<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
     version="2.0">
<channel>
  <title>notretemps.com - Intergénération</title>
  <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration</link>
  <atom:link href="https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/rss" rel="self" type="application/rss+xml" />

  <description> Article de la rubrique "Intergénération" du site notretemps.com</description>
  <lastBuildDate>Thu, 27 Nov 2025 13:14:36 +0100</lastBuildDate>
  <language>fr-FR</language>
      <item>
      <title>Pour Yves Muller, protéger les oiseaux, ça compte</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pour-yves-les-oiseaux-ca-compte-122020</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pour-yves-les-oiseaux-ca-compte-122020</guid>
      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:03:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’observation et la défense des oiseaux, c’est une passion de longue date pour Yves Muller, 72 ans, ancien professeur de math. Devenu un naturaliste chevronné, il milite plus que jamais pour les trésors ailés de notre faune sauvage.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Une cigogne, élégante, de noir et blanc vêtue. Elle nous observe, le pas suspendu, au coin d&#039;une allée. Rien de surprenant, nous sillonnons le parc de l&#039;Orangerie de Strasbourg, ville d&#039;élection de ces grands volatiles, en compagnie d&#039;Yves Muller qui les connaît bien. Il nous apprend que leur présence est en progression, avec 1 600 couples en Alsace à l&#039;heure actuelle, contre une dizaine seulement dans les années 1970. Il en sait quelque chose, pour avoir supervisé leur comptage dans le Grand Est l&#039;an dernier. Ce professeur de maths à la retraite, vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), est arrivé des Vosges du Nord afin d&#039;assister au lancement d&#039;un centre dédié à la cause animale, créé pour remplacer l&#039;ancien zoo de la ville. Il s&#039;apprête à donner une conférence sur la cigogne blanche. Transmettre sa passion, sensibiliser à la préservation des espèces fragiles: à 72 ans, c&#039;est un rêve qu&#039;il vit plus que jamais.  Une fascination qui se transforme en thèse &quot;Les oiseaux m&#039;ont toujours fasciné. Cela me vient sûrement des vacances passées en pleine campagne vosgienne chez ma marraine quand j&#039;étais petit. Je me suis attaché à ce lieu, et je suis venu y vivre après mes études de maths, pour enseigner au collège et au lycée de Bitche, à l&#039;extrême nord-est du département de la Moselle&quot;, nous explique Yves. Il habite non loin, en pleine nature, dans le village d&#039;Éguelshardt, où ses enfants ont grandi. C&#039;est un lieu idéal d&#039;observation des oiseaux de la région, qu&#039;il aime sillonner en empruntant les sentiers forestiers, à l&#039;écoute du chant des merles, des grives, des mésanges, des pics…
Sa démarche est peu à peu devenue scientifique, avec la rédaction d&#039;une thèse sur l&#039;avifaune forestière nicheuse des Vosges du Nord. Autrement dit, sur l&#039;ensemble des oiseaux du coin, dont certains retiennent tout particulièrement son attention: notamment les chouettes, auxquelles il voue une tendresse toute particulière. &quot;Je me suis d&#039;abord passionné pour l&#039;effraie pendant une dizaine d&#039;années. J&#039;ai observé et bagué près de 4 000 individus, avant de repérer la chouette de Tengmalm, une petite espèce montagnarde, tout près de ma maison&quot;, raconte-t-il avec enthousiasme, nous montrant des photos de l&#039;adorable chouette moussue, tachetée de blanc. Une vraie découverte, car l&#039;oiseau n&#039;avait jamais été entendu dans les Vosges du Nord. Quelques années plus tard, c&#039;est au tour de la chevêchette, encore plus rare. Il a fallu émettre son cri – d&#039;abord grâce au magnétophone, puis en apprenant à l&#039;imiter en siffl ant – pour l&#039;attirer et mieux l&#039;observer, à la tombée de la nuit.   Un naturaliste prof de maths et marathonien! Yves Muller est l&#039;auteur de plus de cent publications scientifiques sur les oiseaux forestiers. Il a décroché des contrats pour mener des études, mais il est resté toute sa vie professeur de mathématiques, à temps partiel par moments, et en a profité pour susciter l&#039;intérêt des élèves, attirés par son club d&#039;observation des oiseaux. &quot;Je les ai même emmenés un jour en camp nature, ils ont pu ainsi mieux les voir. C&#039;est l&#039;un de mes plus beaux souvenirs d&#039;enseignant&quot;, assure-t-il. Et les maths? La rigueur de la discipline lui a servi dans sa vie parallèle de naturaliste.
Sa femme Marie-Josée, ses deux enfants et ses trois petits-enfants se prêtent au jeu, en l&#039;interrogeant sur des photos d&#039;oiseaux prises à la volée, mais sans s&#039;investir autant que lui. Sa fille a plutôt opté pour l&#039;apiculture, devenue son hobby. Il faut dire qu&#039;Yves n&#039;est pas facile à suivre dans ses longues randonnées, surtout quand il court. Car le running est son autre passion: il a une quinzaine de marathons et quelques ultra-trails (comme L&#039;Ultra-Trail du Mont-Blanc et la Diagonale des Fous, à la Réunion!) à son actif. Difficile d&#039;y croire, à l&#039;entendre parler des petites chouettes tranquilles de montagne, qu&#039;il continue de pister. &quot;J&#039;ai toujours aimé relever des défis&quot;, confie-t-il. Essayant de concilier ces échappées sportives avec ses missions d&#039;observation, il enregistre les cris entendus et note les plumages aperçus  Président de l&#039;antenne régionale de la LPO Depuis qu&#039;il est à la retraite, il a un peu moins le temps d&#039;arpenter les forêts à la recherche des chevêchettes cachées. Normal, il tente de relever de nouveaux challenges, plus collectifs, toujours pour la protection des oiseaux. La présidence de la LPO Alsace et la vice-présidence de la LPO France lui demandent beaucoup de disponibilité, de même que la présidence d&#039;Odonat (l&#039;Office des données naturalistes) Grand Est… &quot;Je n&#039;ai pas hésité à manifester, récemment, pour la préservation des prairies, contre l&#039;agriculture intensive, pour sauver le petit courlis cendré, un bel oiseau au long bec devenu trop rare&quot;, ajoute-t-il. Il invite chacun à le rejoindre sur l&#039;application NaturaList afin de faire part de ses observations de la faune sauvage, histoire d&#039;aider à ouvrir les yeux sur ses merveilles et mieux protéger notre précieuse biodiversité  Enve de protéger les oiseaux? Trouver le centre LPO le plus proche de chez vous
en allant sur lpo.fr, où vous pourrez également suivre les activités de la ligue et avoir des infos pour sanctuariser un terrain.
Télécharger l&#039;appli gratuire naturalist  sur votre smartphone à partir du site faune-france.org. Vous pourrez transmettre vos données, informer, alerter sur la faune observée directement sur place.    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/06/yves-muller.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Pour Yves Muller, protéger les oiseaux, ça compte]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Noël 2025: cuisine, déco... Notre sélection de cadeaux fabriqués en France</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/noel-2025-cuisine-deco-notre-selection-de-cadeaux-fabriques-en-france-123580</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/noel-2025-cuisine-deco-notre-selection-de-cadeaux-fabriques-en-france-123580</guid>
      <pubDate>Wed, 19 Nov 2025 05:38:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour gâter vos proches cette année, pourquoi ne pas vous tourner vers des produits Made in France, fabriqués dans nos régions? Nous avons repéré pour vous quelques idées de cadeaux pour la cuisine et la déco.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le 3 novembre, l&#039;entreprise française qui fête cette année ses 80 ans lançait une grande campagne de financement participatif pour moderniser son usine, produire de nouveaux moules et créer des produits inédits. En à peine quelques heures l&#039;iconique verrerie a largement dépassé ses objectifs de promesses d&#039;investissement récoltant près de 20 millions d&#039;euros. Pour continuer de les soutenir, ce coffret propose 6 verres emblématiques, modèle Picardie 25cl, dans 4 couleurs: marine, rose, vermeil et vert. Fabriqués à la Chapelle-Saint-Mesmin (45)
Le Picardie - Panaché 6 couleurs 25cl - 80 ans, Duralex  Vous aimez jardiner avec la Lune ou simplement l&#039;observer lorsqu&#039;elle est pleine dans le ciel? Cette horloge murale des phases lunaires fabriquée à Hossegor, dans les Landes, vous aidera à connaître ses différents cycles. Personnalisation de l&#039;aiguille avec un petit mot offerte. Fabrication à Hossegor (40).
Horloge Arctic phases lunaires, Ocean Clock, bleus aquatiques, 64,90€. Existe en 8 coloris.
  Passer à l&#039;inox, c&#039;est découvrir une nouvelle façon de cuisiner. Cette poêle en inox garantit une répartition uniforme de la chaleur sur toute sa surface, permettant de griller facilement une pièce de viande ou de faire revenir une poêlée de légumes, sans ajout de matière grasse. Compatible tous feux et four. Sans PFAS. Fabrication à Fesches-le-Châtel (25).
Poêle en inox brossé poignée fixe polie 1826, 18/10, 26cm, 114€  Depuis 2019, Caroline, la créatrice de Folium, sèche naturellement ses fleurs pour réaliser des herbiers et des compositions florales uniques. Parmi les fleurs dont elle révèle la beauté et la poésie, le myosotis appelé &quot;forget-me-not&quot; en anglais, ne m&#039;oublie pas. Il est le symbole de la fidélité amoureuse ou amicale, de l&#039;amour éternel. Une jolie idée cadeau. Fabrication à Marseille (13).
Herbier Le myosotis, 21 x 30 cm; Maison Folium, 62€  Un cadeau pour la vie! La mythique cocotte Le Creuset (100 ans cette année!) en fonte émaillée se réinvente dans de nouveaux coloris dont ce mystérieux bleu nuit. Ce modèle rond est parfait pour les rôtis, les soupes et la cuisson mijotée. Passe au four, compatible tous feux. Fabrication à Fresnoy-le-Grand (02).
Cocotte ronde en fonte émaillée, 24 cm, 4,2L, 355€, Le Creuset  Grâce à deux systèmes de chauffe indépendants, cette machine à café 2 en 1 permet de faire du café filtre ou un espresso grâce aux capsules, sans multiplier les équipements. Une innovation française fabriquée à La Roche-sur-Yon (85).
Machine à café Duo, Malongo, 125€.  Passer du temps en cuisine n&#039;empêche pas de rêver... Surtout avec ce très joli torchon au tissage en double trame qui invite à l&#039;évasion. Le parfait &quot;petit cadeau&quot; pour ne pas grever son budget. Fabriqué à Orthez (64).
Torchon &quot;rêver&quot;, 50x70cm, Moutet tissage, 19,90€.  Entièrement en acier, ce dessous de plat en forme d&#039;oiseau apportera une touche design à vos repas. Fabriqué à Thoissey (01).
Desous de plat Picoti, 18x26, coloris pain d&#039;épices, Fermob, 49€.   Cette batterie de cuisine fabriquée en France (à Rumilly, 74) comprend 2 casseroles et 2 poêles avec un revêtement en céramique antiadhésif. Un indicateur de température change de couleur quand la poêle atteint la température idéale pour débuter la cuisson. Poignée amovible pour gagner de la place. Compatible tous feux. Garantie sans PFOA, sans plomb et sans cadmium.
Ingenio Renew On, Céramique antiadhésive, Batterie de cuisine 5 p, Induction, Tefal; 126,99€  Coffret 3 couteaux essentiels en cuisine: 1 couteau d&#039;office, 1 couteau multi-usages et 1 couteau de cuisine 15 cm. Manches en chêne certifié PEFC. Fabrication à Viscomtat (63). 
Coffret écoresponsable Jean Dubost les couteaux du cuisinier, 79,90€  Au potager, au milieu de vos plantations... Ce composteur en terre cuite sans fond s&#039;enterre en pleine terre jusqu&#039;au trait témoin et fertilise le sol en continu.  Pas besoin de le remuer le compost, l&#039;argile est un matériau naturel et poreux qui régule l&#039;humidité et l&#039;aération.
Composteur-fertilisateur, talille L, Oyas; 44,99€  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/11/12/noel-cadeaux.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Noël 2025: cuisine, déco... Notre sélection de cadeaux fabriqués en France]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Autour du berceau et des nouveaux-nés, les temps changent</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/autour-du-berceau-les-temps-changent-122064</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/autour-du-berceau-les-temps-changent-122064</guid>
      <pubDate>Wed, 19 Nov 2025 06:03:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Tu devrais faire comme ci&quot;, &quot;À mon époque, on ne faisait pas comme ça&quot;… Les &quot;bonnes&quot; manières de s&#039;occuper d&#039;un bébé varient au fil du temps, en fonction des modes, oui, mais aussi des avancées scientifiques. Pour éviter de faire naître incompréhensions ou conflits entre parents et grands-parents, il convient de lever les malentendus et de faire preuve de bienveillance.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Ma belle-fille devrait laisser pleurer sa fille&quot; &quot;Ma petite-fille de 4 mois pleure beaucoup, en fait dès qu&#039;elle n&#039;est pas dans les bras. Je vois ma belle-fille s&#039;épuiser à l&#039;avoir toujours contre elle en porte-bébé. Je me suis permis de lui dire que peut-être, elle devrait la laisser pleurer de temps en temps. Elle a réagi vivement en m&#039;expliquant qu&#039;elle savait ce qui était bon pour sa fille, qu&#039;elle avait besoin de proximité physique. Je n&#039;en suis pas sûre, je crois plutôt que ses parents l&#039;ont habituée à ça…&quot;
Ludivine, 63 ans  En trente ans, les pratiques en matière de puériculture ont énormément évolué, influencées par des découvertes scientifiques sur le fonctionnement du cerveau des bébés et sur la façon dont s&#039;installe l&#039;attachement. &quot;Aujourd&#039;hui, il est recommandé aux parents d&#039;avoir un maternage proximal, c&#039;est-à-dire d&#039;être très à l&#039;écoute des besoins de leur bébé dans ses premiers mois de vie et de privilégier la proximité physique (portage, bercement) afin de le rassurer&quot;, explique Clémence Pernoud, petite-fille de Laurence Pernoud, célèbre autrice de livres de puériculture. Elle cosigne en 2025 une nouvelle version des deux best-sellers de Laurence Pernoud, J&#039;attends un enfant et J&#039;élève mon enfant, éd. Albin Michel. Une évolution parfois difficile à comprendre par certains grands-parents qui, lorsqu&#039;ils étaient eux-mêmes jeunes parents, ne craignaient pas de laisser pleurer leur tout-petit dans son berceau. Parce que c&#039;est ainsi que l&#039;on faisait à l&#039;époque! &quot;Ces nouvelles méthodes peuvent être vécues par ces grands-parents comme une menace, une remise en cause de la manière dont ils ont exercé leur propre parentalité. Ils peuvent alors s&#039;en défendre, pas toujours consciemment, en adoptant une attitude assez critique et jugeante vis-à-vis de la jeune génération&quot;, constate Mathilde Bouychou, psychologue, spécialiste en périnatalité, autrice du podcast Parentalité(s) - Éduquer, c&#039;est comprendre et du livre Désir d&#039;enfant, éd. Solar.  &quot;Donner le bain tous les jours? Ils estimaient que ce n&#039;était pas indispensable&quot; &quot;Au départ, mon fils et sa femme ne donnaient le bain qu&#039;un jour sur deux à leur bébé. Ils estimaient que cela n&#039;était pas indispensable de faire plus. Cela me semblait dommage car la plupart des bébés apprécient beaucoup ce moment de détente dans l&#039;eau. Surtout, c&#039;est très efficace pour calmer les coliques. J&#039;en ai parlé avec eux. Dans un premier temps, je les ai sentis un peu sur la défensive et puis, au fil des jours, j&#039;ai constaté qu&#039;ils donnaient le bain plus souvent.&quot;
Brigitte, 60 ans  Ici, chacun a ses arguments, tous défendables! &quot;On sait aujourd&#039;hui qu&#039;il n&#039;est pas judicieux de baigner chaque jour un nourrisson car l&#039;eau est trop dure et agressive vis-à-vis de son microbiote cutané. Mais d&#039;un autre côté, le bain peut effectivement apaiser les douleurs digestives chez certains bébés&quot;, note Clémence Pernoud. Heureusement, des différences de points de vue ne conduisent pas systématiquement à un conflit.
 &quot;Cette grand-mère a su partager son expérience sans émettre de jugement négatif sur les jeunes parents, avec une réelle bienveillance et sans chercher à imposer sa vision. Et parce qu&#039;ils ne se sont pas sentis désavoués, à un moment où ils ont tout à découvrir de leur nouveau rôle et sont donc dans une certaine fragilité, ces parents ont pu entendre la proposition qui leur était faite&quot;, analyse Mathilde Bouychou. Avoir plusieurs générations qui se penchent sur son berceau, dans un esprit collaboratif, c&#039;est tout bénéfice pour un bébé!   &quot;Ils emmaillotent leur bébé et cela m&#039;inquiète&quot; &quot;Ma fille et mon gendre ont remis au goût du jour une technique de puériculture que je pensais tombée en désuétude: ils emmaillotent leur bébé. Cela m&#039;a beaucoup étonné, ma femme et moi n&#039;avons jamais fait cela pour nos propres enfants. Les jeunes parents nous expliquent que ça aide notre petit-fils à dormir. Mais je suis inquiet car j&#039;ai vu sur internet que cela peut favoriser la mort subite du nourrisson. J&#039;hésite à leur en parler…&quot;
Simon, 55 ans  Quelle surprise de voir ressurgir un usage que nous pensions d&#039;un autre temps, associé dans notre esprit au maternage du XIXe siècle. &quot;Tout n&#039;est pas à jeter dans l&#039;histoire de la puériculture! L&#039;emmaillotage est aujourd&#039;hui largement validé par des études scientifiques. C&#039;est un excellent moyen pour offrir aux bébés, après leur naissance, une continuité avec l&#039;expérience sensorielle vécue in utero. Et ainsi leur apporter de la sécurité&quot;, développe Mathilde Bouychou. À condition bien sûr que ce geste soit pratiqué en toute sécurité, sans que le bébé soit trop serré et pas au-delà de quelques mois.
&quot;En évitant d&#039;induire de l&#039;anxiété chez les jeunes parents, les grands-parents peuvent amorcer une discussion en utilisant le mode interrogatif: est-ce la sage-femme ou le médecin qui t&#039;a fait cette recommandation? Un professionnel de santé t&#039;a-t-il montré comment procéder?&quot; conseille Clémence Pernoud. Car en matière de puériculture, n&#039;importe quel &quot;tuto&quot; visionné sur les réseaux sociaux ne peut suffire comme source d&#039;information.  &quot;Ma fille a pensé que je ne souhaitais pas m&#039;investir&quot; &quot;Quand mon petit-fils est né, je n&#039;osais pas le prendre dans mes bras, j&#039;avais l&#039;impression de ne plus du tout savoir faire avec un nouveau-né. Constatant ma réserve, ma fille ne l&#039;a pas très bien pris, elle a pensé que je ne souhaitais pas m&#039;investir. C&#039;était tout le contraire! Je lui ai donc confié mes craintes et c&#039;est elle qui m&#039;a rassurée sur mes capacités à pouponner, encouragée à sauter le pas. Et effectivement, les bons gestes sont revenus très vite.&quot;
Béatrice, 59 ans
Lire aussi&gt; Bientôt grand-parent, quel bouleversement!    Heureux sont les mots qui permettent de lever les malentendus! &quot;Cette grand-mère a bien fait de dire ses doutes: exprimer ses ressentis propres ne constitue en aucune sorte une attaque de l&#039;autre et facilite donc le dialogue&quot;, souligne la psychologue. Un autre élément a probablement encouragé cette saine communication: une forme d&#039;humilité affichée par la nouvelle grandmère. &quot;Elle n&#039;arrive pas en terrain conquis, prétendant tout savoir sur les bébés, sous prétexte qu&#039;elle-même a eu des enfants. N&#039;ayant peut-être plus été en contact avec des nourrissons depuis trente ans, elle admet avoir besoin d&#039;un temps de réadaptation&quot;, observe Clémence Pernoud.
Rien n&#039;empêche non plus les grands-parents de solliciter un &quot;guidage&quot; auprès des jeunes parents. Pour se remettre plus facilement le pied à l&#039;étrier, et aussi pour être sûrs d&#039;être en phase avec leurs attentes. &quot;Il est toujours intéressant de s&#039;inscrire dans une attitude d&#039;ouverture et de désir de comprendre. Ainsi, les grands-parents peuvent questionner les jeunes parents sur telle ou telle pratique dont ils ne comprennent pas exactement le sens&quot;, propose Mathilde Bouychou.   &quot;Avec ma mère, j&#039;ai été obligée d&#039;être catégorique&quot; &quot;Quand mon fils est né, ma mère contestait toutes mes manières de faire. Pire, elle remettait en cause le couchage sur le dos en prétendant qu&#039;elle m&#039;avait couchée sur le ventre et que je n&#039;en étais pas morte! J&#039;ai été obligée d&#039;être catégorique: soit elle respecterait mes consignes pour s&#039;occuper de mon bébé, soit je ne lui donnerais pas à garder. Cet ultimatum a mis fin à ses critiques et nous avons réussi à trouver un modus vivendi.&quot;
Charlotte, 33 ans  Il est des sujets sur lesquels les jeunes parents n&#039;ont pas à transiger. Le fait de coucher un bébé sur le dos pour lutter contre le risque de mort subite du nourrisson en est un, car largement documenté par la science. Ce n&#039;est ni une &quot;mode&quot; ni un &quot;caprice&quot;! &quot;Face à l&#039;attitude de toute-puissance et de provocation de sa mère, cette jeune femme a été très courageuse de poser une limite claire et sans appel. Cet épisode lui a d&#039;ailleurs sans doute permis de devenir pleinement adulte, l&#039;accès à la parentalité lui ayant donné le ressort nécessaire pour s&#039;affirmer et s&#039;individualiser par rapport à sa mère&quot;, décrypte la psychologue.
&quot;Devenir parent constitue une lourde mission, on ne peut s&#039;encombrer de relations toxiques à ce moment-là de sa vie. Mieux vaut donc couper court si nécessaire, au moins temporairement, quitte à renouer plus tard sur des bases plus sereines&quot;, insiste Clémence Pernoud. Ici, cette grand-mère a eu la sagesse de ne pas persévérer dans la confrontation. Gageons que le désir profond de ne pas être privée de son petit-fils et de construire avec lui une jolie relation a pesé dans la balance…  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/07/grand-mere.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Autour du berceau et des nouveaux-nés, les temps changent]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Noël 2025: 5 jeux de société parfaits pour stimuler son cerveau et s’amuser après 50 ans</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/noel-2025-5-jeux-de-societe-parfaits-pour-stimuler-son-cerveau-et-samuser-apres-50-ans-123788</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/noel-2025-5-jeux-de-societe-parfaits-pour-stimuler-son-cerveau-et-samuser-apres-50-ans-123788</guid>
      <pubDate>Tue, 18 Nov 2025 05:38:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cécile Dard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plus faciles à manipuler, stimulants mais surtout amusants, voici 5 jeux de sociétés que vous allez aimer pour jouer seul ou entre amis. De bonnes idées à glisser sous le sapin.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/11/14/noel.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Noël 2025: 5 jeux de société parfaits pour stimuler son cerveau et s’amuser après 50 ans]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole… et combattre l’exclusion avec les Restos du coeur</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-combattre-lexclusion-avec-les-restos-du-coeur-122031</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-combattre-lexclusion-avec-les-restos-du-coeur-122031</guid>
      <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 15:18:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le premier des Restos du coeur a ouvert il y a tout juste quarante ans. En plus de l’aide alimentaire, l’association créée par Coluche met en oeuvre différentes actions pour sortir de la précarité. Entretien avec Jean-Michel Richard, son secrétaire général.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Décrivez-nous les actions de l’association. Jean-Michel Richard: L&#039;aide alimentaire est notre activité principale. Nous distribuons des paniers repas à préparer chez soi, ainsi que des repas chauds dans la rue ou dans des hébergements d&#039;urgence. Nous avons aussi développé de multiples activités d&#039;accompagnement afi n d&#039;aider les personnes à sortir de la précarité: hébergement, soutien à la recherche d&#039;emploi, chantiers d&#039;insertion destinés aux personnes très éloignées de l&#039;emploi… Il faut y ajouter l&#039;accompagnement scolaire et l&#039;apprentissage des langues. Enfin, nous avons mis en place depuis l&#039;hiver dernier un programme dédié aux bébés de 0 à 3 ans, car la précarité se reproduit malheureusement de façon presque systémique.  Quel est le profil des bénévoles? Jean-Michel Richard:  Ils sont retraités la plupart du temps mais nous assistons depuis plusieurs années à l&#039;émergence de nouveaux profils, tels que les jeunes actifs et les étudiants. Nous pouvons compter sur 75 000 bénévoles permanents. Les 30 000 bénévoles ponctuels viennent nous apporter leur soutien lors de la collecte nationale de denrées alimentaires et de produits d&#039;hygiène, qui a lieu début mars, ou pendant l&#039;opération paquets-cadeaux de fin d&#039;année, qui se déroule dans des grands magasins culturels ou de jouets. Les cadeaux y sont emballés gratuitement par nos bénévoles, mais les acheteurs peuvent faire un don.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole… aux côtés des personnes isolées avec les Petits Frères des pauvres  Bénéficient-ils d’une formation? Jean-Michel Richard: Les nouveaux bénévoles reçoivent une formation généraliste dès leur arrivée afin d&#039;appréhender nos valeurs et de connaître les métiers de l&#039;association. Par la suite, nous pouvons leur proposer différentes formations techniques en fonction de leur mission: sur la comptabilité, l&#039;hygiène et la sécurité alimentaire, etc. Ils ont également la possibilité de s&#039;appuyer sur une base documentaire que nous leur fournissons. La formation permet en outre aux bénévoles de se rencontrer et de les souder autour de nos valeurs.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole... En maraudant pour l&#039;Ordre de Malte  Quelles compétences recherchez-vous chez eux? Jean-Michel Richard: Aujourd&#039;hui, nous avons besoin de comptables qualifiés ou de professionnels de la logistique afin de nous aider dans nos entrepôts, mais aussi de juristes pour les questions d&#039;accès aux droits. Les personnes ayant des compétences dans l&#039;encadrement d&#039;équipes sont également les bienvenues. Et puis, bien évidemment, nous sommes toujours à la recherche de personnes empathiques, capables d&#039;accueillir celles qui viennent nous voir et de détecter leurs besoins. Dans tous les cas, il fait bon faire du bénévolat aux Restos du coeur, car on y trouve beaucoup de convivialité.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole pour donner envie de lire aux enfants avec Lire et faire lire   Témoignage: &quot;L&#039;état d&#039;esprit entre bénévoles est excellent&quot; Éric, 63 ans, Colombes (92)
 &quot;Je suis bénévole aux Restos du coeur depuis six ans et responsable d&#039;un centre de distribution de repas depuis trois ans. Je connaissais l&#039;association depuis sa création et j&#039;aimais sa philosophie, son côté apolitique et areligieux. Après avoir arrêté mon activité professionnelle, je voulais à la fois conserver une activité sociale et aider les autres. Comme j&#039;ai une licence d&#039;ingénieur en logistique, le centre de Colombes était très heureux de me voir arriver pour gérer l&#039;approvisionnement. Je me suis fait des amis parmi les bénévoles car l&#039;état d&#039;esprit est excellent. J&#039;ai beaucoup appris sur le 115, sur les centres d&#039;hébergement d&#039;urgence et sur la société en général. En discutant avec les bénéfi ciaires, on comprend mieux leurs diffi cultés. Être bénévole aux Restos rend plus tolérant à leur égard.&quot;
Lire aussi&gt; Devenir bénévole et lutter contre la misère avec ATD-Quart Monde    C&#039;est fait pour vous si... • Vous adhérez aux valeurs des Restos: l&#039;indépendance à l&#039;égard du politique et du religieux, la convivialité, la rigueur, le respect envers toutes les personnes démunies, etc.
• Vous êtes capable d&#039;aider sans juger.  Mieux vaut éviter si... • Vous êtes mal à l&#039;aise face aux personnes démunies.
• Vous n&#039;avez pas l&#039;esprit d&#039;équipe.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/06/collecte-restos-du-coeur.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole… et combattre l’exclusion avec les Restos du coeur]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Restos du coeur]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>C&#039;est officiel, voici les dates des vacances scolaires 2026/2027</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/c-est-officiel-voici-les-dates-des-vacances-scolaires-20262027-123752</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/c-est-officiel-voici-les-dates-des-vacances-scolaires-20262027-123752</guid>
      <pubDate>Sat, 15 Nov 2025 09:43:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les vacances de Noël sont calées? Il est temps de s&#039;organiser pour 2026 et de découvrir pour les plus prévoyants les dates de congés des différentes zones pour 2027.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039;est quand les vacances? A peine les vacances de Noël organisées qu&#039;il faut déjà se plonger dans son agenda pour organiser celles de février et de Pâques. Des dates clés qui jalonnent l&#039;année car même sans partir en vacances, vous serez peut-être sollicités pour garder vos petits-enfants... Voici le calendrier officiel des vacances scolaires 2026/2027 pour les zones A, B et C.  Quelles régions sont dans la zone A, B ou C? Le calendrier des vacances scolaires varie en fonction des 3 zones: A, B et C. Si les vacances de la Toussaint et de Noël sont communes, les dates différent pour le reste de l&#039;année. Voici comment les académies sont réparties:
La zone A regroupe les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers. 
La zone B: les académies d&#039;Aix-Marseille, Amiens, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Normandie, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Strasbourg
La zone C: les académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles.
La Corse a ses propres dates de congés.  Quelles sont les dates des vacances de février en 2026? Les écoliers retrouveront le chemin de l&#039;école le lundi 5 janvier 2026. La zone 1, la première à être en vacances d&#039;hiver en 2026 n&#039;aura pas longtemps à patienter: les cours s&#039;arrêteront pour 2 semaines à partir du 7 février. Pour la zone B, ce sera le 14 février le zone C, le 21 février. 





ZONE A
ZONE B 
ZONE C


Dates des vacances d&#039;hiver 2026
Du samedi 7 février au lundi 23 février 2026
Du samedi 14 février au lundi 2 mars 2026
Du samedi 21 février au lundi 9 mars 2026



  Quelles sont les dates des vacances de Pâques en 2026? Quand tombe le 1er mai et l&#039;Ascension? Le calendrier En 2026, le lundi de Pâques tombe tôt, ce sera le 6 avril 2026. Les vacanciers de la zone C profiteront d&#039;un jour férié le vendredi 1er mai durant leurs congés. 




Zone A
Zone B 
Zone C


Dates des vacances de printemps 2026

Du samedi 4 avril au lundi 20 avril 2026


Du samedi 11 avril au lundi 27 avril 2026


Du  samedi 18 avril au lundi 4 mai 2026




Le jeudi de l&#039;Ascension sera jeudi 14 mai 2026. Les élèves ne travailleront pas vendredi 15 mai. Dix jours plus tard, le lundi 25 mai 2026, ce sera la Pentecôte.
Lire aussi&gt; Quels sont les jours fériés en 2026? Le calendrier
  Quelles sont les dates des grandes vacances en 2026? Fin des cours pour tout le monde le samedi 4 juillet 2026. Les enfants retrouveront le chemin de l&#039;école le mardi 1er septembre 2026.   Quelles sont les dates des vacances de la Toussaint en 2026? Les congés de la Toussaint sont communes à toutes les zones qui s&#039;arrêteront de travailler pour 2 semaines à partir du 17 octobre. En 2026, le 1er novembre tombera un dimanche. Le 11 novembre sera un mercredi. 




Zone A
Zone B 
Zone C


Vacances de la Toussaint 2026

Du samedi 17 octobre 2026 au lundi 2 novembre 2026


Du samedi 17 octobre 2026 au lundi 2 novembre 2026


Du samedi 17 octobre 2026 au lundi 2 novembre 2026




  Quelles sont les dates de Noël en 2026? Les vacances de Noël sont les mêmes pour les 3 zones, pas de jaloux! En 20206, le 25 décembre et le 1er janvier tomberont un vendredi, de quoi profiter 2 fois d&#039;un long week-end de fête même sans poser de congés. Reprise des cours pour tous le lundi 4 janvier 2027.




Zone A 
Zone B
Zone C


Vacances de Noël 2026

Du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027


Du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027


Du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027





  Quelles seront les dates des vacances d&#039;hiver en 2027? En 2027, ce sera au tour de la zone C de reprendre les cours pour à peine 1 mois avant les vacances de février.




Zone A
Zone B
Zone C


Vacances d&#039;hiver 2027 

Du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027


Du samedi 20 février 2027 au lundi 8 mars 2027


Du samedi 6 février 2027 au lundi 22 février 2027




  Quelles sont les dates des vacances de Pâques 2027? En 2027, le lundi de Pâques sera en mars, le lundi 29 mars précisément. La zone C ne travaillera que 4 jours avant de débuter ses congés de printemps. 




