039;est un langage primordial accessible à tous qui permet de décoder des messages liés à chaque signe et d&#039;anticiper ce qui peut se passer. Lorsque je vois les isopodes (une espèce de crustacés, NDLR) émerger par milliers du rivage rocheux, je sais qu&#039;une grande tempête va arriver.  Quel est l’enjeu du sauvetage des océans? Craig Foster: L&#039;océan fournit la majeure partie de l&#039;oxygène que nous respirons et assure de nombreuses fonctions telles que le refroidissement de la planète et la régulation de son taux d&#039;humidité. Sa santé et celle des humains sont indissociables. Notre espèce doit laisser la nature se régénérer pour que nous puissions continuer à respirer et vivre de sa biodiversité  Chacun peut donc agir au quotidien… Craig Foster: L&#039;océan et la Terre nous survivront. Toutefois, à cause de nous, la biodiversité est fortement compromise. Nous pouvons agir en soutenant l&#039;économie circulaire. Nous devons surtout raconter une autre histoire. Le monde est guidé par celle que narre le complexe industriel, qui pille des ressources irremplaçables, les forêts et les zones humides, les rivières et les océans sauvages, et vend cette idée que la consommation est le summum de la réussite. Alors que ces écosystèmes nous maintiennent en vie. Si la biodiversité s&#039;effondre, les investissements des industriels ne vaudront rien dans le futur.  Quelle relation entretenez-vous avec le public depuis le succès de La Sagesse de la pieuvre* Craig Foster: Notre fondation, Sea Change Project, a reçu des milliers de lettres du monde entier, des témoignages de personnes dont la vie a changé après avoir vu La Sagesse de la pieuvre (le documentaire, diffusé sur Netflix en 2020, a reçu l&#039;Oscar du meilleur film documentaire en 2021, NDLR). Le film nous a permis de transformer la grande forêt marine africaine en icône mondiale. Nous avons pris la parole aux Nations unies et au G20 pour faire pression en faveur de la conservation des océans et de la biodiversité. Nous devons comprendre que nous sommes liés à l&#039;essor ou au déclin du monde nature.   La Sagesse des océans, éd. Buchet-Chastel, 256 p., 23,50€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Craig Foster &quot;Notre survie est liée à celle des océans&quot;]]></media:title>
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      <title>Les 10 livres à emporter partout cet été</title>
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      <pubDate>Sun, 13 Jul 2025 05:28:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L&#039;incroyable histoire du traducteur des &quot;Mille et Une Nuits&quot; revit sous la plume d&#039;Irène Frain, un opulent jardin et son jardinier s&#039;épanouissent au coeur du roman d&#039;une grande autrice catalane, Sidonie Bonnec nous fait frissonner avec son premier roman et thriller psychologique... Un mois sous le signe des découvertes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L’Or de la nuit, d’Irène Frain, éd. Julliard   Mille et Une Nuits: le conte est bon! Notre coup de coeur. Alors que le règne de Louis XIV approche de son crépuscule, un homme, capable de traduire l&#039;arabe, tente de réunir l&#039;ensemble des contes des Mille et Une Nuits pour les faire connaître en France. Cette grande aventure faite de manuscrits secrets et de transmission orale, l&#039;orientaliste Antoine Galland, alors antiquaire du roi, académicien et proche de la Bibliothèque royale, va lui dédier sa vie. Irène Frain a un don pour faire vibrer les histoires vraies. Elle nous rend vivante celle de ce traducteur extraordinaire, mais aussi celle de ses contemporains, de la famille du roi, des courtisans de Versailles, d&#039;un concurrent antiquaire pas très honnête et de son jeune assistant, un Syrien plein de ressources. Et nous, lecteurs, de plonger au cœur des nuits de la célèbre Schéhérazade. Un roman qui donne envie de relire ces fameux contes du Moyen-Orient. Délicieux.  
L&#039;Or de la nuit, d&#039;Irène Frain, éd. Julliard, 384 p., 22,50€.
Lire aussi&gt;Irène Frain: &quot;J&#039;ai voulu redonner vie à Denise, ma soeur&quot; et Évasion: À Lorient, avec Irène Frain  Le Jardin sur la mer de Mercè Rodoreda, éd. Zulma   Découvrez Mercè Rodoreda, la grande autrice catalane! Contemplatif. Un jardinier raconte la vie du couple qui l&#039;emploie. Par petites touches, se dessine une histoire d&#039;amour tragique qui se heurte au calme d&#039;un parc magnifique. Décédée en 1983, Mercè Rodoreda est considérée comme la plus grande femme de lettres catalane.
Le Jardin sur la mer de Mercè Rodoreda, éd. Zulma, 256 p., 21,50€.
Lire aussi&gt; Évasion: Barcelone, l&#039;auberge espagnole  La Fille au pair de Sidonie Bonnec, éd. Albin Michel   Un polar psychologique haletant (La Femme de ménage n&#039;a qu&#039;à bien se tenir face à la jeune fille au pair!) Une jeune Bretonne pauvre se fait engager comme fille au pair chez des gens très riches en Angleterre. Très vite, elle trouve l&#039;atmosphère inquiétante. Est-elle tombée dans un piège? Et pourquoi? Un thriller digne de Stephen King dont l&#039;héroïne raffole.
La Fille au pair de Sidonie Bonnec, éd. Albin Michel, 320 p., 21,90€.

Lire aussi&gt; Évasion: Cap sur la Côte d&#039;émeraude avec Sidonie Bonnec  Sylvia, Shakespeare &amp; Co de Emilia Cinzia Perri et Silvia Vanni, éd. Vuibert   Une libraire américaine en BD Graphique. Les amateurs de littérature anglo-saxonne ont déjà entendu le nom de Sylvia Beach, car elle est celle qui créa la première librairie américaine à Paris dans les années 1920. Dans cette BD, on croise James Joyce, Ernest Hemingway, Gertrude Stein… et des libraires formidables. À savourer.
Pour lire un extrait, c&#039;est par ici
Sylvia, Shakespeare &amp; Co de Emilia Cinzia Perri et Silvia Vanni, éd. Vuibert, 176 p., 22,50€.  Le Grand Tout de Olivier Mak-Bouchard, éd. Le Tripode   Olivier Mak-Bouchard nous emmène aux USA Mystérieux.Sa retraite ayant été engloutie dans la faillite de sa banque, un universitaire de San Francisco loue une chambre de sa maison. La jeune femme qui débarque chez lui va bouleverser sa manière de voir la vie. Un roman étrange teinté de fantastique.
Le Grand Tout de Olivier Mak-Bouchard, éd. Le Tripode, 256 p., 20€.  Ne ratons pas le train du bonheur avec Lorraine Fouchet et Cynthia Kafka   Ça fait du bien Et si les &quot;carrés famille&quot; des TGV pouvaient nous guérir de nos chagrins? Avec Lorraine Fouchet, partons vers la Bretagne et observons comment quatre personnages qui ne se connaissent pas – et un chien – vont finir par passer un week-end ensemble et s&#039;aider à refaire surface (Aller simple pour la joie, éd. Héloïse d&#039;Ormesson, 240 p., 21€).
Tandis qu&#039;avec Cynthia Kafka, ce sont quatre femmes en partance pour Hendaye qui vont lier leurs destins (Au train où va la vie, éd. Charleston, 256 p., 19€). Alors, cet été, n&#039;hésitons pas à faire connaissance avec nos compagnons de train!  Et côté poche?  Hokusai, c&#039;est dans la poche!   Une collection de beaux-livres d&#039;art à mini prix Une nouvelle collection de livres-objets invite à explorer l&#039;univers d&#039;un artiste, et à déplier les pages pour exposer l&#039;une de ses œuvres. C&#039;est très malin. Aux côtés d&#039;Hokusai, retrouvez Frida Kahlo, Édouard Manet ou Van Gogh.
Éd. Pop-Art Gallimard, 8,90€.  Un soir d&#039;été de  Philippe Besson, éd. Pocket   Chronique d&#039;un été bouleversé  C&#039;est une bande de jeunes comme il en existe tant dans les années 1980. Un soir d&#039;été, à l&#039;île de Ré, survient un drame qui va les poursuivre pour toujours. Le narrateur tente de rappeler à sa mémoire la sensualité de cet été et la trace qu&#039;elle a laissée.
Un soir d&#039;été de Philippe Besson, éd. Pocket, 176 p., 8€.  Les Naufragés du Wager, David Grann   L&#039;histoire vraie d&#039;un naufrage  En 1740, le Wager, vaisseau de la flotte anglaise, fait naufrage au large du Cap Horn. Seule une poignée d&#039;hommes parvient jusqu&#039;à un rocher hostile et glacial. Authentique et saisissant.
Les Naufragés du Wager, David Grann, éd. Points, 504 p., 10,40€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 10 livres à emporter partout cet été]]></media:title>
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      <title>Polars, romans, conte, premier roman... 10 livres pour un été parfait</title>
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      <pubDate>Tue, 17 Jun 2025 16:08:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une sage-femme lumineuse, un poème sulfureux caché dans une abbaye, un polar sur les sept péchés capitaux, le fascinant crime  de la maison du crime de Fall River et l&#039;humour toujours actuel de Pierre Dac... Ce mois-ci, on vous a trouvé dix perles littéraires pour passer un été parfait.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le Secret de Thyrcée, Aline Desarzens, éd. . La Tribu   Un poème pour l&#039;éternité. Paola, une jeune thésarde canadienne, spécialiste de la littérature antique, est envoyée dans un monastère suisse par son directeur. Il semblerait que l&#039;on soit en passe de découvrir une nouvelle poétesse contemporaine de Sappho, cette chanteuse grecque si célèbre qu&#039;elle fut surnommée la dixième muse. Très excitée, la jeune femme va vite déchanter: comment convaincre un père abbé des plus traditionnels que sa bibliothèque abrite peut-être les fragments d&#039;un poème sulfureux? Comment peut-elle sortir son épingle du jeu alors que son collègue, et amant, tente par tous les moyens de la devancer dans cette course? L&#039;enquête, construite sur quatre époques (depuis Mytilène au VIe siècle avant notre ère jusqu&#039;à aujourd&#039;hui, en passant par le Moyen Âge et le XVIIe siècle), est menée avec brio jusqu&#039;à l&#039;étonnant dénouement. Ce premier roman d&#039;une jeune autrice est une belle réussite. Chapeau!
Le Secret de Thyrcée, Aline Desarzens, éd. La Tribu, 420 p., 22€.  L’Archipel de Claire, Éric de Kermel, éd. Robert Laffont   Sentimental. Psychanalyste sur l&#039;île de Bréhat, Claire était bien décidée à ne plus accueillir de nouveaux patients. Elle se laisse fléchir par une jeune femme enceinte qui s&#039;interroge sur son désir d&#039;enfant. À travers elle, toute une lignée d&#039;enfants non désirés semble surgir de son histoire familiale, et de celle de Claire. Une lecture facile et agréable.
L&#039;Archipel de Claire, Éric de Kermel, éd. Robert Laffont, 240 p., 20€.  Un jeu sans fin de Richard Powers, Actes Sud   Fantastique. Un paradis polynésien cristallise les convoitises: une artiste y a élu domicile, un consortium américain tente d&#039;y faire main basse, une célèbre océanographe y passe sa retraite… Ces personnages ont des comportements étranges. L&#039;IA pourrait-elle y être pour quelque chose? Difficile mais passionnant.
Un jeu sans fin de Richard Powers, Actes Sud, 416 p., 23,80€.  L’Île de l’orgueil de NéO, Albin Michel   Psychologique. Un écrivain à succès veut disparaître et commencer une nouvelle vie. Il se trouve un remplaçant qui accepte d&#039;endosser sa vieille identité, mais ce dernier va vite découvrir qu&#039;il est désormais épié dans le moindre de ses actes. Le premier opus d&#039;une série de romans sur les sept péchés capitaux, pervers à souhait.
L&#039;Île de l&#039;orgueil de NéO, Albin Michel, 320 p., 21,90€.  Le Restaurant des recettes oubliées, Hisashi Kashiwai, éd. . Nami   Gourmand. Si vous rêvez de retrouver un plat inoubliable, rendez-vous à Kyoto, au Japon. Un restaurateur et sa fille, spécialisés dans les enquêtes culinaires, exhument les recettes les plus improbables. C&#039;est que la nourriture nous accompagne et notre mémoire est étroitement liée à nos sens. À la carte est le troisième volume d&#039;une série qui rencontre un succès mondial.
Le Restaurant des recettes oubliées, Hisashi Kashiwai, éd. Nami, 288 p., 19€.  Rire, chanter, aimer avec Pierre Dac et Frédéric Zeitoun   &quot;Si tous ceux qui croient avoir raison n&#039;avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin.&quot; Les Pensées de Pierre Dac, parfois frappées au coin du bon sens, ne vieillissent pas, elles nous font toujours rire et leur réédition (éd. du Cherche-Midi) vaut la peine de nous y replonger. Pour prolonger le plaisir, savourez Le Dictionnaire jubilatoire de la chanson d&#039;amour, de Frédéric Zeitoun (éd. Harper Collins), et de &quot;La Déclaration&quot; à &quot;Sag Warum&quot;, fredonnez les tubes avec le sourire.  Les poches du mois  La Vérité sur la lumière, d&#039;Audur Ava Olafsdottir, éd. Zulma, 192 p., 9,95€.   En islandais, sage-femme se dit &quot;femme de lumière&quot;. C&#039;est le métier de la narratrice, qui a pris la suite de sa grand-tante. Elle porte le prénom de cette dernière et tente de retracer sa vie. Un roman aussi lumineux que son titre.
La Vérité sur la lumière, d&#039;Audur Ava Olafsdottir, éd. Zulma, 192 p., 9,95€.  Les Sœurs de Fall River, de  Sarah Schmidt, Rivages poche   En 1892, un couple est retrouvé assassiné à la hache dans sa maison, sur la côte est des États-Unis. Ce fait divers passionne l&#039;Amérique depuis lors, tout comme la romancière, qui lui consacre cette fiction racontée par les protagonistes de l&#039;affaire, dont les deux filles du défunt. Un récit qui fait froid dans le dos.
Les Sœurs de Fall River, de Sarah Schmidt, Rivages poche, 448 p., 10€.  Les Aventures de Kâmrûp, de Tahsin Al-Din, Libretto   Ce conte du XVIIIe siècle de l&#039;Inde Mongole, inspiré de l&#039;Odyssée et de Sindbad le marin, raconte l&#039;histoire d&#039;un adolescent voué par une prophétie à une grande et catastrophique épopée amoureuse. Malgré les précautions de ses parents, il n&#039;y échappera pas… Une lecture très classique.
Les Aventures de Kâmrûp, Tahsin Al-Din, Libretto, 144 p., 8,20€  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Polars, romans, conte, premier roman... 10 livres pour un été parfait]]></media:title>
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      <title>Muriel Gilbert: &quot;Ces singuliers déguisés en pluriels&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 04 Jun 2025 06:03:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Muriel Gilbert]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Découvrez les mystères de la langue française, où les singuliers se déguisent en pluriels. Explorez pourquoi &quot;pieux&quot; et &quot;vieux&quot; arborent un X mystérieux et comment les mots en &quot;eux&quot; nous surprennent. Une aventure linguistique captivante, racontée par Muriel Gilbert, journaliste et correctrice au Monde, et chroniqueuse sur RTL.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Il est des singuliers étranges, qui ressemblent à s&#039;y méprendre à des pluriels. L&#039;adjectif pieux, tenez. Quand on parle d&#039;un &quot;vœu pieux&quot;, par exemple, vœu ne prend pas de X, mais pieux, si, bien que les deux mots soient au singulier. Plus usité, le mot vieux prend lui aussi un X final au singulier, qu&#039;il soit employé comme nom (un vieux, des vieux) ou comme adjectif (un vieux fauteuil, des vieux fauteuils). Cette fin de mot en &quot;eux&quot; est un pluriel Canada Dry: ça ressemble à un pluriel, mais ce n&#039;est pas un pluriel.
D&#039;ailleurs, quantité d&#039;adjectifs se terminent en &quot;eux&quot; au singulier: peureux, amoureux, chatouilleux... Tous restent identiques au pluriel, et font leur féminin en &quot;euse&quot; (peureuse, amoureuse, chatouilleuse...). Cette fin de mot en &quot;eux&quot; ou &quot;euse&quot; vient du latin osus, qui veut dire &quot;plein de&quot; (peureux: plein de peur, amoureux: plein d&#039;amour...). Les noms en &quot;eu&quot; font d&#039;ordinaire leur pluriel en &quot;eux&quot; (un adieu, des adieux, un enjeu, des enjeux...), avec deux exceptions principales: les pneus et les bleus. Mais quantité d&#039;autres mots portent au singulier une marque d&#039;ordinaire réservée au pluriel. Ce sont ceux en X (le houx, la voix, le prix) et ceux en Z (le nez, le gaz, le riz). Enfin, pléthore de termes finissent par un S au singulier: la souris, le bras, le corps, le Français, le jus. Mon préféré? L&#039;os: le seul mot qui se prononce différemment alors qu&#039;il s&#039;écrit de manière identique au pluriel et au singulier: un os, des os – un &quot;nosse&quot;, des &quot;zo&quot;!  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Muriel Gilbert: &quot;Ces singuliers déguisés en pluriels&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Vous rêvez d&#039;écrire? Participez au prix A vos plumes, qui propose des ateliers d&#039;écriture gratuits!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/une-veine-decrivain-a-vos-plumes-50934</link>
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      <pubDate>Mon, 09 May 2022 16:57:32 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Info partenaire]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Info partenaire]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous êtes passionné d’écriture? Notre Temps vous propose de participer au concours littéraire A Vos Plumes !, organisé par HappyVisio en rédigeant un récit de vie sur le thème &quot;Un lieu qui change les gens&quot; et vous propose 7 séances d’écriture pour vous perfectionner !]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Atelier d&#039;écriture Pour la cinquième édition de son atelier et concours d’écriture À Vos Plumes !, HappyVisio, en partenariat avec Notre Temps, propose aux écrivains en herbe de se lancer dans la rédaction d&#039;une nouvelle, dont le thème devra être &quot;un lieu qui change les gens&quot;. Ce concours est un atelier d&#039;écriture en ligne gratuit, parrainé cette année par la romancière Agathe Karella. Elle prodiguera ses conseils pour aider les participants à rédiger leur nouvelle. 
Au cours des 7 séances de 45 minutes en visioconférence, Agathe Karella donnera les clés pour concourir au Prix A vos plumes ! 2025. Attention, ce concours est réservé aux plus de 55 ans. Pour tous les concurrents, il s&#039;agira d&#039;écrire une nouvelle de 4 à 10 pages. Remise des manuscrits au plus tard le 22 juin à minuit! Le prix littéraire A Vos Plumes! aura pour marraine Sylvie Calmet, professeure émérite de littérature comparée à l&#039;Université de Lorraine. 

Pour vous inscrire gratuitement, c&#039;est par ici  Calendrier de participation 2025 La séance introductive a eu lieu le 28 avril et est disponible en replay et est suivie des 6 ateliers, qui se dérouleront jusqu&#039;au 16 juin. Les séances dure chacune 45 minutes (tous les lundis à 11h) et sont toutes disponibles en replay sur le site:

28 avril: séance 0 - Introduction, présentation de cette nouvelle édition et révélation de l&#039;identité de la marraine 2025
05 mai: séance 1 - Structure et secrets d&#039;une nouvelle
12 mai: séance 2 - Le thème: Un lieu qui change les gens
19 mai: séance 3 - Les personnages font l&#039;histoire
26 mai: séance 4 - Techniques d&#039;écriture (narrateur, dialogue, descriptions, actions, rebondissements…)
2 juin: séance 5 - Incipit&amp;Chute 
16 juin: séance 6 - Réviser et améliorer son texte

Voici le lien pour suivre les séances à venir.

Ces séances seront suivies par 3 séances spéciales 

23 juin: Masterclasse - 10 conseils pour un jury au top + grille de lecture
30 juin: Masterclasse - Comment autoéditer ses œuvres?
07 juillet: Masterclasse avec la marraine

Le choix du lauréat se fera par un jury de lecteurs, qui devra évaluer les manuscrits en 2 étapes: une première phase au cours de laquelle nous leur transmettrons 10 œuvres à évaluer, suivie d&#039;une seconde où les œuvres finalistes seront envoyées.
Le prix sera décerné en septembre 2025.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/13/a-vos-plumes.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Vous rêvez d&#039;écrire? Participez au prix A vos plumes, qui propose des ateliers d&#039;écriture gratuits!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[A vos plumes]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>9 livres qui nous ont marqués ce mois-ci</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/9-livres-qui-nous-ont-marques-ce-mois-ci-112963</link>
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      <pubDate>Mon, 19 May 2025 14:23:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un meurtre dans les Vosges mêlé à la nature sauvage, un polar relié à un tableau de ModIgliani, des idées de jadis pour comprendre le monde actuel, un indien et un bluesman forment un groupe de musique... Voici de quoi bien s&#039;occuper sous les premières lumières printanières.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Une nature sauvage: &quot;Répondre à la nuit&quot;, d’Agnès Ledig   Répondre à la nuit, d’Agnès Ledig Dans un village des Vosges, quelqu&#039;un a été assassiné. Qui? Nous ne le saurons qu&#039;à la moitié du roman, ce sera la première surprise. Pourquoi? Ne serait-ce pas lié à la mort du grand cerf, cet animal sublime abattu par les chasseurs? Nous suivons alors la vie de ce village, le militantisme écolo de la jeunesse, les non-dits et les mystères de toute une communauté rurale, incarnée, entre autres, par une tatoueuse acharnée, une jeune fille déracinée, une semi-sorcière qui prodigue ses conseils, un chasseur arrogant détesté par sa propre famille... Qui a tué? Nous le saurons, comme il se doit, à la fin. À travers cette forme policière, Agnès Ledig exprime de manière puissante son attachement à la nature sauvage qu&#039;elle connaît bien puisqu&#039;elle aussi vit dans les Vosges, et travaille à la ferme. Son amour pour les forêts l&#039;inspire depuis longtemps.
Répondre à la nuit, d&#039;Agnès Ledig, éd. Albin Michel, 352 p., 22,90€.  Sentimental: &quot;Les Bien-Aimés&quot;, d&#039;Ann Napolitano   Les Bien-Aimés, d&#039;Ann Napolitano Quatre sœurs élevées dans un foyer aimant voient surgir dans leur vie un jeune homme, au passé douloureux, en quête d&#039;affection. Il épouse l&#039;aînée et traverse avec elles les étapes d&#039;une existence. Un vrai grand roman à l&#039;américaine avec ses espoirs, ses drames, ses sagas et... le temps qui passe.
Les Bien-Aimés, d&#039;Ann Napolitano, éd. Les Escales, 432 p., 24€.  Polar: &quot;L’Énigme Modigliani&quot;, d&#039;Éric Mercier   L’Énigme Modigliani, d&#039;Éric Mercier Il est policier, elle est experte en art. Leur couple a déjà résolu quelques énigmes. Pour celle-ci, il va falloir comprendre qui a assassiné un célèbre faussaire et en quoi ce meurtre pourrait-il être relié à un mystérieux tableau de Modigliani... Une lecture plaisante.
L&#039;Énigme Modigliani, d&#039;Éric Mercier, éd. La Martinière, 384 p., 21€.  Humour: &quot;Sadie à Brides-les-Bains&quot;, de Susie Morgenstern   Sadie à Brides-les-Bains, de Susie Morgenstern Romancière bien connue des enfants, Susie Morgenstern publie son premier roman pour adultes. Elle y met en scène une Américaine obèse et surmenée qui débarque en France pour une cure d&#039;amaigrissement. Pourrait-elle trouver l&#039;amour en échange des kilos? Drôle, tendre, truculent.
Sadie à Brides-les-Bains, de Susie Morgenstern, éd. Eyrolles, 320 p., 17,90€.  Philosophie: &quot;Alice au pays des idées&quot;, de Roger-Pol Droit   Alice au pays des idées, de Roger-Pol Droit Entre Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder et Les Yeux de Mona de Thomas Schlesser, ce voyage remonte le temps en compagnie des philosophes pour expliquer à la jeune Alice comment les idées de jadis peuvent nous aider à comprendre notre monde actuel. Une révision ludique de notre bac de philo.
Alice au pays des idées, de Roger-Pol Droit, éd. Albin Michel, 448 p., 22,90€.  Côté poches: &quot;Indian Blues&quot;, de Sherman Alexie   Indian Blues, de Sherman Alexie Un jeune Indien d&#039;une réserve de l&#039;État de Washington prend en stop un bluesman de légende qui abandonne sa guitare magique dans son pick-up. Dès lors naît le groupe des Coyotes Springs dont l&#039;ascension est fulgurante. La réédition d&#039;un must de 1995!
Indian Blues, de Sherman Alexie, éd. Livre de poche, 408 p., 9,40€.  &quot;Écritures carnassières&quot;, de Ervé   Écritures carnassières, de Ervé Le récit autobiographique d&#039;un SDF à Paris. Des foyers de la DDASS au bitume du quartier Denfert-Rochereau, cet écorché vif sait tout de ce que la condition humaine a de plus terrible. Mais il y a aussi l&#039;amour, la paternité, l&#039;espoir et... l&#039;écriture. La sienne est comme un uppercut.
Écritures carnassières, de Ervé, éd. Pocket, 160 p., 7,70€.  &quot;Le Destin d’Anjali&quot;, de Hema Macherla   Le Destin d’Anjali, de Hema Macherla Dans l&#039;Inde britannique des années 1920, une adolescente est destinée à être brûlée en même temps que la dépouille de son mari. Sauvée in extremis, elle va vivre un périple rocambolesque. Une magnifique fresque.
Le Destin d&#039;Anjali, de Hema Macherla, éd. 10/18, 480 p., 9,90€.  Découvrir une auteure oubliée: Miles Franklin  Elle s&#039;appelait Miles Franklin. Issue d&#039;une famille nombreuse du bush australien, elle parvint à faire publier son premier roman à 20 ans, en 1901. Engagée du côté des opprimés, ligotée par sa grande pauvreté, elle fut tour à tour bonne à tout faire à Sydney, journaliste à Chicago, infirmière en Europe pendant la Première Guerre mondiale.
 L&#039;ardente et très secrète Miles Franklin, d&#039;Alexandra Lapierre, éd. Flammarion, 512 p., 23€.  La sortie de cette palpitante biographie écrite par Alexandra Lapierre s&#039;accompagne de la réédition de Ma brillante carrière (éd. Autrement, 376 p., 23€), le fameux premier roman de Miles Franklin.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[9 livres qui nous ont marqués ce mois-ci]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobestock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Un perdant magnifique de Florence Seyvos remporte le prix de la Closerie des Lilas</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/un-perdant-magnifique-de-florence-seyvos-remporte-le-prix-de-la-closerie-des-lilas-113465</link>
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      <pubDate>Mon, 12 May 2025 14:36:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Qui perd gagne… Ou comment le destin douloureux d&#039;un homme peut devenir une histoire splendide et obtenir un joli prix littéraire (sur lequel je vous ferai une confidence à la fin de cet article), celui de la Closerie des Lilas, haut-lieu de la littérature et de la vie parisienne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment nous souvenons-nous, lorsque nous sommes devenus adultes, des personnages décalés, hors normes, étonnants, qui ont marqué notre enfance? C&#039;est ce regard de petite fille que Florence Seyvos tente de retrouver en brossant le portrait de celui qui fut le mari de sa mère, on pourrait dire son beau-père, s&#039;il n&#039;avait pas été si fantasque, si mystérieux et finalement si peu paternel.
Nous sommes dans les années qui ont suivi la fin de la colonisation de la France en Afrique. Le &quot;beau-père&quot; semble être un homme qui fait des affaires, de mauvaises affaires précisons-le, en Côte d&#039;Ivoire. Sa femme vit au Havre avec les deux filles qu&#039;elle a eu d&#039;un premier mariage, elle tente comme elle peut d&#039;imposer une forme de normalité à son foyer. Mais c&#039;est presque impossible. A peine a-t-elle renfloué les caisses que l&#039;homme revient quémander de nouveaux investissements, mettant chaque fois la famille en danger.
Ce personnage inconséquent, tour à tout dépressif ou exalté, nous, lecteurs, devrions le détester et pourtant, à travers les yeux de la fillette devenue adolescente, nous apprenons à le chérir. La patience et la tendresse qu&#039;il témoigne à ses belles-filles, son envie de leur offrir des vies de princesses, ses &quot;bonnes intentions&quot; qui viennent se briser sur son terrible tempérament, nous le rendent cruellement humain.
Ainsi ce perdant de la vie, qui n&#039;a jamais su s&#039;adapter à son monde, rendu flamboyant sous la plume d&#039;une ancienne enfant fascinée, est-il, l&#039;espace d&#039;un prix littéraire devenu un magnifique gagnant. C&#039;était le 6 mai dernier, à la Closerie des Lilas, à Paris. C&#039;était aussi la première fois que la comédienne Catherine Frot, invitée de cette édition 2025, participait à un prix littéraire. Elle était enchantée de cette nouvelle expérience. Comme je faisais partie du jury et, par conséquent, ai assisté aux débats, je peux dévoiler que la comédienne a ardemment défendu ce livre et qu&#039;elle a été heureuse de le proclamer ce soir-là. Ce roman qui, lui, n&#039;a rien de parisien, devrait aussi vous enchanter. Bonne lecture.
Un perdant magnifique de Florence Seyvos aux éditions de l&#039;Olivier, 21 euros.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/12/florence-seyvos-et-le-jury.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Un perdant magnifique de Florence Seyvos remporte le prix de la Closerie des Lilas]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Jean Picon/ La Closerie des Lilas]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Corinne Cotereau, Prix des Lecteurs Notre Temps 2025: &quot;Il n&#039;est jamais trop tard pour suivre ses rêves&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/corinne-cotereau-prix-des-lecteurs-notre-temps-2025-il-n-est-jamais-trop-tard-pour-suivre-ses-reves-110889</link>
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      <pubDate>Thu, 24 Apr 2025 06:13:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un parcours singulier et la capacité à saisir chaque opportunité dès qu’elle se présente, voici ce qui caractérise Corinne Cotereau notre lauréate 2025, qui nous raconte la genèse de son beau roman &quot;Providence canyon&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En février 2020, je viens d&#039;emménager à San Diego (Californie) en tant qu&#039;artiste peintre. Avec l&#039;arrivée du Covid, me voilà coincée à 10000 km de mes deux enfants de 18 et 20 ans. Entre le nid vide, le cap des 50 ans, le déracinement et le deuil – celui de ma mère, dont l&#039;absence crée un manque profond – je me retrouve à tourner en rond, incapable de peindre pour évacuer mes émotions. Un matin d&#039;avril, alors que j&#039;explore sur Google Maps un coin de désert que je connais bien pour y être allée camper plusieurs fois, la providence me guide vers des rails abandonnés. En photo, un pont en bois perdu dans une chaîne de montagnes arides enflamme mon imagination.  Et si… le début des histoires Cette nuit-là, deux mots tournent en boucle dans ma tête: et si? Et si la ligne était réouverte pour le tourisme? Le lendemain, ces mots ont continué à germer et à tisser une idée. Et si, en rouvrant un tunnel muré, quelque chose ou quelqu&#039;un y était retrouvé? C&#039;est avec des &quot;et si&quot; que naissent les romans.
Le personnage de Stéphanie est inspiré de mon propre vécu. Comme elle, je viens d&#039;un milieu populaire et je connais bien cette sensation de devoir lutter contre des barrières invisibles. Dans un environnement où l&#039;accès à la culture est limité, l&#039;ascension sociale est une réalité compromise dès le départ. Monsieur Marcel à qui elle écrit s&#039;appelait en réalité Monsieur Roger. Lorsque j&#039;étais lycéenne, j&#039;allais lui faire la lecture ainsi qu&#039;à son épouse Suzanne. De là-haut, il doit se dire que sa petite oie blanche a fait du chemin. Après des études de droit, et un stage à la Commission européenne, je me suis retrouvée à Bruxelles. Puis, je suis devenue juriste en entreprise. Mais j&#039;ai besoin de déracinement. Recommencer, c&#039;est se réinventer, se rencontrer soi-même. C&#039;est avancer en zigzag, certes, mais au fond, le chemin compte plus que la destination.  Puis, avec le confinement, l&#039;envie d&#039;écrire est revenue J&#039;ai toujours eu envie de raconter des histoires. C&#039;est à la trentaine que j&#039;ai commencé, en écrivant pour mes enfants. S&#039;en est suivie une quinzaine d&#039;années de tentatives infructueuses. Il m&#039;a fallu attendre la fin de la quarantaine pour enfin décider d&#039;aller jusqu&#039;au bout du processus, mais ce roman n&#039;a pas trouvé preneur. Les lettres de refus des éditeurs se sont accumulées, et j&#039;ai renoncé à toute ambition littéraire. Puis, avec le confinement, l&#039;envie d&#039;écrire est revenue, mais cette fois sans la pression liée à une publication. C&#039;est une grande fierté de savoir que mon travail touche des lecteurs. Ce prix me confirme qu&#039;il n&#039;est jamais trop tard pour suivre ses rêves. C&#039;est un encouragement, non seulement pour moi, mais aussi pour tous ceux qui croient que la passion et la créativité n&#039;ont pas d&#039;âge.&quot;
Lire aussi&gt; Prix des lecteurs de Notre Temps 2025: Et le roman récompensé est...  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/03/20/cotereau-2.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Corinne Cotereau, Prix des Lecteurs Notre Temps 2025: &quot;Il n&#039;est jamais trop tard pour suivre ses rêves&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Sylvie Nottoli]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Prix des lecteurs de Notre Temps 2025: Et le roman récompensé est...</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/prix-des-lecteurs-de-notre-temps-2025-et-le-roman-recompense-est-110880</link>
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      <pubDate>Wed, 23 Apr 2025 05:43:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour le 16è Prix des lecteurs Notre Temps, le jury a choisi de couronner un premier roman signé par un auteur de plus de 50 ans. Chacun des sept jurés a défendu un des six livres en compétition. Retour sur des débats passionnés.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Ni Covid ni grève… Cette année, le débat entre nos lecteurs au siège de Bayard s&#039;annonçait bien. Nos jurés, c&#039;est un hasard, venaient principalement du nord et de l&#039;est de la France. Ils avaient été sélectionnés parmi des dizaines de lettres de motivation.   Le Prix des lecteurs de Notre Temps est remis à un premier roman écrit par un auteur de plus de 50 ans*. Il n&#039;y a pas d&#039;âge pour publier, pas d&#039;âge pour être célébré. Six romans, sélectionnés parmi une vingtaine, ont été envoyés aux sept membres du jury. Après un déjeuner sympathique, nous nous mettons au travail. Le moins que l&#039;on puisse dire est que nos lecteurs n&#039;ont pas les mêmes goûts. Il y a ceux pour qui le style littéraire est essentiel et ceux qui privilégient l&#039;histoire et l&#039;attachement aux personnages. L&#039;un des romans va même opposer les deux Claudine, l&#039;une lui ayant attribué la note de 10 et l&#039;autre un 0! Ces extrêmes sont rares, c&#039;est même la première fois que ça arrive peur d&#039;exprimer ses opinions. Mais tout cela se fait dans une telle écoute de l&#039;autre qu&#039;il est très agréable de peser les arguments des uns et des autres. Tous pertinents. Un très joli récit semble prendre les devants. Il s&#039;agit de Pauline ou l&#039;enfance, de Philippe Bonilo. Mais lorsque nous passons au bulletin secret, c&#039;est Providence canyon qui l&#039;emporte dès le deuxième tour, un roman qui nous emmène très loin… Car, expliquent les adeptes, il est à la fois bien construit, bien écrit, et porté par de bons personnages ainsi qu&#039;une intrigue palpitante. Chacun des livres a été défendu, apprécié, mais tout le monde a approuvé le choix de l&#039;année. Tous en sont très contents et c&#039;est là le principal. Quant à vous, amis lecteurs de Notre Temps, n&#039;hésitez pas. Si vous aimez lire et avez envie de tenter l&#039;expérience d&#039;un prix littéraire, envoyez-nous votre candidature ** . À bientôt peut-être.
Lire aussi&gt; Corinne Cotereau Prix des Lecteurs Notre Temps 2025: &quot;Il n&#039;est jamais trop tard pour suivre ses rêves&quot; 
* Le Prix a été remis par l&#039;écrivain Olivier Norek, en mars dernier, au Salon des seniors
** courrier@notretemps.com ou 15, boulevard Gabriel-Péri, 92245 Malakoff Cedex.  Notre jury réuni à Montrouge pour le Prix des Lecteurs Notre Temps 2025 Photo, de g. à dr., le long de la rampe: Christel Bruneau, André Humbert, Marie-Christine Zabka-Lecaille, Claudine Supiot-Léger. Au second plan: Anne Thiriot, Anne Brinet, assistante de la rédaction, Nicole Elbaz, Stéphanie Janicot, journaliste littéraire, Claudine Dupont, et Marie Auffret, directrice des rédactions.   Le Prix des Lecteurs Notre Temps 2025 est décerné à &quot;Providence canyon&quot; de Corinne Cotereau Un industriel débarque dans un village fantôme d&#039;Arizona pour réhabiliter une ligne de chemin de fer. Dans un tunnel éboulé, il découvre le corps d&#039;une jeune fille et un carnet écrit en français. Il cache le corps mais le journal tombe entre les mains d&#039;un expatrié français qui pourrait vouloir ébruiter l&#039;affaire. Justice pourrait-elle enfin être rendue?

Ce qu&#039;en disent nos lectrices

Nicole: &quot;C&#039;est une histoire qui a du souffle et qui nous intrigue par ses chapitres qui se chevauchent: le récit de la jeune Française du journal et le suspense digne d&#039;un thriller. C&#039;est joyeux, vivant, et instructif sur l&#039;histoire et la géographie des États-Unis.&quot;
Marie-Christine: &quot;C&#039;est mon préféré! J&#039;aime la bienveillance dans la relation entre la jeune Stéphanie et Marcel auquel elle écrit et qui lui donne confiance.&quot;
Claudine S.: &quot;Il ferait un excellent film, quelque part entre Bagdad Café et Paris, Texas.&quot;
Providence canyon de Corinne Cotereau, éd. Albin Michel, 272 p., 19,90€.  Les autres romans en compétition   Pauline ou l’enfance de Philippe Bonilo Un homme s&#039;apprête à retourner dans le village de son enfance. Il se souvient de la petite fille avec laquelle il jouait et espère la retrouver. 
Pauline ou l&#039;enfance de Philippe Bonilo, éd. Arléa, 108 p., 19€.

Ce qu&#039;en a pensé le jury

Christel: &quot;Un sublime voyage dans la nostalgie de l&#039;enfance, qui peut parler à tous: les joies soudaines, les fous rires, les inquiétudes, l&#039;espoir immense de l&#039;avenir. Je me suis sentie emportée dans ce vert paradis.&quot;
Claudine S.: &quot;C&#039;est mon favori, un bijou! Les mots sont choisis avec soin, leur juxtaposition créée une atmosphère, ainsi que la nature omniprésente.&quot;
Anne: &quot;J&#039;ai aimé l&#039;intimité dans laquelle l&#039;auteur nous plonge, l&#039;écriture fluide, sensible, délicate. Chacun retrouve sa “petite madeleine”, et aussi ses moments d&#039;enfant triste.&quot;   Le Disciple de Mikhaïl Rudy En pleine perestroïka, un jeune Français débarque au conservatoire de musique de Moscou et subjugue son professeur. Une époque, une ambiance, entre réalisme tragique et poésie.
Le Disciple de Mikhaïl Rudy, éd. Les Presses de la Cité, 240 p., 20€.

Ce qu&#039;en a pensé le jury

Christel: &quot;Le style est très beau, très sentimental. J&#039;ai eu envie d&#039;écouter les musiques mentionnées et de mieux connaître le pianiste Mikhaïl Rudy.&quot;
André: &quot;J&#039;ai été happé dès les premières pages par l&#039;histoire de ce personnage; les mots coulent comme le ruisseau qui deviendra rivière. J&#039;ai écouté de nombreuses pièces de piano indiquées dans le livre pour tenter de saisir l&#039;émotion du pianiste.&quot;
Marie-Christine: &quot;C&#039;est une histoire d&#039;amour passionnelle, dans la grande Histoire, qui se déroule à un moment capital de l&#039;URSS.&quot;   Je boirai mon sang de François-Xavier Lefranc À l&#039;époque de Louis XV, Armand de la Rouërie, un noble breton, veut se battre pour le roi. Il va affronter l&#039;Histoire, la vie parisienne, l&#039;Amérique, la Révolution. Un roman d&#039;aventures, de cape et d&#039;épée. 
Je boirai mon sang de François-Xavier Lefranc, éd. Robert Laffont, 368 p., 20,50€.

Ce qu&#039;en a pensé le jury

Marie-Christine: &quot;C&#039;est un grand roman historique, très bien écrit, très documenté et captivant. J&#039;ai appris beaucoup de détails passionnants sur la Révolution française et surtout sur l&#039;engagement militaire des Français dans les treize colonies et la quête d&#039;indépendance des Américains face aux Anglais.&quot;
Christel: &quot;Je vais prévoir une visite à Fougères et au Mont-Saint-Michel.&quot;   La Seule Façon d’aimer de Didier Barbelivien Une lycéenne tombe amoureuse de son jeune professeur. Ils se perdent de vue, elle devient une star et lui un écrivain défiguré par un accident, qui utilise un pseudo. Elle est pressentie pour jouer dans un film tiré d&#039;un de ses romans mais ignore qui il est…
La Seule Façon d&#039;aimer de Didier Barbelivien, éd. Fayard, 378 p., 22€. 

Ce qu&#039;en a pensé le jury

André: &quot;J&#039;ai aimé les références musicales depuis les années 1960. À savourer et à partager. Ma femme m&#039;a dit: “C&#039;est le genre de livre qu&#039;on regrette d&#039;avoir déjà fini de lire.”&quot;
Claudine D.: &quot;C&#039;est un livre facile à lire. J&#039;ai été emportée par l&#039;histoire d&#039;amour de Jeanne et Frédéric qui me rappelle la mienne. Lorsque l&#039;amour n&#039;est pas admis par l&#039;entourage…&quot;   Un jasmin en hiver de Stéphanie Elbaz Un homme âgé, d&#039;origine juive tunisienne, dicte ses mémoires à sa petite-fille. Se faisant, il va finir par lui dévoiler un lourd secret de famille…
Un jasmin en hiver de Stéphanie Elbaz, éd. JC Lattès, 416 p., 21,50€.