Zone A
Zone B
Zone C


Vacances de Pâques 2027

Du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027


Du samedi 17 avril 2027 au lundi 3 mai 2027


Du samedi 3 avril 2027 au lundi 19 avril 2027





Les élèves termineront les cours le samedi 3 juillet 2027.
  1er mai, 8 mai, Ascension... Comment tombent les ponts en 2027? Après le lundi de Pâques le 29 mars, il faudra patienter un peu avant de profiter d&#039;un jour férié... En 2027, les 1er et 8 mai tomberont un samedi et le jeudi de l&#039;Ascension se glissera entre les 2, le jeudi 6 mai. De quoi profiter d&#039;un pont d&#039;autant que les enfants n&#039;auront pas école le vendredi 7 mai. Le lundi de Pentecôte sera le lundi 17 mai. 
Durant l&#039;été 2027, le 14 juillet a lieu un mercredi, ce qui permettra également de poser quelques jours pour profiter de ce jour férié.   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/11/13/vacances-scolaires.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[C&#039;est officiel, voici les dates des vacances scolaires 2026/2027]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>David Le Breton: &quot;La présence mutuelle désamorce les tensions&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/faut-qu-on-parle-david-le-breton-la-presence-mutuelle-desamorce-les-tensions-122745</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/faut-qu-on-parle-david-le-breton-la-presence-mutuelle-desamorce-les-tensions-122745</guid>
      <pubDate>Wed, 12 Nov 2025 05:38:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors que la seconde édition de &quot;Faut qu&#039;on parle&quot; réunit des personnes qui échangent sans se connaître, le sociologue David Le Breton revient sur les vertus de la conversation, dans une société de plus en plus happée par les écrans.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Le succès rencontré par la 1re édition de &quot;Faut qu’on parle&quot; traduit-il un besoin de conversation? David Le Breton: Il traduit une volonté de retrouver la parole, le contact, la réciprocité avec l&#039;autre, dans une société où la plupart de nos concitoyens sont happés par les écrans. On n&#039;a jamais autant communiqué et on n&#039;a jamais aussi peu parlé ensemble.  Quelles sont les conditions pour créer une conversation? David Le Breton: Dans une conversation, deux personnes se parlent de visage à visage, les yeux dans les yeux. Ce face-à-face favorise l&#039;attention à l&#039;autre, l&#039;écoute et la reconnaissance de l&#039;autre, la réciprocité. Une place est laissée au silence – on peut se taire ensemble – et à l&#039;incertitude du cheminement: on peut s&#039;arrêter, reformuler et on ne sait pas où la discussion va nous conduire. Une condition est de laisser le portable de côté. Quand un téléphone se trouve à proximité, la conversation n&#039;est plus la même. On s&#039;empêche d&#039;aller trop loin, de peur d&#039;être interrompu par un appel.
Lire aussi&gt;   Quel effet peut opérer une conversation sur deux interlocuteurs qui pensent différemment? David Le Breton:  Dans une relation de voix à voix, on est plus à même de s&#039;identifier à l&#039;autre, de se mettre à sa place, pour comprendre son point de vue, introduire des nuances. La présence mutuelle désamorce les tensions. Pour les lecteurs de Notre Temps qui participent à &quot;Faut qu&#039;on parle&quot;, nul doute qu&#039;échanger avec un interlocuteur peut avoir un effet salutaire. Autour d&#039;un café, ils se sentent disponibles, en confiance. Ils peuvent nouer des amitiés, et, qui sait, se revoir pour déjeuner ensemble. Cette opération à contre-courant des tendances permet de restaurer la confiance, condition nécessaire du lien social. Dès lors, la conversation devient un lieu de résistance où l&#039;on peut sauver son âme.
Auteur de La Fin de la conversation? La parole dans une société spectrale, éd. Métailié (2024).  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/15/conversation.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[David Le Breton: &quot;La présence mutuelle désamorce les tensions&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Faut qu&#039;on parle: et si vous échangiez avec quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/faut-qu-on-parle-et-si-vous-echangiez-avec-quelqu-un-qui-ne-pense-pas-comme-vous-122744</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/faut-qu-on-parle-et-si-vous-echangiez-avec-quelqu-un-qui-ne-pense-pas-comme-vous-122744</guid>
      <pubDate>Sat, 08 Nov 2025 11:18:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Agnès Duperrin,France Lebreton,Marie Auffret]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre Temps rejoint La Croix, le Fonds Bayard-Agir pour une société du lien et d’autres médias pour la deuxième édition de &quot;Faut qu’on parle&quot;. L’opération, qui aura lieu le 22 novembre prochain, a pour vocation de favoriser le dialogue et de recréer du lien.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[95% des participants ont été heureux de la discussion, 75% sont restés en contact Le 23 novembre 2024, Bruno a passé plus d&#039;une heure dans un bistrot à la gare de Lille avec Amandine; Xavier-Marie et François se sont rencontrés dans un café à Figeac; Sophie et Rolando, eux, c&#039;est à Nantes qu&#039;ils se sont vus. Leur point commun? Aucuns d&#039;entre eux ne se connaissaient, et leurs opinions divergeaient sur bien des sujets. Leurs chemins ne se seraient probablement jamais croisés s&#039;ils n&#039;avaient pas eu l&#039;idée de participer à la première édition de &quot;Faut qu&#039;on parle&quot;, organisée par La Croix, le Fonds Bayard-Agir, d&#039;autres médias et aussi cette année, Notre Temps. Les chiffres à l&#039;issue de l&#039;édition 2024 sont éloquents: 95% des participants ont été heureux de la discussion, 75% sont restés en contact avec leur interlocuteur, et 95% veulent réitérer l&#039;expérience.
À l&#039;heure où la conversation devient un art délicat, nous avons souhaité rejoindre cette belle initiative.  Ils témoignent de leur expérience  &quot;Elle a partagé ses préoccupations de jeune adulte avec moi&quot; Bruno, 83 ans, avec Amandine, à Douai (59) &quot;J&#039;ai passé 1h15 dans un café à la gare de Lille avec Amandine, une jeune femme de cinquante ans de moins que moi, arrivée à vélo (j&#039;étais venu en train). Nous avons pris une consommation, et nous avons partagé l&#039;addition sans hésitation (ma femme me l&#039;avait conseillé). Au contraste des idées a répondu un échange avec écoute réciproque, et une curiosité saine et franche. La confiance s&#039;est vite imposée. Mon âge avancé a joué dans les confidences. J&#039;avais l&#039;impression qu&#039;Amandine parlait à son grand-père, qu&#039;elle partageait ses préoccupations de jeune adulte: son avenir sur une planète à la dérive, avec ou sans enfants, un conflit avec un proche, qu&#039;elle regrette, des placements d&#039;argent… De mon côté, j&#039;ai été sensible à son souci de m&#039;exposer clairement son engagement, à son écoute sur des sujets comme la succession et l&#039;impôt sur la fortune. Se rencontrer ainsi loin des réseaux sociaux a été formidable, ça me fait encore réfléchir un an après (rires).&quot;  &quot;Nous avons sagement évité certains sujets…&quot; Xavier-Marie, 64 ans, avec François, à Figeac (46) &quot;J&#039;ai rencontré François, dix ans de plus que moi, dans un café de Figeac: contact sympathique, discussion ouverte pour cet exercice un peu biaisé, dans la mesure où nous savions dès le départ que nous avions des points de désaccord mais que nous étions dans un état d&#039;esprit où nous n&#039;allions pas en venir aux mains (rires). C&#039;est confirmé, nous étions tellement sur deux planètes différentes qu&#039;à l&#039;arrivée, rien de ce que nous avons pu nous dire n&#039;a, je crois, changé les opinions de l&#039;autre. Nous avons abordé beaucoup de sujets, tout en en évitant sagement certains. Sur l&#039;avortement, par exemple, car je suis sûr que nous avons des avis opposés dessus, et mes réactions auraient sans nul doute été davantage à fleur de peau… Je retire de cette initiative le sentiment que nos opinions, si argumentées soient-elles, relèvent souvent de la conviction intime, voire de la croyance, et qu&#039;on peut s&#039;en parler…&quot;  &quot;Nos montres nous ont rappelés à l&#039;ordre!&quot; Sophie, 61 ans, avec Rolando à Nantes (44)  &quot;J&#039;étais curieuse de rencontrer Rolando, moi sexagénaire, lui, un peu plus jeune, curieuse de ma capacité à écouter vraiment, sans glisser dans la tentation de convaincre. C&#039;était ma plus grande crainte. Ce que je savais de lui m&#039;a tout de suite rassurée. Rolando aimait lire et écrire. J&#039;étais en &quot;lieu sûr&quot;, quelles que puissent être ses opinions. Nous avons échangé de façon fluide, agréable et respectueuse sur des positions qui, quand on prenait le temps de creuser, n&#039;étaient pas si éloignées. Nous divergions davantage sur la forme que sur le fond. J&#039;en retire le bienfait de laisser le temps de développer intégralement un point de vue. Au bout de deux heures et demie, nous nous sommes quittés parce que nos montres nous ont rappelés à l&#039;ordre… Nous nous sommes donné des nouvelles quelques mois plus tard. Je conseille cette expérience à chacun, elle prouve qu&#039;on peut échanger sans vouloir convaincre ou avoir raison, et accepter des différences de points de vue.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/15/faut-quon-parle.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Faut qu&#039;on parle: et si vous échangiez avec quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Marinane Pubill]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>COP 30 de Belém: Pourquoi la forêt est un espace sensible en danger à protéger?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/cop-belem-pourquoi-la-foret-est-espace-sensible-en-danger-proteger-119365</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/cop-belem-pourquoi-la-foret-est-espace-sensible-en-danger-proteger-119365</guid>
      <pubDate>Sat, 08 Nov 2025 11:18:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La COP 30, qui se tiendra à Belém au Brésil du 10 au 21 novembre, sera l’occasion de s’intéresser de près aux espaces boisés. Ils peuvent beaucoup pour nous et notre santé… à condition de faire beaucoup pour eux!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À quoi va servir cette nouvelle COP? Une COP de plus diront d&#039;aucuns… Oui, mais avons-nous d&#039;autres choix que de rappeler l&#039;urgence de préserver les forêts du monde afin de leur permettre d&#039;assurer leur fonction de résilience climatique et de protéger les populations par la même occasion? Le point avec Stéphanie Mansourian coauteure de Forest Landscape Restoration (éd. Routledge), collaboratrice scientifique aux universités de Lausanne et Genève, en Suisse, et Plinio Sist, directeur de l&#039;unité de recherche Forêts et sociétés au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et auteur de Exploiter durablement les forêts tropicales (éd. Quae).  La forêt, un acteur de la santé Les forêts jouent un rôle clé dans l&#039;équilibre écologique global. Elles abritent les écosystèmes les plus riches en biodiversité, piègent le CO2 à hauteur de 15,6 milliards de tonnes par an grâce à la photosynthèse et produisent de l&#039;oxygène. Si elles ne compensent pas toutes les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, elles sont essentielles pour limiter le réchauffement climatique. Dans son dernier rapport, Forêts et arbres pour la santé humaine (2023), corédigé par Stéphanie Mansourian, l&#039;Union internationale des organismes de recherche forestière (IUFRO) a rappelé leur potentiel pour la préservation de la santé physique, psychologique et sociale des populations.
Les experts rappellent leurs effets positifs sur le développement neurologique des enfants, la dépression, les troubles anxieux, le vieillissement cognitif et l&#039;espérance de vie. Les forêts sont également de formidables armoires à pharmacie: elles fournissent de nombreuses ressources pour se soigner, les plantes médicinales qui en proviennent assurant des soins de santé primaires à 70% de la population mondiale. &quot;Près des deux tiers des plantes identifiées comme ayant des propriétés anticancéreuses par l&#039;Institut national du cancer américain sont originaires des forêts tropicales. On estime en outre que 25% des médicaments utilisés par la médecine occidentale sont issus des composés chimiques produits par les espèces de ces régions, et il y a encore beaucoup à explorer&quot;, note Plinio Sist. La course à la découverte a d&#039;ailleurs pu générer une forte pression sur les ressources et sur les populations locales détentrices de précieuses connaissances. Depuis sa création en 2010, le protocole de Nagoya sur &quot;l&#039;accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation&quot; (APA) est censé réglementer l&#039;exploitation de la biodiversité. Mais son adoption et son respect s&#039;avèrent inégaux.
Lire aussi&gt; Pourquoi la forêt est une géante à protéger  Quelques héritages pharmaceutiques tropicaux venus des forêts du monde entier • La quinine, issue de l&#039;écorce de quinquina des Andes, contre le paludisme.
• La physostigmine (ésérine), à partir de la fève de calabar d&#039;Afrique, contre le glaucome.
• La vincristine, extraite de la pervenche de Madagascar, utilisée en chimiothérapie contre certains cancers.
• La calanolide A et B, provenant d&#039;arbres rares de la forêt du Sarawak, en Malaisie, contre le VIH.
Source: l&#039;ONG Forest Stewardship Council.
Lire aussi&gt; Les arbres, ces trésors de la nature qui nous soignent  Exploitation intensive, feux de forêt, nouvelles maladies... Un potentiel menacé Ce réservoir thérapeutique est menacé par la fragilisation des écosystèmes forestiers. &quot;Et leur disparition s&#039;est accélérée, avec une perte de 10 millions d&#039;hectares de forêt (soit 2,5 fois la Suisse!) chaque année entre 2015 et 2020&quot;, s&#039;inquiète Stéphanie Mansourian, citant les chiffres de l&#039;Organisation des Nations unies pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO). Les zones les plus touchées sont, en Amérique latine, le Brésil, la Bolivie, le Mexique et le Nicaragua, et, en Afrique, le Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon. Mais les forêts des pays du Nord (Canada, Russie, Grèce…) ne sont pas épargnées.
&quot;Les feux expliquent 50% des pertes, suivis de l&#039;agriculture, notamment l&#039;élevage en Amérique latine, la plantation de palmiers à huile et d&#039;hévéas en Asie, le cacao en Côte d&#039;Ivoire… précise Plinio Sist. Près de 90% des feux sont d&#039;origine humaine! Ils contribuent au réchauffement, donc à l&#039;assèchement des forêts, alors plus exposées aux attaques pathogènes décimant les arbres… qui brûlent plus facilement et émettent des fumées nocives pour la santé respiratoire.&quot; Et moins de zones forestières, ou trop exploitées, c&#039;est aussi plus de nouvelles maladies, dont l&#039;émergence a bondi de 30% depuis les années 1960, via des contacts avec des animaux infectés. C&#039;est sans doute ce qui est à l&#039;origine des épidémies de VIH, Zika, Ebola, ou du Covid-19.  Éviter les crédits carbone, miser sur des solutions éprouvées comme l&#039;agroécologie &quot;Il est urgent de protéger toutes les forêts de la planète et de replanter avec des essences résistantes, plus adaptées aux nouveaux paramètres climatiques, mais pas n&#039;importe comment&quot;, souligne Stéphanie Mansourian. Elle regrette l&#039;errance d&#039;entreprises ou de gouvernements qui proposent d&#039;acquérir des &quot;crédits carbone&quot; en plantant à tout va, sans discernement. Pour la préservation des forêts tropicales, les scientifiques ne cessent de rappeler la pertinence de solutions reconnues.  
&quot;Nous encourageons ainsi l&#039;agroécologie, méthode naturelle pour préserver la fertilité des sols. La gestion durable des ressources forestières est un autre moyen de conserver de grandes surfaces tout en générant des revenus pour les populations locales&quot;, explique Plinio Sist. Enfin, l&#039;essentiel repose sur des décisions politiques cohérentes touchant l&#039;agriculture et l&#039;environnement, sur des subventions et des contrôles. &quot;Quand le président brésilien Lula en a mis en place lors de son premier mandat (2003-2007), la déforestation a reculé de 80%.&quot;
&quot;Reste à se promener en forêt et rejoindre des associations engagées pour la défense et la plantation des arbres&quot;, ajoute Stéphanie Mansourian. Des bienfaits sur tous les plans, individuel et collectif.
Photo: Vue panoramique aérienne de la forêt de Białowieża - ou forêt de Bialovèse- en Pologne, formée il y a dix mille ans. Cette forêt d&#039;environ cent cinquante mille hectares est une forêt primaire préservée, entre Pologne et Biélorussie. Refuge des derniers bisons d&#039;Europe, elle est inscrite au patrimoine mondial de l&#039;Unesco.     Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosuqe ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/05/bialowieza-foret-pologne.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[COP 30 de Belém: Pourquoi la forêt est un espace sensible en danger à protéger?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: et vous, que feriez-vous si remportiez le gros lot?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-et-vous-que-feriez-vous-si-remportiez-le-gros-lot-123513</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-et-vous-que-feriez-vous-si-remportiez-le-gros-lot-123513</guid>
      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 11:09:45 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une bande d&#039;amis qui se connait depuis 50 ans vient de remporter 250 millions d&#039;euros à l&#039;EuroMillions. De quoi faire rêver! D&#039;ailleurs, que feriez-vous d&#039;une telle somme si cela vous arrivait? Racontez-nous.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le 19 août dernier, la vie de cette bande de 5 amis franciliens qui se connaît depuis près de 50 ans s&#039;apprête à changer. Sous l&#039;impulsion de l&#039;un d&#039;eux qui tente sa chance dès que la cagnotte dépasse les 50 millions, révèle le Parisien, ils poussent la porte du bar-tabac du Moulin-d’Auteuil, dans le XVIe arrondissement et cochent sur la grille le 24, 31, 34, 41, 43, 6 et le 8. La combinaison gagnante qui va changer leurs vies.
Ces 5 amis, dont on sait simplement qu&#039;ils sont 5, hommes et femmes, remportent les 250 millions d&#039;euros mis en jeu ce jour-là par la Française des jeux (FDJ United) à l&#039;EuroMillions et font désormais partie du cercle très fermé des multimillionnaires français. Submergés de bonheur lorsqu&#039;ils réalisent qu&#039;il ont gagné, ils placent le ticket gagnant dans un coffre-fort le temps de digérer la nouvelle et ne se manifestent pas tout de suite auprès de la FDJ. Ils avaient 60 jours pour se faire connaître. C&#039;était sans compter sur un petit malin qui a tenté de remporter le pactole à leur place en se faisant passer pour eux auprès de &quot;La Dépêche du Midi&quot;, pressant les 5 amis d&#039;aller réclamer leur gain.      Que feriez-vous si vous remportiez 250 millions d&#039;euros? Que vont-ils faire de leurs 50 millions respectifs? Le groupe d&#039;amis dont l&#039;identité est gardée confidentielle a précisé que &quot;les associations caritatives ne seront pas oubliées. Nous ne pouvons pas recevoir une telle somme sans venir en aide à ceux qui en ont besoin&quot;. Les placements pour assurer l&#039;avenir, les travaux pour améliorer son logement et une nouvelle voiture font partie des principales dépenses post &quot;gros lot&quot;, analyse dans le Parisien, Isabelle Cesari, responsable des grands gagnants pour la FDJ.
Le 23 octobre 2025, c&#039;est un père, futur retraité, et ses 2 filles qui ont remporté 23 millions d&#039;euros au Loto à Boulogne. &quot;Ce gain tombe à pic, car j’allais être à la retraite prochainement. Je veux une maison avec une piscine pour que mes petits-enfants s’amusent et, surtout, un grand garage pour ranger mes nombreux outils&quot;, a déclaré l&#039;heureux gagnant. Un potager partagé figurera également au cahier des charges de ce nouveau domaine familial, précise la FDJ. 
Et vous, que feriez-vous si vous remportiez le gros lot? Partiriez-vous en voyage? Quitteriez-vous votre emploi si vous êtes encore en activité? Aideriez-vous vos enfants et/ou petits-enfants? Quelle partie placeriez-vous? Racontez-nous en commentaires.
  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/11/06/loto.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: et vous, que feriez-vous si remportiez le gros lot?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Serge Guérin: Grandiose, boomer, bêta... à quoi sert ce découpage entre générations?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/serge-guerin-le-jeu-des-huit-generations-122260</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/serge-guerin-le-jeu-des-huit-generations-122260</guid>
      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 06:03:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Serge Guérin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Nous en entendons parler souvent: faites-vous partie des boomers ou de la génération Z et cela vous définit-il? Dans sa nouvelle chronique, le sociologue Serge Guérin ausculte ce découpage en tranches générationnelles - huit à ce jour-, qui va de la génération &quot;grandiose&quot; - pour les individus nés entre 1901et 1927- à la &quot;bêta&quot; (2025). Est-il si pertinent?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[huit générations distinctes coexistent Aujourd&#039;hui, huit générations distinctes coexistent: la génération grandiose (1901-1927), la génération silencieuse (1928-1945), les baby-boomers (1946-1964), la génération X (1965-1980), la génération Y (les millennials, 1981-1996), la génération Z (1997-2012), la génération alpha (2013-2024) et la génération bêta (nés à partir de 2025). Karl Mannheim, le sociologue qui a &quot;inventé&quot; la notion de génération en 1928, partait du fait qu&#039;une génération se fondait sur le partage d&#039;une histoire fondatrice commune, pour lui la guerre de 14-18. Le sens commun voulait qu&#039;une nouvelle génération arrive tous les vingt ans.

Dans les années 1990, Strauss et Howe, consultants en marketing, vont, à partir de la société américaine, postuler que l&#039;histoire est une succession de cycles de quatre-vingts ans, regroupant quatre générations (l&#039;idéaliste, la réactive, la civique puis l&#039;adaptative) qui réagissent entre elles et suivent les évolutions de la technologie et de nouvelles formes de consommation. Selon eux, nous étions dans le cycle du millenium englobant les baby-boomers, les X, les millennials et les Z, soit les générations idéaliste, réactive, civique puis adaptative, avant le prochain cycle devant apparaître au début des années 2000.
Ce découpage en tranches générationnelles a ses limites et dit de moins en moins le réel, tant la population vivant en France est de plus en plus hétérogène en termes de conditions de vie et d&#039;imaginaire. Même parmi les &quot;boomers&quot;, les réalités vécues ne sont pas les mêmes pour les plus âgés, nés entre 1946 et 1955, et pour leurs cadets: la retraite moyenne des femmes est bien moindre et les anciens ouvriers, employés et paysans, ne vivent pas du tout de la même façon que les anciens cadres ou fonctionnaires.
Plus largement, ces différences croissantes au sein des générations sont un sujet inquiétant pour l&#039;avenir de notre pays et notre capacité à faire monde commun. Il reviendra peut-être aux seniors de favoriser le &quot;liant&quot; entre habitants: de bâtir des ponts entre les générations, mais aussi des passerelles au sein de chacune d&#039;entre elles.  Serge Guérin est sociologue et professeur à l&#039;Inseec GE.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/13/generations-concept-illustration.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Serge Guérin: Grandiose, boomer, bêta... à quoi sert ce découpage entre générations?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Etudes, travail, vie de famille, loisirs... C&#039;était vraiment mieux avant?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/travail-patrimoine-loisirs-c-etait-mieux-avant-123021</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/travail-patrimoine-loisirs-c-etait-mieux-avant-123021</guid>
      <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 06:03:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La vie des jeunes était-elle plus facile avant, comme on l&#039;entend parfois? Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan apporte des éléments de réponse factuels dans une note publiée le 21 octobre, en comparant les données pour un jeune de 30 ans aujourd&#039;hui et un trentenaire au milieu des années 1970. Voici quelques enseignements.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;C&#039;était mieux avant&quot;. Vraiment? En 2024, 3 Français sur 4 et 2 jeunes de moins de 35 ans sur 3 le pensent. Dans une note publiée en octobre, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan s&#039;est penché sur la question. Les auteurs ont objectivé la situation des jeunes à 50 ans d&#039;intervalle en apportant des données factuelles relatives à la qualité de vie: emploi, patrimoine, accès au logement ou encore famille et temps libre. Sans céder à la nostalgie ni apporter de grain à moudre à une potentielle &quot;guerre des générations&quot;, voici quelques chiffres à retenir.   Des jeunes plus diplômés aujourd&#039;hui mais un début de carrière plus difficile Sans surprise, le niveau d&#039;études des jeunes a fortement augmenté en 50 ans. Dans les années 1980, le taux de bacheliers était inférieur à 30%, il avoisine aujourd&#039;hui les 80%. L&#039;accès aux études supérieures a suivi la même courbe: en 1975, seuls 21% des 21-34 avaient entamé des études supérieures tandis qu&#039;en 2023, plus d&#039;un jeune sur deux de 25-34 ans est diplômé de l&#039;enseignement supérieur (56% chez les femmes contre 48% chez les hommes!).
Plus diplômés, mais ils font face à un début de vie professionnelle plus difficile:  &quot;Alors même que les jeunes sont plus diplômés qu&#039;auparavant, leur insertion sur le marché du travail s&#039;est fragilisée. Les générations des années 1970 ont bénéficié d&#039;un contexte économique favorable (...)&quot;, rappelle cette note. La précarité de l&#039;emploi avec des contrats courts (CDD, intérim, alternance...) s&#039;est également accentuée, notamment en début de carrière et les femmes sont davantage concernées. En 2023, 35 % des jeunes de moins de 25 ans ont un emploi et, parmi eux, seuls 43 % occupent un emploi stable (CDI ou poste de fonctionnaire). Ils étaient 75 % en 1982.  
Pour les non-diplômés, ce n&#039;est guère mieux: 30% des jeunes sont au chômage contre 22% en 1982 et le fossé se creuse avec les diplômés du supérieur; le chômage est passé de 18% à 11%.
Lire aussi&gt; Gels des retraites de base et Agirc-Arrco: quel manque à gagner selon votre niveau de pension?  Gagne-on mieux sa vie aujourd&#039;hui? Ca dépend Autre question qui suscite parfois des débats en famille. Qu&#039;en est-il du côté de l&#039;évolution des salaires? Quelques chiffres à retenir:

Les trentenaires de 2025 gagnent mieux leur vie aujourd&#039;hui que ceux de 1975: un salarié à temps complet gagne 34% de plus en 2022 qu&#039;en 1975 en tenant compte de l&#039;inflation. L&#039;écart entre les hommes et les femmes a lui été divisé par 2.


Les salaires des jeunes ont moins progressé que ceux des actifs plus âgés. En 2019, le revenu moyen net des 30-34 ans était inférieur de 13% à celui des 50-54 ans. En 1979, il y était supérieur de 9%. 
Parmi les autres enseignements de cette note riche d&#039;une dizaine de pages: alors que le sentiment de pénibilité physique a peu évolué entre les 2 générations, le sentiment de pression s&#039;est accru. En 2019, un tiers des jeunes déclaraient travailler &quot;toujours&quot; ou &quot;souvent&quot; sous pression. 
Enfin, malgré la hausse de l&#039;espérance de vie, le temps passé à la retraite est quasi stable: une personne née en 1945 devrait passer 25 ans à la retraite, pour une personne née en 1995, c&#039;est 26 ans selon le COR (conseil d&#039;orientation pour les retraites).

Lire aussi&gt; Les retraités vivent-ils vraiment mieux que les actifs?
  Accès logement: plus tard et moins facile Sur ce sujet, c&#039;est moins bien qu&#039;avant. Constituer son patrimoine sécurise un parcours de vie. En 1975, la trajectoire typique d&#039;un jeune adulte incluait souvent l&#039;acquisition d&#039;un bien immobilier, rappelle l&#039;étude.

En 2025, les temps ont changé, cet accès est davantage soumis à l&#039;origine sociale, le soutien des parents et le niveau d&#039;études. &quot;En cinquante ans, le patrimoine s&#039;est en effet largement concentré dans les mains des plus âgés&quot;. Le recule de l&#039;âge moyen a l&#039;héritage l&#039;explique en partie: au début des années 1980, on héritait à 43 ans; en 2020, c&#039;était presque 10 ans plus tard, à 52 ans. 


&quot;L&#039;effort financier pour accéder à la propriété s&#039;est considérablement accru au fil des années&quot;: pour acquérir le même logement avec le même taux initial et le même apport personnel, il faudrait compter en théorie 23 ans de remboursement aujourd&#039;hui contre une dizaine d&#039;années en 1975. 

Lire aussi&gt; Les bébés de 2025 inaugurent la génération Bêta, et vous, à quelle génération appartenez-vous?
  Vie de famille: moins de mariages, plus de temps libre Et pour la vie de famille, quelles sont les principales évolutions? Était-ce mieux avant? Ça se discute...

En 1975, les mères avaient leur premier enfant à 24 ans en moyenne; cet âge dépasse aujourd&#039;hui 29 ans. La durée des études, la fragilité de l&#039;emploi ou encore l&#039;évolution des aspirations individuelles expliquent ce recul.


La vie de couple a également beaucoup évolué en 50 ans. Le mariage est en net recul: en 1975, à 30 ans, 81% des hommes et 85% des femmes étaient mariés. En 2020, ces chiffres étaient respectivement de 20% et 28%. Les unions d&#039;aujourd&#039;hui sont aussi moins durables: un mariage sur deux finit par un divorce. 


Et du côté des tâches domestiques? Les trentenaires, aidés par des équipements plus performants, ont levé le pied, ils consacrent 30 minutes de moins par jour à cette activité ce qui leur permet de profiter de 1h20 de temps libre en plus (5h11 aujourd&#039;hui contre 3 h 53) confirmant &quot;l&#039;aspiration à un épanouissement personnel en dehors de la sphère professionnelle&quot;. Signe de l&#039;époque, ce temps libre s&#039;est reporté principalement sur les écrans au détriment de la lecture: plus de la moitié des 25-39 ans a les yeux rivés sur un écran plus de 3h par jour. 

Que vous inspirent ces chiffres? Pensez-vous que la vie des trentenaires était &quot;mieux&quot; avant? Nous attendons vos commentaires.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/23/generations.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Etudes, travail, vie de famille, loisirs... C&#039;était vraiment mieux avant?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Yann Arthus-Bertrand et Hervé Le Bras: &quot;Les stars, ce sont les Français&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/yann-arthus-bertrand-et-herve-le-bras-les-stars-ce-sont-les-francais-122084</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/yann-arthus-bertrand-et-herve-le-bras-les-stars-ce-sont-les-francais-122084</guid>
      <pubDate>Sun, 02 Nov 2025 06:03:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le photographe et le chercheur publient un ouvrage aussi touchant que documenté. Il tient à la fois du beau livre et de l’étude sociodémographique de notre pays. Une souriante galerie de portraits, qui met en lumière ces liens qui nous unissent.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Éclairée par la verrière, la bâche en toile de jute recouvre le fond de l&#039;atelier. Il s&#039;agit bien du studio de Yann Arthus-Bertrand qui, il y a trente ans, s&#039;est donné pour mission de photographier les &quot;Français et ceux qui vivent en France&quot;. Ce brun clair, rendu vibrant par le tissage du panneau, évoque l&#039;arrière-plan de certains portraits de la Renaissance flamande, mettant en majesté les quidams passés devant l&#039;objectif. Seuls ou en groupe, liés par leurs métiers, leurs croyances, leurs loisirs, leurs modes de vie…, ils ont été invités à porter leurs vêtements professionnels ou de tous les jours, et souvent à présenter l&#039;objet de leur travail et de leur fierté. Avec le démographe et historien Hervé Le Bras, Yann Arthus-Bertrand a rassemblé plus de 900 prises de vues dans un album de quelque 800 pages. Des images simples, authentiques et positives, qui documentent notre histoire commune. D&#039;autant que le chercheur a accompagné chacune d&#039;elles d&#039;une longue légende, inscrivant ces portraits dans une réalité statistique et historique, et ajoutant une perspective plus générale à ces représentations sensibles. Les deux compères nous accueillent donc sur l&#039;un des lieux de travail du photographe documentariste pour une discussion à bâtons rompus sur la mosaïque française, composée de nos voisins, nos amis, nos collègues, nos commerçants, nos compagnons de voyage ou d&#039;association… Un témoignage pluriel et radieux.   Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de tirer le portrait de la France et de ses habitants? Yann Arthus-Bertrand: J&#039;ai découvert la photo avec les sujets animaliers et en pilotant des montgolfières. Mais travailler sur les Français est l&#039;oeuvre de la fin de ma vie. C&#039;est addictif et ça me permet de garder tout mon enthousiasme à presque 80 ans. Par ailleurs, l&#039;idée de construire une oeuvre dans la durée me plaît particulièrement.  En l’occurrence, celle-ci vous a pris plusieurs décennies. Comment l’aventure a-t-elle commencé? Yann Arthus-Bertrand: En effet, les photos que nous avons sélectionnées ne représentent qu&#039;une petite partie des dizaines de milliers de portraits réalisés au fil du temps. Ce travail a démarré dès les années 1990, quand j&#039;ai posé la bâche dans les allées du Salon de l&#039;agriculture pour photographier les animaux et leurs maîtres. Les visages m&#039;intéressent plus que les paysages, même si je suis surtout connu pour La Terre vue du ciel. Puis j&#039;ai eu une commande de portraits pour un numéro anniversaire de L&#039;Express. J&#039;ai commencé par m&#039;intéresser à ceux qui m&#039;entouraient, mon boulanger, mon épicier… Ensuite, j&#039;ai photographié 3 000 facteurs et parcouru des marchés, des festivals et des petites communes pendant plusieurs années. Pour cet album, nous disposions de 15 000 prises de vues, et nous n&#039;en avons finalement gardé que quelques centaines.  Comment êtes-vous allé chercher tous vos modèles? Yann Arthus-Bertrand: Par de simples rencontres autour du studio, ici, à Paris. Mais aussi en me déplaçant en France avec mon équipe. Nous demandions aux médias régionaux s&#039;ils pouvaient passer un article pour expliquer que nous souhaitions photographier les habitants, les collectivités mettant souvent à notre disposition une salle pour abriter notre studio mobile. On proposait de donner le cliché. En une heure, on était plein. Les gens viennent en famille, avec leurs amis ou leurs collègues. Par exemple, je me souviens d&#039;avoir, à Saint-Brieuc, pris en photo la patronne d&#039;un café avec tous ses habitués.  Vous tendez la toile de jute brune comme seul décor de ces portraits, et elle est un peu devenue votre signature visuelle. Pourquoi ce choix? Yann Arthus-Bertrand: C&#039;est une bâche que j&#039;avais déjà utilisée en Nouvelle-Guinée. Et qu&#039;on trouve aussi dans les portraits de Nadar ou d&#039;Irving Penn notamment. Elle isole le personnage photographié et garde l&#039;essentiel. Je n&#039;ai pas trouvé mieux.  Plus qu’un livre de portraits, vous avez souhaité réaliser un panorama de notre pays. De quelle manière avez-vous procédé? Hervé Le Bras: Yann m&#039;a sollicité il y a deux ans pour travailler sur les textes accompagnant les photos. J&#039;ai réalisé 550 légendes. L&#039;idée était de documenter les clichés, de les situer dans une perspective historique et de permettre une lecture démographique et pédagogique. Il faut sortir de l&#039;obsession du cas particulier, qui suscite plus d&#039;émotion que de raison. Il faut prendre du recul. Sans prétendre à l&#039;exhaustivité statistique d&#039;un recensement, nous avons voulu réaliser une archive du présent, un portrait vivant du pays. J&#039;ai par exemple travaillé sur la nomenclature des métiers de l&#039;Insee. Mais nous avons aussi voulu éviter de montrer une France ancienne, traditionnelle – car c&#039;est un pays qui change beaucoup – en faisant figurer des réalités récentes, comme les familles recomposées, homoparentales, le pacs, les néoruraux, les Youtubeurs, les tatoués, les nouveaux sports ou loisirs… Nous avons organisé cette profusion en une douzaine de chapitres, de l&#039;éducation à la nourriture en passant par la santé, la fabrication, l&#039;habitat, les moeurs, etc.  La France, qui paraît si conflictuelle et si divisée aujourd’hui, semble au contraire souriante et positive sur vos clichés… Yann Arthus-Bertrand: Dans cet ouvrage, les stars, ce sont les Français. J&#039;ai d&#039;abord voulu faire un livre pour les autres, en étant empathique et en montrant les liens entre les habitants, vous, vos voisins, vos amis, vos collègues… Dans ce pays, le bonheur est là, ou il n&#039;est pas loin. J&#039;ai voyagé dans tant d&#039;endroits où il n&#039;y a pas de services publics… Il y a aussi 15 millions de bénévoles en France, dont 5 sont actifs chaque semaine. Les gens étaient heureux de venir au studio, ils souriaient. J&#039;espère que c&#039;est un livre qui fait du bien. C&#039;était notre but.
Hervé Le Bras: L&#039;idée d&#039;une France divisée, &quot;archipellisée&quot;, existe. Il y a six ans, j&#039;avais publié l&#039;ouvrage Se sentir mal dans une France qui va bien (éd. de l&#039;Aube). Peu avant les Gilets jaunes, qui exprimaient une véritable souffrance, 94% des Français s&#039;estimaient heureux de vivre dans leur pays. Nous souhaitions ici montrer les liens qui les unissent. Mais nous sommes réalistes: dans les textes, j&#039;ai aussi indiqué ce qui va moins bien: les déserts médicaux, la dangerosité de certains métiers, la discrimination de genre que l&#039;on peut rencontrer dans certains autres…  Question difficile : quels sont les modèles qui vous ont le plus marqué? Yann Arthus-Bertrand: Difficile, en effet. Peut-être les enfants autistes. Certanis avaient du mal à aller devant la bâche. Les parents les guidaient patiemment, parfois pendant plus d&#039;une heure. L&#039;amour témoigné était incroyable. C&#039;est cela dont il est question dans cet album, de cet amour que les gens ont entre eux. De l&#039;amour et de la fierté, j&#039;en ai pour notre pays et ses habitants. Je les aime tous ; et ça ne s&#039;arrange pas en vieillissant!  Hervé Le Bras et Yann Arthus-Bertrand: biogaphies express • Yann Arthus-Bertrand est photographe, réalisateur et président de la fondation Good Planet.
Il oeuvre pour une écologie humaniste à travers sa passion pour le monde animal. Il a notamment observé La Terre vue du ciel, exploré la Planète océan, filmé les humains avec Human et mis plus particulièrement en avant la parole des femmes dans Woman. Quelques semaines après France, un album de famille, le documentariste proposera un film en salle, pour lequel il a sillonné les routes du pays à la rencontre de personnes qui cherchent des solutions et qui prennent soin des autres. France, une histoire d&#039;amour sera au cinéma le 5 novembre. En 2022, Yann Arthus-Bertrand a aussi été le parrain du prix des Héros de Notre Temps.
• Hervé Le Bras, 83 ans, est historien et démographe.
Ancien directeur d&#039;études de l&#039;École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et directeur de recherches à l&#039;Institut national d&#039;études démographiques (Ined), il a dirigé la revue Population, ainsi que le laboratoire de démographie historique du CNRS. Spécialiste de la donnée statistique, il est l&#039;auteur d&#039;une quarantaine d&#039;ouvrages consacrés à la démographie, à l&#039;histoire des populations, aux moeurs et aux opinions politiques. Parmi ses dernières publications: Il n&#039;y a pas de race blanche (éd. Grasset, 2025) ou L&#039;Abîme démographique (éd. de L&#039;Aube, 2024).  France, un album de famille, éd. Actes Sud, 800 p., 49.90€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/13/yann-artus-bertrand-herve-le-bras.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Yann Arthus-Bertrand et Hervé Le Bras: &quot;Les stars, ce sont les Français&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Laurence s&#039;engage et protège les phoques en baie de Somme</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/laurence-s-engage-et-protege-les-phoques-en-baie-de-somme-121693</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/laurence-s-engage-et-protege-les-phoques-en-baie-de-somme-121693</guid>
      <pubDate>Thu, 30 Oct 2025 10:33:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Laurence Renaudin, 69 ans, ne manquerait pour rien au monde une mission d’observation de ses mammifères marins favoris, en baie de Somme. Et s‘il s’agit de protéger un bébé phoque, elle est prête à tout…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Fort coefficient de marée ce matin sur la pointe du Hourdel, en baie de Somme. La mer commence à se retirer, laissant apparaître quelques bancs de sable. L&#039;horizon, lui, se fond dans un dégradé de bleu et de vert argent éblouissant. &quot;Ils sont où, les phoques?&quot; demande une promeneuse… &quot;Là, venez voir dans la longue-vue&quot;, propose Laurence Renaudin, avec un large sourire. Vêtue d&#039;un gilet bleu aux couleurs de l&#039;association Picardie Nature (soutenue par la Fondation de la Mer), cette ex-infirmière est aujourd&#039;hui en mission de sensibilisation du grand public sur les colonies de phoques gris et de veaux marins qui peuplent la baie. Posés sur le sable, au loin, ils sont drôles avec leur gros ventre. Soudain, l&#039;un d&#039;eux donne le signal du départ et tout le groupe le suit dans l&#039;eau en ondulant. Les touristes sont aux anges. En bénévole éclairée et engagée depuis le début de sa retraite auprès de l&#039;association, Laurence les informe sur ces mammifères marins si attachants, mais aussi fragiles et sauvages. Elle est dans son élément.
Lire aussi&gt; Cette baie entre Terre et mer est un lieu d&#039;exception pour les oiseaux  Bénévole pour protéger les phoques Voilà près de cinquante ans que Laurence se rend régulièrement en baie de Somme. &quot;J&#039;ai découvert l&#039;endroit au début de ma vie professionnelle, en 1978, et j&#039;ai eu besoin d&#039;y revenir souvent pour me détendre&quot;, explique-t-elle. Dès que son travail à l&#039;hôpital puis en Ehpad le lui permettait, elle n&#039;a jamais hésité à faire la route depuis les Ardennes, où elle vit toujours à proximité de sa mère, de ses enfants et petits-enfants. &quot;Je me suis d&#039;abord passionnée pour les oiseaux locaux, jusqu&#039;au jour où j&#039;ai découvert les phoques, se souvient-elle. J&#039;étais sidérée de les voir ici, alors qu&#039;on les imagine plutôt sur la banquise.&quot;
Et c&#039;est ainsi qu&#039;au fil des années, elle a vécu le repeuplement de la baie, après une quasi-disparition de l&#039;espèce un temps trop chassée, mais aussi dérangée par les activités humaines et apeurée par les opérations de déminage après la Seconde Guerre mondiale, explique Sarah Monnet, salariée de l&#039;association Picardie Nature. Depuis la création de la réserve naturelle de la Baie en 1994, les phoques sont peu à peu revenus et, en vue d&#039;apprendre à les protéger, Laurence s&#039;est engagée comme bénévole. &quot;Peu avant de prendre ma retraite en 2018, j&#039;ai envoyé ma lettre de motivation pour participer à la surveillance estivale&quot;, détaille-t-elle.  Son rôle: observer, accueillir, informer et protéger Ses missions: accueillir et informer les touristes, les tenir à distance des colonies, mais aussi participer à des études dans le cadre de programmes de recherches scientifiques sur les phoques. Car si seuls un vétérinaire et une scientifique de La Rochelle sont habilités à leur poser des balises, notamment afin de connaître leurs itinéraires marins, &quot;il faut aussi des bénévoles pour surveiller quotidiennement les petits en hiver et observer le comportement du couple mère-bébé. Ou encore sauver un jeune, abandonné par sa mère qui a dû fuir un danger, et l&#039;amener dans un centre de soin&quot;, souligne Laurence. Passionnée, la retraitée est au rendez-vous par tous les temps… &quot;Je me souviens d&#039;un jour de décembre, en plein reconfinement. Nous pouvions heureusement poursuivre nos missions d&#039;observation et j&#039;étais seule sur la plage, accompagnée d&#039;un guide de la nature. Une tempête s&#039;est levée, le ciel était noir et violet, le vent glacial nous cinglait et nous sommes restés pour surveiller une maman protégeant de son corps son petit à moitié recouvert de sable. C&#039;était magnifique!&quot; raconte-t-elle.
&quot;Laurence incarne vraiment l&#039;audace et la générosité des bénévoles. Un jour, sur la plage, elle n&#039;a pas hésité à se lancer à l&#039;assaut d&#039;un tracteur qui fonçait tout droit sur un bébé phoque&quot;, ajoute Sarah, admirative. Menue mais costaud, et surtout déterminée, elle est aussi très diplomate avec les touristes, parfois invasifs. &quot;Mon passé d&#039;infirmière m&#039;y aide certainement&quot;, reconnaît-elle, &quot;car entre les patients, les familles, les autres soignants, je faisais constamment de la médiation. C&#039;est pareil avec les promeneurs indélicats. Il ne sert à rien de les brusquer, ils finiront par comprendre.&quot;
Cet engagement, Laurence y trouve son compte à plus d&#039;un titre. Outre les connaissances sur la nature qu&#039;elle engrange, elle apprécie la richesse des contacts avec les autres bénévoles de tous âges et de tous milieux. Ses petits enfants aiment la suivre à l&#039;occasion, jumelles en main, ayant appris d&#039;elle le respect du milieu sauvage. Représentante de la &quot;génération sandwich&quot;, elle partage son temps entre les plus jeunes et les plus âgés de la famille. Et quand elle a besoin de se ressourcer, elle sait immédiatement où se rendre: à la pointe du Hourdel.
Lire aussi&gt; Elle ose vivre ses rêves: à 54 ans, elle recueille les animaux délaissés  Comment protéger les phoques Vous voulez agir pour protéger les phoques? Quelques pistes…
Participer à leur surveillance estivale
Rendez-vous sur le site de Picardie Nature, une association qui propose de multiples façons de s&#039;engager pour la faune et la flore locales: picardie-nature.org
Parrainer un phoque
Cap sur l&#039;association Chene, un centre de sauvetage de la faune sauvage implanté en Seine-Maritime. Vous pourrez même être convié à un relâcher de phoques (généralement en octobre): associationchene.com
Adopter les bonnes pratiques en présence d&#039;une colonie
Quelques règles à respecter: observer les animaux de loin, à la longuevue, et ne pas s&#039;approcher d&#039;eux à moins de 300 mètres, pour éviter de les affoler. Et si vous découvrez un animal échoué ou mort, il convient de contacter le Réseau national échouages, disponible tous les jours au 05 46 44 99 10.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/09/29/laurence-renaudin-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Laurence s&#039;engage et protège les phoques en baie de Somme]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Nos morts et nous, un lien indéfectible</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/nos-morts-et-nous-un-lien-indefectible-119440</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/nos-morts-et-nous-un-lien-indefectible-119440</guid>
      <pubDate>Thu, 30 Oct 2025 06:03:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plutôt que de briser toute connexion avec un être cher disparu pour faire notre deuil au plus vite, nous pouvons décider de poursuivre une forme de conversation avec lui. Dans la joie et sans aucun esprit morbide!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Continuer à faire vivre nos défunts nous aide à... 
Adoucir le manque

Rester connecté à une personne disparue, via un dialogue intérieur (dans sa tête ou par le moyen de lettres écrites) ou de petites offrandes au quotidien (des fleurs, un gâteau maison…), rend son absence moins cruelle. Ces gestes atténuent la rupture provoquée par son départ et redonnent de la continuité à notre propre histoire de vie.

Accéder à la résilience

Tous les rituels de mémoire ou les pratiques spirituelles – allumer une bougie, se rendre sur une tombe, penser à un joli souvenir avec le défunt… – peuvent avoir des effets comparables à ceux de la méditation: baisse du taux de cortisol, meilleure gestion du stress, amélioration de l&#039;état émotionnel.

Trouver du soutien

En se remémorant régulièrement les valeurs de l&#039;être aimé disparu, ses paroles, les piliers qui ont guidé sa vie, il est possible de trouver un soutien. Pour prendre les bonnes décisions, choisir une direction, avancer sans se perdre, trouver du courage et de la clarté dans les moments difficiles.  En Occident, tenir nos disparus à distance Si de nombreuses civilisations, passées et présentes, considèrent les morts comme faisant pleinement partie de leur quotidien, il n&#039;en va pas de même dans nos sociétés occidentales. Chez nous, il est de bon ton – et signe de santé mentale équilibrée – de tenir nos disparus à distance et de revenir le plus rapidement possible à notre vie d&#039;avant leur trépas. Ainsi, s&#039;adresser de temps en temps à voix haute à une mère, un père ou un conjoint décédé pour lui demander un conseil, partager une joie ou une tristesse, ou tout simplement pour lui déclarer notre affection intacte, n&#039;est pas le genre de chose dont nous nous vantons en public. Car nous avons bien conscience que cela pourrait attirer sur nous des jugements peu amènes.  Ériger un mur pour se protéger Mais comment en sommes-nous arrivés à considérer nos défunts comme d&#039;encombrants compagnons de vie? &quot;Alors que tout est déployé dans notre société moderne, technologique et médicale pour nous faire croire à la jeunesse éternelle, la mort apparaît comme une insulte à ce rêve de toute-puissance. Une erreur qui fait tache! Voilà pourquoi nous préférons ne pas trop entretenir de liens avec les personnes disparues et les laisser là où elles sont. Un peu comme si elles incarnaient notre déception face à une promesse non tenue&quot;, constate Nicole Prieur, philosophe et hypnothérapeute. 
Et puis, dans une époque éminemment matérialiste, de plus en plus déconnectée de la spiritualité, imaginer qu&#039;il puisse exister des passerelles entre le monde des vivants et celui des morts relève presque de l&#039;hérésie. &quot;Le poids de notre héritage religieux et culturel nous empêche d&#039;ouvrir notre esprit à la possibilité d&#039;une frontière peut-être un peu moins étanche. À la différence des cultures africaine, asiatique ou amérindienne, chez qui les morts et les vivants s&#039;inscrivent dans un continuum. Les premiers veillant sur les seconds et devant à ce titre être honorés dans des fêtes et des rituels&quot;, décrit la psychothérapeute Martine Spiesser. À l&#039;instar, par exemple, du joyeux Día de los Muertos (Jour des morts), au Mexique, journée festive du 2 novembre durant laquelle les âmes des trépassés sont accueillies dans les foyers.
Cette assignation à nous détourner de nos morts est aussi venue de la psychologie. &quot;L&#039;expression faire son deuil, tellement à la mode, recèle une dimension beaucoup trop catégorique. Elle est souvent comprise comme une injonction à se couper de ses émotions dès lors qu&#039;un certain délai est passé, le plus court possible. On est en quelque sorte sommé de mettre un couvercle sur la marmite et de tourner le dos à nos proches décédés, seule voie possible, selon cette acception relativement étriquée du deuil, pour revenir à la vie et ne pas se laisser happer par les défunts&quot;, regrette Nicole Prieur.  Définir une autre culture de la mort Pourtant, nous astreindre à l&#039;oubli n&#039;est pas source de réconfort, bien au contraire! &quot;La mort ne rompt en aucun cas les liens que nous avions avec des personnes aimées, qu&#039;on le veuille ou non, celles-ci demeurent. Essayer de les couper à tout prix est un contresens sur le plan psychique. Mieux vaut trouver des manières appropriées et paisibles d&#039;entretenir une présence discrète et féconde de nos disparus auprès de nous&quot;, poursuit Nicole Prieur. 
D&#039;ailleurs, de plus en plus de voix s&#039;élèvent pour proposer une autre façon de les considérer. &quot;Les morts ne sont pas condamnés à être mis à distance, ils peuvent nous accompagner, nous aider à vivre, nous ancrer et nous rendre plus heureux. Plutôt que de nous pousser au détachement, une nouvelle culture de la mort pourrait nous offrir des pistes d&#039;entremêlement de la vie avec la mort, avec nos morts&quot;, écrit Marion Waller, urbaniste et autrice. Nous aurions en effet beaucoup à gagner à ce changement de perspective. &quot;Vivre davantage en harmonie avec nos chers disparus, dans une certaine proximité, nous conduirait immanquablement à engager une réflexion sur notre propre finitude. Une attitude beaucoup plus efficace que le déni pour atténuer l&#039;angoisse suscitée par cette perspective&quot;, avance Martine Spiesser.
C&#039;est aussi un enrichissement des liens intergénérationnels que cette vision pourrait nous apporter: si nos enfants et petits-enfants constatent que nous vivons en paix et en joie avec nos morts, eux aussi pourraient adopter plus tard cet état d&#039;esprit. &quot;Savoir que nos proches s&#039;ingénieront à nous donner un supplément de vie après notre décès, à utiliser toutes les occasions pour alimenter l&#039;héritage que nous leur avons laissé, quoi de plus réjouissant?&quot;, interroge-t-elle.  Imaginer des rituels qui nous apaisent Il existe mille et une possibilités pour faire (re)vivre nos proches à nos côtés, il suffit d&#039;oser! Pour écrire son livre Au bonheur des morts, la philosophe Vinciane Despret a décidé de partir à la rencontre de personnes capables d&#039;accueillir la présence de ces derniers. Leurs témoignages peuvent constituer une formidable source d&#039;inspiration. L&#039;auteure relate notamment l&#039;histoire d&#039;une femme portant les chaussures de sa grand-mère chaque fois qu&#039;elle voyage, pour que son aïeule puisse continuer d&#039;arpenter le monde en sa compagnie. Ou comment une autre a gravi l&#039;une des montagnes les plus hautes du monde avec les cendres de son père dans son sac, afin de partager avec lui de magnifiques levers de soleil. &quot;On imagine bien la joie ressentie par ces femmes – peut-être même une sorte d&#039;accomplissement – de prendre soin de leurs morts pour qu&#039;ils ne meurent pas tout à fait&quot;, analyse Nicole Prieur.
Dans la même veine, le film Les Musiciens, réalisé par Grégory Magne et sorti en 2025, raconte la quête d&#039;une jeune femme se démenant pour réaliser le rêve inachevé de son père: réunir quatre violons Stradivarius pour un concert d&#039;exception. &quot;Lorsque la fiction commence à se saisir d&#039;un thème, c&#039;est souvent le signe d&#039;un tournant dans les mentalités&quot;, fait remarquer la philosophe.
Parfois, nous attendons quelque chose de nos morts. À l&#039;instar de Vinciane Despret, qui confie dans son livre toujours emporter avec elle un mouchoir de son père décédé: en cas de chagrin, il est là pour la consoler à travers cette étoffe. &quot;Certains objets ayant appartenu à nos proches, et que nous gardons par-devers nous, peuvent devenir des talismans. Il ne s&#039;agit pas là de superstition au sens strict mais plutôt du désir de continuer à vivre dans l&#039;amour protecteur d&#039;un être cher nous ayant quitté, souvent un parent ou un grand-parent&quot;, expose Nicole Prieur, qui révèle avoir toujours dans son porte-monnaie, lors d&#039;événements importants, un bijou fabriqué par son grand-père. &quot;Ces objets créent un lien tangible entre le monde des vivants et celui des morts, ils font transition. Un peu à la manière du doudou du bébé, le fameux objet transitionnel, qui l&#039;aide à apprivoiser l&#039;absence de ses parents lors des premières séparations&quot;, décrypte Martine Spiesser.
Souvent aussi, nous n&#039;attendons rien et avons pour seul dessein de faire vivre l&#039;héritage de nos disparus. Comme cet ami de Vinciane Despret qui, tous les ans, à l&#039;anniversaire de sa femme décédée, prépare le plat qu&#039;elle préférait. Ou ce fils qui, ayant hérité de la maison de son père décédé, s&#039;est attelé à embellir encore le superbe jardin qu&#039;il avait créé, jusqu&#039;à en faire un îlot paradisiaque. &quot;Ces liens maintenus en forme d&#039;hommages mémoriels sont le plus souvent très joyeux. Ils sont l&#039;occasion de fêtes, de célébrations, d&#039;échanges au sein de la famille et entre générations autour du défunt et de son oeuvre poursuivie&quot;, note la psychologue.
Lire aussi&gt; Deuil: faire face à la perte d&#039;un parent  Rester vigilants face à nos émotions Nous pouvons parfois nous sentir un peu &quot;étrange&quot; dans ces relations que nous entretenons avec nos morts… et c&#039;est fort dommage! &quot;Personnellement, j&#039;ai planté un olivier suite à la disparition d&#039;un ami proche et je lui parle régulièrement via cet arbre. Peu de temps après le décès de ma mère, un magnifique papillon que je n&#039;avais encore jamais vu dans mon jardin est venu se poser sur mon épaule. J&#039;ai eu le sentiment que c&#039;était elle qui m&#039;assurait de sa présence à mes côtés pour continuer à me guider. Et je ne vois aucunement dans ces manières d&#039;être un quelconque déni de leur mort ou un deuil pathologique. Seulement une relation riche et apaisée avec mes morts&quot;, sourit Martine Spiesser.
Alors bien sûr, il est important de rester vigilant face à certains signes qui pourraient être symptomatiques d&#039;un mal-être psychique. &quot;Si cette conversation avec la personne disparue ne nous ramène qu&#039;à de la souffrance et de la mélancolie, si elle occupe trop de place dans notre quotidien et ne se limite pas à quelques éclats de remémoration heureuse de temps en temps, il est sans doute judicieux de se faire aider par un professionnel&quot;, conseille Nicole Prieur. Dans nos relations aux morts, comme aux vivants d&#039;ailleurs, tout est affaire de mesure…
Lire aussi&gt; Mieux vivre son deuil: les clefs pour surmonter cette épreuve  Des cimetières sous le signe de la vie En dehors de l&#039;afflux de visiteurs à la Toussaint, nos cimetières restent la plupart du temps déserts, cultivant leur tristesse derrière leurs murs d&#039;enceinte. Mais des initiatives commencent à fleurir pour leur redonner vie. Ainsi, des villes comme Strasbourg, Lyon ou Bordeaux réhabilitent les leurs afin d&#039;en faire des réservoirs de biodiversité: elles y laissent pousser des prairies naturelles pour favoriser les insectes pollinisateurs, installent des ruches et des panneaux pédagogiques expliquant la faune et la flore locales.
Depuis 2016, la manifestation annuelle du Printemps des cimetières propose aux visiteurs, le temps d&#039;un week-end, de découvrir le riche patrimoine funéraire de ces lieux partout en France. À l&#039;étranger, le Green-Wood Cemetery de Brooklyn, à New York, est devenu un lieu culturel où se déroulent des concerts et des projections de films. Enfin, à Stockholm, en Suède, le cimetière Skogskyrkogården est intégré à la forêt, les promeneurs y venant autant pour la nature que pour le recueillement.
Lire aussi&gt; Face aux personnes endeuillées comment trouver les mots justes  Nos experts Vinciane Despret, philosophe, auteure de Au bonheur des morts (éd. La Découverte).
Nicole Prieur, philosophe et hypnothérapeute, coauteure, avec Bernard Prieur, de Disputez-vous bien! Pour mieux vous entendre avec vos proches (éd. Robert Laffont).
Martine Spiesser, psychothérapeute, auteure de Les Traversées du deuil (éd. Leduc) et créatrice d&#039;Héka, une appli d&#039;accompagnement (émotionnel, administratif…) au deuil.
Marion Waller, urbaniste, auteure de Redonner une place à nos morts (éd. Allary).   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/07/souvenir-defunts-morts-album-photo.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Nos morts et nous, un lien indéfectible]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quel impact les attentats du 13 novembre 2015 ont-ils eu sur notre mémoire, collective et individuelle?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/attentats-du-13-novembre-2015-comment-notre-memoire-a-t-elle-evolue-119363</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/attentats-du-13-novembre-2015-comment-notre-memoire-a-t-elle-evolue-119363</guid>
      <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 16:33:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dix ans après les attentats qui ont secoué Paris, qu’en reste-t-il dans nos mémoires? Et comment ces souvenirs se façonnent-ils? Francis Eustache, neuropsychologue et codirecteur du programme de recherche 13-Novembre, nous apporte de précieuses réponses.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui distingue mémoires individuelle et collective, et comment interagissent-elles? Francis Eustache: La mémoire individuelle, c&#039;est celle que nous portons en nous: nos souvenirs personnels, notre autobiographie. Mais elle n&#039;est jamais totalement isolée. Elle est constamment nourrie, influencée, renforcée ou modifiée par nos échanges avec les autres. Dans le cas du 13 novembre 2015, nombre de personnes ont ce que l&#039;on appelle une &quot;mémoire flash&quot; (à différencier du flash-back): un souvenir très précis, comme une photographie. On se rappelle avec clarté des éléments de contexte qui nous entouraient lorsqu&#039;on a appris la nouvelle. La mémoire collective, elle, naît de cette interaction: c&#039;est une émanation des mémoires individuelles qui interagissent au sein d&#039;un groupe, d&#039;une société. Elle se construit dans la parole échangée, les commémorations, l&#039;éducation, les médias… Mais attention, elle peut également simplifier, voire exclure ou effacer certains récits.  Existe-t-il une &quot;trace&quot; neurologique spécifique aux souvenirs traumatiques? Francis Eustache: Des chercheurs ont étudié, via l&#039;imagerie médicale, l&#039;impact du 13-Novembre sur le cerveau de 200 volontaires, exposés, pour la moitié d&#039;entre eux, aux attentats: on a mis en évidence des altérations cérébrales chez certaines victimes. En cas de trouble de stress post-traumatique (TSPT), on note une incapacité du cortex préfrontal à inhiber les images, sons ou sensations du traumatisme, qui surgissent de manière incontrôlée. Ces intrusions, aussi appelées lash-back, ne sont pas un simple souvenir, elles font revivre le trauma. C&#039;est le passé qui s&#039;impose dans le présent.
Lire aussi&gt; Cellules médico-psychologiques: pourquoi c&#039;est nécessaire?  Est-ce qu’une personne qui n’a pas été en contact direct avec les attentats peut être traumatisée? Francis Eustache: Oui, même si ce n&#039;est pas la règle. Il s&#039;agit du traumatisme vicariant, qui peut toucher les proches de victimes, mais aussi les professionnels en contact avec des récits traumatiques (journalistes, psychologues…) ou les citoyens exposés à la violence des images. C&#039;est parfois l&#039;exposition émotionnelle intense, non accompagnée, qui déclenche le traumatisme. D&#039;où l&#039;importance d&#039;éviter la consommation de contenus violents, en particulier dans les jours suivant les événements.
Photo: Commémoration du 18 novembre 2015, Place de la Republique à Paris après les attentats du 13 novembre. ©Jacus/ Getty Images  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/05/attentat-paris-commemoration-novembre.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quel impact les attentats du 13 novembre 2015 ont-ils eu sur notre mémoire, collective et individuelle?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Philippe Hofman: Luce n’apprécie pas sa belle-fille</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/philippe-hofman-luce-apprecie-pas-belle-fille-119570</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/philippe-hofman-luce-apprecie-pas-belle-fille-119570</guid>
      <pubDate>Mon, 27 Oct 2025 06:03:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Luce a beaucoup de mal à supporter sa belle-fille arrogante qui lui fait toujours sentir qu&#039;elle ne comprend rien. Elle sait que cette situation est assez banale, mais elle perturbe son quotidien. Elle a écrit à notre chroniqueur le psychologue Philippe Hofman qui la conseille.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La réponse de Philippe Hofman À l&#039;instar de nombreuses mères, Luce, vous n&#039;échappez pas à cette rivalité classique, si caricaturée dans la littérature et le théâtre, sans parler de toutes les expressions populaires détestables… Difficile de sortir de la &quot;concurrence&quot; auprès du fils adoré pour l&#039;une, et du mari aimé, enlevé à sa mère, pour l&#039;autre. Une histoire oedipienne banale que l&#039;on retrouve dans la plupart des sagas familiales.
Lire aussi&gt; Relation mère-fils, les enjeux d&#039;un lien si particulier
Pour sortir de cette relation tendue, vous seule pouvez changer la donne. Même si cela vous coûte, vous devrez trouver des compromis, éviter tous les sujets et les conseils qui fâchent, souvent interprétés comme des intrusions. Pensez à la relation – peut-être compliquée? – que vous avez eue par le passé avec votre belle-mère et à la nécessité pour votre couple d&#039;avoir alors établi, dans l&#039;intimité, un &quot;code de bonne conduite&quot;.
Lire aussi&gt; Faut-il taire nos agacements face à nos gendres et nos brus?
Parlez-en avec votre fils, dites-lui, sans aucune critique ni humour caustique, que vous respectez ses choix de vie même s&#039;ils sont éloignés des vôtres. Demandez-lui comment retrouver des moments de partage sans tension. Faites ce mea culpa diplomatique, en insistant sur votre souhait de relations pacifiées. Votre fils racontera tout à sa femme et elle sera peut-être moins menaçante?
Lire aussi&gt; Je l&#039;ai vécu. Sandrine: &quot;Mon fils a été happé par sa belle-famille et ne me donne plus de nouvelles&quot;   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/13/famille-belle-mere-belle-fille-fils.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Philippe Hofman: Luce n’apprécie pas sa belle-fille]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: vous avez écrit vos mémoires ou celles d&#039;un parent? Racontez-nous</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-vous-avez-ecrit-vos-memoires-ou-recueilli-les-souvenirs-d-un-parent-racontez-nous-122330</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-vous-avez-ecrit-vos-memoires-ou-recueilli-les-souvenirs-d-un-parent-racontez-nous-122330</guid>
      <pubDate>Thu, 23 Oct 2025 05:08:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Écrire ses mémoires, c&#039;est parfois une envie de transmettre, de revivre un peu de sa jeunesse, de laisser une trace... Avez-vous tenté cette expérience? Ou à l&#039;inverse, avez-vous recueilli les souvenirs d&#039;un proche? Racontez-nous!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Prendre un peu (ou beaucoup) de temps, un enregistreur ou un carnet de notes et trouver les bonnes questions pour tirer le fil des souvenirs. Certaines personnes se lancent dans l&#039;écriture des mémoires de leurs parents pour garder une trace, un enregistrement de leur voix, transmettre aux générations futures un peu des aventures d&#039;un aîné, d&#039;une grand-mère, d&#039;un parent. D&#039;autres choisissent de confier à un biographe ou un professionnel leurs souvenirs gais, intimes, leurs grandes joies et petits événements.
La rentrée littéraire met à l&#039;honneur certains écrivains qui plongent dans leur histoire familiale et redonnent vie à une mère (pour Emmanuel Carrère dans Kolkhoze) ou un grand-père (pour Anne Berest dans Finistère). Mais même quand on n&#039;a pas un talent littéraire inné, donner la parole à un proche, lui faire retraverser sa vie, lui donner l&#039;occasion de donner sa version des faits, solliciter sa mémoire, découvrir un pan de l&#039;Histoire à travers son expérience s&#039;avère enrichissant. Certains ressentent cette urgence à graver noir sur blanc un peu de leur vie quand la maladie s&#039;annonce ou quand un deuil vient couper une branche de leur arbre généalogique. Cadeau inestimable ou signe d&#039;adieu? Certaines familles retirent du réconfort à garder une trace avec des mémoires d&#039;un parent, d&#039;autres découvrent des secrets de famille... 
Et vous, avez-vous écrit vos mémoires? Sous quelle forme? Seuls ou accompagnés? Qu&#039;est-ce que vous avez ressenti? Avez-vous recueilli les souvenirs d&#039;une mère, d&#039;un grand-père, d&#039;un proche? Pourquoi l&#039;avoir fait? Qu&#039;avez-vous découvert? Envoyez-nous vos témoignages sur temoins.notretemps@gmail.com ou dans les commentaires, en précisant votre prénom et votre âge. Vos récits pourraient nourrir un article sur les mémoires de famille.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/14/illustration-dune-femme-en-train-decrire.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: vous avez écrit vos mémoires ou celles d&#039;un parent? Racontez-nous]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je me souviens de ma première mobylette</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/je-me-souviens-de-ma-premiere-mobylette-120362</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/je-me-souviens-de-ma-premiere-mobylette-120362</guid>
      <pubDate>Wed, 22 Oct 2025 15:33:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Solex, &quot;Bleue&quot;, &quot;10&quot;… À chacun la bécane de sa jeunesse. Un deux-roues qui a soudain repoussé les limites de l’horizon, permettant de filer plein pot vers un peu plus d’autonomie. Nos lecteurs se le remémorent avec émotion!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;On faisait pétarader nos machines devant chez les filles&quot; Joël Adet, 75 ans, Arcis-sur-Aube  &quot;Je dois ma première mob&#039; à un coup de chance insolent: j&#039;ai gagné au tiercé la première et seule fois de ma vie que j&#039;y ai joué, à 14 ans, par l&#039;intermédiaire de l&#039;épicier du village. J&#039;ai aussitôt acheté une Motobécane noire de 49,9 cm3. Un luxe dans mon milieu rural, et un symbole de liberté, de virilité. Par chance, le café du coin vendait le bon mélange de carburant, que je payais, comme mon assurance, grâce aux petits boulots que je faisais. Même sans être très riche, j&#039;ai donc pu intégrer la bande locale de garçons motorisés et crâner avec eux devant les filles en effectuant des courses effrénées dans les rues de notre village, au retour du collège, le week-end et pendant les vacances scolaires. La tentation était grande, également, de faire pétarader nos mobylettes à la tombée de la nuit, devant chez les filles qui se faisaient houspiller au matin par leurs pères, excédés par le bruit de nos rodéos nocturnes. La mécanique n&#039;était pas mon fort, mais les grands frères des copains de la bande maintenaient ma bécane en état de rouler. Elle a fini par me lâcher un jour, à force de faire du motocross et d&#039;enchaîner quelques chutes, sans porter de casque, bien sûr! Là aussi, j&#039;ai eu de la chance.&quot;  &quot;Sur nos Solex, on se grisait à 20 km/heure&quot;, Jean-Luc Jean-Luc, 75 ans, Saint-Alban-Leysse
&quot;J&#039;ai d&#039;abord eu un vélo vert, à Paris, dans les années 1960, mais il a fini par casser et, un jour, un Solex m&#039;attendait en bas de mon HLM. C&#039;était une surprise de mes parents pour mon anniversaire. Je me souviens de ma première traversée de l&#039;esplanade du château de Vincennes et de la place de la Nation, à Paris. Quel bonheur d&#039;être libre, de pouvoir me rendre d&#039;un point à un autre de la capitale en un temps record! Pas très vite, bien sûr, même si on essayait d&#039;accélérer en pédalant fort ou en levant un peu le moteur. L&#039;illusion était parfaite et on se grisait à 20 km/heure. J&#039;ai circulé ainsi durant toute ma scolarité et mes années d&#039;études à la Sorbonne. Le Solex permettait de choisir son restaurant universitaire en fonction du jour et du menu: on fonçait à celui de Censier pour les frites, à celui des Arts et Métiers pour le couscous ou au resto U de la rue Mazet pour le rab. On pouvait aussi se rendre rapidement à la bibliothèque pour chercher un livre. On déménageait également souvent et, valise sur le marchepied, le Solex nous emmenait vers notre nouvelle demeure. Un accident? Jamais, sauf une fois, où une automobiliste sortie un peu vite d&#039;une porte cochère m&#039;a vu disparaître sous sa portière. Elle a eu plus peur que moi, qui en suis sorti indemne, de même que mon Solex. Sauf que depuis, je ne brûle plus les feux rouges!&quot;
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: &quot;Mes premiers pas à bicyclette&quot;  &quot;Quelques gamelles, et une grande sensation de liberté&quot;, Catherine Tichoux Catherine Tichoux, 65 ans, Lyon
&quot;Ma mob&#039;? Une vraie, une &quot;Bleue&quot;, qu&#039;il fallait jucher sur sa béquille pour pédaler frénétiquement afin de démarrer. Elle m&#039;emmenait des Hauts-de-Chambéry jusqu&#039;à la piscine, la patinoire, le centre équestre… Et surtout à la fac. J&#039;avais 16 ans quand je l&#039;ai eue et j&#039;en ai aujourd&#039;hui presque cinquante de plus. Je me revois toujours, crinière au vent d&#039;hiver, sans casque à cette époque, avec une grande sensation de liberté. J&#039;ai bien pris quelques gamelles, dont la plus spectaculaire et la plus vexante en 1978, dans la cour de ma fac: arrivée en trombe, glissade sur les petits graviers, grosse gamelle et atterrissage par terre, mains écorchées, jean neuf troué, mis spécialement pour me faire remarquer d&#039;un beau garçon que je convoitais depuis un moment. Je l&#039;entends encore me dire: &quot;Quand on ne sait pas piloter une trapanelle (terme utilisé dans le Sud pour désigner une mobylette usagée, NDLR), on va à pied.&quot; Sale type! La bécane n&#039;est pas repartie et, ce jour-là, j&#039;ai dû la pousser dans la côte au retour. Reste qu&#039;elle m&#039;a apporté bien de la joie… Après, je suis passée à la moto, mais, vingt-cinq ans plus tard, ma &quot;Bleue&quot; a servi à mon fils aîné. Increvable! Et elle est toujours là, dans le fond de mon garage, à plus de 55 ans: je garde cette pièce de musée pour ma petite-fille.&quot;
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: &quot;Mes premiers souvenirs de camping&quot;  &quot;On aurait dit trois soeurs, sur nos engins…&quot;, Miquette Lagarde Miquette Lagarde, 72 ans, Gennevilliers
&quot;Je me souviens de ma première mobylette, offerte par mon beau-père: c&#039;était une Peugeot. Nous étions trois filles à avoir la même dans notre village du Cher et nous faisions des courses ensemble. Curieusement, c&#039;était toujours la même qui gagnait: elle avait dû la débrider. À l&#039;époque, rien ne nous arrêtait: on roulait même quand il y avait du verglas et de la neige, en mettant nos pieds par terre pour rester en équilibre. On faisait aussi du cross dans la forêt. Je nous revois, habillées pareil, en jupe et chaussettes longues, rouges ou jaunes. On aurait dit trois soeurs sur nos engins… Que de bons moments tout ça me rappelle!&quot;
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: &quot;Ma chère deudeuche&quot;  &quot;Mon grand frère avait bricolé ma MBK 51, achetée 400 francs&quot;, Grégory Gobinet Grégory Gobinet, 43 ans, Domérat
&quot;Mon grand frère avait bricolé ma MBK 51, achetée 400 francs&quot;, Grégory Gobinet, 43 ans, Domérat (03) &quot;Ma première mobylette était une MBK 51. J&#039;avais tout juste 14 ans et je l&#039;avais achetée 400 francs. Elle était bleue et équipée de sacoches. Mon frère, plus âgé, l&#039;a bricolée pour installer un carburateur de 15 mm (au lieu des 12 réglementaires), un pot d&#039;échappement Winner qui boostait un peu la vitesse, et un nouveau câble d&#039;accélérateur, malheureusement pas adapté. À la suite de ça, quand j&#039;ai voulu tourner le guidon, la machine s&#039;est mise à accélérer toute seule et, dans un virage, j&#039;ai filé tout droit. Résultat, je suis tombé et je me suis cassé le bras. Mon père a heureusement repris les choses en main et avec l&#039;aide de son carrossier, ils me l&#039;ont remise d&#039;aplomb, repeinte dans un joli vert, et équipée de câbles tout neufs, bien calibrés. Je les remercie encore tous les deux. Ça m&#039;a évité d&#039;autres accidents, sûrement, sauf que, manque de chance, je me la suis plus tard fait voler, au lycée.&quot;
Lire aussi&gt; Premier voyage, aventures et amitiés qui durent... Vous nous avez raconté l&#039;été de vos 18 ans  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/04/28/mobylette.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Je me souviens de ma première mobylette]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole… et lutter contre la misère avec ATD Quart Monde</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-lutter-contre-la-misere-avec-atd-quart-monde-121695</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-lutter-contre-la-misere-avec-atd-quart-monde-121695</guid>
      <pubDate>Fri, 17 Oct 2025 06:03:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis plus de soixante-cinq ans, le mouvement ATD Quart Monde se bat pour éradiquer l’extrême pauvreté et bâtir une société plus juste, plus respectueuse des droits. encontre avec son président Olivier Morzelle, à la veille de la Journée mondiale du refus de la misère du 17 octobre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Comment est née l’association ATD Quart Monde? Olivier Morzelle: L&#039;initiative vient du père Joseph Wresinski. Il en a eu l&#039;idée quand, jeune quadragénaire, il a débarqué à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, en 1957, dans une &quot;cité d&#039;urgence&quot;, c&#039;est-à-dire une sorte de bidonville. Il y a alors découvert l&#039;extrême misère des occupants. Lui-même issu de la grande pauvreté, il comprenait la morsure de l&#039;exclusion sociale qui invisibilise les gens. Persuadé que ces familles ne pouvaient s&#039;en sortir que si l&#039;on cheminait avec elles, et non en agissant uniquement pour elles, il a alors fondé le mouvement Aide à toute détresse, ou ATD, dont le sens est ensuite devenu Agir tous pour la dignité. Le terme &quot;Quart Monde&quot; qu&#039;il a inventé en 1969 pour désigner la part de la population la plus touchée par la misère, fut ajouté ensuite. Rapidement, il a fédéré les plus précaires ainsi que des volontaires qui venaient – un temps ou durablement – partager le quotidien des familles de la cité, afin de les aider à se prendre en charge, mais aussi pour apprendre d&#039;elles ce qu&#039;est vraiment la grande pauvreté. Et, ainsi, déconstruire les idées préconçues et fausses qu&#039;on peut avoir à ce sujet. Il a immédiatement pensé ce lien comme un bénéfice mutuel, dans le but de détruire la misère et pas seulement de l&#039;alléger. Assez vite, l&#039;association s&#039;est implantée dans d&#039;autres villes. Aujourd&#039;hui, elle est présente dans toutes les régions et a essaimé dans 32 pays.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole… aux côtés des personnes isolées avec les Petits Frères des pauvres   Pouvez-vous décrire le rôle des bénévoles au sein d’ATD Quart Monde? Olivier Morzelle: Les &quot;militants Quart Monde&quot;, qui font ou ont fait eux-mêmes l&#039;expérience de la grande pauvreté, sont des porte-parole de leurs conditions de vie. Mais des personnes de tous horizons peuvent adhérer à notre association pour s&#039;investir au sein d&#039;une équipe locale, selon les besoins, les envies et les talents de chacun. Il est par exemple possible de contribuer à des ateliers culturels (théâtre, écriture, lecture, peinture, couture, chant…), d&#039;animer une bibliothèque de rue, d&#039;accompagner des familles dans leur projet de départ en vacances, de participer à des chantiers, aux Festivals des savoirs et des arts (photo), ou encore de s&#039;investir sur une thématique donnée (logement, écologie, santé, emploi, lutte contre les violences institutionnelles…). C&#039;est l&#039;occasion de devenir un de nos &quot;alliés&quot; – puisque dans l&#039;association, nous préférons parler d&#039;alliance plutôt que de bénévolat – et d&#039;être ainsi un ambassadeur de nos combats, qui peuvent contribuer à changer la société. Certaines avancées sociales sont d&#039;ailleurs issues de nos groupes de réflexion, comme la création du revenu minimum d&#039;insertion ou celle de la couverture maladie universelle.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole... En maraudant pour l&#039;Ordre de Malte  Quels profils de bénévoles recherchez-vous? Olivier Morzelle: Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, quel que soit l&#039;âge ou le parcours de la personne. À chacune de s&#039;engager en fonction de son temps disponible et de ses talents. Le plus important est d&#039;avoir une attitude non condescendante vis-à-vis des personnes en situation de grande pauvreté. Il est d&#039;ailleurs possible de découvrir soi-même pour quel type d&#039;action s&#039;engager en répondant au petit quiz sur notre site internet: &quot;Quelle action est faite pour moi?&quot;.
Lire aussi&gt; Et si vous deveniez bénévole… en collectant des denrées pour les Banques alimentaires   Comment postuler? Olivier Morzelle: Il suffit d&#039;aller dans la rubrique &quot;Agir sur le terrain&quot; de notre site atd-quartmonde.fr, puis de cliquer sur la carte interactive qui permet de géolocaliser facilement nos différents groupes locaux. Cette carte renseigne en plus sur la spécificité des différentes antennes et indique leur adresse mail directe. Autre option: cliquer sur &quot;Adhérer&quot;, puis remplir le formulaire afin d&#039;être ensuite recontacté. Une fois l&#039;engagement bénévole pris, des formations et des rencontres sont organisées régulièrement pour mieux connaître la situation des personnes en situation de pauvreté ainsi que les mécanismes de la misère.
Lire aussi&gt; Il a osé: bénévole à Emmaüs, Daniel Grayer forme des sans-papiers   Témoignage:  &quot;Des leçons de nature pour les enfants&quot; Dominique Lavaur, 67 ans, Mareil-Marly (78)
&quot;Artisan et chef d&#039;entreprise avec des semaines largement remplies, j&#039;ai entrepris il y a trois ans un écart peu raisonnable mais impérieux. Celui de m&#039;investir les mercredis après-midi dans ce mouvement impliqué dans la grande réparation du monde qu&#039;est ATD Quart Monde. D&#039;abord engagé dans les bibliothèques de rue au sein de la “dynamique enfance” d&#039;ATD, j&#039;ai découvert le Pivot culturel de Noisy-le-Grand, un lieu de partage du savoir dont l&#039;objectif est d&#039;élargir l&#039;horizon des enfants de 6 à 12 ans. J&#039;ai pressenti que l&#039;observation était la règle d&#039;or et qu&#039;il fallait détecter ce qu&#039;il est possible d&#039;entreprendre avec cette jeunesse pour rebondir sur ses intuitions. Une sorte de terrain d&#039;aventure fait de cabanes dans les arbres et de fabrication de trésors. À ces enfants engoncés entre les immeubles et le supermarché, il faut faire découvrir de furtives leçons de nature, des observations pratiques qui sont autant de marchepieds vers des connaissances plus abstraites. Je leur apprends le maniement de la lime, ce qu&#039;elle nous enseigne de la maîtrise de la géométrie, de la qualité des surfaces, et leur montre comment ces activités dépréciées constituent un savoir qui participe au soin des choses et, par là, à notre humanité. Le plus difficile dans l&#039;action est sans doute de ne pas trahir, par méconnaissance, les priorités d&#039;ATD Quart Monde.&quot;
Lire aussi&gt; Devenir bénévole pour donner envie de lire aux enfants avec Lire et faire lire  C&#039;est fait pour vous si... • Vous avez envie de contribuer à un monde plus juste, moins inégalitaire.
• Vous considérez que chaque personne a de la valeur, peu importe ses revenus ou son parcours.  Mieux vaut éviter si... • Vous considérez que &quot;les pauvres sont, dans une certaine mesure, responsables de leur situation&quot;. ATD Quart Monde essaye justement d&#039;en finir avec ce type d&#039;idées reçues.
• Vous confronter à des milieux socioculturels très différents du vôtre est compliqué pour vous.
visuel d&#039;ouverture: Parmi les actions mises en place par ATD Quart Monde, les bibliothèques de rue permettent de favoriser l&#039;accès à la lecture pour tous les enfants. Ici, à Grigny (Essonne).
Second visuel: Un atelier de théâtre amateur, à Paris.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/09/29/atd.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole… et lutter contre la misère avec ATD Quart Monde]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[ATD Quart monde]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: &quot;vieux&quot;, &quot;senior&quot;,&quot; personne âgée&quot;... Et vous, comment préférez-vous que l&#039;on vous appelle?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-vieux-senior-personne-agee-et-vous-comment-preferez-vous-que-l-on-vous-appelle-121889</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-vieux-senior-personne-agee-et-vous-comment-preferez-vous-que-l-on-vous-appelle-121889</guid>
      <pubDate>Fri, 03 Oct 2025 06:03:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) a publié 10 propositions pour lutter contre les discriminations liées à l’âge. Parmi les pistes de réflexion: le choix des mots pour désigner, ou non, les personnes âgées, notamment le mot &quot;vieux&quot;. Et vous, qu&#039;en pensez-vous?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de son plan de lutte contre l&#039;âgisme, le Conseil de l&#039;âge a publié mercredi 1er octobre 10 propositions pour lutter contre les discriminations liées à l&#039;âge dans notre société. L&#039;une d&#039;elles invite à la réflexion sur le poids et le sens des mots employés pour parler des personnes âgées et qui façonnent parfois les regards: &quot;Bien nommer, c&#039;est refuser les mots qui réduisent, qui amalgament, qui enferment ou invisibilisent&quot;. Les institutions, les professionnels, les médias, mais aussi le grand public sont invités à porter une attention particulière sur le vocabulaire &quot;relatif à l&#039;âge et aux personnes âgées&quot; afin de proposer un &quot;lexique de l&#039;âge clair et respectueux&quot;. Le tout en ne masquant pas la réalité de l&#039;avancée en âge et en permettant à tous de s&#039;y retrouver sans être offensés.  Faut-il arrêter d&#039;employer le mot &quot;vieux&quot;? Pour évoquer les personnes âgées, l&#039;instance recommande de proscrire les mots suivants, jugés trop stigmatisants et pouvant créer des &quot;barrières entres les générations&quot;:

&quot;dépendant&quot; ou &quot;personne dépendante&quot;, qui enferme dans une image d&#039;incapacité 
le célèbre &quot;boomer&quot;, &quot;une interjection négative&quot; 
&quot;inactif&quot;
Le 4e âge
mais aussi l&#039;expression &quot;nos anciens&quot; qui serait trop paternaliste