Ce qu&#039;en a pensé le jury

Nicole: &quot;Le grand atout de ce livre est l&#039;évocation de la Tunisie bien-aimée de l&#039;auteure.&quot;
Claudine D.: &quot;C&#039;est un joli duo intergénérationnel. On suit bien l&#039;évolution de Mona. Les personnages sont touchants, surtout le grand-père, Félix, avec son magnéto.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/03/20/prix-des-lecteurs-notre-temps-2025.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Prix des lecteurs de Notre Temps 2025: Et le roman récompensé est...]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>La Grande Sophie:&quot;J’aime l’expérience qui vient avec le temps&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 14 Apr 2025 15:33:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La Grande Sophie a connu le succès avec ses chansons qu’elle accompagnait à la guitare. Aujourd’hui, à 55 ans, l’artiste publie son premier livre, composé de lettres autobiographiques qui s’adressent à Suzanne, héroïne d’une de ses chansons.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qui est cette Suzanne à qui vous vous adressez? La Grande Sophie: quinze ans, lors d&#039;un de ces moments douloureux, où l&#039;on comprend que certains désirs n&#039;aboutiront pas. C&#039;était ma façon de trouver du réconfort. En Suzanne, il y a tous les gens que j&#039;aime. Elle a donné lieu à une chanson, dans mon album La Place du fantôme, qui a été en quelque sorte ma première lettre à Suzanne.  Pourquoi lui avez-vous écrit les lettres de ce livre? La Grande Sophie: Ces lettres se sont construites dans ma tête au fil des années, je les ai portées jusqu&#039;à un autre moment charnière de ma vie, celui de ma cinquantaine que j&#039;ai très mal vécue. J&#039;ai été déstabilisée, j&#039;ai perdu confiance. J&#039;ai eu l&#039;impression de porter un vêtement usé. Alors que j&#039;ai toujours au fond de moi cette voix que je voudrais porter plus loin. J&#039;aime l&#039;expérience qui vient avec le temps.  On peut tous, même si on n’a pas de carrière artistique, se retrouver dans votre parcours… La Grande Sophie: On ressent tous des moments de découragement, toute vie a ses hauts et ses bas. Dans mon métier, on fait souvent bonne figure, on ne parle pas de nos difficultés. Je trouve qu&#039;il est important de parler de ce qu&#039;il y a derrière le sourire. Même si ça ne se fait pas.  Vous avez traversé toutes ces années avec votre compagnon. Quel est votre secret? La Grande Sophie: J&#039;ai toujours été émue par les couples âgés qui se tiennent la main dans la rue. J&#039;ai un rapport privilégié avec la fidélité. Les gens n&#039;y croient pas mais l&#039;amour qui dure existe. J&#039;ai eu la chance de rencontrer, il y a plus de trente-cinq ans, un homme qui m&#039;a suivie, qui a été à l&#039;écoute. Pour être heureux, il ne faut pas se poser trop de questions. La seule question, c&#039;est &quot;Est-ce qu&#039;on est bien?&quot; Je suis bien avec lui. Nous sommes tous les deux d&#039;un milieu populaire, de la même génération.  Cette génération, celle des bébés de mai 1968, nous la sentons très fortement au fil des lettres. Elle est importante pour vous? La Grande Sophie: En écrivant, j&#039;ai retrouvé ce que j&#039;avais vécu, écouté, regardé à la télé. J&#039;aime raconter les détails. Dans mon enfance, nous étions imprégnés de l&#039;humeur des années 1960. Puis tout s&#039;est accéléré. Les bouleversements sont quotidiens. La musique, bien sûr, type une génération. Un jour, dans les Ehpad, les jeunes d&#039;aujourd&#039;hui écouteront les tubes des années 2020!  Autre position singulière, alors que vous être fille de syndicaliste, votre refus d’engagement public… La Grande Sophie: Ce n&#039;est pas un refus, c&#039;est le choix d&#039;autre chose. Moi je suis à 200 % engagée dans mon métier, d&#039;autant plus que je suis autodidacte. Or je sais, pour avoir vu mon père, qu&#039;on ne peut pas s&#039;engager à moitié. Je comprends que les artistes très connus le fassent, de mon côté je choisis la proximité. J&#039;aime les actions dont je peux voir les résultats, m&#039;occuper de mes proches, de mes voisins.  Ce livre a donné lieu à un spectacle. Vous tournez en France? La Grande Sophie: Oui, bientôt Paris, Toulouse, Marseille, Lyon, Soissons. C&#039;est ma petite comédie musicale à moi, pas tout à fait un concert, pas tout à fait une lecture. La mise en scène de Johanna Boyé retrace mon parcours et me permet de revenir sur de nombreuses chansons.  Toutes les dates de la tournée de La Grande Sophie sur lagrandesophie.fr   éd. Phébus, 240 p., 21€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[La Grande Sophie:&quot;J’aime l’expérience qui vient avec le temps&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Marie Rouge]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>C’est à lire! «Dans ses yeux», un roman graphique qui nous ouvre les yeux</title>
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      <pubDate>Tue, 25 Mar 2025 13:47:01 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Agnès Duperrin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le nouveau roman graphique de Marc Cuadrado «Dans ses yeux» est un hommage à Tanie, son épouse, qui ne lâche rien de sa place de mère et grand-mère, experte en art moderne et grande croqueuse de vie, au-delà d’une grave déficience visuelle… Inspirant!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039;est l&#039;histoire de Tanie, une femme énergique et joyeuse, pragmatique aussi, experte en art moderne, amatrice de shopping et de virées en moto, amoureuse de son homme Marc… et malvoyante. J&#039;aurais tout aussi bien pu écrire: c&#039;est l&#039;histoire de Marc, de sa rencontre il y a quatre décennies avec celle qui allait devenir sa femme, Tanie, lors de leurs études aux Arts déco, et de sa vie avec elle… et avec le handicap.
Car dans ce roman graphique tendre et cash à la fois, le handicap de Tanie est abordé via une multitude de scènes plus vraies que nature qui donnent à voir la vie avec une déficience visuelle aussi bien du côté de la personne touchée que de son conjoint. Si les gags autour des situations ubuesques liées à la malvoyance donnent à sourire, ils pointent mine de rien à quel point n&#039;avoir plus que 20% d&#039;une vision d&#039;un seul œil demande des aménagements au quotidien pour la personne touchée et pour son entourage. Avec un dessin sobre et à une mise en couleurs réussie toute en nuances pastelles (signée de la fille du couple, Clara), Dans ses yeux est une source d&#039;espoir pour tous ceux touchés par une DMLA ou tout autre handicap visuel, et une source d&#039;inspiration pour leurs proches.
&quot;Dans ses yeux&quot;, scénario et dessin Marc Cuadrado Ed Bamboo Grand Angle, 26 mars 2025, 19,90€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/03/25/couverture-de-la-bd-dans-ses-yeux-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[C’est à lire! «Dans ses yeux», un roman graphique qui nous ouvre les yeux]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Grand Angle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>De Jane Yang, Audrey Brière ou Agnès Martin-Lugand, onze livres qui nous ont éblouis ce mois-ci</title>
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      <pubDate>Sun, 23 Mar 2025 05:48:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un polar addictif en plein monde ouvrier des années 1920, un parfum de libération féminine dans une Chine délicieusement romanesque, un amour de forêt, une relation mère-fille tumultueuse, des paquets de pages d&#039;amour et un curé d&#039;enfer made in Groenland... Notre Temps vous gâte ce mois-ci dans sa nouvelle sélection de romans!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les Lotus d&#039;or, de Jane Yang   Fleurs de Chine. Dans la Chine traditionnelle du XIXe siècle, le seul destin enviable pour une femme est de se marier. Quel que soit son statut social, elle devra pour cela avoir pris soin de ses lotus d&#039;or: ses petits pieds, bandés depuis l&#039;âge de 6 ans. Deux enfants vont grandir côte à côte: une noble et son esclave, Petite Fleur, vendue par sa mère et incroyablement douée pour la broderie. Même si leurs caractères s&#039;opposent, elles vont devoir apprendre à s&#039;épauler car les retours de fortune et la cruauté des traditions les menacent l&#039;une et l&#039;autre. Romanesque à souhait, l&#039;épopée de ces filles fait vibrer de compassion, de tendresse, de dégoût, de frustration ou d&#039;impatience. Elle nous happe jusqu&#039;au bout tout en nous faisant découvrir une société qui paraît bien éloignée de la nôtre. Cette grande et belle fresque historique tient chaud les jours de pluie! Notre coup de coeur.
Les Lotus d&#039;or, de Jane Yang, éd. Charleston, 512 p., 22,90€.  Mauvais cœur, d&#039;Audrey Brière, un polar addictif   Arras, 1922: une communauté ouvrière est secouée par des meurtres barbares. Un inspecteur mal embouché débarque pour mener l&#039;enquête. Il est bientôt perturbé par une femme aimée et disparue qui refait surface dans le rôle du médecin légiste! Mais quel lien entre son amour et ces crimes? Addictif.
Mauvais cœur d&#039;Audrey Brière, éd. Seuil - Cadre noir, 384 p., 21€.  Le Temps d&#039;après, de Jean Hegland, la suite de Dans la forêt   Anticipation. Un jeune garçon, élevé par deux sœurs, Eva et Nell, hors de toute civilisation, raconte sa vie. Son rêve serait de se rapprocher d&#039;autres humains, mais n&#039;est-ce pas trop dangereux? Encore une variation, très réussie, sur la forêt protectrice qui en dit long sur notre imaginaire contemporain.
Le Temps d&#039;après de Jean Hegland, éd. Gallmeister, 352 p., 23,90€.  Le Génie de la forêt, de Francis Hallé, Vincent Zabus et Nicoby   Le botaniste d&#039;aujourd&#039;hui, Francis Hallé, spécialiste de la forêt équatoriale, explique au philosophe Aristote (revenu de l&#039;Antiquité) les méfaits de ses théories centrées sur l&#039;homme et l&#039;initie à l&#039;intelligence des arbres. Simple, essentiel. À partager avec les plus jeunes.
Le Génie de la forêt de Francis Hallé, Vincent Zabus et Nicoby, éd. Albin Michel, 112 p., 19,90€.  Le Côté obscur de la reine, de Marie Nimier   Récit autobiographique. Orpheline de père à 4 ans, Marie Nimier a connu, toute sa vie, des rapports conflictuels avec sa mère. Même la dernière année n&#039;y échappera pas. Un très beau texte qui a le mérite d&#039;être aussi très décomplexant. Non, les relations à la mère ne sont pas toujours tendres.
Le Côté obscur de la reine de Marie Nimier, éd. Mercure de France, 264 p., 22,50€.  De l&#039;amour dans l&#039;air: trois livres qui font du bien   My Love est une histoire d&#039;amour qui se déplie en accordéon, magnifiquement dessinée par l&#039;artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle (1930-2002). Devenu introuvable, ce livre-objet vient d&#039;être réédité. Mythique, le roman Raison et sentiments de Jane Austen vient également de reparaître dans la très belle collection classique Litera, chez Gallmeister. Tandis que les poètes de l&#039;amour se lisent en poche: Ce besoin d&#039;aimer pour aimer réunit aussi bien Louise Labé que Louis Aragon ou Jean Genet.
Raison et sentiments de Jane Austen, Gallmeister, 584 p., 38€
Ce besoin d&#039;aimer pour aimer, éd. Folio, 308 p., 13,30€
My Love de Niki de Saint Phalle, Gallimard, 50 p., 24€.  Courts-circuits, d&#039;Étienne Klein enfin en poche!   Le physicien éclectique nous promène dans son cerveau capable de mettre en relation des concepts aussi variés que les Rolling Stones, la synchronicité, Modiano, les trous noirs, la violence ou l&#039;intelligence. De cette dernière, cet essai ne manque pas!
Courts-circuits d&#039;Étienne Klein, éd. Folio, 240 p., 9€.  L&#039;homme des mille détours, d&#039;Agnès Martin-Lugand, version petit format   La propriétaire d&#039;un bar malouin, maman solo de trois enfants, voit sa vie transformée par un bourlingueur qui a plongé dans toutes les mers du monde. Mais, entre eux, se dresse un dangereux personnage surgi du passé. Un roman efficace et touchant. Dans la veine &quot;feel good&quot;.
L&#039;homme des mille détours d&#039;Agnès Martin-Lugand, éd. Pocket, 416 p., 9,30€.  Un curé d&#039;enfer et autres racontars, de Jorn Riel   Un curé d&#039;enfer et autres racontars, de Jorn Riel Dans les années 1990, le Danois Jorn Riel a publié des recueils de nouvelles délicieuses mettant en scène une communauté de chasseurs au Groenland. La collection Babel les réédite pour notre plus grand bonheur. Ici, un curé débarque pour remettre de l&#039;ordre dans ce microcosme…
Un curé d&#039;enfer et autres racontars, de Jorn Riel, éd. Actes Sud-Babel, 192 p., 7,90€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[De Jane Yang, Audrey Brière ou Agnès Martin-Lugand, onze livres qui nous ont éblouis ce mois-ci]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Dominique Bona: &quot;Chacune de mes héroïnes m’a aidée à vivre&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/dominique-bona-chacune-de-mes-heroines-ma-aidee-a-vivre-105936</link>
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      <pubDate>Thu, 20 Mar 2025 05:03:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’Académicienne Dominique Bona écrit de merveilleuses biographies. &quot;Destins de femmes&quot; en réunit cinq: les soeurs Heredia, Berthe Morisot, Yvonne et Christine Rouart, Jeanne Voilier, Colette… Pour célébrer les femmes, on ne pouvait pas manquer ça!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Ces femmes auxquelles vous vous intéressez ont-elles des points communs? Dominique Bona: Berthe Morisot, les soeurs Heredia, Colette… Mes héroïnes sont des artistes. Mais bien sûr, c&#039;est mon regard qui les relie. Mon approche est impressionniste. J&#039;essaie de raconter leurs vies par touches successives, en restant légère. Je cherche à créer l&#039;intimité.  Créer, aimer, être libre, c’est ce qu’elles ont recherché… Est-ce aussi votre cas? Dominique Bona: Bien sûr. Quel plus bel idéal? Mais pour toutes, ce fut difficile. Elles ont dû affronter le monde professionnel à une époque où rien n&#039;était fait pour les aider. Par exemple, les Beaux-Arts ont été fermés aux femmes jusqu&#039;en 1897. Par ailleurs, si la maternité en a épanoui certaines, elle a pu en empêcher d&#039;autres, comme ce fut le cas pour Edma, la soeur de Berthe Morisot, qui a dû renoncer à son art, alors qu&#039;elle était tout aussi douée pour la peinture. La vie de famille l&#039;a dévorée.  Comment travaillez-vous sur ces vies parfois méconnues? Y a-t-il un peu de fiction? Dominique Bona: Je n&#039;invente pas, je ne romance pas: tout repose sur un travail rigoureux de documentation, d&#039;archives. Je me donne cette ascèse. Mais j&#039;applique l&#039;art du roman: je privilégie le portrait, le récit, et même l&#039;intrigue proprement dite.  Peuvent-elles être des modèles pour les femmes d’aujourd’hui? Dominique Bona: Sur l&#039;ambition d&#039;exister, sur le couple ou la maternité, ces femmes ont beaucoup à nous dire. J&#039;admire la passion qui les maintient vivantes. Et aussi le courage qu&#039;il leur a fallu. Je les décris simplement, sans chercher à faire d&#039;elles des modèles, mais je leur dois beaucoup: chacune, à sa façon, m&#039;a aidée à vivre.  Vous avez préfacé un rapport de l’Académie française sur les anglicismes, &quot;N’ayons pas peur de parler français&quot;. D’où vous vient cette conscience de l’importance de la langue? Dominique Bona: J&#039;ai toujours été sensible aux mots, à la musique des phrases. Je dois cela à mon père qui était un conteur merveilleux. Ses histoires ont bercé mon enfance. L&#039;éveil à la langue et à la littérature est venu de là. J&#039;étais heureuse de participer à l&#039;élaboration de ce rapport. Le français est un patrimoine que nous avons en partage avec 300 millions d&#039;individus sur la planète. Il ne faut pas craindre ses évolutions. Mais ces dernières années, l&#039;invasion du &quot;franglais&quot; est l&#039;équivalent d&#039;un tsunami. L&#039;Académie interpelle ceux qui nous gouvernent ou nous administrent. Ils devraient être les premiers à donner l&#039;exemple.  Ces dérives &quot;franglaises&quot; vous semblent-elles propices à accroître les inégalités? Dominique Bona: Une langue est faite pour être comprise de tous et toutes. Ces mots qui surgissent à l&#039;emporte-pièce sont souvent obscurs. &quot;Fake news&quot; fait son chemin mais que dire de &quot;crowdsourcing&quot; à la SNCF ou du &quot;pick-up station&quot; à la Poste? Face à un monde de plus en plus complexe, utiliser les mots dans une langue qu&#039;on ne maîtrise pas ne facilite pas les choses. Quand le langage de l&#039;administration devient incompréhensible, les citoyens qui n&#039;ont pas un niveau d&#039;études bac + 10 peuvent légitimement se sentir exclus. Le risque est aussi celui d&#039;un fossé entre les générations. L&#039;Académie est soucieuse de mettre en garde sur ce double danger   Le volume Destin de femmes (éd. Plon/ Bouquins) contient: 
Les Yeux noirs ou les Vies extraordinaires des soeurs Heredia  
Berthe Morisot. Le secret de la femme en noir 
Deux sœurs: Yvonne et Christine Rouart, les muses de l&#039;Impressionnisme 
 Je suis fou de toi. Le grand amour de Paul Valéry 
 Colette et les siennes.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Dominique Bona: &quot;Chacune de mes héroïnes m’a aidée à vivre&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Francesca Mantovani/ Gallimard]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Des volcans, jaillissent les mots</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/des-volcans-jaillissent-les-mots-109993</link>
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      <pubDate>Mon, 17 Mar 2025 05:48:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Du 14 au 31 mars, les nombreuses manifestations liées au Printemps des poètes vont se déployer dans toute la France. Le thème de cette année : Volcanique ! Vous trouverez forcément une manifestation poétique (et volcanique) non loin de chez vous. Vous pouvez vous renseigner sur www.printempsdespoetes.com. En attendant, retrouvez les vers de l’un de nos plus grands poètes, Victor Hugo, inspiré par la fureur du Vésuve, ce célèbre volcan italien.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve,
Quand sa lave écumant comme un vin dans la cuve,
Apparaît toute rouge au bord,
Naples s&#039;émeut: pleurante, effarée et lascive,
Elle accourt, elle étreint la terre convulsive ;
Elle demande grâce au volcan courroucé.
Point de grâce! Un long jet de cendre et de fumée
Grandit incessamment sur la cime enflammée
Comme un cou de vautour hors de l&#039;aire dressé.
Soudain un éclair luit! Hors du cratère immense
La sombre éruption bondit comme en démence:
Adieu, le fronton grec et le temple toscan!
La flamme des vaisseaux empourpre la voilure.
La lave se répand comme une chevelure
Sur les épaules du volcan.
Elle vient, elle vient, cette lave profonde
Qui féconde les champs et fait des ports dans l&#039;onde.
Plage, mers, archipels, tout trésaille à la fois.
Les flots roulent vermeils, fumants, inexorables,
Et Naples et ses palais tremblent plus misérables,
Qu&#039;au souffle de l&#039;orage une feuille de bois!
Chaos prodigieux! la cendre emplit les rues.
La terre revomit des maisons disparues,
Chaque toit éperdu se heurte au toit voisin,
La mer bout dans le golfe et la plaine s&#039;embrase,
Et les clochers géants, chancelant sur leur base,
Sonnent d&#039;eux-mêmes le tocsin!
Mais c&#039;est Dieu qui le veut! Tout en brûlant des villes,
En comblant les vallons, en effaçant les îles,
En charriant les tours sur son flot en courroux,
Tout en bouleversant les ondes et la terre,
Toujours Vésuve épargne, en son propre cratère,
L&#039;humble ermitage ou prie un vieux prêtre à genoux.
10 août 1830 - Victor Hugo, Les Chants du Crépuscule -  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Des volcans, jaillissent les mots]]></media:title>
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      <title>De Pierre Lemaitre à Frédérique Deghelt,  dix livres à dévorer en février</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Feb 2025 05:48:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le retour gagnant de Pierre Lemaitre et de la saga de la famille Pelletier, l&#039;hommage de Minh Tran Huy à sa grand-mère adorée ayant fui Saïgon, un père de famille pas si tranquille dans un polar hilarant... et bien d &#039;autres pépites. Dix livres qui vont vous mettre du baume au coeur sélectionnés par Notre Temps.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un avenir radieux, de Pierre Lemaitre    Un avenir radieux, de Pierre Lemaitre Le maître du feuilleton. La famille Pelletier, chère à Pierre Lemaitre, est de retour pour nous faire vivre le grand feuilleton des Trente Glorieuses. Nous sommes en 1959, Jean est invité à un voyage de chefs d&#039;entreprise à Prague, derrière le rideau de fer. Son frère, journaliste, va le suivre pour y faire un reportage télévisé, mais aussi (et surtout) pour accomplir une curieuse mission voulue par les renseignements français… Rocambolesque à souhait, Un avenir radieux est une saga qui surfe sur les péripéties et les rebondissements. Une merveille du genre qui fait du bien.
Un avenir radieux, de Pierre Lemaitre, éd. Calmann-Lévy, 592 p., 23,90€
Lire aussi&gt; Pierre Lemaitre: &quot;Plus le monde est en difficulté, plus le besoin de fiction se fait sentir&quot;  Ma grand-mère et le Pays de la poésie, de Minh Tran Huy    Ma grand-mère et le Pays de la poésie, de Minh Tran Huy L&#039;amour le plus pur. &quot;L&#039;enfance est une vieille dame aux mains blanches, aux cheveux lisses et aux yeux sombres&quot;, écrit Minh Tran Huy. Cette enfance-là, en banlieue parisienne, a le visage d&#039;une grand-mère, qui a fui Saïgon en 1975, une femme qui aurait pu tout perdre, mais qui a eu la chance d&#039;avoir un fils (père de l&#039;auteure) éduqué à Paris et devenu ingénieur. Il la recueille dans son foyer et lui confie ses enfants. Jour après jour, cette femme simple et raffinée, qui ne parle pas le français, cuisine des petits plats vietnamiens, s&#039;emmitoufle dans des foulards pour lutter contre le froid et la grisaille, et prend soin de sa petite-fille. Avec l&#039;adolescence viendront l&#039;inévitable émancipation, le farouche désir d&#039;intégration par la culture et la langue française, mais les souvenirs affleurent. Devenue écrivaine, la jeune femme rend hommage à cet amour inégalable, celui que l&#039;on ne peut oublier parce qu&#039;il vous a fait la promesse d&#039;une vie belle et douce.
Ma grand-mère et le Pays de la poésie, de Minh Tran Huy, éd. Flammarion, 192 p., 19,50€.  Sauvageries, de Frédérique Deghelt    Sauvageries, de Frédérique Deghelt Écologique. Taïna porte le nom de son peuple caribéen. En 1492, elle voit débarquer les caravelles de Christophe Colomb. Quelques années plus tard, alors que la conquête est totale, elle a appris l&#039;espagnol et prend la plume pour raconter l&#039;aventure qui lui a apporté la désolation mais aussi l&#039;amour. Une ode à la nature, à l&#039;invisible et à la douceur de vivre.  
Sauvageries, de Frédérique Deghelt, éd. Actes Sud, 272 p., 21,90€  Pentothal, d&#039;Éric Neuhoff    Pentothal, d&#039;Éric Neuhoff Autobiographique. Écrivain, journaliste, Éric Neuhoff occupe une place importante dans la vie culturelle française. À 22 ans, un accident de voiture le blesse grièvement. Sans pathos, il raconte son année à l&#039;hôpital, ses handicaps, son entrée dans l&#039;âge adulte après une jeunesse insouciante dans la France des années 1970. Un très beau récit.
Pentothal, d&#039;Éric Neuhoff, éd. Albin Michel, 224 p., 19,90€.  Le Parloir, de Paule du Bouchet    Le Parloir, de Paule du Bouchet  Social. Une femme fragile quitte son mari, emportant leur petite fille. Sans véritable raison, elle commence à correspondre avec un détenu. Peu à peu, cette relation prend toute la place et elle se met en tête de le faire sortir de prison. Un roman doux en dépit des situations douloureuses, empreint d&#039;une grande humanité. 
Le Parloir, de Paule du Bouchet, éd. La belle étoile, 304 p., 21,90€.  Cent minutes de silence, de Christophe Wojcik    Cent minutes de silence, de Christophe Wojcik Humour noir. Qui a tué Léon Léger? Le corps de ce tranquille père de famille a été retrouvé en charpie dans la campagne. À travers des dizaines de témoignages, apparaît sa facétieuse personnalité. Il semblerait que depuis plusieurs mois, il était en contact avec des extraterrestres… Beaucoup d&#039;humour dans cette ronde villageoise.
Cent minutes de silence, de Christophe Wojcik, éd. Héloïse d&#039;Ormesson, 208 p., 17€.  Les sorties poche de février  Le Grand Feu, de Léonor de Récondo    Le Grand Feu, de Léonor de Récondo  L&#039;héroïne de cette histoire, comme l&#039;auteure, est violoniste. Au XVIIe siècle, Ilaria a été placée dans une institution pour orphelines par sa famille. C&#039;est la musique qui va l&#039;aider à surmonter sa tristesse, et surtout son professeur de violon. Un certain Antonio Vivaldi…
Le Grand Feu, de Léonor de Récondod, Livre de poche, 216 p., 8,40€.  Misericordia, de Lidia Jorge    Misericordia, de Lidia Jorge  La romancière portugaise raconte son dialogue avec sa mère d&#039;une lucidité insolente et d&#039;une énergie incroyable, alors qu&#039;elle vit en maison de retraite, la dernière année de sa vie. Un texte d&#039;une grande puissance.
Misericordia, de Lidia Jorge, éd. Metailié-Suite, 456 p., 13€.  Les Années-lumière, de Serge Rezvani    Les Années-lumière, de Serge Rezvani Les Années-lumière, de Serge Rezvani Paru en 1967, ce roman d&#039;apprentissage flamboyant de Serge Rezvani, d&#039;origine irano-russe, évoque le nomadisme de son enfance, son amour pour la langue française et pour Lula, la femme de sa vie. Ce magnifique texte vient d&#039;être réédité en poche.
Les Années-lumière, de Serge Rezvani, éd. Philippe Rey, 528 p., 13,90€.
Lire aussi notre interview &gt; Serge Rezvani: &quot;Sans Jeanne Moreau, mes chansons seraient restées dans un tiroir&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/30/lire-hiver-cocooning-hyge.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[De Pierre Lemaitre à Frédérique Deghelt,  dix livres à dévorer en février]]></media:title>
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      <title>John Irving: &quot;On ne peut pas être écrivain si on a peur de déplaire&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 31 Jan 2025 06:03:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis le succès mondial du &quot;Monde selon Garp&quot; en 1982, la sortie d’un nouveau John Irving est toujours un petit événement. Dans &quot;Les Fantômes de l’hôtel Jerome&quot;, on retrouve ces personnages hauts en couleur dont le romancier a le secret.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps:  Adam, le héros de votre nouveau roman, vous ressemble beaucoup. Serait-ce une manière détournée d’écrire votre autobiographie? John Irving: Ma vie est trop plate pour devenir un vrai roman! Je ne l&#039;utilise que comme point de départ: une situation familiale, une petite ville de Nouvelle-Angleterre, un pensionnat, une personne disparue ou un secret à percer. Puis les chemins narratifs divergent selon les romans. Ils sont beaucoup plus intéressants que ne pourrait l&#039;être mon autobiographie! À titre d&#039;exemple, j&#039;ai eu un formidable beau-père (lequel vient de fêter ses 100 ans!) et c&#039;est vrai que tous les beaux-pères de mes romans sont des personnages positifs, mais ils ne sont pas tous semblables. Le Mr Barlow de cette histoire n&#039;est pas mon vrai beau-père, pas plus que ma mère, qui change de fiction en fiction, ou mon absence de lien avec mon père biologique. Même si Adam devient bien écrivain, comme Garp, nous sommes très différents. Si nous avons un point commun, ce serait sans doute cette angoisse que nous ressentons de perdre les gens que nous aimons.  Comme dans Garp, la sexualité tient une place considérable dans la vie de vos personnages. Ce qui pouvait passer dans les années 1980 ne risque-t-il pas de déplaire aujourd’hui? John Irving: Si vous aviez pu lire les articles qui m&#039;étaient consacrés aux États-Unis, vous verriez que j&#039;ai souvent déplu. Je suis coutumier des critiques négatives. J&#039;ai toujours été sexuellement explicite dans mes romans. L&#039;expression actuelle du puritanisme sexuel me rappelle les années 1950 de mon enfance et mon adolescence. J&#039;ai commencé à publier à la fin des années 1960 en opposition délibérée à la rigidité de la société dans laquelle j&#039;avais grandi. La rigidité actuelle est encore pire, mais on ne peut pas être un écrivain digne de ce nom si on a peur de déplaire.  On ressent une grande émotion en refermant ce livre, empreint de nostalgie… John Irving: Je suis heureux que vous ayez ressenti cette émotion. J&#039;ai souvent dit que Dickens était l&#039;auteur qui m&#039;avait donné envie de devenir écrivain. Son intention était de vous faire passer du rire aux larmes, de vous bousculer émotionnellement et non intellectuellement. C&#039;est également mon ambition. Le passage du temps, ses effets sur nos vies, est une donnée majeure de mes romans.  Ce roman se termine sur la question de la disparition. Personnellement, que souhaitez-vous laisser derrière vous? John Irving: Ce n&#039;est pas à moi d&#039;orchestrer la manière dont on se souviendra de moi, ce n&#039;est pas en mon pouvoir. Comme écrivain, je n&#039;ai aucun regret, je suis heureux d&#039;écrire. Dans le temps qu&#039;il me reste, je souhaite juste poursuivre, aller de l&#039;avant. Il y a beaucoup de disparitions à la fin de mes romans, je ne suis pas le gars des happy ends. Mais j&#039;espère que la plupart de mes personnages sont des modèles de vie positive. J&#039;aimerais que l&#039;on se souvienne d&#039;eux pour ce qu&#039;ils ont apporté ou tenté d&#039;apporter. C&#039;est ce que dit Adam dans le livre qui importe: &quot;Ceux que nous aimons nous quittent, mais nous continuons – fantômes ou non – à les voir.&quot;    Le nouveau John Irving Les Fantômes de l&#039;hôtel Jerome, éd. du Seuil, 992 p., 29€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[John Irving: &quot;On ne peut pas être écrivain si on a peur de déplaire&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Derek O Donnell]]></media:copyright>
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      <title>9 livres qui nous ont enthousiasmés ce mois-ci</title>
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      <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 05:28:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil,Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Visiter un commissariat de Roubaix, vibrer dans un polar où se croisent gueule cassée et flic cocaïnomane, suivre des naissances dans une maternité ou découvrir les excentriques sœurs Mitford, coqueluches du Londres des années 1930...  Voici de quoi faire le plein de bons romans ce mois-ci!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un roman graphique: &quot;Un an dans la police. Anatomie d&#039;un commissariat&quot;, de Mikael Corre et Bouqé    Un an dans la police. Anatomie d&#039;un commissariat, de Mikael Corre et Bouqé La police, on en entend parler dans les médias lorsqu&#039;il y a des dérapages, des plaintes contre des agents, ou des bavures sur la voie publique… Mikael Corre, journaliste au quotidien La Croix, a passé un an au commissariat de Roubaix pour connaître le quotidien des policiers. Son enquête paraît aujourd&#039;hui en roman graphique. C&#039;est passionnant. On assiste aux dépôts de plainte, gardes à vue, perquisitions, à l&#039;accueil des victimes, aux autopsies et surtout aux tentatives de démantèlement des points de deal, dont l&#039;un se trouve même devant une école primaire! Le travail est tentaculaire, la misère irrigue toute cette société, ce qui fait dire à un policier: &quot;Au commissariat, on est en bas de l&#039;échelle du respect.&quot; Sous une apparente simplicité narrative, nous faisons ainsi le tour des grandes questions actuelles concernant les violences et la sécurité. Un livre essentiel pour comprendre notre société.
Un an dans la police. Anatomie d&#039;un commissariat, de Mikael Corre et Bouq, éd. Bayard Graphic&#039;, 172 p., 23€.  Un polar: &quot;Polar Shell Shock&quot;, de Michaëla Watteaux    Polar Shell Shock, de Michaëla Watteaux À Paris, les Années folles hésitent entre le divertissement et le souvenir de la guerre de 14-18. Des jeunes femmes tentent de gagner leur indépendance tout en se gardant d&#039;un serial killer qui les prend pour cible. Au lecteur de trouver le lien qui relie une gueule cassée, un ministre, un flic cocaïnomane et une psychanalyste. Une intrigue piquante!
Polar Shell Shock, de Michaëla Watteaux, éd. Hachette Fictions, coll. Black Lab, 352 p., 21,90€.  Un premier roman: &quot;Ceinture&quot;, de Céline Robert    &quot;Ceinture&quot;, de Céline Robert Une femme trompe son mari, l&#039;épouse de son amant éprouve une attirance pour la babysitter, tandis que cette dernière pourrait bien avoir un crush pour son professeur… Cette ronde de séduction forme une boucle contée par chaque protagoniste jusqu&#039;au retour à la première scène. Léger, d&#039;une construction originale, un premier roman agréable à lire.
Ceinture, de Céline Robert, éd. Calmann-Lévy, 250 p., 18€.  Un roman d&#039;aventure: &quot;Tout le blanc du monde&quot;, Alizée Gau    &quot;Tout le blanc du monde&quot;, Alizée Gau  Le jeune Apollinaire est originaire de Mayotte mais son rêve, c&#039;est le pôle Sud. Il parvient à se faire engager pour une mission archéologique en Antarctique: une épave du XVIIIe siècle vient d&#039;être découverte entre les icebergs. Là-bas, il découvre la vie des scientifiques des glaces, rude et sublime. Une aventure proche de la contemplation.
Tout le blanc du monde, Alizée Gau, éd. Dalva, 336 p., 22,50€.  &quot;La Dernière Porte&quot;, de Lise Marzouk    &quot;La Dernière Porte&quot;, de Lise Marzouk Clémence est infirmière dans une maternité. À travers son regard bienveillant, nous assistons à dix accouchements, qui sont autant de réalités sociales et familiales différentes. Une manière singulière d&#039;appréhender la France d&#039;aujourd&#039;hui dans sa diversité ethnique, culturelle, économique. Entre le document et la fiction.
La Dernière Porte, de Lise Marzouk, éd. Héloïse d&#039;Ormesson, 144 p., 17€.  Côté poches: &quot;Le Destin miraculeux d&#039;Edgar Mint&quot;, de Brady Udall enfin réédité!    &quot;Le Destin miraculeux d&#039;Edgar Mint&quot;, de Brady Udall Publié en grand format voici une vingtaine d&#039;années, ce livre jubilatoire sort en poche. C&#039;est l&#039;histoire d&#039;un enfant d&#039;une réserve indienne d&#039;Amérique, à la tête déformée et à la verve étonnante. À ne pas manquer!
 Le Destin miraculeux d&#039;Edgar Mint, de Brady Udall, éd. Le Livre de poche, 624 p., 9,90€.  &quot;L&#039;Affaire Mitford&quot;, de Marie Benedict    &quot;L&#039;Affaire Mitford&quot;, de Marie Benedict Les sœurs Mitford sont des aristocrates anglaises, coqueluches du Londres des années 1930. La politique européenne va les déchirer: Diana et Unity se rapprochent de Hitler, tandis que Jessica s&#039;engage auprès des Républicains espagnols. Nancy, elle, écrit ses livres et tente la neutralité. Une histoire vraie palpitante.
L&#039;Affaire Mitford, de Marie Benedict, éd. 10/18, 384 p., 8,90€.  &quot;Les Maîtres du temps&quot;, de Stéphanie Janicot    &quot;Les Maîtres du temps&quot;, de Stéphanie Janicot Voilà un roman qui se lit comme on jouerait avec un sablier: le récit s&#039;y écoule fluide et vif… en retournant le temps dans tous les sens! Une jeune apprentie d&#039;Isaac Newton propulsée du XVIIe au XXIe siècle chamboule l&#039;existence d&#039;une romancière, d&#039;une étudiante en philosophie et d&#039;un physicien. Leurs péripéties invitent à une passionnante réflexion sur notre rapport au temps. Un thème cher à notre consœur Stéphanie Janicot, qu&#039;elle explore ici avec une subtile empathie pour nos questions les plus existentielles. Florence Monteil
 Les Maîtres du temps, Stéphanie Janicot, éd. Albin Michel, 304 p., 20,90€  Re(découvrir) Colette    Re(découvrir) Colette Re(découvrir) Colette Envie de lire ou relire la merveilleuse Colette? Son œuvre vient de tomber dans le domaine public. Son éditeur en profite pour republier ses textes les plus célèbres dans une nouvelle collection fort jolie et à tout petit prix. La Maison de Claudine, La Vagabonde, Chéri ou La Chatte… Par lequel serez-vous tenté?
Éd. J&#039;ai lu, 5,50€  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[9 livres qui nous ont enthousiasmés ce mois-ci]]></media:title>
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      <title>Connaissez-vous les origines du &quot;Petit Prince&quot; d&#039;Antoine de Saint-Exupéry?</title>
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      <pubDate>Mon, 09 Dec 2024 10:33:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Best-seller planétaire, &quot;Le Petit Prince&quot; continue d’enchanter des générations de lecteurs. Retour sur la naissance du héros d’Antoine de Saint-Exupéry.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Il était une fois un conte. Celui d&#039;un aviateur tombé en plein désert du Sahara et d&#039;un Petit Prince, exilé de sa planète d&#039;origine, l&#039;astéroïde B 612. Il était une fois aussi l&#039;histoire extraordinaire d&#039;un livre vendu à 300 millions d&#039;exemplaires et traduit en plus de 600 langues et dialectes. Le Petit Prince est l&#039;ouvrage de tous les superlatifs.  Une crinière à New York, un croquis sur une nappe de restaurant L&#039;oeuvre française la plus lue au monde est pourtant née à New York. C&#039;est dans cette ville qu&#039;Antoine de Saint-Exupéry trouve refuge après avoir quitté la France du maréchal Pétain. L&#039;aviateur et intellectuel, fervent combattant du régime nazi, compte alerter les Américains sur la situation en Europe et les inciter à s&#039;impliquer dans la guerre. Il n&#039;est pas un inconnu outre-Atlantique où certaines de ses oeuvres ont déjà été traduites avec succès. Lors d&#039;un déjeuner avec ses éditeurs américains, Antoine de Saint-Exupéry, comme à son habitude, griffonne sur la nappe du restaurant. L&#039;un de ses personnages, un garçonnet à la crinière ébouriffée, retient l&#039;attention de ses interlocuteurs. Charmés par l&#039;allure du &quot;petit bonhomme&quot;, ils l&#039;incitent aussitôt à en faire le héros d&#039;une histoire pour enfants. Le destin du Petit Prince est lancé.  Vanité, solitude Antoine de Saint-Exupéry commence la rédaction du livre en 1942. Solitude, séparation, mort, vanité, obéissance aveugle… Les thématiques poétiques et philosophiques abordées dans la fable portent les stigmates de la guerre. Au départ, les dessins devaient être réalisés par le peintre et illustrateur Bernard Lamotte, mais ses esquisses peinent à convaincre. Les amis de &quot;Saint-Ex&quot; l&#039;encouragent à réaliser ses propres illustrations. Une suggestion évidente tant l&#039;histoire est intimement mêlée à ses souvenirs personnels: le renard lui aurait été inspiré par un fennec croisé et apprivoisé à Cap Juby, au Maroc espagnol et les baobabs seraient des réminiscences de ses vols audessus du Sénégal. L&#039;ouvrage paraît aux États- Unis, en anglais et en français, en avril 1943.
En France, il n&#039;arrivera en librairie qu&#039;en avril 1946, deux ans après la disparition en vol de son auteur, au large de Marseille. Très vite, l&#039;ouvrage est réimprimé. Les ventes s&#039;envolent. Dès 1948, il devient le livre pour enfants le plus vendu du catalogue jeunesse de Gallimard. Aujourd&#039;hui encore, 400 000 exemplaires s&#039;écoulent chaque année en France, toutes éditions confondues. L&#039;oeuvre est désormais au programme des classes de sixième. Écrivain, poète, aviateur, journaliste… Antoine de Saint- Exupéry est un personnage de légende.
Il publie ses premiers romans inspirés de son expérience d&#039;aviateur – Courrier sud en 1929 et surtout Vol de nuit en 1931 – avant de parcourir le monde comme reporter. Ayant rejoint les Forces françaises libres, il est abattu en mission le 31 juillet 1944 au large de Marseille. Il avait 44 ans.
Photo: version danoise du Petit Prince dans une vitrine de librairie.    Envie d&#039;en savoir plus?  Retrouvez en kiosque ou sur la boutique notretemps notre hors-série sur Le Petit Prince et Saint-Exupéry, avec 300 jeux, quiz et questions pour apprendre en vous amusant.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Connaissez-vous les origines du &quot;Petit Prince&quot; d&#039;Antoine de Saint-Exupéry?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Cloudy Design/ Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>10 livres à dévorer sous la couette cet hiver</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/10-livres-a-devorer-sous-la-couette-103504</link>
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      <pubDate>Sun, 12 Jan 2025 05:58:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une entremetteuse en cavale dans un camping de Vierzon, des romans d&#039;espionnage glaçants et addictifs, le retour de Spartacus, Paris dans les années 1920... Notre sélection hivernale de 10 livres où il fait bon se lover.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L’Agent, de Pascale Dietrich    Il n&#039;y a pas d&#039;âge pour la cavale! Thérèse était bien heureuse de diriger son agence matrimoniale depuis plus de quarante ans, même si, autour d&#039;elle, les jeunes lui faisaient comprendre que les sites internet de rencontre étaient mieux placés sur le marché de l&#039;amour. Sans son AVC, elle aurait continué son activité avec la même ardeur. Hélas, le neveu qui l&#039;a recueillie a décidé de la placer dans un Ehpad. Et là, pas question, Thérèse est prête à tout pour y échapper. Y compris à aller se réfugier dans un camping de Vierzon avec un parfait inconnu qui, comme elle, a l&#039;air d&#039;être en fuite. C&#039;est Anthony, agent de tueurs à gages qui vient de se mettre dans un sacré pétrin. Comment cette fausse grand-mère affublée de son faux petit-fils vont-ils se sortir de leurs ennuis respectifs? Cette comédie en forme de thriller est pétillante et sympathique. Et, pour une fois, le personnage senior est plein de vie et d&#039;humour!
L&#039;Agent, de Pascale Dietrich, éd. Liana Levi, 192 p., 18€.  Chats sur ordonnance, de Syou Ishida    Si vous vous rendez dans cette curieuse clinique de Kyôto, vous risquez de repartir avec un chat, prêté pour quelques jours. C&#039;est la prescription du docteur Nike et de son assistante Chitose pour traiter les problèmes psychologiques. Quatre patients vont en faire l&#039;expérience… et nous, également! Une lecture agrémentée d&#039;une petite dose de fantastique à la japonaise.
Chats sur ordonnance, de Syou Ishida, Albin Michel, 320 p., 19,90€  L’Ours qui dort, de Connor Sullivan    Espionnage. Parmi les centaines d&#039;Américains disparus mystérieusement en Alaska, une jeune femme dont le père a vécu, jadis, en URSS. Que trament les Russes? Que font-ils de leurs prisonniers? C&#039;est le mystère glaçant qu&#039;un ancien espion de la guerre froide va devoir résoudre. Une lecture d&#039;hiver addictive.  
L&#039;Ours qui dort, de Connor Sullivan, éd. H&amp;O, 480 p., 22,90€.  Spartacus, d&#039;Howard Fast     Avant de devenir l&#039;iconique film de Stanley Kubrick, l&#039;histoire de Spartacus, l&#039;esclave qui faillit détruire Rome, fut un roman des années 1950. Sa structure narrative par vagues de récit, déroutante au départ, nous plonge dans une histoire d&#039;une grande profondeur romanesque et historique. Culte!
Spartacus, d&#039;Howard Fast, éd. Gallmeister, 528 p., 12,90€.  Paris jamais vu!    Environ 150 photos colorisées nous plongent dans le Paris des années 1920: l&#039;atmosphère des rues, l&#039;activité incessante des artisans et commerçants, les halles de Baltard… Ce beau livre porte bien son nom.
Paris jamais vu! éd. Chêne, 256 p., 39,90€.  Le Dîner de cons    La célèbre pièce de théâtre interprétée par Claude Brasseur (et par Thierry Lhermitte dans le film du même nom) et annotée par Jacques Villeret, l&#039;impayable François Pignon: on y voit ses répliques surlignées et tous ses commentaires, le tout agrémenté de photos. Du pur plaisir.
Le Dîner de cons, éd. Fayard, 256 p., 24,90€.  Harcourt, 90 ans    Des photos noir et blanc, sublimant les stars du cinéma depuis les années 1930, c&#039;est la signature Harcourt. Pour ses 90 bougies, voici la nouvelle génération magnifiée, avec les commentaires du célèbre producteur Dominique Besnehard. 
Harcourt, 90 ans, éd. de La Martinière, 208 p., 44,90€.  L’Ultime Avertissement, de Nicolas Beuglet    Un quatuor de collectionneurs se volatilise lors d&#039;un dîner. Pour seuls indices, les objets rares qu&#039;ils devaient se présenter les uns aux autres. Appelés à la rescousse, une jeune experte et un ancien flic vont devoir établir un lien entre un caillou, un casque audio et un code secret! Leurs découvertes pourraient changer le cours de l&#039;humanité! Un vrai &quot;page-turner&quot; (un livre à l&#039;intrigue haletante)!
L&#039;Ultime Avertissement, de Nicolas Beuglet, éd. XO, 304 p., 21,90€.  À pied sur les sentiers    Treks dans les parcs nationaux des Alpes de Gian Luca Boetti (éd. Glénat, 192 p., 35,95€) propose 18 courtes randonnées, de refuge en refuge, du Mercantour à la Slovénie. À défaut de les faire soi-même, suivre ces traces en photos est une bouffée d&#039;air frais. Marcher était une passion de l&#039;écrivain Jean Giono. Un manuscrit inédit vient d&#039;être retrouvé: Voyage à pied dans la Haute-Drôme (éd. Gallimard, 128 p., 15€), son journal-récit de cinq journées de marche, en juillet 1939. Ce travail préparatoire à son œuvre Les Grands Chemins est très court, mais donne envie d&#039;en lire davantage.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[10 livres à dévorer sous la couette cet hiver]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Découvrez le conte de Noël de Notre Temps et Sophie Tal Men</title>
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      <pubDate>Mon, 23 Dec 2024 15:28:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Tal Men]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[C’est désormais une tradition: chaque année, au moment des fêtes, nous vous proposons un conte de Noël inédit, écrit par un auteur français, spécialement pour Notre Temps. Après Tatiana de Rosnay, Amélie Nothomb, Michel Bussi et Romain Sardou, c’est Sophie Tal Men qui nous a fait la joie d&#039;écrire ce récit. Ce conte de Noël regorge de sentiments forts. Généreuse, Sophie Tal Men a souhaité que ce texte paraisse aussi sur internet afin de reverser les bénéfices de la vente aux Restos du coeur. Nous nous associons volontiers à cette opération. Bonne lecture à vous tous et…  Joyeux Noël!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre auteure Sophie Tal Men Fille de médecin, épouse de médecin, Sophie Tal Men est elle-même neurologue, spécialiste de la maladie de Parkinson. Romancière, elle publie des best-sellers avec une grande régularité. Son dernier ouvrage, Les Cœurs silencieux (éd. Albin Michel), se passe en partie dans un hôpital. Pour autant, l&#039;amour y est fortement présent, ainsi qu&#039;une grande palette d&#039;émotions, dont elle est friande, autant comme femme de lettres que comme femme de science.
Stéphanie Janicot     Je n&#039;ai jamais aimé les traditions. Et encore moins les fêtes de fin d&#039;année. Cette période où les gens se comportent comme des moutons, font semblant d&#039;être joyeux et débordent de bonnes intentions pour se détourner du froid et de la grisaille ambiante. Depuis que j&#039;ai des enfants, je me sens bêtement obligée de suivre le mouvement moi aussi, sans entrain, en reproduisant des gestes qui n&#039;ont aucun sens. Comme celui de placer une boule de gui dans l&#039;entrée alors que je sais pertinemment que personne, à part moi, ne va franchir cette porte. Ou d&#039;acheter un sapin de Noël aux branches toutes biscornues, qu&#039;on a laissé pour mort au fond d&#039;un supermarché. C&#039;était le dernier, j&#039;ai eu pitié. À quoi bon décorer l&#039;appartement si les enfants ne viennent pas, cette année? À quoi bon déballer les guirlandes, les santons en pâte à sel –décolorés au fil des années–, les boules en papier mâché. Tous ces objets me renvoient à eux. À leurs créations de maternelle. Aux souvenirs joyeux. À nous, réunis. À leur départ au Québec, en septembre dernier, pour suivre une maîtrise en gestion-marketing. La même formation. Mes inséparables. Il paraît qu&#039;on appelle cela le syndrome du nid vide. Et quand on est mère célibataire et qu&#039;on a des jumeaux, ce syndrome est deux fois plus déroutant. Deux fois plus déprimant. Surtout un 25 décembre. 
     - Joyeux Noël m&#039;mannn! braillent-ils en chœur, à peine connectés.  
     15 heures pile, en France. Leur ponctualité me surprend.  
     - Joyeux Noël, mes chéris!  
     - Éloigne-toi un peu du téléphone, m&#039;man, tes narines occupent tout l&#039;écran. 
     - Ah… Désolée, je n&#039;arrive pas à m&#039;y faire. Attends voir… Hugo, c&#039;est quoi cette mèche bleue? Et Zoé, t&#039;as mis des paillettes sur tes joues ou c&#039;est un reflet?     - On a fait un peu la fête avec la coloc.   
     - Vous avez l&#039;air fatigués… 
     - Hugo n&#039;est pas encore allé se coucher, si tu veux tout savoir. 
     Le coup de coude qu&#039;il donne à sa sœur me rappelle le bon vieux temps. Et ce sourire canaille, je le connais par cœur. Il m&#039;en a fait voir de toutes les couleurs. Mais aujourd&#039;hui, je sais que je peux lui faire confiance. Ai-je vraiment le choix de toute façon, à plusieurs milliers de kilomètres? 
     - Et toi, tu as invité du monde? m&#039;interroge Zoé, soucieuse tout à coup. 
     - Euh, non…  
     - Tu as regardé un film? 
     - Même pas. Je ne me souviens même plus ce que j&#039;ai fait… C&#039;est vous dire. 
     Jamais je ne leur avouerai que je me suis rendue dans leur chambre –l&#039;une après l&#039;autre– et que j&#039;ai pleuré, assise sur leur lit, en feuilletant leurs albums photo. Jamais.  
     - Pourtant Séverine m&#039;a dit qu&#039;elle t&#039;avait invitée à dîner, insiste Zoé. 
     - Elle était avec sa famille, je n&#039;ai pas voulu m&#039;incruster. 
     Soupir collectif. 
     - M&#039;man… 
     - Tout va bien, ne vous inquiétez pas pour moi. Je suis très bien toute seule. Et puis, j&#039;ai de quoi m&#039;occuper. 
     - Tu as prévu quelque chose? 
     - Oui, j&#039;ai une montagne de dossiers à traiter. 
     - Tu ne vas quand même pas travailler le jour de Noël? 
     - Pourquoi pas?     - C&#039;est hors de question! réagit vivement Hugo. Et s&#039;il le faut, je suis prêt à passer la journée avec toi en visio pour t&#039;en empêcher. 
     - Tu ferais mieux d&#039;aller te coucher plutôt que de gronder ta mère. 
     Zoé sourit et passe une main dans la tignasse de son frère pour lui faire prendre du volume. Une vague bleue déferle et s&#039;immobilise sur le haut de son crâne. Surréaliste. 
     - Installe-toi devant le sapin, m&#039;ordonne-t-elle, et ouvre l&#039;enveloppe qu&#039;on t&#039;a envoyée par la poste. 
     Je positionne mon téléphone sur une chaise et ajuste l&#039;angle de la caméra, contente qu&#039;ils puissent admirer mes décorations de Noël.  
     - Mince… Il lui est arrivé quoi au sapin? pouffe Hugo, tout de suite relayé par sa sœur. 
     - Il y a eu une tornade dans ton salon? 
     - Arrêtez de vous moquer… J&#039;ai fait ce que j&#039;ai pu pour le redresser, dis-je en m&#039;installant en tailleur au pied de l&#039;arbre. 
     - Allez! Ouvre ton cadeau!  
     - J&#039;espère que vous n&#039;avez pas fait de folies. 
     Une lettre pliée en quatre que je déplie consciencieusement. Je reconnais leurs deux écritures, comme s&#039;ils s&#039;étaient amusés à écrire une phrase après l&#039;autre. 
     - Lis à haute voix! insistent-ils avec une excitation que je trouve inquiétante. 
     - Petite maman chérie… L&#039;émotion provoquée par ces trois mots me donne des trémolos dans la voix. Tu peux préparer ta valise car tu pars dans quelques heures à l&#039;autre bout du monde. Je lève la tête direction caméra. Mais vous êtes fous!      - Continue! 
     - Nous te donnerons des indications au fur et à mesure, sinon tu serais capable de renoncer au voyage. Je commence à paniquer. Vous avez vraiment perdu la tête! 
     - Un peu d&#039;aventure ne te fera pas de mal… 
     - Je n&#039;avais pas spécialement prévu de prendre des vacances. 
     - Tu es à ton compte, quel est le problème? 
     - Il y a le wi-fi là-bas, au moins?  
     Éclats de rire inquiétants. 
     - N&#039;y compte pas. 
     - Je pars combien de temps? 
     - Dix jours… Tu vas survivre? 
     Je retourne la lettre dans tous les sens à la recherche d&#039;autres indications. Rien. J&#039;ai tout lu. À part quelques mots pour finir: “Profite à fond! Et ramène-nous plein de photos! Joyeux Noël! Tes inséparables.” J&#039;esquisse un sourire crispé pour ne pas ternir leur enthousiasme, mais intérieurement, je bouillonne. Me prévenir au dernier moment, en faisant planer le mystère… Qui les a éduqués? Je me demande. 
     - Quels vêtements je dois mettre? Des combinaisons de ski ou des maillots de bain? 
     Encore ces rires qui ne me disent rien qui vaille.       -  Des vêtements d&#039;été plutôt, m&#039;indique Zoé. Un ou deux pulls aussi.  
     - Et des chaussures de marche! 
     - Crème solaire et bon antimoustique, c&#039;est important. 
     J&#039;écarquille les yeux. 
     - Vous m&#039;envoyez en pleine cambrousse? Je ne sais même pas si je suis à jour dans mes vaccinations…  
     - Tu l&#039;es! On a appelé ton médecin.  
     - Vous avez vraiment réponse à tout. 
     - Oui… Et on va devoir te laisser pour que tu aies le temps de te préparer. Le taxi vient te chercher dans une heure pour t&#039;emmener à l&#039;aéroport de Roissy.    
Le train sinue entre les collines verdoyantes, couvertes de forêts et enrobées de brume. Assise à même le sol, près de la porte du wagon laissée grande ouverte, j&#039;admire le paysage. Je suis allée de surprise en surprise ces dernières vingt-quatre heures. Un vol Paris-Dubaï. Un second Dubaï-Colombo. Puis ce train sri-lankais qui me donne l&#039;impression d&#039;être ramenée vingt ans en arrière, avec ces vieux wagons, ces chefs de gare avec leurs panneaux ronds qu&#039;ils brandissent à chaque arrêt. Grisée par l&#039;aventure, le mystère qui plane sur ma destination finale, je ressens à peine le poids de la fatigue. Je me laisse guider, avec une confiance qui me surprend. Où me conduisent mes enfants? Pourquoi cette île? Ce lieu reculé au milieu des montagnes? Y a-t-il un sens caché à cette expédition ou prennent-ils juste un malin plaisir à me détourner de ma monotonie quotidienne? Les questions se succèdent. Certaines, plus terre à terre. Comment ont-ils financé ce voyage? Ayant accès à leur compte, je suis bien placée pour savoir qu&#039;ils n&#039;ont pas les moyens. Mon banquier m&#039;aurait appelée s&#039;il avait repéré des dépenses excessives. Je cherche d&#039;autres possibilités. Et s&#039;ils avaient gagné un concours? S&#039;ils m&#039;envoyaient en mission pour une boîte? Une boîte qui les aurait sollicités dans le cadre de leur maîtrise. Le train continue son ascension au milieu des plantations de thé, on aperçoit des cascades cachées au loin, des ravins avec des ponts sinueux, des petits villages paisibles où les habitants longent les rails comme si c&#039;était une route comme les autres, sans s&#039;étonner d&#039;être un peu ébranlés par le passage du train. Après une halte à Nuwara Eliya, où les touristes sont tous descendus, il ne reste plus grand monde. Je repère, dispersés sur les banquettes du wagon voisin, quelques Sri-Lankais dont les tenues m&#039;indiquent qu&#039;ils font partie d&#039;une classe particulièrement aisée. Costumes ajustés pour les hommes, robes pailletées aux couleurs éclatantes pour les femmes. Je ne croise que des regards bienveillants, certains désireux d&#039;entrer en contact avec moi. Un contrôleur s&#039;arrête et regarde mon billet. Il s&#039;étonne. Ohiya ne semble pas une destination habituelle. Dans un anglais à l&#039;accent indéfinissable –une bouillie rapide où les voyelles semblent aléatoires –, il m&#039;indique fièrement que la voie ferrée a été construite par le gouvernement britannique au XIXe siècle pour le transport de thé et de café des hautes terres vers Colombo. Ohiya serait le point culminant du parcours, comme me l&#039;indique l&#039;air frais qui s&#039;immisce dans l&#039;habitacle –loin de la chaleur de Colombo. Je repense aux paroles de Zoé qui m&#039;avait conseillé d&#039;emporter quelques pulls. Je me demande qui a bien pu la renseigner? Une agence de voyages? Un ami sri-lankais? Sans surprise, après sept heures de trajet, je suis la seule à descendre. Le quai est désert. Pas de pancarte indiquant mon nom. Une brume épaisse. Un paysage si vert que l&#039;herbe s&#039;est trouvé un chemin entre les rails. Le ronronnement du train laisse place au silence. Comment une nature si riche peut-elle se tenir si tranquille? Je fais rouler ma petite valise jusqu&#039;à la route. Les indications des enfants s&#039;arrêtent à cet endroit. La suite, dois-je l&#039;écrire moi-même? Ils ne m&#039;auraient quand même pas fait un coup pareil! Après quelques minutes passées à inspecter les environs, me couvrir d&#039;un manteau, essayer de me repérer sur une carte affichée sur un grand panneau, réaliser qu&#039;il n&#039;y a aucun hôtel à proximité, je suis sauvée par le bruit d&#039;un moteur. La poussière d&#039;un pick-up pointe au loin, sur la colline, puis se mêle à la brume. Le conducteur s&#039;arrête à ma hauteur, sans que j&#039;aie besoin de lui faire signe. Un homme d&#039;une cinquantaine d&#039;années, au visage rond, à la barbe grisonnante, vêtu d&#039;une combinaison de travailleur agricole. Lorsqu&#039;il prononce mon nom avec application, je me retiens de lui sauter dans les bras.    - Qui vous a demandé de venir me chercher? je lui demande, une fois installée à ses côtés dans la cabine avant. 
     - My boss, est sa seule réponse. 