Les mots &quot;retraités&quot; et &quot;vieux&quot; devraient aussi selon ce Conseil de l&#039;âge être employés avec parcimonie et attention au profit de &quot;personne âgée&quot;, &quot;aîné&quot;, qui met en valeur &quot;l&#039;expérience et la transmission&quot;, &quot;senior&quot;, &quot;adulte âgé&quot;, &quot;personne avançant en âge&quot;. D&#039;autres termes sont à bannir dans cette lutte contre l&#039;âgisme selon le Haut Conseil de la famille, de l&#039;enfance et de l&#039;âge comme &quot;dépendance&quot; et &quot;Ehpad&quot; avec ses sigles trop impersonnels. La &quot;perte d&#039;autonomie&quot; et le &quot;maintien à domicile&quot; seront employées avec attention au profit de &quot; besoin d&#039;aide à l&#039;autonomie&quot; et &quot;soutien à domicile&quot;. 
Et vous, qu&#039;en pensez-vous: Le mot &quot;retraité&quot; vous heurte-t-il parfois au regard de vos activités diverses, de vos engagements associatifs ou familiaux plus nombreux que jamais dans cette nouvelle vie en dehors de l&#039;entreprise?
Et le terme &quot;vieux&quot;? Que vous inspire-t-il? Trouvez-vous &quot;adulte âgé&quot; plus adapté? Réagissez en commentaires  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/10/02/seniors.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: &quot;vieux&quot;, &quot;senior&quot;,&quot; personne âgée&quot;... Et vous, comment préférez-vous que l&#039;on vous appelle?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole… et apporter du réconfort aux malades avec les Blouses roses</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-apporter-du-reconfort-aux-malades-avec-les-blouses-roses-118873</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-apporter-du-reconfort-aux-malades-avec-les-blouses-roses-118873</guid>
      <pubDate>Thu, 25 Sep 2025 06:03:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alléger le quotidien des personnes hospitalisées au détour d’une activité ludique et créative, redonner le sourire aux enfants comme aux adultes, c’est l’engagement salutaire des Blouses roses. La présidente de l’association, Élisabeth Bonnafous-Brégeon, nous en parle.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Quelle est l’origine des Blouses roses? Élisabeth Bonnafous-Brégeon: Son histoire remonte à 1944. Touchée par l&#039;isolement des jeunes tuberculeux, Marguerite Perrin a créé l&#039;association La Cure de travail au sanatorium, rebaptisée en 1967 Association de réadaptation par le travail et les loisirs. Elle n&#039;a pris le nom des Blouses roses qu&#039;en 2008, alors que les missions de bénévoles sont centrées sur les visites de patients hospitalisés, pour échanger, faire des activités de loisirs et des animations. Le roman d&#039;Éric-Emmanuel Schmitt, Oscar et la Dame rose, y fait référence, par son récit émouvant sur le lien entre un enfant gravement malade et une vieille dame pleine de sagesse et tout en rose, qui lui rend régulièrement visite, tels les bénévoles que l&#039;auteur a un jour croisés.  Décrivez-nous les missions des bénévoles? Élisabeth Bonnafous-Brégeon: Ils proposent des activités ludiques, créatrices et artistiques, différemment pensées pour des enfants ou des adultes – malades, en rééducation, porteurs de handicap, en Ehpad… On s&#039;adapte en fonction de la fragilité et surtout des envies de chacun: masques avec les petits pour le carnaval, fabrication d&#039;avions, lecture, peinture et chant pour les plus âgés. Avec ces derniers, il arrive qu&#039;on les fasse surtout parler pour recueillir leurs souvenirs, présentés ensuite dans un recueil. Les dons nous permettent de proposer des ateliers exceptionnels tels que la médiation animale, le yoga du rire, l&#039;intervention d&#039;une troupe de théâtre, d&#039;un clown ou d&#039;un magicien, d&#039;un grand sportif qui fait rêver… En parallèle, nous menons des actions pour récolter des fonds: une opération de paquets-cadeaux à Noël, l&#039;organisation de baptêmes à moto avec l&#039;aide des Motards au grand cœur… Les 4500 bénévoles répartis dans nos 85 comités en France s&#039;y emploient.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole… En offrant son écoute à SOS Amitié   Quels profils recherchez-vous? Élisabeth Bonnafous-Brégeon: Pas de limite d&#039;âge et pas besoin d&#039;être un grand artiste, même si le goût pour les activités créatives est un plus. On attend surtout des bénévoles beaucoup de tact, de la discrétion. Il faut savoir rester à sa place auprès du malade, en étant disponible et à l&#039;écoute, sans se positionner sur les questions médicales.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole pour donner envie de lire aux enfants avec Lire et faire lire  Comment postuler? Élisabeth Bonnafous-Brégeon: Il suffit de prendre contact sur le site internet*, via l&#039;adresse mail ou par téléphone. Un questionnaire et une invitation à une première réunion sont alors envoyés. Dans un deuxième temps, le postulant rencontre le président du comité local et des bénévoles, témoignant de leurs missions. Un parcours découverte de six à huit semaines est ensuite proposé dans les différents services, permettant de mieux savoir où l&#039;on veut s&#039;investir. Un dernier entretien est organisé avec le comité local, et quand la candidature est validée, une formation doit être suivie, avant de se lancer pour de bon en endossant une blouse ou un blouson… forcément rose.
* lesblousesroses.asso.fr, onglet &quot;Devenir bénévole&quot;.
Lire aussi&gt; Il a osé: Patrick Pantostier prête l&#039;oreille aux malades  Témoignage: &quot;Ces moments sont souvent joyeux&quot; Georgette Kalfon, 70 ans, La Rochelle:
&quot;J&#039;ai rejoint les Blouses roses quand j&#039;ai pris ma retraite. L&#039;idée me trottait dans la tête depuis longtemps, mon fils ayant été hospitalisé quand il était petit. Je me souviens des bénévoles tout en rose qui passaient régulièrement et je les avais trouvés formidables. Chaque semaine, j&#039;effectue des visites de deux heures en service pédiatrique avec 28 autres bénévoles, où nous n&#039;avons pas les cas les plus sévères. On les emmène dans une salle de jeux quand c&#039;est possible, ou bien nous faisons des activités dans la chambre. Ces moments sont souvent joyeux. On s&#039;appelle aussi régulièrement entre nous pour s&#039;échanger des idées d&#039;activité, de bricolage. Je suis beaucoup mobilisée, et de fil en aiguille, je me suis fait de bons amis.&quot;
Lire aussi&gt; Bénévolat en association: des bénévoles témoignent  S&#039;engager aux Blouses roses, c&#039;est pour vous si... • Vous êtes régulier: on peut compter sur vous, aux dates et horaires fixés au début de l&#039;année.
• Vous savez vous adapter: il faut parfois changer le programme en fonction des personnes malades.
• Vous aimez la légèreté: sans en faire trop, on vient adoucir le quotidien des malades.
Lire aussi&gt; Et si vous deveniez bénévole… pour aider les enfants malades avec La Chaîne de l&#039;espoir  Mieux vaut éviter si... • Vous avez peur de la maladie: vous risqueriez de mal le vivre.
• Vous n&#039;avez pas dépassé un deuil: la mission ne peut être une réparation.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/24/blouses-roses.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole… et apporter du réconfort aux malades avec les Blouses roses]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[AG Blouses roses]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole…  en accueillant chez soi un chien guide d&#039;aveugle</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-en-accueillant-chez-soi-un-chien-guide-d-aveugle-98121</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-en-accueillant-chez-soi-un-chien-guide-d-aveugle-98121</guid>
      <pubDate>Thu, 24 Oct 2024 15:02:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, coup de projecteur sur la Fédération française des associations de chiens guides d’aveugles (FFAC). Votre future mission : sociabiliser un jeune chien en l’emmenant dans vos activités quotidiennes pendant quelques mois. Entretien avec Michel Rossetti, président de la Fédération française des associations de chiens guides d&#039;aveugles (FFAC).]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: Quels sont les besoins en matière de chiens guides d&#039;aveugles? Michel Rossetti: En France, 2 millions de personnes déclarent une déficience visuelle mais seulement 1% d&#039;entre elles sont aidées par un chien d&#039;aveugle. Ce sont de formidables compagnons qui, plus que des guides, offrent un soutien personnel et émotionnel. Mais leur formation a un coût élevé. La FFAC (Fédération française des chiens guides d&#039;aveugles), compte 10 associations régionales, deux associations nationales, 17 centres d&#039;éducation ou écoles gérés par ces associations, ainsi qu&#039;un réseau d&#039;élevage de chiots. Et, grâce à la chaîne de solidarité des donateurs et des bénévoles, nous pouvons remettre chaque année plus de 220 chiens à leur nouveau maître et maîtresse.
    Quel rôle jouent les bénévoles? Michel Rossetti: Ils participent pleinement à cette formation. À 2 mois environ, les chiots sont confiés à des familles d&#039;accueil qui les gardent jusqu&#039;à l&#039;âge de 12 à 15 mois et leur apprennent à se comporter en société. Dès cette première période, la famille est suivie par un éducateur de l&#039;association. Les chiens complètent ensuite en école à plein temps leur éducation de guide pendant six à huit mois et sont remis à leur maître ou maîtresse. D&#039;autre part, à partir de 10 ans, les chiens sont aussi confiés à des accueillants bénévoles pour une retraite paisible, alors qu&#039;ils ont encore 4, 5 ans ou plus d&#039;espérance de vie. Dans ce cas également, l&#039;association maintient le contact ; et si un accueillant n&#039;est plus en mesure de garder le chien, une solution sera trouvée pour ce dernier.  Qu&#039;attendez-vous des familles d&#039;accueil? Michel Rossetti: Couple, famille, personne seule, en maison ou en appartement… les critères sont larges. Dans cette période de pré-éducation, il faut sociabiliser les chiens: les sortir régulièrement et les emmener en promenade, faire des courses, pourquoi pas au travail en demandant l&#039;accord de l&#039;employeur. Ils apprennent à faire leurs besoins dans le caniveau, à marcher au pied, à ne pas quémander à table, ne pas monter sur le canapé, voyager au sol en voiture… Des retraités sont intéressants car ils ont une grande disponibilité. Mais il faut qu&#039;ils sortent tous les jours. Une limite éventuelle, quel que soit le profil du bénévole, pourrait être la distance de l&#039;école, à laquelle il faut conduire le chien régulièrement.  Comment se passe l&#039;habilitation d&#039;un foyer? Michel Rossetti: Il faut effectuer une demande auprès de l&#039;association régionale ou en école, qui organise une réunion ou envoie un dossier d&#039;information à compléter. Pour une première demande, un membre de l&#039;association visite les lieux et peut fournir des conseils sur leur adaptation.  Y-a-t-il des races de chiens plus représentées? Michel Rossetti: Les labradors et les goldens retrievers pour 70 à 80%, puis les caniches royaux, les bergers allemands, les saint-pierre…  Témoignage: Françoise, 73 ans &quot;Nous les avons tous aimés autant&quot;  &quot;En 2016, lors d&#039;une journée portes ouvertes dans une école de chiens guides proche de notre domicile de Seine-et-Marne, mon mari et moi avons vu des chiens travailler avec des personnes déficientes visuelles, et nous avons eu envie d&#039;aider. Après validation de notre maison par un éducateur de l&#039;école, nous avons accueilli un chien âgé de 2 mois. Depuis, nous en avons eu plusieurs. Nous emmenons simplement le chien faire les courses, en forêt, mais aussi au cinéma, au théâtre, au restaurant… La loi lui permet d&#039;y pénétrer et il peut porter une petite cape qui signale sa particularité. Nous sommes en relation avec son éducateur et le conduisons régulièrement à l&#039;école. Nous nous souvenons particulièrement de Pixel, un labrador brillant et câlin, de Slash, exceptionnellement intelligent. Mais nous les avons tous aimés autant. Souvent d&#039;ailleurs, nous les retrouvons le temps d&#039;un séjour lors d&#039;une hospitalisation ou d&#039;un voyage lointain de leur maître. Eux aussi se souviennent de nous!&quot;
Lire aussi&gt; Olivier de Ladoucette: l&#039;animal, une compagnie bienfaisante  Êtes-vous prêt à vous lancer C&#039;est fait pour vous si…
Vous vous sentez capable de vous séparer d&#039;un animal auqeul vous vous attacherez.
Vous sortez au parc, prenez les transports, avez des activités sociales régulières.
Lire aussi&gt;Et si j&#039;adoptais un animal?
  Mieux vaut éviter si…
Vous ne pouvez pas imposer une éducation rigoureuse: interdire au chien le canapé ou la chambre, de tirer sa laisse…
Vous habitez trop loin d&#039;une école de chiens guides en raison des séances régulières qu&#039;il devra y passer, ou en étage élevé sans ascenseur (la présence de nombreuses marches peut être traumatisante pour les pattes d&#039;un chiot.
Lire aussi&gt; Animaux: devenir famille d&#039;accueil, une bonne idée?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/09/06/chien-aveugle.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole…  en accueillant chez soi un chien guide d&#039;aveugle]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La chronique de Martine Gruère: Et la musique?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-et-la-musique-121496</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-et-la-musique-121496</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Sep 2025 16:03:28 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Martine Gruère]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vice-présidente de l&#039;association Old&#039;Up, le mouvement des retraités &quot;plus si jeunes, mais pas si vieux!&quot;, Martine Gruère nous livre son humeur, ses emballements et ses agacements avec un mot d&#039;ordre: déconstruire les préjugés âgistes de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Et la musique? Risque-t-elle d&#039;être oubliée? Non, mais en 80 ans (mon âge) elle a tellement changé dans sa forme, sa variété, sa place dans ma vie, dans nos vies, dans la société…
Pour entendre de la musique à la demande, je me souviens du gramophone qu&#039;il fallait mettre en route grâce à une manivelle que nous devions tourner jusqu&#039;à ce qu&#039;elle s&#039;arrête, puis s&#039;assurer que la petite aiguille en bois – à changer après chaque audition – était bien posée sur le premier sillon du disque78 tours. Et la musique toujours classique envahissait notre salle à manger via son énorme amplificateur… C&#039;était le bonheur de mon père, un peu moins le mien car il devenait impossible de parler ou de rire entre nous, les enfants. Nous devions écouter et admirer.
Mais il y avait aussi le poste de radio, une sorte de concurrence que pendant longtemps nous n&#039;avons pas eu le droit de toucher. Son accès, ses boutons étaient réservés aux adultes. Et voilà qu&#039;à 13 ans, j&#039;ai voulu écouter tous les jours au retour du lycée (devenu &quot;collège&quot;) &quot;Salut les copains&quot;, les yéyés. Une sorte de scandale familial toléré parce que j&#039;appartenais à une famille tolérante mais mon émission devenait difficile à entendre lorsque ma mère juste au même moment - pourquoi? - utilisait sa machine à coudre très bruyante qui était située dans la même pièce.
Aujourd&#039;hui, les débats familiaux portent sur l&#039;autorisation ou pas pour les enfants puis les pré-adolescents de détenir &quot;leur&quot; tablette ou &quot;leur&quot; smartphone. C&#039;est l&#039;accès sans limite aux écrans, aux réseaux, qui est redouté par les parents attentifs.
Et la musique  ? Nous chantions beaucoup. Il paraît que mon grand-père lyonnais connaissait 1111 chansons! Nous chantions en famille, à l&#039;Eglise, dans le scoutisme et plus tard durant les longs trajets en voiture - avant que n&#039;y soient installés les lecteurs de cassettes et la radio. Les chants étaient aussi dans la rue &quot;Tous chauds mes marrons…&quot;, sur les chantiers, et dans la cour de notre immeuble parisien venaient parfois des chanteurs auxquels nous envoyions par la fenêtre des pièces de 5 francs enveloppées dans du papier journal pour les remercier de leur prestation.
Et aujourd&#039;hui? La musique existe encore mais sous d&#039;autres formes et peut-être de façon plus circonscrite. On l&#039;écoute dans des concerts parfois immenses, souvent magnifiques ; on peut l&#039;écouter dans ses oreilles presque à plein temps mais l&#039;image, les écrans nous ont envahis. Sommes-nous passés du règne du son, des oreilles, au règne des images? de la vue et des yeux??
La rue, les voitures sont moins bruyantes, même le bal des pompiers du 14 juillet qui nous faisait fuir il y a quelques années, s&#039;est fait très discret cette année… avec le même succès d&#039;une grande foule venue pour danser.
Les cloches de nos Eglises ont été régulées, interdites la nuit, mais quel plaisir! Elles disent notre histoire, nos appartenances. Au milieu de la ville, elles évoquent le village et sa vie plus calme. Notre fils habite avec sa famille à Dubaï ; installée sur le toit de sa maison, j&#039;ai eu la chance - en particulier au moment du coucher du soleil -d&#039;entendre le chant des muezzins émanant simultanément de toutes les mosquées de la ville: quelle beauté! Nous pouvons partager alors – dans nos pays si lointains - ces intenses moments de l&#039;appel à un ailleurs.
La musique nous parle autrement, elle appartient à un autre monde que la parole, elle touche à notre âme…
Cet été, je revenais d&#039;un court séjour inattendu à Briare (Loiret) - la ville du &quot;Pont canal&quot; qui permet aux bateaux de traverser la Loire en la dominant. Une ville où règnent les cours d&#039;eau et de ce fait de multiples oiseaux…Le festival de l&#039;association &quot;classique autrement&quot; débutait, rassemblant huit musiciens d&#039;une qualité exceptionnelle. Deux concerts par jour, dehors ou dans des Eglises, à Briare ou dans des villages alentours. J&#039;ai pu assister - participer? - à quatre concerts dont deux à l&#039;extérieur qui m&#039;ont tellement touchée. Le premier initiant le festival a eu lieu le soir sur une barge au milieu du canal: le piano à queue, les instruments à vent et à cordes se sont succédés, rassemblés, portés par des musiciens communiant eux-mêmes dans le bonheur d&#039;offrir à tous de la beauté, du dépassement. Et juste avant notre retour à Paris, les musiciens installés dans un parc sous un noyer afin de bénéficier de son ombre et un peu plus loin la Loire sur les berges desquelles se reposaient des oies bernaches. Peut-être n&#039;ont-elles pas apprécié la musique? -il s&#039;agissait d&#039;œuvres de Mozart - elles se sont envolées dans un ordre impeccable - mais en ce qui me concerne, je suis repartie ensoleillée par ces moments magiques …Je les porte en moi et peux les revivre quand cela me chante…  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/03/06/martine-gruere-chronique.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La chronique de Martine Gruère: Et la musique?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Martine Gruère/Collection personnelle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Martine vit son rêve de sauver un château oublié</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/martine-vit-son-reve-de-sauver-un-chateau-oublie-119522</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/martine-vit-son-reve-de-sauver-un-chateau-oublie-119522</guid>
      <pubDate>Sun, 21 Sep 2025 05:38:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Martine Piechaczyk, 81 ans, nous a ouvert les portes du château de Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne. Si elle n’en est pas la propriétaire, elle a pourtant consacré quarante-trois ans de sa vie à sa restauration.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À l&#039;intérieur, il y avait un jardin public, avec deux belles allées de peupliers et un tourniquet pour les enfants. L&#039;édifice s&#039;était enlisé de presque deux mètres au cours des siècles. Il avait vraiment été oublié.&quot; Ainsi Martine Piechaczyk se remémore-telle sa découverte du château de Brie-Comte-Robert, auxquels elle va s&#039;employer des décennies durant à redonner le lustre d&#039;un joyau médiéval.
Elle s&#039;est établie avec son mari Michel dans cette cité de Seine-et-Marne, le 21 décembre 1972. Juste le temps de célébrer Noël et ce dernier ouvrait son cabinet de médecin généraliste au début de l&#039;année suivante. Institutrice, Martine s&#039;était mise en disponibilité de l&#039;Éducation nationale afin d&#039;élever ses trois fils. &quot;J&#039;avais suivi des études de géologie parce que tout ce qui était scientifique m&#039;intéressait. Mais mon destin n&#039;était pas du tout fixé par rapport à ça. En fait, mon objectif était de me marier et d&#039;avoir des enfants. À ce moment-là, c&#039;était encore à la mode&quot;, glisse l&#039;octogénaire avec ironie.  Le château classé monument historique depuis 1925 mais... Le château était certes classé monument historique mais, de ce vestige du XIIe siècle racheté par la commune en 1923, il ne restait presque rien d&#039;apparent. En 1982, la mairie prend la décision de le mettre en valeur. Les premiers travaux consistent à décaisser les lices – l&#039;espace réservé aux tournois seigneuriaux – et à nettoyer les douves devenues insalubres. Un couple d&#039;amis de Martine et Michel s&#039;aperçoit avec consternation que tous les débris partent à la décharge, y compris des pierres taillées tombées du bâti. &quot;Un massacre patrimonial&quot; que Martine attribue à une archéologie médiévale quasi inexistante à l&#039;époque. &quot;Nous sommes allés jusqu&#039;à récupérer une pierre avec ma GS break, mais elle était terriblement lourde!&quot; Avec d&#039;autres amis, ils proposent à la mairie de consacrer les mois de juillet et d&#039;août à déblayer eux-mêmes l&#039;intérieur du château. C&#039;est ainsi que naît l&#039;association de bénévoles Les Amis du Vieux Château de Brie-Comte-Robert. Dans une ambiance de colonie de vacances, les trois couples et leurs sept enfants parviennent, à la pioche, à dégager une tour. Mais la découverte de plusieurs objets donne une tournure plus sérieuse à ce loisir estival. &quot;En consultant nos maigres bouquins, nous avons découvert que ce matériel n&#039;était pas récent. On s&#039;est dit: nous faisons peut-être de l&#039;archéologie…&quot;   Un patient travail de restauration par des bénévoles passionnés À la rentrée, ils font identifier les objets trouvés par des conservateurs de musées. Il y a là des coupelles &quot;très fines et très belles&quot; de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle, une pièce de monnaie anglaise datant de la guerre de Cent Ans ou encore une matrice de sceau du XVe siècle. À aucun moment Martine et ses amis n&#039;envisagent de passer la main à des professionnels. &quot;À l&#039;époque, ce sont les bénévoles qui faisaient de l&#039;archéologie. L&#039;activité s&#039;est professionnalisée plus tard&quot;, assure-t-elle. L&#039;association demande une autorisation de fouilles pour l&#039;année suivante, laquelle sera renouvelée jusqu&#039;en… 2012! Une partie infime des trouvailles des bénévoles est à présent exposée dans le Centre d&#039;interprétation du patrimoine, installé à l&#039;intérieur du château. Dès 1983, des activités pédagogiques liées à l&#039;édifice sont lancées: expositions, ateliers scolaires… &quot;J&#039;y tenais beaucoup, confie Martine. Mon mari s&#039;enrichit à faire des recherches historiques, à lire des rapports scientifiques. De mon côté, je m&#039;enrichis au contact des autres. Nous sommes très complémentaires. En quarante-trois ans au château, nous n&#039;avons jamais mené un travail en commun!&quot; En parallèle des fouilles archéologiques, les membres locaux de l&#039;association ont conduit un travail de restauration des murs du château, aidés pendant les périodes estivales par des bénévoles lors de chantiers de maçonnerie traditionnelle et de taille de pierre.  Aujourd&#039;hui, Martine peut affirmer avec satisfaction: &quot;Le château est sauvé.&quot; Mais l&#039;association, elle, ne l&#039;est pas… La région ne la subventionne plus et même si la Direction régionale des affaires culturelles a un temps compensé ce manque à gagner, l&#039;avenir reste incertain.. Or, les projets ne manquent pas: construire une passerelle pour que le public accède au logis seigneurial, mais aussi remonter sur le mode contemporain la tour Saint-Jean, haute de 33 mètres, destinée initialement à montrer l&#039;importance du seigneur de Brie. &quot;C&#039;est un projet fou, reconnaît Martine. Mais il faut de l&#039;utopie. C&#039;est comme ça qu&#039;on avance. Mon mari et moi verrons-nous sa réalisation? Vu notre âge, probablement pas. Mais ce n&#039;est pas grave. L&#039;important, c&#039;est que l&#039;association continue. Pour cela, il faudrait que de nouveaux bénévoles s&#039;investissent.&quot; En attendant, ni l&#039;âge ni les pépins de santé n&#039;empêcheront Martine de prendre soin de celui qu&#039;elle considère comme son quatrième bébé. &quot;Ne plus venir au château, je ne l&#039;envisage pas. Une fois les portes fermées, on est comme blotti sur une île. C&#039;est merveilleux.&quot;  Visites, expos, démonstration de taille de pierre Les Journées européennes du patrimoine se tiendront le samedi 20 et le dimanche 21 septembre. L&#039;association des Amis du Vieux Château proposera gratuitement des visites guidées, une démonstration de taille de pierre, des expositions… dans la limite des places disponibles (priorité aux personnes ayant réservé).  Envie de participer à la restauration du château de Brie-Comte-Robert? Des activités chaque week-end
  Taille de pierre, traitement des objets trouvés pendant les fouilles menées jusqu&#039;en 2012, paléographie, recherche d&#039;archives… Tous les week-ends, les bénévoles organisent des activités accessibles dès l&#039;âge de 15 ans contre une adhésion annuelle à l&#039;association de 10€.
L&#039;été, des stages et des chantiers
Destinés aux plus de 17 ans, ils permettent de découvrir la maçonnerie traditionnelle ou la taille de pierre. Le dernier stage de la saison 2025 sera consacré à la maçonnerie et aura lieu du 17 au 26 octobre. Le prix du séjour en pension complète est de 180€, plus 10€ d&#039;adhésion à l&#039;association. FAIRE
Un don
Notez bien: les dons faits à l&#039;association Les Amis du Vieux Château de Brie-Comte-Robert sont fiscalement déductibles. Tél. 01 64 05 63 31 ou amisduvieuxchateau.org ; par mail à chateau-de-brie@rempart.com ou contact@amisduvieuxchateau.org  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/11/martine-chateau-brie-comte-robert.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Martine vit son rêve de sauver un château oublié]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La France est-elle un pays de vieux? Démographie, mode de vie, habitat... voilà ce que révèlent les chiffres</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-france-est-elle-un-pays-de-vieux-voila-ce-que-revelent-les-chiffres-119113</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-france-est-elle-un-pays-de-vieux-voila-ce-que-revelent-les-chiffres-119113</guid>
      <pubDate>Thu, 18 Sep 2025 05:38:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À l’occasion de la Journée internationale pour les personnes âgées, le 1er octobre, panorama sur nos aînés et le vieillissement de la population française.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Seniors: plus d’1 français sur 5   Seniors: plus d’1 français sur 5 68,6 millions d&#039;habitants (Chiffres 2025).
65 ans ou plus: 21,8% Soit environ 14,9millions de personnes
Les 75 ans et plus représentent à eux seuls 10,7% de la population française, soit 7,3 millions de personnes.  Et demain?   En 2022, 57% des plus de 65 ans sont des femmes   53% des personnes de 65 ans sont des femmes.
57% des personnes de 80 ans sont des femmes.
77% des personnes de 95 ans sont des femmes.  Toujours plus d&#039;espérance de vie *   
En France

85,6 ans pour les femmes (contre 85,1 en 2022) vs 80 ans pour les hommes (contre 78,6 en 2022)
C&#039;est en Île-de-France que l&#039;on vit le plus longtemps (86,3 ans pour les femmes, 81,7 ans pour les hommes). À l&#039;inverse, les Hauts-de-France (84,1 ans pour les femmes, 78,1 ans pour les hommes) et, hors métropole, Mayotte (75,8 ans pour les femmes, 72,8 ans pour les hommes), présentent les données les moins élevées.
* À la naissance, pour les personnes nées en 2024.

En Europe (chiffres 2023)

84,2 ans pour les femmes (Espagne en tête avec 86,7 ans) vs 78,9 ans pour les hommes (Malte en tête avec 81,8 ans)  Comment vivent-ils? En couple? Chez eux? En établissement?   
 En couple

66% des 65-74 ans
56% des 75-84 ans
27% des 85 ans ou plus
À noter:l&#039;espérance de vie fait la différence. À 90 ans, 49% des hommes vivent en couple contre seulement 11% des femmes.

 Chez eux le plus souvent

57% des plus de 65 ans vivent en couple dans leur logement
32% y résident seul
6% avec un ou des proches