     Mon air surpris le fait sourire, comme l&#039;expression inquiète que je prends quand la route se transforme en piste et s&#039;enfonce dans la forêt. Je m&#039;accroche à la portière. Je m&#039;accroche à l&#039;idée que je suis bientôt arrivée, à l&#039;image d&#039;un chalet de montagne, d&#039;un feu de cheminée, d&#039;un lit douillet. Et là, tout de suite, j&#039;hésite entre rire ou pleurer. Après avoir atteint le sommet, la route plonge sur l&#039;autre versant. Une vallée spectaculaire illuminée par le soleil du soir. Un paysage à couper le souffle où les différents plans cohabitent merveilleusement. La plaine, au loin, avec les lacs du parc d&#039;Uda Walawe, d&#039;après la description de mon conducteur. Les montagnes du parc d&#039;Horton Plains, en contre-jour, dont la crête vient lécher les nuages. Des cultures en terrasse, un village aux maisons dispersées, au centre duquel se dresse une petite église au toit octogonal. Et autour de nous, les plantations de thé du “boss”, si pentues qu&#039;il est difficile d&#039;imaginer les cueilleurs au milieu. La bâtisse spacieuse à laquelle on accède, après plusieurs minutes de descente vertigineuse, porte le nom de lodge. Plusieurs bâtiments sont disposés au creux d&#039;un vallon. Toits de tôle cuivrée, façades d&#039;allure occidentale: mélange de pierre, de bois et de crépis, qui me donneraient presque l&#039;illusion d&#039;être rentrée au pays. La végétation luxuriante ne trompe pas, elle. Enfilades de jardins exotiques, très bien entretenus. Rangée d&#039;agapanthes, de bananiers, d&#039;agaves. Massifs d&#039;hibiscus. Caméléons cachés dans les buissons. L&#039;homme insiste pour porter ma valise jusqu&#039;au salon. Avant de me montrer ma chambre, il tient à me servir une tasse de thé. Boisson produite avec les feuilles de la plantation. Un thé du soir, me précise-t-il. Léger. Je suis troublée par la décoration des lieux, très occidentale encore une fois. Certains objets –je ne saurais dire lesquels– me semblent familiers. J&#039;ai l&#039;étrange impression d&#039;être déjà venue ici. Est-ce l&#039;effet du thé ou une autre substance qu&#039;ils auraient ajoutée? Une potion hallucinogène. Je pressens qu&#039;il va se passer quelque chose. Il se peut que je comprenne bientôt la raison de ma venue ici. Je commence à examiner attentivement la pièce, les tableaux, les étagères, les livres entreposés quand l&#039;homme m&#039;interrompt pour me conduire à ma chambre. Un appartement, plutôt, situé dans une dépendance surplombant la vallée, avec une terrasse panoramique. Je n&#039;avais pas rêvé cadre plus magnifique. Le dîner sera servi dans une heure, au salon, en présence du boss, m&#039;indique-t-il en baissant les yeux, comme s&#039;il craignait d&#039;affronter mon regard. J&#039;en ai la certitude, maintenant: le mystère réside dans le boss en question. Qui est cet homme, pour m&#039;inviter chez lui? Pour financer mon voyage? Et pourquoi passe-t-il par l&#039;intermédiaire de mes enfants? Je prends une douche brûlante pour me détendre. Une image clignote dans mon esprit depuis le décollage à Paris. Une image que je repousse. Impossible. Je préférais mille fois l&#039;éventualité d&#039;un jeu-concours. Le préférerais-je vraiment? Et si je me mentais à moi-même? Si je crevais d&#039;envie que ce soit lui, le boss? Au point de revêtir ma plus belle robe. De me maquiller, d&#039;opter pour le rouge à lèvres carmin. Le gloss qui fait briller mes lèvres.   Le boss me tourne le dos lorsque je pénètre dans le salon. À part quelques détails qui me sont étrangers: ses mèches grisonnantes, sa tenue apprêtée: complet en lin beige, mocassins en daim, je reconnais sa carrure. Sa nuque, l&#039;implantation de ses cheveux, la finesse de ses doigts. Debout, face à la table dressée, c&#039;est moi qu&#039;il attend manifestement. Mes escarpins picorent maladroitement le carrelage et je coupe ma respiration. Il ne se retourne pas. Est-il aussi tendu que moi? Et s&#039;il était déçu de l&#039;image que je renvoyais, aujourd&#039;hui? S&#039;il avait gardé en tête la brunette de 20 ans, au look un peu bohème? Je contourne la table ronde. Je ne lève les yeux qu&#039;au moment où je lui fais face. Même sourire enjôleur. Même regard franc et intense. L&#039;effet que Julien provoque chez moi n&#039;a pas faibli avec les années.  
     - Je n&#039;arrive pas à croire que tu te tiens devant moi, déclare-t-il d&#039;une voix nouée par l&#039;émotion. 
      - Je t&#039;imaginais à des années-lumière, mais tu n&#039;étais qu&#039;à une journée de voyage. 
      Ses joues s&#039;arrondissent. 
      - La porte à côté. 
      - J&#039;ai l&#039;impression de t&#039;avoir quittée la veille… 
      - Moi aussi. 
      - Tes enfants m&#039;ont tout raconté. 
      - Vraiment? 
      - Ta brillante carrière d&#039;avocate, ton rôle de mère poule que tu as joué à merveille, tes sacrifices. 
      - Mes sacrifices? 
      - Apparemment, tu les as toujours fait passer avant toi... Et je crois qu&#039;aujourd&#039;hui ils tiennent à te rendre la pareille. 
      Son timbre de voix me donne la chair de poule.  
      - Ce sont eux qui t&#039;ont contacté? 
      - Oui, il y a quinze jours environ. 
      - Comment t&#039;ont-ils trouvé? Ils ne t&#039;ont jamais vu. 
     - Non, mais apparemment, tu leur as souvent parlé de moi. Je rougis. Avec les réseaux sociaux, de nos jours, on localise facilement quelqu&#039;un, même au fin fond du Sri Lanka. 
     - Je ne suis pas sur les réseaux. 
     - Je sais… Je te cherche régulièrement. Et je crois que j&#039;ai créé mon compte uniquement pour avoir la chance de te revoir. 
     - Je n&#039;ai pas changé de quartier depuis vingt ans, c&#039;était facile de revenir vers moi. 
     - Tu te souviens comment tu m&#039;as jeté?  
     Je me mords la lèvre. Celle qui brille à la lumière des bougies. Aucun de nous deux n&#039;a pensé à s&#039;asseoir. Le plat refroidit entre nous –un rice and curry, comme me l&#039;avait annoncé son employé, un peu plus tôt. J&#039;avais oublié à quel point le regard perçant de Julien pouvait être intimidant. 
     - Je ne t&#039;ai pas jeté, j&#039;ai cherché à te protéger… Tu rêvais de parcourir le monde. Ton école de commerce t&#039;envoyait passer un an dans une entreprise en Asie. Et moi, je venais d&#039;apprendre que j&#039;attendais des jumeaux.  
      - Si tu m&#039;avais dit la vérité ce soir-là, au lieu d&#039;essayer de me briser le cœur par tous les moyens, je serais resté à tes côtés. Tu le sais. 
      - Je ne me le serais jamais pardonné.  
      - Pourquoi?  
      - Tu n&#039;avais aucun devoir envers moi. Je ne voulais pas que tu gâches ta vie… Je suis tombée amoureuse de toi dès notre première rencontre à la bibliothèque universitaire, rappelle-toi. Et à ce moment, je ne savais pas encore que j&#039;étais enceinte. Avant toi, il y en a eu beaucoup. Des mecs d&#039;un soir, d&#039;une semaine. Des rencontres insignifiantes. Inconséquentes. Je grimace une moue coupable. Je ne sais même pas qui est le père de mes enfants, c&#039;est te dire... Puis il y a eu toi et quelque chose en moi a changé. J&#039;ai arrêté de papillonner. Je me suis sentie plus responsable, plus ambitieuse. Je me suis mise à travailler. Quelque part, je voulais te ressembler. Me sentir aussi libre que toi, aussi indépendante… Et puis, il y a eu ce trait bleu imprévu. Ces deux haricots à l&#039;échographie. Je pouvais encore choisir d&#039;interrompre ma grossesse. Te choisir, toi. Le monde qui s&#039;ouvrait à nous. Mes larmes ruissellent sur mes joues, je ne cherche pas à les essuyer. Mes choix coulent avec elles, je les assume. Je n&#039;ai pas hésité une seule seconde. Ça a été la décision la plus folle que j&#039;ai été amenée à prendre dans ma vie. Mais je n&#039;éprouve aucun regret.Pour eux, je me suis surpassée. Ces petits bouts m&#039;ont poussée vers le haut et n&#039;ont pas arrêté de me surprendre. D&#039;ailleurs, ils continuent aujourd&#039;hui. Regarde, je suis là. 
     - Nos choix déterminent qui on est… Et on peut dire que tu es une femme courageuse et déterminée, déclare-t-il en souriant. Tu veux que je t&#039;avoue une chose? Quand Hugo et Zoé m&#039;ont appelé, la première fois, j&#039;ai d&#039;abord pensé qu&#039;ils voulaient m&#039;annoncer que j&#039;étais leur père. 
     - Tu as eu peur? 
     - J&#039;étais terrorisé! Et puis, c&#039;est étrange, après j&#039;étais presque déçu de ne pas avoir de lien avec eux. Ils sont super sympas et beaux gosses, en plus! ajoute-t-il en me décochant un clin d&#039;œil. On a beaucoup discuté et on s&#039;est trouvé pas mal de points communs... Je les ai invités à venir en stage chez moi, s&#039;ils le souhaitent. 
     - Raconte-moi ton parcours. Comment es-tu arrivé au bout du monde?  
     Julien me fait signe de m&#039;asseoir et me sert à boire. Un vin rouge aux épices produit par des sœurs d&#039;un monastère, dans le nord du pays. Il s&#039;excuse d&#039;avance. Son récit est, à quelque chose près, celui que j&#039;avais rêvé pour lui. Celui d&#039;un globe-trotter passionné. D&#039;abord stagiaire dans une importante fabrique de thé en Thaïlande, dans la région de Chiang Mai, il a ensuite sillonné le monde avec un ami de son école, à la recherche d&#039;une plantation qu&#039;ils pourraient acheter et faire prospérer. Cela les a amenés en Inde, en Chine, au Kenya, en Turquie, avant de jeter leur dévolu sur le Japon. Une grosse fabrique, près du mont Fuji. Au bout d&#039;une dizaine d&#039;années, leur association est devenue de plus en plus conflictuelle. Il a souhaité s&#039;installer seul et gérer un plus petit domaine. Le Sri Lanka se relevait tout juste de la guerre, cette plantation était à vendre. Il est tombé tout de suite amoureux de l&#039;endroit.   
     - Et tu n&#039;as jamais eu envie de fonder une famille? Il secoue la tête et rive son regard vers moi, avec un air énigmatique. Lui aussi ne semble avoir aucun regret. Quand je t&#039;entends, je me dis que j&#039;ai eu raison de te laisser ta liberté. 
     Après un long moment de silence, il tend la main vers moi et me murmure: 
     - Quand je te vois, je me dis que je ne vais plus te laisser partir. 
     Nos doigts s&#039;entrecroisent. Il y a quelques heures, en feuilletant les albums photo des enfants, je pensais que l&#039;essentiel de ma vie demeurait derrière moi. Les moments les plus riches, les plus exaltants. Et voilà qu&#039;un nouvel horizon s&#039;offre à moi, au fin fond du Sri Lanka, au creux d&#039;un vallon bordé de plantations de thé. En compagnie de l&#039;homme de ma vie, celui qui a toujours compté. La magie de Noël. Qui sait? Je vais peut-être finir par y croire.   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/17/sophie-tal-men-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Découvrez le conte de Noël de Notre Temps et Sophie Tal Men]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Pascal Ito]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: connaissez-vous bien &quot;Le Petit Prince&quot; d&#039;Antoine de Saint-Exupéry?</title>
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      <pubDate>Sun, 14 Mar 2021 14:53:58 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors que &quot;Le Petit Prince&quot; fête ses 80 ans, que savez-vous de son histoire et de son auteur?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Connaissez-vous bien &quot;Le Petit prince&quot; d&#039;Antoine de Saint-Exupéry?  Le Petit Prince, c&#039;est l&#039;oeuvre mythique d&#039;Antoine de Saint-Exupéry, connu à travers le monde et qui séduit toutes les générations. Ce conte à la fois philosophique et fantastique, illustré par Antoine de Saint-Exupéry lui-même, s&#039;est vendu à 300 millions d&#039;exemplaires dans le monde, dont 14 millions en France. 
Pour le 80e anniversaire de la mort de Saint-Ex&#039;, Notre Temps vous propose un quiz, mais surtout un Hors-série (à retrouver ici) consacré au Petit Prince et son auteur. L&#039;occasion de voyager dans leur monde, avec un magazine à la fois ludique, riche d&#039;informations et très illustré.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quiz: connaissez-vous bien &quot;Le Petit Prince&quot; d&#039;Antoine de Saint-Exupéry?]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Romain Sardou &quot;Noël, c&#039;est aussi une fête littéraire…&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 16 Dec 2024 10:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Écrivain depuis plus de vingt ans, le fils aîné de Michel Sardou est l’auteur du conte de Noël exclusif publié dans Notre Temps. Rencontre avec un passionné de la Nativité et de littérature.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: Comment vous est venue cette idée de conte de Noël? Romain Sardou: J&#039;ai toujours travaillé sur l&#039;histoire cachée de Noël. Ce goût remonte à ma découverte, adolescent, des Contes de Noël de Dickens. J&#039;en publie depuis presque vingt ans, le prochain sortira en décembre 2025. Tous contiennent ce personnage d&#039;Émiel, le quatrième Roi mage, mais j&#039;ai créé Joseph-Justus pour Notre Temps. Je pense poursuivre cette histoire sur cinq-six livres encore.  Cette fête est donc si importante pour vous ? Romain Sardou: Oui. En dépit de tout ce qu&#039;on peut reprocher à cette fête sécularisée et consumériste, je ne m&#039;en suis jamais lassé. Même pour les non-croyants, c&#039;est un rituel. Pour moi, c&#039;est un bilan affectif. Je me souviens des gens que j&#039;aime. Il s&#039;agit aussi d&#039;une fête littéraire car c&#039;est Dickens qui fait passer Noël d&#039;une tradition parmi d&#039;autres à une fête familiale à ne pas manquer. Il a lancé le merchandising.  Avez-vous un souvenir marquant de Noël, enfant? Romain Sardou: Je me souviens de tous. Une année sur deux, nous le passions dans des lieux différents. L&#039;année suivante, nous ne faisions pas grand-chose parce que mon père commençait ses concerts le 4 janvier… Mais mon plus beau Noël est le premier passé en étant père, l&#039;année où ma fille aînée a pris conscience de cette fête.  Quel a été votre plus beau présent? Romain Sardou: Je demandais beaucoup de livres. Je me souviens de mon Cyrano de Bergerac à 12 ans. Une année, j&#039;ai commandé tous les Alain Decaux! J&#039;avais toujours hâte que la soirée s&#039;arrête pour aller lire. À 9 ans, mon père m&#039;a fait découvrir les opéras de Wagner, j&#039;ai eu un tel coup de foudre que j&#039;ai voulu devenir compositeur d&#039;opéra. Pour m&#039;inspirer, je me suis mis à lire du théâtre. Or les personnages sont souvent historiques. C&#039;est ainsi que je me suis passionné pour l&#039;Histoire, puis le roman historique, notamment ceux de Walter Scott. Mais Wagner m&#039;est resté. Pour chaque Noël, je demande un livre en rapport avec lui. Cette année, je pense que ma mère va m&#039;offrir Le Carnet brun, son journal intime, qui vient de sortir (chez Gallimard, NDLR).
Lire aussi&gt; Romain Sardou: &quot;Mon nom n&#039;est pas un poids&quot;  Que ferez-vous cette année pour Noël? Romain Sardou: Je serai au Costa Rica avec mes enfants, sauf mon aînée qui sera en stage en Afrique. Noël au soleil, ça fait aussi partie de mes souvenirs d&#039;enfance.  Quel est le meilleur cadeau à offrir aux enfants? Romain Sardou: Le cadeau inattendu! Je suis contre les listes. Je trouve dommage de ne pas être surpris…  De quoi parlera votre prochain roman qui sort prochainement, en début d’année? Romain Sardou: J&#039;ai commencé en 2002 une série de romans médiévaux dont les titres empruntent à la prière du Notre Père. Celui-ci, Que Votre volonté soit faite*, paraîtra seize ans après le précédent! Pendant tout ce temps, j&#039;ai beaucoup étudié les nouvelles découvertes sur le Moyen Âge. Notre vision de cette période a énormément évolué depuis mon enfance, notamment sur la place des femmes. Je trouve intéressant que mes romans intègrent ces évolutions  Vous avez grandi dans une famille pratiquante? Romain Sardou: Non. Je n&#039;ai été baptisé qu&#039;à 11 ans. Mon parrain était Alain Delon et ma marraine Mireille Darc, pas simple de trouver un moment où tout le monde était disponible! Mais je suis devenu croyant en lisant Blaise Pascal. Je me suis dit que si un homme aussi brillant que lui faisait le pari de Dieu, qui étais-je pour le refuser? Je pense que convertir les cœurs était l&#039;objectif de Pascal et ça a très bien marché avec moi! Je ne sais pas si je crois, mais je sais que je veux croire, cette certitude me permet de surmonter tous les moments de doute.
* Chez XO éditions.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Romain Sardou &quot;Noël, c&#039;est aussi une fête littéraire…&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bruno Levy]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Alexis Jenni: &quot;En regardant un arbre, on découvre son histoire&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 21 Nov 2024 05:53:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sylvia Pinosa]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Romancier, prix Goncourt en 2011 avec &quot;L’Art français de la guerre&quot;, agrégé de sciences naturelles, Alexis Jenni partage son émerveillement sans cesse renouvelé pour les arbres.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Comment l’amour des forêts vous est-il venu? Alexis Jenni: J&#039;ai grandi dans l&#039;Ain, une région avec une forte présence de la forêt, de la montagne… Puis j&#039;ai fait des études de sciences naturelles et j&#039;ai acquis un savoir théorique. Les arbres m&#039;ont d&#039;abord intéressé de façon un peu confuse. Ils me procurent des émotions. Souvent, lorsque je me promène, je regarde leur silhouette et leur visage, et ils me racontent une histoire.  Une histoire? Alexis Jenni: Dis ainsi, cela peut paraître un peu bizarre! Chaque arbre est différent, comme nos visages le sont. Et chacun a une histoire que je découvre en observant son tronc, ses branches, son feuillage… On peut comprendre d&#039;un regard ce qu&#039;il a vécu, quels obstacles il a rencontrés: le manque d&#039;eau, de lumière, l&#039;adaptation à ses congénères ou aux animaux.  Avez-vous un arbre préféré? Alexis Jenni:  J&#039;ai une affection particulière pour les hêtres de montagne. Ils poussent lentement parce que leur environnement est hostile, ils ont souvent un tronc court, déformé… Je vois en eux l&#039;image même de la puissance et de la résistance. En ville, j&#039;aime la présence douce et changeante des ginkgos, venus du Japon. Et je n&#039;oublie pas l&#039;incontournable chêne. Il est magnifique quand il prend toute sa place dans les prés d&#039;élevage du Mâconnais ou du Charolais. Il se déploie alors en majesté, protégeant les troupeaux.  Trouvez-vous que nous négligeons la botanique? Alexis Jenni: Oui, j&#039;estime que nous étudions mal les végétaux. Nous les considérons un peu comme des êtres vivants de seconde zone, car ils semblent moins complexes que les animaux. Or, ils vivent juste d&#039;une façon différente. Je l&#039;ai appris en lisant les ouvrages du botaniste Francis Hallé, dans les années 1990. Il m&#039;a ouvert un champ d&#039;étude insoupçonné. Les plantes restent un grand mystère scientifique et je pense que l&#039;on va découvrir des choses incroyables.  Dans quels domaines en particulier? Alexis Jenni: On parle enfin de la communication entre les arbres et les autres végétaux. Qu&#039;ils puissent échanger entre eux a longtemps paru invraisemblable, mais nous n&#039;avons plus de doutes. La communication est une propriété basique du vivant, les bactéries elles-mêmes émettent des signaux entre elles, provoquant des réactions. La forêt est comme un superorganisme complexe. Un arbre ne pousse bien qu&#039;avec ses champignons, et inversement. Ils fonctionnent ensemble. Et c&#039;est ainsi qu&#039;émerge l&#039;idée que la vie est un sport collectif. On ne vit pas tout seul.  Aujourd’hui, la biodiversité est menacée par l’activité humaine. Quelle place pour le végétal ? Alexis Jenni: Le remettre au centre des préoccupations est l&#039;une des solutions pour parer à cette menace. Le végétal est capable de prendre soin du sol, de produire de la nourriture, de préserver l&#039;atmosphère, l&#039;eau… C&#039;est lui qui a permis à la planète d&#039;être viable, pour nous et pour les animaux. En le &quot;domestiquant&quot;, nous avons pu nous sédentariser.  Vous assimilez les arbres à des monuments… Alexis Jenni: L&#039;année dernière, j&#039;étais en vacances dans le Cantal et j&#039;ai passé un après-midi à chercher un tilleul de Sully, remarquable notamment par son âge et sa taille, dont un guide signalait la présence. Finalement, je l&#039;ai trouvé dans la cour d&#039;une ferme. Je l&#039;ai visité comme je l&#039;aurais fait d&#039;un château ou d&#039;une église romane. Les arbres constituent un but de promenade. Je ne me lasse pas des odeurs exaltantes des forêts naturelles. Un mélange d&#039;humus, de sève, de bois…    Les bonnes feuilles d&#039;Alexis Jenni Un naturaliste sur le toit de la forêt (éd. Paulsen, 21€). L&#039;auteur rend hommage à Francis Hallé, botaniste et biologiste spécialiste des forêts tropicales, avec qui il partage l&#039;amour des arbres et la volonté de protéger ces &quot;êtres doux et puissants&quot;.
J&#039;aurais pu devenir millionnaire, j&#039;ai choisi d&#039;être vagabond (éd. Paulsen, 7,90€). Une biographie de John Muir, créateur, à la fin du XIXe siècle, du premier parc national au monde en Californie. Visionnaire, il anticipa les ravages que pourrait provoquer l&#039;expansion industrielle et agricole.   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur le site de notretemps.com.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Alexis Jenni: &quot;En regardant un arbre, on découvre son histoire&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Beau livre, bd, romans, poches... 10 livres à offrir pour les fêtes</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/romans-novembre-100506</link>
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      <pubDate>Wed, 13 Nov 2024 16:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Et si vous glissiez au pied du sapin quelques livres? Polar, roman historique, succès de librairie, bd ou livres de poche... D&#039;Olivier Norek à Patrick Modiano, notre sélection pour combler toute la famille.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les Guerriers de l&#039;hiver, Olivier Norek    Éloge d&#039;un héros. À l&#039;automne 1939, alors que l&#039;Europe de l&#039;Ouest commence à se déchirer, Staline décide d&#039;envahir son voisin finlandais. L&#039;armée soviétique est l&#039;une des plus puissante au monde. Cette formalité qui ne devait pas excéder quinze jours lui prendra tout un hiver et lui coûtera des centaines de milliers de soldats. La Finlande, pays tout petit et pacifique, décide de mobiliser ses hommes par villages afin que les bataillons soient composés d&#039;amis d&#039;enfance. Parmi eux, Simo Häyhä, un jeune homme qui sait tirer avec précision. Peu à peu, il devient un redoutable sniper. Les Russes le surnomment &quot;la Mort blanche&quot;. C&#039;est l&#039;épopée de ce héros authentique qu&#039;Olivier Norek, connu pour ses romans policiers, nous raconte avec brio. Nous sommes saisis par le rythme haletant de cette histoire qui ressemble étrangement à une guerre plus proche de nous. Ce livre fait honneur à tout un peuple à travers son enfant prodige.
Les Guerriers de l&#039;hiver, Olivier Norek, éd. Michel Lafon, 448 p., 21,95€.  Un best seller: &quot;Tata&quot; de Valérie Perrin    Best-seller. Imaginez que l&#039;on vous annonce le décès de votre tante chérie que vous avez pourtant inhumée trois ans auparavant. Ce doit être une erreur! Eh bien non, de surprise en surprise, vous allez découvrir un énorme secret. L&#039;auteure du best-seller Changer l&#039;eau des fleurs sait y faire pour maintenir le suspense!
Tata, de Valérie Perrin, Albin Michel, 634 p., 23,90€.  Une BD: &quot;Anita Conti&quot;, de Catel et Bocquet    Née au tournant du XXe siècle, Anita Conti fut la première femme océanographe. Amie du commandant Cousteau, elle fut aussi la première à alerter le monde sur les dangers de la surpêche. Après Olympe de Gouges, Joséphine Baker ou Alice Guy, Catel et Bocquet poursuivent leurs merveilleux hommages aux pionnières.
Anita Conti, de Catel et Bocquet, éd. Casterman, 368 p., 24,95€.  Un beau livre: &quot;Regards, un siècle de photographies, de Brassaï à Martin Parr&quot;, sous la direction de Quentin Bajac     Avis aux amoureux de photographie: ce livre réunit un siècle de photos cultes collectionnées par la Fnac depuis 1978. Témoignages des époques passées où stars et anonymes se côtoient, ces clichés sont des armes pour certains, de l&#039;art pour d&#039;autres. Un must à conserver dans sa bibliothèque.
Regards, un siècle de photographies, de Brassaï à Martin Parr, sous la direction de Quentin Bajac, éd. Gallimard, 324 p., 45€.  Pour les enfants: &quot;Les Mercredis sous la pluie&quot;, de Maéva Gruaz    Quel bonheur de préparer les fêtes avec les enfants! Les Mercredis sous la pluie proposent 35 activités manuelles, conçues par l&#039;instagrameuse Maéva Gruaz.
Les Mercredis sous la pluie, Maéva Gruaz, éd. Albin Michel, 272 p., 19,90€  La Dame de la poste de Catherine Siguret    Pour se plonger dans la féerie de ces moments, La Dame de la poste de Catherine Siguret raconte la vie d&#039;un village normand en 1960 lorsque Magdeleine, receveuse des PTT, décide de répondre aux lettres au Père Noël et d&#039;exaucer les vœux des enfants… Un roman touchant et authentique!
 La Dame de la poste, de Catherine Siguret, Studiofact Éditions, 304 p., 21€.  &quot;Paris des jours et des nuits&quot;, Patrick Modiano    Huit romans emblématiques de Patrick Modiano nous promènent dans le Paris de cet auteur si attaché aux quartiers, aux rues, aux immeubles. D&#039;Encre sympathique à De si braves garçons, plongeons dans cette atmosphère particulière, entre rêve et réalité, grâce à la très belle collection souple Quarto.
Paris des jours et des nuits, de Patrick Modiano,éd. Gallimard, 1024 p., 27€. Assorti d&#039;une vingtaine de photos  &quot;L&#039;Énigme de Turnglass&quot;, de Gareth Rubin    Deux romans en un! L&#039;un se situe en Angleterre en 1881 dans un manoir où une femme est prisonnière, l&#039;autre en Californie en 1939. Tête-bêche, ces polars peuvent se lire indépendamment, mais le premier pimente bien la lecture du second!
L&#039;Énigme de Turnglass, de Gareth Rubin, éd. 10/18, 464 p., 22€.  &quot;La Dame à la licorne et le beau chevalier&quot;    Cette nouvelle traduction du célèbre roman du XIVe siècle nous entraîne dans un pur récit de chevalerie: amour courtois, courage du beau chevalier… Ce texte a inspiré les tapisseries de La Dame à la licorne conservées au musée de Cluny à Paris.
La Dame à la licorne et le beau chevalier, éd. Libretto, 336 p., 14,50€.  &quot;Mon Tour de manège&quot; de Gilles Legardinier     Amandine mène une existence routinière jusqu&#039;à ce que, convoquée chez un notaire, elle se découvre un père qui lui lègue une maison de campagne. Sonnée, elle décide de garder le bien en dépit de l&#039;hostilité de la famille du défunt… en espérant que cette nouvelle vie lui ressemblera davantage. Oui, le bonheur est possible!
Mon Tour de manège, de Gilles Legardinier, éd. J&#039;ai lu, 544 p., 8,90€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Beau livre, bd, romans, poches... 10 livres à offrir pour les fêtes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock/ IA]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Des femmes sur le front de la guerre témoignent</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/des-femmes-sur-le-front-temoignent-99791</link>
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      <pubDate>Sat, 02 Nov 2024 10:02:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors qu’un biopic consacré à la photographe de guerre Lee Miller sort sur les écrans, voici les histoires vraies de femmes qui ont risqué leur vie pour témoigner des ravages de la guerre dans le monde, d&#039;Emily Crawford en 1870 à Gerda Taro en 1936, de Maryse Burgot à Dorothée Olliéric.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  -&gt; &quot; Loin de chez moi&quot;, de Maryse Burgot Maryse Burgot, les téléspectateurs du JT de France 2 la connaissent bien. Elle couvre depuis deux ans et demi la guerre en Ukraine. Pourtant, fille d&#039;agriculteurs bretons, dotée d&#039;une voix que ses professeurs qualifiaient de désagréable, elle n&#039;était pas prédestinée à devenir journaliste de télévision. Dans Loin de chez moi (éd. Fayard, 300 p., 20€), qui sort le 16 octobre, elle nous raconte comment, envoyée à Bombay aux côtés des chasseurs de rats qui tentaient d&#039;éviter la propagation de la peste, elle s&#039;est passionnée pour ce métier. Otage aux Philippines en 2000, elle s&#039;est orientée vers un journalisme moins dangereux pour vivre l&#039;enfance de ses deux garçons. Correspondante à Londres puis à Washington, elle est revenue sur le terrain de la guerre en Syrie, à l&#039;époque de Daech.    -&gt;&quot;Maman s&#039;en va-t-en guerre&quot;, de Dorothée Olliéric Sa consoeur Dorothée Olliéric, elle, n&#039;a jamais cessé de courir les théâtres de guerre. Mais comment peut-on risquer sa vie pour son métier alors que deux enfants adorés vous attendent à la maison? C&#039;est pour offrir à sa famille des réponses à ces questions qui la taraudent que cette reporter, qui a couvert tous les grands conflits de ces vingt dernières années, a écrit cette confession. À ses côtés, nous revivons toutes ces tragédies qui ont fait l&#039;actualité de notre histoire récente. Ce Maman s&#039;en va-t-en guerre (éd. du Rocher, 304 p., 19,90€) est passionnant.    -&gt; &quot;Femmes reporters&quot;, de Christian Delporte Dans Femmes reporters, l&#039;histoire du grand reportage par les pionnières du genre (éd. Armand Colin, 416 p., 22,90€), de Christian Delporte, nous remontons jusqu&#039;à l&#039;Irlandaise Emily Crawford, qui a couvert la guerre franco-prussienne de 1870 et interviewé des communards. Nous découvrons que le mot de &quot;reporteresse&quot;, abandonné aujourd&#039;hui, a même été employé pour notre Séverine nationale à la fin du XIXe siècle. Nous restons médusées par ces Américaines, Russes, ou Françaises, comme l&#039;intrépide Titaÿna, que nos confrères masculins se sont empressés de faire disparaître après leur mort. Il était temps de les réhabiliter!    -&gt; &quot;Dans l&#039;oeil de l&#039;archange&quot;, d&#039;Olivier Weber La photographe allemande Gerda Taro n&#039;avait que 26 ans lorsqu&#039;elle a rejoint l&#039;Espagne pour couvrir la guerre civile. Aux côtés de Robert Capa, elle a saisi des instants cruciaux, avant de mourir écrasée par un char, première femme photographe de guerre tuée dans l&#039;exercice de son métier. Avec Dans l&#039;oeil de l&#039;archange (éd. Calmann-Lévy, 496 p., 23,90€), l&#039;écrivain-reporter Olivier Weber fait de son histoire un fabuleux roman.  -&gt; Et aussi... Une expo sur la photoreporter Lee Miller à Saint-Malo Lee Miller n&#039;a pas été qu&#039;une magnifique blonde immortalisée par Man Ray. Elle a voué sa vie au reportage photographique. Accréditée par l&#039;US Army, correspondante pour Vogue, elle a photographié la guerre à Londres et suivi la libération de l&#039;Europe, y compris celle des camps de concentration, expérience qui va la traumatiser à jamais. Ses magnifiques photos de la libération de Saint-Malo sont exposées intramuros, dans la chapelle de la Victoire, jusqu&#039;au 3 novembre. Au cinéma, depuis le 9 octobre, c&#039;est l&#039;actrice Kate Winslet qui lui redonne vie dans le biopic Lee Miller, de la réalisatrice Ellen Kuras.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/01/reporter-guerre.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Des femmes sur le front de la guerre témoignent]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>10 livres de la rentrée littéraire 2024 qui nous emmènent ailleurs</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/10-livres-de-la-rentree-litteraire-nous-emmenent-ailleurs-97789</link>
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      <pubDate>Fri, 18 Oct 2024 05:45:16 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Lire, c&#039;est s&#039;évader ailleurs, traverser le temps. Gaël Faye revient sur l&#039;histoire du Rwanda, tandis que la saga baroque de Miguel Bonnefoy nous embarque au Venezuela. Olivier Guez raconte la naissance de l&#039;Irak au XXe siècle, portée par deux figures fascinantes: Gertrude Bell et Lawrence d&#039;Arabie. Voici dix romans intimes, flamboyants ou minimalistes à découvrir cet automne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Jacaranda, de Gaël Faye Les racines de la vie. La mère de Milan est rwandaise mais elle vit désormais en France et n&#039;a jamais dit un mot à son fils sur son pays. En 1994, après les massacres, elle accueille dans leur maison un enfant gravement blessé à la tête en disant: &quot;c&#039;est mon neveu&quot;. Milan est stupéfait mais, fils unique, il se met à aimer Claude, le jeune martyr, d&#039;un amour fraternel inaltérable. De séparation en retrouvailles, de Paris à Kigali, Milan n&#039;aura de cesse de vouloir retrouver Claude, et de s&#039;enraciner dans une terre porteuse de sens. À travers cette histoire simple, le musicien rappeur Gaël Faye, qui a déjà connu un immense succès avec son premier roman Petit Pays, parvient à évoquer l&#039;histoire du Rwanda sur plusieurs générations. On y croise une centenaire extraordinaire, une gamine prodigieuse amoureuse d&#039;un arbre, des hommes au grand cœur. Même si la tragédie affleure sans relâche, cette merveille de roman nous éblouit grâce à l&#039;incroyable capacité de reconstruction de ce peuple si vivant.
 Jacaranda, de Gaël Faye, éd. Grasset, 288 p., 20,90€.     Le courage des innocents, de Véronique Olmi Actuel. Un jeune homme traverse la France pour récupérer, dans un orphelinat, son demi-frère qui vient d&#039;être retiré à la garde de son père. En constatant le sort des enfants privés de parents, il se découvre une fibre humanitaire qui le conduira jusqu&#039;en Ukraine. Un roman en prise avec l&#039;actualité et les émotions qu&#039;elle suscite.
Le courage des innocents, de Véronique Olmi, éd. Albin Michel, 288 p., 21,90€.    La Barque de Masao, d&#039;Antoine Choplin Minimaliste. Un ouvrier japonais retrouve sa fille, devenue architecte, qui lui a été ravie lorsqu&#039;elle était enfant. Il lui raconte ce qu&#039;a été sa vie depuis sa rencontre avec son étrange mère, jusqu&#039;au sacrifice qu&#039;il a consenti en secret pour lui permettre de poursuivre ses études. Un minimalisme très extrême-oriental, tout en bienveillance.
La Barque de Masao, d&#039; Antoine Choplin, éd. Buchet-Chastel, 208 p., 19,50€.    Le rêve du jaguar, de Miguel Bonnefoy Baroque. Un bébé abandonné dans une petite ville du Venezuela est récupéré par une mendiante qui se sert de lui pour attendrir les passants. Malgré ce départ hasardeux dans l&#039;existence, il va devenir une personnalité très en vue… Un roman baroque, coloré, épique, foisonnant, et authentique puisqu&#039;il s&#039;agit du grand-père de l&#039;auteur!
Le rêve du jaguar, de Miguel Bonnefoy, éd. Rivages, 304 p., 20,90€.    L&#039;Épaisseur de l&#039;aube, de Nicolas Garma-Berman Étrange. Deux enfants écossais ont quitté leur pays lorsque leur mère a disparu. Avec leur père, ils ont refait leur vie en Suisse. Parvenu à l&#039;âge adulte, l&#039;aîné perd sa fille et ce drame fait surgir, pour l&#039;un comme pour l&#039;autre, de troublantes apparitions de l&#039;au-delà. Beaucoup de poésie et de douceur dans ce roman attachant.
L&#039;Épaisseur de l&#039;aube, de Nicolas Garma-Berman, éd. Belfond, 368 p., 20€.    Côté poche: Toutes voiles dehors, de Jean Le Cam  Alors que la dixième édition du Vendée Globe Challenge, tour du monde à la voile, est sur le point d&#039;être lancée, le célèbre navigateur, qui devrait lui aussi prendre le départ le 10 novembre aux Sables d&#039;Olonne, nous raconte sa folle vie de marin.
Toutes voiles dehors, de Jean Le Cam, éd. J&#039;ai lu, 416 p., 9€.
    La véritable histoire de Bonnie et Clyde Tués dans leur jeune vingtaine en 1934, les gangsters Bonnie Parker et Clyde Barrow sont ici racontés par la mère de l&#039;une et la sœur de l&#039;autre. Leurs déclarations ont été compilées de manière chronologique. C&#039;est incroyable de revivre au plus près cette échappée mythique!
La véritable histoire de Bonnie et Clyde, éd. Libretto, 288 p., 10,50€.    Relire en poche Le tableau du maître flamand, d&#039;Arturo Pérez-Reverte La découverte d&#039;un mystérieux message au dos d&#039;un tableau flamand du XVe siècle représentant deux joueurs d&#039;échecs relance une enquête meurtrière contemporaine palpitante. Pour lier polar, art et histoire médiévale dans une même lecture.
Le tableau du maître flamand, d&#039;Arturo Pérez-Reverte, éd. Folio, 480 p., 9,40€.      Mesopotamia, d&#039;Olivier Guez et L&#039;Invisible Madame Orwell, d&#039;Anna Funder C&#039;est tendance. Chercher la femme. Derrière chaque grand homme, il y a une femme, aurait dit Talleyrand. Deux romans semblent accréditer ce proverbe. La Britannique Gertrude Bell, née à l&#039;époque de l&#039;occupation britannique du Moyen-Orient, a, grâce à sa fortune, encouragé l&#039;archéologie en Mésopotamie (aujourd&#039;hui Irak), et cornaqué celui qui deviendra le célèbre Lawrence d&#039;Arabie. (Mesopotamia, d&#039;Olivier Guez, éd. Grasset, 416 p., 23€). L&#039;Invisible Madame Orwell, d&#039;Anna Funder, décortique l&#039;œuvre de l&#039;auteur de 1984 à l&#039;aune de lettres récemment retrouvées de son épouse à sa meilleure amie. L&#039;inspiration conjugale devient saisissante! (Éd. Héloïse d&#039;Ormesson, 492 p., 23€).  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/11/28/livre-lire-canape-femme-brune.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[10 livres de la rentrée littéraire 2024 qui nous emmènent ailleurs]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;La planche gavraise&quot;, premier prix du concours À vos plumes 2024</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Oct 2024 11:03:27 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[François Guillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le premier prix du concours littéraire À Vos Plumes!, organisé par HappyVisio en partenariat avec Notre Temps a été attribué à François Guillon dont nous publions la nouvelle &quot;La planche gavraise&quot;. Bonne lecture!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[HappyVisio, en partenariat avec Notre Temps proposait aux plus de 55 ans de participer gratuitement à  6 séances en visioconférence, du 10 mai au 26 juin, au cours desquelles une professionnelle, Marie Huguenin-Dezot, biographe et animatrice d&#039;ateliers d&#039;écriture,, explorait l&#039;art de la nouvelle. Puis, ceux qui le souhaitaient pouvaient se lancer dans le grand concours de nouvelles. Cette année, il fallait écrire une nouvelle à partir d&#039;un incipit dévoilé par la marraine du concours Anne Delaflotte Mehdevi. François Guillon a remporté le premier prix grâce à sa nouvelle, &quot;La planche gavraise&quot;!  &quot;La planche gavraise&quot; de François Guillon Il faut imaginer Jeannot, toujours en bleu de travail, même à la retraite, face à Suzie de l&#039;autre côté du comptoir. Le soleil de cette matinée du 10 juillet 1978 est voilé par des nuages hauts.
Il la regarde. Elle, elle regarde droit devant elle. Il sait ce qu&#039;elle regarde, il le voit dans le miroir qui se situe derrière elle entre les verres et les bouteilles. C&#039;est le bac, qu&#039;elle fixe du regard. Le bac qui traverse la petite mer de Gavres pour rejoindre Locmiquélic sur l&#039;autre rive. Ce bac qui chaque jour la ramène au passé quand c&#039;était Fanch, qui le pilotait.
Ça lui pince du côté du cœur à Jeannot, car dans ses pensées à lui, Fanch est présent tous les jours. C&#039;était son frère, son jumeau, son double.
Ça fait dix ans aujourd&#039;hui qu&#039;il est parti Fanch. Dix ans que ce con de touriste a raté son entrée dans le port et a percuté le bac. Fanch s&#039;est noyé devant chez lui. Quelle ironie pour un marin comme lui de périr dans une traversée de quelques centaines de mètres!  Et puis, elle baisse les yeux, et c&#039;est lui maintenant qu&#039;elle regarde, Jeannot. Il est là, comme tous les jours, à boire son café crème au comptoir. Ça fait presque 25 ans maintenant qu&#039;elle et Fanch ont repris &quot;Le Grand Large&quot;, le seul bar, tabac, journaux de Gavres. Il a un charme désuet avec ses banquettes en skaï marron, ses tables bistrot, les miroirs dont le tain a souffert, son vieux bar en zinc qui en a vu des tournées, et les étagères à bouteilles et verres devant la grande glace du fond. Et surtout il y a la vue, magnifique, sur le petit port de Gavres, l&#039;entrée tumultueuse de la &quot;petite mer de Gavres&quot;, à droite le grand phare de Riantec, à gauche les remparts de la cité et de la citadelle de Port-Louis, le grand port de commerce de la Compagnie des Indes.
Il a changé Jeannot, bien sûr. À 58 ans on n&#039;a plus 20 ans. Mais elle le trouve toujours bel homme, grand et droit, un peu épaissi mais encore svelte. Les cheveux sont poivre et sel maintenant, mais ils ont le mérite d&#039;être encore abondants. Elle trouve que cette cicatrice qu&#039;il a sur le front, souvenir, terrible souvenir de guerre, lui donne un air viril. Ses mains sont fortes, abimées. Ce sont les mains d&#039;un menuisier. Elles ont souffert mais elles ont bien travaillé. Il était une référence dans le coin avant de tirer sa révérence pour prendre sa retraite il y a quelques semaines. Il n&#039;a pas encore renoncé à son immuable bleu de travail. C&#039;est son costume à Jeannot. Il est bleu comme ses yeux vifs qui l&#039;ont fait chavirer autrefois.  Et sa mémoire replonge dans le passé, ces mains aujourd&#039;hui abimées elle les revoit, fines, douces et maladroites, caresser son corps de jeune fille, il y a près de quarante ans. C&#039;était avant cette foutue guerre. Quand ils faisaient des projets d&#039;avenir tous les deux. Après la guerre, car on allait la gagner vite disaient les journaux, ils se marieraient et auraient des enfants. Elle reprendrait &quot;Le Grand Large&quot; à son patron, c&#039;était convenu, et lui la menuiserie-charpenterie de son père. Et il l&#039;appellerait &quot;La Planche Gavraise&quot; en l&#039;honneur de ses petits seins lui avait-il dit, quel voyou! Mais comme on ne sait jamais ce qui peut vous arriver à la guerre, ils avaient fait l&#039;amour pour sceller leur avenir. Elle avait dit &quot;une fois, pas plus&quot;. Et comme c&#039;était si bon, même s&#039;ils étaient encore maladroits, ils avaient recommencé, tous les jours… et même parfois plusieurs fois dans la journée!  Puis Jeannot avait eu vingt ans, et il avait été mobilisé, quel cadeau d&#039;anniversaire! Et presque aussitôt il était parti pour Paris, puis vers l&#039;est où les Allemands attaquaient en force avec leurs blindés. La &quot;drôle de guerre&quot; était terminée, on allait maintenant se battre vraiment et donner une nouvelle leçon à ces &quot;salauds de boches&quot;.
Mais ça ne s&#039;était pas passé comme les généraux français l&#039;avaient prévu, pas du tout, et il a été emporté dans la débâcle. Quelques jours plus tard, ses parents ont appris qu&#039;il avait été fait prisonnier avec l&#039;essentiel de son régiment. Et puis, plus de nouvelles! Jusqu&#039;à ce qu&#039;un gars de passage à Gavres leur apprenne qu&#039;il avait été tué en tentant de s&#039;évader. Elle se rappelle le choc, le désespoir, les larmes qui coulaient, coulaient, ce grand vide, ce froid qui l&#039;envahissait. Elle aurait voulu mourir elle aussi pour rejoindre son Jeannot auprès des anges, car il ne pouvait pas être ailleurs qu&#039;au milieu d&#039;eux.  Puis, sa mémoire fait un bond de quelques années en avant, jusqu&#039;à ce vendredi 25 mai 1945. Ce jour-là, sans qu&#039;elle le voie, Jeannot est arrivé devant la vitrine du &quot;Grand Large&quot; qui donne sur le petit port, et discrètement, entre l&#039;affiche du bal de la libération et les horaires du bac GavresLocmiquelic, il l&#039;a regardée. Elle servait en salle dans le café.
Toujours aussi belle. Pas très grande, les cheveux bruns attachés, mince et élancée, le front haut et dégagé, les pommettes saillantes et le menton volontaire. Et au-dessus du nez fin et droit, ses grands yeux verts. Oh mon Dieu ces yeux! Si clairs, si vifs. Ces yeux qui l&#039;ont fait l&#039;aimer, après l&#039;avoir tant intimidé lorsqu&#039;ils ils étaient adolescents. Alors, le cœur battant, il s&#039;est avancé, il a poussé la porte, la cloche a teinté.
Et Suzie s&#039;en souvient comme si c&#039;était hier. Elle a levé la tête et elle a vu un fantôme! Le fantôme de Jeannot. Maigre comme un clou, habillé avec des vieux vêtements dans lesquels il flotte. Mais Jeannot quand même. Son Jeannot, avec sa belle gueule, même si les joues sont creuses, les cheveux trop longs et avec une longue cicatrice blanche qui lui barre le front.
Et là, quand elle l&#039;a vu, pas vaillant mais bien vivant, elle a perdu pied, submergée par l&#039;émotion et elle a tout de suite pensé à ce qu&#039;elle allait devoir lui avouer. Ses genoux ont tremblé, puis fléchi, le plateau qu&#039;elle portait est tombé dans un grand fracas de verre cassé. Elle a mis les mains sur son visage, puis quand elle a eu le courage de le regarder, ses beaux yeux verts étaient noyés de larmes. Elle se souvient qu&#039;il s&#039;est avancé, les bras ouverts.  C&#039;est à ce moment qu&#039;un petit blondinet est entré en courant venant de l&#039;arrière-salle en criant, maman, maman, &quot;c&#039;est quoi ce bruit?&quot; Elle revoit Jeannot, s&#039;arrêter net, comme s&#039;il avait pris un direct dans l&#039;estomac. Il a regardé le petit, puis il l&#039;a regardée elle, l&#039;air de pas comprendre tout en comprenant quand même.
- Ça va mon chéri, a-t-elle dit en prenant son enfant dans les bras. Ce n&#039;est rien mon chou, maman est maladroite, elle a fait tomber les verres, c&#039;est Tonton qui vient d&#039;arriver et qui m&#039;a surprise.
Jeannot sait bien qu&#039;elle repense à cet épisode, ils en ont si souvent reparlé. Et lui aussi il s&#039;en souvient, c&#039;est gravé, là où ça fait mal. Et il revoit la scène à son tour.
Tonton? Elle vient de dire Tonton? Bon sang, a-t-il pensé, elle est fille unique et je n&#039;ai qu&#039;un frère, Fanch, mon jumeau. Ce gamin est le fils de Fanch.
Alors il n&#039;a pas su ce qu&#039;il l&#039;emportait: la colère, le désespoir, ou le sentiment d&#039;être trahi par ceux qu&#039;il aimait le plus au monde.
Il n&#039;a pas su quoi dire, manquant d&#039;air subitement, il n&#039;a pas su quoi faire non plus. Ses épaules se sont affaissées dans ses affreux vêtements trop grands, il a tourné les talons, a ouvert la porte et est parti en courant vers la dune tandis qu&#039;elle criait son nom avec des sanglots dans la voix. Il a marché longtemps sur la dune, dans le vent et les embruns qui se mêlaient à ses larmes. Il s&#039;est calmé, lentement, puis il a pris la direction de la grande maison familiale. Quand il est arrivé, il n&#039;a pas entendu le bruit des machines de l&#039;atelier de menuiserie accolé à la maison, il n&#039;a pas senti cette odeur de bois qui l&#039;a accompagné depuis sa petite enfance. Les portes de l&#039;atelier étaient fermées, la camionnette était devant, couverte de poussière et de sable. Les volets bleus étaient ouverts au rez-de-chaussée, le chèvrefeuille courait sur les volets de sa chambre à l&#039;étage, comme s&#039;ils ne devaient plus jamais être ouverts. Puis il a aperçu son père, de dos, penché dans le potager. Il a poussé la grille est entré et a appelé, &quot;Papa?&quot; Joseph s&#039;est retourné, a lâché sa serfouette, et est resté là, sans bouger, comme paralysé. Jeannot s&#039;est avancé, l&#039;a pris dans ses bras et ils se sont serrés, serrés à s&#039;en faire mal. Joseph a crié, &quot;Anne, Anne! Viens vite notre Jeannot est là.&quot; Elle est arrivée comme une folle en s&#039;essuyant les mains sur son tablier et les a enlacés tous les deux. Elle a touché son fils, son visage, ses cheveux, l&#039;a embrassé. La vie était de retour.
Ils sont rentrés tous les trois dans la maison et se sont installés à la grande table de la cuisine. Anne a pris la cafetière qui réchauffait sur la cuisinière pour servir des cafés. Joseph a dit, non, non pas de café et il a débouché le cidre pour fêter le retour du fils.
Ils l&#039;ont assailli de questions.
Jeannot a raconté sa guerre, sa tentative d&#039;évasion et &quot;sa mort&quot;, sa détention, le travail, l&#039;attente interminable puis la libération et le retour. Il a aussi expliqué son arrivée &quot;au Grand Large&quot; et la découverte de l&#039;existence de Pierre. Et il s&#039;est mis à pleurer.
Brutalement l&#039;ambiance a changé et il a senti ses parents mal à l&#039;aise. Partagés qu&#039;ils étaient entre la joie de le retrouver vivant, et la tristesse de le voir malheureux que Suzie ait eu un enfant avec son frère. Puis Maman s&#039;est décidée à parler:
- Ton frère n&#039;est pas encore rentré. Il était parti se battre pour la libération de Dunkerque avec son groupe de résistants, on pense qu&#039;il doit être à Paris. Mon fils, je comprends ta peine, mais tu ne peux pas en vouloir à ton frère ni à Suzie. Pour nous tous, tu étais mort. Suzie était désemparée, Fanch comme tu le sais était aussi amoureux d&#039;elle sans rien dire, ils étaient jeunes…
Elle a laissé sa phrase en suspens et a repris:
- Et ce petit bout n&#039;y est pour rien. Peyo c&#039;est notre petit-fils et on l&#039;adore, il est si mignon. C&#039;est ton neveu et je veux que tu l&#039;aimes comme il le mérite… Et je ne veux pas que tu te fâches avec ton frère.
Papa a acquiescé en prenant la main de Jeannot et en le regardant droit dans les yeux avec de la peine mais tant d&#039;amour. Puis, pour changer de sujet, il lui a raconté que la menuiserie était à l&#039;arrêt, qu&#039;il n&#039;y avait pas de travail sauf de petits boulots de temps en temps mais qu&#039;avec la libération et la reconstruction il y en aurait du travail, beaucoup, et qu&#039;il comptait sur lui pour relancer l&#039;entreprise, et dans quelques années la reprendre comme convenu.
Quelques jours sont passés, comme dans un mauvais rêve. Le temps fait son œuvre dit-on. Foutaises! &quot;Il adoucit tout&quot;, peut-être, comme le disait Voltaire. Mais il n&#039;a pas cicatrisé la blessure de Jeannot, et peut-être pas non plus celle de Suzie.  Bien sûr, ils se sont apaisés. Alors ils se sont vus avec Suzie. Et Jeannot n&#039;était pas au bout de ses surprises!
- Écoutes-moi Jeannot, et ne m&#039;interromps pas sinon je n&#039;aurai pas la force d&#039;aller au bout. Quand tu es parti à la guerre j&#039;étais enceinte de toi (Jeannot est sidéré en entendant cela). Je ne le savais pas encore. Je ne savais pas grand-chose sur ce sujet-là d&#039;ailleurs, mais j&#039;ai vite compris. Je ne pouvais même pas te prévenir! J&#039;étais un peu apeurée bien sûr, mais heureuse quand même et je voulais te faire un beau bébé. Je ne l&#039;ai dit à personne, je ne savais pas comment faire et j&#039;avais tellement peur de la réaction des parents. Puis ce soldat, Yann, de Port Manech dans le Finistère, avec qui tu avais sympathisé et qui s&#039;était échappé en même temps que toi est passé au café et a demandé à me voir. Il avait réussi son évasion. Il m&#039;a dit que toi, tu avais été tué, qu&#039;il t&#039;avait vu, couché dans l&#039;herbe, immobile, le visage en sang, après avoir reçu un coup de fusil dans la tête. Il ne pouvait pas rester plus longtemps sur place et il s&#039;est sauvé dans les bois. Je me suis évanouie. Le monde, mon monde, venait de s&#039;écrouler. Tu n&#039;imagines pas ma détresse, je t&#039;aimais tellement. Et la peur est vite venue me submerger, car j&#039;ai réalisé rapidement que j&#039;allais être fille-mère, une fille perdue, que mon bébé n&#039;aurait pas de papa, que je ne te reverrai plus jamais. J&#039;ai vu tes parents pleurer. Comment peut se sentir une mère qui perd un fils? Anéantie, comme détruite d&#039;un coup. Et ton père? Si fier de toi, comme perdu, sans voix, sans énergie, lui habituellement si joyeux et bavard au comptoir du &quot;Grand Large&quot;. Mes parents aussi étaient tristes, car ils t&#039;aimaient mon Jeannot, et ils étaient heureux de savoir qu&#039;on se marieraient. Et puis ton frère! Effondré! Perdre son jumeau c&#039;est inhumain. C&#039;est comme si on lui avait arraché la moitié du corps. Lui qui n&#039;avait pas encore rejoint son régiment tellement tout cela est allé vite, je crois que c&#039;est à ce moment-là qu&#039;il a décidé de répondre à l&#039;appel du Général de Gaulle et de le rejoindre à Londres. Il a pris contact avec des pêcheurs de Lorient qui partaient pour l&#039;Angleterre et quelques jours avant d&#039;embarquer il est venu me voir. Il n&#039;a pas résisté à l&#039;envie de me déclarer sa flamme. Tu le sais Jeannot, lui aussi il était amoureux de moi, et avant de courir au-devant de la mort, il avait besoin d&#039;amour. C&#039;est toi que j&#039;avais choisi et ça le rendait sans doute malheureux, même si on n&#039;est pas jaloux de son frère jumeau. Je n&#039;étais pas amoureuse de lui. Mais quand je le regardais, je te voyais tellement vous vous ressembliez. C&#039;était troublant. Je me suis dit que mon enfant, notre enfant car Pierre est bien ton fils Jeannot, lui ressemblerait et qu&#039;il aurait un père. Alors je lui ai cédé.
Et Suzie s&#039;était mise à pleurer réalisant la douleur de Jeannot, qui, figé, la regardait comme perdu dans un autre monde. Puis elle avait continué.
- Lorsqu&#039;il m&#039;a vue enceinte à l&#039;occasion d&#039;un rapide passage à Gavres entre deux missions, il a été tellement heureux que je n&#039;ai pas eu le courage de lui dire la vérité et de casser sa joie à un moment où il avait besoin de toutes ses forces pour lutter contre les allemands. On s&#039;est mariés rapidement au cours de l&#039;été 40, entre deux témoins et avec nos parents. Quand Pierre est né en janvier 1941, il a pensé, et je l&#039;ai encouragé, à une naissance prématurée. Et comme Peyo n&#039;était pas un gros bébé, personne n&#039;a imaginé qu&#039;il n&#039;était pas l&#039;enfant de Fanch. Il a donc toujours cru qu&#039;il était le père de son &quot;Peyo&quot;. Fanch l&#039;aime tellement &quot;son&quot; fils, et lui aime tellement son père que j&#039;ai décidé de garder le secret. Tes parents et les miens ne savent rien non plus. Même si j&#039;ai parfois soupçonné maman de se douter de quelque chose, c&#039;est intuitif une mère, et ça sait compter les mois! Mais elle ne m&#039;a jamais rien dit, et moi non plus. Je ne t&#039;ai jamais oublié. Comment aurais-je pu? J&#039;ai souvent eu honte de mon silence, de ma trahison et de cette &quot;substitution&quot; de père, mais j&#039;ai pensé que c&#039;était le mieux. Tu étais mort Jeannot! Aujourd&#039;hui ça fait cinq ans, que tu es mort et tu réapparais, comme ça! Pourquoi n&#039;as-tu jamais donné de nouvelles? Progressivement mes sentiments pour ton frère ont évolué, et je peux dire aujourd&#039;hui que je l&#039;aime. Différemment sans doute, sans cette flamme qui me brûlait quand j&#039;étais dans tes bras, mais je l&#039;aime et je suis certaine qu&#039;il m&#039;aime. Il est bon avec moi et Peyo, et il est courageux. Je ne l&#039;ai pas beaucoup vu pendant la guerre, jusqu&#039;à la libération, car il devait se cacher, et il ne m&#039;a jamais rien dit de ses activités pour me protéger et protéger &quot;son&quot; fils.
Puis elle a terminé par cette phrase, se souvient Jeannot: &quot;Tu sais tout mon Jeannot, tu es le seul et je veux que tu restes le seul. J&#039;aurais pu ne rien te dire non plus. Tu as le droit de me détester, je le comprendrais. Je te ferai la plus grande place possible auprès de Peyo, mais je t&#039;en prie Jeannot, ne les brise pas tous les deux&quot;.  Sur le coup Jeannot a senti une bouffée de colère monter en lui. Elle avait décidé de lui voler son fils, définitivement. Ça ne se passerait pas comme ça. Il allait parler à son frère, lui dire que Pierre était son fils et qu&#039;il le voulait.
Il fallait qu&#039;il se calme, qu&#039;il reprenne son sang-froid et que lui aussi s&#039;explique.
- Je ne t&#039;ai pas interrompue, maintenant je veux que toi aussi tu m&#039;écoutes, et tu vas comprendre pourquoi je n&#039;ai pas donné de nouvelles. Dès les premiers jours sur le front, nos chefs ont rapidement compris qu&#039;on allait se faire écraser tellement la supériorité en hommes et en matériel des allemands était évidente. Alors, pour éviter des morts inutiles et en fonction des ordres reçus de l&#039;État-Major ont-ils dit, ils ont décidé de déposer les armes et de se rendre. On a tous été fait prisonniers. Nous étions quelques-uns à ne pas accepter cette reddition. Nous nous sentions humiliés de n&#039;avoir quasiment pas combattu l&#039;ennemi. D&#039;autres étaient soulagés. Avec une dizaine de copains on a décidé de s&#039;évader à la première occasion. Les allemands nous ont fait grimper quelques jours plus tard dans un convoi de wagons de marchandises. Nous ne connaissions pas la destination. On se doutait qu&#039;on partirait vers l&#039;est, l&#039;Allemagne? La Pologne? Ce qui est sûr, c&#039;est qu&#039;on ne voulait pas y aller. On s&#039;est relayés, et avec le manche des fourchettes de nos gamelles, on a fait sauter le grillage d&#039;une ouverture dans le haut du wagon, suffisamment grande pour qu&#039;on puisse s&#039;y glisser. Nous avons surveillé le paysage et attendu un passage en forêt. Le train ne roulait pas vite. Quand enfin on a aperçu une grande zone boisée, on a décidé d&#039;y aller. J&#039;étais le troisième à sortir, Yann, que tu as vu, un bon gars, Breton comme moi, me suivrait. Ce que nous n&#039;avions pas prévu, c&#039;est que les allemands avaient posté des sentinelles sur les plates-formes entre les wagons. Les deux premiers ont sauté. Tout de suite des coups de feu ont claqué. J&#039;y suis allé quand même. J&#039;ai juste eu le temps d&#039;entendre le train freiner dans un grand crissement métallique sinistre, et aussitôt j&#039;ai senti un grand choc à la tête, et puis plus rien, le noir complet… Je me suis réveillé quelques jours plus tard à l&#039;infirmerie du stalag X-B où nous avions été amenés. Combien sont morts? Combien ont réussi à s&#039;évader? Pourquoi les allemands ne m&#039;ont-ils pas achevé? Je ne l&#039;ai jamais su. Peut-être parce qu&#039;un copain leur a dit que j&#039;étais menuisier et qu&#039;ils ont pensé que je pourrais être utile. En tout cas c&#039;est toi qui m&#039;apprends que Yann a réussi à se sauver. J&#039;avais pris une balle dans la tête. Mon casque avait freiné la balle, mais elle est rentrée quand même, et elle y est toujours! &quot;Trop dangereux d&#039;opérer&quot; m&#039;a fait comprendre le médecin Major du camp. J&#039;ai eu la chance qu&#039;elle ne fasse pas plus de dégâts. J&#039;ai mis du temps à récupérer, avec des migraines terribles, puis peu à peu ça s&#039;est calmé et j&#039;ai été affecté dans un atelier de menuiserie. Autant te dire, qu&#039;ayant fait une tentative d&#039;évasion, j&#039;étais surveillé de près. A la moindre nouvelle tentative ils m&#039;auraient abattu comme un chien. Ils me l&#039;ont fait payer. Je leur étais utile, et ils m&#039;ont fait travailler comme un forcené. J&#039;étais épuisé, mal nourri, mal traité, et j&#039;avais interdiction d&#039;écrire à ma famille. Plusieurs fois, j&#039;ai essayé de te faire transmettre des messages par des prisonniers afin de te dire que j&#039;étais en vie. Mais je ne savais pas s&#039;ils t&#039;arrivaient. Je viens de comprendre que non. Le temps a passé, lentement, très lentement, à compter les jours, parfois les heures. On n&#039;avait pas beaucoup de nouvelles des combats. Au début les allemands se moquaient de nous et on comprenait qu&#039;Hitler était en train d&#039;envahir l&#039;Europe et la France. Nous avions tous peur pour nos familles. J&#039;avais peur pour toi. En 1943 les allemands sont devenus plus nerveux, plus exigeants et brutaux aussi. On a compris que, peut-être, le vent tournait. Les mois suivants, pendant l&#039;été, l&#039;espoir a changé de camp en même temps que nous entendions les bombardements incessants sur Hambourg dont nous étions proches. On se doutait bien que la guerre changeait et que c‘était forcément des avions français ou anglais qui bombardaient. Mais pour nous, ça a été encore plus de travail. C&#039;était permanent, mais on croyait de plus en plus fort que le moment de notre libération et de la fin de la guerre approchait. Et il a fallu attendre encore presque deux ans pour être libérés. Une éternité! Une éternité à penser à toi. Tu étais avec moi tout le temps et tu m&#039;as aidé à tenir le coup. Pourtant, et j&#039;en avais honte, j&#039;avais de plus en plus de mal à voir ton visage avec précision, comme si tes traits s&#039;effaçaient lentement. Ton corps, lui, je ne l&#039;ai jamais oublié! Si tu savais le nombre de fois où le soir, dans mon châlit, malgré la fatigue, je t&#039;ai fait l&#039;amour en repensant aux fois où nous nous étions aimés avant mon départ. Si j&#039;avais su! Et puis, le 29 avril dernier les anglais sont entrés dans le stalag et nous ont libérés. On avait tous du mal à y croire, depuis le temps! On pleurait, on s&#039;embrassait. Je ne comprenais pas grand-chose à ce qu&#039;ils disaient mais je savais que j&#039;étais libre et que j&#039;allais TE retrouver. Un mois dans les trains, à pied sur les routes et les chemins boueux, dans des autocars… et puis je suis arrivé devant &quot;Le Grand Large&quot;, je t&#039;ai vue. Un bonheur immense m&#039;a envahi, je suis entré, tu m&#039;as vu, ton plateau est tombé et j&#039;ai entendu &quot;maman, maman…&quot;. J&#039;ai senti un grand froid envahir mon corps, je t&#039;avais perdue, tu m&#039;avais trahi.  La vie a repris son cours en ce début juin 1945.
Jeannot a longtemps réfléchi, puis il a décidé de pardonner à Suzie en comprenant qu&#039;à 20 ans, enceinte, choquée par sa mort, elle avait le droit de se donner un avenir. Et tant qu&#039;à faire, il valait mieux qu&#039;elle ait choisi son frère pour mari plutôt qu&#039;un autre.
Et puis ce petit Pierre, pourquoi lui briser sa vie? Et aux grands-parents qui ne sont au courant de rien? Il a décidé qu&#039;il serait un tonton aimant et qu&#039;il serait toujours là pour lui.

Fanch est revenu de Paris. Il avait appris que son frère était de retour et il avait hâte de le retrouver, tout en craignant sa réaction par rapport à son mariage avec Suzie et la présence de Peyo.
Ils se sont tombés dans les bras. Fanch s&#039;est excusé mais Jeannot lui a dit qu&#039;il avait compris et qu&#039;on n&#039;en parlerait plus.

Les mois, puis les années sont passées.  Jeannot s&#039;est investi dans la remise en route de la menuiserie, et du boulot il y en a eu, bien plus qu&#039;ils ne pouvaient en faire avec son père. Ils ont embauché un, puis deux apprentis qui sont devenus salariés, et quelques années plus tard ils étaient six! Jeannot comme prévu a repris l&#039;entreprise quand son Papa a décidé de prendre sa retraite, et comme un défi il l&#039;a rebaptisée &quot;La Planche Gavraise&quot;.
Jeannot a développé des relations presque filiales avec Peyo qui adore son tonton. Suzie en a toujours été heureuse et reconnaissante, tout comme Fanch.
Pierre qui n&#039;aimait pas l&#039;école eut assez vite l&#039;envie de travailler avec son oncle. Il n&#039;avait aucune envie de reprendre &quot;Le Grand Large&quot; ni de remplacer son père au pilotage du bac. À 16 ans, en 1957, il rentra comme apprenti à la &quot;Planche Gavraise&quot; où très vite, sous la houlette de Jeannot, il devint un menuisier qualifié et très adroit et se spécialisa dans l&#039;ébénisterie pour élargir les activités de l&#039;entreprise.  Suzie et Fanch n&#039;eurent pas d&#039;autre enfant, faute d&#039;y parvenir. Jeannot n&#039;en eut pas (d&#039;autre) non plus, faute de trouver la femme qui le lui donnerait.
Il y crut pourtant un moment quand il rencontra Marie-Jo, une bretonne pur jus de Belle-Isle-enTerre, à l&#039;occasion d&#039;un séjour à Rennes où il était allé rencontrer des fournisseurs de machines professionnelles pour renouveler le matériel de la menuiserie. Ils firent un bout de chemin ensemble et, amoureux, il commençait à penser qu&#039;une nouvelle vie s&#039;ouvrait à lui, qu&#039;il pourrait enfin enfouir ses blessures et son secret. Et puis un soir, tard, en rentrant de l&#039;atelier il a trouvé la maison vide. Elle avait repris ses affaires et lui avait laissé une courte lettre en guise d&#039;adieu. Elle lui expliquait que depuis longtemps elle rêvait de se marier à un boulanger et de vivre dans l&#039;odeur du pain chaud et des viennoiseries. Lors d&#039;un déplacement professionnel à Saint-Pol-de-Léon, elle avait rencontré un certain Fernand, boulanger-pâtissier de son état et avait eu le coup de foudre. Elle était partie avec lui et ses pains au chocolat.
Il se dit que décidément l&#039;amour ne voulait pas de lui.
Il eut quelques brèves aventures sans lendemain et sans étincelle et il resta célibataire avec son secret bien au chaud.
Suzie de son côté s&#039;est accrochée &quot;au Grand Large&quot; comme une bernique à son rocher. Pas que ce fût toujours facile car Gavres se vidait peu à peu de ses habitants qui trouvaient que décidément la vie sur une presqu&#039;île n&#039;est pas simple tous les jours et que vivre en ville dans un immeuble à Lorient est bien plus pratique et moderne! Et ceux qui restaient buvaient de moins en moins. &quot;Si même les bretons s&#039;arrêtent de boire, que vont devenir les bistrots français?&quot; disait-elle souvent. Fanch l&#039;aidait au bar où ce n&#039;est pas toujours facile pour une femme, et pour arrondir les fins de mois il avait pris le poste de pilote du bac entre Gavres et Locmiquelic, ce qui lui laissait assez d&#039;heures pour épauler Suzie.

Les années qui ont suivi ont apporté leur lot de malheurs.  À l&#039;été 1963 les parents de Suzie qui venaient d&#039;acheter une Simca 1000 flambant neuve, toute jaune, sont partis pour la première fois à la montagne. Pas bien haute la montagne pour une première découverte, l&#039;Auvergne. Mais suffisamment haute quand même pour rater un virage, s&#039;écraser au fond d&#039;un ravin au milieu des arbres. C&#039;était joli cette tâche jaune au milieu de la verdure, mais ils y ont laissé leur vie. Suzie a été comme foudroyée quand elle a appris la nouvelle par la gendarmerie, et pour elle rien n&#039;a plus été pareil. Encore jeunes pour mourir, et les deux d&#039;un coup!
Deux ans plus tard, c&#039;était le tour de Joseph, le père des jumeaux. Il a fait ça proprement.
Une crise cardiaque à 75 ans. Il est tombé le nez dans ses laitues au potager. Pour Jeannot et Fanch ce fut un coup dur, leur Papa, c&#039;était le pilier de la famille. Un bosseur qui avait fondé la menuiserie avant de la transmettre à Jeannot. Il avait retrouvé toute sa joie de vivre quand Jeannot était ressuscité, et il avait arrosé ça plus d&#039;une fois au comptoir de Suzie. Tous les gars du village connaissaient l&#039;histoire sur le bout des doigts. Mais au moins ça en faisait un client fidèle! Il a précédé Anne, sa femme, de vingt et un mois. Quand elle a eu perdu son homme, malgré le soutien de ses fils et de Suzie, elle a doucement lâché prise et elle s&#039;est éteinte tranquillement dans son lit au printemps 1967. Jeannot et Fanch ont eu bien du mal à encaisser le coup. Papa et Maman partis en deux ans c&#039;est dur. Mais celui qui en a pris un sacré coup, c&#039;est Peyo. Sa mamie c&#039;était son havre de paix quand il était enfant, c&#039;était aussi l&#039;odeur des gâteaux et des tartes qu&#039;elle lui faisait pour son goûter. Elle était sa confidente, encore à 26 ans.

Au moins Anne et Joseph n&#039;ont pas eu à supporter la perte d&#039;un fils. C&#039;est arrivé à l&#039;été 68, quand ce marin d&#039;eau douce a été emporté par le courant dans la passe de la &quot;Petite Mer de Gavres&quot;. À bord de son voilier il a percuté le bac de Fanch qui se préparait à accoster. Ça s&#039;est passé tellement vite. Il a été projeté par-dessus bord et s&#039;est retrouvé en dessous le bateau, une jambe bloquée par un cordage. Le temps qu&#039;ils comprennent et réagissent, des gars qui avaient vu la collision ont plongé, l&#039;on sorti de l&#039;eau, mais il était trop tard. Il avait 48 ans.
Pour Suzie, Pierre et Jeannot la vie a basculé. Un mari, un père et un frère jumeau! Ce n&#039;est pas courant que des jumeaux aient à vivre, chacun à des périodes différentes, la mort de leur frère. Sauf que cette fois-ci, à la différence de Jeannot, Fanch n&#039;est pas revenu.
C&#039;est après ça que la santé de Suzie a commencé à dérailler. En trois ans, perdre son père, puis sa mère et enfin son mari, c&#039;était au-dessus de ses forces. Le &quot;crabe&quot;, déterminé à nuire s&#039;était installé et avait commencé son œuvre. Pourtant, elle s&#039;est accrochée et la vie a repris son cours, cahin caha. Elle a continué à tenir &quot;Le Grand Large&quot; toute seule avec courage et difficulté. Quand elle était trop fatiguée Jeannot venait donner un coup de main car Pierre, était désormais totalement autonome à l&#039;atelier.
À la &quot;Planche Gavraise&quot;, &quot;l&#039;oncle et le neveu&quot; se sont soutenus mutuellement. Et progressivement Jeannot a délégué de plus en plus de décisions à Peyo afin de préparer la transmission.

Et les années ont continué à se succéder.  Jeannot, quelques années auparavant, en 1973, avait embauché une jeune femme de Plouhinec, Lenaig, pour assurer le secrétariat et les commandes car il n&#039;y arrivait plus tout seul vu le développement de l&#039;entreprise. 24 ans, grande et fine, brunette aux yeux bleus, charmante sans être vraiment jolie, elle avait tapé dans l&#039;œil de Pierre qui, bien qu&#039;il s&#039;en défende, allait plus souvent que nécessaire au bureau du secrétariat. Aussi Jeannot ne fut pas surpris quand Peyo lui annonça quelques mois plus tard qu&#039;il était tombé amoureux de Lenaig.
Suzie, que la maladie gagnait peu à peu, avait été heureuse pour son fils. Ça l&#039;aidait à supporter ses traitements douloureux.
Pierre et Lenaig se sont mariés en 1975 pour le plus grand bonheur de Suzie et Jeannot. Mais deux ans plus tard, le bébé tant attendu n&#039;était toujours pas annoncé. Elle le voulait, Suzie, ce bébé, pour boucler la boucle, car elle avait bien compris qu&#039;elle approchait de la fin de son chemin et elle voulait être grand-mère. Et enfin début 1978 Peyo et Lenaig ont annoncé la grande nouvelle!

Jeannot se désolait de voir son amour de jeunesse s&#039;étioler. Il faisait le maximum pour l&#039;aider mais ça ne suffisait plus. Tous les jours il allait prendre son café crème au comptoir pour passer du temps avec elle.
Et quand il la regarde ce matin de juillet 1978, il voit bien qu&#039;elle n&#039;en peut plus. Elle l&#039;entraine dans l&#039;arrière-salle, ils s&#039;assoient et elle lui dit:
- Tu sais Jeannot, je ne vais pas le voir longtemps ce bébé. Le docteur n&#039;est pas optimiste, je vais devoir fermer le &quot;Grand Large&quot;. Mais ce n&#039;est pas le plus important. Ce bébé, il n&#039;aura pas de grand-mère longtemps, je veux qu&#039;il ait un grand-père. Il est temps de dire à Peyo que tu es son vrai père.
Jeannot est interloqué:
- Je ne sais pas si c&#039;est le bon choix Suzie. Moi j&#039;ai appris à vivre comme ça, j&#039;ai profité de Pierre autant que possible. Il va se sentir trahi par ce mensonge, et puis il aimait tant mon frère…
- Écoute, ça fait 10 ans que Fanch est parti. Peyo est solide, il a 37 ans, il comprendra. Je veux que vous poursuiviez votre chemin ensemble et que le petit ou la petite ait un grand-père paternel. Ce serait injuste pour cet enfant qu&#039;on le prive de son papi alors qu&#039;il est là, à côté de lui. Et toi Jeannot tu n&#039;en as pas envie de ce gamin?
- Évidemment j&#039;en ai envie, mais ça me fait peur de sortir la vérité si longtemps après. Et tout le monde au village pense que Pierre est le fils de Fanch.
- Les autres on s&#039;en fout Jeannot, ils s&#039;en remettront et tout le monde sera content pour toi. Laisse-moi faire. On va voir Peyo tous les deux et c&#039;est moi qui parlerai.

C&#039;est ce qu&#039;ils firent dès le lendemain.
D&#039;abord Pierre n&#039;y a pas cru. Puis comme le pensait Jeannot il s&#039;est mis en colère face à ce mensonge quand il a réalisé que oui, c&#039;était vrai, son oncle était son père!
- Donc toute ma vie vous m&#039;avez pris pour un con. Comment vous avez pu faire ça?
- C&#039;est moi qui l&#039;ai décidé mon chéri a-t-elle dit. Jeannot n&#039;y est pour rien et il est aussi une victime de ma décision. Je ne peux pas dire que j&#039;en suis fière, mais à l&#039;époque j&#039;ai estimé que c&#039;était la seule solution pour que tu ais une vie normale, une famille et un Papa. Jeannot n&#039;a rien dit parce que je le lui ai demandé. Et je suis sûre qu&#039;il en souffre depuis 32 ans qu&#039;il le sait Jeannot baisse la tête mais ne dit rien.
Pierre reprend:
- Et Papa, je veux dire Fanch, je ne sais plus qui est qui ici! Il le savait, il m&#039;a trompé aussi?
- Non mon garçon, les seuls qui sont au courant, ils sont devant toi.
- Et toi tonton, ça fait 21 ans que je travaille avec toi à l&#039;atelier, qu&#039;on se voit tout le temps et tu m&#039;as caché la vérité. Comment est-ce possible?
- J&#039;ai eu du mal quand j&#039;ai appris en 45 que tu étais mon fils et que je devais me contenter d&#039;être ton oncle, tu l&#039;imagines, répond Jeannot. Mais j&#039;ai compris aussi que ta mère avait pris la seule décision possible dans la situation du moment. J&#039;étais mort, Pierre. Il te fallait un papa et mon frère était amoureux d&#039;elle. Je lui ai pardonné, il faut que tu lui pardonnes aussi. Et moi je ne pouvais pas trahir ta mère, ruiner la vie de Fanch et la tienne, car quand je suis rentré en mai 45 tu avais déjà 4 ans et demi. Tu n&#039;aurais rien compris et tu aurais souffert. Il valait mieux un qui en souffre, moi, que deux familles car les grands-parents ne savaient rien non plus. Comment auraient-ils réagi? Alors fais comme tu veux avec moi, pardonnes-moi, ne me pardonnes pas, c&#039;est ta décision et je la respecterai.
Pierre, s&#039;est levé, il est parti et est rentré voir Lenaig la tête bouillonnante. Que pouvait-il faire? C&#039;était un fait, Jeannot était son père. Heureusement a-t-il pensé, Papa ne l&#039;a jamais su.

  Quelques jours ont passé sans que le sujet revienne sur la table. Puis Pierre est allé voir Jeannot:
- Je crois que j&#039;ai compris, mais c&#039;est dur et dans mon esprit ton frère restera pour toujours celui qui m&#039;a élevé, mon Papa que j&#039;aimais. Je ne vais plus pouvoir t&#039;appeler Tonton, ce serait ridicule maintenant. Mais je ne pourrai pas t&#039;appeler Papa, ce serait le trahir à mon tour. Est-ce que je peux tout simplement t&#039;appeler Jeannot, comme tout le monde?
- Bien sûr, Pierre, je suis heureux que tu le prennes comme ça. Ta mère sera soulagée. Tu sais qu&#039;elle va mal, elle n&#039;a surtout pas besoin d&#039;une discorde. Donnez-lui, Anaig et toi, ce bébé qu&#039;elle attend et laissez-la en profiter, qu&#039;elle puisse partir en paix, le plus tard possible
- À propos de bébé, on sait depuis hier que c&#039;est un garçon grâce à une nouvelle technique qui s&#039;appelle l&#039;échographie. Je voulais te demander la permission de l&#039;appeler Fanch, et je voudrais aussi que tu joues vraiment ton rôle de grand-père es-tu d&#039;accord?
- Tu ne pourrais pas me faire plus plaisir… mon fils.
Jeannot l&#039;a pris dans ses bras et l&#039;a serré très fort contre son bleu de travail.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[&quot;La planche gavraise&quot;, premier prix du concours À vos plumes 2024]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Riad Sattouf: &quot;Je fais des BD pour les gens qui n’en lisent pas&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 07 Oct 2024 05:50:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Avec ses bandes dessinées autobiographiques aussi bouleversantes que drôles, l’auteur de &quot;L’Arabe du futur&quot; et des &quot;Cahiers d’Esther&quot; captive un très large public depuis plus de dix ans. Riad Sattouf revient en force en cette rentrée, avec deux nouveaux albums: l’un sur son plus jeune frère; l’autre, sur sa mère, publié en feuilleton chaque mois dans… Notre Temps!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Riad Sattouf le proclame malicieusement: &quot;Comme mon nom ne l&#039;indique pas, je suis breton!&quot; C&#039;est donc à Rennes que nous rencontrons l&#039;auteur multirécompensé pour le récit de sa vie mouvementée d&#039;enfant d&#039;un père syrien et d&#039;une mère française, ballotté entre la Libye, la Syrie et la France. Avec son allure de galopin farceur, son regard rieur et sa voix douce, il se livre avec humilité mais sans fausse modestie. À 46 ans, il a gardé la tête froide, malgré le succès de son premier film, Les Beaux Gosses, en 2009, puis le triomphe des six tomes de L&#039;Arabe du futur, publié entre 2014 et 2022, traduit en 23 langues et vendus à plus de 3,5 millions d&#039;exemplaires. Les neuf tomes des Cahiers d&#039;Esther (2016-2024) ont confirmé son talent de peintre de la jeunesse qu&#039;il étudie sans complaisance mais avec une empathie communicative. Soucieux du mot juste, il prend le temps de répondre à nos questions, en évinçant les plus indiscrètes avec humour et en assumant d&#039;être souvent en &quot;décalage&quot;.  Notre Temps: Tout d’abord, bienvenue &quot;à bord&quot; de Notre Temps, où nous sommes très heureux de vous accueillir, d’autant que vous allez, au fil des mois, nous raconter la vie de votre maman qui, comme nombre de nos lecteurs, est née dans les années 1950… Riad Sattouf: Merci, ça me touche beaucoup! Quand j&#039;étais enfant, le seul journal qu&#039;il y avait sur la table de nuit de mes grands-parents bretons, c&#039;était Notre Temps. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi ils lisaient ça: ça n&#039;avait aucun intérêt puisqu&#039;il n&#039;y avait pas de BD (rires)! Mais ça me fascinait… Ils auraient adoré me lire dans leur magazine, alors quand Marie Auffret, la directrice des rédactions de Notre Temps m&#039;a proposé une collaboration, j&#039;ai dit oui tout de suite! D&#039;autant que je préparais ce projet sur les histoires de ma mère… Un signe! Je ne peux faire les choses que si elles ont un sens dans mon petit univers. On m&#039;a parfois proposé de reprendre des héros de BD célèbres ou de faire des films de &quot;franchise&quot;, mais j&#039;ai toujours refusé. J&#039;ai besoin de sentir un lien personnel dans tout ce que je fais. Que cela soit relié au passé… Publier dans Notre Temps, c&#039;est un peu écrire pour ma famille, pour ma grand-mère aujourd&#039;hui disparue. Elle aurait été bien fière.   Riad Sattouf entouré de Marie Auffret, directrice des rédactionsNotre Temps, à gauche, et Florence Monteil, grand reporter culture, à droite au Théâtre national de Bretagne à Rennes.  Pourquoi votre grand-mère bretonne vous est-elle si chère? Riad Sattouf: Elle m&#039;a offert mes premiers Tintin! Elle m&#039;encourageait à dessiner, elle estimait que j&#039;étais légèrement supérieur à Léonard de Vinci, un vrai génie donc, mais elle n&#039;aimait pas la BD! Pour elle, c&#039;était un truc de neuneu. Mes premiers livres publiés étaient très corrosifs, dans l&#039;esprit de Cabu, Wolinski ou Robert Crumb (3)… Pour L&#039;Arabe du futur, j&#039;ai voulu faire une BD qui aurait pu plaire à ma grand-mère, donc facile d&#039;accès, avec beaucoup de textes et des personnages qui racontent une histoire familiale, sans humour trop trash, mais quand même un peu… Je fais des BD pour les gens qui n&#039;en lisent pas, c&#039;est mon obsession! Et en considérant ma grand-mère comme ma première lectrice, ma muse, c&#039;est là que le succès est arrivé!  Vous ne cherchez pas à être choquant gratuitement, mais pour autant vous n’édulcorez pas des réalités souvent dures… Riad Sattouf: Et je n&#039;idéalise pas mes proches! J&#039;ai horreur des autobiographies en forme de panégyrique. J&#039;aime bien montrer les personnages avec leurs aspérités, avec leurs côtés très sombres. Dans Star Wars, c&#039;est Dark Vador qui m&#039;intéresse le plus: il a été gentil, comment est-il devenu méchant? Qu&#039;est-ce qui l&#039;amène à finalement sauver son fils? La vie est comme ça, personne n&#039;est magnifique ou horrible. J&#039;aime la nuance, le doute, le malaise du clair-obscur.  Votre mère, Clémentine, est déjà présente dans &quot;L’Arabe du futur&quot;, qu’allez-vous creuser au fil des épisodes de quatre pages mensuelles? Riad Sattouf: Elle n&#039;est pas si présente, je trouve! Elle est effacée derrière le père, qui prend toute la place. C&#039;était un Syrien d&#039;extrême droite, issu d&#039;un milieu très pauvre, très raciste, qui rêvait de devenir dictateur et qui nous a fait vivre dans son village en Syrie. Il était écrasant! Pour écrire L&#039;Arabe du futur, je me suis basé sur mes souvenirs uniquement. Puis une fois, j&#039;ai quand même demandé une précision à ma mère. Et là, elle m&#039;a raconté des dizaines de choses que je ne connaissais pas, et que j&#039;ai trouvé géniales. Et si je faisais des BD de ce terreau? Raconter son point de vue! Sa vie dans les années 1950-1960, avec ses parents, son éducation, ce qui l&#039;a amenée à aller vers un homme comme mon père… Et puis faire un portrait de la France et son évolution depuis la Seconde Guerre mondiale… Cette guerre dont m&#039;ont tant parlé mes grands-parents. Je mène une sorte d&#039;enquête, je creuse dans l&#039;archéologie familiale, un voyage dans la France des Trente Glorieuses. C&#039;est passionnant, j&#039;apprends beaucoup et ça change ma façon de voir le monde.  Qu’avez-vous découvert de si important? Riad Sattouf: Eh bien, vous le découvrirez en lisant la BD! Il faut garder le mystère (rires)…  Un autre membre de votre famille est au centre de votre nouvelle BD au titre évocateur: &quot;Moi, Fadi, le frère volé&quot;… Riad Sattouf: Oui! Je raconte l&#039;histoire de mon frère Fadi, que je n&#039;ai pas vu pendant vingt ans, puis que j&#039;ai retrouvé au moment de la guerre civile syrienne… mais je ne veux pas trop en dire pour ne pas dévoiler son destin à ceux qui n&#039;ont pas lu L&#039;Arabe du futur. Quand j&#039;ai démarré mon récit autobiographique en 2014, je voulais déjà raconter son histoire que je n&#039;ai découverte qu&#039;à partir de 2011. Aujourd&#039;hui, je lui donne la parole.  Et c’est à nouveau l’occasion d’explorer une enfance… Pourquoi est-ce votre sujet de prédilection? Riad Sattouf: Montrer le monde à hauteur d&#039;enfant, je ne vois rien de plus excitant. Ce qui m&#039;intéresse, c&#039;est de comprendre comment un individu évolue, se construit. Comment l&#039;éducation façonne les psychés, et celles des générations qui suivent. Que ce soit avec les membres de ma famille multiculturelle ou avec une Parisienne sans histoire de la classe moyenne avec Les Cahiers d&#039;Esther, ou Vincent Lacoste, révélé dans mon film Les Beaux Gosses et dont je raconte les débuts dans Le Jeune Acteur.  On ne vous verra pas vieillir dans vos BD alors? Riad Sattouf: (Rires.) Il ne faut jamais dire jamais… Vous savez, je ne me projette pas, je n&#039;intellectualise pas vraiment ce que je fais, c&#039;est une part profonde de moi qui décide quel livre doit arriver.  Comment vous imaginez-vous vieillir? Riad Sattouf: Robert Crumb* disait qu&#039;il se sentait vieux depuis ses 14 ans. Je suis exactement pareil. Je n&#039;ai jamais réussi à faire partie de mon époque. À aimer les cultures populaires de ma génération… J&#039;idolâtrais Hergé et Saint-Exupéry, Mœbius et Métal Hurlant à l&#039;époque des Guns N&#039;Roses… Je suis coincé trente ans en arrière… Mes goûts sont dans le passé, je vis dans un décalage, c&#039;est comme ça! Mais c&#039;est très agréable et je ne changerais pour rien au monde. Donc je ne vais pas vieillir du tout, car c&#039;est déjà arrivé, et c&#039;est très bien comme ça!
* Icône de la BD alternative américaine, Robert Crumb, né en 1943, est entre autres l&#039;auteur de Fritz le chat.  Les grandes dates de la biographie de Riad Sattouf 5 mai 1978 Naissance à Paris.
2000 Première publication, Petit Verglas, d&#039;Éric Corbeyran, dont il réalise les dessins.
En 2003, il signe Les Pauvres Aventures de Jérémie, son premier album en solo.
2009 Écrit et réalise Les Beaux Gosses, obtient le César du meilleur premier film.
2014 Premier des six tomes de sa série L&#039;Arabe du futur.
2021 Crée sa maison d&#039;édition, Les Livres du futur.
2023 Grand Prix du festival d&#039;Angoulême pour l&#039;ensemble de son œuvre.
2024 Publie Moi, Fadi, le frère volé, et rejoint Notre Temps.   Moi, Fadi, le frère volé, éd. Les Livres du futur, en librairie le 8 octobre, 152 p., 23€.  Retrouvez Riad Sattouf dans Notre Temps chaque mois Vous pourrez découvrir la vie de la mère de Riad Sattouf chaque mois dans Notre Temps au fil des 4 pages de bande dessinée.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Riad Sattouf: &quot;Je fais des BD pour les gens qui n’en lisent pas&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Jean-Louis Fournier: &quot;L&#039;humour est une nécessité&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/jean-louis-fournier-l-humour-est-une-necessite-97352</link>
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      <pubDate>Thu, 03 Oct 2024 05:30:21 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’humoriste et écrivain Jean-Louis Fournier nous offre en cette rentrée &quot;Il y a encore de la lumière sous mon chapeau&quot;, un livre sensible et, à son image, un brin provoquant sur la vieillesse et la création.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Né en 1938, Jean-Louis Fournier a derrière lui une belle carrière d&#039;humoriste autant à la radio qu&#039;à la télévision où sa collaboration avec Pierre Desproges pour &quot;La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède&quot; demeure dans nos mémoires. Son humour, souvent noir, traverse également ses livres, comme celui qui a obtenu le prix Femina en 2008: Où on va, papa?, roman qui met en scène ses deux fils lourdement handicapés. En cette rentrée, il publie un petit livre sur la vieillesse: Il y a encore de la lumière sous mon chapeau. Il y rend hommage à tous ceux qui se sont distingués à un âge avancé. C&#039;est drôle, impertinent, un rien tendre et mélancolique.  Notre Temps: &quot;Plus c&#039;est vieux, plus c&#039;est mieux&quot;, dites-vous. Est-ce vraiment vrai? Jean-Louis Fournier: Absolument. Toute mon enfance a été enchantée par des vieux. Ma mère était prof de lettres, c&#039;est elle qui m&#039;a initié à Verlaine ; c&#039;est elle qui, lorsque j&#039;avais 10 ans, m&#039;a emmené écouter Chopin joué par Alfred Cortot, âgé alors de 70 ans. La mémoire des jeunes est un hangar vide. Lorsque je discute avec les petits loubards en bas de chez moi, je vois bien qu&#039;il y a un monde entre nous. Si je leur parle de Mozart, ils me répondent, ce n&#039;est pas de notre époque! Moi, ça me désole qu&#039;ils ne s&#039;intéressent pas aux belles choses faites dans le passé, que je suis prêt à partager avec eux. 
  C&#039;est cette envie de partage qui a motivé l&#039;hommage aux créateurs d&#039;un âge certain? Jean-Louis Fournier: Pas seulement. J&#039;en avais assez d&#039;être traité de &quot;vieux con&quot;. &quot;Con&quot; va aussi très bien avec &quot;jeune&quot; et même plutôt mieux. Je vois bien que je deviens moins &quot;con&quot; en vieillissant, car j&#039;ai plus de doutes, je suis moins péremptoire. Une étude très sérieuse de l&#039;université de Washington a montré que nous étions au pic de nos capacités intellectuelles entre 80 et 90 ans. Ça m&#039;a mis en joie. C&#039;est mon âge! Et puis l&#039;émotion esthétique est l&#039;émotion la plus étonnante.
  Auriez-vous quelques exemples? Jean-Louis Fournier: Michel-Ange a exercé ses talents de peintre et de sculpteur jusqu&#039;à 80 ans. Les derniers tableaux de William Turner annoncent l&#039;impressionnisme. Le pianiste Arthur Rubinstein était encore meilleur à 90 ans. Marguerite Duras a obtenu le Goncourt à 70 ans, et Danielle Darrieux a reçu son Molière à 86 ans. Marguerite Yourcenar est entrée à l&#039;Académie française à 77 ans. Les œuvres tardives ont une valeur spécifique. Les artistes ont fait du chemin et commencent à entrevoir une vérité. La vérité se trouve rarement au début du chemin.  Vous vous sentez encore plus créatif que dans votre jeunesse? Jean-Louis Fournier: J&#039;ai la chance d&#039;avoir plein d&#039;idées. Je ne sais pas si elles sont meilleures qu&#039;avant. J&#039;ai toujours voulu rendre dôle ce qui ne l&#039;était pas. Avec l&#039;âge, les relations avec les autres deviennent formidables, on cesse d&#039;être en rivalité. On n&#039;essaie plus d&#039;être le plus beau ou le plus malin, de nous envier nos femmes ou nos voitures. C&#039;est plus sympathique. On assiste à nos enterrements mutuels. On se sent dans le même bateau.  L&#039;humour est-il votre arme pour vieillir joyeusement? Jean-Louis Fournier: L&#039;humour est une nécessité, un antalgique. Il n&#039;y a que ça qui permette de supporter la vie. Les humoristes sont souvent des gens tristes. J&#039;ai eu un père alcoolique qui nous faisait vivre des situations rocambolesques, deux fils handicapés, aujourd&#039;hui disparus, et mon épouse a eu l&#039;idée de partir avant moi. Je m&#039;en suis tiré avec la plaisanterie. J&#039;ai la chance que mon cerveau soit un bric-à-brac. Comme rien n&#039;est rangé, des idées qui n&#039;ont rien à faire ensemble se retrouvent côte à côte, créant des rencontres insolites. L&#039;humour m&#039;est encore plus nécessaire aujourd&#039;hui. Je n&#039;apprécie pas beaucoup notre époque, je trouve que le charme, cette chose mystérieuse, essentielle, qui ne peut s&#039;acheter, est rompu. Par ailleurs, j&#039;ai toujours eu peur de la mort, je ne pense qu&#039;à ça depuis que je suis jeune. D&#039;où la nécessité croissante de me moquer!
*Il y a encore de la lumière sous mon chapeau, éd. Buchet Chastel, 256 pages, 14 €.   Il y a encore de la lumière sous mon chapeau, de Jean-Louis Fournier, éd. Buchet Chastel, 256 pages, 14€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Jean-Louis Fournier: &quot;L&#039;humour est une nécessité&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Brigitte Baudesson]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: comment le roman &quot;De femme et d&#039;acier&quot;, de Cécile Chabaud m&#039;a fait connaître l&#039;extraordinaire destin d&#039;une femme médecin</title>
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      <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 10:30:22 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice de &quot;Carnets de santé&quot;,  sur France Culture a été estomaquée par l&#039;incroyable histoire de Nicole Girard-Mangin, mise en lumière par le roman &quot;De femme et d&#039;acier&quot; de Cécile Chabaud. Le parcours d&#039;une héroïne inconnue qui force le respect.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avez-vous déjà entendu le nom de Nicole Girard-Mangin? Moi, jamais. Pourtant, c&#039;est une femme rare qui a servi la France et… les femmes. Un livre lui rend hommage. Le roman De femme et d&#039;acier de Cécile Chabaud commence en 1919. Nicole, qui se meurt d&#039;une tumeur à l&#039;oreille, se remémore sa vie. Tout commence par une passion: la médecine. Elle débute, brillamment, ses études mais les interrompt pour se marier et se consacrer à son foyer. Vite trompée, elle divorce et passe sa thèse, consacrée au cancer. Son premier combat sera la lutte contre la tuberculose grâce à une arme, rare à cette époque: la prévention. Combat contre la maladie, mais aussi contre les préjugés de ses confrères masculins.
La guerre de 1914 arrive et là, l&#039;impensable se produit. Une erreur d&#039;une lettre dans son nom – Gérard au lieu de Girard – fait d&#039;elle un homme qui reçoit son ordre de mobilisation. Contre l&#039;avis de tous, elle y répond et se retrouve sur le front. Les hommes médecins ne lui feront aucun cadeau, c&#039;est peu de le dire… Elle n&#039;en a cure et va s&#039;imposer. Elle sera la seule femme médecin à prendre en charge les soldats blessés, malades, mutilés. Des années de guerre à lutter contre l&#039;horreur mais aussi à se battre pour former et mettre en lumière les infirmières envoyées en première ligne.
Des années de courage, de sacrifice, reconnues par ses malades, mais bien peu par ses pairs. Il faudra attendre 2021 pour qu&#039;elle reçoive à titre posthume la médaille d&#039;honneur du service de santé des armées. Cent deux ans après sa mort!
Un récit édifiant de la guerre, un hommage aux blessés et à celles qui les ont soignés, et le portrait d&#039;une féministe, amie de Marie Curie, qui force le respect.
   De femme et d&#039;acier, de Cécile Chabaud, éd L&#039;Archipel, 240p., 20€.  Marina Carrère d&#039;Encausse propose Carnets de santé chaque samedi sur France Culture de 12h à 12h30: trente minutes d&#039;entretien avec un invité sur une question de santé.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: comment le roman &quot;De femme et d&#039;acier&quot;, de Cécile Chabaud m&#039;a fait connaître l&#039;extraordinaire destin d&#039;une femme médecin]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les 11 romans de la rentrée littéraire qui font déjà sensation</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/les-11-romans-de-la-rentree-litteraire-qui-font-deja-sensation-96631</link>
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      <pubDate>Mon, 09 Sep 2024 05:45:15 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les nouveaux romans de Maud Ventura, Étienne Kern, Charles Frazier, Abel Quentin ou Isabelle Pandazopoulos nous ont emballé tout comme ceux de Guillaume Sire, Caryl Férey et Thibault de Montaigu. Ce mois de septembre promet, une fois encore, une rentrée littéraire renversante.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  &quot;Célèbre&quot;, de Maud Ventura Comment devenir une star? Voici l&#039;histoire d&#039;une ascension irrésistible, celle de Cléo, une gamine dont la seule originalité est d&#039;avoir été prénommée Cléopâtre par son archéologue de père. Pour le reste, elle n&#039;a pas de talent particulier, juste mais la folle ambition de devenir une chanteuse célèbre.
De bulletins scolaires médiocres en petits boulots sans intérêt, elle parvient néanmoins à ses fins. Comment s&#039;y est-elle prise? Dans quel état est-elle parvenue au sommet? C&#039;est tout le talent de Maud Ventura que de parvenir à nous accrocher à cet improbable destin. Le récit, narré à la première personne de la future vedette, est à la fois drôle, cruel et captivant. C&#039;est le second roman de cette jeune autrice qui a déjà connu le succès avec son premier texte, Mon mari, qui n&#039;était pas passé loin des prix littéraires et avait conquis le public. Vous laisserez-vous séduire par ce curieux démon? 
Célèbre, de Maud Ventura, Éd. L&#039;Iconoclaste, 558p., 21,90€.
     &quot;La Vie meilleure&quot;, d&#039;Étienne Kern La méthode Coué. &quot;Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.” Si cette phrase vous est familière, c&#039;est que vous avez déjà été en contact avec la célèbre méthode d&#039;Émile Coué. Ce pharmacien, de la fin du XIXe- début XXe siècle, est le père de l&#039;autosuggestion. Étienne Kern lui consacre son dernier ouvrage. On y découvre que ce chantre de la pensée positive a, pourtant, connu quelques malheurs. C&#039;est peut-être la raison pour laquelle sa méthode nous est demeurée fort précieuse. Ce livre, qui nous encourage à ne jamais baisser les bras, ne l&#039;est pas moins!
La Vie meilleure, d&#039; Étienne Kern, éd. Gallimard, 192p., 19,50€).    &quot;Les Sept Maisons d&#039;Anna Freud&quot;, d’Isabelle Pandazopoulos Psychanalysée par son propre père, Sigmund Freud, dont elle était très proche, Anna s&#039;est occupée de lui jusqu&#039;à la fin. Devenue à son tour psychanalyste, on lui doit de grandes avancées en matière d&#039;éducation. Elle méritait bien un roman, et celui-ci est à la hauteur de son étonnante personnalité.
Les Sept Maisons d&#039;Anna Freud, d&#039;Isabelle Pandazopoulos, éd. Actes Sud, 368p., 22,50€.    &quot;Cabane&quot;, d&#039;Abel Quentin En 1973, quatre scientifiques font paraître un rapport alarmant sur les conséquences d&#039;une croissance économique et démographique exponentielle. Des années plus tard, les mêmes ne peuvent que constater leur échec à mobiliser les opinions. Que s&#039;est-il passé? Un vrai roman sur les mécanismes qui régissent autant nos actions que celles de nos élus.
Cabane, d&#039;Abel Quentin, éd. L&#039;Observatoire, 464p., 22€.    &quot;Les Traqueurs&quot;, de Charles Frazier En pleine crise économique des années 1930, un artiste pauvre est engagé dans un village pour y peindre une fresque murale. Il est logé chez le riche propriétaire d&#039;un ranch et sa jeune épouse, une ancienne chanteuse itinérante. Un étrange couple au sien duquel le garçon va tenter de trouver sa place. Une variation originale, très prenante, qui mêle western et road-trip. Par l&#039;auteur de Retour à Cold Mountain.
Les Traqueurs, de Charles Frazier , éd. Plon, 352p., 22,90€.    &quot;L&#039;Agrafe&quot;, de Maryline Desbiolles Initiatique. Dans un village provençal aride, une gamine est promise à un bel avenir de sportive, lorsque sa jambe est arrachée par un chien dont le maître profère des paroles racistes. Au-delà de la douleur, elle demeure hantée par les mots. Car Emma, descendante de harkis, ignorait ses origines arabes. Commence son travail de mémoire et de reconstruction. Magnifique.
L&#039;Agrafe, de Maryline Desbiolles, éd. Sabine Wespieser, 152p., 18€.    &quot;Magali&quot;, de Caryl Férey Né en 1967, Caryl Férey a passé son enfance à Montfort-sur-Meu, un village d&#039;Ille-et-Vilaine qu&#039;il quitte assez jeune pour partir en voyage à l&#039;autre bout du monde, la Nouvelle-Zélande, puis l&#039;Afrique du Sud, d&#039;où il tirera l&#039;inspiration pour écrire ses premiers polars. En 2021, Magali, une femme de ce même village, mère de quatre enfants, a disparu. Son cadavre est retrouvé un mois plus tard à proximité: elle a été assassinée par son mari. Il n&#039;en fallait pas plus pour intriguer le romancier qui, pour cette occasion, est retourné sur les lieux de son enfance. Plus que l&#039;enquête elle-même (déjà résolue), c&#039;est le tableau de cette France rurale des années 1970 qui est évoquée ici avec la cruauté du réalisme. C&#039;est saisissant.
Magali, deCaryl Férey, coll. La Bête noire, éd. Robert Laffont, 192p., 19€.    &quot;Les Grandes Patries étranges&quot;, de Guillaume Sire et &quot;Coeur&quot;, de Thibault de Montaigu En direct des librairies
D&#039;une guerre l&#039;autre. Nos deux guerres mondiales du XXe siècle continuent d&#039;inspirer les écrivains. Tout d&#039;abord, l&#039;excellent roman de Guillaume Sire (Les Grandes Patries étranges, éd. Calmann-Lévy, 360p., 21,90€). Un orphelin de la première guerre jure à sa voisine une protection éternelle. Mais la jeune fille est juive et la menace nazie se rapproche. Osera-t-il aller la rechercher aux enfers? Classique mais efficace. Quant à Thibault de Montaigu, c&#039;est dans sa lignée paternelle qu&#039;il va chercher son héritage (Cœur, éd. Albin Michel, 336p., 21,90€). Notamment auprès de son grand-père qui fut le dernier militaire français à mener une offensive à cheval en 1915. Intéressant sur la transmission des valeurs viriles.    Côté poches: &quot;La Science des rêves&quot;, de Guillaume Jacquemont Loin des dogmes freudiens ou des interprétations simplistes, cet ouvrage, très clair, explique par quels mécanismes le cerveau, en sommeil, produit des rêves. Il donne quelques clés pour s&#039;en souvenir au matin ou même pour les diriger grâce au &quot;rêve lucide&quot;. À lire dans son lit.
La Science des rêves, de Guillaume Jacquemont, coll. Champs Sciences, éd. Flammarion, 320p., 9€.    &quot;Et c&#039;est ainsi que nous vivrons&quot;, de Douglas Kennedy Dans un futur dont on espère qu&#039;il restera imaginaire, les États-Unis seront coupés en deux entre une dictature démocrate et une autre dictature conservatrice. Une jeune femme, côté démocrate, est chargée d&#039;assassiner sa propre demi-sœur, de l&#039;autre côté! L&#039;expédition s&#039;annonce périlleuse. Pour se donner des frissons.
Et c&#039;est ainsi que nous vivrons, de Douglas Kennedy, éd. Pocket, 456p., 9€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 11 romans de la rentrée littéraire qui font déjà sensation]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Le manga à lire: Le professeur qui lisait des histoires d&#039;amour</title>
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      <pubDate>Sat, 31 Aug 2024 16:15:16 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christophe De Galzain]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une bande-dessinée coréenne sur la soixantaine, l&#039;âge des transitions. Une histoire légère qui ne tombe pas dans la caricature.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Bientôt la soixantaine et il lit des histoires d&#039;amour en ligne… Une passion dont Joonwoo ne peut se défaire. Au point d&#039;entrer en relation avec Seong-Min, la jeune auteure de son webroman favori quand celle-ci en suspend l&#039;écriture. Au fil des conversations et grâce à d&#039;autres rencontres, notre personnage va se dévoiler à lui-même et mettre en lumière un passé enfoui…
C&#039;est un manwha (bande dessinée coréenne) original qui se révèle sous une apparence de roman fleur bleue. L&#039;auteure, Angram, se dissimule à peine derrière son œuvre: elle a d&#039;abord publié ce roman par épisodes sur internet avant que les éditions Dupuis choisisse de l&#039;éditer. Dans &quot;Le professeur qui lisait des histoires d&#039;amour&quot;, la jeune Seong-Min va aider Joonwoo à se révéler à lui-même.
Il s&#039;agit d&#039;un conte moderne sur un moment de l&#039;existence où des nouveaux choix de vie s&#039;imposent. L&#039;auteure s&#039;y efforce d&#039;éviter les caricatures autour de l&#039;âge: &quot;J&#039;ai compris que le temps n&#039;avait eu aucune prise sur mes sentiments&quot;, confie le professeur à Seong-Min, devant sa tasse de thé. &quot;Des critères souvent cités comme la nationalité, l&#039;âge ou le genre, ne comptent pas en amour&quot;, poursuit-il.  Une mise à nu salutaire Plus que les années qui passent, c&#039;est cette période de transition qui interroge et déstabilise notre personnage principal. Veuf depuis vingt ans, Joonwoo avait mis un couvercle sur ses sentiments. Ses soudaines lectures de jeune fille ne sont bien sûr pas anodines. Elles font sourire une vieille amie qui veut jouer le rôle d&#039;entremetteuse pour qu&#039;il renoue avec une vie sentimentale. Cela coïncide avec de nouvelles remises en question: la relation avec sa seconde fille qui veut prendre son indépendance, alors qu&#039;elle tombe amoureuse – il le découvrira progressivement – d&#039;une autre femme. Et celle avec son père, très âgé, marquée par de profondes rancœurs.
Un matin, le professeur se rend à une exposition de Lucian Freud: Nude. Subjugé par ses œuvres, il achète la reproduction d&#039;une peinture d&#039;un homme de dos, assis et nu, qu&#039;il installe dans sa salle de séjour: &quot;Il semble avoir toutes les peines du monde à soutenir son poids… mais ce qui m&#039;impressionne, c&#039;est sa façon de tourner le dos aux gens.&quot;
Parviendra -il, grâce à un entrelacs de rencontres, à alléger le poids de son passé pour franchir le cap? Le premier tome laisse assez de suspense pour, comme lui, apprendre à patienter jusqu&#039;au nouvel épisode.
Le professeur qui lisait des histoires d&#039;amour. Angram. Coll. K Factory, éd. Dupuis. 290p. 16€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le manga à lire: Le professeur qui lisait des histoires d&#039;amour]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Angram. Coll. K Factory]]></media:copyright>
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      <title>Vous aimez lire? Devenez juré du Prix des lecteurs de Notre Temps 2025</title>
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      <pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:15:38 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anne Brinet]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous dévorez des romans et appréciez d&#039;en parler avec vos proches? Alors devenez juré du Grand prix des lecteurs de Notre Temps. Les détails.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous dévorez tous les livres qui vous tombent sous les yeux? Vous adorez en parlez à vos amis ou avec vos proches? Alors vous avez le profil pour devenir juré du Grand prix des lecteurs de Notre Temps.
Pour être candidat au 16e Prix des lecteurs de Notre Temps, écrivez-nous à courrier@notretemps.com avant le 13 septembre 2024 en indiquant, sans dépasser un recto verso: 

Vos nom, prénom, âge, numéro de téléphone, adresses postale et électronique ; 


Le nombre de livres lus en moyenne par an ;


Le livre de votre vie en précisant pourquoi ; 


Les trois livres qui vous ont marqué récemment en expliquant pourquoi 


Votre motivation pour devenir membre de notre jury 

Si vous êtes sélectionné, vous vous engagez à lire, commenter, noter les six romans qui vous auront été adressés. Ce seront des premiers romans écrits par des auteurs de plus de 50 ans et parus en 2024. La présence aux délibérations le mardi 19 novembre 2024 à Montrouge est indispensable. Les candidatures sont gratuites. Les personnes retenues seront contactées par téléphone.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Vous aimez lire? Devenez juré du Prix des lecteurs de Notre Temps 2025]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Edgar Morin:&quot;L&#039;inattendu est toujours possible&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 22 Aug 2024 13:30:21 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Doyen des intellectuels français – il a fêté ses 103 ans le 8 juillet 2024 –, le philosophe et sociologue Edgar Morin publie deux nouveaux ouvrages. En dépit d’une santé devenue très fragile, cet inlassable décrypteur du monde a répondu à nos questions par écrit. Ses réparties, compactes et percutantes, font toujours mouche!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Entré en résistance en 1942, Edgar Nahoum en a gardé son pseudonyme de Morin, un humanisme chevillé à l&#039;âme et une combativité toujours intacte pour lutter contre tous les dogmatismes. En 1977, il publie La Nature de la nature, premier des six tomes de son œuvre principale, La Méthode, qu&#039;il vient de conclure avec un septième volume, La Méthode de la méthode (éd. Actes Sud, 408p., 24,50€). Avec cet épilogue, il revient sur les fondements de son concept de &quot;pensée complexe&quot; qui prône entre autres l&#039;interdisciplinarité. Ce texte un peu ardu est plutôt réservé aux initiés, contrairement à Cheminer vers l&#039;essentiel  éd. Albin Michel, 256p., 19,90€). En compilant treize entretiens menés par l&#039;écrivain Marc de Smedt entre 1971 et 2023, l&#039;ouvrage donne accès à la grande cohérence de sa pensée. C&#039;est aussi une manière de revivre ces  cinquante dernières années à travers le regard d&#039;un homme passionnant qui refuse de se résigner face au réchauffement climatique, aux guerres ou aux crises économiques. Edgar Morin est l&#039;auteur de plus de 120 ouvrages traduits en vingt-huit langues… Pour autant, ce précieux penseur n&#039;est pas enfermé dans sa tour d&#039;ivoire. Une conversation de vive voix n&#039;était pas possible, mais il a bien voulu prendre le temps de partager quelques réflexions par écrit.
  Comment faites-vous pour être aussi vivant depuis plus d’un siècle? Edgar Morin: L&#039;amour et la curiosité, la passion pour les causes justes, la résistance aux deux barbaries: celle venue du fond des âges et celle fondée sur le calcul et le profit de notre civilisation.   Quel est le secret de votre longévité? Edgar Morin: Dans la mesure où je jouis de la santé, ma longévité n&#039;a pas de secret, elle est protégée et entretenue par l&#039;amour vigilant de Sabah [Abouessalam, son épouse, ndlr].
  Vous vous êtes remarié à 91 ans, diriez-vous que l’amour ne vieillit jamais? Edgar Morin: Ça dépend chez qui!   Comment est née votre approche interdisciplinaire? Edgar Morin: Très jeune, en entrant à l&#039;Université, je me suis inscrit à diverses disciplines: la philosophie qui intégrait la sociologie et la psychologie, l&#039;histoire, la géographie, les sciences politiques. Je comprenais que le problème n&#039;était pas seulement de comprendre mon temps, alors troublé par les débuts de ce qui allait devenir la Seconde Guerre mondiale, mais aussi ce qu&#039;est l&#039;humain et ce qu&#039;est le monde.
  En 1971, vous parliez déjà de crise de société, on ne peut donc pas y échapper? Edgar Morin: L&#039;histoire n&#039;est pas linéaire, elle est faite de ruptures, de crises qui souvent transforment le devenir de l&#039;humanité, de déviations qui produisent aussi souvent les innovations. Concorde et discorde gouvernent contradictoirement et inséparablement le monde.
  Y a-t-il encore une solidarité possible alors que l’humanité se morcelle en communautés? Edgar Morin: Les communautés doivent être ouvertes, et compatibles avec l&#039;individualisme. L&#039;unité humaine devrait se fonder sur la conscience de la communauté de destin de tous les humains, et comporter en elle les diversités ethniques nationales et culturelles. La déficience de notre enseignement conduit à des formes de pensée unilatérales et mutilées. Il manque une pensée capable d&#039;affronter les complexités du réel, dont celles de notre époque.
  En 2004, vous prédisiez la faillite écologique de la Terre. Un miracle est-il encore possible? Edgar Morin: L&#039;inattendu est toujours possible, sans être certain.
  Que reste-t-il de mystérieux à vos yeux? Edgar Morin: Tout est mystère à commencer par ma propre existence.
  Avez-vous un message pour ceux qui entrent dans le &quot;troisième âge&quot;? Edgar Morin: Ne perdez pas le sens de la poésie de la vie.
 