Parfois en établissement

5% des 80-84 ans 
12% des 85-89 ans
25% des 90-94 ans
41% des 95 ans et plus
Chiffres 2021  Sources Insee
© Noun Projet pour les visuels  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/29/groupe-de-vieux-amis-seniors.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La France est-elle un pays de vieux? Démographie, mode de vie, habitat... voilà ce que révèlent les chiffres]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ma famille n&#039;accepte pas que je m&#039;accorde enfin du temps</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ma-famille-n-accepte-pas-que-je-m-accorde-enfin-du-temps-121214</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ma-famille-n-accepte-pas-que-je-m-accorde-enfin-du-temps-121214</guid>
      <pubDate>Tue, 16 Sep 2025 05:08:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après s&#039;être consacrée à leur famille, certaines femmes aspirent à s&#039;occuper enfin d&#039;elles-mêmes, ce qui génère parfois quelques tensions.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;ai mis ma carrière entre parenthèse pour m&#039;occuper de nos enfants et alléger le quotidien de mon mari, très impliqué dans son travail, explique Nathalie, 55 ans. Ma vie professionnelle en a évidemment pâti. Je me lance sur le tard dans une reconversion qui me réjouit et je m&#039;autorise enfin à me concentrer sur mes propres aspirations. Mais je ne m&#039;attendais pas à une telle levée de bouclier de la part de mon mari et de mes enfants, pourtant âgés de 22 et 26 ans. Ils n&#039;acceptent pas que je sois désormais moins disponible pour eux.&quot;  Une situation fréquente Ce que vit Nathalie n&#039;est pas rare, assure Christel Petitcollin, formatrice et autrice deS&#039;affirmer et oser dire non (Jouvence): &quot;Les femmes sont assignées à être extrêmement donnantes, maternantes et disponibles pour tout le monde. On leur répète que c&#039;est leur rôle. Mais à un moment, quand les enfants ont grandi, elles prennent conscience que si elles veulent vivre aussi pour elles, c&#039;est maintenant car la vie passe vite.&quot; Ce déclic survient souvent quand les enfants entrent dans la vie active. L&#039;entrée dans la ménopause peut aussi coïncider avec ce désir de changement.
Lire aussi&gt; 3 façons de mieux gérer mon temps  Rejeter la culpabilité &quot;Tu n&#039;es plus là pour nous&quot;, &quot;On ne peut plus compter sur toi&quot;, &quot;Tu ne penses qu&#039;à toi&quot;… autant de phrases qu&#039;entendent beaucoup de femmes dans une période de recentrage autour de leurs propres envies et besoins. Autant de sources de culpabilité. &quot;Attention à ne pas confondre maternage et amour, prévient Christel Petitcollin. On peut très bien aimer son mari et lui laisser beurrer ses tartines lui-même! Face aux services rendus, les proches disent merci au début, avant de rapidement les considérer comme des dus, ce qui piège les personnes qui donnent beaucoup. Le travail le plus important qu&#039;ont à réaliser ces femmes, c&#039;est de se libérer de la culpabilité.&quot;
Mieux vaut ne pas perdre de vue la phrase d&#039;Eugène Labiche: &quot;Un égoïste est une personne qui ne pense pas à moi!&quot; Christel Petitcollin conseille aussi de se rappeler que s&#039;affirmer et en être approuvé ne vont guère ensemble: &quot;Il est rare que la personne à qui vous venez de dire non vous applaudisse et qu&#039;elle soit ravie que vous refusiez désormais de beurrer ses tartines! Il y a un âge où il faut s&#039;affirmer en assumant de ne pas être approuvé.&quot;  Verbaliser le changement Dans un premier temps, il est essentiel de prendre le temps de la réflexion pour être au clair sur ses nouvelles aspirations: impossible de les expliquer aux autres si elles ne sont pas pleinement conscientisées. &quot;Toute relation est basée sur un contrat implicite, note Christel Petitcollin. Si une personne veut modifier ce contrat, il doit le verbaliser, sans oublier d&#039;évoquer sa responsabilité dans ce qui a été et doit être changé: &quot;Je me suis vraiment beaucoup occupé de vous toutes ces années. Je vous ai sûrement donné de mauvaises habitudes en étant trop présente et peut-être infantilisante. Je suis fatiguée et je pense que vous avez besoin de grandir.&quot;&quot; Les bénéfices de ce nouveau rapport aux autres et à soi placent généralement au second plan les petits remous de cette période de transition.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/09/15/musee.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Ma famille n&#039;accepte pas que je m&#039;accorde enfin du temps]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ces vignerons qui réinventent leur métier</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ces-vignerons-qui-reinventent-leur-metier-119072</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ces-vignerons-qui-reinventent-leur-metier-119072</guid>
      <pubDate>Mon, 15 Sep 2025 15:33:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Réchauffement climatique, évolution des goûts, baisse de la consommation et surproduction… Le secteur viticole traverse une passe difficile. Alors que s’ouvrent les foires aux vins, nous avons rencontré des vignerons qui s’adaptent et innovent.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Changement climatique, surproduction, désaffection du vin... Les viticulteurs se réinventent Les viticulteurs sont fébriles: les vendanges ont commencé dans certains terroirs du sud de la France, elles se poursuivront jusqu&#039;en octobre au nord de la Loire. Cette période est cruciale, car elle couronne un an de soins  et d&#039;inquiétudes au cœur des vignobles. Et désormais les années qui se succèdent sont toujours délicates. &quot;Nous sommes passés en climat semi-aride, proche de celui de Marrakech&quot;, constate par exemple Jean-Marc Lafage, dont les vignes s&#039;étagent entre mer et montagne autour de Perpignan. Même les cépages locaux du Sud (grenache noir, carignan, mourvèdre ou  syrah) demandent des trésors d&#039;attention et d&#039;inventivité pour donner leur meilleur dans ces conditions de sécheresse qui se répètent depuis 2021.
Le changement climatique n&#039;est qu&#039;un des grands défis que doivent relever les viticulteurs. Dans une industrie mise en difficulté aussi par le changement des goûts, la désaffection des jeunes consommateurs, la surproduction, l&#039;incertitude des taxations à l&#039;export, certains lâchent le sécateur ou passent à autre chose. C&#039;est le cas dans le Bordelais, touché par la surproduction, où les arrachages de ceps subventionnés ont parfois financé une autre activité (olives, amandes…). D&#039;autres font le choix de repenser leur pratique, de la culture de la vigne à l&#039;élevage de leurs vins en passant par leur commercialisation.
Lire aussi&gt; Les clés pour comprendre: le vin, un domaine bleu, blanc, rouge  Conserver la typicité du vin, changer de cépage... Le réchauffement climatique, implacable, se lit dans un grain de raisin, assure Axel Marchal, œnologue et professeur à l&#039;Institut des sciences de la vigne et du vin à Bordeaux. &quot;On le voit dans la maturation plus forte qui conduit à une teneur en sucre plus élevée et une moindre acidité, indique-t-il. Au XIXe siècle, on produisait des vins de moins de 10° d&#039;alcool à Bordeaux. Ce ne serait plus envisageable aujourd&#039;hui.&quot; Les vendanges sont parfois plus précoces de deux à trois semaines par rapport aux années 1990, pour éviter la surmaturation &quot;Mais il ne faut pas non plus sacrifier l&#039;équilibre général du vin au maintien d&#039;une teneur en alcool limitée, même s&#039;il est plus délicat à réaliser&quot;, poursuit l&#039;expert.
Comble de la difficulté, les vins concentrés et tanniques sont moins au goût du jour que dans les années 2000. L&#039;extraction, cette période durant laquelle on laisse macérer le jus du raisin (moût) notamment avec les peaux, est moins poussée désormais. Et l&#039;élevage se fait ensuite moins volontiers dans des contenants en bois neuf, mais davantage dans de l&#039;inox, du ciment, voire des amphores en terre. L&#039;enjeu est de &quot;conserver une typicité au vin, le goût de son origine, signale Axel Marchal. Et certains millésimes de bordeaux ces quinze dernières années sont dans les meilleurs.&quot; Plus radical est le changement de cépage, quitte à sortir des règles de l&#039;AOC (appellation d&#039;origine contrôlée pour l&#039;IGP (indication géographique contrôlée) qui autorise bien plus de variétés, voire le simple &quot;vin de France&quot;. C&#039;est par exemple le pari de Jean-Baptiste Duquesne, installé depuis huit ans sur le domaine de Cazebonne dans les Graves (Bordelais). &quot;J&#039;ai revisité l&#039;histoire et retrouvé 70 cépages de la région aujourd&#039;hui laissés de côté. Ceux qui étaient tardifs et acides sont intéressants dans les conditions climatiques actuelles, dit-il. J&#039;ai commencé en 2017 et 10% de ma production est réalisée avec des cépages d&#039;autrefois, ce sera peut-être 50% dans dix ans et 100% dans vingt ans.&quot; Chez lui, le rustique jurançon noir, par exemple, remplace les inévitables cabernet et merlot ou s&#039;y adjoint. Un collectif de confrères vignerons s&#039;est d&#039;ailleurs constitué sous le nom de Bordeaux Pirates pour proposer des cuvées innovantes.
Mais quelques grands châteaux se lancent aussi, en marge de leurs crus prestigieux. Outre le clairet revenu du passé, à mi-chemin entre le rouge et le rosé et qui fit la réputation du vignoble outre-Manche, voici le blanc de noirs, pour répondre aux nouvelles envies apéritives. Il est issu de raisins noirs vinifiés avec des méthodes champenoises. Les châteaux Paloumey, Castera ou Durfort-Vivens, par exemple, montrent la voie.
Lire aussi&gt; Vocabulaire du vin: bien lire une étiquette  Cultiver l&#039;eau, un nouvel impératif  Plus au sud encore, chez Jean-Marc Lafage dans le Languedoc, la sécheresse pose autant de difficultés que la chaleur. &quot;Nous essayons de cultiver l&#039;eau&quot;, illustre le vigneron. Une démarche développée avec un ingénieur agronome et l&#039;université de Montpellier, ainsi que la chambre d&#039;agriculture et la préfecture. Le biochar, un charbon végétal produit par pyrolyse et enrichi avec du compost, est employé pour hydrater la terre et créer un milieu humide propice aux champignons, vers et bactéries. D&#039;autre part, un couvert végétal de féveroles et de graminées est entretenu entre les vignes pour aérer le sol et maintenir l&#039;eau. La biodiversité est encouragée avec, sur le domaine, des nichoirs à oiseaux et à chauves-souris, prédateurs des parasites de la vigne permettant de limiter les traitements. &quot;C&#039;est un laboratoire à ciel ouvert. Nous avons les mêmes résultats que si nous irriguions&quot;, s&#039;enorgueillit le propriétaire. Quant aux moutons qui paissent entre les ceps avant le départ de végétation des vignes, leurs excréments riches en bactéries nourrissent aussi le sol.
Lire aussi&gt; Quiz. Les grands principes de l&#039;accord mets et vins  Bienvenue à la ferme  La même ambition guide Nicolas Grobois et son frère à Panzoult, près de Chinon. &quot;Nous remettons du vivant pour anticiper le changement climatique sur dix ou quinze ans&quot;, explique-t-il. Sur les 50 hectares du domaine, 20 sont consacrés au cabernet franc, le reste est dédié aux vaches Black Angus, aux cochons et au maraîchage. &quot;Ça se faisait dans les années 1970, poursuit l&#039;exploitant. On a reproduit le schéma de nos grands-parents. Cette polyculture nous permettra de mieux résister à d&#039;éventuelles mauvaises récoltes et de conserver son dynamisme à la ferme.&quot; Des pommes de terre poussent entre les ceps, des tomates et des poireaux les rejoindront bientôt. Ailleurs, trèfles et herbes prospèrent dans les rangs ; elles sont &quot;pincées&quot; pour conserver un couvert végétal en sommeil, qui n&#039;absorbe pas trop d&#039;éléments organiques mais enrichit le sol. Et, depuis trois ans, Nicolas et son frère ont ajouté un nouveau pilier à leur activité: l&#039;œnotourisme, &quot;essentiel depuis le Covid&quot;. Ils ont recruté une spécialiste, proposent des balades dans les vignes et une restauration gastronomique basée sur leurs productions. &quot;Nous sommes le produit d&#039;une histoire que nous pouvons raconter, poursuit-il. Les gens ne s&#039;y trompent pas. Les consommateurs ne se contentent plus d&#039;une marque&quot;. Prochaine étape: une conserverie. &quot;Même Bordeaux ne peut plus se contenter d&#039;être Bordeaux, note Axel Marchal de son côté. Les propriétaires se déplacent davantage au-devant des amateurs, des cavistes, dans les salons, sur les réseaux sociaux. L&#039;incarnation et l&#039;histoire humaine derrière le vin sont importantes.&quot;
Lire aussi&gt; Placement: comment investir dans le vin... sans risque  Des terres qui se révèlent  Le réchauffement climatique ne fait pas que des exploitants malheureux. Du côté de la Champagne, on ne compte plus les bons millésimes. Le cabernet franc de la Loire, longtemps difficile à mener à maturité assure aussi de très belles cuvées ces dernières années. Plus à l&#039;ouest, la Bretagne devient une (modeste) région viticole. Aurélien Berthou, installé depuis 2021 à Saint-Goustan, dans le golfe du Morbihan, vient ainsi de vendre les premières bouteilles issues de la récolte de ses 3 hectares de vigne d&#039;où on voit la rivière d&#039;Auray. Une quarantaine de vignerons bretons sont en activité. &quot;Il y a quelques décennies, on n&#039;aurait pas pu faire du vin de cette qualité, admet Aurélien Berthou. Aujourd&#039;hui, nous bénéficions de conditions climatiques comparables à celles de l&#039;Anjou il y a trente ans.&quot; Ses 3 000 premières bouteilles de blanc à base de muscaris et soreli, cépages particulièrement résistants aux maladies, sont parties en un clin d&#039;œil. Tous ces viticulteurs dessinent une nouvelle géographie du vin, grâce à une approche de leur métier caractérisée par l&#039;humilité, l&#039;écoute de la nature, l&#039;enracinement dans une histoire et l&#039;innovation. Une démarche qui pourrait assurer un bel avenir à leurs vins d&#039;amoureux du terroir. Quels que soient les périls qu&#039;ils affrontent.   • Jean-Baptiste Duquesne, Château Cazebonne (33) La Dame Noire, 2022. &quot;Cuvée à base de Jurançon noir, Mérille et Béquignol, élevée en amphore.&quot; 16€ la bouteille. laboutiquedecazebonne.com
• Jean-Marc Lafage, Domaine Lafage (66) Moutou, 2023, &quot;Biochar, cépages résistants, récolte précoce. Seulement 13°d&#039;alcool. Sur le fruit frais.&quot; 20€. domaine-lafage.com
• Nicolas Grobois, Domaine Grobois (37) Chinon Glacière, 2023. &quot;Cabernet à maturité, vinifié sans soufre. Arômes fruités avec des notes de graphite fin. Il est charnu et équilibré.&quot; 10,50€ ; domaine-grosbois.com
• Aurélien Berthou, Vignes de Saint-Goustan (56). La cuvée Premières Feuilles 2024 est épuisée: rendez-vous l&#039;an prochain! Tél. 06 77 52 88 73  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/28/vigne.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Ces vignerons qui réinventent leur métier]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La chronique de Martine Gruère: A chaque jour, sa petite merveille</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-a-chaque-jour-sa-petite-merveille-120808</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-a-chaque-jour-sa-petite-merveille-120808</guid>
      <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 15:25:20 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Martine Gruère]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vice-présidente de l&#039;association Old&#039;Up, le mouvement des retraités &quot;plus si jeunes, mais pas si vieux!&quot;, Martine Gruère nous livre son humeur, ses emballements et ses agacements avec un mot d&#039;ordre: déconstruire les préjugés âgistes de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Il y a quelques années, en vacances en Bourgogne avec mes petits-enfants, je leur ai déclaré: &quot;chaque jour, chaque matin je vois une petite merveille&quot; …Ils sont devenus très exigeants &quot;C&#039;est quoi ta merveille aujourd&#039;hui?&quot; L&#039;attente, l&#039;espoir était que je la leur décrive mais surtout qu&#039;ils m&#039;accompagnent pour la découvrir…si c&#039;était possible. Certaines merveilles sont éphémères…
Je me souviens d&#039;une toile d&#039;araignée parfaite qui avait retenu des gouttes de pluie et l&#039;ensemble brillait dans le soleil matinal: un collier pour princesse ; je me souviens d&#039;une feuille légère qui bloquée dans un courant d&#039;air voletait en ne pouvant ni monter, ni descendre ; je me souviens d&#039;une reinette -mais aussi d&#039;un crapaud – juste apparus après une pluie dense et en pleine forêt, d&#039;un champ de jacinthes sauvages et d&#039;anémones sylvestres ensoleillé! j&#039;ai tenté de le revoir et n&#039;y suis jamais parvenue. Tant de souvenirs, une liste sans fin.
A leur tour, mes petits-enfants m&#039;ont appelée pour partager leurs découvertes: une magnifique araignée rouge et noire, deux gros escargots en promenade, la couleuvre – &quot;notre&quot; couleuvre qui s&#039;installe l&#039;été juste en dessous de notre terrasse et l&#039;hiver parfois dans nos bottes. J&#039;y laisse des chaussettes pour l&#039;inciter à hiberner là confortablement. Elle fait un peu partie de la famille. Et il y a les oiseaux – les mésanges, les sitelles-torchepots qui se manifestent dès notre arrivée pour retrouver leurs graines de tournesol et leur coupelle d&#039;eau où elles peuvent boire et s&#039;ébattre lorsqu&#039;il fait très chaud. Le/les écureuils qui apprécient eux aussi ces mêmes graines. Presque chaque jour ils viennent autour de 8h1/4 (comme le facteur?). Leurs épluchures, laissées sur place font débat en famille!
Il y a les buses qui miaulent au loin, les hululements des chouettes (que je me vante de savoir appeler) la nuit. Et les jours de chance exceptionnelle: des chevreuils gracieux, un lièvre, le renard attiré par les odeurs de notre dîner, des sangliers terrorisés par les chasseurs. Des montgolfières au loin ; une fois l&#039;une d&#039;entre elle a volé au-dessus de nos têtes. J&#039;ai invité les pilotes -même en anglais – à atterrir chez nous prête à leur offrir un apéritif mais ils ont préféré aller un peu plus loin. Un évènement inoublié.
Des merveilles? Les levers et couchers du soleil plus exceptionnels encore lorsqu&#039;ils éclairent et colorent le Massif du Mont-Blanc (à 200km?) qui domine la vallée de la Saône.
Et à Paris? Mercredi soir lors de &quot;La Grande Librairie&quot; une jeune romancière a déclaré que chaque jour elle était témoin d&#039;une merveille et qu&#039;elle tenait à ce cadeau qui éclairait sa journée. Peut-être sommes-nous très nombreuses et nombreux à vivre cette attente? Ce serait une très bonne nouvelle!
A Paris? Il y a encore et toujours les fleurs -j&#039;en ai toujours à l&#039;intérieur et sur mes balcons, quelles que soient les saisons (les plus persistantes sont les cyclamens, les géraniums et les roses de Noël l&#039;hiver) il y a les pigeons, les corneilles et les merles qui animent le ciel mais les moineaux ont disparu de mon quartier et je le regrette beaucoup. Ce qui est le plus facile à trouver à Paris, source ou pas d&#039;émerveillement ce sont les humains…Tous les anonymes que nous croisons dans les rues, les transports en commun, les parcs et bistrots. Certains sont aimables et laissent leurs places assises aux personnes les plus fatiguées ou encore se proposent de porter valises et poussettes dans les escaliers. Les commerçants ont leur importance: nombre d&#039;entre eux répondent à nos saluts et réagissent 100 fois par jour aimablement aux commentaires sur la météo du jour ; et - miracle- ceux avec lesquels ont pu s&#039;établir peu à peu des relations presque amicales. Quelques échanges si précieux quand rôde la solitude
A Paris, dans le meilleur des cas vivent ou transitent des membres de notre famille et des amis. Le bonheur absolu des rencontres, des &quot;retrouvailles&quot;, des partages quelles que soient les modalités et les heures de la journée. Il y a 3 mois, une maladie inquiétante a été découverte chez mon mari. Bien pris en charge par l&#039;hôpital proche il suit un traitement fatigant ce qui l&#039;incite peu à sortir…et jamais nous n&#039;avions reçus tant de visites, d&#039;appels, de messages amicaux et attentifs! C&#039;est une surprise magnifique, un émerveillement, des soutiens que nous n&#039;avions pas imaginés…Notre seule préoccupation aujourd&#039;hui est de trouver comment maintenir le rythme de ces rencontres.
S&#039;il est longuement malade la fréquence de nos contacts risque de s&#039;amenuiser ; s&#039;il meurt trop tôt, les rencontres n&#039;auront plus du tout la même tonalité. Comme les gladiateurs condamnés à mourir par César dans les Jeux publics, mon mari dit à nos visiteurs &quot;morituri te salutant&quot;. Cette citation a une certaine allure mais elle est en risque de perdre tout intérêt si rien n&#039;arrive!
Et les merveilles quotidiennes? A Paris, un grand nombre d&#039;associations proposent aux retraités, aux personnes âgées et très âgées des activités très variées. C&#039;est le cas de OLD&#039;UP, l&#039;association à laquelle j&#039;appartiens. Notre offre principale est la participation à des &quot;groupes de paroles et/ou des ateliers&quot;. Rencontrer des pairs pour partager des réflexions sur soi -ce vieillissement qui nous change et change notre environnement – ou encore pour écrire, lire , questionner la spiritualité, les liens médecin-malade mais aussi nous intéresser à des questions plus &quot;extérieures à nous&quot; telles les actualités internationales ou encore l&#039;Europe…
Qu&#039;il s&#039;agisse de participer à des groupes réguliers ou à des rencontres plus informelles telles nos conférences, notre Ciné-club ou au Café &quot;Chez Georges&quot; (Paris 6e), l&#039;essentiel est toujours l&#039;immense plaisir des rencontres, d&#039;être attendu, écouté et écoutant, d&#039;oser s&#039;exprimer, de partager …et de trouver/ recréer ainsi des liens d&#039;amitié…Hier encore après notre réunion générale j&#039;ai retrouvé au restaurant une tablée d&#039;oldupiennes dont deux dames qui m&#039;ont dit, ravies, qu&#039;après avoir connu la solitude, elles étaient devenues amies. C&#039;était la grande merveille du jour!  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/03/06/martine-gruere-chronique.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La chronique de Martine Gruère: A chaque jour, sa petite merveille]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Martine Gruère/Collection personnelle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Sylvie, 80 ans,Yasmina, 27 ans et Capucine, 28 ans racontent: &quot;C&#039;est ainsi que marche notre colocation entre générations&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/notre-colocation-entre-generations-intergenerationnelle-119332</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/notre-colocation-entre-generations-intergenerationnelle-119332</guid>
      <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:03:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton,Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Se lancer dans une colocation, c’est déjà une aventure. Et qu’est-ce que cela change si celle-ci mêle les générations? Rendez-vous à Orléans, dans le Loiret, où six colocataires, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, ont vécu sous le même toit pendant près d’un an. Échanges avec Sylvie, Capucine et Yasmina sur cette tranche de vie intergénérationnelle qui déjoue les idées reçues.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Qu’est-ce qui  vous a incitées à vivre dans une colocation intergénérationnelle?  Yasmina: Tester un autre mode de vie! Après avoir vécu en famille, puis dans un logement étudiant de seulement 9 m², j&#039;ai pensé que cela serait intéressant de tenter l&#039;expérience de la colocation. L&#039;aspect intergénérationnel me permettait d&#039;être avec des personnes d&#039;âges, de points de vue, de milieux différents. C&#039;était un moyen d&#039;accéder à une diversité culturelle et sociale qui me manquait un peu chez moi.
Sylvie: Avoir une nouvelle expérience et vivre avec différentes générations. Je trouvais intéressant de rassembler dans le même lieu de vie trois seniors et trois jeunes en activité ou étudiants. J&#039;ai un peu hésité avant de lâcher mon logement. Finalement, je me suis lancée et je ne le regrette pas.
Capucine: J&#039;aime vivre en colocation dans des villes que je ne connais pas. C&#039;est une manière d&#039;appréhender un nouvel endroit avec des personnes qui en sont souvent originaires. Concernant le brassage des générations, ce n&#039;est pas une expérience que je cherchais ou fuyais particulièrement: j&#039;avais déjà vécu avec des personnes d&#039;âges différents sans que cela soit mis en avant. J&#039;ai découvert avec ce projet le terme &quot;intergénérationnel&quot;, que je trouve un peu clinique. Je ne savais pas qu&#039;il y avait un mot pour qualifier une chose qui me paraît normale.
Lire aussi&gt; Solidarité, culture et rires, bienvenue dans une colocation intergénérationnelle   Avez-vous ressenti de l’appréhension avant d’emménager? Capucine: Cela m&#039;intéressait bien plus de savoir si les gens avec qui j&#039;allais partager le même toit avaient déjà vécu en colocation que de connaître leur âge, c&#039;est pour moi un plus gros facteur d&#039;expérience de vie. Or il s&#039;avère que ce n&#039;était le cas de personne, à part moi. De plus, c&#039;est la première fois, parmi mes expériences en la matière, qu&#039;il n&#039;a pas été possible de rencontrer les personnes avant d&#039;emménager. Cela m&#039;a beaucoup surprise, car faire connaissance avant de s&#039;installer permet de sentir très vite si certains aspects sont rédhibitoires.
Sylvie: Non, d&#039;autant qu&#039;au début, c&#039;était assez formidable. Ce que j&#039;appelle la période de séduction! On ne se connaissait pas et on cherchait à se plaire. Les failles sont apparues par la suite, lorsque les personnalités des uns et des autres se sont révélées; le quotidien et la vie commune nous ont rattrapés. Dans les premiers temps, il y avait des frictions, mais jusqu&#039;à un certain point. Cela se résolvait car nous partagions pas mal de choses et c&#039;était agréable. On se voyait le matin, il nous arrivait de prendre des repas ensemble. À partir d&#039;un certain moment, cela a commencé à se dégrader et les heurts sont arrivés. S&#039;en est suivi le départ de deux personnes. C&#039;est dommage parce qu&#039;au démarrage, c&#039;était impeccable.
Yasmina: J&#039;éprouvais une certaine appréhension, oui. Je me demandais comment allaient se passer les échanges entre les différentes générations, comment jeunes et moins jeunes allaient réussir à s&#039;entendre…
Lire aussi&gt;Cohabitation entre générations: &quot;On s&#039;est mis en confiance très facilement!&quot;   Les tensions sont-elles intervenues en raison de la différence d’âge? Yasmina: J&#039;ai été assez étonnée de constater, au final, que la communication a été plus compliquée entre seniors, qu&#039;ils se comportaient entre eux comme des enfants, comme s&#039;ils n&#039;avaient pas la maturité à laquelle on pouvait s&#039;attendre. Certes, ils avaient chacun leurs habitudes, leurs manières de faire, mais ce n&#039;est pas parce qu&#039;on a un certain âge qu&#039;on ne doit pas se remettre en question et avoir une capacité d&#039;adaptation. Ma place était différente, ayant rejoint l&#039;aventure plus tard que les autres. Durant les moments de tension, surtout entre les seniors, j&#039;ai été en quelque sorte la &quot;Suisse&quot;, c&#039;est-à-dire celle à laquelle les personnes venaient se confier en cas de discorde. Je recevais les différents sons de cloche mais je tenais à garder cette attitude de neutralité en évitant de trop m&#039;impliquer. Heureusement qu&#039;il y avait cette charte, un référent, une sorte de règlement intérieur équitable, qui permettait de poser les bases de ce qui est acceptable ou non.
Sylvie: La charte de cohabitation, rédigée avant l&#039;emménagement, nous a servi d&#039;étayage pour résoudre certaines tensions. Mais ce n&#039;était plus suffisant lorsque les petites broutilles se sont transformées en conflits. Il est vrai que les problèmes sont plutôt survenus chez les seniors, en raison du caractère des uns et des autres, de véritables donneurs de leçons pour certains…
Capucine: Selon moi, il y a eu des blocages plus axés sur la perception des rôles et des genres que sur les âges… Certains réflexes dans le comportement des hommes et des femmes restent à changer, que l&#039;on ait 17 ou 75 ans! Laver les toilettes, montrer du respect à autrui sans tomber dans des clichés ou des insultes sexistes par facilité dans un moment de tension… Mais il y avait aussi un décalage en termes de modes de vie et d&#039;aspirations. Quand nous rentrions du travail ou de la fac, nous étions lessivés et avions besoin de nous poser, sans parler, tandis que les seniors avaient envie d&#039;interactions sociales en fin de journée… Du coup, nous avions tendance à partir nous isoler dans nos chambres, non pas pour bouder mais pour nous ressourcer, ce qui n&#039;était pas forcément bien perçu. Mais j&#039;avoue aussi qu&#039;au début j&#039;étais tellement exténuée que je n&#039;arrivais pas à me faire à manger, ni à laver mon linge… J&#039;ai reçu un grand soutien des personnes de la coloc quand j&#039;étais à ramasser à la petite cuillère. Cette entraide intergénérationnelle m&#039;a beaucoup aidée au départ. Je n&#039;aurais pas surmonté ces difficultés si j&#039;avais vécu seule dans un appartement.
Lire aussi&gt; Marie de Hennezel: &quot;au sein des béguinages solidaires, personne ne cherche à faire de l&#039;argent sur le dos des vieux&quot;   Vous êtes-vous senties comme en famille, avec des gens que vous ne connaissiez pas? Capucine: C&#039;est là où il faut être vigilant car, effectivement, dans les premiers temps, on se sent comme en famille, mais on n&#039;est pas en famille! Ce qui y ressemble, c&#039;est qu&#039;on se retrouve avec des gens plus âgés qui ont eu déjà une vie familiale, qui ont éduqué des enfants… Résultat, on pourrait se laisser aller à se faire materner, à laisser les seniors prendre en charge de nombreuses tâches, comme la préparation des repas… Or il n&#039;y a aucune raison que Sylvie, par exemple, nous fasse à manger! Dans une colocation, tout le monde doit être sur un pied d&#039;égalité, ce qui n&#039;empêche pas l&#039;entraide.
Sylvie: Même si je faisais bien la différence entre ma famille et la coloc, ayant élevé quatre enfants, j&#039;avais au départ certains réflexes. Je nettoyais tout, passais systématiquement derrière les uns et les autres pour ranger les espaces communs Un jour, Capucine m&#039;a demandé de la laisser tranquille pour faire la cuisine. Elle a eu raison. C&#039;est important d&#039;écouter car, effectivement, on n&#039;a pas toujours conscience de nos habitudes, de nos manies. Je me suis calmée. J&#039;ai beaucoup appris en vivant cette année avec les jeunes. Ne pas les empoisonner avec mon ménage et mon sens de l&#039;ordre, les laisser libres de vivre, de s&#039;exprimer, de s&#039;organiser comme ils voulaient… En réalité, je n&#039;avais pas envie d&#039;avoir ce rôle maternel, et, du coup, j&#039;ai appris à attendre mon tour pour faire le ménage.
Yasmina: En arrivant en France hexagonale, je m&#039;étais déjà séparée de mes proches, donc aucun parallèle ne s&#039;est produit; j&#039;étais là pour rencontrer de nouvelles personnes, apprendre des autres, mais surtout pas pour me trouver une nouvelle famille!  Qu’est-ce qui a été une vraie réussite pour vous dans cette expérience? Yasmina: L&#039;aventure humaine et l&#039;ouverture d&#039;esprit! Avoir fait connaissance, réussi à m&#039;entendre et à partager des bons moments avec des personnes inconnues, c&#039;est une réussite en soi. Continuer de les côtoyer aujourd&#039;hui est aussi formidable.
Capucine: Comprendre que ce qui est simple et naturel pour moi, par exemple donner sans attendre de retour, ne l&#039;est pas pour les autres. J&#039;ai appris à admettre les différences culturelles et à les accepter. Mais surtout, j&#039;ai rencontré Yasmina, qui est devenue une de mes meilleures amies en France. En revanche, si c&#039;était à refaire, je n&#039;accepterais plus d&#039;être filmée. Déjà que la colocation oblige de se mettre à nu devant des inconnus, alors quand, en plus, il y a une équipe de tournage qui vous filme dans cette situation, ça rajoute trop de complexité!
Sylvie: Le changement radical entre ma vie d&#039;avant et celle d&#039;aujourd&#039;hui, tout ce que cela m&#039;a apporté au plan humain, l&#039;entraide, les activités partagées. Nous avons beaucoup ri et vécu des moments chaleureux. C&#039;est une très bonne expérience de vie. Si j&#039;ai eu du mal avec les personnes de ma génération, les jeunes m&#039;ont, eux, beaucoup appris, transmis. Ils m&#039;ont recadrée et permis d&#039;évoluer. Grâce à eux, je me laisse moins marcher sur les pieds. Si c&#039;était à refaire, je signerais sans hésiter! D&#039;ailleurs je suis à la recherche d&#039;une nouvelle colocation intergénérationnelle…
Lire aussi&gt; Vivre chez soi: à Vauréal (Val-d&#039;Oise), l&#039;intergénération au service du bien-vieillir  Qui sont les participantes de notre débat sur la colocation intergénérationnelle?   28 ans, célibataire, chercheuse en sciences politiques Ayant vécu longtemps au Canada et aux Antilles, elle a connu plusieurs expériences de colocation, l&#039;un des meilleurs moyens selon elle de découvrir la culture d&#039;un pays, d&#039;une région. Comme sa grand-mère, avec laquelle elle a passé beaucoup de temps, avait pour habitude d&#039;héberger des étudiants et des musiciens, elle était déjà familiarisée avec les échanges intergénérationnels à la maison. Elle a intégré cette colocation en décembre 2023.   80 ans, divorcée, 4 enfants, 7 petits-enfants, graphiste et ergothérapeute à la retraite Divorcée depuis 1998, elle a longtemps vécu seule. S&#039;adaptant très facilement, elle a déménagé plus de vingt fois mais n&#039;avait jamais vécu en colocation. Avec l&#039;avancée en âge, elle a commencé à repenser sa façon de vivre et de se loger. Après avoir passé une annonce sur les réseaux sociaux, elle a été contactée pour participer à l&#039;aventure en décembre 2023. * Nommée Sylviane dans le documentaire, mais elle préfère être appelée Sylvie.   27 ans, célibataire, étudiante en développement informatique Originaire de la Martinique, elle n&#039;avait jamais connu l&#039;expérience de la colocation. Elle a toujours vécu en famille puis, à son arrivée en France métropolitaine, dans un logement étudiant du Crous (centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Dernière arrivée, elle a rejoint les colocataires en février 2024.  Un documentaire sur leur expérience... Une expérience surnommée Casa Mira, menée dans le cadre d&#039;une réflexion sur les nouvelles façons de se loger et filmée pour donner lieu à un documentaire*La Coloc, réalisé par Thomas Raguet, Canal +, 2025. À regarder en replay sur canalplus.com   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/04/colocation-intergenerationnelle-debat-notre-temps.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Sylvie, 80 ans,Yasmina, 27 ans et Capucine, 28 ans racontent: &quot;C&#039;est ainsi que marche notre colocation entre générations&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Droit des bénévoles: les connaissez-vous?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/droit-des-benevoles-les-connaissez-vous-119283</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/droit-des-benevoles-les-connaissez-vous-119283</guid>
      <pubDate>Wed, 10 Sep 2025 09:36:55 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Laurence Le Dren]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Près de 13 millions de bénévoles font vivre les associations au quotidien. Cet engagement n’est pas rémunéré, mais il vous ouvre plusieurs droits précieux. Frais remboursés, congés, formations… Tour d’horizon.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous souhaitez vous lancer dans une activité bénévole? Ce temps offert aux autres vous permet de bénéficier de nombreux droits détaillés dans Le Guide du bénévolat 2024-2025 publié par le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, sur le site associations.gouv.fr. Découvrez ces possibilités utiles pour vous et pour les associations.  Des défraiements et des frais pour l&#039;association remboursés Si votre activité de bénévole vous conduit à payer certains frais (timbres, billets de train…), vous pouvez demander leur remboursement, à condition que ces dépenses soient réelles, engagées pour les besoins de l&#039;association et justifiées. En pratique, vous soumettrez une note de frais (facture originale, ticket de caisse… ) au responsable de l&#039;association. C&#039;est à lui de l&#039;approuver ou non.
Conservez une copie des justificatifs.   Quel est le montant maximum d&#039;un défraiement? Vous pouvez aussi vous faire rembourser les kilomètres effectués en voiture ou à moto. Ces frais sont calculés selon un barème offi ciel pour les associations (surservice-public.fr/ particuliers/vosdroits/F1132).  Une réduction d&#039;impôt possible Vous pouvez renoncer au remboursement de vos frais et préférer en faire don à l&#039;association. L&#039;avantage? Ce don vous octroie une réduction d&#039;impôt sur le revenu. Pour cela, l&#039;association ou l&#039;organisme doit être reconnu d&#039;utilité publique (sans recherche de profit, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel) et être autorisé à recevoir des dons (selon les critères de l&#039;article 200 du Code général des impôts). Là encore, vous devez rédiger une note de frais et certifier par écrit sur ce document que vous renoncez au remboursement pour en faire don à l&#039;association. Cette dernière vous délivre alors un reçu fiscal.
Et, selon l&#039;association, vous bénéficiez d&#039;une réduction d&#039;impôt correspondant à 66% ou 75% du don. Par exemple, renoncer à un remboursement de 200€ de frais engagés pour une association sportive vous procure une réduction d&#039;impôt de 132€ (200 € x 66%). L&#039;association, elle, n&#039;a rien à débourser.
  Des droits... et des responsabilités Même sans contrat de travail, le bénévole agit sous l&#039;autorité directe de l&#039;association qui lui donne des instructions. Ainsi, la responsabilité de l&#039;association peut être engagée en cas de dommages causés par un bénévole, sauf s&#039;il commet une faute personnelle constatée par un juge.  Des chèques-repas  Des chèques-repas à votre nom peuvent vous être remis si vous exercez une activité régulière dans l&#039;association ayant adopté ce principe en assemblée générale. Un chèque atteint au maximum 7,40€ en 2025. L&#039;association le finance entièrement. Ils permettent de payer tout ou partie d&#039;un déjeuner au restaurant ou en boulangerie (mais pas des denrées alimentaires en magasin, une possibilité réservée aux salariés). Ils ne sont pas utilisables le dimanche et les jours fériés, sauf si le bénévolat est exercé ces jours-là. Cet avantage est exonéré d&#039;impôt sur le revenu, vous n&#039;avez pas à le déclarer.  Le rôle essentiel des retraités Près d&#039;un quart (24%) des plus de 65 ans est bénévole. Parmi les 50-64 ans, le taux d&#039;engagement atteint 18%. Ces chiffres s&#039;érodent. Mais le rôle des retraités reste majeur, car ils offrent davantage de temps aux associations.
Source: Baromètre France bénévolat 2025.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole dans une association  Plusieurs congés pour s’engager  Le &quot;congé de représentation&quot; Vous pouvez demander un &quot;congé de représentation&quot; à votre employeur pour siéger au nom d&#039;une association dans une commission auprès des pouvoirs publics. Pendant ce congé, limité à 9 jours par an, vous recevez tout ou partie de votre rémunération. Pour l&#039;employeur, cette somme peut être considérée comme un don assorti d&#039;une réduction d&#039;impôt  &quot;Le congé solidaire&quot; et &quot;le congé sabbatique&quot; D&#039;autres congés favorisent l&#039;engagement. &quot;Le congé solidaire&quot; permet de partir 2 semaines en mission à l&#039;étranger pour une association, pendant vos congés payés, avec l&#039;aide éventuelle de votre employeur pour les frais de mission. Lors d&#039;un &quot;congé de solidarité internationale&quot;, vous partez plusieurs mois avec une association humanitaire. Votre contrat de travail s&#039;interrompt puis reprend au retour. &quot;Le congé sabbatique&quot;, lui, permet de s&#039;absenter jusqu&#039;à 11 mois pour réaliser un projet personnel, sans être rémunéré, et de retrouver son poste. Dans tous les cas, l&#039;employeur peut refuser.  Des droits à formation supplémentaires pour tous Des droits à formation supplémentaires. Sur votre &quot;Compte d&#039;engagement citoyen&quot;, vous recensez vos activités bénévoles afin d&#039;acquérir des droits qui seront enregistrés dans votre compte personnel de formation (CPF), appelé aussi Mon compte formation. Vous bénéficiez d&#039;un forfait de 240€ par an, jusqu&#039;à un plafond de 720€, sous conditions (comme effectuer au moins 200 heures de bénévolat par an, faire partie de l&#039;encadrement… ). Cet argent sert à payer la formation de votre choix, éligible au CPF. À ces mêmes conditions, vous engrangez des droits à formation même si vous êtes retraité.
Lire aussi&gt; CPF: n&#039;oubliez pas d&#039;utiliser votre compte personnel de formation!  Vos compétences reconnues L&#039;expérience acquise lors de votre bénévolat peut être certifi ée officiellement.
Le certificat de formation à la gestion associative (CFGA) peut vous intéresser pour renforcer vos connaissances afin d&#039;assumer des responsabilités de gestion administrative, financière et humaine dans une association. (30 heures de formation théorique et un stage de 20 jours en association). 
Envisagez une validation des acquis de l&#039;expérience (VAE), si vous êtes bénévole depuis au moins un an. C&#039;est un moyen pour décrocher un diplôme en rapport avec votre activité. Pour vous aider à préparer un dossier et une soutenance devant un jury, demandez un accompagnement au &quot;délégué départemental à la vie associative&quot; (adresses sur le site associations.gouv. fr/ddva.html) ou auprès du &quot;dispositif académique de validation des acquis&quot; (voir sur vae.education.gouv. fr/trouver-mon-interlocuteur).
Lire aussi&gt; Faire valider son expérience avec le VAE  Une transition douce pour les futurs retraités S&#039;impliquer dans une association en fin de carrière est un excellent moyen de préparer sa retraite.
Grâce au &quot;bénévolat de compétences&quot;, votre entreprise vous oriente vers des associations si vous désirez vous engager, hors du temps de travail, pour des missions ponctuelles compatibles avec vos horaires.
Vous pouvez aussi vous renseigner sur: jeveuxaider.gouv.fr/engagement/ faire-du-benevolat-de-competences/ 
Dans le cadre du &quot;mécénat de compétences&quot;, l&#039;employeur vous propose de consacrer quelques heures, pendant votre temps de travail, pour mener un projet avec une association d&#039;intérêt général. L&#039;entreprise bénéficie d&#039;une réduction fiscale correspondant au coût de votre salaire pendant sa mission.   Des facilités pour les chômeurs Un demandeur d&#039;emploi peut faire du bénévolat sans perdre ses indemnités. Plusieurs conditions: il ne doit pas avoir été salarié dans cette association ; l&#039;activité ne doit pas se substituer à un emploi salarié ; ce bénévolat ne doit pas empêcher sa recherche d&#039;emploi.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/01/benevolat.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Droit des bénévoles: les connaissez-vous?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La chronique de Martine Gruère. Lorsque surgit la maladie mortifère</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-lorsque-surgit-la-maladie-mortifere-112677</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-lorsque-surgit-la-maladie-mortifere-112677</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Apr 2025 07:20:41 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Martine Gruère]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vice-présidente de l&#039;association Old&#039;Up, le mouvement des retraités &quot;plus si jeunes, mais pas si vieux!&quot;, Martine Gruère nous livre son humeur, ses emballements et ses agacements avec un mot d&#039;ordre: déconstruire les préjugés âgistes de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lorsque surgit la maladie mortifère pour soi ou pour un proche, lorsque l&#039;on sait ou croit savoir que - sauf miracle médical – la fin de notre vie s&#039;annonce, quels bouleversements! Quelles confusions…
C&#039;était donc vrai? Ce chemin partagé et tant apprécié a donc une fin! Une fin réelle, physique, inéluctable, inévitable…Même si, pour certains, elle annonce l&#039;ouverture à un autre monde, peut-être meilleur?
Les émotions nous envahissent, contradictoires: la colère (il est trop tôt), le doute, l&#039;inquiétude, la peur, l&#039;angoisse - que seront les jours à venir? Comment se passeront-ils? – L&#039;envie de lutter et/ou de se résigner, d&#039;accepter/de résister? L&#039;espoir et le désespoir alternent.
Nous avons besoin de parler, de tenter de comprendre, de partager ce que nous subissons. Nous sommes à la recherche d&#039;oreilles ouvertes qui écoutent et interrogent plus qu&#039;elles ne compatissent. Cent histoires proches aux issues favorables ou non, nous sont alors racontées…
Et les questions…adressées d&#039;abord au corps médical . C‘est le plus souvent par l&#039;intermédiaire des médecins généraliste ou spécialistes - par les examens prescrits, les médicaments, les traitements – mais surtout par leurs paroles presque sacralisées que nous découvrons ce que peut signifier notre état.
Leurs mots, leurs attitudes sont scrutés: que sont-ils en train de nous annoncer? Ils tentent de nous rassurer tout en nous faisant entendre leurs incertitudes, ils tentent d&#039;adapter au mieux le traitement proposé mais on les imagine toujours plus loin, plus proches d&#039;une vérité dont ils préfèrent ne pas nous informer… par crainte ou risque réel de se tromper? Peut-être aussi pour nous inciter à respecter au plus près les soins proposés? Ou encore parce qu&#039;ils sont convaincus ou pas qu&#039;un bon moral est favorable à une éventuelle guérison?
Supposés détenteurs du Savoir, d&#039;un Pouvoir de vie et de mort, ils sont les premiers exposés à nos attentes. Pour le pire et pour le meilleur!
Heureusement que les médecins - ou les membres de l&#039;équipe qui les entourent - prennent ou trouvent un peu de temps pour &quot;parler&quot;, pour nous parler, car leurs écrits qui nous sont transmis dans une volonté bienvenue de &quot;transparence&quot; sont et restent totalement incompréhensibles. Un mot sur trois est un sigle, une évocation d&#039;une partie visible ou invisible de notre corps sous un terme que nous ignorons autant que le dictionnaire Larousse consulté! Ils ont leur propre langage, pourquoi pas, mais après une lecture attentive ne nous restent que quelques mots reconnus: &quot;onco&quot;, &quot;œsophage&quot; ce n&#039;est pas toujours rassurant…
Lorsque surgit la maladie mortifère , il nous faut envisager une éventuelle proximité de la mort pour soi et pour le/les proches qui nous accompagnent.
Certains, certaines - avec sagesse - ont déjà anticipé cet évènement. D&#039;autres plus ou moins ou pas du tout… Quelles modalités d&#039;enterrement? Quel cimetière? Mais aussi: quelle situation financière? Quels codes d&#039;accès à tous les documents? Qui et comment informer? L&#039;héritage??...La liste de ce qui doit être prévu est sans fin.
A la réflexion, je préfère que ni mon mari, ni moi ne mourions d&#039;ici peu. Nous avons trop à faire, à découvrir, à partager, à aimer et à vivre encore!  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/11/13/gruere-ok-martine.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La chronique de Martine Gruère. Lorsque surgit la maladie mortifère]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Martine Gruère Collection personnelle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Rythmes scolaires en France et en Europe: ce que disent les chiffres</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/les-rythmes-scolaires-en-france-et-en-europe-118357</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/les-rythmes-scolaires-en-france-et-en-europe-118357</guid>
      <pubDate>Sun, 31 Aug 2025 04:43:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors qu’une convention citoyenne planche en ce moment sur la question des rythmes scolaires, coup d’œil sur la situation des élèves français et de leurs camarades européens. Vacances, heures de cours ou d&#039;élèves par classe, âge de début de scolarité... Les petits Français sont-ils bien lotis?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les jours de vacances des petits écoliers dans l&#039;OCDE   Les jours de vacances des petits écoliers dans l&#039;OCDE La France est la sixième nation la plus généreuse en congés des 38 pays de l&#039;OCDE derrière l&#039;Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Roumanie et la Grèce. Mais la durée des vacances d&#039;été des petits Français n&#039;est &quot;que&quot; de 8 semaines, contre 9 en moyenne en Europe.  Nombre d’heures de cours en moyenne sur l’année à l’école primaire en Europe   Nombre d&#039;heures de cours en moyenne sur l&#039;année à l&#039;école primaire en Europe:
940h aux Pays-Bas
904h en Italie
864h en France
792h en Espagne
724h en Allemagne  Des semaines de 4 ou 4,5 jours   En 2017, le choix a été donné aux communes de revenir sur la réforme Peillon de 2013 et de passer de 4,5 à 4 jours d&#039;école par semaine. Parmi les communes ayant au moins une école publique:
93% sur 4 jours (6h de cours par jour)
7% sur 4,5 jours (5h15 de cours par jour)  Quel est l&#039;âge de début de scolarité obligatoire en France et en Europe?   3 ans en France
4 ans en Suisse
5 ans en Autriche, Belgique, Pays-Bas
6 ans en Allemagne, Italie, Espagne, Portugal  Combien d&#039;élèves par classe en France et en Europe?  
 En primaire

22 élèves par classe en France
19 élèves par classe dans l&#039;UE* (Moyenne des 22 pays européens appartenant à l&#039;OCDE)