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Edgar Morin:&quot;L&#039;inattendu est toujours possible&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[N. Prébende]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Romans: 11 pépites de lecture à ne pas manquer</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/livres-de-septembre-94464</link>
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      <pubDate>Sun, 11 Aug 2024 05:50:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Où il sera question ce mois-ci d&#039;un roman gothique complétement marteau, de deuxième vie avec la publication des écrits posthumes de Gabriel Garcia Márquez et Philippe Sollers, de la biographie du roi de la jungle hollywoodienne Johnny Weissmuller et d&#039;un couple mythique! Sans oublier notre lauréate du Prix des Lecteurs Cathy Bonidan qui publie son nouveau roman...]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  &quot;Carolyn et John&quot;, de Stéphanie Des Horts Il fut le jeune homme le plus convoité d&#039;Amérique, d&#039;une beauté insolente, riche à millions, fils d&#039;un président mythique assassiné. Du reste, il en portait à la fois le prénom et le nom: John Kennedy. Nous nous souvenons, bien sûr, en 1999, de la disparition de son avion au large de New York et nous avons pensé &quot;quelle tragédie&quot; lorsque l&#039;épave fut retrouvée avec, à son bord, les corps de l&#039;héritier, de son épouse, la sublime Carolyn Bessette, et de sa belle-sœur. Avec faste, paillettes et brio, Stéphanie Des Horts nous raconte les dessous du couple infernal: John et Carolyn, deux enfants gâtés, aussi insupportables l&#039;un que l&#039;autre, menés par leurs désirs tout puissants. Dès lors, ce ne sera plus le destin ou cette fameuse malédiction des Kennedy qu&#039;il nous faudra accuser, mais plutôt l&#039;acharnement de ces deux éternels ados à faire de mauvais choix. Même si la conclusion est &quot;quel gâchis&quot;, le roman, lui, est drôlement réussi, glamour à souhait, impertinent et cruel.
Carolyn et John, de Stéphanie Des Horts , éd. Albin Michel, 288p., 21,90€.    D&#039;outre-tombe. Nous nous verrons en août (éd. Grasset) est un court roman du prix Nobel de littérature, Gabriel García Márquez, disparu il y a dix ans. Chaque mois d&#039;août, une femme quitte son foyer pour se rendre sur l&#039;île où sa mère est enterrée. Une année, dans l&#039;hôtel où elle séjourne, elle rencontre un homme qui va bouleverser ses habitudes. Quel plaisir de retrouver le charme de l&#039;écriture du romancier colombien!
Dans La Deuxième Vie (éd. Gallimard, 80p., 13€), Philippe Sollers évoque sa propre disparition (survenue il y a un an) et l&#039;espérance qu&#039;il place dans son &quot;corps glorieux&quot;, celui de l&#039;après. Son style précis, puissant, est, lui aussi, un bonheur de lecture.    &quot;Où la vie nous conduira&quot;, de Cathy Bonidan et &quot;Votre cerveau, fournisseur officiel de bonheur&quot;, de Ludovic Savariello Sortir des sentiers battus. Parce qu&#039;il a été victime d&#039;un accident, a vécu une grave dépression et s&#039;est intéressé au fonctionnement de son cerveau, Ludovic Savariello nous explique comment prendre soin de cet organe auquel nous devons tant. (Votre cerveau, fournisseur officiel de bonheur, éd. Robert Laffont, 240p., 18€). C&#039;est très instructif.
Les candidats au jeu télévisé imaginé par Cathy Bonidan* dans son roman Où la vie nous conduira (éd. La Martinière, 336p., 19,90€) vont, eux aussi, découvrir une part de bonheur grâce à de belles valeurs collectives. De quoi nous réjouir avant la rentrée!
* Cathy Bonidan a reçu le Prix des lecteurs Notre Temps en 2017 pour son premier roman Le Parfum de l&#039;héllébore.     &quot;Johnny Johnny&quot;, de Frédéric Rossignol Ce Johnny n&#039;est pas Hallyday mais Weissmuller, le célèbre Tarzan des années 1930. Atteint de la polio dans son enfance, il commence la natation sur prescription médicale et devient champion olympique avant de séduire les studios de cinéma. Le parcours d&#039;un enfant pauvre, passé par la gloire en brûlant sa vie.
Johnny Johnny, de Frédéric Rossignol, Éd. Arléa, 208p., 18€.    &quot;L’Île de la Française&quot;, de Metin Arditi Une photographe installée sur une île grecque voit sa vie doublement bouleversée. La jeune fille qui travaillait chez elle la quitte pour entrer au couvent, puis sa fille unique disparaît brutalement. Peu à peu, le jeu de chaque habitant est percé à jour. L&#039;histoire est noire, pourtant l&#039;atmosphère est lumineuse. Étrange.
L&#039;Île de la Française, de Metin Arditi, éd. Grasset, 234p., 20€.    &quot;Les Enfants perdus de Brocéliande&quot;, de Yann Le Gall Une épopée. Pendant l&#039;occupation allemande, les adultes de tout un village breton sont assassinés. Laissé seul, un petit groupe d&#039;enfants décide de fuir dans la forêt et vivre en autonomie en s&#039;identifiant chacun à un chevalier de la table ronde. Les fans du roi Arthur adoreront, les autres seront touchés par cette résistance incroyable.
Les Enfants perdus de Brocéliande, de Yann Le Gall, éd Istya&amp;Cie, 347p., 20€.    L&#039;auteur du mois: Michael McDowell et sa &quot;Katie&quot; (qui ne vous quittera pas) Né en 1950 et mort en 1999, cet écrivain américain de romans noirs connaît un incroyable destin posthume en France. Sa série de six livres, Blackwater, publiée ces dernières années est devenue un best-seller, incitant les éditions Monsieur Toussaint Louverture à poursuivre son œuvre de réhabilitation. Le dernier opus, Katie, est un modèle de roman réaliste américain. C&#039;est l&#039;histoire d&#039;une jeune femme pauvre au grand cœur, Philo, spoliée par une famille sans scrupule dont la fille, Katie, voyante extralucide, a des instincts de meurtrière. Les valeurs humaines de Philo peuvent-elles la sauver de son terrible destin? Délicieusement désuet, Katie provoque des frissons de peur et de plaisir.
Katie, de Michael McDowell, éd. Monsieur Toussaint Louverture, 460p., 12,90€.    Et côté poches... &quot;Anéantir&quot;, de Michel Houellebecq À l&#039;aune des débats récents sur la fin de vie, il peut être intéressant de se plonger dans le dernier Houellebecq, un pavé touffu, qui part dans des directions parfois déroutantes. L&#039;écriture au scalpel, l&#039;analyse du monde contemporain, de Bercy jusque dans un village rural, valent le coup.
Anéantir, de Michel Houellebecq, éd. J&#039;ai lu, 832p., 9,90€.    &quot;Les Guerres précieuses&quot;, de Perrine Tripier Une femme âgée se remémore sa vie, qu&#039;elle a vécue tout entière dans sa maison d&#039;enfance. Les sons et les odeurs du passé, les rires des cousins, se fondent dans un présent poétique. Pourquoi a-t-elle voulu devenir la gardienne du temple? Un très beau texte.
Les Guerres précieuses, de Perrine Tripier, éd. Folio, 224p., 8,30€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Romans: 11 pépites de lecture à ne pas manquer]]></media:title>
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      <item>
      <title>11 romanciers se souviennent de 11 sportifs (et c&#039;est épatant)</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/11ecrivains-se-souviennent-de-11-sportifs-et-c-est-epatant-93083</link>
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      <pubDate>Thu, 01 Aug 2024 17:00:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Gymnastique, natation, aviron, boxe... Les romanciers aiment le sport comme le prouve notre sélection olympique! On y croise la gymnaste Nadia Comăneci révélée une seconde fois par Lola Lafon, l&#039;incroyable destin du nageur d&#039;Auschwitz Alfred Nakache, l&#039;obstination du rameur Joe Rantz, les droites musclées de Frankie Malone... et de quelques sportives pionnières. Va y avoir du sport!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  &quot;Je me souviens… de la foulée de Pérec (et autres madeleines sportives)&quot; Près de trente écrivains racontent un souvenir de Jeux Olympiques les ayant marqués. Philippe Claudel se rappelle de Guy Drut à Montréal en 1976, Natacha Appanah du 200 mètres féminin à Séoul en 1988, tandis que Philippe Delerm garde en tête le saut en hauteur révolutionnaire de Dick Fosbury à Mexico en 1968… À eux tous, ils forment une farandole qui nous narre l&#039;olympisme héroïque d&#039;un siècle très sportif.
Je me souviens… de la foulée de Pérec (et autres madeleines sportives), éd. Seuil, 224 p., 19,90€.    &quot;La grande course de Flanagan&quot;, de Tom McNab Les années 1930 s&#039;annoncent misérables pour un grand nombre d&#039;Américains. Flanagan, un Irlandais ayant amassé un peu d&#039;argent, décide de financer une immense course à travers les États-Unis, plus de 5000 kilomètres entre Los Angeles et New York. Des pauvres du monde entier se pressent pour tenter de remporter le jackpot final. Le lecteur, lui, suivra cinq personnages: un Écossais famélique, un petit Mexicain pugnace, un aristocrate anglais, un hâbleur américain ayant dépassé la cinquantaine et une femme décidée à se sortir du strip-tease. Épuisement, douleurs, découragement, autant d&#039;obstacles à surmonter pour poursuivre l&#039;aventure. Mais le défi individuel n&#039;est pas leur seul ennemi. En très haut lieu, des politiques ont décidé de saborder la course afin qu&#039;elle ne fasse pas d&#039;ombre aux Jeux Olympiques qui auront lieu l&#039;année suivante. Cette épopée héroïque est inspirée d&#039;une course transaméricaine réelle, mais le souffle de la narration en fait un roman exceptionnel!
La grande course de Flanagan, deTom McNab, éd. J&#039;ai lu, 640 p., 9,50€.    &quot;Les poings&quot;, de Joseph Incardona Un boxeur s&#039;est laissé aller à l&#039;alcool, l&#039;oisiveté, l&#039;obésité, mais il a décidé de se reprendre en main pour avoir le droit de voir sa fille qui lui a été retirée. Peu à peu, il remonte la pente, mais la forme physique peut-elle suffire pour gagner un combat? Cette variation sur le thème de la boxe est très réussie, le lecteur &quot;prend les coups&quot; avec Frankie Malone.
Les poings, de Joseph Incardona, éd. Zoé poche, 112 p., 8,50€.    &quot;Ils étaient un seul homme&quot;, de Daniel James Brown Joe Rantz est un gamin pauvre de l&#039;État de Washington né après la Première Guerre mondiale. Abandonné par sa famille, il se débrouille comme il peut pour entrer à l&#039;université en intégrant son équipe d&#039;aviron. Course après course, ils réussiront à être sélectionnés pour les JO de Berlin en 1936, où ils pulvériseront les Allemands sous les yeux d&#039;Hitler. Cette histoire vraie, racontée comme un roman, avec foultitude de détails sur la philosophie profonde de ce sport d&#039;équipe, est très touchante. Une leçon de solidarité.
Ils étaient un seul homme, de Daniel James Brown, éd. Libretto, 510 p., 12,80€.    &quot;Le nageur d&#039;Auschwitz&quot;, de Renaud Leblond Dans les années 1930, Alfred Nakache, petit juif d&#039;Algérie devient, contre toute attente, champion de natation. Ses performances et sa notoriété le sauveront lorsqu&#039;il sera, en 1944, déporté à Auschwitz. Mais qu&#039;adviendra-t-il de sa femme et de sa fille? Et comment surmonter pareille épreuve? Cet émouvant roman, tiré d&#039;une histoire vraie, a reçu le prix Sport Scriptum en 2022.
Le nageur d&#039;Auschwitz, de Renaud Leblond, éd. J&#039;ai Lu, 256 p., 7,60€.    &quot;Le récit du combat&quot;, de Luc Lang Issu d&#039;une lignée de judokas, l&#039;écrivain a grandi avec une fascination pour le combat, alors que sa mère lui a interdit toute pratique. À l&#039;âge adulte, après un deuil terrible, il se met au karaté qui devient le cœur de sa vie, son éthique et sa manière de reprendre place dans sa famille, en transmettant sa passion du dojo à ses enfants. Ce récit autobiographique nous montre comment une discipline sportive peut être le pilier d&#039;une vie et l&#039;objet d&#039;une transmission essentielle.
Le récit du combat, de Luc Lang , éd. Stock, 358 p., 21,50€.    &quot;La Petite Communiste qui ne souriait jamais&quot;, de Lola Lafon À travers le destin romancé de la gymnaste prodige Nadia Comăneci, Lola Lafon revisite à la fois le système communiste (elle-même a grandi en Bulgarie et en Roumanie) et les Jeux Olympiques mythiques de Montréal en 1976 qui virent la consécration de la petite Roumaine de 14 ans. Elle imagine ensuite le destin qui fut le sien jusqu&#039;à sa fuite vers la Floride. Un roman époustouflant.
La Petite Communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon, éd. Actes Sud - Babel, 320 p., 9,20€.    &quot;L&#039;Appel&quot;, de Fanny Wallendorf Richard Fosbury est un ado dégingandé qui fait du saut en hauteur depuis ses 10 ans. Parce qu&#039;il ne parvient plus à progresser, il tente le saut dorsal et brusquement parvient à franchir de nouveaux paliers. Mais il va falloir convaincre pour que sa technique soit acceptée aux JO de 1968 à Mexico! Un excellent roman sur la vraie histoire de Dick Fosbury qui a laissé son nom à cette technique de saut.
L&#039;Appel, Fanny Wallendorf, éd. J&#039;ai Lu, 384 p., 8,50€.    &quot;Murène&quot;, de Valentine Goby Un jeune homme est victime d&#039;une gravissime électrocution. Amputé des deux bras, il va se reconstruire grâce à la natation au terme d&#039;un parcours stupéfiant et incroyablement poignant. Dans sa ligne de mire, les JO paralympiques de Tokyo de 1964. Ce texte littéraire a reçu le prix Sport Scriptum en 2019.
Murène, de Valentine Goby, éd. Babel, 384 p., 9,20€.    &quot;Deux mètres dix&quot;, de Jean Hatzfeld Moscou, Los Angeles: les JO de la Guerre froide étaient des enjeux politiques autant que sportifs. Ce roman imagine les retrouvailles, des années plus tard, de sportifs russes et américains. Tatyana et Sue qui se sont disputé le saut en hauteur; Randy et Chabdan, les haltérophiles. Et l&#039;on comprend que la plus dure épreuve, c&#039;est l&#039;après. Comment descendre du podium sans y laisser sa joie et sa santé? Un texte très instructif.
Deux mètres dix, de Jean Hatzfeld, éd. Folio, 240 p., 8,30€.    &quot;Les fabuleux exploits des premières sportives&quot;, de Mélina Gaszi Depuis Margot La Hennuyère, première joueuse du Jeu de Paume en 1400, les femmes n&#039;ont cessé de repousser leurs limites et celles que la société leur assignait. Avec force ou vitesse, sur skis ou au volant de toutes sortes d&#039;engins, elles ont défié le sort et méritent cette magnifique rétrospective qui rend hommage à leurs performances autant qu&#039;à leur courage.
Les fabuleux exploits des premières sportives, de Mélina Gaszi, éd. DBS (De Boeck Supérieur) 220 p., 29,90€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2021/05/12/quoi-de-neuf-a-lire-sous-le-soleil.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[11 romanciers se souviennent de 11 sportifs (et c&#039;est épatant)]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: pourquoi je vous conseille la bouleversante lecture de &quot;Chantons sous les larmes. Lettres à Jean-Pierre Marielle&quot; écrit par sa femme d&#039;Agathe Natanson</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/pourquoi-marina-carrere-d-encausse-vous-conseille-la-lecture-de-chantons-sous-les-larmes-lettres-a-jean-pierre-marielle-d-agathe-natanson-91008</link>
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      <pubDate>Sat, 27 Jul 2024 09:40:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Agathe Natanson a été la dernière épouse de Jean-Pierre Marielle, décédé le 24 avril 2019. Ce texte composé de lettres à l&#039;absent prolonge les instants de bonheur partagés, la maladie, la solitude de l&#039;après... Pour notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du &quot;Magazine de la Santé&quot; sur France 5, il ne faut pas passer à côté de cet hymne à l&#039;amour.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Il fut un acteur adoré du public français. Il vécut flamboyant et mourut, mal, de cette maladie qui fait oublier les autres et soi-même, la maladie d&#039;Alzheimer. C&#039;était il y a cinq ans, le 24 avril 2019. Il s&#039;appelait Jean-Pierre Marielle. Elle, c&#039;est une artiste, comédienne, femme délicate et élégante. Sa veuve. Veuve, c&#039;est ce qu&#039;elle est et sera, dit-elle. Et pour que cet amour magnifique de plus de quinze ans ne s&#039;éteigne pas avec lui, Agathe veut dire le bonheur mais aussi la fin, douloureuse. Dès sa mort, elle a continué à lui parler. Elle lui écrit, une lettre, puis une autre, puis encore une autre. Et raconte…
Les souvenirs, les instants partagés à deux mais aussi ceux qu&#039;elle vit depuis qu&#039;elle est seule. Sans lui. Cette solitude. Les heures à arpenter les supermarchés pour éviter de rentrer chez eux, chez elle, seule, le soir. À s&#039;installer sur un banc plutôt que de pousser la porte de l&#039;appartement et ne plus entendre sa présence. La maladresse des autres qui ne savent pas quoi lui dire. Les invitations, rares, tant une femme seule, une veuve, gêne, encombre presque. Mais aussi, en se souvenant, faire revivre cet homme qu&#039;elle a tant aimé. La simple douceur d&#039;un café partagé, des regards échangés. Tout ce qui manque tellement après. Page après page, lettre après lettre, on sourit, on rit, on pleure, on vit. C&#039;est de la nostalgie à l&#039;état pur, de l&#039;amour, de l&#039;espoir. Ne passez pas à côté de ce bijou, il laisse un goût de rêve.
Lire aussi les précédentes chroniques livres de Marina Carrère d&#039;Encausse&gt; 
Pourquoi je vous conseille de lire d&#039;urgence &quot;Le Dernier Thé de maître Sohô&quot; de Cyril Gely... mais doucement 
Pourquoi j&#039;ai dévoré &quot;chaque fois, mourir un peu&quot;, le nouveau polar de Karine Giebel
   Chantons sous les larmes. Lettres à Jean-Pierre Marielle, d&#039;Agathe Natanson, éd. Seuil, 168p, 16,50€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: pourquoi je vous conseille la bouleversante lecture de &quot;Chantons sous les larmes. Lettres à Jean-Pierre Marielle&quot; écrit par sa femme d&#039;Agathe Natanson]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi je vous conseille de lire d&#039;urgence &quot;Le Dernier Thé de maître Sohô&quot; de Cyril Gely... mais doucement</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/marina-carrere-d-encausse-pourquoi-je-vous-conseille-de-lire-d-urgence-le-dernier-the-de-maitre-soho-de-cyril-gely-mais-doucement-92879</link>
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      <pubDate>Thu, 27 Jun 2024 17:30:21 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du &quot;Magazine de la santé&quot; sur France 5 , il est des livres magiques qui apaisent dont on voudrait en ralentir la lecture pour prolonger ce plaisir. Ce bonheur de lecture, c&#039;est ce qu&#039;apporte &quot;Le Dernier thé de maître Sohô&quot; de Cyril Gely. Voici pourquoi.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Mi-conte philosophique, mi-conte poétique, ce roman se déroule au Japon en 1853, quand la flotte américaine entre dans la baie d&#039;Edo. Alors que le Japon se tourne résolument vers la modernité, l&#039;héroïne, Ibuki, n&#039;a qu&#039;un rêve: devenir samouraï.
Pour y parvenir, elle rompt avec son passé, se travestit en homme et marche, longtemps, à la recherche d&#039;un célèbre samouraï, Akira Sohô. Mais le vieil homme a renoncé à la guerre et au sabre pour la voie du thé. Tout les oppose quand ils se rencontrent. Elle rêve guerre et maîtrise du sabre. Lui prie, s&#039;enthousiasme devant les merveilles de la nature et boit du thé, cette boisson qui n&#039;est pas &quot;qu&#039;une tasse d&#039;eau chaude…&quot; mais &quot;avant tout un voyage. Un voyage merveilleux pour celui qui sait l&#039;écouter… le possible dans un monde impossible&quot;.
Ibuki va accepter l&#039;enseignement d&#039;Akira Sohô. À ses côtés, elle va se transformer, grandir et s&#039;enrichir. Mais elle va transformer aussi le vieil homme. Qui finira par lui enseigner la voie du sabre. Cette plongée dans un Japon traditionnel, cette découverte de ces arts ancestraux et leur signification, est si forte qu&#039;elle nous transforme, nous lecteurs, tout autant que Ibuki et Akira Sohô. À lire d&#039;urgence… mais doucement.
   Le Dernier thé de maître Sohô, de Cyril Gely, éd Arléa, 200 p., 18€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi je vous conseille de lire d&#039;urgence &quot;Le Dernier Thé de maître Sohô&quot; de Cyril Gely... mais doucement]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Notre sélection de 12 romans qui ne vous feront pas dormir d&#039;ennui</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/en-juin-12-livres-qui-ne-vous-feront-pas-tomber-d-ennui-90610</link>
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      <pubDate>Wed, 19 Jun 2024 05:50:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Polars mystiques, thriller historique, élégante biographie ou roman sensible: les livres de juin devraient vous enchanter. Embarquez avec la danseuse Aurélie Dupont, le cinéaste Martin Provost, Vanessa Chan ou partez à l&#039;aventure avec Roland Portiche et Fabrice Papillon.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  &quot;Par les soirs bleus d’été, j’irai dans la forêt&quot;, de Martin Provost Les maisons de sa vie. Alors qu&#039;il a déjà atteint la soixantaine, le cinéaste Martin Provost (réalisateur des films Séraphine, Sage Femme, Bonnard, Pierre et Marthe…) voit débarquer, chez lui, sa mère qu&#039;il avait fuie au sortir de l&#039;adolescence, et se rend compte de l&#039;immense amour qu&#039;il lui porte. Cette histoire, très touchante, est magnifiée par la narration, qui s&#039;attache aux maisons traversées au fil d&#039;une vie: la maison d&#039;enfance, la maison de famille, la première maison acquise à l&#039;âge adulte, la maison du bonheur, la maison de l&#039;avenir. Comme pour mieux prendre conscience que toutes ces pierres n&#039;ont finalement de valeur que par les êtres qui les habitent. Les chambres inspirent les projets, les jardins aident à la jouissance du présent, les souvenirs sortent des placards. Toutes ces strates du temps font de nous des personnes complexes et intéressantes. Voici un bien joli texte pour nous le rappeler.
Par les soirs bleus d&#039;été, j&#039;irai dans la forêt, de Martin Provost, Éd. Phébus, 160p., 19€.    &quot;La tempête que nous avons déchaînée&quot;, de Vanessa Chan Alors que la Seconde Guerre mondiale et l&#039;occupation japonaise en Malaisie prennent fin, nous suivons les affres d&#039;une famille dont les membres disparaissent les uns après les autres. Outre l&#039;aspect thriller, c&#039;est l&#039;occasion de se plonger dans l&#039;histoire d&#039;un pays dont la littérature ne s&#039;est pas encore exportée. Belle réussite.
La tempête que nous avons déchaînée, de Vanessa Chan,  Éd. Harper Collins, 416p, 21,90€.     &quot;Les gens ordinaires ne portent pas de mitraillettes&quot;, de Artem Chapeye Rien ne prédestinait l&#039;écrivain ukrainien Artem Chapeye à prendre les armes, et ce, dès le début de la guerre. Deux ans de combats, de doutes, de réflexions nous montrent la métamorphose d&#039;un homme qui nous ressemblait avant de devenir un soldat.
Les gens ordinaires ne portent pas de mitraillettes, de Artem Chapeye, Éd. Bayard Récits, 128p., 17€.    &quot;N&#039;oublie pas pourquoi tu danses&quot;, de Aurélie Dupont Née en 1973, Aurélie Dupont a connu le destin rare et prestigieux d&#039;une danseuse étoile à l&#039;Opéra de Paris. Elle raconte ici son parcours exigeant, cruel, douloureux, mais aussi follement ambitieux. Depuis la terrible école des petits rats de l&#039;Opéra jusqu&#039;à la gloire, elle s&#039;est blessée plusieurs fois, a lutté contre le machisme et la dictature de la maigreur, a surmonté des épreuves qui paraissaient infranchissables. Quel tempérament! Ce récit se lit comme un roman, le lecteur en reste bouche bée!
N&#039;oublie pas pourquoi tu danses, de Aurélie Dupont, éd. Albin Michel, 480p., 22,90€.    Deux polars mystiques: &quot;Les Pirates de Dieu&quot;, de François-Henri Soulié et &quot;L&#039;Astronome et les spectres&quot;, de Roland Portiche Aventures mystiques. Voyageons cet été à travers le temps et les continents. Les Pirates de Dieu, de François-Henri Soulié (éd. 10/18, 450p., 16,90€), nous transporte au IVe siècle entre Byzance et Jérusalem alors que plusieurs chrétiens fraîchement convertis viennent d&#039;être assassinés. Un polar dans ce décor historique, c&#039;est original. Dans L&#039;Astronome et les spectres, de Roland Portiche (éd. Flammarion, 384p., 21€), nous sommes au XIXe, auprès de Camille Flammarion, astronome passionné de spiritisme. Avec son ami, Jules Verne, il va se lancer à l&#039;assaut d&#039;une civilisation mystérieuse en Guyane. Étonnant!    Deux livres revigorants: &quot;Petit Éloge des cafés&quot; et &quot;Éloge de la haie&quot; Les éloges sont à la mode. Ça tombe bien, car il est agréable d&#039;aimer. Que vous soyez ville ou campagne, ou les deux, voici deux petits livres pour vous revigorer. Très parisien, Petit Éloge des cafés, de Léa Wiazemski (éd. Les Pérégrines, 240p., 14€), ressuscite les bistrots d&#039;antan et donne envie d&#039;un crème au petit matin. Avec Éloge de la haie (éd. Philosophie magazine, 192p., 19,50€), Sonia Feertchak met sur la table le sujet essentiel de la biodiversité. C&#039;est notre regard sur la campagne, l&#039;agriculture, l&#039;avenir qu&#039;elle tente de changer    L&#039;Apogée, de Pascal Grégoire Ironie. Un homme décide d&#039;organiser une fête pour ses 60 ans mais tout concourt à le faire douter: trouver une salle alors que le Covid frappe encore, sélectionner les invités, faire face à leur annulation de dernière minute, douter, vouloir reculer, tout arrêter et, enfin, se jeter dans l&#039;arène! Un roman tellement vrai qu&#039;il en est drôle. 
L&#039;Apogée, de Pascal Grégoire, éd. Novice, 150p., 19,90€.    &quot;La Conjuration de Dante&quot;, de Fabrice Papillon Thriller. Pourquoi le cerveau de Marie Curie a-t-il été dérobé au Panthéon? Pourquoi celui d&#039;Einstein a-t-il disparu avant sa crémation? Qui se cache derrière de bien curieuses expériences? Une enquête que l&#039;on ne peut s&#039;empêcher de suivre avec passion bien qu&#039;elle soit assez touffue.
La Conjuration de Dante, de Fabrice Papillon, éd. du Seuil, 512p., 22,90€.    Quoi de neuf en poche? &quot;Mon cher mari&quot;, de Rumena Buzarovska RUMENA BUZAROVSKA Grinçantes, cruelles et drôles, ces nouvelles dans lesquelles des femmes racontent leur vie d&#039;épouse et de mère nous font soupirer de soulagement en pensant à ce que nous avons évité, ou nous consolent en nous faisant nous sentir moins seules! 
Mon cher mari, de Rumena Buzarovska, éd. Folio, 224p., 8,30€.    &quot;Le Roi et l’horloger&quot;, d&#039;Arnaldur Indridason Au XVIII e siècle, le roi Christian de Danemark confie la restauration d&#039;une précieuse horloge astronomique à un horloger islandais. Peu à peu, ces deux hommes si différents commencent à se parler et à s&#039;écouter. Un beau roman, légèrement historique, follement humain.
Le Roi et l&#039;horloger, d&#039;Arnaldur Indridason, éd. Points, 360p., 8,50€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Notre sélection de 12 romans qui ne vous feront pas dormir d&#039;ennui]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Voilà pourquoi Marina Carrère d&#039;Encausse vous recommande la lecture de &quot;Voies d&#039;autistes&quot; de Minh Tran Huy</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/mots-pour-maux-voies-dautistes-minh-tran-huy-58215</link>
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      <pubDate>Sat, 05 Nov 2022 15:30:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dans sa nouvelle chronique, Marina Carrère d&#039;Encausse nous recommande la lecture d&#039;&quot;Un enfant sans histoire&quot;. L&#039;auteure Minh Tran Huy raconte, en parallèle, son fils Paul et Temple Grandin, deux enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme. Un livre bouleversant, et éminemment humain.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Quand votre vie de couple, de parent, bascule dans le handicap parce que l&#039;enfant rêvé, Paul, souffre d&#039;autisme, quand l&#039;écrivain que vous êtes lit tous les témoignages laissés par des autistes qui parviennent à acquérir des connaissances et parfois même à &quot;réussir&quot;, et que vous réalisez que votre enfant à vous ne s&#039;intégrera pas, ne progressera pas, comment témoigner? Comment &quot;dire votre enfant&quot;? Sa vie? Et la vôtre? C&#039;est l&#039;exercice vertigineux auquel s&#039;est livrée Minh Tran Huy dans Un enfant sans histoire. Un exercice réussi de main de maître.
Le choix est celui de raconter, en parallèle, Paul, le fils de la romancière, et Temple. Tous deux souffrent de TSA (troubles du spectre de l&#039;autisme), mais chacun à un bout de ce spectre. Née en 1947 à Boston, Temple Grandin, contredisant tous les pronostics, apprend à parler, fait des études, puis utilise sa souffrance face aux bruits et au monde qui l&#039;entoure pour créer des machines qui aideront les animaux à supporter les gestes des humains, y compris, celui, ultime, qu&#039;est l&#039;abattage. Elle devient ingénieure – œuvrant pour le mieux-être animal –, conférencière, enseignante. Plus encore, en écrivant son autobiographie, Temple raconte &quot;de l&#039;intérieur&quot; ce que vivent les autistes, leur rendant, par là même, leur humanité.
En alternant les récits de vie de Temple et de Paul, les &quot;deux faces d&#039;une même pièce&quot;, l&#039;auteure nous permet de mesurer la maladie et sa diversité. Temple a &quot;conquis ce qui manque et manquera toujours à Paul, la capacité à parler, à se transformer, à se réinventer, à avancer&quot;, le chemin de l&#039;un ne prenant sens que par rapport à celui de l&#039;autre. Un livre bouleversant, et éminemment humain. 
Un enfant sans histoire, de Minh Tran Huy, 208 p., éd. Actes Sud, 21,50€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Voilà pourquoi Marina Carrère d&#039;Encausse vous recommande la lecture de &quot;Voies d&#039;autistes&quot; de Minh Tran Huy]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Pour Marina Carrère d&#039;Encausse, oui, les livres ont du pouvoir et &quot;La Bibliothèque des rêves secrets&quot; de Michiko Aoyama le prouve!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/mots-pour-maux-livres-pouvoir-53246</link>
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      <pubDate>Sat, 02 Jul 2022 07:05:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, dans sa chronique, Marina Carrère d&#039;Encausse partage son enthousiasme pour le premier roman de Michiko Aoyama, &quot;La Bibliothèque des rêves secrets&quot;. Un hymne aux livres et à la vie, positif et bienveillant.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Un bijou. C’est le mot qui m’est venu spontanément quand j’ai terminé ce livre et souhaité vous faire partager mon enthousiasme.
Premier roman d’une journaliste japonaise, Michiko Aoyama, &quot;La Bibliothèque des rêves secrets&quot; est pour moi, avant tout, un hymne aux livres et à la vie. L’histoire se passe en plein cœur de Tokyo. Cinq personnes, aux profils différents, vivent une vie qui n’est clairement pas celle qu’elles désirent. Elles sont comme &quot;engluées&quot; dans leur parcours. Et chacune a une bonne raison de pousser la porte d’une petite bibliothèque. Petite, à la différence de la bibliothécaire, Sayuri Komachi qui, elle, est massive, informe et énigmatique.
De prime abord, elle fait reculer tout visiteur mais sa voix douce interrompt les mouvements de fuite. Elle écoute alors avec attention les demandes de chaque lecteur puis conseille des livres, livres bien éloignés de ceux souhaités. Et l’échange s’arrête là, le lecteur repartant un peu dérouté.
Le choix semble en effet totalement incongru. Il ne l’est bien évidemment pas. Il ne relève pas du hasard. La lecture de ces livres va permettre à chacun des personnages de réaliser qu’il était au croisement de sa vie et qu’il doit en changer. Il va alors avoir la possibilité de le faire car ce livre est comme une balise, un jalon sur ce chemin.
Ce roman, éminemment positif et poétique, parle de l’attention aux autres, du pouvoir de la lecture, du destin qui peut changer à tout âge, pourvu que l’on vous écoute. Et quand vous fermez la dernière page de ce livre, reste un sentiment de paix et de douceur. Ne passez pas à côté.
&quot;La Bibliothèque des rêves secrets&quot; de Michiko Aoyama, éd. Nami, 352 p., 19 €.
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pour Marina Carrère d&#039;Encausse, oui, les livres ont du pouvoir et &quot;La Bibliothèque des rêves secrets&quot; de Michiko Aoyama le prouve!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: que savez-vous sur Baudelaire?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/quiz-que-savez-vous-sur-baudelaire-26014</link>
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      <pubDate>Fri, 09 Apr 2021 04:38:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marine Jamet]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le 9 avril 1821 naît Charles Baudelaire. À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, testez vos connaissances sur le poète qui a marqué son époque et scandalisé avec ses Fleurs du Mal.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2021/04/13/quiz-que-savez-vous-sur-baudelaire.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: que savez-vous sur Baudelaire?]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: quelle est la ville de naissance de ces écrivains français?</title>
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      <pubDate>Thu, 09 Jul 2020 08:59:45 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Cayuela]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Romanciers, poètes, philosophes... Ces 6 auteurs ont marqué la littérature française. Sauriez-vous deviner leur lieu de naissance?]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/07/12/quiz-quelle-est-la-ville-de-naissance-de-ces-ecriv-.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: quelle est la ville de naissance de ces écrivains français?]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Evasion en France: Cap sur Brest avec Yann Queffélec</title>
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      <pubDate>Wed, 27 Jan 2021 16:45:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Amoureux des mots et marin émérite, Yann Queffélec vient de publier &quot;La Mer et au-delà&quot;, récit littéraire et vibrant hommage à Florence Arthaud, la navigatrice tragiquement disparue en 2015. L&#039;écrivain nous emmène sur la terre des siens, dans le Finistère en Bretagne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Cap sur Brest avec Yann Queffélec S’il est né à Paris, Yann Queffélec est bel et bien breton! Nul besoin de revendiquer cette identité tant ses attaches avec la Bretagne sont fortes, surtout avec celle du nord, pour lui, la plus belle. &quot;Encline aux métamorphoses, belle dans ses lumières, ses odeurs, sa douceur et sa rudesse. C’est une région de contrastes, prenante et magique, une terre druidique où il faut laisser l’étrange triompher en soi!&quot; Quand il aime, l’écrivain ne fait pas semblant et il lui a même consacré un &quot;dictionnaire amoureux&quot; (éditions Plon)! Fils de l’écrivain brestois Henri Queffélec, il passe une grande partie de son enfance dans le Finistère, entre Brest et l’aber Ildut. &quot;C’est là-bas que j’ai vu la mer pour la première fois, respiré son haleine iodée, entendu sa voix dans la bouche du vent!&quot;
C’est aussi là-bas qu’il découvre sa première île: Molène. Grandissant dans un monde mêlant harmonieusement livres, piano et bateaux, il navigue, se met à écrire et décroche avec son deuxième roman, Les Noces barbares, le prix Goncourt en 1985. De nombreux ouvrages vont suivre jusqu’à &quot;La Mer et au-delà&quot; (aux éditions Calmann-Lévy), un récit hommage à Florence Arthaud, mêlant fiction et réalité, une façon de poursuivre le dialogue avec la navigatrice &quot;La disparition de quelqu’un n’élimine pas sa présence.&quot;Pour Yann Queffélec, la beauté d’une ville ne se définit pas uniquement par ses monuments mais par ses points de vue!
C’est en cela que Brest, &quot;où la mer fait partie intégrante du mobilier urbain, est une des plus belles villes au monde.&quot; Détruite par les bombardements, la cité du Ponant est injustement mal-aimée parce que méconnue. Et Yann de souligner que, malgré ses détracteurs, la ville reconstruite avec des immeubles de moins de quatre étages fait la part belle au ciel et aux oiseaux - cormorans, mouettes… &quot;Ce qui la rend extrêmement vivante, joyeuse et forte de la nature où elle est ancrée.&quot;
Lire aussi&gt;Quiz régions: Que savez-vous sur la Bretagne?  • Estaminets et saveurs de crabe Surplombant la rade, la gare est idéale pour apprivoiser l’âme brestoise. Ce manifeste Art déco au campanile sculpté de pêcheurs offre un balcon sur l’océan, l’horizon et &quot;les États-Unis, invisibles mais que l’on devine!&quot;. Laide pour certains, belle pour d’autres, l’église Saint-Louis, rebâtie après la Seconde Guerre mondiale, divise.
Allez vous faire votre propre avis sur cette audace architecturale, qui ne laisse pas indifférent. Installé dans un magnifique château, le musée national de la Marine vous fera voyager à travers des siècles d’histoire navale et profiter d’une vue spectaculaire sur la rade. Ne manquez pas Océanopolis, &quot;lieu de pédagogie indispensable&quot; prodiguant une vision globale sur la mer, ses habitants, les enjeux écologiques de sa préservation.    Faites une halte au Crabe Marteau pour déguster, muni d’un bavoir géant et d’un maillet, tourteau ou araignée de mer, mais aussi des ormeaux, &quot;coquillages au goût exceptionnel&quot;. Traversez la rivière Penfeld pour gagner Recouvrance, un des plus anciens quartiers brestois, où subsistent quelques estaminets rappelant le temps &quot;où les marins venaient, aux escales, prendre du bon temps!&quot;
À l’Arsenal, découvrez les quartiers de la Marine nationale. À condition que l’activité opérationnelle de cette zone militaire en activité le permette, vous pourrez monter sur un navire de guerre et visiter les différentes infrastructures de la base navale où a notamment été construit l’emblématique porte-avions national, le Charles de Gaulle.  • Des Abers à la sauvage Molène À quelques encablures de la rade de Brest, les abers, estuaires de vallées fluviales soumis aux fluctuations des marées, brodent une délicate dentelle dans la campagne, offrant un paysage bucolique et serein de toute beauté. À l’aber Benoît, allez savourer les délicieuses huîtres d’Yvon Madec. À l’aber Ildut, fief de Yann, laissez-vous envahir par l’odeur iodée des laminaires et par l’énergie puissante: &quot;Tout est granitique. Il y a une espèce d’onde qui monte du sol et envahit l’esprit.&quot; À Lanildut, ne manquez pas l’église au merveilleux clocher ajouré ainsi que son enclos paroissial. Faites ensuite un crochet par le menhir de Kergadiou et la ravissante chapelle de Saint-Samson avant de filer au Conquet pour mettre le cap sur Molène.
Figurant au chapelet des îles de l’archipel du même nom dans la mer d’Iroise, l’île de Molène offre une vision magique. Ressemblant à &quot;un petit Mont-Saint-Michel aplati&quot;, elle est restée à l’état sauvage, préservant naturalité et paysages magnifiques.
Pas de voiture, quelques habitations, des phoques, des dauphins… Et toutefois un musée consacré au naufrage en 1896 du Drummond Castle, ainsi qu’un monument aux morts dédié aux péris en terre et en mer, &quot;très kitch et coloré. Il ressemble à un gâteau de mariage!&quot; 
Mais le mieux à faire ici, c’est de vous laisser saisir par la beauté de ce paysage en perpétuel changement, ces explosions de roches et d’écumes, de &quot;se soumettre à la puissance des éléments. Un spectacle inouï!&quot;   • Finistère, à visiter - Office du tourisme: www.tourismebretagne.com
Gare de Brest, 8, place du 19e Régiment-d’Infanterie.
Église Saint-Louis, 51, rue Jean-Macé. Tél. 02-98-44-14-08.
Musée national de la Marine, boulevard de la Marine. Tél. 02-98-22-12-39; www.musee-marine.fr  Tarif adulte: à partir de 5,50€.
Océanopolis, port de plaisance du Moulin Blanc. Tél. 02-98-44-14-08; www.oceanopolis.com  Tarif adulte: 21,30€.
Base navale, route de la corniche. Tél. 02-98-22-06-12.
Église Saint-Ildut, 5, route de l’aber-Ildut, à Lanildut.
Menhir de Kergadiou, à Plourin.
Chapelle de Saint-Samson, à Landunvez.
Penn Ar Bed (bateaux pour Molène), départs de Brest et du Conquet. Tél. 02-98-80-80-80; www.pennarbed.fr Aller-retour: à partir de 30€.
Musée du Drummond Castle, sur l’île de Molène. Tél. 06-52-57-18-56.  • Où dormir Hôtel Océania Brest Centre, 82, rue de Siam. Tél. 02-98-80-66-66; www.oceaniahotels.com À partir de 75€.
Hôtel Le Continental Brest, 41, rue Emile-Zola Tél. 02-98-80-50-40; www.oceaniahotels.com À partir de 78€.
Château de Kergroadez (chambres d’hôtes), à Brélès. Tél. 02-98-32-43-93; kv2.kergroadez.fr  À partir de 130€.  • Où manger/boire Le Crabe Marteau, 8, quai de la Douane. Tél. 02-98-33-38-57; www.crabemarteau.fr  Le &quot;crabe marteau&quot;: 23€.
Restaurant Nautilus Brest, 82, rue de Siam. Tél. 02-98-80-90-67; www.restaurants-nautilus.com Plat à partir de 19€.
L’Abri Côtier, quai Cambarell, à lanildut. Tél. 02-98-36-30-18. Menu à 25€.
L’Auberge de la Mer, 28, route de l’aber-Ildut, à Lanildut. Tél. 02-98-04-43-90. Menu du jour à 13€.
Au vent des îles, lieu-dit Mez ar Vilin, à Molène. Tél. 02-98-07-37-08. Menu à 16€.  • Se faire plaisir Criée de Brest, 3e éperon. Tél. 02-98-46-46-12; www.crieedebrest.com
Les halles Saint-Louis, rue des Halles-Saint-louis. Du lundi au samedi: 8h-13h et 16h-19h, dimanche: 8h-13h.
Yvon Madec-Vivier de Prat-Ar-Coum, à Lannilis. Tél. 02-98-04-00-12; www.prat-ar-coum.fr  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Evasion en France: Cap sur Brest avec Yann Queffélec]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi j&#039;ai dévoré &quot;Et chaque fois, mourir un peu&quot;, le nouveau polar de Karine Giebel</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/marina-carrere-d-encausse-pourquoi-j-ai-devore-et-chaque-fois-mourir-un-peu-le-nouveau-polar-de-karine-giebel-89396</link>
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      <pubDate>Fri, 24 May 2024 17:50:13 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du &quot;Magazine de la santé&quot; sur France 5 est une grande fan de l&#039;écrivaine française de polar Karine Giebel. Elle partage son enthousiasme pour son nouveau roman &quot;Et chaque fois, mourir un peu&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Karine Giebel est l&#039;une de nos meilleures auteures de polar. Depuis quelque temps, elle évolue vers le drame psychologique avec autant de finesse et de succès. Ce dernier opus qu&#039;elle nous livre est un sommet du genre. L&#039;histoire se passe dans toutes les zones où la violence des hommes détruit. Sarajevo, Gaza, Grosny, Afghanistan, Rwanda…
Grégory est infirmier, il travaille pour la Croix-Rouge internationale. C&#039;est sous son égide qu&#039;il parcourt le monde pour des missions où il apporte ses compétences, son humanité, son sourire, mais dont il revient plus marqué à chaque fois. Bien sûr il soigne, bien sûr il est utile, mais les cicatrices invisibles s&#039;accumulent… insidieusement. Car ces missions sont infernales. Il y a ce qu&#039;il voit de la folie humaine, les souffrances que doivent endurer les hommes, les femmes, les enfants, même les plus petits, victimes de blessures causées par des machettes, des mines, ou les combattants eux-mêmes. Mais, pire que ça, il découvre que, dans la médecine de guerre, il faut avant tout être efficace. Sauver qui peut l&#039;être. Et faire des choix: soigner un homme &quot;simplement&quot; blessé à une jambe plutôt qu&#039;un enfant au corps criblé d&#039;éclats, qui souffre et espère en lui. Un choix insoutenable. À en perdre la raison. Il a fallu un an et demi de recherches à l&#039;auteur pour décrire au mieux ces histoires de guerre, ces récits humains, cet acharnement des soignants confrontés au pire. Qui sauvent au péril de leur vie. Un livre édifiant. Le deuxième tome est attendu dans quelques mois, cela va être long!
Lire aussi&gt; Glen Affric de Karine Giebel: un polar pour le pire et le meilleur    Et chaque fois, mourir un peu, de Karine Giebel, tome I: Blast, éd. Récamier, 480 p., 22€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi j&#039;ai dévoré &quot;Et chaque fois, mourir un peu&quot;, le nouveau polar de Karine Giebel]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Vous rêvez d&#039;écrire? Participez à nos ateliers gratuits</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/vous-revez-d-ecrire-participez-a-nos-ateliers-70657</link>
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      <pubDate>Tue, 02 May 2023 17:25:31 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[La rédaction Notre Temps]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous êtes passionné d’écriture? Notre Temps vous propose de participer au concours littéraire À Vos Plumes!, organisé par HappyVisio en rédigeant un récit et vous offre des séances d’écriture pour vous perfectionner! Les détails.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous rêvez de devenir auteur de fiction, d&#039;améliorer votre capacité à bâtir un récit, de trouver les bons mots, ces ateliers d&#039;écriture sont faits pour vous. HappyVisio, en partenariat avec Notre Temps vous propose de participer gratuitement à des séances en visioconférence, jusqu&#039;au 11 juin. 
Pour 2024, la marraine est Anne Delaflotte Mehdevi et l&#039;écrivain public Marie Huguenot-Dezot anime l&#039;atelier d&#039;écriture. Puis, ceux qui le souhaiteront - seulement les plus de 55 ans - pourront se lancer dans le grand concours de nouvelle, ouvert jusqu&#039;au 23 juin. Cette année, les écrivains en herbe doivent composer leur récit en commençant par la phrase suivante: &quot;Il faut imaginer Jeannot, toujours en bleu de travail, même à la retraite, face à Suzie, de l&#039;autre côté du comptoir&quot;.
Soutenue par Notre Temps, cette 4e édition est organisée en partenariat avec Buchet Chastel (maison d&#039;édition de la marraine), ViaBooks et conseils des notaires.  Le calendrier o Les dates des ateliers: l&#039;édition se déroule du 23 avril au 11 juin, soit 7 séances, de 45 minutes, en visioconférence, le mardi à 11h. Les prochaines auront lieu le 28 mai, le 4 juin, puis le 11 juin.
Ces séances seront suivies par 2 séances spéciales: 

18 juin: Masterclasse - Intervention d&#039;Anne Delaflotte Mehdevi et retour sur son expérience de l&#039;écriture


25 juin: Masterclasse - Passer de l&#039;écriture à l&#039;édition. Animée par Olivia Phelip, Viabooks


o La date butoir de remise des manuscrits : le dimanche 23 juin à minuit.