Au collège

22 élèves par classe en France
21 élèves par classe* dans l&#039;UE * (Moyenne des 22 pays européens appartenant à l&#039;OCDE)  Quel est le niveau des élèves?   Selon le classement Pisa 2023, qui évalue le niveau des élèves de 15 ans en maths ou en compréhension écrite, la France dégringole et se situe désormais dans la moyenne des pays de l&#039;OCDE.  Sources OCDE 2023 
www.20minutes.fr
DEPP – L&#039;Europe de l&#039;éducation en chiffres, 2022
www.viepublique.fr
© Noun Project  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/16/eleve-primaire.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Rythmes scolaires en France et en Europe: ce que disent les chiffres]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: votre proche est en Ehpad, comment se passe l&#039;été?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-votre-proche-est-en-ehpad-comment-se-passe-l-ete-120052</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-votre-proche-est-en-ehpad-comment-se-passe-l-ete-120052</guid>
      <pubDate>Tue, 19 Aug 2025 15:53:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour les proches aidants, l&#039;été rime parfois avec tranquilité... Mais pour d&#039;autres, laisser un proche en Ehpad quand le personne est rarement au complet peut être source d&#039;inquiétude. Comment se passe pour vous cet été si vous avez un parent en Ehpad? Racontez-nous.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pour les proches aidants, l&#039;été représente parfois une bouffée d&#039;oxygène essentielle quand on peut confier son proche à une structure et partir l&#039;esprit serein. Mais pour d&#039;autres, laisser un parent dépendant dans un Ehpad quand le personnel n&#039;est pas souvent au complet, peut être source d&#039;inquiétude, voire de tensions.
Si certains Ehpad parviennent à s&#039;organiser bien en amont pour trouver des remplacements en ces temps de congés afin qu&#039;un roulement s&#039;opère au sein du personnel, ce n&#039;est pas le cas partout et beaucoup ont du mal à recruter en plein été. 
Par ailleurs, quand les proches aidants s&#039;octroient quelques jours ou semaines loin de l&#039;Ehpad, le personnel peut aussi moins compter sur les familles.
Proche aidant, si vous avez un parent en Ehpad, comment s&#039;est passé jusqu&#039;ici votre été? Est-ce que vous vous inquiétez du possible manque de personnel? Des fortes chaleurs? Est-ce que vous multipliez les visites ou coups de fil pour vérifier que tout va bien? Est-ce qu&#039;au contraire, vous faites confiance dans la structure qui prend en charge votre parent?  Comment témoigner? Racontez-nous votre expérience soit par mail à temoins.notretemps@gmail.com, soit dans les commentaires, en précisant votre prénom et votre localisation. Votre récit pourra nourrir un futur article sur le site de Notre Temps.   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/18/illustration-dun-ehpad.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: votre proche est en Ehpad, comment se passe l&#039;été?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>François Sarano: &quot;Il faut entrer en empathie avec l’océan&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/francois-sarano-il-faut-entrer-en-empathie-avec-locean-118255</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/francois-sarano-il-faut-entrer-en-empathie-avec-locean-118255</guid>
      <pubDate>Tue, 26 Aug 2025 14:33:12 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[François Sarano est océanologue et plongeur aguerri. Il a passé treize ans à bord de la Calypso aux côtés du commandant Cousteau. Au lendemain de la Conférence des Nations unies sur l’océan, rencontre avec un infatigable défenseur de droits pour tous les êtres vivants marins.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Aventurier des confins du monde liquide, scientifique engagé, conférencier convaincant … À 71 ans , François Sarano continue de mettre toutes ses vies au service de la défense des océans et de ceux qui les habitent. Docteur en océanographie, conseiller scientifique du commandant Cousteau durant près de treize ans, puis de Jacques Perrin pour son film Océans dont il a cosigné le scénario, il en est l&#039;un des meilleurs connaisseurs au monde, doté en outre d&#039;un savoir intime de la vie sous-marine. Car, depuis cinquante ans, François Sarano plonge. Il y eut d&#039;abord l&#039;émerveillement de la rencontre avec un poulpe dans les calanques, petit masque offert par ses parents sur le nez. Puis les récifs coralliens et leur faune profuse depuis la Calypso, d&#039;incroyables rencontres avec des êtres minuscules ou géants qui peuplent les eaux proches comme lointaines.
Alors que la troisième édition de la Conférence des Nations unies (UNOC3) s&#039;est close le 13 juin dernier, François Sarano nous a accueillis sur la terrasse de sa maison drômoise, sous un arbre de Judée, parmi le chant des mésanges, des chardonnerets et des fauvettes, et dans le bourdonnement de centaines d&#039;abeilles aff airées sur l&#039;imposante vigne vierge en façade. Pour partager ses souvenirs, le résultat de ses recherches, quelques saines colères… mais aussi ses espoirs.  Le sommet de l’ONU sur l’océan s’est récemment tenu à Nice. Est-ce une réussite ? François Sarano: Cet événement a un aspect positif: réunir des pays qui ne se parlent plus, des chefs d&#039;État, des chercheurs et des ONG qui se retrouvent malgré des désaccords violents. L&#039;autre avantage est de parler des océans, ce qui est rare: il s&#039;agit seulement du troisième sommet. Or, nous habitons la &quot;planète eau&quot;. Pour le reste, le bilan ne me surprend pas: on regarde de l&#039;extérieur le monde où nous vivons ; on ne le juge qu&#039;à l&#039;aune des ressources qu&#039;il peut nous fournir. Nous sommes pourtant le produit de 3,8 milliards d&#039;années de coévolution. Utiliser de manière durable les océans, ambition du sommet, c&#039;est surtout les partager et s&#039;en servir sans les épuiser complètement. Avec ce raisonnement, on ne tient compte que des espèces ressources – quelque 150 poissons que nous consommons et dont nous devons assurer le renouvellement – ainsi que de quelques espèces emblématiques protégées – une cinquantaine dont les baleines, les requins. Ceci exclut tous les autres animaux marins.
Lire aussi&gt; Craig Foster &quot;Notre survie est liée à celle des océans&quot;   Vous y faites référence dans votre dernier livre, &quot;Justice pour l’étoile de mer&quot;… François Sarano: Dans ce livre, nous (avec l&#039;avocate Marine Calmet, NDLR) demandons la reconnaissance de l&#039;essentiel des vivants, qui ne sont pas nommés, pas pesés à la remontée des chaluts. Qui se les approprie peut les tuer ou les laisser mourir. Comme l&#039;étoile de mer, ils ne sont même pas considérés comme de la matière organique, moins que des grains de sable. On ne leur reconnaît pas un droit d&#039;existence. Quand nous l&#039;aurons fait, nous pourrons ajuster notre propre droit d&#039;existence avec le leur.  Les zones marines protégées ne suffisent pas ? François Sarano: C&#039;est évident. Dans beaucoup d&#039;entre elles, le chalutage de fond est autorisé. En France, 1% de la surface est vraiment protégé. Les réserves marines sont très rares. Ailleurs, on fait ce qu&#039;on veut. Le chalutage, c&#039;est une réinitialisation permanente du milieu, qui repart à zéro. Les bryozoaires, par exemple, ces animaux qui n&#039;ont même pas la taille d&#039;un ongle, mettent cinq cents ans pour faire un récif qui devient l&#039;un des habitats les plus riches, et qu&#039;un filet détruit pour toujours. L&#039;espèce ne disparaîtra pas forcément mais il faudra cinq cents ou mille ans pour retrouver les fonctionnalités qu&#039;elle assurait. La richesse d&#039;un milieu  se définit par les relations entre espèces. Nous-mêmes, nous existons par ce qui nous lie aux autres.
Lire aussi&gt; Heïdi Sevestre: &quot;L&#039;homme dépend aussi des glaciers&quot;  Êtes-vous pessimiste? François Sarano: Je suis en colère. Mais pas pessimiste, et je vais vous dire pourquoi. À Port-Cros, en Méditerranée, se trouve le plus ancien parc national, avec une partie marine. La vie y est foisonnante. Il y a des poissons partout, y compris de très vieux mérous. Ce qui caractérise un écosystème stable, c&#039;est la présence d&#039;individus âgés, alors que la pêche intensive les prélève en majorité. Et pourtant, Port-Cros subit des agressions comme ailleurs: le milieu est très urbanisé, avec des pollutions ; le réchauffement climatique y est présent. Ce n&#039;est pas un conservatoire du passé, mais un milieu dynamique qui évolue en fonction des conditions. C&#039;est la Méditerranée de demain, celle que j&#039;espère pour ma petite-fille. À Port-Cros, on n&#039;accepte qu&#039;une toute petite pêche professionnelle. C&#039;est le prélèvement massif du vivant qui crée la catastrophe. 
Lire aussi&gt; Jean Jouzel: &quot;La transition écologique est inéluctable!&quot;  Qu’est-ce qui vous a conduit à ce combat acharné pour la vie dans les océans ? Votre rencontre avec le commandant Cousteau ? François Sarano: À l&#039;origine, c&#039;est d&#039;abord ma femme, Véronique, elle-même océanographe, qui m&#039;a fait prendre cette direction. Ensuite, la rencontre avec le commandant Cousteau a bien sûr été déterminante. Il nous a permis d&#039;explorer partout, là où on n&#039;ira plus. La mer est notre dernier territoire sauvage, le seul ou les animaux ne nous fuient pas. Aujourd&#039;hui, il faut rentabiliser des expéditions.  Après l’aventure Cousteau, aviez-vous encore des choses à découvrir, par exemple avec Jacques Perrin, que vous avez accompagné sur la réalisation du film Océans? François Sarano: Cousteau, c&#039;était une époque. On découvrait et on avait envie de protéger le vivant, mais dans une logique dualiste. On se sentait gestionnaire d&#039;un monde à notre main. C&#039;est une étape par laquelle il fallait passer. Jacques Perrin m&#039;a fait basculer dans une autre perspective. Il m&#039;a dit: &quot;Sois poisson parmi les poissons ; efface-toi.&quot; Il m&#039;a fait réaliser que l&#039;on ne comprend l&#039;autre que dans la rencontre, que les relations qui se tissent nous font entrer en empathie avec le monde qui nous entoure. Cette nécessaire humilité et ces égards pour les autres m&#039;ont sans doute valu les moments les plus &quot;pleins&quot; en plongée. Le vivant n&#039;est qu&#039;interdépendances et liens.
Lire aussi&gt; Bruno David: &quot;J&#039;ai vu les paysages se modifier, les espèces invasives arriver&quot;  Quels sont vos grands souvenirs sous l’eau? François Sarano: Il y en a beaucoup. J&#039;évoque souvent cette rencontre avec une raie manta du côté de Sumatra dans les années 1990. Elle a insisté à plusieurs reprises pour initier une relation lors de ma plongée, elle a accepté une caresse, puis elle m&#039;a accompagné à la remontée, allant jusqu&#039;à m&#039;entourer de ses ailes, comme dans une danse. Ces images sont restées fameuses. À l&#039;époque, ces animaux à sang-froid étaient considérés comme des machines vivantes, remplaçables, plutôt que des individus sensibles et singuliers. Cette aventure a changé mon regard. Il y a eu aussi les grands requins blancs que j&#039;ai côtoyés après ma rencontre avec une femelle, Lady Mystery, au large du Mexique lors du tournage d&#039;Océans, et une famille de cachalots aux individus très différents et qui m&#039;a adopté.  À une échelle individuelle, que pouvons-nous faire? François Sarano: D&#039;abord on peut utiliser son temps pour tisser ou retisser des liens avec les autres et avec notre milieu. Téléchargez une application comme Merlin Bird par exemple, pour reconnaître les oiseaux autour de vous, passez du temps avec vos enfants et vos petits-enfants, marchez pieds nus et portez attention à tout ce qui vous entoure. Il faut réduire le dualisme homme-nature qui a tout abîmé. C&#039;est le premier pas et ça apporte de la paix et du bien-être. Il y a ensuite d&#039;autres formes d&#039;engagement individuel simples comme vacancier, comme consommateur. En l&#039;occurrence, il faudrait réduire sa consommation de poisson. Par ailleurs, les poissonniers ont depuis 2014 l&#039;obligation de mentionner les engins de pêche utilisés: évitez le chalut, la drague, la senne tournante, la palangre. Refusez les sushis de thon rouge et le saumon. Sachez aussi que les poissons carnivores d&#039;aquaculture (bar, daurade, thon) sont nourris avec la farine d&#039;autres petits poissons pêchés par tonnes, là où ils devraient alimenter les habitants des pays les plus démunis. Privilégiez, si vous le pouvez, les poissons pêchés à la ligne de traîne ou à la ligne à main ; préférez les huîtres et les moules aux crevettes. Quand un ami pêcheur m&#039;offre un poisson, je le mange avec plaisir, mais je sais que c&#039;est un trésor.  Deux livres
• Justice pour l&#039;étoile de mer Coécrit avec une juriste spécialisée en droit de l&#039;environnement, un plaidoyer, très accessible, pour faire reconnaître l&#039;océan comme une entité vivante dotée de droits. De Marine Calmet et François Sarano, éd. Actes Sud, 96 p., 12€.
• Sauvons l&#039;océan! Les 10 actions pour (ré)agir! Un petit ouvrage pratique, qui propose dix actions concrètes, de &quot;l&#039;immersion&quot; avec masque et palmes à l&#039;engagement associatif, en passant par nos habitudes alimentaires. De Véronique et François Sarano, éd. Vagnon, 80 p., 7,95€.
Un site
• longitude181.org Le site de l&#039;association fondée par François Sarano propose de nombreux articles et informations (observation des cachalots, des requins, actualité des océans), mais aussi des expéditions de science participative, une charte du plaisancier  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/15/francois-sarano-guillaume-le-nagard.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[François Sarano: &quot;Il faut entrer en empathie avec l’océan&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le jour où mon enfant s’est marié</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/le-jour-ou-mon-enfant-est-marie-mariage-116892</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/le-jour-ou-mon-enfant-est-marie-mariage-116892</guid>
      <pubDate>Wed, 13 Aug 2025 04:48:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les tourtereaux ont annoncé leur mariage, la fête a été organisée, elle s’est déroulée, souvent chargée d’émotions, et l’événement a laissé bien des souvenirs. Mary,
Irène, Gilbert, Marcel et Robert se remémorent les temps forts de la noce, depuis les préparatifs – non sans quelques tensions – jusqu’aux lendemains heureux.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Émotionnellement, c’était les montagnes russes!&quot; Mary Cochet, 62 ans, Paris &quot;Ma fille et son compagnon étaient ensemble depuis quelques années, et après un temps de séparation, ils ont souhaité se marier rapidement. La menace de l&#039;épidémie de Covid planait et le jour où nous avions rendez-vous pour l&#039;essayage d&#039;une robe de mariée, la boutique a fermé, le confinement était déclaré. Rien n&#039;a pourtant freiné les amoureux. Le mariage a été intégralement organisé depuis l&#039;appartement où ils étaient confinés, et ma fille a même réussi à trouver sa robe sur internet. C&#039;était vraiment un acte de résistance contre l&#039;adversité. La fête devait se tenir début septembre, dans la maison de famille de mon mari dans le Sud-Ouest. Cet espace privé a permis de recevoir librement, en extérieur, près de 200 convives, malgré les nombreuses annulations dues à la peur du virus. Tout s&#039;est bien déroulé, on a dansé le soir, mais j&#039;ai tout de même un pincement au cœur en pensant aux visages masqués à l&#039;église. Émotionnellement, c&#039;était les montagnes russes, et j&#039;ai tant veillé à ne pas craquer, que ma fille m&#039;a trouvée assez peu émue. J&#039;étais surtout sidérée et le lendemain, j&#039;ai seulement pu dire que “c&#039;était un beau mariage”. On s&#039;amuse encore de la banalité de cette petite phrase, mais elle résume tout, finalement.&quot;
Lire aussi&gt; &quot;Mon enfant se marie&quot;  &quot;Tout s&#039;est déroulé dans une joyeuse impréparation&quot;, Gilbert Thierry, 83 ans, Gif-sur-Yvette (Essonne) &quot;Ma fille et mon futur gendre avaient souhaité un mariage champêtre, organisé en Bretagne chez la grand-mère du jeune homme. L&#039;esprit “bonne franquette” nous convenait bien mais passait plus difficilement de l&#039;autre côté, où l&#039;on aurait préféré quelque chose de plus formel. De fait, tout s&#039;est déroulé dans une joyeuse impréparation. Rien n&#039;était prêt la veille. Aux aurores, j&#039;ai préparé des braises et je suis allé chercher le cochon – bio – à faire rôtir tandis que mon gendre, sa tante et quelques invités ont préparé le repas, avant le départ pour la mairie. Ma fille portait une robe années 1950 provenant d&#039;une friperie, son promis une veste en solde, et ils s&#039;en amusaient. Quant à l&#039;édile du petit village, il a oublié l&#039;échange des alliances au cours de la cérémonie. Ce fut fait devant la pièce montée! J&#039;ai pu regretter que la belle-famille nous ignore un peu et regimbe au moment du partage de certains frais, ou que certains proches de mon côté assurent que leur fille ferait un “plus grand mariage”. Il n&#039;empêche, c&#039;était une belle fête, sans ostentation. Aujourd&#039;hui, ma fille et son mari sont parents de deux grands enfants, et heureux, je crois.&quot;
Lire aussi&gt; Faut-il taire nos agacements face à nos gendres et nos brus?  &quot;Je craignais que mes faux cils se décollent…&quot;, Irène Célestine, 61 ans, Toulouse (Haute-Garonne) &quot;Mon fils aîné avait envie d&#039;un mariage assez traditionnel. Il a notamment veillé à l&#039;harmonie de ma tenue vestimentaire et il a même souhaité que je l&#039;accompagne pour le choix de son costume. C&#039;était touchant mais la mission n&#039;était pas si aisée. Que d&#039;hésitations! Il m&#039;a également demandé de préparer un discours et il n&#039;a pas été facile de trouver les mots justes, afin de retracer son histoire, évoquer sa future femme, adopter un ton festif sans trop en faire… Plus difficile encore a été de ne pas craquer le jour J, en entrant dans la mairie et en prenant la parole. Je tremblais, j&#039;étais au bord des larmes et je craignais que mes faux cils se décollent… Ce qui me donnait aussi envie de rire! J&#039;ai finalement réussi à lire mon texte et mon fils était content. Surprise dans la foulée: son fils de 10 ans, issu d&#039;une première union, a voulu également lire un discours. Avec délicatesse, il a simplement dit qu&#039;il était heureux pour son père et qu&#039;il accueillait sa future belle-mère. On ne s&#039;y attendait pas, c&#039;était un beau cadeau.&quot;
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: &quot;Le jour où on s&#039;est dit oui&quot;  &quot;Le meilleur souvenir? Les jours d&#039;après&quot;, Marcel Perinelli, 75 ans, Castres (Tarn) &quot;Ma fille a voulu un beau mariage en blanc, bien classique, très éloigné de mes préférences. Après tout, c&#039;était le sien, nous n&#039;allions pas bouder et nous nous sommes prêtés au jeu. Les futurs mariés nous ont impliqués pour le choix de la salle, du traiteur, mais nous n&#039;avons eu le droit d&#039;inviter que trois amis. Soit. De son côté, mon frère faisait la tête, car il aurait voulu que la fête se déroule chez lui. Pas facile de ménager les susceptibilités… Finalement, nous nous sommes surtout mobilisés pour recevoir à la maison une partie des invités les jours d&#039;après. L&#039;ambiance était très festive et c&#039;est le meilleur souvenir que je garde de cet événement.&quot;
Lire aussi&gt;&quot;Je me suis remariée à 60 ans&quot;  &quot;Nous étions heureux, au plus profond de notre être&quot;, Robert Silgre, 97 ans, Châteauroux (Indre)  &quot;Notre future belle-fille nous a été présentée, nous avons été enchantés et nous avons rencontré ses parents. Mon fils et sa fiancée se sont d&#039;abord mariés à la mairie en comité restreint et nous n&#039;avons pas eu à intervenir. Après la naissance de leur fils, le “grand mariage” a été envisagé et la concertation parentale s&#039;est mise en place pour voir grand et beau. Concernant la préparation de l&#039;événement et à ma (faible) honte masculine, c&#039;est mon épouse qui construisait tandis que je lui passais les briques. Nous avons établi les listes d&#039;invités, sans précipitation, afin de n&#039;oublier personne. De la Normandie à la Méditerranée, et même de Grande-Bretagne, on arrivait de toute part jusque dans le Berry où se tenait l&#039;événement. Le moment venu, l&#039;église du village de la jeune dame a ouvert ses portes pour accueillir le long cortège, précédé de musiciens locaux. Et pour la seconde fois, les amoureux se sont dit oui. Puis le temporel chassant le spirituel, l&#039;eau bénite a cédé la place aux boissons diverses… Qui a dit que les traditions se perdent? On a dansé, chanté, parlé, écouté, savouré. Nous étions heureux au plus profond de notre être de la venue de cette belle-fille, heureux des amis qu&#039;elle nous apportait. De ce mariage, vu mon grand âge, je n&#039;ose plus regarder la photo de groupe!&quot;
Lire aussi&gt; Noces de coton, de chêne... Faites notre quiz anniversaire de mariage: quelle noce cette année?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/03/mariage-1.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Le jour où mon enfant s’est marié]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>À Bagnoles-de-l&#039;Orne, Annie cultive son jardin anglais et remarquable</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/elle-cultive-son-jardin-retire-anglais-bagnoles-de-orne-117243</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/elle-cultive-son-jardin-retire-anglais-bagnoles-de-orne-117243</guid>
      <pubDate>Sun, 10 Aug 2025 05:48:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Annie Blanchais, 73 ans, a consacré une partie de sa vie à composer un paradis romantique sur les quelque 2 500 m2 entourant sa maison en Normandie. Un engagement salué par l’attribution du label Jardin remarquable.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039; est un jardin extraordinaire. Entouré de chênes majestueux, planté de centaines de vivaces, d&#039;arbres et d&#039;arbustes, traversé d&#039;allées qui, entre campanules, agapanthes et hortensias, conduisent à des alcôves ombragées: comme un petit coin d&#039;Angleterre transporté au cœur de Bagnoles-de-l&#039;Orne, en Normandie. Annie Blanchais, propriétaire des lieux, a mis des décennies et beaucoup de passion, après avoir exercé plusieurs métiers, à créer ce discret paradis dont elle nous a ouvert le portail. &quot;Je suis Ornaise de naissance et de cœur&quot;, revendique-t-elle avec ferveur, vantant la beauté des frondaisons et du lac de la petite station thermale.  Le souvenir des potagers de ses grands-mères Née à Saint-Georges-des-Groseillers, il y a soixante-treize ans de cela, Annie a encore un vif souvenir de ses jeunes années ponctuées par les séances de pêche à l&#039;écrevisse avec son grand-père Clément et les déambulations dans les potagers de ses grands-mères Joséphine et Eugénie. &quot;Il y avait beaucoup de plantes, des pommiers à perte de vue et aussi des cerisiers. On s&#039;en faisait des boucles d&#039;oreilles! C&#039;était fabuleux. J&#039;ai toujours été enveloppée par cet univers où il y en avait pour tous les sens.&quot; Elle s&#039;en éloigne un temps, accompagnant son époux, infirmier libéral, à Paris. Elle exerce alors dans le cabinet d&#039;un endodontiste de l&#039;avenue Hoche, qui parfait le sourire de princesses japonaises ou de célébrités telles qu&#039;Alain Delon ou Zizi Jeanmaire.    Elle commence à planter de-ci, de-là Pour suivre son mari, Annie quitte ce métier qu&#039;elle a pourtant adoré. La voilà de retour dans l&#039;Orne alors qu&#039;elle est enceinte. Le couple s&#039;installe dans une maison des années 1940 entourée d&#039;un jardin de 2500 m2 sur lequel se trouvent des arbres centenaires. &quot;À l&#039;époque, il ne ressemblait à rien, s&#039;exclame Annie. Il y avait simplement une pelouse verte de chaque côté de la maison.&quot; Elle commence à planter de-ci, de-là… lorsqu&#039;elle en a le temps. Car, à la trentaine, Annie est revenue à ses premières amours, la danse, et a ouvert une école de modern jazz et de hip-hop. &quot;J&#039;avais eu le coup de foudre pour cette discipline à l&#039;âge de 9 ans, en regardant les danseurs dans l&#039;émission Âge tendre et tête de bois, se souvient-elle. Mais je n&#039;avais pas de budget pour les cours et cela ne faisait pas partie de l&#039;imaginaire familial. Mis à part les trois années passées à Paris, je n&#039;ai pas cessé de me former.&quot;
À 45 ans, un coup de foudre va la faire basculer dans une autre dimension. De passage à Jersey, elle visite le jardin à l&#039;anglaise d&#039;un manoir. &quot;J&#039;ai découvert une incroyable mixité de plantes, leurs couleurs, leurs formes dingues et des floraisons semblant se succéder sans interruption. Comme je suis plutôt fleur bleue, j&#039;ai décidé de créer mon propre jardin romantique à l&#039;anglaise.&quot;   Un label qui récompense seize &quot;ambiances&quot; dans le jardin Retiré Des années durant, Annie a couru les fêtes des plantes et les pépiniéristes. &quot;N&#039;ayant aucune formation horticole, au début, j&#039;ai planté, déplanté et replanté, reconnaît-elle. Et puis, j&#039;ai fini par maîtriser les emplacements et le végétal. Je suis une scénographe. J&#039;ai toujours vu mon jardin comme une scène de théâtre. Mettre en scène de jolies filles – il y avait peu de garçons dans mes cours – ou de jolies fleurs, c&#039;est pareil pour moi.&quot; Au fil du temps, à l&#039;ombre des &quot;arbres protecteurs&quot; d&#039;Annie, le jardin s&#039;est enrichi d&#039;érables, de camélias, d&#039;hostas, de roses anciennes, de clématites… Tout au long des seize &quot;ambiances&quot; qu&#039;elle a élaborées, on peut croiser moult sièges, des céramiques suspendues ou encore des sculptures écossaises d&#039;&quot;homme feuillu&quot; (ou Green Man) évocateur de la nature. Un jour, un pépiniériste de ses amis fait le tour de ce petit paradis sans prononcer un mot avant de lui dire: &quot;C&#039;est un jardin qu&#039;il ne faut pas garder pour soi.&quot;
Lire aussi&gt; 5 jardins extraordinaires qui méritent vraiment le détour  Entre huit et dix heures par jour de jardinage pour l&#039;un des jardins extraordinaires de Normandie En 2010, Annie ouvre donc au public son Jardin Retiré. Pourquoi &quot;retiré&quot;? Elle se lève de son canapé, croise ses pieds, puis monte la pointe de l&#039;un d&#039;eux au niveau du genou. Il lui a semblé tout naturel de prendre le nom de ce pas de danse afin de marier ses deux passions. D&#039;autant qu&#039;au moment de révéler son jardin au grand public, elle a fermé son école pour se consacrer entièrement à l&#039;entretien de son éden d&#039;ombres et de couleurs. Elle y travaille entre huit et dix heures par jour. Impossible de faire moins.
Non seulement sa passion l&#039;exige mais, en outre, le Jardin retiré a reçu le label Jardin remarquable en 2020. &quot;J&#039;en avais les larmes aux yeux, confie Annie. C&#039;est l&#039;apogée pour un jardinier ou une jardinière. Le label a été renouvelé cette année, alors il faut que je garde le rythme pour les visiteurs!&quot; Et ce n&#039;est pas simple.
&quot;Les changements climatiques entraînent un décalage des saisons dans mon jardin, poursuit-elle. C&#039;est un problème parce que je choisis mes plantations pour que chacune ait son quart d&#039;heure de gloire.&quot; Préoccupée par cette situation, elle conseille à ses visiteurs de prendre soin des arbres se trouvant dans leur jardin. Rien ne la réjouit plus que la présence de jeunes lors des visites. &quot;Quand je les vois, je me dis que la relève est assurée. Alors je les chouchoute!&quot; 
Lire aussi&gt; Ces 4 jardins français ont été classés parmi les plus beaux au monde  Où visiter ce Jardin remarquable en Normandie? Jardin Retiré,  Ce jardin remarquable aux architectures végétales uniques est ouvert jusqu&#039;au 21 septembre 2025 et pendant les Journées européennes du patrimoine organisées par le Ministère de la Culture.
Rendez-vous dans cet écrin de verdure 14 avenue robert cousin, 61140 Bagnoles de l&#039;Orne
Tél. 0233379204;
Tarif: 5€
Accueil des publics 
Lire aussi&gt; Balades en France: 5 jardins de châteaux qui vont vous dépayser
Chargé de fleurs et d&#039;histoire, ce magnifique village médiéval est l&#039;un des plus beaux de France    Le reportage du Comité départemental du Tourisme de l&#039;Orne, réalisé en février 2014 © jardin-jardinier.com  Qu&#039;est-ce qu&#039;un jardin remarquable? Quels sont les différents styles possibles et où voir ces jardins d&#039;exception en France? Une sélection des plus beaux de France en livre Qu&#039;est-ce qu&#039;un jardin remarquable? Quels sont les différents styles possibles et où voir ces jardins d&#039;exception en France? L&#039;ouvrage Jardins remarquables, de Cécile Niesseron, éd. du Patrimoine, présente une superbe sélection des plus beaux de France: soit 8 jardins historiques, 10 jardins contemporains (dont le Jardin Retiré), 7 jardins de collections, 3 jardins vivriers et 4 jardins d&#039;artistes qui ont obtenu le prestigieux label. 
Pour feuilleter quelques pages, c&#039;est par ici
Lire aussi&gt; Balades en France: 5 jardins de châteaux qui vont vous dépayser
Chargé de fleurs et d&#039;histoire, ce magnifique village médiéval est l&#039;un des plus beaux de France    Envie de créer votre propre jardin? 4 conseils pour vous lancer Commencez par décider le type de jardin auquel vous aspirez: potager, aromatique, mellifère, français, anglais …
Imaginez sa structure en le dessinant ou en réalisant des plans. Tenez compte de la nature de la terre disponible et du niveau d&#039;ensoleillement.
Lisez des livres et des magazines sur le jardinage et les conseils de Notre Temps.
Informez-vous aussi auprès des pépiniéristes locaux. Parcourez les jardins ainsi que les fêtes des plantes pour trouver l&#039;inspiration.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/07/anne-blanchais-jardin-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[À Bagnoles-de-l&#039;Orne, Annie cultive son jardin anglais et remarquable]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: que savez-vous sur les étoiles?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/quiz-que-savez-vous-sur-les-etoiles-25041</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/quiz-que-savez-vous-sur-les-etoiles-25041</guid>
      <pubDate>Wed, 05 Aug 2020 16:29:39 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La Nuit des étoiles se tient du 1er au 3 août 2025, partout en France. Profitez-en pour observer le ciel... et réviser vos connaissances!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La tête dans les étoiles Durant trois jours, des animations sont prévues (nombre de participants restreint et respect des gestes barrières) , retrouvez-les sur www.afastronomie.fr  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/08/07/quiz-que-savez-vous-sur-les-etoiles.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: que savez-vous sur les étoiles?]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Petit déjeuner: et chez vous, ça se passe comment?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pour-vous-comment-se-passe-le-petit-dejeuner-109158</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pour-vous-comment-se-passe-le-petit-dejeuner-109158</guid>
      <pubDate>Wed, 26 Feb 2025 05:53:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Selon une étude menée par l’institut OnePoll pour Kellogg&#039;s, 57 % des seniors considèrent le petit déjeuner comme un moment de détente. Et pour vous, ça se passe comment? Répondez au sondage.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/21/petit-dejeuner.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Petit déjeuner: et chez vous, ça se passe comment?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole… aux côtés des personnes isolées avec les Petits Frères des pauvres</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-aux-cotes-des-personnes-isolees-avec-les-petits-freres-des-pauvres-115740</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-aux-cotes-des-personnes-isolees-avec-les-petits-freres-des-pauvres-115740</guid>
      <pubDate>Sat, 19 Jul 2025 05:38:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis 1946, les Petits Frères des pauvres apporte une présence aux personnes âgées, seules et démunies, à domicile mais aussi au sein de diverses structures. Et en pleine période estivale, la mobilisation des membres de l’association ne doit pas fléchir… Entretien avec Anne Géneau, la présidente.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Quelles sont les missions des Petits Frères des pauvres? Anne Géneau: Au sein de l&#039;association, nous luttons contre l&#039;isolement des personnes âgées ne recevant aucune visite et n&#039;ayant ni amis ni famille, en recréant des liens sociaux. Nos bénévoles se rendent régulièrement à leur domicile. Nous organisons également des sorties en groupe, des activités manuelles et artistiques… Il existe deux temps forts dans l&#039;année: des séjours pendant les vacances estivales et, lors des réveillons de Noël, des repas collectifs ainsi que des visites à domicile, munis de colis. L&#039;isolement et la solitude sont encore plus difficiles à vivre pendant ces périodes. Les équipes de bénévoles interviennent aussi dans des Ehpad, des services de soins palliatifs, en milieu carcéral… Notre volonté est d&#039;accompagner dans la fidélité et la durée, jusqu&#039;au bout de la vie.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole... En maraudant pour l&#039;Ordre de Malte  Comment se déroulent les visites à domicile? Anne Géneau: C&#039;est un fonctionnement en équipe. Dans les premiers temps, le bénévole débutant est épaulé par une ou plusieurs personnes expérimentées afin de découvrir comment se passent les visites d&#039;amitié. En principe, un bénévole n&#039;accompagne jamais une seule personne âgée et celle-ci n&#039;est jamais accompagnée par un seul bénévole. Il s&#039;agit d&#039;éviter les relations exclusives pour que les fins d&#039;accompagnement ne soient pas douloureuses pour les bénévoles, et qu&#039;il n&#039;y ait pas non plus de rupture dans le lien avec les personnes âgées. La force du bénévolat des Petits Frères des pauvres réside dans le fait de n&#039;être jamais seul.  Les bénévoles sont-ils formés? Anne Géneau: C&#039;est vivement conseillé. Nous disposons de modules de formation pour comprendre ce qu&#039;est le vieillissement, d&#039;autres autour de l&#039;écoute, la communication avec une personne âgée, l&#039;adaptation à la maladie… Nous formons également les bénévoles de Solitud&#039;écoute, la ligne de soutien téléphonique* que l&#039;association a créée en 2007 pour les plus de 50 ans. Elle permet d&#039;assurer une présence notamment auprès de personnes âgées se trouvant dans des zones blanches – au sein desquelles nous n&#039;intervenons pas au domicile – faute de bénévoles.  Quel est le profil des bénévoles? Anne Géneau: Actuellement, nous en avons 15 000 réguliers. Le plus souvent, il s&#039;agit de femmes jeunes retraitées. Mais il y a aussi des trentenaires. Nous essayons toujours de trouver un équilibre, notamment lors des &quot;séjours vacances&quot;, afin qu&#039;il y ait un mélange de jeunes et de plus anciens. On peut rejoindre l&#039;association pour un bénévolat d&#039;accompagnement des personnes ou en soutien à l&#039;accompagnement: en se chargeant de la conduite des anciens aux repas de Noël, du secrétariat, de la comptabilité, de la communication… Plus nous aurons de bénévoles, plus nous pourrons intervenir sur tout le territoire, particulièrement dans les zones rurales. Si une personne ne dispose que d&#039;un temps réduit, elle peut aussi participer ponctuellement, par exemple sur la période de l&#039;été, en s&#039;assurant qu&#039;en cas de grosse chaleur, les personnes fragiles aient de l&#039;eau, un ventilateur, qu&#039;elles ferment bien leurs volets… 
* 0 800 47 47 88 (numéro gratuit, anonyme et confidentiel).
Plus d&#039;infos sur petitsfreresdespauvres.fr  Témoignage de Claire, bénévole de 38 ans: &quot;S&#039;engager est à la portée de tous&quot; &quot;L&#039;enjeu est d&#039;apprendre à connaître une personne&quot; &quot;Quand j&#039;ai contacté l&#039;association en septembre 2022, je venais de perdre ma dernière grand-mère. Je souhaitais retrouver un grand-père ou une grand-mère de cœur. Je venais aussi de lire Les Fossoyeurs, de Victor Castanet, sur la maltraitance dans les Ehpad d&#039;Orpea, cela m&#039;avait révoltée. J&#039;ai rencontré longuement deux personnes de l&#039;association, ce qui m&#039;a permis de me poser les bonnes questions sur mon engagement. L&#039;enjeu est d&#039;apprendre à connaître une personne. Cela demande d&#039;être à cent pour cent. J&#039;ai noué une relation très forte avec Jeanne-Marie, 93 ans. Nous jouons beaucoup au Scrabble, en français et en anglais car elle a été professeure. Je l&#039;accompagne pour de petites courses… S&#039;engager est à la portée de tout le monde. C&#039;est enrichissant et nécessaire. Les personnes âgées, ce sera nous demain.&quot;  Bien choisir le bénévolat auprès des Petits Frères des pauvres C&#039;est fait pour vous si
• Vous avez des qualités d&#039;écoute et d&#039;empathie.
• Vous êtes prêt à vous engager sur le long terme.
Mieux vaut éviter si
• Vous êtes mal à l&#039;aise face à la vieillesse ou à des situations de fin de vie.
• Vous n&#039;avez pas le temps de suivre des formations préalables.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole dans une association  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/17/ptits-freres-des-pauvres.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole… aux côtés des personnes isolées avec les Petits Frères des pauvres]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[AURÉLIEN MARQUOT/PFP]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Il ose vivre ses rêves: Bruno vit la tête dans les étoiles</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/a-la-retraite-bruno-vit-ses-reves-la-tete-dans-les-etoiles-115734</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/a-la-retraite-bruno-vit-ses-reves-la-tete-dans-les-etoiles-115734</guid>
      <pubDate>Wed, 16 Jul 2025 04:48:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Regarder le ciel étoilé et mieux comprendre les mystères de la mécanique céleste, c’est un plaisir que savoure Bruno Le Blévec. Peu avant sa retraite, ce Manceau de 63 ans s’est initié à l’astronomie. Aujourd’hui, il transmet sa passion aux autres et rêve de construire une chambre à brouillard…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Féru d&#039;astronomie Rendez-vous sous la coupole de l&#039;observatoire de poche du club d&#039;astronomie du Mans*, au cœur du campus universitaire. Bruno Le Blévec nous présente l&#039;engin: un gros télescope Schmidt-Cassegrain pointé sur le toit ouvrant, permettant d&#039;observer l&#039;univers infiniment grand depuis cette pièce infiniment petite. Lors de notre rencontre, il fait trop jour pour voir les étoiles, et le ciel est trop voilé pour regarder le Soleil. Qu&#039;importe, le retraité féru d&#039;astronomie s&#039;active pour vérifier les rouages capricieux. &quot;Après dix-huit mois de mauvais temps, l&#039;observatoire a trop peu servi dernièrement&quot;, regrette-t-il. Sa mission: s&#039;assurer notamment du bon fonctionnement des instruments d&#039;observation du club, qu&#039;il fréquente et anime depuis dix ans. La tête dans les étoiles, il a donc aussi les mains dans la technologie. D&#039;où lui vient cette passion?  Amoureux de la mer et des étoiles &quot;Je m&#039;intéresse aux sciences depuis mon enfance. J&#039;ai même fait quelques expériences bien risquées, comme celle tentée sur un train électrique, dont j&#039;avais dérivé l&#039;alimentation sur du 220 volts. Je lis surtout Science et Vie depuis l&#039;adolescence&quot;, rapporte-t-il, fier de sa collection de numéros remontant à 1957. Un parcours scolaire un peu chaotique l&#039;a poussé vers un CAP de mécanicien pour réparer les moteurs de bateaux. Car ce natif du Morbihan navigue et fait régulièrement des régates. Par la suite, il effectue l&#039;essentiel de sa carrière chez Bosch en tant que technicien de maintenance.  Fan de science-fiction et d&#039;actualité scientifique Et les étoiles? &quot;L&#039;espace m&#039;a longtemps fasciné à travers ses représentations dans la science-fiction&quot;, reconnaît-il. Il est fan des livres d&#039;Arthur C. Clarke et de Frank Herbert, des films de George Lucas et de Ridley Scott, même s&#039;il s&#039;irrite des explosions très sonores qu&#039;on voit au cinéma, mais improbables dans l&#039;espace, le son ne se propageant pas dans le vide. Plus sérieusement, il s&#039;est nourri de l&#039;actualité scientifique grâce à la presse spécialisée. &quot;Je partage cet engouement avec ma compagne et nous nous sommes inscrits ensemble au club d&#039;astronomie de l&#039;université du Mans&quot;, ajoute-t-il. Longtemps, Bruno suit les cours et les conférences proposés par l&#039;association pour affiner ses connaissances. &quot;En 2020, j&#039;ai profité de mon départ à la retraite pour m&#039;engager davantage, et mettre à profit mes compétences en mécanique et en électronique, bien utiles à la maintenance du matériel.&quot;
Lire aussi&gt; Il ose vivre ses rêves: à 65 ans, Dominique se lance dans la figuration au cinéma  Il transmet sa passion pour l&#039;astronomie chaque année en juin Il anime aussi des soirées à l&#039;occasion des opérations &quot;On the moon again&quot; tous les ans à la mi-juin, ou en milieu scolaire pour la Fête de la science qui a lieu cette année du 3 au 13 octobre, car il aime transmettre. Il se souvient d&#039;un jeune garçon venu lui demander s&#039;il était vrai que la lumière pouvait faire sept fois le tour de la Terre en une seconde. &quot;Un échange entre générations de vingt bonnes minutes captivant mais éreintant&quot;, se souvient-il. D&#039;ailleurs, notre rencontre s&#039;oriente peu à peu vers une leçon d&#039;astronomie. &quot;Vous reconnaissez cette constellation?&quot;, nous demande-t-il. Euh… la Grande Ourse? &quot;Non, la Petite.&quot; Il faut dire qu&#039;elles ressemblent toutes les deux à une casserole. &quot;Et cette étoile, comment s&#039;appelle-t-elle?&quot; Pff… &quot;L&#039;étoile Polaire.&quot; Mais bien sûr! Le ciel est grand, et l&#039;on se sent tout petit… Tant bien que mal, nous suivons les explications sur le fonctionnement des lunettes, des miroirs, des montures équatoriales ou azimutales. C&#039;est tout un monde. Et au milieu d&#039;un planétarium gonflable, des six télescopes et de la lunette solaire du club d&#039;astronomie, Bruno est comme un poisson dans l&#039;eau. Cette année, il a dû démonter intégralement le gros modèle Newton Dobson 400 mm pour faire réaluminer le grand miroir interne (refaire la surface réfléchissante, NDLR). L&#039;opération était longue et délicate, mais c&#039;est son affaire.
Lire aussi&gt; Anne-Marie, 64 ans: une femme qui boxe sur le ring  Rendez-vous à la  Nuit des étoiles en août Dehors, sous la voûte céleste, Bruno s&#039;apprête à vivre une nouvelle Nuit des étoiles, les trois premiers jours d&#039;août. Selon la météo, entre 600 et 3000 personnes sont attendues sur la plaine du Verger, au Mans, pour suivre des ateliers qu&#039;il contribuera à animer, découvrir le matériel, observer le fond du ciel (s&#039;il est dégagé) et se régaler du spectacle d&#039;une pluie d&#039;étoiles filantes. C&#039;est le temps fort de l&#039;année pour les passionnés d&#039;astronomie, mais notre homme a aussi quelques projets pour s&#039;occuper les mois à venir.  Je rêve de construire une chambre à brouillard!&quot; confie-t-il. Mais qu&#039;est-ce donc? Au-delà de la poésie de l&#039;expression, &quot;il s&#039;agit d&#039;une sorte d&#039;aquarium dans lequel est produit un brouillard d&#039;alcool résultant d&#039;une différence extrême de température, entre la partie haute et la partie basse (- 40° à + 40 °C). Grâce à une lumière rasante, apparaissent des particules subatomiques qui viennent de l&#039;espace et nous traversent de toute part&quot;, explique-t-il avec enthousiasme. Fascinant. Avant de lancer l&#039;idée au sein du club, il compte tenter l&#039;expérience chez lui pour s&#039;assurer de sa faisabilité, ajoute-t-il, des étoiles plein les yeux. •
* Astromaine.fr
Lire aussi&gt; Quiz: que savez-vous sur les étoiles?  Observer les étoiles Vous êtes tenté par l&#039;exploration de la voûte céleste? Voici quelques pistes à suivre.
Trouvez le club d&#039;astronomie le plus proche de chez vous   en allant sur le site de l&#039;Association française d&#039;astronomie: afastronomie.fr
Profitez de la Nuit des étoiles, Partout en France, du 1er au 3 août, plus de 500 manifestations seront organisées par 350 clubs, associations et collectivités territoriales: afastronomie.fr/ les-nuits-des-etoiles
Équipez-vous d&#039;un télescope. Le Dobson Sky-Watcher 150/1 200, qui allie performance et simplicité, est le modèle idéal pour commencer. Un cran au-dessus, le Seestar S50 motorisé, connecté à une appli et doté d&#039;un appareil photo.
Lire aussi&gt;  Nuit des étoiles: notre sélection d&#039;applications pour mieux observer le ciel  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/17/bruno-le-gellec.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Il ose vivre ses rêves: Bruno vit la tête dans les étoiles]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Bernard Hinault: &quot;J’ai retrouvé du plaisir à regarder le Tour de France&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/bernard-hinault-jai-retrouve-du-plaisir-a-regarder-le-tour-de-france-114806</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/bernard-hinault-jai-retrouve-du-plaisir-a-regarder-le-tour-de-france-114806</guid>
      <pubDate>Fri, 04 Jul 2025 05:58:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Gérald Mathieu]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis le dernier succès du Breton, voici quarante ans, aucun coureur français n’est parvenu à inscrire son nom au palmarès du Tour de France qui démarre cette année le 5 juillet. À 70 ans, Bernard Hinault n’a rien perdu de son franc-parler. Et n’élude aucune question.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Si on vous avait dit il y a quarante ans  que vous seriez le dernier cycliste français à inscrire son nom au palmarès du Tour de France… Bernard Hinault: Je suis un peu triste parce que ce n&#039;est pas tout à fait normal. La France est un pays de vélo et ne pas avoir eu de champion depuis quarante ans, ça fait beaucoup… C&#039;est presque une anomalie, mais le cyclisme a énormément évolué. De nombreux autres pays se sont ouverts à ce sport.  Cette disette serait-elle due à la mondialisation? Bernard Hinault: Oui, mais pas que. Il faut dire les choses: peut-être que les autres coureurs en veulent un peu plus… Et ce n&#039;est pas fini, avec l&#039;émergence de l&#039;Afrique, comme on a pu le voir l&#039;an dernier sur le Tour avec le maillot vert remporté par un Érythréen, Biniam Girmay, premier coureur africain à y décrocher également une étape.  Ces dernières années, vous avez souvent pointé du doigt le mental supposé défaillant des Français… Bernard Hinault:  Je pense surtout qu&#039;il y a beaucoup plus d&#039;argent aujourd&#039;hui qu&#039;il y en avait il y a quarante ans. Donc est-ce que les sportifs ont vraiment envie de se battre plus? Mais demain, on va peut-être enfin découvrir le champion français qui peut remporter le Tour parce que pour espérer gagner, il faut aussi des moyens physiques hors normes. J&#039;ai cru en certains d&#039;entre eux, qui ont été proches de l&#039;exploit: Laurent Jalabert, 4e en 1995, puis Richard Virenque, 2e en 1997. Et puis, il y a eu Romain Bardet, qui fait 2e en 2016.  Ce Tour 2025 sera particulier car la septième étape vous sera dédiée, avec un passage dans votre village natal d’Yffiniac puis votre commune de résidence, Calorguen, dans les Côtes-d’Armor… Bernard Hinault: Les organisateurs du Tour sont attachés à la beauté de la France mais aussi au respect des anciens coureurs. Ils n&#039;oublient pas d&#039;honorer les champions.
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: sur la route du Tour de France  Depuis 2016, vous n’êtes plus retourné sur le Tour. Cette ambiance vous manque-t-elle? Bernard Hinault: À un moment, quand on est grand-parent, il faut savoir s&#039;arrêter. Moi, j&#039;ai deux petits-fils. Je n&#039;ai pas vu grandir mes enfants car j&#039;étais toujours parti. Là, je veux profiter au maximum de ces moments parce qu&#039;à 70 ans, ça va vite. Donc, profitons de la vie!  Sportivement, ce Tour 2025 devrait être de toute beauté avec un nouveau duel annoncé entre le Slovène Tadej Pogačar et le Danois Vingegaard… Bernard Hinault: C&#039;est sûr! Ce genre de duel me rappelle ceux entre Thévenet et Merckx (1975), ou moi contre Zoetemelk (1978, 1979, 1982)… C&#039;est un peu la même chose.  À titre personnel, qui sera votre favori? Bernard Hinault: Pogačar. Avec le fait qu&#039;il ait gagné le Tour de France l&#039;an dernier d&#039;une telle manière (plus de six minutes d&#039;avance au général), on est obligé de le mettre en tête.  Pogačar est en train de se bâtir un palmarès monumental. Peut-il devenir l’égal d’un Merckx et d’un Hinault? Bernard Hinault: Vu comme il est parti, c&#039;est peut-être lui qui nous battra! Par rapport à nous au même âge, il est en avance. Il a déjà trois Tours de France, un titre de champion du monde, un paquet de classiques. Je pense que c&#039;est le seul qui peut rivaliser avec nous et nous dépasser.  À l’image de Pogačar, on assiste depuis cinq ou six ans à l’avènement de coureurs sans complexe, bourrés de panache, qui dynamitent la course. Vous devez vous régaler, non? Bernard Hinault: C&#039;est génial! J&#039;ai retrouvé du plaisir à regarder le Tour depuis que Pogačar est arrivé en 2020. C&#039;est lui qui a commencé le premier parce qu&#039;il a envie de se faire plaisir. Il s&#039;amuse et prend le vélo comme un jeu. On ne sait jamais quand il va attaquer. Peut-être est-ce Merckx ou moi qui lui avons donné l&#039;envie d&#039;en faire autant. Sans oublier toute cette nouvelle &quot;bande&quot; avec Vingegaard, Evenepoel, van der Poel… Ce sont des jeunes qui sont arrivés sans complexe et qui ont envie de faire la course. Pour celui qui adore le vélo, c&#039;est le pied! Ce sont les seuls qui me font rêver depuis quarante ans. C&#039;est un nouveau cyclisme. J&#039;espère que ça va continuer.
Lire aussi&gt; Tour de France: l&#039;Alsace-Lorraine en 1978, Hinault prend le pouvoir  L’histoire du cyclisme a été entachée par de graves affaires de dopage. Que vous inspirent les suspicions qui entourent les performances exceptionnelles de Pogačar et des autres coureurs cités? Bernard Hinault: Quand on a des preuves, on peut ouvrir sa gueule. Quand on n&#039;en a pas, on la ferme. Et pourquoi ne se pose-t-on pas la question pour un certain nombre d&#039;autres sports? Actuellement, il y a quand même quelques soucis dans le tennis, non? Et dans le monde de l&#039;ultra-trail ou sur les marathons? Qu&#039;on arrête de penser que les cyclistes sont tous dopés! Ce sont les sportifs les plus contrôlés de tous. Est-ce que certains autres sportifs accepteraient qu&#039;on vienne les réveiller à 6h30-7 heures du matin pour leur piquer du sang, afin de savoir s&#039;ils sont dopés?  Vous étiez à la pointe des nouvelles technologies dans les années 1980. Quel regard portez-vous sur l’escalade observée ces dernières années? Bernard Hinault: Pour moi, on a surtout régressé avec les oreillettes et les compteurs sur les vélos. Quand on voit l&#039;aspect de la route aujourd&#039;hui, avec tous les ronds-points, les dos-d&#039;âne, les îlots directionnels, les rétrécissements, je me pose des questions. Je suis persuadé que c&#039;est le fait que certains ne sont pas assez attentifs et qu&#039;ils regardent toujours leur compteur qui rend le cyclisme aussi dangereux.
Lire aussi&gt; Paul Fournel et Guillaume Martin: &quot;Le peloton nous apprend la vie&quot;  C’est vrai qu’avec l’avènement des datas, on ne cesse aujourd’hui de comparer les vitesses, les temps d’ascension et, par conséquent, les époques… Bernard Hinault: Ça ne veut rien dire. C&#039;est vraiment du pipeau tout ça parce que les performances ne sont pas réalisées le même jour, avec le même matériel, dans les mêmes conditions, sur des routes qui offrent aujourd&#039;hui un meilleur rendement. On ne peut pas comparer les époques  Justement, vous qui étiez un coureur d’instinct, accepteriez-vous aujourd’hui le &quot;diktat&quot; des datas? Bernard Hinault: Ça m&#039;aurait gonflé… Avant de ne jurer que par tes watts, il faut que tu pédales, bonhomme! Et puis, avant toute chose, j&#039;aurais demandé à celui qui m&#039;aurait imposé ça s&#039;il a déjà fait du vélo. Je pense que ces gens-là oublient beaucoup de choses. Les coureurs sont des êtres humains, pas des machines. C&#039;est le corps qui doit commencer par parler.  À 70 ans, continuez-vous à pratiquer le vélo? Bernard Hinault: Je roule très souvent en solo parce que l&#039;avantage d&#039;être retraité, c&#039;est de rouler quand je veux. Quand il fait beau, j&#039;y vais. Et quand je n&#039;ai pas envie d&#039;aller rouler parce qu&#039;il flotte, je ne sors pas. Je fais pas mal de marche par ailleurs.  Quel type de vélo utilisez-vous : un de vos anciens cadres ou plutôt un modèle de dernière génération? Bernard Hinault: Je me suis mis au vélo de route à assistance électrique depuis quatre ou cinq ans. Je trouve que c&#039;est pas mal. Quand je vais rouler tout seul, si j&#039;ai un coup de barre, c&#039;est le vélo qui me ramène. Mais il faut quand même pédaler parce qu&#039;un vélo de ce type pèse tout de même 12-13 kg! Aujourd&#039;hui, j&#039;ai envie de me faire plaisir. Je n&#039;ai plus envie de souffrir.
Lire aussi&gt; Mal au dos et aux fesses à vélo? Voici comment éviter les douleurs, selon cette coach  Le Tour de France 2025 
Départ: Lille Métropole, le 5 juillet. Arrivée: Paris Champs-Élysées, le 27 juillet.
21 étapes 39 sites ou villes étapes. Un total de 3 320 km avec 51 550 mètres de dénivelé positif.
184 coureurs inscrits dans 23 équipes.
Plus de 12millions de spectateurs attendus et environ 3,5 milliards de téléspectateurs dans 190 pays.