o Les dates de désignation du lauréat: le jury non professionnel devra désigner le lauréat avant le 15 septembre après une sélection en deux phases: une première où 10 œuvres sont transmises, une seconde où les œuvres des finalistes sont envoyées. Ce jury est ouvert à tout le monde, sans limite d&#039;âge.   Inscriptions Renseignements et Inscription sur le site www.happyvisio.com
Code partenaire à renseigner dans le formulaire d&#039;inscription: NotreTemps  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Vous rêvez d&#039;écrire? Participez à nos ateliers gratuits]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[A vos plumes]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les 12 livres à dévorer en mai</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/quoi-de-neuf-cote-livres-en-mai-89020</link>
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      <pubDate>Wed, 15 May 2024 06:05:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Des femmes qui disparaissent à 50 ans chez Sophie Loubière, une couturière chez Chanel, la biographie d&#039;Albertine Sarrazin signée Patrick Besson, Marilyn Monroe révélée par Tatiana de Rosnay, des fantômes et un Ehpad chez Manon Gauthier-Faure, un thriller de Joël Dicker... Les 12 livres  qui nous ont emballés en mai.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  &quot;Obsolète&quot;, de Sophie Loubière: notre coup de coeur Que deviendront les femmes? Curieuse anticipation: dans deux siècles, la France sera si dépeuplée, si infertile, que le but premier de l&#039;humanité sera la reproduction. Dans ce contexte, lorsqu&#039;elles atteindront 50 ans, les femmes seront arrachées à leur foyer pour être remplacées par des modèles plus jeunes. À partir de là, personne n&#039;entendra jamais plus parler d&#039;elles. Où seront-elles envoyées? C&#039;est la grande interrogation de Rachel, qui doit être remisée dans quelques jours… Et si ce grand recyclage n&#039;était autre qu&#039;une extermination masquée? Et si, au contraire, cette rupture était la chance de sa vie, le début d&#039;une nouvelle aventure? Ce roman, très étrange, assez déroutant, devient addictif au fil de la lecture. La réflexion qu&#039;il déploie autour de la femme mature est très fine. Elle peut aussi choquer. Pour autant, l&#039;histoire, parfaitement menée, entrecoupée d&#039;éléments de polars, maintient l&#039;attention jusqu&#039;à la dernière page et laisse son empreinte bien longtemps après…
Obsolète, de Sophie Loubière, éd. Belfond, 528p., 21€.    L&#039;héroïne du mois: Marilyn Monroe et &quot;Poussière blonde&quot;, de Tatiana de Rosnay Sous la plume de Tatiana de Rosnay, la célèbre star devient un personnage de roman. Alors qu&#039;elle tourne son dernier film, Les Désaxés, dans le Nevada, Marilyn se prend d&#039;amitié pour une jeune femme de chambre de son hôtel, bien éprouvée par la vie. La star se sent déjà perdue et peine à assurer son rôle, pourtant, elle parvient, dans un dernier geste de générosité, à sauver sa protégée de son pauvre destin. Un roman très attachant, très différent de tout ce qu&#039;on a pu lire sur Marilyn. 
Poussière blonde, de Tatiana de Rosnay, éd. Albin Michel, 320p., 21,90€.    Ça fait du bien! &quot;La Cuisinière des Kennedy&quot;, de Valérie Paturaud et &quot;Haute Couture&quot;, de Colette Maciet Andrée, abandonnée à la naissance, placée en famille d&#039;accueil, se découvre un talent pour la cuisine, officie sur la Côte d&#039;Azur, et devient, de petits plats en pâtisseries… La Cuisinière des Kennedy (éd. Les Escales, 368p. 21€): un roman réjouissant – et une histoire authentique – de Valérie Paturaud. Quant à Colette Maciet, engagée à 14 ans comme petite main chez Chanel, elle côtoiera Saint Laurent ou Lagerfeld, et la Haute Couture n&#039;aura plus de secrets pour elle… (éd. Michel Lafon, 224p., 19,95€).     Deux fillettes sont assassinées, en 1978, dans un village rural. Depuis, les résidents de l&#039;Ehpad local disent voir les silhouettes des deux petites martyres. Alors que survient le Covid, une journaliste décide d&#039;enquêter dans l&#039;établissement. Une fascinante histoire de fantômes!
Les Fantômes du lac, Manon Gauthier-Faure, éd. Marchialy, 180p., 19€.    Une collection pour faire le tour du monde du polar Tout le monde est dans le crime! Le Masque, éditeur de polars, propose une nouvelle collection pour faire le tour du monde (coll. Le Tour du monde en polars, à partir de 7,40€ le livre). Sous la houlette de la journaliste de RFI, Catherine Fruchon-Toussaint, dix titres nous feront voyager chaque année. Pour commencer, nous irons classiquement en Angleterre ou en Écosse, mais aussi en Irak, en Chine, au Japon, à La Réunion ou au Sénégal. Alors, attachez vos ceintures et envolez-vous vers le crime international!    Un thriller: &quot;Un animal sauvage&quot;, de Joël Dicker Dans une banlieue boisée et huppée de Genève, deux familles sympathisent. Mais le mari de l&#039;une, policier frustré, se met à espionner l&#039;épouse de l&#039;autre et, à force, finit par découvrir de drôles de secrets… Ambiance délicieusement anxiogène, avec une bonne dose d&#039;érotisme et de perversité.
Un animal sauvage, de Joël Dicker, éd. Rosie &amp; Wolfe, 398p., 23€.    Une biographie: &quot;Albertine Sarrazin la fugitive&quot;, de Patrick Besson Née sous X en Algérie dans les années 1930, la petite rebelle qui deviendra l&#039;auteure de L&#039;Astragale ou La Cavale n&#039;a cessé de défier ses parents adoptifs et la société. De casse en séjours en prison, elle vit comme une étoile filante. Sa brève et fulgurante existence méritait bien une première biographie! 
Albertine Sarrazin la fugitive, de Patrick Besson, éd. JC Lattès, 200p., 20,90€.    &quot;Mes derniers mots seront pour toi&quot;, de Sabrina Philippe Une femme condamnée par une tumeur se lie à d&#039;autres malades en phase terminale et va les aider à écrire une lettre destinée à réparer une relation passée. Son initiative a un tel succès qu&#039;elle se remet à aimer la vie… Dans la lignée des best-sellers bienveillants. 
Mes derniers mots seront pour toi, de Sabrina Philippe, éd. Flammarion, 234p., 20,90€.    À lire en poche: &quot;Souvenirs de ma vie&quot;, de Rosa Bonheur et Anna Klumpke Rosa Bonheur, peintre française du XIXe siècle, connut la notoriété. Anna Klumpke, qui fut son interprète, puis son amie, a collecté ses souvenirs. Un témoignage unique sur une personnalité hors du commun.
Souvenirs de ma vie, Rosa Bonheur et Anna Klumpke, éd. Libretto, 400p., 11,20€.
Lire aussi&gt; Nationale 7: sur la route de trois musées insolites    &quot;Les Sacrifiés&quot;, de Sylvie Le Bihan arrive en poche Un jeune garçon est engagé par un célèbre torero. À ses côtés, il va vivre la guerre civile, connaître García Lorca et tomber en admiration devant une danseuse de flamenco. Une époque fascinante jaillit de ces pages.
Les sacrifiés, de Sylvie Le Bihan, éd. Points, 360p., 8,90€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/04/04/lecture-canape-couple.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Les 12 livres à dévorer en mai]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;Le Cratère&quot;, un roman bouleversant, décroche le Prix de la Closerie des Lilas</title>
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      <pubDate>Tue, 14 May 2024 14:13:14 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Le Cratère&quot; d&#039;Arièle Butaux remporte la 18ème édition du prix littéraire dédié aux femmes, avec un récit délicat sur le lien puissant qui lie Aurore à son frère handicapé.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Présidé par la journaliste Claire Chazal, le jury du Prix de la Closerie des Lilas  a voté pour Le Cratère, 11e livre d&#039;Arièle Butaux. En nous immergeant au cœur des relations tissées autour de Lucas, enfant lourdement handicapé, l&#039;écrivaine, journaliste et musicienne né en 1964, a captivé les jurées. &quot;Densité et délicatesse de l&#039;écriture, sujet intime, bouleversant sur la famille, le handicap, l&#039;enfance, sans aucun cratère larmoyant&quot;, résume Claire Chazal. &quot;C&#039;est un texte d&#039;une force et d&#039;une délicatesse inouïes qui vous laisse un cratère dans le cœur, un cratère qui vous rend plus humain&quot;, complète Adélaïde de Clermont-Tonnerre, l&#039;une des six membres du jury fondateur du Prix dédié à la littérature féminine.
Parmi les sept jurées invitée cette année, la comédienne Bérénice Béjo a salué une &quot;sublime ode à l&#039;amour qui lie une sœur à son frère&quot; ; la journaliste Leïla Kaddour évoque &quot;un cri sourd qui laisse sans voix. Un livre qu&#039;il vous faut rencontrer&quot; et la romancière Anne Goscinny estime que &quot;le silence prend la parole… Un immense livre&quot;. Laissons le mot de la fin à Stéphanie Janicot, autre membre fondatrice du prix, mais aussi journaliste à Notre Temps où elle vous donne ses conseils de lecture tous les mois: &quot;Tout un univers se déploie en peu de pages et c&#039;est du grand art&quot;.
Le Cratère d&#039;Arièle Butaux, éd. Sabine Wespieser, 128p., 17€.
Information sur le Prix de la Closerie des Lilas sur leur Facebook, ICI   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/05/14/closerie-des-lilas.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[&quot;Le Cratère&quot;, un roman bouleversant, décroche le Prix de la Closerie des Lilas]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Closerie des Lilas]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Prix des lecteurs Notre Temps 2024: Clémentine Dabadie: &quot;Je devais happer le lecteur&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/prix-des-lecteurs-notre-temps-2024-clementine-dabadie-je-devais-happer-le-lecteur-87297</link>
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      <pubDate>Tue, 23 Apr 2024 05:30:21 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Fille de deux fines plumes, Geneviève Dormann et Jean-Loup Dabadie, Clémentine Dabadie a attendu le décès de ses parents pour oser écrire son premier roman. Elle a reçu le Prix des lecteurs Notre Temps 2024 pour son roman &quot;DOG&quot; et nous raconte son long chemin vers l&#039;écriture.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je ne me considère pas comme une romancière professionnelle et je doute beaucoup de moi, alors recevoir un prix de lecteurs, c&#039;est tellement merveilleux! Le lectorat de Notre Temps, c&#039;est ma génération. Et le fait que celle-ci puisse être touchée par l&#039;histoire d&#039;une jeune femme de 30 ans montre que certaines émotions sont intemporelles: la difficulté à être une femme dans un milieu d&#039;hommes, la relation au père, les non-dits dans une famille… Mes deux parents écrivaient, ils ont tout sacrifié pour leur travail, y compris leurs enfants, sans aucune culpabilité. Moi, j&#039;ai voulu avoir une vie personnelle, m&#039;occuper de ma fille, de mon mari, de ma maison. Je suis devenue productrice car ma passion, c&#039;est d&#039;accompagner les scénaristes. À 60 ans, le fait de n&#039;avoir rien hérité de matériel de mes parents m&#039;a fait réfléchir sur ce qu&#039;ils m&#039;ont laissé: le goût de la lecture, de l&#039;écriture, des phrases qui tiennent la route. J&#039;ai alors voulu écrire.  Pourquoi avoir choisi le milieu du GIGN? J&#039;ai toujours aimé les histoires de femmes qui, comme mon héroïne, Delphine, évoluent dans des univers d&#039;hommes, et des univers peu connus du grand public. Pour mon premier roman, il me fallait un contexte dont je me sente proche, or mon mari est général de gendarmerie. Il ne m&#039;a pas tellement aidée mais j&#039;ai rapidement contacté le GIGN, qui m&#039;a confiée à une instructrice. Cette dernière m&#039;a donné des conseils et a relu mon texte. Mon expérience de la télévision où il faut attraper le spectateur dès les premières minutes m&#039;a également inspirée: je devais happer le lecteur et ne pas le laisser s&#039;ennuyer. J&#039;aime prendre les personnages lorsqu&#039;ils sont au plus bas, presque morts, afin de les mener vers leur “résurrection”.  J&#039;ai mis quatre ans à écrire ce livre car je n&#039;ai cessé de perdre confiance, de traverser des moments de découragement. Et puis, il y a toujours mieux à faire qu&#039;écrire: repeindre un mur, cuisiner un gâteau… Au début, je ne cessais de reprendre les deux mêmes pages, ça n&#039;allait jamais. Puis j&#039;ai compris qu&#039;il fallait avancer, terminer un premier jet et retravailler après. Ce sont les ateliers d&#039;écriture qui m&#039;ont aidée. J&#039;en ai suivi plusieurs, notamment ceux proposés par Gallimard, et c&#039;est ainsi que j&#039;ai rencontré mon éditrice. Ma grande fierté est d&#039;être allée au bout de ce texte. Maintenant, j&#039;ai la vie devant moi pour devenir romancière!&quot;   Clémentine Dabadie, éd. Gallimard, 304 p., 20€. Une jeune fille rêve d&#039;entrer au GIGN, la formation d&#039;élite de la gendarmerie. Entraînée dans une histoire menaçante, elle va découvrir que son père, lui-même gendarme, exerçait des activités bien mystérieuses…
DOG, Clémentine Dabadie, éd. Gallimard, 304 p., 20€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Prix des lecteurs Notre Temps 2024: Clémentine Dabadie: &quot;Je devais happer le lecteur&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Francesca Mantovani/ Gallimard]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Prix des lecteurs Notre Temps 2024: le prix est décerné à...</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/prix-des-lecteurs-de-notre-temps-2024-un-jury-qui-ne-manque-pas-de-mordant-87295</link>
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      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 20:30:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour le 15è Prix des lecteurs Notre Temps, le jury s&#039;est accordé après de belles discussions pour couronner un premier roman signé par un auteur de plus de 50 ans. Chacun des sept jurés a défendu un des six livres en compétition. Retour sur des débats passionnés.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comme chaque année, ils étaient sept à venir débattre dans les locaux du groupe Bayard, à Montrouge, afin de couronner un premier roman écrit par un auteur de plus de 50 ans. Pour la première fois, nous n&#039;avions qu&#039;un seul homme dans le jury. Il faut dire que, parmi la soixantaine de candidatures, seuls deux lecteurs s&#039;étaient proposés. Ce qui est, finalement, assez représentatif des amateurs de romans dans la population française. Nathalie avait mis près de trois heures à venir de Sens en voiture en raison des embouteillages. Catherine arrivait de Saint-Malo, Annick de Dijon, Dominique de Lille, Étiennette de Saint-Étienne et Anne-Marie de Cergy-Pontoise. Seule Marie-José venait de Paris. Tous étaient heureux d&#039;avoir fait ce chemin pour parler des six livres qu&#039;ils avaient lus.  Avis tranchés, vote à bulletin secret... Ce qui s&#039;est passé et qui a gagné le Prix des lecteurs 2024 Chaque titre a eu son défenseur et il était passionnant de constater qu&#039;un même ouvrage était capable de susciter l&#039;enthousiasme comme le rejet. Les phrases, dynamiques selon les uns, pouvaient sembler hachées aux autres, et la douceur d&#039;une atmosphère devenir synonyme d&#039;ennui. L&#039;unique représentant masculin s&#039;est montré le plus fleur bleue en soutenant La Vénus au parapluie. Nathalie, qui a fait toute sa carrière dans la police a, elle, défendu aussi bien le polar Marques de fabrique (tout comme Annick, grande amatrice du genre) que DOG, qui se déroule dans la gendarmerie. Catherine, adepte de la plume de Céline, aurait bien aimé couronner le cruel Évreux, tandis que Le Professeur d&#039;anglais avait les faveurs de Marie-José. Quant à Bombay, il a fasciné bien des lecteurs. Si les avis ont été assez tranchés, la courtoisie est restée de mise tout au long des débats. Et les discussions ont permis de faire émerger l&#039;un des romans. Lors du vote à bulletin secret, la majorité absolue des quatre voix s&#039;est ainsi faite, sans grande surprise, dès le premier tour, en faveur de DOG de Clémentine Dabadie. Les membres du jury ont ensuite pu téléphoner à la lauréate afin de la féliciter et lui poser leurs questions en direct. Un moment joyeux qui a clos cette expérience singulière qu&#039;est l&#039;attribution d&#039;un prix littéraire.  Le jury Photo, de g. à dr. au 1er rang:
Nathalie Rubas, Dominique Dupont, Anne-Marie Girard, Marie-José Rogard. 2e rang: Annick Desprey, Marie Auffret, directrice des rédactions, Étiennette Cabridenc, Stéphanie Janicot, journaliste littéraire, Catherine Delisle, Anne Brinet, assistante de la rédaction  Le prix des Lecteurs Notre Temps 2024 est décerné à Clémentine Dabadie pour &quot;DOG&quot;    Une jeune fille rêve d&#039;entrer au GIGN, la formation d&#039;élite de la gendarmerie. Entraînée dans une histoire menaçante, elle va découvrir que son père, lui-même gendarme, exerçait des activités bien mystérieuses…
DOG, de Clémentine Dabadie, éd. Gallimard, 304 p., 20€.  Pourquoi les jurés ont choisi &quot;DOG&quot;, de Clémentine Dabadie    Nathalie Rubas, 58 ans, Sens Nathalie Rubas, 58 ans, Sens
&quot;J&#039;ai adoré ce livre, riche en rebondissements. On y apprend beaucoup de choses sur le GIGN et ses missions particulières, tout en gardant un contexte familial et une intrigue bien ficelée.&quot;      Anne-Marie Girard, 76 ans, Cergy &quot;À cause du titre, je m&#039;attendais à une histoire de chien et ça ne m&#039;attirait pas. Or, finalement, DOG est l&#039;acronyme de l&#039;héroïne! Courageuse et très actuelle, elle m&#039;a fait éprouver beaucoup d&#039;émotions.&quot;  Les autres romans en compétition  &gt; &quot;Marques de fabrique&quot;, de Cécile Baudin Fin du XIXe siècle: des jumeaux placés dans deux orphelinats différents sont assassinés à l&#039;âge de 20 ans, dans deux lieux différents… Une famille lyonnaise, propriétaire de filatures, semble avoir des activités louches… L&#039;enquête, menée par une inspectrice du travail travestie en homme, promet d&#039;être difficile.
Marques de fabrique, de Cécile Baudin, éd. Presses de la Cité, 432p., 20,90€.    Pourquoi Étiennette Cabridenc a aimé &quot;Marques de fabriques&quot; &quot;L&#039;intrigue, passionnante, nous plonge au temps de la révolution industrielle. Ce livre fourmille d&#039;informations concernant les orphelinats et le travail des enfants à cette époque.&quot;    L&#039;avis de Étiennette Cabridenc, 64 ans, Saint-Étienne &quot;L&#039;écriture, bien que riche en précisions de toutes sortes, ne lasse pas le lecteur car les descriptions des personnages, des paysages et des conditions de travail sont habilement entrecoupées de dialogues.&quot;    &gt; &quot;La Vénus au parapluie&quot;, de Thibaud Gaudry Un petit coin de parapluie offert par une inconnue dans une file d&#039;attente au cinéma, et le narrateur y voit un coin de paradis. Il fantasme: la revoir, retourner sur place et, qui sait, vivre une belle histoire… ou pas.
La Vénus au parapluie, de Thibaud Gaudry, éd. Buchet-Chastel, 176p., 18,50€.    Le choix de Dominique Dupont, 79 ans, Lille L&#039;accumulation de métaphores originales, voire farfelues, pour évoquer les émois d&#039;un coup de foudre rend le livre aussi gai que vif. Et les références à des films ou tableaux donnent une dimension d&#039;oeuvre d&#039;art à l&#039;amour.&quot;    &gt; &quot;Le Professeur d’anglais&quot;, de Mathieu Pieyre Souvenirs d&#039;un enseignant marquant, mort prématurément du Sida. Vibrant hommage d&#039;un élève à ces passionnés qui transmettent la joie d&#039;apprendre.
Le Professeur d&#039;anglais, de Mathieu Pieyre, éd. Arléa, 149p., 18€.    L&#039;avis de Marie-José Rogard, 69 ans, Paris &quot;La personnalité du professeur, subtile, est bien cernée… On rêve tous de le rencontrer. Et si ce roman regorge de citations, elles sont tellement bien choisies qu&#039;on les attend avec plaisir.&quot;    &gt; &quot;Bombay&quot;, de Marie Saglio Un Anglais d&#039;origine indienne retourne dans son pays natal pour y implanter une usine de traitement des déchets. Mais tant de pauvres vivent sur et de la décharge… Comment imposer le projet?
Bombay, de Marie Saglio, éd. Serge Safran, 416p., 21,90€.    L&#039;avis d&#039;Annick Desprey, 75 ans, Dijon &quot;La double culture du personnage principal permet d&#039;aborder toute la complexité de l&#039;Inde actuelle. Le style est remarquable, tissé de phrases chocs. On y découvre le fossé entre hindouistes intégristes et musulmans, ainsi que la monstruosité de la décharge.&quot;    L&#039;avis de Dominique Dupont &quot;Ce livre coup de poing nous plonge dans la misère, la saleté, la violence. J&#039;y ai appris énormément de choses sur les traditions, la religion et les castes indiennes.&quot;    &gt; &quot;Évreux&quot;, de Denis Dercourt Un bébé, né d&#039;une adolescente violée par un collabo pendant la guerre, devient un vrai salopard calculateur. Le lecteur suit, ébahi, les tribulations de cet antihéros.
Évreux, de Denis Dercourt, éd. Denoël, 288p., 19€.    L&#039;avis de Catherine Delisle, 70 ans, Saint-Malo Le destin de ce voyou sans foi ni loi est vertigineux. Au fil des pages, on se questionne sur l&#039;humanité, le mal, la violence et une possible rédemption. Grâce au style de l&#039;auteur – phrases brèves, chapitres courts –, on se retrouve partie prenante du récit. Je n&#039;avais jamais rien lu de tel, bravo!&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Prix des lecteurs Notre Temps 2024: le prix est décerné à...]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi &quot;Là où fleurissent les cendres&quot;, roman entre Vietnam et États-Unis est une réussite absolue</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/marina-carrere-d-encausse-pourquoi-la-ou-fleurissent-les-cendres-roman-entre-vietnam-et-etats-unis-est-une-reussite-absolue-86188</link>
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      <pubDate>Mon, 01 Apr 2024 03:30:20 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du Magazine de la santé sur France 5 a fait une belle découverte: le livre de la romancière et poétesse vietnamienne Nguyen Phan Que Mai, &quot;Là où fleurissent les cendres&quot;, une superbe saga familiale et une quête des origines, entre Vietnam et États-Unis.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avez-vous entendu parler des &quot;poussières de vie&quot;? J&#039;avoue que j&#039;ignorais de quoi il pouvait s&#039;agir. De qui en l&#039;occurrence: ce sont les enfants métis nés lors de la guerre du Vietnam d&#039;une mère vietnamienne et d&#039;un père soldat afro-américain. Des enfants cachés devenus des adultes discriminés, le plus souvent abandonnés. C&#039;est à ces poussières de vie que Nguyen Phan Que Mai consacre son roman, Là où fleurissent les cendres, une fresque historique, un texte éblouissant. Le récit alterne entre deux époques et des histoires en miroir.
1969 Trang et Quynh, deux sœurs terrifiées par le bruit des hélicoptères et des coups de feu qui accompagnent leur travail dans les rizières. Quand elles apprennent qu&#039;à Sài Gòn, on peut bien gagner sa vie en buvant du thé avec les GI américains, elles prennent immédiatement la route qui les mènera non pas dans un salon de thé mais dans un bordel! Là-bas, elles y côtoient des soldats en mal d&#039;amour, pour beaucoup afro-américains, qui leur laissent comme souvenir, un bébé, métis.
2019 Bébé devenu adulte, comme Phong, qui n&#039;a connu que moqueries et mépris dans la campagne où il a grandi. Sans parents mais fils de l&#039;ennemi américain. Après de nombreuses tentatives ratées pour fuir vers le rêve américain, il se lance dans la quête de ses origines, qui datent de 1969… Il y a aussi Dan, un ancien GI. Dans l&#039;Amérique d&#039;aujourd&#039;hui, il tente de vivre avec les souvenirs de la guerre et de l&#039;enfant qu&#039;il a laissé, un abandon qu&#039;il n&#039;a pas surmonté. Ce roman parle de violence, de guerre, mais aussi de pardon, de paix et d&#039;humanité. Une réussite absolue.    Là où fleurissent les cendres, de Nguyen Phan Que Mai, 448 p., éd. Charleston, 22,90€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2021/12/17/marina-carrere-encausse.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi &quot;Là où fleurissent les cendres&quot;, roman entre Vietnam et États-Unis est une réussite absolue]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: Êtes-vous incollable sur Tintin?</title>
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      <pubDate>Fri, 03 Mar 2023 05:35:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quel plaisir de relire les avantures de Tintin, le capitaine Haddock, les Dupond et Dupont et le professeur Tournesol seul ou en famille. Connaissez-vous bien Hergé, ce grand auteur de BD et ses célèbres personnages ? Testez votre mémoire avec notre quiz.]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Quiz: Êtes-vous incollable sur Tintin?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>11 romans pour ne pas s&#039;ennuyer en mars</title>
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      <pubDate>Thu, 14 Mar 2024 16:10:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En mars, installez-vous confortablement dans un fauteuil moelleux et embarquez  pour onze pépites de lecture très insolites!]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/02/06/lire-fauteuil.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[11 romans pour ne pas s&#039;ennuyer en mars]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Les 12 livres qui vont réchauffer votre mois de février</title>
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      <pubDate>Mon, 26 Feb 2024 10:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Moche dehors, chaud dedans! Ce mois-ci, la vie est plus forte grâce à Jean-Philippe Blondel. Camille de Peretti fait voyager un mystérieux portrait au fil des bouleversements du siècle dernier, Martin Suter concocte une délicieuse histoire d&#039;amour. Joseph O&#039;Connor ourle une fresque où s&#039;affrontent soutanes vaticanes et SS. Sans oublier des anecdotes historiques, la biographie d&#039;une idole des jeunes...]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Traversée du feu, ainsi s&#039;intitule le récit autobiographique de Jean-Philippe Blondel: atteint d&#039;un cancer de la lymphe, il va survivre à la maladie comme il avait survécu à la disparition de toute sa famille à la fin de l&#039;adolescence (éd. L&#039;Iconoclaste, 20,90€).
Murielle Magellan, elle, met en scène une femme dépressive qui découvre un manuscrit dans son studio. L&#039;auteur, un ancien étudiant espiègle, est devenu un type sinistre. Ensemble, ils tentent de retrouver un brin de joyeuse folie (La Fantaisie, éd. Mialet-Barrault, 20€). Les deux nous montrent la puissance de la vie.    Qui proposait du &quot;pain et des jeux&quot;? Qu&#039;est devenu l&#039;or des Templiers? Qui a volé le collier de la reine? Vous êtes friand d&#039;anecdotes historiques? Réjouissez-vous, en voici une petite centaine, contée par des stars d&#039;internet et des réseaux sociaux. De quoi remettre nos souvenirs d&#039;école en place! L&#039;Antiquité, revue par Clothilde Chamussy, créatrice de la chaîne YouTube Passé sauvage, et Lucas Pacotte, et L&#039;Histoire de France signée Marc Lefrançois, auteur, et chroniqueur sur Linkedin (Série &quot;49 petites histoires dans l&#039;Histoire&quot;, éd. DBS, 17,90€ le livre).    Un prêtre irlandais, en poste au Vatican en 1943, crée un chœur pour dissimuler un réseau d&#039;évasion de prisonniers des SS. L&#039;histoire conte la mission préparée pour la veille de Noël. Différentes voix enrichissent cette fresque dense et rocambolesque qui nous tient en haleine jusqu&#039;au bout. 
Dans la maison de mon père, Joseph O&#039;Connor, éd. Rivages, 432 p., 23,90€.    Une hôtesse de l&#039;air en escale à Tokyo est ensevelie dans un tremblement de terre. Sortie sans blessure des décombres huit jours plus tard, elle pense pouvoir reprendre sa vie, mais c&#039;est impossible. Sa quête a changé. Un très beau roman, sensible et subtil, sur notre rapport au monde et aux autres.
Insula, de Caroline Caugant, éd. du Seuil, 288 p., 20€.    Si lire Spinoza, philosophe du XVIIe siècle, est difficile pour nous, néophytes, cette biographie romancée nous permet de comprendre ses idées révolutionnaires (séparer la religion du pouvoir politique), son éthique, sa vision de la vie. Passionnant et tellement actuel. 
Spinoza, l&#039;homme qui a tué Dieu, de Jr Dos Santos, éd. Hervé Chopin, 576 p., 22,50€.    Cette fille, c&#039;est Lana Del Rey, une chanteuse américaine à succès, alcoolique à 15 ans, poétesse à 17, star à 26. L&#039;auteure raconte en parallèle son parcours chaotique et sa rencontre lumineuse, en 2019, avec Joan Baez, icône des années 1970. Une histoire véridique, romanesque à souhait. 
La Fille de Lake Placid, de Marie Charrel, éd. Les Pérégrines, 272 p., 20€.    Écrivain suisse de langue allemande, Martin Suter (né en 1948) construit une œuvre romanesque d&#039;une grande délicatesse. Dans Melody, son dernier ouvrage, un jeune homme, Tom, est engagé par un vieil industriel richissime pour mettre de l&#039;ordre dans ses papiers. Il découvre sa grande histoire d&#039;amour pour Melody, disparue peu avant leur mariage. Tom ne peut s&#039;empêcher de reprendre à son compte la quête de son employeur, au risque de trouver, lui aussi… l&#039;amour. Beaucoup de finesse psychologique et de subtilités dans l&#039;intrigue. Délicieux!
Mélody, de Martin Suter, éd. Phébus, 480 p., 24,50€.    Il est l&#039;auteur afghan de deux splendides romans: Les Cerfs-Volants de Kaboul (une amitié entre deux enfants que le destin sépare) et Mille Soleils splendides (la solidarité entre une première épouse stérile et une seconde, plus jeune et fertile). À découvrir absolument.
Éd. 10/18, 408 p. et 432 p., 9,20€ le livre.    Un auteur de romans policiers est recruté par le FBI dans un programme de formation fondé sur l&#039;intuition afin de retrouver le criminel le plus recherché du pays. À la croisée du polar et du développement personnel. Étonnant.
Intuitio de Laurent Gounelle, éd. Livre de Poche, 456 p., 9,40€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 12 livres qui vont réchauffer votre mois de février]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Livres: 5 classiques british pour l&#039;été</title>
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      <pubDate>Tue, 14 Jul 2020 10:59:37 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[D&#039;Emily Brontë à Virginia Woolf en passant par Charles Dickens, Mary Shelley, Conan Doyle, les auteurs britanniques nous enchantent toujours. Notre sélection  de classiques 100% British.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[   Un soir de tempête de juin 1816, sur les bords du lac Léman. Dans le salon d’une vaste villa, le feu de bois crépite et réchauffe le poète Percy Shelley, sa jeune épouse Mary et Lord Byron. Les trois amis viennent de se lancer un défi littéraire: imaginer une histoire, la plus terrifiante possible. À 16 ans, Mary livre des pages stupéfiantes: celles de Frankenstein ou le Prométhée Moderne, un conte d’épouvante. Publié à Londres en mars 1818, ce roman épistolaire va lancer la vogue de la littérature fantastique. L’histoire est celle d’un scientifique suisse, Victor Frankenstein qui recherche le secret de &quot;l&#039;essence même de la vie&quot;, tel Prométhée le feu. Hantant les cimetières, il fabrique une créature animée composée de morceaux de cadavres. Un homme-machine monstrueux, sensible et incontrôlable, qui échappe bientôt à son créateur... Un grand livre visionnaire, toujours actuel, qui interroge sur les progrès de la science et la place de l’homme.
Le Livre de Poche, 4,10€.      ,Quel destin que celui du petit Oliver! Une mère qui meurt en lui donnant le jour, un placement dans un orphelinat, puis chez un croque-mort… Le jeune orphelin se sauve et rejoint bientôt une bande d&#039;enfants voleurs des bas-fonds de Londres éduqués par Fagin. Humour piquant, langue des faubourgs, aventures rocambolesques mais aussi dénonciation des conditions de vie dans les orphelinats, véritables bagnes pour enfants … Entre fog et crasse, l&#039;Angleterre victorienne de Dickens n&#039;est pas rose. Mais la réalité des bas-fonds avec ses pickpockets et ses catins n&#039;empêche pas la profonde humanité du texte, porté par la force de vie du jeune orphelin. Ce qui explique le succès d&#039;Oliver Twist, publié sous forme de feuilleton entre 1837 et 1839. Charles Dickens sait de quoi il parle. Ce fils de fonctionnaire - passé par la case prison - a vécu enfant dans un quartier pauvre de Londres. Il fut placé à 12 ans dans une fabrique où il collait des étiquettes sur des pots de cirage pour 6 shillings par semaine. Un séjour dont il se souviendra.
Le Livre de poche, 7,20€.
À savoir:
En 2024, la romancière américaine Barbara Kingsolver publie On m&#039;appelle Demon Copperhead, une version modernisée d&#039;un autre chef d&#039;oeuvre de Charles Dickens, David Copperfield. Elle a transposé l&#039;intrigue dans un coin de l&#039;Amérique rurale pauvre et invisible, les Appalaches, région où survivent les White trash (les petits blancs pauvres). Son jeune héros, Demon Copperhead est orphelin de père et bientôt de mère. Il tombe lui aussi de Charybde en Scylla, même si, comme chez Dickens, quelques bonnes âmes le soutiendront, à l&#039;instar de la famille Peggot. Le portrait d&#039;une Amérique abandonnée, rongée par une nouvelle lèpre: l&#039;OxyContin, cet antidouleur opiacé très addictif qui a tué par overdose plus de 600 000 américains. Un roman déchirant et formidable, couronnée par le prix Pulitzer. 
On m&#039;appelle Demon Copperhead, de Barbara Kingsolver, traduit de l&#039;anglais par Martine Aubert, Albin Michel     Mr Earnshaw n’est pas revenu seul de Liverpool: il est accompagné d&#039;un petit orphelin, Heathcliff, qu’il décide d’élever avec ses deux enfants, Catherine et Hindley. Les années passent, Catherine Earnshaw tombe amoureuse du très sauvage Heathcliff tandis qu’Hindley, devenu le maître de la maisonnée le jalouse et le maltraite…
En dépit du scandale que le livre suscite à sa parution (sous pseudo) en 1847 dans l’Angleterre si puritaine, Emily Brontë a ébloui des générations de lecteurs. Comment lâcher ce roman qui conjugue le romantisme de ses paysages (les landes sauvages du Yorshire balayées par le vent) et la passion déchirante qui bouleverse la vie de Catherine et Heathcliff quarante années durant? Vengeance, haines recuites, amours impossibles: Les Hauts de Hurlevent  contient tous les ingrédients d&#039;une tragédie antique, le romantisme en plus. C&#039;est l’unique roman d’Emily Brontë morte à 30 ans en 1848.
Le Livre de Poche, 5,90€.     Il s’en passe des choses dans le village bucolique près de Dartmoor (Devon). Sherlock Holmes et son acolyte Watson sont appelés à la rescousse pour protéger Sir Henry Baskerville, tout juste installé dans le château familial. Était-ce une bonne idée de revenir? Il plane en effet depuis deux siècles une terrible malédiction: un énorme chien surnaturel pourchasserait les membres de cette famille… En août 1901, le premier épisode du Chien des Baskerville, publié dans le mensuel britannique Strand Magazine, connaît un succès fulgurant. Car Conan Doyle ressuscite son détective fétiche, Sherlock Holmes, qu&#039;il avait hâtivement tenté de faire disparaître en 1893 dans les chutes de Reichenbach. Conan Doyle ne supportait plus le succès de sa créature de papier! Un retour triomphal donc, porté par une ambiance très angoissante et une histoire qui a terrorisé (avouons-le!) nombre de lecteurs.  
Librio, 2€.
   Folio, 6,80€.  Vingt-quatre heures dans la vie d&#039;une femme. Clarissa Dalloway vit à Londres et nous la suivons un jour de juin 1923. Ce matin-là, elle sort acheter des fleurs pour une réception qui se tiendra dans la soirée. Ici, rien de trépidant, juste les mouvements intérieurs d&#039;une élégante qui se promène. Virginia Woolf nous propose une plongée souterraine au cœur de l&#039;instant présent et du passé fragmentaire. Tandis que Mrs Dalloway marche, une symphonie d&#039;impressions sonores, olfactives et visuelles se déploie. Autant de fragments de son existence qui, au fil de la lecture, vont faire sens. Nous passons du Londres de 1923 aux souvenirs des bords de mer de son adolescence dans un même instant. Raconter l&#039;expérience de l&#039;intériorité tandis que le temps présent s&#039;écoule, c&#039;est la révolution réussie par l&#039;écrivaine britannique. Elle rend palpable les états d&#039;âme et la pensée d&#039;une femme, ce qu&#039;elle nomme la &quot;forêt de l&#039;âme&quot;. Un foisonnement sensoriel intime qui nous enveloppe et résonne en chacun de nous.
Folio, 6,80€
  Et aujourd&#039;hui? La littérature anglaise du XIXe siècle a de brillants continuateurs. Dans la profusion éditoriale, citons quelques incontournables, tous édités en format poche: Zadie Smith, Ian McEwan, Julian Barnes, Philip Pullman, Kate Atkinson, Kazuo Ishiguro, Jonathan Coe, William Boyle, A. S. Byatt… Une liste non exhaustive, bien sûr.
Et vous, quels sont vos classiques britanniques incontournables? Racontez-nous vos coups de cœur ici
À lire aussi: Quatre classiques à emporter dans sa valise  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Livres: 5 classiques british pour l&#039;été]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Lecture: quatre sagas romanesques renversantes!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/lecture-quatre-sagas-romanesques-renversantes-24392</link>
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      <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 15:15:40 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous êtes adepte des gros romans qui suivent sur plusieurs générations une famille dans le vent de l&#039;Histoire? Ces quatre sagas venues du monde entier devraient vous combler!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comme une saveur de série. Les grandes sagas romanesques nous transportent au fil de milliers de pages et ne sont pas l&#039;apanage du petit écran. Ces mille-feuilles font le miel des éditeurs et le nectar des lecteurs.
Qui d&#039;entre nous n&#039;a pas été heureux de ferrailler aux côtés des Trois mousquetaires et de les accompagner avec les deux autres volumes de la trilogie endiablée d&#039;Alexandre Dumas, Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne. Qui n&#039;a pas vibré aux aventures de la famille Vernet dans son domaine provençal des  Gens de Mogador d&#039;Elisabeth Barbier? N&#039;avez-vous pas suivi avec émotion Les Thibault, ces deux frères aux aspirations si opposées, Antoine et Jacques, héros de la formidable suite romanesque riche de 2500 pages de Roger Martin du Gard dans une France qui plonge, incrédule et confiante dans la Première Guerre mondiale? Ce compagnonnage, c&#039;est celui d&#039;un lecteur et d&#039;un auteur et une fidélité pour des personnages pas forcément attachants au demeurant. 
Amours forcément contrariés, argent dilapidé ou amassé sans vergogne, drames publics ou privés, rivalités, morts suspectes... Tous les bons ingrédients dramatiques sont présents pour nous séduire. Nous vibrons, tome après tome, et suivons l&#039;évolution sur plusieurs générations d&#039;une famille dans un environnement plus ou moins hostile. Voici quatre sagas romanesques à dévorer... si ce n&#039;est déjà fait!  En direct de la Norvège: &quot;Le Livre de Dina&quot;, d’Herjørg Wassmo   Cap au nord. Initialement liée à des événements historiques ou mythologiques au Moyen Âge, la saga nordique connaît ensuite une inflexion plus romanesque. En 1994, les lecteurs français font connaissance avec Le Livre de Dina  d’Herbjørg Wassmo. Ce triptyque centré sur une indomptable jeune fille norvégienne vivant dans le Nordland emporte par sa fougue romanesque.
Nous sommes au XIXe, au sein d&#039;une famille bourgeoise qui possède un comptoir maritime, entre Tromsoe et les îles Lofoten. Brutale et envoûtante, Dina Gronelv règne sur le domaine de Reinsnes où elle affole les gens en cavalant sur son cheval Lucifer ou en jouant du violoncelle pour apaiser son âme. Les événements de son enfance – la mort de la mère qu’elle provoque accidentellement- puis la disparition de son vieux mari, la puissance des éléments (lande balayée par les vents, mer déchaînée…), une montagne de secrets bien gardés, des fautes pardonnées font de cette saga un vrai &quot;page turner&quot; aux accents poétiques.
Suivront deux autres cycles romanesques, sur les descendants de Dina, Fils de la Providence  – centré sur Benjamin, le fils de Dina- et L’héritage de Karna  - la petite-fille de Dina-. Enfin, vingt ans après le début de la fresque, un ultime rebondissement est à découvrir dans Le Testament de Dina. 1 800 pages de bruit et de fureur.
Le Livre de Dina, traduction de Luce Hinsch, puis Loup-Maëlle Besançon, Gaïa puis éditions 10/18.  En direct de la Suède et de l&#039;Amérique: &quot;La Saga des Émigrants&quot;, de Vilhelm Moberg   Huit tomes, 2500 pages qui déroulent l’épopée des premiers migrants suédois partis conquérir l’Amérique, nouvelle terre promise. Cette symphonie du nouveau monde considérée en Suède comme le roman du siècle fut publiée entre 1949 et 1959. Elle ne nous est parvenue dans son intégralité qu’en 1999 grâce aux éditions Gaïa.
Vilhelm Moberg (1898-1973) suit les pérégrinations d’un petit groupe de paysans suédois appauvris de la région du Smaland, une province du sud-est. Karl Oskar Nilsson, sa femme Kristina, son frère et valet Robert, le voisin illuminé Danjel Andreasson et la putain Ulrika de Västergöhl veulent vivre à la hauteur de leurs rêves, plus libres, loin d’une société nordique corsetée. Le Smaland n’a rien d’une terre promise. L’herbe sera-t-elle plus verte en Amérique? L’exil sur le sol américain qui a touché plus d’un million de Suédois dans la seconde moitié du XIXe est ici parfaitement documenté: du choix du départ à la traversée, puis l’arrivée à New-York, le laborieux chemin vers le Minnesota, puis l’implantation dans la patrie choisie… Le souffle de l’aventure.
La Saga des Émigrants , traduit par Philippe Bouquet, Gaïa puis Livre de poche  En direct du Canada: &quot;Jalna, la saga des Whiteoak&quot;, de Mazo de La Roche   Réédition très attendue chez Omnibus de la saga des Whiteoak! L&#039;histoire d&#039;une famille de pionniers européens sur le sol canadien devrait ravir les amateurs de romans fleuves -4 384 pages. Cette grande fresque familiale dont le décor va de l&#039;Inde à l&#039;Ontario canadien a en son temps tenu en haleine des générations de lectrices. L&#039;histoire suit un jeune couple composé d&#039;un militaire anglais Philip Whiteoak et de l&#039;Irlandaise Adeline Court qui s&#039;unit dans la ville indienne de Jalna, alors sous mandat britannique. Il quitte pourtant sa belle demeure après l&#039;héritage fabuleux d&#039;un oncle québécois.
Le reste? Une saga digne d&#039;Autant en emporte le vent , de Margaret Mitchell, riche de 16 tomes aujourd&#039;hui rassemblés en quatre volumes replets. Il y a aussi un domaine à préserver, des femmes de tête (Adeline), des remariages, une descendance pléthorique -une fille, cinq garçons, de nombreux petits-enfants- des faillites retentissantes, une centenaire à la langue bien pendue et de l&#039;action, de l&#039;action, de l&#039;action. Écrit en 1927 par la canadienne Mazo de La Roche (1879-1961), l&#039;histoire du manoir familial de Jalna court de 1854 à 1954. En ces temps de confinement, il devrait séduire une fois encore une nouvelle génération!
éditions Omnibus des Presses de la Cité, avec des préfaces signées Geneviève Brisac, Alexandra Lapierre, Katherine Pancol et Françoise Nyssen.  En direct de la Grande-Bretagne: &quot;La saga des Cazalet&quot;, de Elizabeth Jane Howard   Les Britanniques ont la famille royale... et les Cazalet! Dès 1990 et jusqu&#039;en 2013, ils se sont délectés des aventures des Cazalet, une famille issue de la grande bourgeoisie anglaise, dont les règles de bienséance sautent une à une avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Les Français ont du attendre le printemps 2020 pour faire la connaissance des exquis enfants Cazalet et de leur nombreuse descendance ainsi que de leur domesticité.
Au fil de cette monumentale saga de cinq tomes, les enfants deviennent des jeunes adultes, questionnant toujours les décisions familiales, rêvant d&#039;un avenir autre que celui tout tracé par les parents. Deuils, naissance de l&#039;amour, pertes irrémédiables, ambitions contrariées, idylles rêvées et autres non-dits existentiels traversent la tribu Cazalet, portés par la plume sensible et pleine de fantaisie de l&#039;écrivaine Elizabeth Jane Howard.  
Les cinq tomes sont traduits par Anouk Neuhoff aux éditions Quai Voltaire
À savoir:
Les éditions Quai Voltaire ont aussi publié La Longue-vue, en 2024: Deuxième roman d&#039;Elizabeth Jane Howard, écrit en 1956, alors qu&#039;elle n&#039;a que 33 ans et, déjà, une maîtrise absolue de la narration. Nous suivons la vie  d&#039;Antonia Fleming, la belle (et oisive) épouse de Conrad en remontant le temps, de 1950 à 1926. Un roman qui scrute, bien avant La Saga des Cazalet, la solitude et la désillusion d&#039;une femme au sein du couple. 
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          <media:title><![CDATA[Lecture: quatre sagas romanesques renversantes!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: voila pourquoi je vous recommande le livre &quot;Un don presque parfait&quot;, de Gilles Pialoux</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/marina-carrere-d-encausse-comme-un-leger-tremblement-de-gilles-pialoux-ou-comment-trouver-linconnue-a-tout-prix-84432</link>
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      <pubDate>Thu, 22 Feb 2024 14:30:18 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du Magazine de la santé sur France 5 a repéré pour vous un livre de Gilles Pialoux, l’un de nos meilleurs spécialistes français des maladies infectieuses. Après &quot;Comme un léger tremblement&quot;, un premier roman très réussi, Gilles Pialoux récidive avec &quot;Un don presque parfait&quot;, sur un désir de paternité résolu par le recours à une mère porteuse. Voici pourquoi.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[De quoi parle Un don presque parfait? C&#039;est l&#039;histoire d&#039;un couple, David et Allesandro, qui, pour satisfaire leur envie de paternité, ont recours à une mère porteuse.
Après un vrai parcours du combattant en Amérique du Nord, ils deviennent les heureux parents de jumeaux, Léa et Diego. Les enfants grandissent, la vie tourne autour d&#039;eux. Dix années passent jusqu&#039;à ce que l&#039;on découvre que la petite fille est atteinte d&#039;une maladie génétique rare, incurable. Seule une greffe de moelle compatible peut la sauver. Compatible avec… non pas la mère porteuse qui n&#039;a fait que la porter, mais avec la femme qui a donné ses ovocytes, elle, anonyme. C&#039;est là que démarre une course contre la montre et contre cet anonymat. Des cellules prélevées sur la joue de Léa et les bases mondiales d&#039;ADN accessibles à tout citoyen suffiront-elles pour permettre à l&#039;enfant de vivre? Parti de cette histoire de naissance &quot;pas comme les autres&quot; rendue possible par la gestation pour autrui, Gilles Pialoux dresse le portrait d&#039;un couple, parents &quot;comme les autres&quot;, confronté au pire: affronter le mystère de la naissance de ses enfants. C&#039;est vertigineux, mais aussi fort, tendre, aimant et magnifiquement écrit. Une deuxième réussite qui interroge sur notre société et nos sentiments parentaux. Bravo Pr Pialoux!    Un don presque parfait, de Gilles Pialoux, éd. Mialet-Barrault, 240p., 20€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: voila pourquoi je vous recommande le livre &quot;Un don presque parfait&quot;, de Gilles Pialoux]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Quiz culture générale: êtes-vous au point sur la littérature?</title>
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      <pubDate>Tue, 12 Dec 2023 14:25:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous les avez sûrement lus… il y a quelques années. Voici les titres de 10 romans culte de la littérature française. Vous souvenez-vous qui les a écrits? Vous pourriez avoir quelques surprises…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/12/01/illustration-dun-coupe-de-senior-en-train-de-lire--.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz culture générale: êtes-vous au point sur la littérature?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Pourquoi Marina Carrère d&#039;Encausse vous conseille de lire &quot;Camera obscura&quot;, le premier roman de Gwenaëlle Lenoir</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Jan 2024 15:20:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La médecin, animatrice de télévision et journaliste Marina Carrère d&#039;Encausse a repéré dans les piles de nouveautés de janvier &quot;Camera obscura&quot;, le premier roman de la grande reporter Gwenaëlle Lenoir. Au centre de son récit, César, pseudonyme d&#039;un ancien photographe légiste de la police militaire syrienne qui a documenté les exactions du régime syrien. Une histoire de courage et de rébellion.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Il faut que les morts parlent parce que nous, les vivants, nous ne pouvons pas parler.&quot; Ces mots sont ceux du héros de Camera obscura, premier roman de Gwenaëlle Lenoir, grande reporter. Photographe militaire, cet homme travaille à la morgue d&#039;un grand hôpital. Habitué à prendre en photo des victimes d&#039;accidents ou autres morts violentes, il voit sa vie basculer le jour où on lui amène quatre corps torturés. Puis une dizaine, puis des dizaines de jeunes, hommes et femmes, étranglés, mutilés, lacérés, qualifiés de terroristes par les instances dirigeantes.
Sommé de photographier les corps et les numéros tracés au marqueur sur leur torse, il s&#039;exécute. D&#039;abord intrigué. Puis écœuré. Enfin en révolte contre ce régime barbare qui exécute ses opposants, car il réalise que c&#039;est de cela qu&#039;il s&#039;agit. Et c&#039;est la peur au ventre, au péril de sa vie et de celle de sa famille, qu&#039;il va décider de témoigner en enregistrant ces photos sur une clé USB pour prouver au monde les exactions commises par le régime syrien après le début de la révolte en 2011. Ce sera chose faite. Car ce roman raconte l&#039;histoire vraie d&#039;un photographe, exfiltré de son pays pour témoigner. Aujourd&#039;hui, il vit caché quelque part en Europe. Son nom de code: César. Outre ce qu&#039;il permet d&#039;apprendre de ces années de terreur, ce roman écrit à la première personne fascine par la description du cheminement humain de ce militaire, habitué à obéir, qui va oser se rebeller, au risque de tout perdre, pour dénoncer la sauvagerie qu&#039;il doit photographier minute après minute.   Camera obscura, de Gwenaëlle Lenoir, éd. Julliard, 224 p, 20€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pourquoi Marina Carrère d&#039;Encausse vous conseille de lire &quot;Camera obscura&quot;, le premier roman de Gwenaëlle Lenoir]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
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      <title>Les 12 livres de janvier à savourer (bien au chaud)</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/livres-de-janvier-81924</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Jan 2024 18:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Rien à lire en janvier, vraiment? La saison d&#039;hiver de la rentrée littéraire débute par un menu de roi! En entrée, mettez les bouchées doubles avec le roman événement de Julia Malye, &quot;Louisiane&quot;, poursuivez en dévorant le nouveau Colum McCann et, en dessert, tentez de retrouver Xavier Dupont de Ligonnès grâce au roman décalé de Romain Puértolas...]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Né à Dublin en 1965, le romancier Colum McCann est l&#039;auteur de sept romans dont le très beau Zoli, sur la culture tzigane. Il vit depuis longtemps à New York et est considéré comme un écrivain américain. Son dernier livre est très particulier puisqu&#039;il donne la parole à Diane Foley, la mère de James Foley, journaliste décapité en Syrie par Daech. Avec elle, il suit le procès de deux des meurtriers, retrace la vie du fils perdu, et fait apparaître l&#039;immense humanité de cette mère américaine qui puise dans sa capacité de pardon les ressources pour surmonter l&#039;impensable. Un récit magnifique.
American Mother de Colum McCann, éd. Belfond, 208p., 21,90€.   Deux ouvrages pour déguster de bons petits plats issus de la littérature. Avec le chef étoilé Guy Savoy, lancez-vous dans l&#039;adaptation culinaire des grands auteurs du XVIIe, Molière, La Fontaine… (Guy Savoy cuisine les écrivains, XVIIe siècle, éd. Herscher, 28€).Grâce à Agatha Christie, dévorez british (Crèmes &amp; Châtiments, d&#039;Anne Martinetti et François Rivière, éd. Le Masque, 168p., 22,90€). Mais la gastronomie est aussi le sujet de la nouvelle BD de Jul et Aïtor Alfonso, La Faim de l&#039;histoire (éd. Dargaud, 112p., 22€), qui raconte l&#039;histoire du monde par le biais de ce qui a défilé dans les assiettes de nos ancêtres.   Renaître. Il y a un an tout juste, la romancière Emmanuelle de Boysson, née en 1955 et auteure de June, était victime d&#039;un infarctus. Une demi-heure d&#039;arrêt cardiaque. Sans l&#039;intervention de son compagnon qui connaissait les gestes salvateurs, la romancière ne serait plus de ce monde. Elle raconte aujourd&#039;hui l&#039;aventure de sa &quot;presque mort&quot; et, surtout, celle de sa résurrection. Le moment de concorde familiale autour de son lit d&#039;hôpital, son amour pour la vie font de son expérience, qui aurait pu être tragique, un moment de joie et d&#039;espoir.
Un coup au cœur d&#039;Emmanuelle de Boysson, éd. Calmann-Lévy, 200p., 18€   Étrange. Un conservateur de musée est pris d&#039;un malaise sur une aire d&#039;autoroute. Lorsqu&#039;il revient à lui, sa voiture et sa femme ont disparu. Il erre à leur recherche, rencontrant toute une galerie de personnages, semblable à sa collection de tableaux. Quel mystère l&#039;attend? Un texte intriguant, décalé, un peu cruel, saupoudré d&#039;humour.
La Collection de Dominique Paravel, éd. Serge Safran, 144p., 15€.   Aventure. 1911: Deux explorateurs rivaux tentent de conquérir le pôle Sud. Le Norvégien Roald Amundsen et le Britannique Robert Scott. L&#039;une des deux expéditions sera un succès tandis que l&#039;autre tournera à la catastrophe. Un double récit authentique, aussi palpitant qu&#039;un roman.
Un monde au-delà des hommes de Catherine Hermary-Vieille, éd. Albin Michel, 144p., 17,90€.   Une jeune femme maltraitée par son mari trouve un travail au diocèse de Paris, un monde auquel elle ne connaît rien. Elle doit instruire des dossiers en canonisation. Ses collègues tentent de lui donner confiance en elle et de la libérer de cette emprise. Un univers très singulier, une écriture lumineuse, un bonheur de lecture.
En vérité, Alice de Tiffany Tavernier, éd. Sabine Wespieser, 288p., 22€.   Un ancien policier tente de comprendre l&#039;affaire Dupont de Ligonnès (l&#039;homme qui a assassiné sa famille puis disparu) lorsqu&#039;il se rend compte que son voisin lui ressemble étrangement. Si le livre est fidèle aux faits de l&#039;affaire, le ton est drôle et décalé. Par l&#039;auteur de L&#039;Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea.
Comment j&#039;ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès de Romain Puértolas, éd. Albin Michel, 288p., 19,90€.   Adrienne a 19 ans lorsqu&#039;elle rencontre le célèbre photographe Man Ray au Bal Nègre dans les Années folles, puis devient sa muse et sa complice. Portrait d&#039;une époque en même temps que d&#039;une génération qui a quitté les Antilles pour tenter sa chance en Métropole.
Ady, soleil noir de Gisèle Pineau, éd. Philippe Rey / Fugues, 304p., 10,90€.   &quot;Tous les enfants, sauf un, grandissent.&quot; Le très joli texte original de J. M. Barrie est republié en version bilingue. &quot;All children, except one, grow up.&quot; Excellent pour connaître les vraies origines de Peter Pan et réviser son anglais! On trouve dans cette collection des textes russes, espagnols ou même chinois.
Peter Pan de J. M. Barrie, éd. Folio bilingue, 464p., 13,50€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les 12 livres de janvier à savourer (bien au chaud)]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Patrick Modiano: &quot;J’écris toujours dans le doute&quot;</title>
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      <pubDate>Mon, 25 Dec 2023 15:00:18 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À 78 ans, Patrick Modiano, prix Nobel de littérature 2014, poursuit de livre en livre sa quête d’un Paris perdu, puisant dans sa mémoire lointaine des scènes et des personnages qu’il déploie entre rêve et réalité. À l’image de cette Danseuse, héroïne de son dernier opus. Rencontre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps:  Le personnage central de votre dernier livre s’inspire d’une rencontre qui a marqué votre jeunesse… Patrick Modiano: J&#039;étais très jeune, 18 ans, peut-être, un âge d&#039;incertitudes, je ne savais pas ce que j&#039;allais devenir. J&#039;ai côtoyé alors ce monde de la danse et j&#039;étais très impressionné par ce que les danseurs pouvaient s&#039;imposer de rigueur, de souffrance. Cette danseuse était un exemple pour moi, une sorte de guide. J&#039;enviais sa discipline, je cherchais la mienne.  Vous l’avez trouvée, cette discipline? Patrick Modiano: J&#039;ai trouvé une discipline mais pas à ce point-là. J&#039;écris à la main, je peux écrire n&#039;importe où mais il faut que ce soit tous les jours, si je m&#039;interromps, la tentation est trop grande de tout laisser tomber. Avant, je repoussais l&#039;heure de me mettre à écrire. Aujourd&#039;hui, je cherche à m&#039;en débarrasser le plus tôt possible! Je ne peux pas écrire des heures et des heures. Au bout d&#039;un temps assez bref, peut-être deux heures, je patauge.  Le temps, l’expérience, ne vous ont-ils pas rendu l’écriture plus facile? Patrick Modiano: Dans mes premiers livres, il n&#039;y avait pas de pause, pas de blanc, pas d&#039;aération. J&#039;écrivais dans une sorte de crispation. Parfois, il me fallait trois heures pour écrire deux phrases. J&#039;écris toujours dans le doute. Il y a des moments difficiles où je me demande si je n&#039;ai pas fait fausse route. J&#039;ai envie de laisser tomber, mais je continue en me disant qu&#039;il sera toujours temps de corriger après coup. À la relecture, c&#039;est comme la danse, il faut toujours épurer. Je fais sauter beaucoup de choses. C&#039;est de la microchirurgie, je supprime des petits intervalles plus que des pages entières, parfois le début…  Rencontrez-vous parfois vos lecteurs? Patrick Modiano: À mon époque, il n&#039;y avait pas de signatures en librairie, pas de festivals de livres. Mais je réponds au courrier que je reçois. Je pense souvent au lecteur. Quand on écrit, on ne peut pas avoir une vision d&#039;ensemble, on ne se rend pas compte de ce qu&#039;on fait. C&#039;est le lecteur qui achève le travail. Comme j&#039;ai l&#039;impression d&#039;écrire toujours le même livre, je peux me répéter. C&#039;est comme des vagues, des espaces de ressassement. Le lecteur le voit, pas moi.  Ce narrateur qui hante vos livres, est-ce vraiment vous? Patrick Modiano: On est toujours prisonnier des choses que l&#039;on a vues, éprouvées, même si ensuite, les souvenirs se mélangent. À mesure que l&#039;on vieillit, les espaces de temps deviennent de plus en plus grands. Une distance de soixante ans, c&#039;est très romanesque. Ce sont des bribes discontinues qui réapparaissent, c&#039;est peu précis, lointain, onirique.  Vous avez toujours vécu entouré de femmes… Patrick Modiano: Depuis l&#039;enfance, je vis dans un univers féminin. Il n&#039;y a qu&#039;entre 11 et 17 ans que j&#039;ai fréquenté des pensionnats de garçons. C&#039;est compliqué, la psychologie féminine. Mes filles, je leur lisais des histoires lorsqu&#039;elles étaient petites mais je n&#039;ai jamais voulu les forcer à rien. Elles me lisent et je suis curieux de connaître leur avis.  Le prix Nobel a-t-il changé quelque chose? Patrick Modiano: J&#039;étais étonné, heureux, ému. Les Français qui l&#039;avaient eu avant moi étaient plutôt des maîtres à penser, de Romain Rolland à Jean-Paul Sartre. Ils exerçaient une influence sur la société. Moi, je suis un simple romancier donc je ne m&#039;y attendais pas. Mais quand je me retrouve face à ce que j&#039;écris, ça ne change rien, c&#039;est toujours aussi difficile.   Un très jeune garçon fréquente une danseuse avec laquelle il entretient une relation floue et dont il garde souvent le fils. À ses côtés, il entre dans le monde des adultes en même temps que dans celui de l&#039;écriture et de l&#039;édition. Un très joli roman d&#039;apprentissage.
La Danseuse, de Patrick Modiano, éd. Gallimard, 112 p., 16€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Patrick Modiano: &quot;J’écris toujours dans le doute&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Francesca Mantovani/ Gallimard]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Thomas Pesquet: &quot;Je suis quelqu&#039;un de normal qui a fait des choses exceptionnelles&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/thomas-pesquet-je-suis-quelqu-un-de-normal-qui-a-fait-des-choses-exceptionnelles-80572</link>
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      <pubDate>Thu, 21 Dec 2023 18:05:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre astronaute national rêve d’aller sur la Lune et publie un beau-livre de photos prises depuis la Station spatiale internationale, un livre pour enfants ainsi que son autobiographie. Rencontre avec Thomas Pesquet, un homme &quot;normal&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Notre Temps:  Pourquoi est-ce essentiel pour vous de s’adresser au grand public, y compris aux enfants? Thomas Pesquet: L&#039;ESA (Agence spatiale européenne) est un service public. Ce que nous faisons, l&#039;exploration, la recherche, le progrès, c&#039;est pour les gens. Partager notre expérience est essentiel. Et puis, quand j&#039;étais enfant, les livres étaient très importants pour moi. J&#039;allais à la bibliothèque le samedi après-midi. J&#039;aurais adoré qu&#039;on me raconte la planète vue de l&#039;espace.  Quels traits de votre caractère ont été les plus déterminants pour devenir celui que vous êtes aujourd’hui? Thomas Pesquet: Une certaine persévérance, une grande détermination. J&#039;ai voulu devenir pilote alors qu&#039;il n&#039;y en avait pas autour de moi. J&#039;ai fait du parachutisme. J&#039;ai appris des langues étrangères (il en parle six, NDLR). Je me confronte sans cesse à la difficulté. Je suis en compétition perpétuelle avec moi-même. Je veux progresser chaque jour un peu plus. Au départ, je n&#039;étais pas conscient d&#039;avoir tout cela en moi. Je n&#039;étais ni le meilleur en sport ni le meilleur en classe. C&#039;est cette course contre moi-même qui m&#039;a amené jusqu&#039;ici.  Comment relisez-vous votre parcours, de votre enfance normande à votre célébrité mondiale? Vous vous voyez comme un héros? Thomas Pesquet: Non, pas du tout! Je n&#039;ai pas l&#039;impression d&#039;avoir changé. J&#039;ai toujours les mêmes relations avec mes parents, avec mon frère. Ma famille, mes amis sont indispensables à mon équilibre. Je vis le plus souvent en Allemagne. Là-bas, on ne me reconnaît pas dans la rue. Alors j&#039;oublie le côté public et le regard des gens. Ça me surprend chaque fois que je rentre en France. Au fond, je suis quelqu&#039;un de normal qui a fait des choses exceptionnelles, c&#039;est tout.  Qu’est-ce que la conquête spatiale apporte à l’humanité? Thomas Pesquet: Énormément de choses. Déjà, dans notre quotidien, nous utilisons des technologies venues de l&#039;espace: nos téléphones, GPS, cartes météo. La technologie spatiale sert à améliorer nos voitures, nos avions. Mais, plus profondément, cette exploration nous permet peu à peu de comprendre l&#039;univers et d&#039;y trouver notre place. Alors que nous tenons le monde entier dans nos ordinateurs, l&#039;espace est plus grand que nous. Il fait rêver les gens. Et le rêve peut nous faire changer. C&#039;est parce que nous sommes allés dans l&#039;espace que nous pouvons mesurer le réchauffement climatique, prendre des photos, comparer. Les agences spatiales sont au chevet de la planète.
Lire aussi&gt; Thomat Pesquet: ses plus belles photos vues de l&#039;espace  Quel est votre souvenir le plus marquant de l’espace? Votre plus grande peur? Votre plus grande joie? Thomas Pesquet: Pendant longtemps, même si je m&#039;entraînais pour ça, je n&#039;arrivais pas à croire que je parviendrais un jour jusqu&#039;à l&#039;ISS (la Station spatiale internationale). Je crois que je maintenais le doute pour ne pas être trop déçu. Alors, voir à travers la vitre la Station se rapprocher, c&#039;était beau comme dans Star Wars!
Des frayeurs, nous en avons eu. Notamment une alerte pour un débris spatial et donc un potentiel impact! Globalement, on ne se sent pas du tout seul. Des centaines de personnes s&#039;occupent de nous, de sorte que nous avons assez peu de surprises. C&#039;est plutôt a posteriori, lorsque je regarde le fi lm en 3D de ma sortie dans l&#039;espace avec des lunettes virtuelles, que je me rends compte des 400 kilomètres de vide sous mes pieds. Sur le moment, je suis trop concentré. Et ma joie, c&#039;est qu&#039;il ne se soit jamais rien passé de négatif pour ma famille ou mes amis pendant mon absence. C&#039;est notre hantise car, là-haut, nous sommes impuissants à venir en aide à nos proches. Un collègue italien a perdu sa mère pendant sa mission… L&#039;expérience de l&#039;ISS m&#039;a donné une confiance formidable dans l&#039;humanité. C&#039;est un monde hostile rendu vivable par des gens venus des quatre coins du monde qui ne parlent pas la même langue et qui ont été capables de s&#039;unir. Dans l&#039;ISS, les équipages russes, américains, européens, japonais… ont l&#039;intelligence de s&#039;entendre.  Votre objectif aujourd’hui? Thomas Pesquet: La Lune! J&#039;ai de la chance que l&#039;ESA soit engagée sur le projet lunaire. Les missions inhabitées ont commencé. Les missions habitées devraient suivre. Nous sommes peu à pouvoir prétendre partir, disons deux Allemands, deux Italiens, un Français, alors j&#039;ai bon espoir. Sur la Lune, on trouve des roches telles qu&#039;elles étaient à l&#039;origine de la Terre. Nous pourrons aussi nous installer sur la face cachée, observer l&#039;espace, à l&#039;abri de la lumière. Ce sera la grande répétition avant d&#039;aller sur Mars, où nous pourrions apprendre tant de choses sur nous-mêmes. Pourquoi Mars a-t-elle perdu son atmosphère? Cela pourrait-il nous arriver? Je doute d&#039;aller sur Mars mais peut-être que Sophie Adenot, qui vient d&#039;être engagée par l&#039;ESA, y parviendra. À l&#039;échelle de l&#039;humanité, les soixante ans de conquête spatiale, ce n&#039;est rien du tout. Je suis convaincu que nous irons loin.  Ses grandes dates 1978 Thomas Pesquet naît le 27 février à Rouen.
2005 Après des études d&#039;ingénieur et un premier poste au Cnes (Centre national d&#039;études spatiales), il devient pilote de ligne.
2009 Il est sélectionné pour devenir l&#039;un des six Européens susceptibles de partir dans l&#039;espace.
2016 Il eff ectue sa première mission sur l&#039;ISS au départ de la Russie.
2020 Pour sa deuxième mission, il part de Floride à bord du Crew Dragon, construit par SpaceX.    Avec Ma vie sans gravité (Éd. Flammarion, 416 p., 24 €.), Thomas Pesquet revient sur le parcours d&#039;un petit Français qui a cru dans sa bonne étoile et s&#039;est donné les moyens de décrocher la lune. Dans Thomas Pesquet raconte notre planète bleue (Éd. Flammarion jeunesse, 96 p., 19,95 €.) , l&#039;astronaute partage sa passion pour notre Terre. De belles photos, un texte pédagogique et un dépliant panoramique à découvrir avec les enfants, à partir de 8 ans.   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/11/02/thomas-mesquet-stephanie-janicot.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Thomas Pesquet: &quot;Je suis quelqu&#039;un de normal qui a fait des choses exceptionnelles&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: pourquoi vous devriez lire &quot;Je te laisse dormir&quot; d&#039;Edith Bruck, témoignage de l&#039;amour malgré Alzheimer</title>
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      <pubDate>Fri, 15 Dec 2023 17:00:19 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Chaque mois, notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du Magazine de la santé sur France 5 repère pour vous un livre. Elle vous explique pourquoi &quot;Je te laisse dormir&quot;, le livre d&#039;Edith Bruck, 92 ans - qui n&#039;est pas le premier ni le dernier texte sur la maladie d&#039;Alzheimer-, ne quitte plus sa table de chevet.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je l&#039;avoue, je ne connaissais pas Edith Bruck, l&#039;auteure du superbe livre dont je vais vous parler. Aujourd&#039;hui âgée de 92 ans, elle est née dans une famille juive du nord-est de la Hongrie. En 1944, elle fut, avec toute sa famille, déportée à Auschwitz. Libérée par les alliés à Bergen-Belsen, elle n&#039;aura de cesse de témoigner de ce passé. Après un passage en Israël, elle s&#039;installe en Italie, où elle rencontre celui qui sera l&#039;homme de sa vie, Nelo Risi, poète et frère du réalisateur Dino Risi. C&#039;est la dernière année de celui-ci, atteint de la maladie d&#039;Alzheimer, qu&#039;elle raconte dans Je te laisse dormir; jour après jour, elle note la descente aux enfers de son mari.
Les mots qui ne viennent plus, l&#039;intelligence qui vacille, la mémoire qui disparaît mais aussi la violence, l&#039;agressivité, l&#039;immense chagrin dans les moments de lucidité. Elle raconte aussi l&#039;amour, forcené, qui perdure malgré tout. Et ce qui se joue dans cet appartement qu&#039;elle ne quitte quasiment jamais, secondée par Olga, émigrée elle aussi, c&#039;est la valse-hésitation entre la crainte de craquer face à tant de déchéance agressive, incessante, même la nuit, et la volonté d&#039;aimer et d&#039;être là jusqu&#039;au bout. Après sa mort, elle raconte – le deuxième texte de ce livre – sa survivance, sa détresse face au vide laissé. Elle se remémore leurs passés si différents, leur histoire commune, le don absolu d&#039;elle-même pour cet homme tant aimé jusqu&#039;à la mort. Ce n&#039;est pas, certes, le premier témoignage d&#039;une fin de vie envahie par cette maladie mais ce texte, très honnête, parfois cru, toujours rempli d&#039;amour, a une force inestimable: celle de rendre de la dignité à l&#039;homme qui la perd. Et c&#039;est bouleversant.   Je te laisse dormir, d&#039;Edith Bruck, éd. du Sous-Sol, 320 p., 22,50€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2021/11/18/marine-carrere-encausse.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: pourquoi vous devriez lire &quot;Je te laisse dormir&quot; d&#039;Edith Bruck, témoignage de l&#039;amour malgré Alzheimer]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>13 livres, jeux, BD ou coffret audio à offrir</title>
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      <pubDate>Thu, 14 Dec 2023 12:30:17 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Albums photo, jeux de société, romans incontournables d&#039;hier et d&#039;aujourd&#039;hui, BD ou coffret audio... Nos cadeaux culture à offrir aux petits et aux grands, pour découvrir, jouer et partager ensemble!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Le Roman imaginaire est une boîte de jeu. Le but de celui-ci est de répondre à 1250 questions sur la littérature (parfois vraiment difficiles) pour découvrir un livre d&#039;une valeur inestimable. Lancez-vous entre amis: le plus lettré (ou le plus chanceux) gagnera!
Le Roman imaginaire-Le Jeu (1 plateau, 650 cartes, 6 pions), éd. Gallimard, 35€.   Ce bel album consacré aux photographies de Kate Barry (décédée en 2013), My Own Space, recèle de sublimes portraits de sa mère Jane Birkin et de ses sœurs (Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon), mais aussi des clichés de mode magnifiques.
My Own Space, Kate Berry, Éd. La Martinière, 256 p., 34,90€.   À la manière des miscellanées, c&#039;est-à-dire des sujets rassemblés sans forcément de liens logiques, Phénomènes propose des planches illustrées qui nous initient à une foule de sujets passionnants sur tous les domaines scientifiques: des étoiles à la communication des arbres, en passant par la fonction des masques rituels et le comportement des foules. Une mine d&#039;informations.
Phénomènes, Éd. du Chêne, 124 planches, 35€   La Cité de la victoire est un roman en forme de légende indienne; celle d&#039;une femme dotée de pouvoirs étonnants, dont celui de vivre presque trois siècles, qui bâtit une cité, voire une civilisation à partir de graines. Comme toujours, parce qu&#039;il émancipe la femme et écorche la religion, Salman Rushdie reste sulfureux. Une sacrée épopée, dans laquelle le lecteur comprendra à la fin que l&#039;attaque qui a laissé l&#039;écrivain à moitié aveugle joue un certain rôle.
La Cité de la victoire de Salman Rushdie, Éd. Actes Sud, 336 p., 23€   Du spectaculaire Panoramique des Dômes, en Auvergne, au petit train à vapeur du lac de Rillé, en Indre-et-Loire, un voyage en images sur les 1200 kilomètres de voies ferrées touristiques de France. Des paysages à couper le souffle et des machines magnifiques, de quoi s&#039;en mettre plein les yeux, et piocher des idées de balades pas trop lointaines.
Les plus beaux trains de France, de Dominique Krauskopf, éd. Vilo, 220 p., 41€.   … Avec Les Arcanes majeurs du tarot, un coffret comprenant 22 cartes, un livret explicatif et un nouveau design pour une voyance ancestrale. À défaut de croire aux prédictions du tarot, c&#039;est une belle édition de Nina Bunjevac.
Les Arcanes majeurs du tarot Éd. Gallimard BD, 28€.   Partager avec ses petits-enfants
La réédition, à l&#039;occasion des 50 ans de sa parution, de l&#039;album du chef-d&#039;œuvre de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, illustré par Nicole Claveloux, nous replonge dans notre propre enfance. Délicieusement désuet.
Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll, Éd. Grasset, 96 p., 25€.   Une bande dessinée pour raconter les vies des habitants d&#039;une ville imaginaire (qui ressemble un peu à Paris), une concierge, un chien, un serveur… Des portraits qui nous ressemblent un peu peut-être.
Rue du Prince, d&#039;Emilie Ettori, éd. Marabulles, 144 p., 30€.   Il n&#039;y a pas que de l&#039;intrigue policière dans un roman policier, mais aussi bien des aspects de la vie quotidienne; ils sont souvent un bon miroir de la société qu&#039;ils décrivent. Ainsi en va-t-il des Maigret et des années 1950. En cuisinant, comme madame Maigret, des plats du terroir, vous voyagerez dans le temps…
Simenon et Maigret passent à table, de Courtine, coll. La Petite Vermillon, éd. de La Table ronde, 272 p., 8,90€   Dans Michel Bouquet, testament poétique, le grand comédien, disparu en 2022, nous &quot;offre un bouquet de poèmes&quot;. Il avait lui-même sélectionné ces vers d&#039;Apollinaire, Musset, Baudelaire, Hugo, Rimbaud et bien d&#039;autres immenses poètes français lus par Françoise Hardy, Fanny Ardant, Denis Podalydès… et par lui, bien sûr. Quelle réjouissance pour les oreilles!
Michel Bouquet, testament poétique, Livre audio, 2 CD, Frémeaux&amp;associés, 29,99€.   Après le succès de sa série Blackwater, voici Les Aiguilles d&#039;or, un gros roman aux allures de feuilleton de Michael McDowell: la vengeance d&#039;une famille détruite par un juge dans le New York de la fin du XIXe siècle. Impossible à lâcher…
Les Aiguilles d&#039;or, de Michael McDowell, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, 520 p., 12,90€.   Quant aux Mystères de Paris, d&#039;Eugène Sue, ils furent le feuilleton best-seller du XIXe siècle. Leur réédition en poche est un événement qui permet de les (re)découvrir.
Les Mystères de Paris, d&#039;Eugène Sue, Éd. 10/18, env. 9€ le tome.   Anne Perry, décédée en 2023, était une reine du polar anglais. Ses séries de meurtres situées à l&#039;époque victorienne ont connu un immense succès. Leur réédition avec de nouvelles couvertures est l&#039;occasion de découvrir les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt, et aussi La Fiancée de Noël (éd. 10/18, 192 p., 9,20€), un thriller glacé.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[13 livres, jeux, BD ou coffret audio à offrir]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
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      <title>Appel à témoignages: &quot;Ma matière scolaire préférée&quot;</title>
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      <pubDate>Fri, 01 Dec 2023 04:45:12 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plutôt musique ou mathématiques, histoire ou géographie, récitation ou grammaire... Quelle était la matière que vous préfèreriez à l&#039;école? Racontez-nous vos souvenirs et anecdotes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Même les cancres ont une matière préférée! Souvenez-vous de ce cours attendu avec impatience et dont les notes vous touchaient particulièrement. Probablement moins stressés par la réussite scolaire que nos enfants et petits-enfants, nous n&#039;étions tout de même pas insensibles aux &quot;images&quot; et aux prix d&#039;excellence qui pouvaient nous emplir d&#039;une plus ou moins grande fierté selon la matière. Quelle a été cette part de plaisir dans vos études? À quel point avez-vous eu une ou des enseignement(s) de prédilection?
Avez-vous attendu fébrilement de pouvoir faire tourner la mappemonde en cours de géographie? Trépigniez-vous d&#039;impatience pour avoir le droit de lire votre exposé ou réciter une fable de Jean de La Fontaine? Adoriez-vous énoncer la définition d&#039;un triangle isocèle et connaître vos tables de multiplication sur le bout des doigts? Entraîniez-vous votre accent anglais en écoutant les Beatles ou les Stones ou en récitant inlassablement vos verbes irréguliers? Ou attendiez-vous avec impatience les cours d&#039;éducation manuelle ou physique pour concocter des gâteaux ou vous adonner au volley? Chacun d&#039;entre nous a eu dans son parcours scolaire, de la maternelle à la fin du lycée, au moins une matière qui l&#039;a marqué et a laissé un souvenir très présent aujourd&#039;hui encore!
Quand et comment avez-vous découvert votre matière préférée? Était-ce à la maternelle, à l&#039;école élémentaire, au collège ou au lycée? Quel âge aviez-vous? Y pensiez-vous longtemps à l&#039;avance? Comment vous y prépariez-vous? Aviez-vous du plaisir à faire les devoirs dans cette matière? Passiez-vous beaucoup plus de temps à l&#039;étudier? Aviez-vous de meilleures notes dans cette matière que dans les autres? Etiez-vous déçu si vous n&#039;y réussissiez pas? Vos parents vous soutenaient-ils dans cette préférence? Cet intérêt particulier a-t-il été incarné par un enseignant en particulier? Cette matière a-t-elle joué un rôle particulier dans votre vie? A-t-elle eu des répercussions sur votre vie future, en suscitant par exemple une vocation ou une passion?
Si vous avez des souvenirs précis et des anecdotes liés à votre matière préférée à l&#039;école maternelle, élémentaire, collège ou encore au lycée, racontez-les-nous: certains de vos récits seront publiés dans la rubrique &quot;J&#039;y étais&quot; du magazine Notre Temps.
Comment témoigner
Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com.
Précisez vos nom, prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: &quot;Ma matière scolaire préférée&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: &quot;Où vont les larmes quand elles sèchent&quot;, la vie d’un médecin racontée par Baptiste Beaulieu</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/marina-carrere-d-encausse-la-vie-dun-medecin-generaliste-humain-tres-humain-80072</link>
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      <pubDate>Sun, 26 Nov 2023 09:00:19 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Chaque mois, notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du Magazine de la santé sur France 5 repère pour vous un livre. Celui d&#039;un confrère, le jeune médecin Baptiste Beaulieu, dont le roman &quot;Où vont les larmes quand elles sèchent&quot; est à lire absolument, tant la relation patient-médecin généraliste y est parfaitement montrée.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Humanité, écoute, empathie, soin, partage. Si ces mots résonnent en vous et font naître de l&#039;espoir, alors j&#039;ai un livre pour vous. Le livre d&#039;un médecin, Baptiste Beaulieu. Dans son dernier roman, Où vont les larmes quand elles sèchent, l&#039;auteur raconte la vie d&#039;un médecin généraliste qui, d&#039;ailleurs, lui ressemble furieusement. Il est question de salle d&#039;attente, c&#039;est là que tout commence, de consultations, de visites à domicile, parfois de nuits entières d&#039;accompagnement jusqu&#039;à la fin. Il est question d&#039;histoires, celles d&#039;hommes et de femmes, surtout de ces dernières. De leur vie, de leur souffrance et leur abnégation, et de tout ce qu&#039;elles ont à dire et à offrir.
Des portraits magnifiques, parfois drôles, souvent tristes, mais c&#039;est de la vie qu&#039;il est question. Il y a la colère aussi, celle de ce médecin parfois écœuré (le style quelquefois cru de l&#039;auteur en atteste) par l&#039;égoïsme, la solitude, la violence et le pouvoir des hommes. Et alors qu&#039;il ne parvient plus à verser des larmes, pour une histoire que je vous laisserai découvrir, on entend celles-ci couler à l&#039;intérieur de lui-même, le rendant encore un peu plus ouvert aux autres après chaque patient. Et il nous fait du bien. Il donne à penser qu&#039;en étant humain, on peut soigner les autres. Même si l&#039;on n&#039;est pas médecin. Écouter sans juger, aider, c&#039;est à la portée de tous. C&#039;est de l&#039;amour. Et c&#039;est rassurant. Et puis un livre féministe écrit par un homme, cela aussi rassure. Et fait se poser des questions. Essentielles. À lire donc absolument.   Où vont les larmes quand elles sèchent, de Baptiste Beaulieu, éd. l&#039;Iconoclaste, 288 p., 20,90€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: &quot;Où vont les larmes quand elles sèchent&quot;, la vie d’un médecin racontée par Baptiste Beaulieu]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Douze romans dans lesquels il fait bon plonger</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/douze-romans-dans-lesquels-il-fait-bon-plonger-79170</link>
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      <pubDate>Sun, 19 Nov 2023 05:50:11 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cet automne, respirez un parfum de vanille avec Gaëlle Bélem, menez l&#039;enquête en Roumanie avec Lionel Duroy, suivez un artiste et sa muse, sculptés par Jean-Baptiste Andrea. Soyez transporté par le souffle romanesque d&#039;Éric Chacour, d&#039;Égypte au Québec, et par l&#039;histoire d&#039;un berger cohabitant avec un ours racontée par Clara Arnaud. Ce sont là les pépites de la rentrée littéraire!]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/04/10/lire-des-romans-pourquoi-ca-fait-aussi-du-bien.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Douze romans dans lesquels il fait bon plonger]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>&quot;La Lettre&quot;, premier prix du concours À vos plumes 2023</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/la-lettre-premier-prix-du-concours-a-vos-plumes-2023-79895</link>
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      <pubDate>Mon, 23 Oct 2023 16:00:21 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Delâge]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le premier prix du concours littéraire À Vos Plumes!, organisé par HappyVisio en partenariat avec Notre Temps a été attribué à Nathalie Delâge dont nous publions la nouvelle &quot;La Lettre&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[HappyVisio, en partenariat avec Notre Temps proposait aux plus de 55 ans de participer gratuitement à 8 séances en visioconférence, du 10 mai au 26 juin, au cours desquelles une professionnelle, Lola Sorrenti, enseignait le difficile art de la nouvelle. Puis, ceux qui le souhaitaient pouvaient se lancer dans le grand concours de nouvelles, ouvert jusqu&#039;au 23 juillet, dont le thème, cette année, était le voyage. Un sujet de rêve qui a permis à Nathalie Delâge de remporter le premier prix grâce à sa nouvelle, &quot;La Lettre&quot;!    • &quot;La Lettre&quot; de Nathalie Delâge  Saint-Martin-le-Beau, le 15 juin 2014. Aujourd&#039;hui, j&#039;ai 18 ans. Majeure, enfin! Je suis libre: ne plus demander d&#039;autorisation, regarder l&#039;avenir et décider. Quel saut merveilleux vers l&#039;inconnu. J&#039;en ai des frissons. 
Maman m&#039;appelle: &quot;Rachel, Rachel, nous t&#039;attendons chérie, es-tu prête?
– J&#039;arrive Maman, une minute et je descends.&quot;
Un dernier regard, je réajuste ma robe, sourit à la jeune fille rousse dans le miroir. J&#039;essaie une dernière fois de discipliner ma chevelure et vérifie mon maquillage. Allez ma grande, vas affronter ta famille, c&#039;est le grand jour!
J&#039;ouvre la porte du salon, un grand JOYEUX ANNIVERSAIRE retentit dans toute la maison. Tous sont là. Maman, Papa, Amadou et Ayako sont au premier rang. Mamie et papi assis ensemble sur le canapé et mes deux meilleures amies, Christine et Alliya. Une bouffée d&#039;amour m&#039;envahit, comme je l&#039;aime cette famille Arc-En-Ciel. Mon ventre se noue, ma gorge se serre, des larmes mouillent mes yeux, ma bouche s&#039;ouvre mais je ne trouve pas les mots alors je ris, je ris et cette image si belle s&#039;imprime comme un tableau au fond de mon coeur!
Chacun m&#039;ouvre ses bras et les embrassades se multiplient, même Amadou du haut de ses 22 ans daigne sortir de son flegme habituel pour me serrer dans ses bras.
&quot;Bon, c&#039;est bien beau tout ça, mais je meurs de faim… dit papa, ému, on mange pas aujourd&#039;hui?
– Si, si, répond maman, passons à table. Rachel, entre papi et mamie, Amadou et Ayako de l&#039;autre côté, laissez les places en face de Rachel pour ses copines.&quot;
Comme à son habitude, Maman dirige les opérations pendant que Papa s&#039;installe en bout de table, en bon maître de maison. De l&#039;entrée au fromage, tout est parfait. Bien sûr, sans surprise, maman a prévu un vacherin vanille-noisette, mon gâteau préféré. Avec un grand sourire, elle le dépose devant moi orné des dix-huit bougies allumées. Tous entonnent &quot;Happy birthday to you Rachel&quot;. Je ris, prends ma respiration, gonfle mes joues et je souffle, souffle de toutes mes forces. Un tonnerre d&#039;applaudissements et de rires vient couronner mon exploit: toutes les bougies sont éteintes en une seule fois.
Christine me tend un petit paquet: &quot;c&#039;est de notre part à toutes les deux&quot;. Tous ont les yeux fixés sur moi pendant que je l&#039;ouvre. &quot;Waouh! De jolies boucles d&#039;oreilles vertes. Merci, elles sont magnifiques&quot;. Mamie me tend une enveloppe: &quot;Tu en feras ce que tu veux ma grande.&quot; j&#039;ouvre, deux billets de cinquante euros s&#039;y trouvent. &quot;Merci Mamie, merci Papi, fallait pas, vous êtes trop gentils&quot;.
Papa se lève à son tour et me tend un bel écrin fleuri. Tous se regardent, sourient, se font des clins d&#039;œil. Je sens qu&#039;il se passe quelque chose, je les regarde et l&#039;ouvre délicatement. Une enveloppe au logo de Ryanair et un pli fermé. Les rires et murmures ont fait place au silence. L&#039;instant est comme suspendu. Je ne sais lequel prendre le premier, allez l&#039;enveloppe de Ryanair. J&#039;ouvre, un billet aller-retour Dublin-Tours, j&#039;y crois pas. &quot;Oh! Maman, Papa, j&#039;en avais tellement envie, je n&#039;osais pas vous en parler, c&#039;est trop bien.&quot; Je saute de joie et vais embrasser tout le monde. Je suis si contente.
Encore tout émue, je reprends l&#039;écrin et sors la lettre. Juste mon prénom, Rachel, écrit à l&#039;encre bleue. Je la retourne: Open only when you feel ready! est inscrit le long du rabat. Je regarde Maman, je regarde Papa: &quot;Expliquez-moi? Maman s&#039;approche tendrement de moi, me prend les deux mains et me sourit: Papa et moi, nous nous sommes fait la promesse lors de ton adoption que nous te remettrions cette lettre, le jour de tes 18 ans. Elle nous a été confiée par le service d&#039;adoption Irlandais. Nous ne savons pas ce qu&#039;elle contient, nous ne l&#039;avons jamais ouverte.&quot;  Aéroport de Tours, le 22 juillet 2014. Me voici dans la salle d&#039;attente de l&#039;aéroport, mon sac à dos posé entre mes jambes. J&#039;ai passé le tapis des formalités et perdu shampoing et gel douche, réquisitionnés par les sbires à peine aimables, du tapis roulant. Pas grave, j&#039;en rachèterai à Dublin. 
Je viens de passer le mois le plus long de toute mon existence. Un mois à attendre… les résultats du bac, en premier, obtenu avec mention bien, plutôt fière la fille. Mon avis d&#039;admission pour la suite de mes études. Et surtout, aujourd&#039;hui, mon envol vers l&#039;Irlande.
Je n&#039;ai jamais pris l&#039;avion, j&#039;espère que ça va bien se passer, qu&#039;il n&#039;y aura pas de crash… Je regarde les gens autour de moi, tous attendent. Un jeune couple avec deux gamins essaie de les occuper comme ils peuvent. Ils sont plutôt mignons avec leurs cheveux tout frisés. Une femme seule pianote sur son portable. Certains parlent anglais, allemand aussi je crois et une autre langue que je n&#039;identifie pas. C&#039;est chouette, j&#039;ai déjà l&#039;impression d&#039;être loin. Je suis persuadée que personne ne se doute que je pars vers mes origines, ma lettre en poche. Elle est toujours fermée, j&#039;ai envie de l&#039;ouvrir souvent mais je veux que ce soit le bon moment et je ne le sens pas encore.
&quot;Les passagers du vol à destination de Dublin sont priés de se rendre au bureau d&#039;embarquement.&quot; Je ramasse mon sac à dos, sors mon passeport et mon billet, prend place dans la file d&#039;attente. La fébrilité ambiante est palpable. Après un temps interminable à faire le pied de grue en bas de l&#039;avion, nous avons enfin, la permission d&#039;embarquer. Je trouve mon siège, près d&#039;un hublot, super. Lorsque chacun a enfin rejoint sa place, que les hôtesses ont fermé les boxes à bagages, les secousses de l&#039;appareil en mouvement résonnent en moi. Une boule me serre le ventre.
Une hôtesse passe vérifier que les ceintures sont bien fermées: &quot;Tout va bien Mademoiselle? me demande-t-elle avec un grand sourire. C&#039;est mon premier vol, dis-je. Tout va bien se passer, ne vous inquiétez pas, me répond-elle gentiment.&quot; Je sens l&#039;avion qui prend de la vitesse, mes mains serrent les accoudoirs, et je me retrouve le souffle coupé, collée à mon fauteuil, je jette un œil dans le hublot et vois la terre s&#039;éloigner. Je ferme les yeux pour éviter le vertige. Il me semble que l&#039;avion est à nouveau à l&#039;horizontal, je rouvre les yeux, dehors une mer de coton, juste en dessous et un ciel merveilleusement bleu au-dessus.  1h50 de vol, quelques secousses, des petits frissons noyés dans l&#039;ivresse du voyage. Dublin, me voilà! Je n&#039;ai pas le temps une fois sortie de me poser plus de questions sur mes états d&#039;âme. Je dois trouver la famille chargée de m&#039;accompagner durant mon séjour. 
Arrivée dans le hall, je cherche du regard mes hôtes Irlandais. Maman les avait contactés via une association de familles d&#039;adoptants irlandaises. Le couple Murphy s&#039;était porté volontaire pour m&#039;accueillir à Dublin. Tara Murphy est travailleuse sociale et très impliquée dans l&#039;association, son mari Jim est ingénieur en informatique. Voilà à peu près tout ce que je sais d&#039;eux.
Je sais aussi qu&#039;ils sont censés être là à m&#039;attendre… mais je ne vois personne. Alors que les passagers rejoignent amis ou famille, que certains se dirigent d&#039;un pas sûr vers les bus arrêtés devant le terminal, je commence à m&#039;inquiéter sérieusement. Je pose mon sac à terre et balaie le hall du regard quand je vois une femme arriver en courant:
&quot;Are you Rachel? Me dit-elle tout essoufflée, Sorry, very sorry! I&#039;m Tara Murphy. Trafic voiture difficile. Vous comprenez moi?
- Oui, ok, it doesn&#039;t matter. Je lui réponds avec mon horrible accent.
– Welcome in Ireland, bienvenue Rachel.&quot;
Je la suis jusqu&#039;à sa voiture, des routes, des immeubles, des panneaux de signalisation se succèdent, rien de nouveau, juste, un peu désorientée par la conduite à gauche. Le voyage n&#039;était pas long pourtant la fatigue m&#039;envahit, j&#039;ai hâte de me retrouver seule avec mes émotions.
L&#039;appartement est chaleureux, Tara me présente son mari Jim et son fils Steve de 20 ans. Tous deux me paraissent sympathiques. Après avoir déposé mes affaires dans la chambre, je les rejoins dans le séjour, ou des pizzas maison nous attendent. Steve me met tout de suite à l&#039;aise avec son français plus que correct, il me parle de ses études aux beaux-arts, de son envie de les poursuivre en France, à Paris sur la trace des impressionnistes. J&#039;aime son enthousiasme, son rire, il est plutôt pas mal d&#039;ailleurs, plutôt beau gosse! Rebecca et Jim, nous laissent discuter ensemble après m&#039;avoir signifié que nous parlerions organisation le lendemain.
Après des heures de discussions, je regagne ma chambre, étourdie et heureuse. En prenant mes affaires de toilettes, je vois la lettre dans mon sac. Je la prends rêveuse, la regarde, non, il n&#039;est pas encore temps. 
Mes premières heures irlandaises sont prometteuses, je me sens un peu de retour vers mes racines, c&#039;est étrange.  Dublin, le 23 juillet 2014. Ce matin, Steve me propose de me faire visiter Dublin. C&#039;est avec plaisir que j&#039;acquiesce et vais chercher mon sac.
&quot;I&#039;m ready, luis dis-je plein d&#039;entrain.
- Fais attention à ton sac, nos pickpockets sont très doués. Aux feux rouges, ils repèrent facilement les touristes et profitent de la foule, pour subtiliser portefeuilles et autres.
– Ok merci, Steve, attends-moi deux minutes alors, je reviens. J&#039;échange mon sac par une pochette que je mets en bandoulière sous ma veste.
– C&#039;est bon, je suis prête. Let&#039;s go!&quot;
Alors que nous nous dirigeons vers une station de bus, je demande à Steve notre destination. 
&quot;Devine, me dit-il, un indice, l&#039;Irlande et elle ne font qu&#039;un!
– La pluie? Je réponds en souriant.
– Mais non, regarde, il fait beau aujourd&#039;hui. Allez, je te dis, elle est à l&#039;Irlande ce que votre vin est à la France.
– Ahhh! La Guiness?
– Yes! Je t&#039;emmène au musée d&#039;Arthur Guiness, tu dois tout savoir d&#039;elle avant de la goûter.&quot;
Nous voici devant cet immense monument, haut de sept étages. Un véritable temple dédié à la bière brune! La visite est éreintante mais passionnante, pendant trois heures nous parcourons les étages. Alambics, fûts de bière, chaudière en cuivre phénoménale se succèdent avec des bornes interactives. Je suis sous le charme mais le clou de cette expo pour moi, c&#039;est la dégustation à l&#039;aveugle qui nous est proposée. Imaginez-vous dans une pièce sans aucune lumière avec un petit verre de Guiness. Portez-le délicatement à votre bouche. Aspirez une lampée de Guiness sans l&#039;avaler. Rincez-vous la bouche avec et finissez par l&#039;avaler en faisant claquer votre langue sur votre palais. Ressentez ces arômes vous envahir… Que du bonheur! Pour terminer nous allons au dernier étage profiter de la vue sur Dublin et d&#039;une pinte de Guiness qui nous est offerte. Merveilleux!
Nous reprenons le bus et découvrons le centre-ville. Je n&#039;ai pas de mots pour décrire la gaieté de ces rues avec les pubs colorés, la profusion de fleurs aux fenêtres et la musique Irlandaise qui résonne dans chaque rue. Ce pays respire la joie, je comprends la gentillesse de ses habitants. Qu&#039;il doit y faire bon vivre!
Après une journée pleine d&#039;émotion, nous rentrons chez Steve où ses parents nous attendent pour la soirée.  Dublin, le 24 juillet 2014. Ce matin, je me réveille avec l&#039;envie de savoir. Hier soir, Tara m&#039;a parlé du scandale des adoptions forcées, en Irlande et en Angleterre. D&#039;après les archives, je serais née dans un de ces établissements juste avant que l&#039;affaire ne soit rendue publique. D&#039;après elle, je serais une rescapée, sauvée in extremis, un vrai miracle. Des centaines de bébés morts ont été retrouvés enterrés dans les jardins. L&#039;établissement, bien que fermé, existe toujours, c&#039;est devenu un lieu de commémoration. Tara m&#039;a raconté qu&#039;aujourd&#039;hui encore beaucoup d&#039;Irlandais supportent la honte de ce scandale.
Je décide de me rendre sur place. Steve propose de m&#039;accompagner, mais je refuse. Je veux être seule face à mes origines. Me voici devant l&#039;ancien couvent de la Madeleine, appelé aussi &quot;Blanchisserie de la Madeleine&quot; De 1922 à septembre 1996, 10 000 femmes, adolescentes pour la plupart, y furent accueillies. Je découvre un immense bâtiment gris, austère, tout en longueur. Une multitude de petites fenêtres forment cette façade. Une plaque commémorative est scellée sur le mur du jardin devant. Des fleurs sont posées ça et là.
Envahie par de multiples émotions, je me sens perdue. L&#039;angoisse me serre le coeur, que s&#039;est-il passé pour que j&#039;échappe à cela? Dans ma poche, la lettre est là toujours fermée. Je la prends, la regarde, la triture et la retourne d&#039;une main à l&#039;autre. Est-ce que je l&#039;ouvre?
Open only when you feel ready!
Suis-je prête? Non, pas encore, pas ici, pas comme ça!
Je demeure un moment à contempler ce jardin et ce bâtiment où je suis née. Ma tête bouillonne de questions sans réponse. Combien de temps suis-je restée là avant de décider de rentrer?
Steve m&#039;accueille, ressentant mon trouble il me propose d&#039;être mon guide pour une soirée festive irlandaise. J&#039;acquiesce avec joie. J&#039;ai besoin de rire et d&#039;oublier.  Galway, le 28 juillet 2014. Aujourd&#039;hui départ pour le Connemara, région à l&#039;ouest de l&#039;Irlande. Tara et Jim ont téléphoné à des amis de Galway, pour voir s&#039;ils pouvaient nous héberger. 
&quot;Ville incontournable pour un tourisme réussi, d&#039;après Jim&quot;.
Nous voici, Steve et moi dans l&#039;autocar pour Galway. Il a insisté pour m&#039;accompagner prétextant que mon Anglais académique ne me servirait à rien parmi ces Irlandais de souche. Je crois aussi qu&#039;il m&#039;aime bien et je l&#039;apprécie aussi. 
Galway! Une explosion Irlandaise de chaleur humaine, de musique et de Guiness. Heureusement que Steve est là, ils ont un accent à couper au couteau: l&#039;IrishEnglish. Les rues sont envahies de musiciens de toutes sortes, jeunes et vieux avec de sublimes instruments ou de simples seaux en fer. Tout est musique et joie, tout donne envie de rire et de danser. Paraît-il que les chants ne racontent que des histoires tristes de marins et de femmes attendant en vain le retour de leurs hommes. Incroyable!
Nous rentrons dans un pub boire une bière, non une Guiness bien sûr! L&#039;ambiance est festive, bruyante, tout le monde se parle et se sourit. Un violoniste assis dans un coin commence à jouer quelques accords, bientôt un autre le rejoint puis un troisième, un guitariste se joint à eux sortant de nulle part ou plutôt entrant dans le pub. Suivi d&#039;une accordéoniste, avec un tout petit instrument, puis un autre. Une flûte traversière est aussi sortie. Il y a maintenant une dizaine de musiciens et musiciennes assis ensemble dans ce coin de pub célébrant la vie en harmonie.
Mon coeur est près d&#039;exploser. Ce pays c&#039;est l&#039;Irlande, c&#039;est mon pays, mon origine. La lettre, ma lettre est là dans mon sac. Il est temps je crois!
Je dis à Steve que j&#039;ai besoin de m&#039;isoler, que je vais faire un tour et que je reviens. Non, je ne veux pas qu&#039;il m&#039;accompagne, qu&#039;il ne s&#039;inquiète pas. Je reviens.
Je rejoins le bord du canal et m&#039;assieds sur un banc. 
Elle est là entre mes mains.
Open only when you feel ready!
Maintenant:  Dublin, 15/06/96 Dublin, 15/06/96
Mon enfant, mon bébé, mon tout petit,
Aujourd&#039;hui, tu es venue au monde.
On m&#039;a proposé de t&#039;écrire, pour te laisser une trace… pour m&#039;expliquer.
Pour te dire d&#039;où tu viens.
Cela fait 9 mois que tu grandis en moi et que je sais que ce jour arrivera.
Même si je m&#039;y suis préparée, mon cœur saigne d&#039;y être arrivée.
Je t&#039;aime depuis le jour où j&#039;ai su que tu étais là en moi.
Comment te dire pour que tu comprennes?
J&#039;ai 18 ans et je n&#039;ai rien à t&#039;offrir, ni maison, ni père, ni foyer. 
Mes parents m&#039;ont mis à la porte lorsqu&#039;ils ont appris ma grossesse. Ils avaient honte, m&#039;ont traitée de tous les noms. Je n&#039;étais plus leur fille, ils ne voulaient plus me voir. J&#039;ai trouvé refuge dans une maison &quot;mère-enfant&quot; à Dublin. Après avoir beaucoup discuté et pleuré, j&#039;ai pris la décision de te confier à une vraie famille.
J&#039;ai su que le couple habitait en France qu&#039;il ne pouvait pas avoir d&#039;enfant et avait déjà adopté.
Essaie de comprendre, je ne t&#039;abandonne pas, je veux juste le meilleur pour toi et je sais que ce n&#039;est pas moi.
J&#039;ai choisi de t&#039;appeler Rachel, c&#039;est le prénom de ma grand-mère, une femme bonne et courageuse. J&#039;ai demandé que ton prénom ne soit pas changé.
Je ne sais pas si ce sera le cas.
Si tu lis ces mots c&#039;est que tu as eu 18 ans. L&#039;âge de connaître tes origines.
Comme je te l&#039;ai dit, tu es née à Dublin, mais moi je venais de Galway.
Je m&#039;appelle Rebecca O&#039;Connor, j&#039;ai 18 ans et je te perds mon bébé. J&#039;espère que ta vie sera belle et ta famille aimante.
N&#039;oublie pas cette famille est le meilleur cadeau que je te fais.
Aurais-je le courage de vivre sans toi?
Avec tout mon amour éternel, mon si joli bébé.
Je ne t&#039;oublierai pas!
Rebecca
Dublin, le 31 juillet 2014.
Rebecca O&#039;Connor
14/05/1978-30/06/1996
Rebecca O&#039;Connor, je t&#039;ai trouvé après toutes ces années. J&#039;aurais aimé t&#039;appeler maman. Je veux juste te dire merci, merci pour la famille que tu m&#039;as donnée, merci pour la vie que tu m&#039;as offerte.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[&quot;La Lettre&quot;, premier prix du concours À vos plumes 2023]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Onze romans que vous ne lâcherez pas</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/onze-romans-que-vous-ne-lacherez-pas-76971</link>
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      <pubDate>Wed, 18 Oct 2023 05:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Florence Monteil,Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Si un monde où la transparence règne vous intrigue, misez sur le roman de Lilia Hassaine. Plus classique, le voyage en Italie est revisité par Laurent Binet et Léonor de Récondo. D’autres découvertes vous attendent dont un polar sur une île scandinave et l’impressionnant roman d&#039;Alice Renard sur une ado différente...]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Onze romans que vous ne lâcherez pas]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Acheter un livre sur internet: ça vous coûte désormais plus cher</title>
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      <pubDate>Wed, 11 Oct 2023 16:28:40 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Amazon, Fnac... Vous passez parfois par les géants du web pour commander des livres? Depuis le 7 octobre, vous devrez payer un supplément pour la livraison en dessous d&#039;une certaine somme. Explications.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La librairie la plus proche n&#039;est pas toujours ouverte aux horaires qui vous conviennent et cela vous arrive de commander des livres sur Internet? C&#039;est tentant, assez pratique et souvent assez rapide même si rien ne remplace le charme d&#039;une librairie ni les conseils d&#039;un vendeur. Si jusqu&#039;à présent, les frais de port n&#039;étaient pas majorés, cela vient de changer dans le cadre de la Loi Darcos. Depuis le 7 octobre, si vous achetez un ouvrage sur un site de commence en ligne (Amazon, Fnac...) vous devrez payer 3€ pour toute commande  inférieure à 35€, dès lors qu&#039;elle comporte un livre neuf. Les commandes en ligne de livres dépassant cette somme ne sont pas concernées ni les livres d&#039;occasion.
Idem si vous commandez en ligne, mais que vous allez retirer le colis en magasin, vous n&#039;aurez pas à régler ces 3€.
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Pourquoi cette hausse à l&#039;heure où le pouvoir d&#039;achat se restreint pour les consommateurs? Pour rétablir une certaine équité vis-à-vis des libraires indépendants. Depuis 2014, les vendeurs de livres en ligne profitaient d&#039;une faille dans la législation française qui déclarait que la livraison ne pouvait pas être gratuite sans pour autant fixer de montant minimum. Et voilà comment Amazon facturait l&#039;envoi des ouvrages à … 1 centime d&#039;euro symbolique. Le géant américain plaidait pour des frais de livraisons à 1,49€ pour un livre de moins de 500g, de leur côté, les libraires soutenaient que le prix minimum soit fixé à 4,50€ minimum. L&#039;Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) avait suggéré le tarif minimum de 3€ et donc celui-ci qui a été retenu. 
Et vous, où achetez-vous vos livres? Chez un libraire systématiquement? Parfois en ligne? Cela dépend des fois? Témoignez  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Acheter un livre sur internet: ça vous coûte désormais plus cher]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Quiz expressions régionales: êtes-vous incollable?</title>
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      <pubDate>Tue, 14 Nov 2017 16:24:56 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Si le français est notre langue commune, chaque région ou presque a des expressions qui lui sont propres. Les connaissez-vous toutes? Embarquez pour un tour de France linguistique en dix questions.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quiz expressions régionales: êtes-vous incollable?  Lire aussi&gt;La liste des départements français  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/07/07/regions.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz expressions régionales: êtes-vous incollable?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi &quot;Héloïse ou la vie au sérail&quot; d&#039;Elisa Sebbel est une saga historique qui se dévore</title>
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      <pubDate>Thu, 28 Sep 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Certains diront, avec un peu de condescendance, que le roman d&#039;Elisa Sebbel est un &quot;roman pour filles&quot;. Et bien les &quot;romans pour filles&quot;, Marina Carrère d&#039;Encausse, adore ça! La journaliste et médecin du Magazine de la Santé a été bluffée par les aventures d&#039;Héloïse, vivandière de l&#039;armée napoléonienne parachutée dans un harem.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Certains diront que c&#039;est un &quot;roman pour filles&quot;. Si ce terme, parfois un peu condescendant vis-à-vis de la gent féminine, veut dire qu&#039;il s&#039;agit d&#039;un livre pour celles qui aiment rêver, vibrer, être émues, avoir peur, se prendre d&#039;affection pour les personnages, alors oui, c&#039;est un roman pour filles et j&#039;adore cela. Mais j&#039;incite aussi tous les garçons à partager ces heures de lecture intense qui vous feront découvrir, de surcroît, une page d&#039;Histoire. L&#039;histoire justement: elle se passe en 1810. L&#039;héroïne: Héloïse, vivandière de l&#039;armée napoléonienne. Jeune veuve, elle fuit avec ses compagnons, dont son amoureux, Louis, l&#039;île de Cabrera, dans les Baléares. Leur bateau s&#039;échoue sur les côtes d&#039;Afrique du Nord. Tandis que les hommes attendent de voir leur avenir décidé par le vice-consul français, Héloïse se retrouve enfermée dans le harem du dey d&#039;Alger. Son avenir: devenir une concubine.
Comment cette femme, libre, moderne, va-t-elle survivre dans un lieu d&#039;enfermement? Amoureuse de Louis, comment acceptera-t-elle de devoir se plier au désir du sultan dont elle va porter l&#039;enfant? Et comment partagera-t-elle le quotidien de ces femmes, dont le seul et même but, les conduisant à de folles jalousies, est d&#039;être choisie par cet homme? Les droits bafoués des femmes, la vie dans les harems, les rivalités mais aussi les fortes amitiés, la quête incessante de liberté, voilà les thèmes forts de l&#039;auteure qui a fait, de plus, un vrai travail de documentation historique. C&#039;est passionnant, envoûtant… Heureusement, le tome suivant est annoncé pour 2024. Et croyez-moi, je le lirai le jour de sa sortie.   Héloïse: les fleurs du sérail, tome I, d&#039;Elisa Sebbel, éd. Jeanne et Juliette, 288 p., 16,90€  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: Pourquoi &quot;Héloïse ou la vie au sérail&quot; d&#039;Elisa Sebbel est une saga historique qui se dévore]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Livres: deux biographies passionnantes</title>
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      <pubDate>Sat, 23 Sep 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Deux biographies mettent en lumière un couple d&#039;octogénaires unis dans la mort et Rose Vailland, une conservatrice de musée et résistante qui a sauvé des milliers de tableaux et d&#039;oeuvres d&#039;art des appétits nazis entre 1939 et 1945. Des destinées romanesques.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ En 2013, Georgette et Bernard Cazes, deux octogénaires, se donnaient la mort dans une suite du palace parisien Le Lutetia, revendiquant ainsi leur liberté à mourir avant que la maladie ou le handicap ne les précipitent dans l&#039;abîme. De cette histoire, Émilie Frèche construit un roman aussi passionnant qu&#039;émouvant. Éléonore apprend par la police que ses parents, Ezra et Maud, se sont donné la mort et l&#039;on déroule alors le fil d&#039;une histoire familiale fort singulière. Un couple fusionnel et égoïste. Jusque dans la mort!
Les Amants du Lutetia, Émilie Frèche, 368 p., Albin Michel, 21,90€.   Salariée du musée du Jeu de Paume, durant la Seconde Guerre mondiale, elle semblait se fondre dans le décor. Pourtant Rose Valland, sans que l&#039;ennemi se souciât d&#039;elle, consignait méthodiquement les vols et pillages d&#039;oeuvres d&#039;art qui transitaient par le musée. Une précision qui permit que 60 000 trésors soient retrouvés au sortir de la guerre, et rendus à leurs propriétaires ou ayants droit. La discrète Rose meurt en 1980, à 81 ans, sans laisser de trace. Ce texte vient lui rendre quelques honneurs et une belle lumière.
Rose Valland, l&#039;espionne à l&#039;oeuvre, Jennifer Lesieur, Robert Laffont, 236 p., 19,50€.   Retrouvez-nous en kiosque  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Livres: deux biographies passionnantes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Participez à notre Master classe d&#039;écriture avec Agnès Ledig</title>
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      <pubDate>Fri, 22 Sep 2023 17:55:02 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le magazine Notre Temps vous propose deux ateliers d&#039;écriture avec la romancière Agnès Ledig.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Nous avons tous un arbre dans notre coeur. Compagnon, confident, source d&#039;équilibre ou d&#039;enracinement, cet arbre guide notre regard intérieur ou notre manière d&#039;être au monde. Avec Agnès Ledig, elle-même inspirée par la nature, prenez la plume pour vous raconter ou raconter un moment important de votre vie à travers la relation que vous avez eue avec un arbre en particulier.
Avec pédagogie, Agnès Ledig vous conduira en vous livrant les clés de son écriture et votre récit prendra forme. 
La master classe se déroule en deux temps.
Le lundi 16 octobre 2023, de 18h30 à 20h, Agnès Ledig vous donnera les clés pour écrire la lettre la plus juste et répondra à toutes vos questions. Vous disposerez de 8 jours pour écrire votre texte.
Le lundi 30 octobre 2023 de 18h30 à 20h, Agnès Ledig lira et commentera une sélection de lettres que vous lui aurez envoyées et donnera des conseils d&#039;écritures personnalisés.
Vous recevrez en cadeau un livre regroupant les conseils d&#039;écriture, un texte inédit d&#039;Agnès Ledig sur le sujet, votre texte ainsi que ceux des autres participants.
Inscrivez-vous dès maintenant  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Participez à notre Master classe d&#039;écriture avec Agnès Ledig]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Pascal Ito]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Littérature: 5 classiques qui racontent l&#039;Amérique</title>
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      <pubDate>Fri, 07 May 2021 14:54:25 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Du nord au sud des États-Unis, l&#039;histoire de l&#039;Amérique se lit aussi dans sa littérature. Zoom sur cinq romans cultes, de Louisa May Alcott à Harper Lee en passant par Upton Sinclair et John Steinbeck.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Depuis la naissance des États-Unis d&#039;Amérique, les écrivains américains racontent leur Histoire et en auscultent les failles. Pour le lecteur français, c&#039;est un continent immense à découvrir et une vie n&#039;y suffit pas! Parmi les auteurs qui ont marqué la littérature, voici 5 pépites à découvrir ou à relire. N&#039;hésitez pas à enrichir ce choix, ajoutez vos propositions en fin d&#039;article!  &quot;Les Quatre filles du Docteur March&quot;, de Louisa May Alcott ou la vie d&#039;une famille pendant la guerre de Sécession   Une petite ville du Massachussetts pendant les années de guerre civile. Parmi les habitants, Quatre sœurs enchantent l’enfance de nombreux lecteurs depuis des décennies. Un exploit pour l&#039;ouvrage de Louisa May Alcott (1832-1888), publié au XIXe, trois ans après la fin de la guerre de Sécession qui oppose sudistes et nordistes entre 1861 et 1865. Dans Les Quatre filles du Docteur March, le quatuor de sœurs se compose d’une fille un peu conformiste Meg, de la délicate Beth, de la superficielle mais attachante Amy et surtout de l’intrépide Jo, le &quot;garçon manqué&quot; de la bande, jamais à court d’idées ou de remarques bien senties! Une fille géniale capable de dire: &quot;Je déteste l’idée de devoir grandir et devenir mademoiselle March, et de porter des robes longues et d’avoir l’air aussi guindée qu’une reine-marguerite!&quot;. Alors que le père part à la guerre dans les rangs des nordistes, nous suivons les destinées de cette famille modeste d&#039;une Amérique très puritaine. Le livre écrit en 1868 parle déjà de l’émancipation féminine!
Les Quatre filles du Docteur March, nouvelle traduction de Janique Jouin-de Laurens, Gallmeister, Totem   &quot;Pionniers&quot; et &quot;Mon Antonia&quot;, de Willa Cather ou la Pastorale du Nouveau-Monde   William Faulkner considérait Willa Cather (1876-1947) comme l’égale de John Dos Passos, Thomas Mann, Ernest Hemingway... et lui-même! Hélas, si les Français connaissent Édith Wharton, Carson McCullers ou Margaret Mitchell, ils ignorent souvent Willa Cather, auteure d’un abord pourtant immédiat, à l’écriture sensible et profonde.
Écrit en 1913, Pionniers nous emmène dans son Nebraska natal, à Hanover au temps des premiers pionniers. Parmi eux, la jeune Alexandra Bergson et ses frères. Tous luttent pour vivre sur cette terre plus qu&#039;ingrate. Cette modeste héroïne du Far West travaille d’arrache-pied et transforme la ferme en deux décennies. La ténacité des défricheurs sera de nouveau le sujet d’un second roman élégiaque publié en 1918, Mon Antonia. Une grande dame de la littérature américaine à la prose délicate et poétique à découvrir.
Mon Antonia , traduit par Robert Ruard, Rivages poche ; Pionniers , traduit par Marc Chénetier, Folio.  &quot;La Jungle&quot;, d’Upton Sinclair, le roman qui a changé la loi   La Jungle, du journaliste et écrivain Upton Sinclair (1878-1968) est édité en 1906 après une première parution en feuilleton dans un quotidien socialiste. Le scandale est immédiat en raison du réalisme de ce qui est qualifié de roman. Pourtant, le brûlot de Sinclair ne parle que du réel, comme Zola en son temps avec les Rougon-Macquart.
Sinclair relate avec force détails la vie poignante et jusqu’ici cachée des immigrés d’Europe de l’Est travaillant dans les abattoirs de Chicago, alors à la pointe du productivisme. Hygiène déplorable, conditions de vie inhumaines des ouvriers, maltraitance animale, tout existe déjà… Ce coup de poing littéraire parfaitement documenté secoue l’Amérique en pleine modernisation. Il obligera le président Roosevelt à faire voter, après enquête, des lois sur les conditions de travail et une grande loi de protection des consommateurs. Dix ans plus tard, Sinclair récidive avec un autre classique, Pétrole!, immense fresque sur les fondateurs de l’industrie pétrolière. Deux grands romans sur la naissance de l’Amérique industrielle.
La Jungle , traduit par Anne Jayez et Gérard Dallez, Livre de Poche.  Les Raisins de la colère, de John Steinbeck ou l&#039;Amérique de la Grande Dépression   Krach boursier, chute des prix agricoles et misère noire. Dans l’Amérique de la Grande Dépression de 1929 et des mauvaises récoltes, tous les laissés-pour-compte ont pour nom Tom Joad, chef d’une famille de métayers de l’Oklahoma chassée de ses terres. À travers cette famille, John Steinbeck (1902-1968) raconte l&#039;histoire des 3 millions de paysans américains broyés par la crise et devenus des migrants à la recherche d&#039;un travail journalier. Alors que les tempêtes de poussière se succèdent et laminent la terre, la famille Joad ruinée par la chute des prix agricoles est incapable de payer ses dettes. Elle part sur la route 66, vers l’eldorado: la Californie. Les &quot;Okies&quot; (migrants d’Oklahoma) se retrouvent parqués dans des masures, trimant pour des salaires journaliers de misère. Un déchirant parcours raconté avec empathie et rage par John Steinbeck en 1939 et une tragédie américaine documentée par la grande photographe Dorothea Lange.
Les Raisins de la colère , traduction par  Maurice-Edgar Coindreau et Marcel Duhamel, Folio.  Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d&#039;Harper Lee ou le temps de la ségrégation raciale   Maycomb, Alabama, années 1930. Dans ce petit village du sud des États-Unis sur le déclin, &quot;où on ne se pressait pas, car on n&#039;avait nulle part où aller&quot;, Atticus Finch, un avocat idéaliste prend la défense de Tom Robinson, un homme noir injustement accusé du viol d’une femme blanche. Ce veuf élève ses enfants, Jean Louise dite Scout -la narratrice- et Jeremy, aidé d&#039;une gouvernante noire. 
Décryptage des rapports de classes, des inégalités entre communautés, ode au courage individuel et collectif, éveil à l’injustice... Ce plaidoyer pour la tolérance vu par les yeux d&#039;une enfant fut dès sa parution en 1960 un immense succès aux États-Unis alors que la lutte pour les droits civiques s&#039;engage. Un classique étudié dans les collèges et lycées qui vaudra à la jeune Harper Lee de prestigieuses distinctions dont le Pulitzer en 1961... et une longue panne d&#039;inspiration. 
Ne tirez pas sur l&#039;oiseau moqueur , traduit par Isabelle Stoïanov, Livre de Poche
Et vous, quels romanciers américains vous ont marqué? Lecture de jeunesse ou découverte récente, dites-nous quels sont vos coups de cœur, passés ou immédiats dans les commentaires.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Littérature: 5 classiques qui racontent l&#039;Amérique]]></media:title>
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      <item>
      <title>Rentrée littéraire: 12 nouveautés à dévorer</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/rentree-litteraire-12-nouveautes-a-devorer-75672</link>
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      <pubDate>Sun, 10 Sep 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Chaque année en septembre, de belles nouveautés vous attendent chez les libraires. Sorj Chalandon, Philippe Delerm, Danièle Laufer, François Bégaudeau, Emily ST. John Mandel, Akira Mizubayashi et quelques autres écrivains vont illuminer vos soirées.]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Rentrée littéraire: 12 nouveautés à dévorer]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <item>
      <title>Romans: nos 12 livres préférés en octobre</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/romans-nos-12-bouquins-preferes-du-mois-d-octobre-36720</link>
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      <pubDate>Tue, 02 Nov 2021 11:49:13 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une enquête hilarante sur fond d&#039;escroquerie, des sketchs signés du duo Poiret-Serrault, quatre écrivaines qui nous font voyager... Notre sélection.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Coup de coeur: Bienvenue en absurdie Tugdual Laugier, un jeune homme, naïf et imbu de lui-même, est engagé à un très haut salaire par une entreprise mystérieuse. Alors qu&#039;il y est livré à lui-même, sans aucune tâche à accomplir, il tente de s&#039;accoutumer à sa situation en répétant à qui veut l&#039;entendre:&quot; ça bosse, ça bosse, chez Laugier&quot;. Que cache ce vide? Un jour, son supérieur lui commande enfin un rapport sur l&#039;implantation commerciale de la Chine en France. Le zélé salarié compte bien se surpasser. Mais à quoi ce rapport peut-il servir? C&#039;est aussi ce que va se demander la police chargée de l&#039;affaire. Le lecteur entre alors dans une enquête ubuesque, menée par des policiers complètement dépassés par leurs découvertes. À pleurer de rire! Ce premier roman, écrit par un jeune avocat, est follement original, loufoque, et servi par une écriture éblouissante qui nous offre une magnifique satire de notre monde moderne.Le rapport chinois de Pierre Darkanian, éd. Anne Carrière, 304 p., 19 €
  En direct des librairies: Indémodable Baudelaire Le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire a vu fleurir bien des ouvrages. Comme l&#039;excellent Baudelaire et Jeanne, l&#039;amour fou de Brigitte Kernel (éd. L&#039;Archipel).
  La muse ténébreuse de Baudelaire En cette rentrée, c&#039;est le Martiniquais Raphaël Confiant qui s&#039;intéresse à la mythique maîtresse Jeanne Duval, venue elle aussi des Caraïbes ( La muse ténébreuse de Charles Baudelaire , éd. Mercure de France). Enfin, une édition non censurée des Fleurs du mal, telle que désirée par le poète, est publiée par son éditeur historique, Calmann-Lévy. Un bel objet de collection.
   Ça fait du bien: Le tandem Poiret-Serrault &quot;Nous avons une vue commune de la façon dont il faut faire rire&quot; disaient-ils. Voici réunis les sketchs de Jean Poiret et Michel Serrault, depuis leur premier duo en 1953 avec &quot;Jerry Scott, vedette internationale&quot;. Vous y retrouverez le célèbre permis de conduire des orchestres, et bien d&#039;autres pépites. Un rire fin qui fait vraiment du bien! Le livre est préfacé par leurs enfants respectifs, Nathalie Serrault, Sylvie et Nicolas Poiret.Les sketchs de Michel Serrault et Jean Poiret , Calmann-Levy, 350 pages, 19,50 €
  Seule en sa demeure de Cécile Coulon Mariée à un jeune veuf, Aimée arrive, toute timide, dans une belle demeure qui semble l&#039;écraser de son terrible secret. L&#039;arrivée d&#039;une étrangère venue lui donner des cours de flûte va enfin sortir Aimée de sa torpeur. Une belle ambiance à la Daphné du Maurier pour un roman qui se dévore.Seule en sa demeure de Cécile Coulon, éd. L&#039;Iconoclaste, 336 p., 19 €.
  La définition du bonheur de Catherine Cusset Deux femmes, deux trajectoires que rien ne semble lier, et pourtant… À travers ces deux destins, Catherine Cusset évoque ce qui fait la femme d&#039;aujourd&#039;hui: sa relation à l&#039;homme, à la maternité, au travail, au monde en général, au bonheur en particulier. Un roman très actuel qui ne peut que nous toucher.La définition du bonheur de Catherine Cusset , éd. Gallimard, 352 p., 20 €.
  Le rire des déesses d&#039;Ananda Devi Dans un bas quartier d&#039;une grande ville indienne, au milieu des prostituées, une petite fille tente de grandir. Elle s&#039;est auto-nommée, Chinti, qui signifie Fourmi. Dotée d&#039;une grâce et d&#039;une intelligence exceptionnelle, Chinti attise le désir d&#039;un gourou qui veut la faire passer pour une déesse… Une écriture imagée, évocatrice, extrêmement dépaysante.Le rire des déesses d&#039;Ananda Devi , éd. Grasset, 236 p., 20 €
  Femme du ciel et des tempêtes de Wilfried N&#039;Sondé Un vieux chaman de Sibérie, dont la terre est menacée par l&#039;exploitation de gaz, trouve dans la glace la sépulture d&#039;une reine africaine de 10000 ans. Et si cette découverte, en bousculant tous nos savoirs, pouvait sauver le pays? Une magnifique galerie de personnages vient se pencher sur l&#039;étonnant squelette et nous entraîne dans une folle histoire.Femme du ciel et des tempêtes de Wilfried N&#039;Sondé, Actes Sud, 272 pages, 20 €
   L&#039;auteur du mois: Maryse Condé  Parole d&#039;Outre-mer. À quatre-vingt-sept ans, la romancière guadeloupéenne, Maryse Condé vient de recevoir le prestigieux prix mondial de la Fondation Cino-del-Duca, surnommé,&quot; antichambre du Nobel&quot;. Simultanément paraît son roman L&#039;évangile du nouveau monde, l&#039;histoire d&#039;un petit Pascal né dans une cabane de jardin d&#039;une mère adolescente et célibataire. Tour à tour abandonné, recueilli, retrouvé, Pascal fait des miracles, réunit des disciples et part à la recherche de son père qui a une mission à lui confier... Cet évangile moderne, revisité à la mode créole, est un vrai bonheur.L&#039;évangile du nouveau monde de Maryse Condé, éd. Buchet-Chastel, 280 p., 20 €
   Et côté poches?  Comme un empire dans un empire d&#039;Alice Zeniter La rencontre improbable entre une hackeuse de banlieue, spécialiste du monde du dedans (internet) et un idéaliste breton, déçu par la politique, pourrait-elle allumer l&#039;étincelle dont le monde a besoin? Un roman dense, actuel, ambitieux.Comme un empire dans un empire d&#039;Alice Zeniter, éd. J&#039;ai lu, 448 p., 10,50 €.
   Virginia d&#039;Emmanuelle Favier Comment devient-on écrivain? L&#039;auteure tente de répondre à cette question en disséquant les 22 premières années de Virginia Woolf, famille anticonformiste, solitude au sein d&#039;une grande fratrie, perte précoce de la mère, et rencontre avec un providentiel ami du frère: Léonard Woolf. Passionnant et instructif!Virginia d&#039;Emmanuelle Favier , Le Livre de Poche, 320 pages, 7,70 €.
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          <media:title><![CDATA[Romans: nos 12 livres préférés en octobre]]></media:title>
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      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: &quot;Les Insolents&quot; d&#039;Ann Scott, ou comment s&#039;inventer une autre vie</title>
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      <pubDate>Sat, 19 Aug 2023 22:30:14 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Chaque mois, notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du Magazine de la santé sur France 5 repère pour vous un livre. Elle a sélectionné un roman dont l&#039;héroïne part s&#039;installer en Bretagne pour commencer une autre vie: &quot;Les Insolents&quot; d&#039;Ann Scott.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039;est un troublant roman que je viens de lire, troublant car l&#039;on ne cesse de passer du rêve à la nostalgie, de la douceur à la violence, de l&#039;amitié et de l&#039;amour aux séparations.
Les Insolents raconte l&#039;histoire d&#039;Alex. Elle est musicienne, compositrice de musique de films, amoureuse parfois, de femmes ou d&#039;hommes, sans enfants. À 45 ans, elle sent que sa vie lui échappe. Pour se réinventer, peut-être, elle décide de fuir Paris et de s&#039;installer, ou plutôt de s&#039;isoler, non loin de Quimper dans le Finistère. Elle loue, sans la visiter, une maison où il fait froid, loin de tout sauf de la mer. Assise sur une marche face à son jardin ou durant de longues balades sur les plages, elle réfléchit. À ses deux amis de toujours, Margot et Jacques, qui ne viennent pas la voir et lui accordent au mieux trois minutes au téléphone. À sa vie, ses choix, ses errances, ses amours, son métier, son avenir qui n&#039;en est plus un. Margot et Jacques se racontent eux aussi dans ce roman. Et puis il y a Léo, un jeune homme qui se cherche, qui va croiser son chemin et rêver d&#039;elle. Une année va ainsi se dérouler, une année où s&#039;est invité le Covid qui renforce toute distance, une année durant laquelle Alex va passer de &quot;l&#039;exil au début d&#039;une autre vie&quot;. Et la dernière page tournée, nous aussi nous demandons: faisons-nous les bons choix? Dans ce très joli roman, il est question d&#039;amitié, d&#039;amour, des secrets qui détruisent, des non-dits, des rêves ratés. Il est aussi question de notre société actuelle et de son absurdité qui masque l&#039;essentiel, la vie et ses trésors.    Les Insolents, d&#039;Ann Scott, éd Calmann-Lévy, 280 p., 18€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: &quot;Les Insolents&quot; d&#039;Ann Scott, ou comment s&#039;inventer une autre vie]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
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      <title>Livres: 4 classiques qui vous feront voyager en France</title>
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      <pubDate>Tue, 07 Jul 2020 12:50:25 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les classiques de la littérature offrent d&#039;étonnants voyages dans toute la France. De la Normandie à Marseille, voici quatre livres à mettre dans votre valise.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[1) Si vous explorez les Alpes de Haute-Provence: &quot;L’homme qui plantait des arbres&quot; de Jean Giono &quot;Le Hussard sur le toit&quot; ou &quot;Les Âmes fortes&quot; ont éclipsé ce texte lumineux écrit en 1953. L’histoire d’un berger nommé Elzéard Bouffier qui décide de planter dans sa région désertique de Haute-Provence des arbres. De la première guerre mondiale à 1947, année de sa mort, le bonhomme, un veuf un peu taiseux, s’active et s’échine, trente ans durant. Obstiné, il s’acharne: &quot;Il avait, pendant un an, planté plus de dix mille érables. Ils moururent tous. L&#039;an d&#039;après, il abandonna les érables pour reprendre les hêtres qui réussirent encore mieux que les chênes&quot;, écrit Giono. Hêtres, chênes, bouleaux… Le berger besogneux rend vie à un paysage aride et délaissé par les hommes. Le narrateur de l’histoire voit la métamorphose et sait que cette forêt que certains prennent pour un espace &quot;naturel&quot; doit tout à un seul homme. Mais ça, c’est un secret bien gardé.  Pourquoi ça plaît toujours Il y a cinquante ans disparaissait à Manosque l’écrivain Jean Giono (1895-1970). Dans sa production foisonnante qui compte des romans, des poèmes et des essais, ce texte est un petit bijou qui traverse le temps. Au centre de l’attention du lecteur, l’action d’un seul individu, dénué de tout égoïsme ou d’un quelconque désir de récompense qui recréée vaille que vaille une forêt. Une action à bas bruit qui s&#039;inscrit dans un parcours de vie simple. Le berger prend &quot;plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien&quot;. L’amour des arbres, la nature, la persévérance et la gratuité de l’action font de cette fable un texte plus que jamais d’actualité.       L&#039;Homme qui plantait des arbres de Jean Giono, disponible en Folio , 6, 90 euros  2) Si vous passez par la Normandie: &quot;L’Aiguille creuse&quot; de Maurice Leblanc Un cambriolage au château d’Ambrésy tire de son sommeil la jeune Raymonde de Saint-Véran. Dans le boudoir, le secrétaire de son père agonise. Raymonde poursuit le voleur en fuite qui s’échappe. Le lendemain, l’enquête commence et le jeune mais redoutable détective amateur Isidore Beautrelet dévoile le nom du coupable: Arsène Lupin! Suivez les rebondissements de l&#039;enquête et les petits cailloux qui mènent à l’aiguille creuse à Étretat, point culminant de cette aventure inaugurale! Vous y trouverez peut-être les trésors des rois de France caché dans les anfractuosités.  Pourquoi ça plaît toujours Publiées pour la première fois en juillet 1905 dans le magazine &quot;Je sais tout&quot;, les aventures rocambolesques du gentleman-cambrioleur Arsène Lupin hantent toujours la Normandie et ses blanches falaises. Son créateur Maurice Leblanc (1864-1941), natif de Rouen, connaît le pays comme sa poche. Il en fait un lieu d’enquêtes - et de repli salvateur - pour son insaisissable dandy voyou, lequel escamote en un tour de main argent, bijoux et meubles. Comme Guy de Maupassant, la fascination de Leblanc pour Étretat, son aiguille, mais aussi le pays de Caux, les abbayes et les petits châteaux normands sont l’un des atouts de la série. Le roi du déguisement, qui change de nom ou de métier comme de frac (vicomte Raoul d&#039;Andrésy, Don Luis Perena, Horace Velmont, Jim Barnett, Prince Paul Sernine…) a le bon goût d’y revenir souvent, même lorsqu’il tombe amoureux en sauvant des demoiselles en détresse. Les visiteurs d’Étretat ne s’y sont pas trompés. Et le cinéma non plus: dernière adaptation en cours, celle de Netflix qui prépare une série avec Omar Sy dans le rôle-titre.     L&#039;Aiguille creuse de Maurice Leblanc, Folio , 4,4 euros  3) Si vous descendez à Marseille: &quot;Le Comte de Monte-Cristo&quot; d&#039;Alexandre Dumas Une vengeance impitoyable. 1815. À peine a-t-il mis le pied à terre à Marseille qu&#039;Edmond Dantès, jeune second du &quot;Pharaon&quot; est arrêté. Trahi par ses proches, il est accusé de bonapartisme alors que Louis XVIII a pris les rênes du pays. Le jeune marin et futur marié se retrouve prisonnier au château d&#039;If où il rencontre l&#039;Abbé Faria. Le vieil homme l&#039;éduque puis à l&#039;article de la mort lui confie son secret: le lieu où se trouve un trésor caché. Dantès prend la place de la dépouille du défunt et s&#039;évade du château d&#039;If. Il commence une nouvelle vie sous pseudonyme, organisant méthodiquement la ruine de ceux qui ont ourdi un complot contre lui: le baron banquier Danglars - l&#039;ancien rival-, Fernand Montego devenu pair de France, baron de Mortcerf et Gérard de Villefort, le substitut du procureur du roi à Marseille qui a condamné Dantès.   Pourquoi ça plaît toujours Publié entre 1844 et 1846 dans &quot;Le Journal des débats&quot; sous la forme de feuilleton, &quot;Le Comte de Monte-Cristo&quot; connaît le succès immédiatement. Il conjugue, pour nombre de lecteurs, des aventures trépidantes, l&#039;exotisme, le sens du romanesque et la comédie de moeurs. Quel voyage! De Marseille aux îles toscanes ou aux catacombes romaines, Edmond Dantès se métamorphose, prend de l&#039;épaisseur, renaît du néant où on l&#039;a jeté. Simple marin devenu bagnard, il endosse vingt-trois ans plus tard les habits chatoyants du roi des salons parisiens en 1838, faisant et défaisant les puissants, indifférent au culte de l&#039;argent. Une ascension digne de &quot;La Comédie humaine&quot; d&#039;Honoré de Balzac. Et si vengeance il y a, Dantès-Monte-Cristo vit aussi une transformation intérieure qui se clôt sur une rédemption (son dernier face-à-face avec Danglars: &quot;Je suis celui que vous avez vendu, livré, déshonoré...(…) et qui cependant vous pardonne, parce qu’il a lui-même besoin d’être pardonné: je suis Edmond Dantès&quot;). Un fabuleux destin.      Le Comte de Monte-Cristo d&#039;Alexandre Dumas, deux volumes, Livre de Poche, 7,40 euros chacun  4) Si vous découvrez le Berry, &quot;Le Grand Meaulnes&quot; d&#039;Alain-Fournier Le jeune Augustin Meaulnes, élève du cours supérieur de l&#039;école de Sainte-Agathe prend la tangente et s&#039;égare sur un domaine &quot;mystérieux&quot; où il assiste à une fête dans un château. Un bal costumé s&#039;y tient ainsi que la noce de Frantz de Galais. Meaulnes fait la rencontre d&#039;Yvonne dont il tombe amoureux. Plus tard, il tente vainement de la retrouver puis part pour Paris...  Pourquoi ça plaît toujours Lecture souvent imposée dans les écoles, l&#039;unique roman d&#039;Alain-Fournier publié en 1913 mérite une relecture cet été! L&#039;amitié d&#039;Augustin Meaulnes et de François Seurel, élèves de l&#039;école Sainte-Agathe dans un village berrichon près de  La Ferté-d’Angillon n&#039;est pas aussi mièvre que dans nos souvenirs! C&#039;est même un tourbillon de sensualité que la soeur d&#039;Alain-Fournier a tenté d&#039;amoindrir. Certes, c&#039;est un roman sur l&#039;amitié de deux adolescents... mais aussi une série d&#039;amour contrariés, écrite dans une langue pure, sans afféteries. La brume sur les étangs solognots, la féerie de la fête au château, les disparitions et réapparitions des personnages, la quête d&#039;un paradis fugace, la poursuite d&#039;une figure aimée qui s&#039;échappe... Autant de raisons d&#039;entrer dans le rêve littéraire d&#039;Alain-Fournier, fauché au combat le 22 septembre 1914, à 27 ans.     Le grand Meaulnes, Alain-Fournier, Le Livre de Poche, 4,60 euros  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Livres: 4 classiques qui vous feront voyager en France]]></media:title>
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      <title>Romans: 12 nouveautés qui vont vous emballer!</title>
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      <pubDate>Sun, 13 Aug 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Partons au bal avec Raphaël Confiant et découvrons la vie si moderne de Louise Colet, amie de Gustave Flaubert. Autres surprises chez vos libraires: des BD engagées, des classiques en majesté, une belle évaporée héroïne de polar et une hilarant relecture de l&#039;histoire de Roland à Roncevaux!]]></description>
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          <media:title><![CDATA[Romans: 12 nouveautés qui vont vous emballer!]]></media:title>
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      <title>Qu&#039;avez-vous prévu de lire cet été?</title>
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      <pubDate>Wed, 02 Aug 2023 15:21:51 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quand le temps ralentit, sur la plage, au bord de la piscine ou dans un hamac, que lisez-vous pour vous évader? Répondez à notre sondage.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/08/02/livres.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Qu&#039;avez-vous prévu de lire cet été?]]></media:title>
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      <title>Cinq romans pour voyager dans l&#039;Histoire</title>
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      <pubDate>Fri, 07 May 2021 14:27:42 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Duranton,Laurence Le Dren]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Et si nous remontions le temps pour changer d&#039;air? De Maurice Druon à Annie Ernaux, voici cinq grands classiques de la littérature pour revisiter les temps forts de notre Histoire, du Moyen-Age aux années 2000.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Un flamboyant tourbillon médiéval vous transporte au temps des Capétiens. Vous ne pourrez pas en revenir sans avoir dévoré les 7 tomes des &quot;Rois maudits&quot;. Revanche, amours, secrets, soif de pouvoir… les ressorts de la prodigieuse fresque écrite par l’académicien Maurice Druon (1918-1943) vous feront entrer dans l’Histoire de France au XIV siècle naissant. Moins vous connaissez cette époque, plus vous serez happé. Tous les personnages - ou presque- sont vrais et tellement vivants. Voici Robert d’Artois, géant rusé vêtu d’écarlate face à sa cousine, la sévère Isabelle, reine d’Angleterre et fille du roi de France. Ces deux-là s’apprêtent à piéger trois princesses et leurs amants dans la tour de Nesle, sur les berges de la Seine. Ce n’est que le prélude d’une cruelle malédiction lancée sur le trône de France. Elle porte sur Philippe le Bel, l’impassible roi de fer, maudit avec toute sa lignée par le grand maître des Templiers supplicié au bûcher. Au fil de courts chapitres, amours et complots s’entrelacent, entraînant dans les rouages du destin une foule de personnages formidables, dont ces malheureuses princesses, et quatre rois de France (voire cinq, mais c’est un secret) pendant un siècle… jusqu’à la guerre de Cent Ans.
Plon   Un fantôme revenu d’entre les morts – la bataille d’Eylau- et qu’on ne reconnaît pas. Alors que la France commémore le bicentenaire de la mort de Napoléon , le héros balzacien, le colonel Chabert supposé mort à la bataille d’Eylau (1807) éclaire le retour des soldats de l’Empire dans une France qui tourne la page. Dans ce mince roman, Honoré de Balzac livre dès 1832 une peinture cruelle de la Restauration. L&#039;auteur de &quot;La Comédie humaine&quot; taille en pièces les carriéristes issus de la nouvelle aristocratie, cette bourgeoisie avide d’argent qui s’empresse de recouvrir d’un voile épais l&#039;épopée napoléonienne... grâce à laquelle elle accède aux cercles de pouvoir. Abandonné de tous, méprisé par sa femme Rose, ancienne prostituée du Palais-Royal remariée et devenue la comtesse Féraud, l’ancien colonel dans la Garde impériale et comte d’Empire se voit condamné pour vagabondage. Refusant une &quot;transaction&quot; déshonorante, le colonel connaît une chute terrible. Le sort déchirant du grognard garde toute sa puissance d’évocation et cette tragédie moderne où se mêlent passions cachées, intérêts personnels, transactions dissimulées et choc de deux mondes nous tire encore aujourd’hui bien des larmes.
Folio Classique   11 novembre 2020. L’écrivain Maurice Genevoix (1890-1980) entre au Panthéon et les Français (re)découvrent un grand écrivain, celui de &quot;Ceux de 14&quot;, son chef-d’œuvre sur la Première Guerre mondiale. Pour cette guerre hors norme, il fallait une somme: 800 pages à la langue d’une sidérante modernité qui rassemble cinq livres de guerre: &quot;Sous Verdun&quot; (1916), &quot;Nuits de guerre&quot; (1917), &quot;Au seuil des guitounes&quot; (1918), &quot;La Boue&quot; (1921), &quot;Les Éparges&quot; (1923).
Le lieutenant Genevoix a vu la mort de très près, vécu dans sa chair toutes les horreurs, le sang, les larmes mais aussi la fraternité et la solidarité. Bras atrophié et main paralysée, le futur académicien publiera ses textes mais certains seront caviardés par la censure. En 1950, les textes retrouvent leur intégrité et sont rassemblés en un seul &quot;roman&quot;.
70 ans après cette édition, la puissance de ce reportage in situ laisse sans voix: des centaines de personnages partis la fleur au fusil, troufions pleins de gouaille ou galonnés de l’armée française. Le narrateur-témoin n’omet rien et le lecteur vit le conflit de l&#039;intérieur: traversées de villages, ruisseaux fangeux où la troupe guette l’ennemi capote ruisselante, avalanches d’acier contre baïonnettes… Épreuve aux horreurs quotidiennes, cette terrible Grande Guerre de 14 laissera sur le carreau côté français 1,4 million de morts, 4 millions d&#039;hommes blessés à vie, et une foule de veuves et d&#039;orphelins…
Garnier Flammarion   Une publication clandestine à la portée universelle. En février 1942, une nouvelle de 42 pages intitulée &quot;Le Silence de la mer&quot; signée d’un certain Vercors sort des presses des toutes jeunes éditions de Minuit, en toute clandestinité. Tirée à 350 exemplaires, sa notoriété va croissant. Le texte d’une grande sobriété raconte la relation d’un occupant allemand installé après réquisition chez des particuliers avec le narrateur et sa nièce. D’un commun accord, les habitants décident de ne rien changer à leur vie, &quot;comme si l’officier n’existait pas; comme s’il eût été un fantôme&quot;.
Durant &quot;cent soirées d’hiver&quot;, l’officier Werner von Ebrennac monologue face au silence des occupés. En tenue civile, il raconte son amour de la France et son espoir d&#039;une union entre leurs deux pays.
Ancien dessinateur, graveur devenu menuisier, Jean Bruller dit Vercors (1902-1991) écrit cette longue nouvelle en s’inspirant de sa propre expérience puisqu’il héberge lui aussi un officier allemand dans sa maison de Seine-et-Marne, à Villiers-sur-Morin. Le texte de circonstance se passe sous le manteau, arrive en Grande-Bretagne sur le bureau de Charles de Gaulle qui le fait traduire en anglais! Un petit livre dense mais faussement limpide qui circule partout et invite les Français sonnés par la défaite de 1940, à ne pas collaborer avec l&#039;occupant et à résister de quelque façon que ce soit. Un message toujours d&#039;actualité.
Le Livre de Poche   Le livre d’une vie. En 240 pages, l’écrivaine Annie Ernaux retrace à partir de quelques photos son histoire et celles d’une génération, celle des femmes nées après-guerre. Enfance à Yvetot, adolescence tourmentée à Rouen, mariage, avortement, divorce, émancipation sexuelle et indépendance financière, départ des enfants, âge mûr…
Initialement, le texte devait s’appeler &quot;Roman total&quot;. Car il s’agit bien d’un saisissant kaléidoscope que ce roman lequel partant d’un destin individuel spécifique embrasse tout le demi-siècle. L’histoire d’une femme rejoint la Grande Histoire des femmes et leur quête d’indépendance sans omettre ce qui se passe alentour: les réclames, les chansons qui passent sur Radio Luxembourg, les objets signes de progrès…
Folio  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Cinq romans pour voyager dans l&#039;Histoire]]></media:title>
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      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: partez en voyage avec &quot;Les Dernières Volontés de Heather McFerguson&quot; de Sylvie Wojcik</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/marina-carrere-d-encausse-partez-en-voyage-avec-les-dernieres-volontes-de-heather-mcferguson-de-sylvie-wojcik-73649</link>
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      <pubDate>Thu, 27 Jul 2023 05:50:12 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Chaque mois, notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse, médecin et animatrice du Magazine de la santé sur France 5 repère pour vous un livre. Si vous aimez le mystère, les secrets de famille, l&#039;Écosse, l&#039;aventure, elle a sélectionné un live fait pour vous: &quot;Les Dernières Volontés de Heather McFerguson&quot; de Sylvie Wojcik.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Tout part d&#039;une lettre. Envoyée par un notaire d&#039;Inverness en Écosse à Aloïs, parisien, libraire et assez solitaire. Ce dernier hérite d&#039;une maison à Applecross, maison dont la propriétaire, Heather McFerguson, vient de mourir. Problème: il ne connaît pas cette dame, n&#039;a aucun lien de parenté avec elle et ignore tout de l&#039;Écosse. Mais rien ne le retenant vraiment à Paris, il décide de se rendre dans ce petit village de bord de mer pour tenter de comprendre ce legs mystérieux. Et là, le voyage commence, pour lui et pour vous lecteur.
Grâce à la très jolie plume de l&#039;auteure, on est dans ces paysages de rochers noirs, de landes, d&#039;eau bouillonnante, on est secoué par le vent, on voit les lumières intenses et changeantes, on entend la cloche des marées. Avec le héros, on tombe sous le charme de la maison de Heather et on adopte le pub et tous les habitants. Rien que cela fait aimer ce livre.
Mais il y a aussi l&#039;intrigue, l&#039;enquête que va mener Aloïs, qui parle d&#039;un carnet ancien, d&#039;un Français naufragé, blessé et recherché, d&#039;un pasteur, d&#039;un vieil exemplaire du Seigneur des anneaux, de l&#039;amour d&#039;un père, d&#039;une femme qui s&#039;efface et… finalement de l&#039;histoire d&#039;Aloïs. Aloïs qui, apaisé, va trouver sa place sur cette terre écossaise. Un apaisement que l&#039;on ressent aussi à la lecture de ce livre et qui perdure, une fois la dernière page tournée. Et l&#039;on se surprend à rêver d&#039;un voyage à Applecross… Les Dernières Volontés de Heather Mac Ferguson, de Sylvie Wojcik, éd. Arléa, 152 p., 17€.   Les Dernières Volontés de Heather Mac Ferguson, de Sylvie Wojcik, éd. Arléa, 152 p., 17€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: partez en voyage avec &quot;Les Dernières Volontés de Heather McFerguson&quot; de Sylvie Wojcik]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>12 livres à dévorer partout cet été</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/12-romans-livres-cet-ete-72822</link>
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      <pubDate>Thu, 20 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En panne de lectures cet été? Voici notre sélection pour bouquiner à la mer, à la montagne, à la campagne ou dans votre jardin! Du partisan Joseph Kessel au maestro Erri De Luca, des poèmes d&#039;Omar Kayyâm au feel good book de Sophie Tal Men, douze romans à déguster partout!]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/06/12/lire-lecture-livres.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[12 livres à dévorer partout cet été]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Éric de Kermel: &quot;J&#039;ai avec la nature une conversation quotidienne, méditative&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 13 Jul 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sylvie Pinosa]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Rencontre avec un défenseur de la biodiversité. Éric de Kermel, l&#039;éditeur du magazine Terre sauvage signe &quot;La Traversée des lumières&quot;, roman où s&#039;entremêlent quête spirituelle et nature sauvage.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Écrire est une façon de vous engager? Éric de Kermel: J&#039;ai la chance de travailler pour le magazine Terre sauvage et j&#039;ai découvert, lors de reportages, à quelle vitesse nous dégradions les milieux naturels, y compris en France. Cette prise de conscience m&#039;a fait changer de posture. Du journaliste qui s&#039;émerveille je suis passé au journaliste indigné. Je me suis engagé dans des associations et des événements qui ont pour objectif de sensibiliser à l&#039;enjeu crucial de la protection de la nature sauvage. Depuis quelques années, en écrivant des romans, j&#039;essaie de livrer des récits qui mettent en perspective une autre façon d&#039;être sur Terre. Nous sommes profondément en manque de grandes légendes qui nous permettent de nous inscrire dans une ambition philosophique. Si nous conservons une vision à court terme, nous resterons des destructeurs de notre planète. J&#039;espère, à travers mes livres, inciter le lecteur à s&#039;engager dans un chemin plus spirituel que matériel.  Que représente la nature pour vous? Éric de Kermel: Je vis au bout d&#039;une piste de 3 kilomètres. J&#039;entretiens avec la nature une conversation quotidienne, contemplative, méditative. Dans tous mes livres, elle est un personnage à part entière. Elle révèle, donne des clés, élève… Dans La Traversée des lumières, Vadim s&#039;attaque à l&#039;Himalaya et c&#039;est aussi une ascension spirituelle. Celui qui part en haute montagne n&#039;ira jamais loin s&#039;il se croit le plus fort. Il faut de l&#039;humilité pour grimper au sommet. Mais une fois en haut, on côtoie le ciel. Dans certaines spiritualités, les montagnes sont les piliers de la Terre et dans d&#039;autres, elles sont interdites aux hommes, car elles sont le domaine des dieux.  L’un de vos personnages le rappelle: l’eau que nous buvons est aussi celle que buvaient les dinosaures… Éric de Kermel: Il n&#039;y a pas mieux que l&#039;eau pour illustrer le bien commun! Les dinosaures n&#039;ont pas empoisonné l&#039;eau d&#039;aujourd&#039;hui, n&#039;empoisonnons pas celle de demain! Elle est notre lien sur cette Terre.  La marche est un autre élément important… Éric de Kermel: La marche est un acte fondamental. Tout marcheur le sait: on n&#039;avance jamais très longtemps si notre coeur, notre souffle et nos muscles ne sont pas à l&#039;unisson. Il faut que les trois soient alignés. Quand on marche longtemps, souvent, on est d&#039;abord pris dans ses réflexions puis, peu à peu, on se rend compte que l&#039;on ne pense plus, que l&#039;on a atteint un autre état. La pensée se dissipe, jusqu&#039;à disparaître, et on peut se retrouver dans un état que les Chinois appellent le &quot;wu wei&quot;, c&#039;est-à-dire &quot;agir/ non-agir&quot;. Cela ne consiste pas exactement à lâcher prise, mais à agir sans forcer les choses.  &quot;On peut passer une vie à prendre soin d’un jardin sans jamais rencontrer l’ennui&quot;, dit l’un de vos héros: tout est une question d’attention? Éric de Kermel: Bien souvent, on ne sait pas regarder notre jardin, notre balcon… Pourtant, même les villes abritent un univers sauvage. À Paris, alors que l&#039;on pense généralement aux seuls pigeons et moineaux, on recense plusieurs dizaines d&#039;espèces d&#039;oiseaux, merles, mésanges… Apprendre à nommer, c&#039;est apprendre à regarder, à rechercher. Mon héros traverse le monde, mais c&#039;est en lui qu&#039;il va trouver le sens de sa quête. Nous avons fréquemment tendance à chercher ailleurs des réponses qui sont en nous.  Aux bonheurs d&#039;Éric Une fleur: l&#039;agapanthe
Cette gracieuse plante vivace est l&#039;objet d&#039;une quête de l&#039;un de ses personnages.
Un paysage: la haute vallée de La Clarée
Au-dessus du village de Névache (Hautes-Alpes) se déploie une nature superbe, totalement préservée.
Un son: celui d&#039;un torrent
L&#039;eau, source de vie et bien commun.   Fils d&#039;un général soviétique, Vadim excelle aux échecs, jusqu&#039;à devenir un maître international. Sa carrière va le mener sur les pas d&#039;une femme mystérieuse. Un parcours initiatique des plaines de l&#039;URSS aux sommets de l&#039;Himalaya en passant par l&#039;île de Bréhat.
La Traversée des lumières (éd. Flammarion).
À lire également, La Promesse (éd. Bayard), où Éric de Kermel s&#039;interroge sur le monde que nous allons laisser à nos enfants dans le contexte de la crise écologique. Avec de superbes photos de Yann Arthus-Bertrand.   En kiosque actuellement.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Éric de Kermel: &quot;J&#039;ai avec la nature une conversation quotidienne, méditative&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Lucile de Kermel]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: comment j&#039;ai connu le magazine Notre Temps</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/appel-a-temoignages-comment-j-ai-connu-le-magazine-notre-temps-74526</link>
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      <pubDate>Wed, 12 Jul 2023 05:25:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vendu en kiosque ou sur abonnement, Notre Temps est un magazine incontournable depuis plus d&#039;un demi-siècle. Premier mensuel français*, il souffle cette année sa 55ème bougie et continue d&#039;attirer de nouveaux lecteurs. Et vous, comment est-il entré dans votre vie?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Magazine unique en son genre au moment de sa création en 1968, créé pour porter la voix des seniors, Notre Temps a longtemps été catalogué comme le magazine du grand âge. S&#039;il n&#039;en n&#039;a jamais rougi, bien au contraire, fier de s&#039;adresser à un lectorat de retraités, Notre Temps a depuis élargi sa mission! Aujourd&#039;hui, les seniors vivent plus longtemps, et plus que jamais, ils s&#039;investissent dans le bénévolat, s&#039;occupent de leurs parents vieillissants et de leurs petits-enfants, soutenant parfois financièrement leurs enfants... Bref, ils mènent une retraite active et constituent un socle solide de notre société. À l&#039;unisson de ces mutations, Notre Temps et son site internet n&#039;a pas cessé d&#039;évoluer.
Depuis quand connaissez-vous Notre Temps? Comment l&#039;avez-vous connu? A-t-il d&#039;abord été le magazine de vos parents, voir de vos grands-parents? Aviez-vous l&#039;habitude de le trouver chez eux et de le feuilleter par curiosité? Ou l&#039;avez-vous plutôt découvert chez des amis, dans une salle d&#039;attente, chez le coiffeur…? Qu&#039;est-ce qui vous a le plus intéressé au départ? Vous êtes-vous abonné? Si oui, à quel moment? Aujourd&#039;hui lisez-vous Notre Temps plutôt sur le site ou sur le papier? Quand avez-vous découvert notretemps.com? À quand remonte votre première visite sur le site de Notre Temps?
Qu&#039;il ait été une institution familiale et intergénérationnelle ou que vous l&#039;ayez découvert sur le tard, le magazine Notre Temps occupe pour vous une place particulière. À l&#039;occasion de son 55e anniversaire, partagez avec nous vos souvenirs du magazine.
Si vous avez des souvenirs précis et des anecdotes liés aux prémices du lien fidèle qui vous unit au magazine Notre Temps, racontez-les-nous: certains de vos récits seront publiés dans la rubrique &quot;J&#039;y étais&quot; du magazine.
*Audience OneNext Global 2022: 5 millions.
Comment témoigner?
Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com. Précisez vos nom, prénom et âge. Merci d&#039;avance pour vos témoignages!  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/07/10/illustration-de-deux-generations-avec-le-magazine--.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: comment j&#039;ai connu le magazine Notre Temps]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© LIGHTFIELD STUDIOS - stock.adobe.com]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Marina Carrère d&#039;Encausse: comment j&#039;ai plongé avec bonheur dans les &quot;Retrouvailles nordiques&quot; de Lorraine Fouchet</title>
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      <pubDate>Tue, 11 Jul 2023 05:50:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Roman, polar, témoignage... Chaque mois, notre chroniqueuse Marina Carrère d&#039;Encausse partage avec les lecteurs de Notre Temps ses coups de coeur littéraires. Elle revient sur une découverte, le nouveau roman de Lorraine Fouchet, &quot;Jamais là par hasard&quot;. Une promesse de grand air en Laponie pour un trio réuni par un homme surgi de leur passé.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[J&#039;avoue mon ignorance. Je ne connaissais pas le travail de Lorraine Fouchet, pourtant elle a publié plus de vingt romans. Le dernier, Jamais là par hasard, est l&#039;histoire de trois personnages ne se connaissant pas, qui vont accepter un voyage tous frais payés en Laponie, se retrouver dans le même avion puis dans le même chalet à la découverte des aurores boréales. C&#039;était la promesse. La réalité est autre.
Flore, Ambroise et Arwen ne sont pas là par hasard. Une même personne les a invités, Niels, un homme surgi de leur passé. Mais quel lien existe-t-il entre une traductrice, mère de famille, tout juste divorcée, un journaliste, désabusé et récemment licencié, et une jeune étudiante en médecine en rémission d&#039;un cancer? Quel rôle a joué cet homme dans leur vie respective?
Pourquoi les réunir? Sous un froid polaire, dans un cadre somptueux, leur existence va voler en éclats. Entre passé et présent, chacun se révèle: drames, sou­ffrances et secrets émergent. Tout se dit, y compris les rancœurs, les incompréhensions, les non-dits qui les ont fait avancer dans la douleur. Et si cet homme permettait cela? Que Flore, Ambroise et Arwen fassent table rase du passé, parlent, enfin, d&#039;amour, de famille, de pardon. Et de cet homme, si présent dans leur tête et dans leur cœur, dont l&#039;absence se prolonge. Pourquoi? Je ne vous en dirai pas plus si ce n&#039;est qu&#039;ils verront une aurore boréale et que cela a son importance. Et aussi que ce livre est lumineux et qu&#039;il fait du bien.    Jamais là par hasard, de Lorraine Fouchet, éd. Héloïse d&#039;Ormesson, 384p., 21€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marina Carrère d&#039;Encausse: comment j&#039;ai plongé avec bonheur dans les &quot;Retrouvailles nordiques&quot; de Lorraine Fouchet]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Maud Fontenoy: &quot;Sur l&#039;eau, il n&#039;y a pas de différence de genre&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/maud-fontenoy-mer-femmes-72396</link>
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      <pubDate>Tue, 27 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sarah Petitbon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La navigatrice a bravé des mers démontées et est allée au bout de ses rêves. À terre, Maud Fontenoy mène les combats qui lui tiennent à coeur: la préservation des océans et la cause des femmes. Notamment, les héroïnes oubliées de la mer auxquelles elle rend hommage dans un livre, Femmes océanes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui vous a poussée à vous attarder sur ces femmes, exploratrices, océanographes, navigatrices ou pêcheuses dont l’histoire n’a pas retenu le nom? Maud Fontenoy: Mes aventures en mer à la rame ou à la voile ont été des premières féminines. Je me suis toujours battue pour qu&#039;on comprenne que, sur l&#039;eau, il n&#039;y a pas de différence de genre, que tout est une question de détermination et de volonté. Ces femmes, dont les exploits ont été oubliés, pionnières en leur domaine, ont eu des vies passionnantes et semées d&#039;embûches. J&#039;avais envie de les mettre dans la lumière.  On apprend que, jusqu’en 1963, du fait du décret Colbert, les femmes étaient interdites sur les bateaux de marine, de pêche, de commerce… Maud Fontenoy: Oui, cela paraît fou de se dire qu&#039;il a fallu attendre une date si tardive pour mettre fin à cette interdiction. Heureusement qu&#039;elles n&#039;ont pas attendu sagement l&#039;autorisation pour larguer les amarres! On doit l&#039;abrogation de cette loi à Sonia de Borodesky, la première femme marin de France, qui en a fait le combat de sa vie.  Quelles figures féminines vous ont inspirées? Maud Fontenoy: Elles sont nombreuses! Je pense en particulier à l&#039;océanographe française Anita Conti qui, en 1952, embarque sur un chalutier-usine et découvre la tradition de la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Elle tirera de cette expérience un livre qui deviendra un best-seller, Racleurs d&#039;océan (éd. Payot). Plus tard, elle sera aussi l&#039;une des premières à tester les bathyscaphes. J&#039;aime ces figures de voyageuses qui mêlent amour de la nature, de la poésie et curiosité face au monde.  Votre mère a-t-elle toujours soutenu vos désirs d’aventure? Maud Fontenoy: Plus que ça encore. Elle partageait tous mes combats. Elle avait coutume de dire &quot;Maud, elle me venge&quot;. Elle était encore d&#039;une génération où la femme suivait. Elle était fière que j&#039;aille au bout de mes projets, que je ne m&#039;impose pas de frein. J&#039;ai peut-être été la femme qu&#039;elle aurait aimé être.  Votre autre combat concerne la protection des océans. Êtes-vous optimiste quant à l’avenir de cette ressource? Maud Fontenoy: Pour traverser l&#039;océan en solitaire à la rame, je peux vous dire qu&#039;il faut une sacrée dose d&#039;optimisme! Alors, oui, je reste persuadée que l&#039;homme est capable de grandes choses et qu&#039;il est doté d&#039;une capacité d&#039;adaptation hors norme. Je pense aussi au fait qu&#039;il n&#039;a jamais été autant question de l&#039;océan que ces derniers mois. Récemment, les États membres de l&#039;ONU se sont accordés sur un Traité international de protection de la haute mer. Cela faisait vingt ans que l&#039;on attendait ça.  Quel est votre premier souvenir lié à la mer? Maud Fontenoy: Mes parents nous ont emmenés faire le tour du monde sur le voilier familial. Je devais avoir 7 ans, et je me souviens de la sensation d&#039;harmonie avec la nature que je ressentais. Mon père faisait de la pêche sous-marine, nous mangions les mangues cueillies sur le rivage et nous passions notre vie dans l&#039;eau. La mer était douce, chaude, nourricière, bien différente de celle que j&#039;ai connue plus tard dans les 40e rugissants et 50e hurlants.  Maud Fontenoy en 6 dates 1977 Maud Fontenoy naît le 7 septembre, à Meaux, en Seine-et-Marne.
2003 Elle est la première femme à traverser l&#039;océan Atlantique Nord à la rame dans le sens ouest-est depuis Saint-Pierre-et-Miquelon, jusqu&#039;à La Corogne, en Espagne (3 000 km).
2005 Elle traverse l&#039;océan Pacifique à la rame et sans assistance (6 780 km).
2006 Elle réalise un tour de l&#039;hémisphère sud à la voile en solitaire (14 500 km), de La Réunion à La Réunion.
2008 Elle monte la Maud Fontenoy Foundation en faveur de la préservation des océans.
2015 Elle devient vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d&#039;Azur, chargée du développement durable, de l&#039;Énergie et de la Mer.  Son actualité Maud Fontenoy poursuit le tournage de la série documentaire Bleu, un océan de solutions, tirée du livre du même nom, dans lequel la navigatrice et le photographe Yann Arthus-Bertrand explorent les forces et les fragilités de l&#039;océan.
Elle a publié un livre hommage aux femmes de mer, Femmes océanes (éd. Le Cherche-Midi, 24€.)  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Maud Fontenoy: &quot;Sur l&#039;eau, il n&#039;y a pas de différence de genre&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[D.R.]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>8 livres pour voyager autour des mers</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/12-livres-de-quetes-et-d-enquetes-autour-des-mers-70659</link>
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      <pubDate>Sun, 18 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Envie de fraîcheur? Plongez au coeur de paysages puissants pour faire le plein de rêves. Polar, suspense, best-seller ou roman historique... Embarquez avec Mélissa Da Costa, Laurence Peyrin, Jean-Paul Delfino, Aslak Nore, Michelle Good, Henri Lœvenbruck, Mo Malø ou Tom Mustill.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/05/02/lire-a-la-plage.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[8 livres pour voyager autour des mers]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Michel Bussi: &quot;L&#039;Armada est notre fierté&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 08 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le plus célèbre des Rouennais, l&#039;auteur de best-sellers Michel Bussi, est cette année le parrain de l&#039;Armada de Rouen. Il nous partage son enthousiasme pour le plus grand rassemblement mondial de grands voiliers.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui vous relie à cette fête? Michel Bussi: Je vis à Rouen depuis toujours, j&#039;ai connu toutes les Armadas depuis la première édition, en 1989. J&#039;ai écrit un roman, Mourir sur Seine, qui se passe pendant une Armada. Cette année, mon parrainage correspond à un tout nouveau concours de nouvelles, dont j&#039;ai écrit la première page, ouvert à tous, et auquel participeront écoles, collèges et lycées. J&#039;ai aussi souhaité mettre en valeur les arts de la rue pour animer les quais, pour ajouter encore de la fête à cette grande manifestation populaire. L&#039;Armada fait rêver, bien au-delà des bateaux. Elle renoue avec le passé d&#039;explorateur de Rouen, ville portuaire. J&#039;ai vu renaître les quais depuis trente ans, qui sont devenus un vrai lieu de vie. D&#039;ordinaire, nous souffrons de la trop grande proximité avec Paris qui nous prive d&#039;une véritable identité régionale. Pour nous, Rouennais, c&#039;est notre moment de fierté.  Est-ce par goût de l’aventure que vous êtes devenu géographe? Michel Bussi: Très jeune, j&#039;ai eu un goût pour les cartes, les voyages, car je ne partais pas beaucoup en vacances. J&#039;aimais les récits de voyage, les romans d&#039;aventures. Aujourd&#039;hui, j&#039;ai toujours ce goût pour les romans qui se passent dans les lieux lointains. Nombre des miens se situent sur des îles, et sont liés à la mer, aux océans. Les Marquises, la Corse, la Réunion… ajoutent une dimension de plaisir pour le lecteur qui ne s&#039;y rendra peut-être jamais. Et puis les îles sont des huis clos, classiquement utilisés par la littérature policière.  Quel a été votre premier voyage? Michel Bussi: La Crète. J&#039;avais entre 25 et 30 ans, j&#039;encadrais un camp d&#039;ados. C&#039;était la première fois que je prenais l&#039;avion. Pendant mes études de géographie, j&#039;avais un peu voyagé en Europe. Depuis, grâce à mes livres, je me suis rattrapé. Je rêverais de faire un tour du monde, mais c&#039;est devenu antiécologique, à moins que je ne le fasse à pied ou à vélo!  Votre dernier roman, Trois vies par semaine, nous transporte en Europe centrale, dans l’univers des marionnettes… Michel Bussi: Il y a beaucoup de manipulation dans mes romans et la marionnette en est un magnifique symbole. Par ailleurs, l&#039;écrivain se prend un peu pour le divin en manipulant ses personnages comme des marionnettes. Nous donnons vie à des objets, c&#039;est un fantasme qui nous vient de l&#039;enfance. Toutes les cultures ont voulu façonner des poupées à leur image. Ensuite, les villes, Prague, Charleville-Mézières, deux capitales de la marionnette se sont imposées.  Les bateaux pourraient-ils vous inspirer un roman futur? Michel Bussi: Certainement. Il y a beaucoup de choses à tisser autour de la Seine. J&#039;avais commencé à réfléchir à la légende du Télémaque, ce bateau qui, pendant la Révolution, était supposé transporter les bijoux royaux. Il a échoué et n&#039;a jamais été retrouvé. La Seine est propice aux légendes, ce n&#039;est pas pour rien le fief d&#039;Arsène Lupin!   Un homme est retrouvé mort dans une vallée des Ardennes. La policière qui mène l&#039;enquête découvre avec surprise que le défunt menait trois vies parallèles. Trois femmes attendaient son retour et chacune prétend être l&#039;unique. Quel secret se cache derrière celui dont la mère fut une célèbre marionnettiste tchèque?
Trois vies par semaine de Michel Bussi, éd. Presses de la Cité, 456p., 22,90€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Michel Bussi: &quot;L&#039;Armada est notre fierté&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Michel Bussi: &quot;Je suis un conteur d&#039;histoires…&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/loisirs/livres/michel-bussi-je-suis-un-conteur-dhistoires-72347</link>
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      <pubDate>Wed, 07 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[David Lelait-Helo]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Loisirs]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Livres]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il y a 15 ans, Michel Bussi, le roi du suspens publiait &quot;Mourir sur Seine&quot; dont l’intrigue se situe pendant l’Armada de Rouen. En 2023, il en est le parrain!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Depuis 1989, année de la première édition, j&#039;assiste à l&#039;Armada de Rouen, ce qui est presque normal quand on est rouennais. Je ne suis pas du tout un marin mais j&#039;ai beaucoup écrit sur les îles, la mer… Et c&#039;est fabuleux ce rassemblement de grands voiliers! La manifestation a lieu tous les quatre à six ans. En 2008 se tenait la cinquième édition, elle a été le décor de mon roman Mourir sur Seine. Je suis heureux qu&#039;on me demande cette année de parrainer la huitième édition; nous avons monté un concours de nouvelles dans les écoles et les collèges ainsi qu&#039;un concours des arts de la rue ouvert à des troupes d&#039;amateurs. En plus des grands concerts et des feux d&#039;artifice, des spectacles de danse et de chant vont égayer les quais. Ce sera une grande fête populaire!&quot;
L&#039;Armada se tient du 8 au 18 juin.
Lire aussi&gt; Michel Bussi: &quot;L&#039;Armada est notre fierté&quot;  Michel Bussi a la passion du secret &quot;Tous mes romans ont pour pivot une intrigue policière mais j&#039;explore à chaque fois une autre thématique. Pour le dernier, Trois vies par semaine, je suis parti sur la quête d&#039;identité et les vies cachées. Les êtres sont riches de leurs secrets! On retrouve dans les poches de la victime trois papiers d&#039;identité différents: il est trois hommes en un, commercial, chauffeur routier et danseur, et a vécu en parallèle trois histoires d&#039;amour avec trois femmes…&quot;  La télé l&#039;adore &quot;J&#039;ai eu la chance d&#039;avoir plusieurs livres adaptés à la télévision, Maman a tort sur France 2, Le temps est assassin sur TF1… Avec L&#039;Île prisonnière, j&#039;ai vécu une nouvelle aventure cet hiver… C&#039;est une idée originale, écrite spécialement pour la télé sans passer par le roman. Je l&#039;avais à l&#039;esprit depuis trente ans. Il s&#039;agit d&#039;une autre forme d&#039;écriture et on est davantage bridé. France 2 a un peu paniqué quand j&#039;ai parlé de terroristes agissant violemment sur une île, mais le public a été présent. Les acteurs magnifient votre histoire, votre texte, c&#039;est assez impressionnant à vivre.&quot;  Un romancier géographe &quot;J&#039;ai eu une vie très heureuse de professeur de géographie, mais il y a 7 ans, j&#039;ai fait le choix de mettre fin à cette première carrière ; désormais l&#039;écriture m&#039;occupe à temps plein. J&#039;utilise encore la géographie dans mes livres. Elle donne une capacité à analyser et à comprendre les lieux. J&#039;écris beaucoup, je m&#039;interromps seulement trois semaines l&#039;été, et encore, pas vraiment, puisque je me documente et pense au livre suivant. Je publie un roman par an, sans compter les BD ou les livres pour ado. C&#039;est un rythme soutenu, celui de mon imaginaire.&quot;   Trois vies par semaine, Michel Bussi, Les Presses de la Cité, 456 p, 22,90€
Nouvelle Babel, Michel Bussi, Pocket, 512 p, 9,20€.   En kiosque actuellement.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Michel Bussi: &quot;Je suis un conteur d&#039;histoires…&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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