Plus d&#039;infos sur site officiel letour.fr  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/04/bernard-hinault.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Bernard Hinault: &quot;J’ai retrouvé du plaisir à regarder le Tour de France&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Le Bars Bernard/ Presse Sports]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole... et créer du lien social avec Entourage</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-creer-du-lien-social-avec-entourage-116957</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-et-creer-du-lien-social-avec-entourage-116957</guid>
      <pubDate>Thu, 03 Jul 2025 17:39:58 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Une application qui favorise les rencontres entre les voisins et les personnes en situation de précarité d’un même quartier, une autre pour accompagner les démarches d’insertion professionnelle… Entourage propose une forme inédite et joyeuse d’engagement. Entretien avec sa directrice générale, Marie-Flore Leclercq.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Entourage existe depuis 2014. Quelle est la vocation de votre association? Marie-Flore Leclercq: Notre volonté est de créer des liens sociaux, un réseau, au bénéfice des personnes précaires. L&#039;isolement social est une forme importante de précarité. 12% des Français se trouvent en situation d&#039;isolement total; une personne sur trois est en état de fragilité relationnelle. Cela exacerbe les difficultés économiques et peut faire basculer dans le dénuement matériel, voire la rue. Nous aidons des familles monoparentales, des personnes sans domicile fixe, des étudiants, des jeunes sortis de l&#039;aide sociale à l&#039;enfance, des migrants, des seniors isolés…  Comment y parvenez-vous? Marie-Flore Leclercq: Nous avons créé trois programmes, qui sont autant d&#039;occasions de rompre l&#039;isolement. L&#039;application Entourage qui permet, en collaboration avec des associations de proximité et des institutions, de recréer du lien à l&#039;échelle locale, entre des riverains en précarité ou non. Sur l&#039;appli, chacun peut organiser ou participer à des groupes de discussion, des événements, donner des biens ou solliciter un coup de pouce. Entourage Pro est un autre programme qui vise à offrir un réseau professionnel à ceux qui n&#039;en ont pas. Il met en relation des coachs bénévoles et des candidat(e)s. Ces derniers sont plus de 3000 à avoir rejoint ce service. Enfin, Entourage Sport propose aux personnes précaires de pratiquer une activité sportive dans des clubs. L&#039;année dernière, plus de 80000 rencontres ont été organisées, aidant ainsi ces populations à retrouver de la considération.  Pouvez-vous décrire le rôle des bénévoles? Marie-Flore Leclercq: Plusieurs missions peuvent leur être confiées selon leur localisation, leur disponibilité et leur expérience. Nous cherchons notamment des coachs professionnels parmi les actifs expérimentés ou les jeunes retraités. Avec Entourage Pro, ils pourront donner un coup de main en ouvrant leur réseau, en relayant une recherche d&#039;emploi sur LinkedIn, en aidant à la rédaction d&#039;un CV ou à la préparation d&#039;un entretien. C&#039;est un engagement souple, la plateforme permet un bon &quot;matching&quot; entre coachs et candidats, et notre équipe assure un suivi. D&#039;autre part, des bénévoles &quot;ambassadeurs&quot; animent des événements conviviaux ou participent à des rencontres de rue, par exemple, après avoir bénéficié d&#039;une courte formation  Quelles sont leurs motivations? Marie-Flore Leclercq: Nous réalisons chaque année une mesure d&#039;impact afin d&#039;améliorer nos actions. En 2024, le chapitre qui porte sur les bénévoles indique notamment que 77% se sentent fiers et épanouis, et 94% disent être plus attentifs aux autres. 1 500 bénévoles se sont engagés dans Entourage Pro: 78 % d&#039;entre eux ont un sentiment d&#039;utilité et 60 % estiment avoir créé des liens.
• Entourage.social, page &quot;Agir avec nous&quot;, onglet &quot;Devenir bénévole&quot;.
Appli Entourage Réseau à télécharger sur l&#039;App Store ou sur Google Play.  Témoignage: Mike, 27 ans: &quot;Dans la rue, vous êtes comme un mur ou un poteau…&quot;  &quot;J&#039;ai perdu mon travail dans le nettoyage des avions à Roissy – puis mon logement – au moment du Covid. Depuis, je suis à la rue et il est très difficile de retrouver un emploi sans avoir de domicile. Ce n&#039;est pas faute d&#039;essayer… Entourage, que j&#039;ai chargé sur mon portable, m&#039;aide beaucoup en créant du lien social car, dans la rue, vous êtes comme un mur ou un poteau aux yeux des gens qui vous croisent. Grâce à l&#039;appli, j&#039;ai participé à des karaokés, des concours de pétanque… J&#039;ai rencontré des voisins, à la rue ou non. Et je suis devenu ambassadeur pour aider à organiser ce type d&#039;événements.&quot;  Claude, 82 ans: &quot;J&#039;aide des jeunes étudiants à reprendre confiance en eux&quot; &quot;Depuis que je suis à la retraite, j&#039;ai toujours été bénévole. J&#039;ai enregistré mon CV sur Entourage Pro et il est accessible à tous ceux qui s&#039;inscrivent sur la plateforme. Je n&#039;étais pas dans les ressources humaines mais j&#039;ai fait dix ans de conseil après avoir travaillé trente ans chez Renault. Je suis actuellement en contact avec deux personnes: un jeune d&#039;origine africaine en master 2 de sciences, nous définissons ensemble son profil en vue de sa recherche d&#039;emploi; un autre étudiant, en master également, a besoin d&#039;une entreprise pour une alternance et a des difficultés à se présenter. L&#039;objectif est souvent le même: les aider à reprendre confiance en eux, à mieux se mettre en valeur. Je suis à leur disposition toutes les semaines ou tous les quinze jours. Un troisième que j&#039;accompagnais a trouvé un employeur. Dans la mesure où je constate que les gens sont satisfaits de mon aide, j&#039;ai le sentiment d&#039;être utile. Mon ancrage chrétien n&#039;est pas étranger à mon souhait de rencontrer les autres et à cet engagement en particulier ; je suis aussi bénévole aux Apprentis d&#039;Auteuil.&quot;  C&#039;est fait pour vous si... • Vous avez le goût des rencontres.
• Vous savez écouter et conseiller autrui  Mieux vaut s&#039;abstenir si... • Vous manquez de disponibilité, ou surtout de réactivité (pour Entourage Pro).
• Vous êtes dérouté par les parcours et situations atypiques.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/03/entourage.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole... et créer du lien social avec Entourage]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Thomas Jobard]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Grands-parents, enfants et petits-enfants... Quel bonheur d’être ensemble en vacances</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/quel-bonheur-detre-ensemble-en-vacances-115678</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/quel-bonheur-detre-ensemble-en-vacances-115678</guid>
      <pubDate>Tue, 01 Jul 2025 05:48:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce n’est pas une difficulté que je veux partager, mais un bonheur. Depuis quatre générations, tous les étés, nous nous retrouvons quelques jours dans la maison de
mes parents. Ma mère, désormais veuve, trouve beaucoup de réconfort à voir se côtoyer grands et petits. Et même si mon père est décédé, on le « sent » avec no]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La réponse de Philippe Hofman. Comme la vôtre, Simon, certaines familles ont gardé un lien et un lieu chargé d&#039;histoire où elles ont plaisir à se retrouver. Les vieux parents, comme votre mère veuve, sont très sensibles à cette continuité. L&#039;effervescence entre générations redonne vie à un logis marqué par le manque et le deuil. Votre maman n&#039;est plus coincée dans une sépulture hantée par les images oppressantes du décès. En réunissant les siens, elle retrouve un rôle fédérateur. La maisonnée reprend vie et s&#039;anime de sa tribu agitée. L&#039;aventure familiale continue. Comme vous le dites, Simon, votre père en fait toujours partie: il est parmi vous. &quot;Vous le sentez&quot;, c&#039;est palpable. Profitez-en!
Lire aussi&gt; 3 rituels pour réussir ses vacances en famille
Lire aussi&gt; Réussir des vacances avec mes parents et mes enfants   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique notretemps.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/16/vacances-intergeneration-famille-repas.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Grands-parents, enfants et petits-enfants... Quel bonheur d’être ensemble en vacances]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole... Auprès des plus vulnérables avec le Secours populaire</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-aupres-des-plus-vulnerables-avec-le-secours-populaire-114094</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-aupres-des-plus-vulnerables-avec-le-secours-populaire-114094</guid>
      <pubDate>Wed, 25 Jun 2025 14:43:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors qu’il fête son 80e anniversaire, le Secours populaire français est mobilisé comme jamais pour défendre un monde plus juste et solidaire, grâce à la participation de ses nombreux volontaires. Interview d’Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Tout le monde connaît le Secours populaire, mais comment définissez-vous sa spécificité? Henriette Steinberg: Revenir à son histoire permet sûrement de comprendre son esprit de résistance au profit d&#039;une plus grande justice sociale. C&#039;est l&#039;héritier des grands mouvements populaires nés après la Première Guerre mondiale, engagés contre le fascisme et la coloni- sation, tels que le Secours rouge, rebaptisé en 1936 Secours populaire de France. L&#039;association est interdite dès 1939, elle passe dans la clandestinité sous l&#039;Occupation et la moitié de ses membres, souvent des résistants, sont fusillés ou déportés au cours de cette période. Elle survit et, dès décembre 1944, les bénévoles envoient en vacances à la neige les enfants de résistants. L&#039;association renaît pour de bon, sous le nom de Secours populaire français en 1945. La lutte contre les effets de la grande pauvreté et ses méfaits sur les enfants, les personnes âgées, les familles, les réfugiés... est dès lors son objectif. 92 000 bénévoles s&#039;y emploient aujourd&#039;hui, au sein de nos 1300 lieux d&#039;implantation sur tout le territoire (métropole et territoires d&#039;outre-mer), et s&#039;apprêtent à célébrer l&#039;an- niversaire de notre mouvement cette année.  Pouvez-vous présenter les missions proposées aux bénévoles? La première de nos missions est certainement de contribuer à protéger les enfants, les femmes et les hommes en danger. Nous nous y engageons en France pour ceux qui sont confrontés à la grande pauvreté, mais aussi à l&#039;étranger dans les zones de conflit ou touchées par les bouleversements climatiques, en lien avec des associations locales partenaires. Concrètement, sur notre territoire, les bénévoles peuvent proposer une aide administrative et informatique, pour permettre aux personnes en difficulté de faire valoir leurs droits. Ils cherchent des solutions de logement si nécessaire, assurent une écoute et un soutien au sein des permanences d&#039;accueil, dans les relais santé, ou à l&#039;occasion de maraudes organisées dans la rue par les unités mobiles. Les collectes et les distributions permettent d&#039;apporter aussi une aide ali- mentaire, de donner des vêtements, des livres... Nous essayons de couvrir des besoins essentiels, y compris l&#039;accès au sport en finançant des licences sportives pour les enfants dont les parents ne peuvent couvrir la dépense. C&#039;est aussi l&#039;occasion de vivre des moments de partage entre bénévoles et avec les bénéficiaires, lors de repas ou de projections de films. Ça crée des liens importants.   Quels profils recherchez-vous? Tous! Il suffit d&#039;avoir envie d&#039;agir pour son pro- chain et d&#039;aider les personnes démunies ou socialement isolées. Tout le monde peut donc proposer ses services, quelle que soit l&#039;importance du temps à consacrer ou sa propre situation économique et professionnelle. Même les plus jeunes peuvent s&#039;engager, à travers notre dispositif d&#039;enfants bénévoles Copains du monde, leur permettant de participer à des actions dans leur quartier, leur école ou dans leur centre de loisirs. Certains nous signalent qu&#039;un copain ne mange pas tous les jours et cela nous permet d&#039;entrer en contact avec des familles qui ont besoin d&#039;aide, par exemple.  Comment s’engager? Le recrutement des bénévoles se fait souvent par le bouche-à-oreille, un membre peut aussi repérer un bénévole potentiel. C&#039;est également possible via un formulaire sur notre site (Secourspopulaire.fr, page &quot;Je deviens bénévole&quot;), qui permet de choisir la façon dont on souhaite participer: bénévole classique, &quot;famille de vacances&quot;, pour accueillir des enfants qui ne partent pas autrement, ou encore &quot;médecin du Secours populaire&quot;. Tout le monde peut donc trouver une formule d&#039;engagement à sa mesure.
Lire aussi: Et si vous deveniez bénévole… en collectant des denrées pour les Banques alimentaires  Témoignage: &quot;Un extraordinaire bain d&#039;énergie&quot;, Daniel Bodinet, 77 ans, Draveil (91) &quot;Mon premier contact avec le Secours populaire remonte à 2001. Je n&#039;étais pas encore retraité, je dirigeais une association spécialisée dans le tourisme, et j&#039;ai participé à l&#039;accueil de 70 000 enfants au Stade de France pour la Journée des oubliés des vacances. Quel extraordinaire bain d&#039;énergie, auprès des enfants heureux de couper avec leur quotidien! Avec mon épouse, également investie depuis dans cette mission, je continue à encadrer cette journée, souvent programmée au bord de la mer car c&#039;est bien ce que les enfants recherchent le plus. Ils aiment barboter par tous les temps! Pas toujours facile de se mettre à l&#039;eau pour les bénévoles comme nous, qui assurons le périmètre de sécurité, mais quelle joie de partager ce moment avec eux. Des jeux, des activités de travaux manuels, des distributions de glaces sont également organisés... comme pour tout enfant en vacances. Cette année, ça se passera sur le Champ-de-Mars, à Paris, pour le 80 e anniversaire. On s&#039;y prépare.&quot;  C&#039;EST FAIT POUR VOUS SI • Vous avez tout simplement envie d&#039;aider ceux qui en ont besoin.
• Vous êtes curieux et attentif à toutes les formes de solidarité.
• Vous aimez agir en équipe.
• Vous êtes à l&#039;aise pour échanger avec des personnes que vous ne connaissez pas.  MIEUX VAUT ÉVITER SI • Vous avez des blocages vis-à-vis de certains publics à aider.  L&#039;association fête ses 80 ans: quelques dates à prévoir - 20 août: Journée des oubliés des vacances avec 80 000 enfants au Champ-de-Mars, à Paris. 
- 12 septembre: lancement de la campagne Pauvreté-Précarité 2025.
- 13 septembre: concert &quot;Secours Pop Rocks&quot;, au Zénith de Paris.
- Fin novembre: lancement de la campagne des Pères Noël verts du Secours populaire français. Et, partout en région, des initiatives locales à retrouver sur secourspopulaire.fr.   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/17/secours-pop.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole... Auprès des plus vulnérables avec le Secours populaire]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[LISA-MIQUET-SPF]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Serge Guérin: Pourquoi face à la natalité en berne, les aînés ont un rôle à jouer</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/chronique-serge-guerin-114863</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/chronique-serge-guerin-114863</guid>
      <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 06:08:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Serge Guérin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour notre chroniqueur le sociologue Serge Guérin, face à la crise de la natalité en France, les seniors ont un rôle à jouer. Ils sont à leur façon une des solutions à envisager.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le taux de natalité en France retrouve les scores calamiteux des années 1930… Depuis 2011, qui fut l&#039;année la plus fertile de ce premier quart de siècle, le nombre de naissances n&#039;a cessé de baisser. Cette année, ce sont 120 000 nourrissons en moins par rapport à il y a quinze ans. Le taux de fécondité se situe à 1,61 bébé par femme, alors qu&#039;il faut atteindre un taux de 2,1 pour assurer le renouvellement des générations. Certes, notre situation est moins catastrophique que celle de pays comme la Corée du Sud (0,7 enfant par femme). Pour autant, ce retournement marque à la fois une perte d&#039;envie d&#039;avenir des plus jeunes et un risque économique et culturel majeur pour notre beau pays. Pour ajouter une note plus douce, signalons que ce sont bien souvent les seniors qui, d&#039;une certaine façon, portent l&#039;avenir puisqu&#039;ils s&#039;occupent en grande partie des petits-enfants et, du coup, assurent un soutien important aux parents.
Aussi, devant la crise de la natalité en France, nul doute que les impliquer davantage – pas pour faire des enfants, bien sûr! – mais pour accompagner, épauler et conseiller les jeunes parents, serait une piste à creuser. Et pas seulement pour suppléer le manque de crèches ou de structures de garde, mais bien pour transmettre des savoirs et de l&#039;expérience, pour rassurer, faire baisser la pression et aider les parents et futurs parents à prendre du recul… L&#039;une des fonctions essentielles des plus âgés fut toujours d&#039;ordre symbolique en assurant la transmission, en faisant passerelle entre hier et demain, en étant témoin du temps passé, et en accompagnant les enfants. Par ricochet les seniors, grands-parents ou non, peuvent contribuer à renforcer la natalité.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/03/bebe.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Serge Guérin: Pourquoi face à la natalité en berne, les aînés ont un rôle à jouer]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Elle ose vivre ses rêves: à 54 ans, elle recueille les animaux délaissés</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/elle-ose-vivre-ses-reves-a-54-ans-elle-recueille-les-animaux-delaisses-114174</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/elle-ose-vivre-ses-reves-a-54-ans-elle-recueille-les-animaux-delaisses-114174</guid>
      <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:38:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Firoozeh Farhang, 54 ans, a quitté la région parisienne et un poste de comptable pour créer un havre de paix destiné à des animaux maltraités ou âgés. La tâche est parfois ardue mais aucun regret n’effleure cette femme au grand cœur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À l&#039;approche de La Cauchardière, à Illiers- Combray (Eure-et-Loir), les aboiements d&#039;une petite troupe de chiens et les braiments de Pépère nous accueillent. L&#039;âne de 28 ans a rejoint depuis une semaine seulement le sanctuaire Son toit sous mon toit, créé par Firoozeh Farhang. L&#039;animal vivait sur une parcelle agricole avec pour seule compagne une oie nommée Sidonie. Leur propriétaire, devenue incapable de s&#039;en occuper et désireuse de vendre le terrain, a appelé Firoozeh à la rescousse. Depuis, Sidonie a trouvé un amoureux, Bruno. Et les deux ânes Shangool et Mangool tiennent compagnie à Pépère. Ce qui porte à cent cinquante-deux le nombre d&#039;animaux âgés, maltraités ou abandonnés, parfois les trois, recueillis par la quinquagénaire... &quot;Je les connais tous par cœur, assure-t-elle. Quand je les regarde, je ne vois pas un chat ou un chien. Je vois Gavotte ou Lulu. Comme nous vivons ensemble en permanence, ils sont ma famille. Cela faisait des années que je rêvais de sauver des animaux. Il y a chez eux une bienveillance que l&#039;on trouve rarement chez les humains.&quot;  Un sentiment qu&#039;elle a toujours eu Lorsque la chaleureuse Fif – le surnom de Firoozeh – quitte l&#039;Iran, son pays natal, elle a 14 ans. &quot;C&#039;est seulement une fois dans l&#039;avion que j&#039;ai appris par mes parents que nous partions pour toujours&quot;, glisse-t-elle, encore imprégnée par la douleur de cet exil. Un an après son arrivée en région parisienne, elle maîtrise déjà la langue française et poursuit un parcours scolaire sans faute. &quot;J&#039;aurais adoré être photographe, se souvient-elle. Mais pour des parents conservateurs iraniens, pris dans un sentiment d&#039;insécurité lié à l&#039;expatriation, c&#039;était un choix trop hasardeux.&quot; Firoozeh passe donc une maîtrise de sciences de gestion à la Sorbonne à Paris. Elle occupera le poste de comptable pendant l&#039;essentiel de sa vie professionnelle. Un &quot;pur gâchis&quot;, juge-t-elle, car son &quot;avenir était autre&quot;. &quot;J&#039;étais tellement sensible à la souffrance animale que je m&#039;empêchais de regarder les photos des animaux à adopter, explique-t-elle. Je savais que je ne pourrais plus m&#039;arrêter.&quot; Pendant un temps, Firoozeh se contente de soutenir les associations de défense des animaux. Un premier chat, Chips, entre dans sa vie à l&#039;aube de la quarantaine. Elle vit avec neuf félidés supplémentaires et cinq chiens dans son appartement avec jardin lorsqu&#039;elle décide de donner une orientation radicalement différente à son existence.
Lire aussi: Changer de métier après 50 ans: mode d&#039;emploi  &quot;Je ne pouvais pas attendre la retraite pour mener à bien ce projet&quot; En 2016, elle quitte l&#039;entreprise qui l&#039;emploie, bien décidée à offrir une seconde chance à des animaux négligés. Pas question de s&#039;éloigner trop de Paris où ses parents résident (son père est décédé entretemps). Lorsqu&#039;elle visite La Cauchardière, ses 10 000 m2 de terrain et ses sept dépendances, elle acquiert la certitude d&#039;avoir trouvé l&#039;endroit idéal. Les deux serres abritent à présent des couchages destinés à ceux des cent vingt chats qui s&#039;y plaisent. Les autres n&#039;ont que l&#039;embarras du choix à l&#039;intérieur de la vaste maison de style californien. Poules, ânes, oies et chèvres disposent, eux, de différents enclos. &quot;Je ne pouvais pas attendre la retraite pour mener à bien ce projet, explique Firoozeh. Il faut de la force pour porter les sacs de croquette ou sortir le foin. Et aussi de l&#039;énergie pour faire les soins, les allers-retours chez le vétérinaire, gérer le site... Je m&#039;occupe de tout.&quot;
Pour assurer la vie de ses protégés – non adoptables – et la sienne, Firoozeh exerce plusieurs missions ponctuelles: comptable à distance, traductrice, correspondante locale de presse... Elle a vendu sans regret toutes ses montres, une de ses anciennes passions. Le refuge ne recevant aucune subvention publique, l&#039;équilibre financier de Son toit sous mon toit demeure fragile. Il a même failli vaciller l&#039;année dernière mais une cagnotte a permis de le restaurer grâce à de nombreux soutiens.
Lire aussi: Ces animaux qui nous font du bien   Un dévouement qu&#039;elle assume pleinement Firoozeh ne cache pas les difficultés de la mission qu&#039;elle s&#039;est assignée. Levée à 7 heures du matin, couchée quand elle le peut, elle ne part plus en vacances. &quot;Mais j&#039;ai déjà fait tous les voyages dont je rêvais&quot;, assure-t-elle. Lorsqu&#039;un animal est malade, ne comptez pas sur elle pour s&#039;avouer vaincue. Une chance pour Tess, une chatte atteinte de la péritonite infectieuse féline (PIF), une maladie réputée mortelle. Grâce à un traitement coûteux venu de l&#039;étranger et de soins attentifs, la féline aux yeux verts se porte à présent comme un charme. &quot;Mais je prends garde à ne pas poursuivre un traitement si ma vétérinaire juge que c&#039;est de l&#039;acharnement&quot;, précise-t-elle.
Le plus difficile reste de faire face aux disparitions de ses protégés. Lorsque sept décès sont survenus en deux mois, Firoozeh a eu besoin d&#039;échanger avec un psychologue pour admettre qu&#039;elle n&#039;avait rien à se reprocher. Aujourd&#039;hui, elle multiplie les projets d&#039;aménagement de son havre de paix et espère continuer à veiller sur ses compagnons une quinzaine d&#039;années encore. &quot;Je le leur ai promis, confie-t-elle. Avant eux, j&#039;avais une vie sympa mais je n&#039;étais pas fière de moi comme je le suis aujourd&#039;hui.&quot;
Lire aussi: Et si j&#039;adoptais un animal?  Envie d&#039;ouvrir votre refuge? FORMEZ-VOUS, C&#039;EST IMPORTANT. Firoozeh Farhang , par exemple, a passé le certificat d&#039;études techniques de l&#039;animal de compagnie option &quot;chat&quot;.
CRÉEZ UNE ASSOCIATION, elle est nécessaire pour ouvrir un refuge. Vous devrez choisir son nom, l&#039;adresse du statut social, rédiger les statuts de l&#039;association, la déclarer à la préfecture...
VOUS CRAIGNEZ LA CHARGE que représente la gestion d&#039;un refuge? Vous pouvez déjà venir en aide aux animaux en devenant bénévole ponctuellement. Des missions sont disponibles sur: jeveuxaider.gouv.fr/activites/soins-aux-animaux.
VOUS POUVEZ AUSSI SOUTENIR SON TOIT SOUS MON TOIT en faisant des dons ponctuels, en acceptant d&#039;être parrain ou marraine d&#039;un animal recueilli ou un &quot;teamer&quot;. Autrement dit, un donateur modeste mais régulier, versant 1 € par mois. L&#039;association est reconnue d&#039;intérêt général: les dons donnent lieu à des déductions fiscales. Rendez-vous sur stsmt.fr  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/19/reportage-vivre-ses-reves-refuge.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Elle ose vivre ses rêves: à 54 ans, elle recueille les animaux délaissés]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole... En maraudant pour l’Ordre de Malte</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-en-maraudant-pour-lordre-de-malte-112806</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-en-maraudant-pour-lordre-de-malte-112806</guid>
      <pubDate>Tue, 03 Jun 2025 06:08:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, plein feu sur l’Ordre de Malte France. Cette association catholique reconnue d’utilité publique agit depuis 1927 en faveur des plus fragiles via des maraudes et des consultations médicales. Entretien avec Cédric Chalret du Rieu, son président.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En quoi consiste votre action? Cédric Charlet du Rieu: Nous menons quatre activités principales destinées aux pauvres et aux malades. À l&#039;international, nous gérons quinze structures hospitalières, principalement en Afrique francophone, à Madagascar et Bethléem. En France, nos treize établissements médico- sociaux accueillent des enfants et des adultes malades ou handicapés. Ces deux missions reposent principalement sur des salariés. Mais, en France, par exemple, des bénévoles peuvent donner de leur temps pour embellir la vie des rési- dents ou les accompagner lors de sorties. Nous poursuivons aussi des activités de secourisme grâce à quarante-trois unités départemen- tales d&#039;intervention. Enfin, nous proposons de multiples actions de lutte contre la précarité: petits déjeuners et repas distribués à des personnes sans abri, maraudes avec le Samu social, épiceries sociales, etc.  Quel est le profil des bénévoles? Nous comptons 14 000 béné- voles environ, dont 10 000 font plusieurs activités dans l&#039;année. Ce sont à 49 % des femmes et 51 % des hommes. Leur âge moyen est de 44 ans et un tiers ont moins de 30 ans. Ils sont impliqués à 78 % dans les activités de solidarité, à 17 % dans les activités de secourisme, 4 % dans les établissements médico-sociaux en France et 1 % à l&#039;international. Nous avons un beau catalogue de formations à leur proposer: formation à l&#039;écoute, à la manipulation des malades...
Lire aussi: Bénévolat de compétences: Les plus de 50 ans veulent transmettre  Recherchez-vous encore des bénévoles, et, si oui, lesquels? Tout le monde est le bienvenu, de 16 ans à 100 ans, pour don- ner ce qu&#039;il peut et ce qu&#039;il veut. Il est possible de ne faire qu&#039;une maraude par an, par trimestre ou par mois. Nous ne prétendons pas embrasser toute la pauvreté mais plus il y a de bénévoles, plus nous pouvons répondre à des besoins grandissants. Nous recherchons également des bénévoles médi- caux: médecins, infirmiers, pharmaciens... Dans ce cas-là, l&#039;engagement dans un dispensaire sera peut-être un peu plus soutenu, mais toujours selon les disponibilités de la personne.
Lire aussi: Devenir bénévole dans une association  Vous demandez à tous de signer une charte d’engagement. Pourquoi? Elle rappelle ce que nous sommes. L&#039;Ordre de Malte est une association catholique qui fait la charité. On peut venir servir chez nous sans être catholique mais notre éthique est inspirée des valeurs chrétiennes. Nous ne faisons pas de prosélytisme et cela ne change rien pour les béné- ficiaires, accueillis sans distinction d&#039;origine et de religion. La charte établit également les règles de bonne conduite vis-à-vis des personnes secourues, à qui il faut témoigner du respect. La signer matérialise l&#039;engagement de les servir avec exigence.
• Plus d&#039;infos sur ordredemaltefrance.org  C&#039;EST FAIT POUR VOUS SI • Vous êtes capable d&#039;accueillir les plus fragiles sans jamais les juger.
• Vous savez adopter une distance respectueuse avec les bénéficiaires.
• Vous aimez travailler en équipe, les maraudes s&#039;effectuant toujours à trois personnes.  MIEUX VAUT ÉVITER SI • Vous ne souhaitez pas signer la charte d&#039;engagement.
• Votre condition physique est trop fragile pour les maraudes et les tâches afférentes: nettoyage du camion, chargement des denrées...  Témoignage de Céline, 54 ans &quot;Je suis responsable d&#039;une équipe d&#039;une quarantaine de maraudeurs à Annecy. Alors qu&#039;on voyait 20 à 30 personnes avant le Covid, nous croisons maintenant 60 à 80 personnes chaque soir. Et ce sont en majorité des très jeunes. D&#039;un point de vue sociétal, cela fait peur. Mais à mon échelle de bénévole, j&#039;accepte mes limites.
Nous sommes là pour leur donner des denrées alimentaires, des produits d&#039;hygiène, des couvertures, pour avoir des échanges humains mais pas pour leur trouver un travail ou les sortir de la rue. Si on n&#039;en a pas conscience, c&#039;est très difficile de tenir comme bénévole sur la durée. Il faut accepter de n&#039;être qu&#039;une petite pierre dans la lutte contre la précarité. Je suis heureuse de partager cela avec d&#039;autres bénévoles, des personnes que je n&#039;aurais probablement jamais rencontrées sans cet engagement.
On s&#039;enrichit et on se soutient les uns les autres. On rit beaucoup aussi entre nous et avec les personnes à la rue. Je ne suis pas là pour leur rappeler qu&#039;elles sont pauvres. Elles le savent déjà. Je préfère essayer de les faire sourire et passer un bon moment avec elles.&quot;   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/04/25/ordre-de-malte-france.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole... En maraudant pour l’Ordre de Malte]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Ordre de Malte France]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Avoir un enfant… ou pas, un choix qui va de soi? 3 générations en parlent</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/avoir-un-enfant-ou-pas-un-choix-qui-va-de-soi-3-generations-en-parlent-113369</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/avoir-un-enfant-ou-pas-un-choix-qui-va-de-soi-3-generations-en-parlent-113369</guid>
      <pubDate>Sun, 01 Jun 2025 06:13:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;On ne veut pas d’enfant.&quot; Voici une petite phrase qui fait son chemin auprès de jeunes couples. Contexte politique, environnemental... les raisons sont multiples. Pour autant, le sujet suscite de nombreuses incompréhensions dans les familles.
Trois lectrices croisent leurs vécus.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qui sont nos trois débatteuses, Sabrina, Lydie et Maryse?  Ayant misé sur sa carrière et son développement personnel, elle a longtemps relégué sa réflexion. Aujourd&#039;hui, elle sait qu&#039;elle aura des enfants mais le projet n&#039;est pas encore abouti, même si elle fréquente quelqu&#039;un qui partage ce désir. Elle se laisse encore du temps, vu qu&#039;elle consacre aujourd&#039;hui beaucoup d&#039;énergie à s&#039;occuper de sa mère dont elle est aidante.  Avoir des enfants, ça allait de soi. Elle en a toujours eu envie. Mais malgré un parcours médical difficile, cela n&#039;a pas été possible. Heureusement que les filles de son second mari, qu&#039;elle a adoptées récemment, l&#039;ont beaucoup consolée. Elle a un lien très fort avec elles et à défaut d&#039;avoir été mère, elle se sent tout à fait légitime en tant que grand-mère et arrière-grand-mère.  Issue d&#039;une fratrie de sept enfants, la question ne s&#039;est pas posée, pour elle, c&#039;était naturel. Elle a toujours ressenti puissamment ce désir et se demande comment aurait été sa vie si elle n&#039;avait pas eu d&#039;enfant. Elle a toujours pu imaginer sa vie sans mari mais jamais sans enfant!  Pour vous, le désir d’enfant est-il dans l’ordre des choses? Lydie: Je n&#039;aurais pas pu imaginer ma vie sans enfant. c&#039;est pour cela que j&#039;ai voulu me marier tôt, à 21 ans, et que j&#039;ai eu la chance d&#039;accueillir ma première fille à 22 ans.
Maryse: Issue d&#039;une fratrie de quatre frères et sœurs, je ne me suis même pas posé la question! Avec mon premier mari, nous avons essayé tous les traitements disponibles il y a près de soixante ans sans que l&#039;enfant paraisse. Après mon divorce, j&#039;ai subi une opération chirurgicale au niveau des trompes. Quand j&#039;ai rencontré mon mari actuel, j&#039;ai fait à 37 ans une grossesse extra-utérine qui a mis un point final à mon désir d&#039;enfant.
Sabrina: Plus jeune, la maternité ne faisait clairement pas partie de mes priorités. Je voulais me consacrer à ma carrière et à mon épanouissement personnel. Je ne me sentais pas vraiment de fibre maternelle. Aujourd&#039;hui, si la naissance de mes neveux et nièce m&#039;a réconciliée avec la maternité, je refuse que mes choix soient dictés par la pression sociale pesant sur les femmes de plus de 30 ans et par l&#039;horloge biologique. Même si je ne peux pas ignorer qu&#039;elle tourne… Le désir d&#039;enfant est ambivalent et évolutif car c&#039;est une responsabilité, un engagement. Pour ma part, j&#039;ai encore du chemin à parcourir avant de me lancer pleinement dans cette aventure.  Vouloir ou avoir des enfants est toujours bien accepté, par contre quand on n’en a pas ou qu’on n’en veut pas, il faut souvent se justifier… Maryse: &quot;Mais pourquoi tu n&#039;adoptes pas?&quot;, cette question, qui était en réalité plutôt une injonction, je l&#039;ai entendue des milliers de fois . Comme si ce n&#039;était déjà pas suffisamment douloureux et comme si c&#039;était aussi facile d&#039;adopter! Je devais continuellement rendre des comptes sur le fait de ne pas avoir d&#039;enfant.
Sabrina: N&#039;ayant jamais affirmé ne pas en vouloir, je ne suis pas confrontée à ce type d&#039;inquisition. En revanche, on me demande fréquemment pourquoi je n&#039;en ai pas encore à 35 ans. De nos jours, c&#039;est socialement mieux accepté et de plus en plus commun de voir des femmes de plus de 30 ans sans enfant, notamment parce qu&#039;elles veulent consolider leur carrière. Néanmoins, je pense que cette pression sociale demeure.
Lydie: Me concernant, c&#039;était plutôt l&#039;inverse, surtout avec mon métier de chanteuse. Le nombre de fois où j&#039;ai entendu: encore enceinte! C&#039;est le combientième celui-là? Pourtant j&#039;ai vécu toutes mes grossesses merveilleusement bien. J&#039;ai même fait une tournée enceinte, je donnais mes récitals avec le Maxi-Cosi dans les coulisses, mais je devais me justifier, répondre à de nombreuses questions, en particulier parce que mes enfants n&#039;étaient pas tous du même père…
Lire aussi: Être grand-parent d&#039;un enfant d&#039;une famille monoparentale   Vous êtes-vous sentie jugée? Maryse: Plus que cela! Coupable de ne pas réussir à en avoir. À mon époque, c&#039;était considéré comme une tare parce qu&#039;une femme était faite pour avoir des enfants. Et je ne parle même pas des femmes qui n&#039;en désiraient pas… Une de mes amies préférait dire qu&#039;elle ne pouvait pas en avoir plutôt que d&#039;afficher qu&#039;elle n&#039;en voulait pas.
Sabrina: Non! Mes parents sont très ouverts et me laissent libre de décider. Aujourd&#039;hui les femmes ont moins à se justifier car le refus de maternité, et de paternité chez les hommes, est un choix assumé, figurant parfois dans les critères de sélection sur les sites de rencontre.  Le désir ou le non-désir d’enfant est-il sorti de la sphère intime du couple aujourd’hui pour prendre une dimension plus collective? Maryse: Il est même devenu un choix de société. De plus en plus de jeunes ne veulent plus faire d&#039;enfants, à cause de l&#039;impact que cela a sur la planète. Mon neveu s&#039;est fait vasectomiser par souci écologique. Si certains trouvent cela égoïste, moi je le trouve altruiste de faire un choix correspondant à ses convictions.
Lydie: Certes, nous vivons une époque compliquée et nous ne savons pas vraiment où nous allons. Le contexte mondial actuel, les guerres, l&#039;éco-anxiété sont autant de préoccupations liées à l&#039;avenir qui agitent aussi mes enfants, pas fermés pour autant au fait de devenir parents un jour. Moi, je ne me suis pas posé autant de questions, j&#039;ai foncé. C&#039;était une autre époque, mais si c&#039;était à refaire, je le ferais de la même manière.
Sabrina: En ce qui me concerne, ce n&#039;est pas tant l&#039;éco-socio-politi-co-anxiété mais plus l&#039;incertitude liée au pouvoir d&#039;achat qui me fait douter. Est-ce que le monde de demain sera suffisamment correct pour accueillir mes enfants?
Lire aussi: Mes enfants ne veulent pas d&#039;enfant!  Ne placez-vous pas la barre un peu haut? Sabrina: Si! C&#039;est d&#039;ailleurs pour cela que c&#039;est un projet qu&#039;il me faut mûrir, avec un certain nombre de facteurs clés devant être réunis pour me sentir prête à accueillir un enfant dans ma vie. Je pense aussi concernant ma génération qu&#039;il y a eu un changement de paradigme. Nous sommes beaucoup plus autocentrés et l&#039;individu l&#039;emporte sur le groupe. Nous nous préoccupons moins des autres et cela rejaillit sur notre désir d&#039;enfant qui demande certains sacrifices comme d&#039;abdiquer une partie de notre liberté personnelle et professionnelle.
Lydie: Mes cinq enfants ne m&#039;ont jamais pesé. Au contraire, ils m&#039;ont boostée. Avec eux, il fallait avancer et être présente pour les amener à se construire correctement. J&#039;ai pu concilier maternité et carrière même si j&#039;ai été amenée à refuser certains contrats, comme de rejoindre le Cirque du soleil à Las Vegas. C&#039;est mon cœur de maman qui a arbitré, et je ne regrette rien car aujourd&#039;hui ils sont bien lancés dans la vie.
Maryse: Je constate qu&#039;à présent il y a un véritable paradoxe entre cette génération de jeunes pour qui l&#039;enfant n&#039;est plus une fin en soi et ces avancées médicales, qui permettent de réaliser le désir d&#039;enfant bien plus qu&#039;avant. Moi qui n&#039;ai pas pu en bénéficier, je trouve magnifique d&#039;avoir cette liberté d&#039;y recourir.   Avez-vous réussi à faire le deuil de l’enfant? Maryse: Aujourd&#039;hui encore lorsqu&#039;on me parle d&#039;enfant, j&#039;ai toujours les larmes qui commencent à monter… C&#039;est un manque qui me restera tout le temps et que j&#039;assume. J&#039;ai eu des moments critiques, notamment lorsque je tenais un nourrisson dans les bras. Heureusement, j&#039;ai eu accès à une autre forme de fécondité avec mes belles-filles que j&#039;ai adoptées et qui m&#039;ont fait devenir grand-mère et arrière-grand-mère à part entière.
Sabrina: La peur de regretter de ne pas avoir eu d&#039;enfant est un élément de réflexion majeure. Si je consacre trop de temps à moi-même, ne vais-je pas passer à côté d&#039;une expérience formidable qu&#039;est la maternité? Si je n&#039;avais pas d&#039;enfant, est-ce que je pourrais vivre ainsi? Même si je refuse de me laisser gouverner par cela, j&#039;ai conscience que l&#039;âge avançant, cela devient plus compliqué d&#039;en avoir un. Heureusement, les progrès de la science me rassurent. Je n&#039;exclus pas l&#039;éventualité de faire congeler mes ovocytes si je retarde trop le projet d&#039;enfant!  Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes filles d’aujourd’hui? Lydie: Qu&#039;elles peuvent parfaitement concilier épanouissement personnel, carrière et maternité.
Maryse: Que ce n&#039;est pas à la société de décider pour elles. Qu&#039;elles fassent des études, qu&#039;elles aient un métier qui leur plaît, qu&#039;elles soient indépendantes et qu&#039;elles décident par elles-mêmes. Il est tout à fait possible de trouver son épanouissement, même sans enfant, à partir du moment où c&#039;est un choix personnel.
Sabrina: Qu&#039;elles s&#039;écoutent et respectent leur temporalité, en veillant à ne pas se laisser guider par les diktats de la société ainsi qu&#039;à bien s&#039;interroger sur leur désir de maternité pour ne pas regretter par la suite. Avoir des enfants ou ne pas en avoir sont deux chemins qui peuvent tout autant conduire au bonheur!  Propos recueillis par Frédérique Odasso
Photos pour Notre Temps: Eric Durand   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/08/debat-desir-enfant.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Avoir un enfant… ou pas, un choix qui va de soi? 3 générations en parlent]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La chronique de Martine Gruère: A chaque jour, sa petite merveille</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-a-chaque-jour-sa-petite-merveille-114198</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-a-chaque-jour-sa-petite-merveille-114198</guid>
      <pubDate>Thu, 22 May 2025 11:18:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Maud Pierron]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vice-présidente de l&#039;association Old&#039;Up, le mouvement des retraités &quot;plus si jeunes, mais pas si vieux!&quot;, Martine Gruère nous livre son humeur, ses emballements et ses agacements avec un mot d&#039;ordre: déconstruire les préjugés âgistes de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Il y a quelques années, en vacances en Bourgogne avec mes petits-enfants, je leur ai déclaré: &quot;chaque jour, chaque matin je vois une petite merveille&quot; …Ils sont devenus très exigeants. &quot;C&#039;est quoi ta merveille aujourd&#039;hui?&quot; L&#039;attente, l&#039;espoir était que je la leur décrive mais surtout qu&#039;ils m&#039;accompagnent pour la découvrir…si c&#039;était possible. Certaines merveilles sont éphémères…
Je me souviens d&#039;une toile d&#039;araignée parfaite qui avait retenu des gouttes de pluie et l&#039;ensemble brillait dans le soleil matinal: un collier pour princesse ; je me souviens d&#039;une feuille légère qui bloquée dans un courant d&#039;air voletait en ne pouvant ni monter, ni descendre ; je me souviens d&#039;une reinette -mais aussi d&#039;un crapaud – juste apparus après une pluie dense et en pleine forêt, d&#039;un champ de jacinthes sauvages et d&#039;anémones sylvestres ensoleillé! j&#039;ai tenté de le revoir et n&#039;y suis jamais parvenue. Tant de souvenirs, une liste sans fin.
A leur tour, mes petits-enfants m&#039;ont appelée pour partager leurs découvertes: une magnifique araignée rouge et noire, deux gros escargots en promenade, la couleuvre – &quot;notre&quot; couleuvre qui s&#039;installe l&#039;été juste en dessous de notre terrasse et l&#039;hiver parfois dans nos bottes. J&#039;y laisse des chaussettes pour l&#039;inciter à hiberner là confortablement. Elle fait un peu partie de la famille. Et il y a les oiseaux – les mésanges, les sitelles-torchepots qui se manifestent dès notre arrivée pour retrouver leurs graines de tournesol et leur coupelle d&#039;eau où elles peuvent boire et s&#039;ébattre lorsqu&#039;il fait très chaud. Le/les écureuils qui apprécient eux aussi ces mêmes graines. Presque chaque jour ils viennent autour de 8h1/4 (comme le facteur?). Leurs épluchures, laissées sur place font débat en famille!
Il y a les buses qui miaulent au loin, les hululements des chouettes (que je me vante de savoir appeler) la nuit. Et les jours de chance exceptionnelle: des chevreuils gracieux, un lièvre, le renard attiré par les odeurs de notre dîner, des sangliers terrorisés par les chasseurs. Des montgolfières au loin ; une fois l&#039;une d&#039;entre elle a volé au-dessus de nos têtes. J&#039;ai invité les pilotes -même en anglais – à atterrir chez nous prête à leur offrir un apéritif mais ils ont préféré aller un peu plus loin. Un évènement inoublié.
Des merveilles? Les levers et couchers du soleil plus exceptionnels encore lorsqu&#039;ils éclairent et colorent le Massif du Mont-Blanc (à 200km?) qui domine la vallée de la Saône.  Et les merveilles quotidiennes? Et à Paris? Mercredi soir, lors de &quot;La Grande Librairie&quot; une jeune romancière a déclaré que chaque jour elle était témoin d&#039;une merveille et qu&#039;elle tenait à ce cadeau qui éclairait sa journée. Peut-être sommes-nous très nombreuses et nombreux à vivre cette attente? Ce serait une très bonne nouvelle!
A Paris? Il y a encore et toujours les fleurs - j&#039;en ai toujours à l&#039;intérieur et sur mes balcons, quelles que soient les saisons (les plus persistantes sont les cyclamens, les géraniums et les roses de Noël l&#039;hiver) il y a les pigeons, les corneilles et les merles qui animent le ciel mais les moineaux ont disparu de mon quartier et je le regrette beaucoup. Ce qui est le plus facile à trouver à Paris, source ou pas d&#039;émerveillement ce sont les humains…Tous les anonymes que nous croisons dans les rues, les transports en commun, les parcs et bistrots. Certains sont aimables et laissent leurs places assises aux personnes les plus fatiguées ou encore se proposent de porter valises et poussettes dans les escaliers. Les commerçants ont leur importance: nombre d&#039;entre eux répondent à nos saluts et réagissent 100 fois par jour aimablement aux commentaires sur la météo du jour ; et - miracle- ceux avec lesquels ont pu s&#039;établir peu à peu des relations presque amicales. Quelques échanges si précieux quand rôde la solitude
A Paris, dans le meilleur des cas vivent ou transitent des membres de notre famille et des amis. Le bonheur absolu des rencontres, des &quot;retrouvailles&quot;, des partages quelles que soient les modalités et les heures de la journée. Il y a 3 mois, une maladie inquiétante a été découverte chez mon mari. Bien pris en charge par l&#039;hôpital proche il suit un traitement fatigant ce qui l&#039;incite peu à sortir…et jamais nous n&#039;avions reçus tant de visites, d&#039;appels, de messages amicaux et attentifs! C&#039;est une surprise magnifique, un émerveillement, des soutiens que nous n&#039;avions pas imaginés…Notre seule préoccupation aujourd&#039;hui est de trouver comment maintenir le rythme de ces rencontres. S&#039;il est longuement malade la fréquence de nos contacts risque de s&#039;amenuiser ; s&#039;il meurt trop tôt, les rencontres n&#039;auront plus du tout la même tonalité. Comme les gladiateurs condamnés à mourir par César dans les Jeux publics, mon mari dit à nos visiteurs &quot;morituri te salutant&quot;. Cette citation a une certaine allure mais elle est en risque de perdre tout intérêt si rien n&#039;arrive!
Et les merveilles quotidiennes? A Paris, un grand nombre d&#039;associations proposent aux retraités, aux personnes âgées et très âgées des activités très variées. C&#039;est le cas de OLD&#039;UP, l&#039;association à laquelle j&#039;appartiens. Notre offre principale est la participation à des &quot;groupes de paroles et/ou des ateliers&quot;. Rencontrer des pairs pour partager des réflexions sur soi -ce vieillissement qui nous change et change notre environnement – ou encore pour écrire, lire , questionner la spiritualité, les liens médecin-malade mais aussi nous intéresser à des questions plus &quot;extérieures à nous&quot; telles les actualités internationales ou encore l&#039;Europe… Qu&#039;il s&#039;agisse de participer à des groupes réguliers ou à des rencontres plus informelles telles nos conférences, notre Ciné-club ou au Café &quot;Chez Georges&quot; (Paris 6e), l&#039;essentiel est toujours l&#039;immense plaisir des rencontres, d&#039;être attendu, écouté et écoutant, d&#039;oser s&#039;exprimer, de partager …et de trouver/ recréer ainsi des liens d&#039;amitié…Hier encore après notre réunion générale j&#039;ai retrouvé au restaurant une tablée d&#039;oldupiennes dont deux dames qui m&#039;ont dit, ravies, qu&#039;après avoir connu la solitude, elles étaient devenues amies. C&#039;était la grande merveille du jour!  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/11/13/gruere-ok-martine.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La chronique de Martine Gruère: A chaque jour, sa petite merveille]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Martine Gruère Collection personnelle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Il ose vivre ses rêves: à 65 ans, Dominique se lance dans la figuration au cinéma</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/il-ose-vivre-ses-reves-a-65-ans-dominique-se-lance-dans-la-figuration-au-cinema-112446</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/il-ose-vivre-ses-reves-a-65-ans-dominique-se-lance-dans-la-figuration-au-cinema-112446</guid>
      <pubDate>Mon, 19 May 2025 15:53:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dominique Brulport fait régulièrement de la figuration dans des films français. Comme un poisson dans l’eau sur les plateaux, ce retraité de 65 ans joue même dans des courts-métrages.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Des cavaliers vêtus de longs cache-poussières dans une gare de l&#039;Ouest américain. Un mystérieux joueur d&#039;harmonica descendant du train. Une musique envoûtante. Et devant l&#039;écran d&#039;un cinéma de Montbéliard, un gamin qui en prend plein les mirettes. Dominique Brulport a une dizaine d&#039;années lorsque son frère aîné, Daniel, l&#039;emmène au cinéma pour la première fois de sa vie. À l&#039;affiche, Il était une fois dans l&#039;Ouest de Sergio Leone. &quot;Ces paysages, ces hommes à cheval, j&#039;avais trouvé ça magnifique, se souvient-il. J&#039;avais envie d&#039;être à leur place.&quot; Son père travaille chez Peugeot et sa mère s&#039;occupe des six enfants du foyer. Les sorties au cinéma sont rares. Mais lorsque son père accepte de lever le rideau coulissant fermé à clé dissimulant la télévision, Dominique regarde avidement les films avec Jean Gabin, Lino Ventura, Romy Schneider... &quot;J&#039;ai toujours été attiré par les histoires et je suis un grand rêveur, confie-t-il. Je n&#039;ai pas eu une enfance malheureuse mais j&#039;avais envie d&#039;autre chose, d&#039;évasion.&quot; À l&#039;adolescence, il se livre à des parodies de sketchs ou de chansons dans de petits spectacles créés avec sa bande de copains, achète régulièrement le magazine Première consacré au cinéma et se fait une toile dès qu&#039;il a un peu d&#039;argent.
Lire aussi: Il a osé: &quot;J&#039;oublie tout quand je monte sur scène&quot;  L&#039;art, une passion présente tout au long de sa vie Après le bac, Dominique file à Besançon passer un diplôme de carrières de l&#039;information, option communication. &quot;J&#039;ai choisi cette filière parce qu&#039;elle me semblait la moins barbante de toutes et que des connaissances y étaient&quot;, explique-t-il. Une fois son diplôme en poche, le jeune homme aurait dû, en toute logique, chercher du travail. Mais son rêve de septième art le tenaille encore en secret. À 20 ans, il se rend à Paris avec la vague idée de faire son chemin comme acteur. L&#039;aventure tournera court au bout d&#039;une semaine. &quot;C&#039;était une décision irréfléchie, admet-il. Je n&#039;avais pas un sou et je ne savais pas comment m&#039;y prendre. J&#039;ai cherché les numéros de certains comédiens dans l&#039;annuaire. J&#039;ai trouvé celui de Denise Grey mais quand je l&#039;ai appelée pour avoir des conseils, elle m&#039;a rembarré!&quot; Dominique exercera plusieurs métiers: éducateur, commercial, responsable locatif... en gardant toujours une place pour l&#039;art dans sa vie. &quot;J&#039;ai été bénévole pour une maison des jeunes et de la culture. J&#039;allais chercher les vedettes. J&#039;ai aussi organisé des spectacles de cabaret lorsque je présidais un conseil rural.&quot;
  Peu avant la retraite, il se lance dans la figuration À l&#039;aube de la soixantaine, Dominique remet le pied à l&#039;étrier en intégrant une troupe de théâtre amateur. Fuyant au bout de quatre ans les batailles d&#039;ego qui s&#039;y jouent, il s&#039;inscrit sur des sites dédiés à la figuration. La retraite n&#039;est pas loin, autant prendre les devants! se dit-il. Il s&#039;écoule seulement quinze jours avant qu&#039;il reçoive un premier appel. On lui propose de participer au film Les Volets verts, réalisé par Jean Becker. &quot;Je m&#039;en souviendrai toujours, raconte-t-il. Comme je travaillais encore, j&#039;ai posé des journées. Nous avons tourné au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris. Jean Becker m&#039;a serré la main. Fanny Ardant, que j&#039;avais tellement aimée dans Vivement dimanche!, était à quelques mètres de moi. Elle a même accepté que son assistant prenne une photo de nous deux. J&#039;avais l&#039;impression d&#039;être dans un monde de rêve.&quot; Mais le sexagénaire ne voudrait pas faire croire que les figurants ont l&#039;habitude de se mélanger aux stars. &quot;On ne fait que les côtoyer et c&#039;est déjà une chance, préfère-t-il avertir. Ce qui me fait sur- tout plaisir, c&#039;est de participer à une œuvre et d&#039;admirer des lieux fabuleux comme, par exemple, les écuries de Senlis que j&#039;ai découvertes à l&#039;occasion du tournage du premier volet des Trois Mousquetaires .&quot; Depuis ses débuts, Dominique a participé à une quarantaine de films ou séries, soigneusement listés dans un carnet offert par les filles de Chantal, son épouse. Au cinéma, il compte à son palmarès La Syndicaliste, Le Procès du chien, Monsieur Aznavour... Pour la télévision, il a tourné dans Capitaine Marleau, Furies, Polar Park...
Lire aussi: Comment le théâtre d&#039;improvisation a donne des ailes à Sophie  Dominique joue maintenant dans des courts-métrages Ce retraité épanoui par la figuration a tout de même un regret. Et s&#039;il était resté à Paris? &quot;À cette époque, je n&#039;ai pas eu le courage de m&#039;accrocher, reconnaît-il. J&#039;ai manqué de niaque. Maintenant que j&#039;ai un peu plus confiance en moi, j&#039;aimerais bien avoir une seconde vie pour devenir acteur.&quot; Dominique a suivi des cours de comédie en ligne et plusieurs stages payants. En plus de la figuration, il joue dans des courts-métrages. Dans le prochain, Les Loups, réalisé par Lucas Pomorski, il incarnera un militant écologiste. Cela tombe bien, ce randonneur se sent &quot;plus proche des écolos que des chasseurs&quot;. Même s&#039;il aime aussi &quot;être peinard&quot; chez lui, Dominique caresse une ultime ambition. &quot;Mon grand rêve, ce serait un petit rôle à la télévision. Pourquoi pas celui d&#039;un grand-père un peu sombre? Mais il faudrait que ça arrive avant que j&#039;aie 75 ans!&quot;  Tenté par la figuration? Vous avez envie de participer à la grande aventure d&#039;un film? Voici la marche à suivre.
SI VOUS VOULEZ EN FAIRE UN LOISIR RÉGULIER
Certains sites permettent de s&#039;inscrire dans une base de données dans laquelle piochent les responsables de casting. Ceux que Dominique a sélectionnés: castprod.com ; figudata.com/annonces ; app.myrole.fr ; lanewsletterdelacteur.com
CE QUE ÇA RAPPORTE
La rémunération varie selon que l&#039;on est figurant, silhouette ou silhouette parlante et se situe autour de 100 € brut la journée. Les figurants sont nourris mais pas défrayés.
LES &quot;QUALITÉS&quot; INDISPENSABLES
La disponibilité car, en plus des jours de tournage, certains sont dédiés aux essais de costumes. Il faut aussi être ponctuel, sachant que la plupart du temps, il revient aux figurants de se rendre sur le lieu de tournage par leurs propres moyens. La patience et la résistance physique sont aussi de mise. Le tournage peut avoir lieu entre sept heures et dix-neuf heures le soir, la nuit, dans le froid ou la chaleur. La modestie s&#039;impose, rien ne garantissant que l&#039;on sera visible à l&#039;écran, ainsi que la discrétion: chaque figurant signe un contrat comportant une clause de confidentialité.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/04/15/vivre-ses-reves-dominique-cinema.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Il ose vivre ses rêves: à 65 ans, Dominique se lance dans la figuration au cinéma]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ces symboles qui traversent le temps : comment marquer les étapes de la vie ?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ces-symboles-qui-traversent-le-temps-comment-marquer-les-etapes-de-la-vie-114001</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ces-symboles-qui-traversent-le-temps-comment-marquer-les-etapes-de-la-vie-114001</guid>
      <pubDate>Thu, 15 May 2025 14:54:19 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Mon Faire Part]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Publi-rédactionnel]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Publi-rédactionnel]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La vie est un éternel recommencement qui unit et réunit les générations. C&#039;est dans la célébration des grands moments que les racines familiales se forment et que les souvenirs restent gravés et se transmettent. Comment en marquer les étapes importantes à travers des symboles qui demeureront ? Vaste sujet que nous allons aborder dans cet article.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment les traditions familiales gardent-elles leur importance de nos jours ? Le monde moderne qui prône plus que jamais l&#039;individualisme peut néanmoins compter sur les traditions familiales, des valeurs qui traversent les époques et demeurent des piliers essentiels. Elles sont un moyen de tisser du lien entre le passé, le présent et le futur pour transmettre de l&#039;information entre les générations et créer un sentiment d&#039;appartenance fort et une identité à la famille.  Comment perpétuer ces moments dans un monde en mouvement ? Face à ce monde en mouvement perpétuel, il est essentiel de perpétrer des actions qui portent le sceau de la tradition. Ainsi, répéter les gestes de nos aïeux est un moyen de leur rendre hommage et de respecter les valeurs qu&#039;ils nous ont inculquées et de passer le flambeau familial. Peut-être, vous demandez-vous, quels sont ces gestes?
Il en existe des milliers, comme ceux qui consistent, par exemple, à  annoncer avec émotion un événement qui marquera la mémoire familiale  à l&#039;aide d&#039;un faire-part à l&#039;occasion d&#039;une naissance, d&#039;un baptême ou d&#039;un mariage. Perpétuer l&#039;héritage familial peut prendre d&#039;autres formes comme celle de réunir la famille pour partager et développer les souvenirs communs. Il peut aussi s&#039;agir d&#039;un objet symbolique comme un bijou de famille ou tout simplement d&#039;une recette de cuisine familiale.  Comment choisir un souvenir chargé d’émotion pour les jeunes générations ? Il n&#039;est jamais évident, à première vue, de choisir l&#039;objet idéal qui soit porteur d&#039;émotion et de souvenir auprès des jeunes générations. Pour autant, dites-vous que, vous aussi, avez été jeune et cependant nous sommes certains que vous gardez en vous ou avec vous cette précieuse transmission. Ainsi, des bijoux ou des objets sont souvent porteurs de souvenir.  Pourquoi offrir un bijou symbolique pour un événement marquant ? Offrir un bijou est un acte symbolique qui en fait le cadeau parfait pour marquer un événement et en graver le souvenir. Au-delà de la valeur financière du bijou, il porte en lui une charge émotionnelle qui est palpable à tout moment de la vie. Ainsi, lorsque la personne ressent au plus près de son corps ce bijou ou le regarde, elle sait à quel événement celui-ci fait référence.  Quelle est la place des objets traditionnels dans nos familles modernes ? Aujourd&#039;hui, les jeunes générations sont bercées par les illusions d&#039;un monde numérique qui les déconnecte peu ou prou de la réalité. Les objets sont éphémères Cependant, les objets traditionnels sont justement là pour leur rappeler que ce qui les caractérise et fait leur identité, c&#039;est ce passé familial. Chaque jeune, quel qu&#039;il soit, porte en lui l&#039;ADN des générations précédentes et qu&#039;il le veuille ou non, lui aussi, transmettra à son tour à ses descendants ce patrimoine génétique et des valeurs familiales. Un objet traditionnel est bien plus qu&#039;un simple objet, il incarne l&#039;histoire de la famille et grave le souvenir.  Transmettre une histoire : quand le geste compte autant que l’objet Transmettre un objet est un geste important qui, pour qu&#039;il soit porteur de sens, doit raconter une histoire.  Comment donner du sens aux cadeaux offerts lors des grandes étapes ? Il est intéressant de se demander comment donner du sens aux cadeaux offerts lors des grandes étapes de la vie. Plusieurs pistes peuvent conduire à ce cheminement. Voici quelques conseils que vous pouvez suivre:

Déterminez quel objet occupe pour vous une place essentielle dans votre cœur. Racontez alors à la personne à qui vous l&#039;offrez les raisons pour lesquelles cet objet et si symbolique à vos yeux.
Donner du sens au cadeau, revient également à choisir celui dont vous savez qu&#039;il va plaire à la personne, car il lui rappelle quelqu&#039;un ou un événement de vie précis.
Transmettre un cadeau, est aussi, raconter une histoire. Expliquez comment vous avez acquis ce dernier.
  Quelle attention particulière apporter à l’annonce de ces moments ? Pour que l&#039;offrande soit des plus marquantes, la personnalisation est un excellent moyen de sublimer l&#039;instant. Vous pouvez, par exemple, s&#039;il s&#039;agit d&#039;un bijou, graver une date au verso de celui-ci. Toutes sortes d&#039;attentions peuvent permettre de créer un moment unique comme une lettre, des mots touchants, des marques d&#039;attention (regard, contact), la théâtralisation de l&#039;événement.
Célébrer les grands moments est un moyen de perpétuer les traditions et de créer des souvenirs collectifs qui ont vocation à être transmis aux générations futures afin d&#039;entretenir l&#039;histoire de la famille. Ces célébrations sont souvent marquées par des symboles (objets, mots ou gestes) dont la dimension émotionnelle contribue à sacraliser le rituel et à faciliter la transmission.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/15/famille.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Ces symboles qui traversent le temps : comment marquer les étapes de la vie ?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[© IULIA TIUNOVA - pexels.com]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Comment réussir à se faire de nouveaux amis?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/comment-reussir-a-se-faire-de-nouveaux-amis-113459</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/comment-reussir-a-se-faire-de-nouveaux-amis-113459</guid>
      <pubDate>Mon, 12 May 2025 16:33:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[A tout âge, il est possible de créer des relations amicales, en créant des occasions de se lier, mais aussi en changeant son regard.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Avec la vie en couple et le travail, j&#039;ai lâché les amis d&#039;autrefois, remarque Denis, 63 ans. Maintenant que j&#039;ai pris ma retraite, je regrette un peu ce quasi désert amical que j&#039;ai laissé s&#039;installer sans y prendre garde, alors que ma femme a toujours su conserver des liens forts avec ses copines.&quot; Bonne nouvelle pour Denis, il n&#039;est jamais trop tard pour recréer des liens.  Des amis pour quoi faire? &quot;Ils participent à notre résistance au stress, explique Christel Petitcollin, formatrice en communication et développement personnel, autrice de J&#039;ai pas les codes! (Livre de poche). Chacun a besoin d&#039;amis sur qui compter. C&#039;est moins le cas pour certains entourés d&#039;une famille très chaleureuse. Pour les autres, il faut une famille de copains plus étoffée.&quot; Cet environnement amical est d&#039;autant plus important en cas d&#039;éloignement géographique avec les siens ou de brouilles avec eux.
Lire aussi&gt; Copain d&#039;enfance, de travail, ami de longue date ou plus jeune: la  grande famille de nos amis  Un lien plus compliqué à nouer au fil du temps, mais... Comme il était simple dans l&#039;enfance de se faire un nouvel ami… Un &quot;Tu veux bien être mon copain?&quot; lancé à la récré, un &quot;Oui&quot; en retour, et l&#039;affaire était pliée! &quot;Les enfants sont dans une forme d&#039;intimité très proche, ils ne se questionnent pas sur ce qu&#039;ils peuvent dire ou pas, relève Christel Petitcollin. Mais plus on acquiert les codes sociaux, plus il existe de barrières sur ce qui peut être dit, demandé et fait. Avec le temps, s&#039;installe aussi une méfiance réciproque à force de faux espoirs, de trahisons et de déceptions.&quot;  Se constituer différents cercles de relations Amis et copains, quelle différence? &quot;Avec les premiers, il est possible de se confier à cœur ouvert, de manière très intime, de dire à quel point je suis fatiguée, déprimée que mes enfants ne m&#039;appellent pas, etc., souligne Christel Petitcollin. Les amis se comptent sur les doigts de la main. Avec les potes, c&#039;est le partage d&#039;activités, jouer aux cartes, faire des randonnées, plaisanter sur un ton léger, se détendre. Il faut savoir qui est dans quel cercle et ne pas traiter tout le monde comme des amis intimes.&quot; Avec l&#039;âge, mieux vaut maitriser le small talk, l&#039;art de la conversation légère, pour réserver ses soucis aux amis, au risque de faire fuir les autres.  Les viviers de relations Les associations sportives, culturelles, artistiques, etc., offrent les possibilités de nouvelles rencontres, comme tous les engagements dans la vie locale. Il ne faut pas s&#039;en priver. Les réseaux sociaux peuvent renforcer des liens ténus avec des personnes perdues de vue, comme la copine de lycée avec qui la complicité était si forte. Des applis permettent également de créer de nouvelles relations. &quot;Le virtuel peut être une passerelle vers des rencontres, mais à condition de ne pas y rester, de se voir rapidement&quot;, indique toutefois Christel Petitcollin. Les flops sont nombreux, mais les retrouvailles heureuses et les découvertes sympathiques existent aussi.  Se faire des copains avant de se faire des amis Par définition, l&#039;amitié prend du temps. Il s&#039;agit donc de nouer des relations qui deviendront peut-être amicales au fil des années. Pour se rapprocher, il est souvent nécessaire de faire des propositions de sorties plus intimistes. &quot;Ce peut être passer de randonnées avec un groupe à des randos à deux, explique Christel Petitcollin. Ce changement de cadre favorise le passage de copains à amis. Mais il ne faut pas s&#039;offusquer si les gens refusent, ni attendre non plus qu&#039;ils proposent. Il faut être proactif dans sa recherche d&#039;amis.&quot;  Modifier son regard &quot;Il y a quelques années, j&#039;ai pris conscience que ma voisine, âgée de vingt ans de plus que moi et d&#039;un milieu différent, était devenue une confidente au fil du temps que je passais avec elle pour m&#039;assurer que tout allait bien et lui tenir compagnie&quot;, a remarqué Nadia, 64 ans. Considérer autrement ses connaissances peut faire évoluer ces relations, de leur accorder plus de poids, plus d&#039;importance et finalement de les renforcer. &quot;Plus on vieillit, plus il faut voir nos attentes à la baisse, se contenter de vrais moments de convivialité, estime Christel Petitcollin. Il ne faut pas attendre d&#039;un ami qu&#039;il soit un clone ou un jumeau qui pense exactement comme soi, ne pas chercher quelqu&#039;un qui comprend sans qu&#039;il n&#039;y ait rien à dire.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/05/12/illustration-dun-groupe-damis.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Comment réussir à se faire de nouveaux amis?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Et si vous deveniez bénévole… en collectant des denrées pour les Banques alimentaires</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/et-si-vous-deveniez-benevole-en-collectant-des-denrees-pour-les-banques-alimentaires-110214</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/et-si-vous-deveniez-benevole-en-collectant-des-denrees-pour-les-banques-alimentaires-110214</guid>
      <pubDate>Tue, 06 May 2025 05:28:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, coup de projecteur sur les Banques alimentaires qui, depuis 1984, collectent des denrées pour aider les plus démunis. Grâce à un vaste réseau d’associations, elles apportent chaque jour soutien et réconfort. Rencontre avec leur président, Jean Cottaves.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quelles sont les missions des Banques alimentaires? Jean Cottaves: La première est de collecter des denrées alimentaires. Nos bénévoles effectuent la &quot;ramasse&quot;. Il s&#039;agit de récupérer des invendus ou des invendables auprès de grandes et de moyennes surfaces. Les grandes industries agroalimentaires et la filière agricole nous font également des dons directs. Depuis 2020, nous acceptons les dons financiers des particuliers. Tous les produits sont destinés à environ 6000 associations, épiceries sociales ou centres communaux d&#039;action sociale (CCAS) qui nous passent commande la veille pour le lendemain. Nous sommes, pour ces partenaires, une sorte de grossiste. Ils les distribuent ensuite à des personnes en situation de précarité alimentaire.  Et au-delà de l&#039;aide alimentaire? Jean Cottaves: Notre seconde mission est d&#039;essayer de réinsérer des personnes qui se sont un peu éloignées du marché du travail. Parmi les 79 banques alimentaires de métropole et d&#039;outre-mer, sept d&#039;entre elles gèrent un chantier d&#039;insertion et cinq en accueillent un. C&#039;est souvent un salarié qui dirige le chantier. Toutefois, des bénévoles peuvent aussi lui donner un coup de main pour l&#039;accompagnement professionnel et social (cours de français, inscription auprès des offices HLM, financement pour le permis de conduire…) des personnes reçues.   Décrivez-nous le rôle des bénévoles… Jean Cottaves: Il existe énormément de fonctions possibles: chauffeur, trieur-distributeur de produits frais, préparateur de commandes, magasinier-manutentionnaire… Nous avons aussi besoin d&#039;animateurs pour le programme d&#039;accompagnement &quot;Bons gestes, bonne assiette&quot;, dont le but est d&#039;apprendre aux personnes à manger plus équilibré. Les bénévoles peuvent également remplir des fonctions administratives: comptable, acheteur, opérateur de gestion d&#039;entrée et de sortie des produits, par exemple. Aussi, il est tout à fait possible de s&#039;engager ponctuellement pour la collecte nationale qui a lieu chaque dernier week-end de novembre dans les grandes surfaces. Nous passons alors d&#039;environ 7800 bénévoles à l&#039;année à 110000 personnes mobilisées pour collecter auprès du grand public des produits alimentaires et d&#039;hygiène.  Quel bilan tirez-vous de l&#039;édition 2024 de la collecte nationale? Jean Cottaves: Nous avons récolté à peu près 10000 tonnes de denrées. Cela représente environ 8 % de nos ressources annuelles, ce qui est loin d&#039;être négligeable. Malgré la crise, les gens continuent d&#039;être généreux. C&#039;est appréciable car entre 2020 et 2023, nous avons eu 30 % de hausse des demandes de nos partenaires. Par leur entremise, nous distribuons des denrées à 2,4 millions de personnes mais on estime qu&#039;en France, les gens ne faisant pas trois repas équilibrés par jour sont au nombre de 10 millions.   Témoignage de Christine, 63 ans: &quot;Notre action est une goutte d&#039;eau mais elle change les choses&quot; &quot;Lorsque j&#039;ai pris ma retraite d&#039;enseignante, je me suis dit que ce serait bien de créer de nouveaux liens et de me rendre utile. Suite à un appel lancé par la mutuelle MGEN, j&#039;ai appris que les Banques alimentaires cherchaient un référent éducation jeunesse dans la Somme. J&#039;ai commencé par plonger pendant une semaine dans les métiers de la “ramasse”. J&#039;ai trouvé ça très convivial mais un peu physique pour moi. Et puis j&#039;avais envie d&#039;être de nouveau face aux élèves. Je participe donc à des interventions, des écoles primaires aux universités, pour présenter l&#039;action des Banques alimentaires. À la fin, l&#039;objectif est de proposer aux élèves d&#039;organiser une collecte dans leur établissement, destinée à une structure locale. Nous menons avec eux l&#039;opération 1000 pâtes, qui consiste à récolter 1000 kg de pâtes. On n&#039;y arrive jamais, mais c&#039;est un peu l&#039;histoire du colibri. Notre action contre la précarité alimentaire représente une goutte d&#039;eau mais elle change quand même les choses. Je trouve les jeunes très réceptifs à ce problème. Ça les révolte et ça les mobilise.&quot;   C&#039;est fait pour vous si… • Vous pouvez donner de votre temps de manière régulière.
• Vous avez envie de travailler en équipe.
• Vous avez le sens de l&#039;écoute et du relationnel, en particulier pour les fonctions d&#039;animateur ou de commercial.
• Vous avez des compétences recherchées par la structure: chauffeur, animateur de réseaux sociaux, comptable…  Mieux vaut éviter si… • Vous n&#039;êtes pas certain de pouvoir respecter les plannings fixés à l&#039;avance.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/03/14/banques-alimentaires.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Et si vous deveniez bénévole… en collectant des denrées pour les Banques alimentaires]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Banques alimentaires]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Stéphanie: &quot;Ma fille est retombée amoureuse après son divorce, et le fait savoir à son entourage&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/stephanie-ma-fille-est-retombee-amoureuse-apres-son-divorce-et-le-fait-savoir-a-son-entourage-109442</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/stephanie-ma-fille-est-retombee-amoureuse-apres-son-divorce-et-le-fait-savoir-a-son-entourage-109442</guid>
      <pubDate>Tue, 06 May 2025 05:18:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Stéphanie a contacté le psychologue Philippe Hofman devant l&#039;attitude de sa fille: &quot;Après un divorce douloureux, ma fille a retrouvé l’amour. J’en suis très heureuse pour elle… mais je trouve qu’elle se comporte comme une ado excitée. Il me semble que son comportement passionné gêne ses enfants, âgés de 13 et 17 ans. Comment lui demander d’être plus &quot;discrète&quot;? Les conseils de notre chroniqueur.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La réponse de Philippe Hofman Stéphanie, je comprends vos sentiments paradoxaux, entre la joie de voir votre fille à nouveau amoureuse et son exubérance qui choque vos petits-enfants ados. Il est vrai que les jeunes supportent mal les manifestations amoureuses de leurs parents. Et si jamais ils entrevoient un baiser ou une caresse, ils détournent le regard et se disent &quot;dégoûtés&quot;. Ces réactions sont classiques à un âge où ils sont préoccupés par les émois affectifs et sexuels qui les submergent. À leurs yeux, ces effusions sont à la fois excitantes et répugnantes. Ils veulent mettre distance ce qu&#039;ils ressentent comme un étalage érotique de la part des adultes. Ceci est amplifié quand il s&#039;agit d&#039;une nouvelle union affichant des élans exagérés, qui souilleraient une image asexuée et réunifiée des parents biologiques.
Ainsi, Stéphanie, vous pouvez certes demander à votre fille d&#039;être plus discrète pour ménager ses enfants, mais insistez surtout sur la chance d&#039;avoir une maman passionnée qui a retrouvé une joie de vivre essentielle. Nous avons tous besoin d&#039;amour.
Lire aussi&gt; Mathilde: &quot;J&#039;ai retrouvé l&#039;amour… et ce n&#039;est pas simple&quot;   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/27/couple-remariage-amoureux.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Stéphanie: &quot;Ma fille est retombée amoureuse après son divorce, et le fait savoir à son entourage&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je me souviens ... de mon engagement syndical</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/je-me-souviens-de-mon-engagement-syndical-111013</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/je-me-souviens-de-mon-engagement-syndical-111013</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Apr 2025 11:43:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Réunions de section, débats, conflits et négociations… La défense des intérêts professionnels n’est pas de tout repos, mais toujours riche humainement! À l’occasion du 1er mai, vos témoignages sur votre engagement syndical le prouvent, sans laisser place au regret.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Des valeurs de solidarité, le respect de l&#039;environnement…&quot; Cendrine, 72 ans, Beaumont (07)  &quot;En constatant qu&#039;on ne changerait pas le monde dans les villes après 1968, je suis partie en Ardèche avec des amis, pour retaper un hameau et élever des brebis. Nous nous sommes engagés à la Confédération paysanne, dès sa création en 1987, qui défendait des valeurs de solidarité, le respect de l&#039;environnement et promouvait une agriculture diversifiée avec des produits de qualité. De nombreux services et formations nous étaient proposés, et nous avons beaucoup manifesté afin de défendre les revenus des paysans, sur le foncier, pour préserver des exploitations à échelle humaine, et contre les OGM. Je me souviens du jour où nous avons fait savoir que nous mènerions une action sur un champ d&#039;OGM dont nous ne connaissions pas l&#039;emplacement. Cela a mobilisé les gendarmes qui se sont déplacés et nous ont indiqué du même coup le lieu. Nous nous sommes postés autour, et avons secoué des épis de maïs conventionnels pour polliniser les plans OGM et perturber l&#039;essai en cours. L&#039;action parfaite, sans dégradation ni intrusion. D&#039;autres victoires de ce style nous ont soudés et aujourd&#039;hui, à la retraite, je suis toujours syndiquée.&quot;
Cendrine, 72 ans, Beaumont (07)  &quot;Le climat de dialogue a toujours facilité la négociation&quot; Teda Leoj, 75 ans, Arcis-sur-Aube (10) &quot;Dès mon embauche à 18 ans, en 1967, dans une nouvelle sucrerie coopérative, j&#039;ai participé à la création d&#039;une section syndicale émanant de Force ouvrière. J&#039;ai ensuite adhéré à la CFE-CGC, puis à la CFDT. Au fil des années, j&#039;ai été délégué du personnel, délégué syndical, membre du comité d&#039;entreprise (CE) et du comité d&#039;hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)… Tout était à créer sur le plan social, et le climat de dialogue a toujours facilité la négociation. Outre les avancées du CE pour bénéficier d&#039;équipements professionnels, de colonies de vacances, d&#039;arbres de Noël, de voyages…, nous avons obtenu la participation d&#039;élus salariés au conseil d&#039;administration avec voix consultative. Et j&#039;ai progressé dans ma carrière, au rythme du développement dynamique de l&#039;entreprise, en passant de chimiste à dessinateur industriel et animateur sécurité. Mon engagement syndical n&#039;a jamais été un frein.&quot;
Teda Leoj, 75 ans, Arcis-sur-Aube (10)  &quot;Toute une culture dont je n&#039;avais pas hérité&quot;, Didier Chartin, 70 ans, Payzac (07) &quot;Perchman dans l&#039;audiovisuel, j&#039;ai rejoint le SNTPCT (syndicat national des techniciens et travailleurs de la production cinématographique et de télévision). J&#039;ai vite été nommé délégué de plateau pendant un tournage, afin de négocier la rémunération des débordements horaires. On a obtenu quelques compensations. À l&#039;issue d&#039;un autre tournage, il a fallu se battre pour que la production verse la part qu&#039;elle devait aux techniciens après avoir reçu certaines aides. C&#039;était contractuel, mais elle refusait de le faire et il a fallu prendre un avocat. On n&#039;a pas lâché et le producteur a cédé, reconnaissant qu&#039;on était “gonflés”. Je dirais juste “dans notre droit”. Cet engagement m&#039;a aussi appris à négocier. C&#039;est toute une culture dont je n&#039;avais pas hérité.&quot;
Didier Chartin, 70 ans, Payzac (07)  &quot;Entre mon travail et mon engagement, c&#039;était dur de faire le grand écart&quot;, Natalie Grange, 59 ans, Paris (75) &quot;En matière de représentation du personnel, au sein d&#039;une maison d&#039;édition juridique, j&#039;ai été déléguée syndicale CFTC, secrétaire d&#039;un CE européen, élue titulaire ou suppléante d&#039;un CE et puis d&#039;un CSE (comité social et économique), membre de commissions… Deux victoires à mon actif: avoir contraint le groupe à appliquer le RGPD (règlement sur la protection des données personnelles) et sauvé le poste d&#039;une salariée en congé maladie longue durée, pendant un plan social. J&#039;ai beaucoup aimé ces mandats, même si j&#039;ai détesté affronter d&#039;autres syndicats plus marqués “lutte sociale” mais moins efficaces quand il s&#039;est agi de sauver des postes ou d&#039;aider un salarié en détresse. J&#039;ai quitté la vie syndicale il y a cinq mois, après mon départ de l&#039;entreprise, car cela m&#039;a usée. Entre mon travail prenant et mon engagement, c&#039;était dur de faire le grand écart, et j&#039;ai payé le prix fort: je n&#039;ai eu de promotion qu&#039;au bout de vingt-trois ans! Mais c&#039;est sans regret. Ce passé syndical à la CFTC, je le dois à ma foi catholique. Être présents en tant que chrétiens là où nous sommes appelés à être, c&#039;était la raison de mon engagement.&quot;
Natalie Grange, 59 ans, Paris (75)
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: &quot;Le service militaire a marqué ma vie&quot;  &quot;Cette expérience m&#039;a donné confiance en moi&quot;, Guy Montaudon, 80 ans, Bagneux (92) &quot;J&#039;ai intégré Grundig France en 1965 à 19 ans, et j&#039;ai aussitôt rejoint la section syndicale de la CGT pour assurer le poste de secrétaire. Venant d&#039;un milieu très modeste et “programmé” pour l&#039;usine, je pense que j&#039;avais en moi l&#039;envie de faire bouger les lignes pour améliorer la vie des salariés. Très vite, nous avons réclamé une revalorisation des salaires, la réduction du temps de travail, un allongement du congé maternité pour les femmes… Le blocage étant total avec la direction France, nous nous sommes tournés vers le siège allemand avec lequel nous avons négocié en direct et obtenu, en 1967, tout ce que nous revendiquions. Difficile de savoir si notre action a fait tache d&#039;huile, mais nous avions bel et bien un an d&#039;avance sur les accords de Grenelle. Cette expérience m&#039;a donné confiance en moi. J&#039;ai quitté peu après l&#039;entreprise pour devenir prof de judo, reprendre des études et finalement décrocher mon Capes pour être professeur d&#039;histoire-géo. Je n&#039;aurais peut-être pas été jusque-là sans avoir été syndiqué.&quot;
Guy Montaudon, 80 ans, Bagneux (92)
Lire aussi&gt; J&#039;y étais: &quot;Les premiers pas des femmes en pantalon&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/01/31/manifestation-retraite-31-janvier-2023.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Je me souviens ... de mon engagement syndical]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Cecile Dard Notre Temps]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Pape François: ces six raisons qui le rendent populaire</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pape-francois-ces-six-raisons-qui-le-rendent-populaire-14339</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pape-francois-ces-six-raisons-qui-le-rendent-populaire-14339</guid>
      <pubDate>Sun, 23 Nov 2014 23:00:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marie-Laure Uberti]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour le magazine Notre Temps, Isabelle de Gaulmyn, ex-journaliste au quotidien La Croix, analyse les raisons de l&#039;enthousiasme autour du pape François.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pourquoi le pape François est-il si populaire? 1/ Il a choisi de s’appeler François
Saint François d’Assise étant un saint très populaire, ce choix a rendu le pape tout de suite sympathique. De même qu’une des premières phrases de son pontificat: &quot;Vous allez me bénir.&quot; Du jamais vu! Un pape commence généralement par bénir les fidèles. En faisant l’inverse, il fait preuve d’humilité. Il est aussi un homme cohérent. Lorsqu’il demande à l’Église d’être près des pauvres, ce ne sont pas que des mots. En effet, en Argentine, il a vendu son archevêché pour vivre le plus modestement possible.
2/ Il s’exprime simplementAlors que le pape Benoît XVI expliquait sa pensée essentiellement par écrit, François sait résumer la sienne en phrases accessibles à tous. Cela lui vient probablement de sa culture latino-américaine. Dans cette partie du monde, l’Église s’adresse plus directement à ses fidèles qu’en Europe. Ses paroles sont souvent accompagnées de symboles forts. Par exemple, lorsqu’il parle des émigrés, il se rend à Lampedusa, une île italienne près de laquelle une embarcation de clandestins venant de Libye a coulé, faisant 14 morts. Là, il prend comme autel un morceau de barque échouée. Un message percutant !
3/ Il veut mettre de l’ordrePour cela, il redéfinit de manière plus claire ce qui est essentiel dans l’Évangile. L’Église, engoncée dans des règles, finissait par ne prendre en compte que la manière dont les personnes respectaient ses règles – leur discipline morale et sexuelle… – avant de simplement les accueillir. La foi n’est pas seulement une hiérarchie des valeurs, c’est aussi être miséricordieux, pardonner, aimer. Concernant les sujets de société un peu brûlants pour l’Église catholique, le pape François donne la possibilité aux populations concernées – homosexuels, divorcés, prêtres mariés – de s’exprimer. Avant lui, il ne fallait surtout pas discuter des choses qui fâchent. Aujourd’hui, le pape propose le dialogue, le débat contradictoire. Il ouvre à nouveau la parole au sein de l’Église.
4/ Il dépasse les codes imposés par sa fonction Lorsqu’il demande à un responsable juif et un responsable musulman de l’accompagner à Jérusalem, il choisit deux amis proches. Il accorde beaucoup d’importance à l’amitié, ce en quoi il est près de nous. Les relations qu’il entretient avec les gens sont sincères et ne relèvent pas simplement du protocole. 5/ Il redonne de l’espoirEn Europe, l’Église catholique souffre de son déclin et ressasse ses regrets d’un &quot;âge d’or&quot; qui n’est plus. François vient d’un pays où Dieu est omniprésent. Pour lui, la question n’est pas de sauver l’institution, mais que celle-ci applique l’Évangile. Il déplace le problème et cela nous fait du bien. Il est en phase avec notre besoin de Dieu et notre soif spirituelle.
6/ Le pape François, réformateur?&quot;Ce n’est pas une époque de changement, mais c’est un changement d’époque&quot;, glissera, l’air de rien, le pape François lors de son premier grand voyage à l’étranger, à Rio de Janeiro, devant les évêques brésiliens. C’est pour ce “changement d’époque” qu’il a été élu lors du conclave, le 13 mars 2013&quot;. Dans son essai &quot;François, un pape pour tous&quot;, Isabelle de Gaulmyn explique, à la lumière de l’histoire, ce que sera ce pontificat du XXIe siècle. Éd. du Seuil, 2014,16€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2015/10/07/pape-francois2.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Pape François: ces six raisons qui le rendent populaire]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole… En offrant son écoute à SOS Amitié</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-en-offrant-son-ecoute-a-sos-amitie-103658</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-en-offrant-son-ecoute-a-sos-amitie-103658</guid>
      <pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, lumière sur SOS Amitié, dont la mission délicate est de répondre aux appels de personnes en souffrance psychique ou isolées et de les écouter. En cette période de fêtes, l’association, créée en 1960, est particulièrement sollicitée. Entretien avec sa présidente, Ghislaine Desseigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039;est quoi SOS Amitié? En quoi consiste votre action? Ghislaine Desseigne: Nous sommes le premier service d&#039;écoute généraliste destiné aux personnes en souffrance psychique. Nos écoutants bénévoles, répartis dans 44 associations régionales, accueillent leur parole de manière anonyme, confidentielle et non directive. Cela signifie qu&#039;ils ne posent pas de questions aux appelants, ne les jugent pas et ne leur donnent pas non plus de conseils. Il s&#039;agit d&#039;une écoute bienveillante susceptible de redonner un peu d&#039;espoir à des individus en train de vivre un moment difficile. Lorsque l&#039;on sent que la personne sourit au bout du fil, après trente à quarante-cinq minutes d&#039;entretien téléphonique, on sait que l&#039;appel est réussi. SOS Amitié est également reconnue d&#039;utilité publique pour son action dans la prévention du suicide.  Quel est le profil des bénévoles écoutants? Ghislaine Desseigne: Il s&#039;agit souvent de retraités car l&#039;engagement est d&#039;environ quinze heures d&#039;écoute par mois, sans compter les réunions. Ils ont été ouvrier, enseignant, infirmier, gardien de prison ou maçon. L&#039;association compte aussi des personnes en activité professionnelle. C&#039;est tout à fait possible puisque nous n&#039;imposons pas de plage d&#039;écoute aux écoutants et que la ligne de SOS Amitié est ouverte 24 heures sur 24.  Comment sont-ils formés? Ghislaine Desseigne: La formation est un élément central. Dès le premier entretien avec un aspirant bénévole, nous exposons les difficultés liées à notre mission, laquelle n&#039;est pas anodine. Il rencontre ensuite un psychologue avec lequel nous travaillons, afin qu&#039;il puisse détecter d&#039;éventuelles fragilités. À ce stade, plus de la moitié des candidats renonce. Les autres bénéficient d&#039;une formation de cinquante à soixante heures, d&#039;abord théorique, puis pratique. Dans un premier temps, ils écoutent des appels pris par un bénévole. Puis quand vient leur tour, ils écoutent en binôme avec un bénévole aguerri.  Que ressort-il des appels reçus? Ghislaine Desseigne: Depuis plusieurs années, nous constatons une augmentation de la souffrance psychique chez les Français, notamment chez les jeunes. En 2022, nous avons eu une hausse de 40% d&#039;appels provenant de leur part. Ils évoquent le suicide trois fois plus souvent que les autres appelants, ainsi que les violences qu&#039;ils subissent. Aujourd&#039;hui, notre plateforme nationale reçoit plus de 3,5 millions d&#039;appels par an et nos 2000 bénévoles parviennent à en décrocher environ 600 000. C&#039;est dire que nous n&#039;avons pas suffisamment d&#039;écoutants pour mener à bien notre mission. En particulier en fin d&#039;année, lorsque les appels de personnes seules, en particulier âgées, sont plus nombreux.  Quand contacter SOS amitié? • Vous êtes attentif aux autres et capable de vous ouvrir à leurs expériences, sans a priori.
• Vous êtes en mesure de vous centrer sur la personne qui appelle.
• Vous habitez en France métropolitaine, à proximité d&#039;une antenne locale de SOS Amitié  Mieux vaut éviter si • Vous redoutez d&#039;être déstabilisé par ce qui vous est dit, au point de pleurer avec la personne appelante.
• Vous n&#039;avez pas envie d&#039;assister aux séances mensuelles de partage animées par un psychologue, obligatoires et destinées à évacuer les émotions liées aux appels.  Comment travailler à S.O.S Amitié? Témoignage de Michel, 74 ans &quot;J&#039;ai toujours été intéressé par l&#039;humain&quot; &quot;Une collègue m&#039;a un jour parlé de son rôle d&#039;écoutante à SOS Amitié. J&#039;ai longuement réfléchi avant de devenir bénévole, il y a quatre ans, car c&#039;est un engagement impactant. J&#039;ai toujours été intéressé par l&#039;humain et j&#039;étais déjà formé à la psychologie du travail. Mais en devenant écoutant, je suis vraiment entré dans des mondes inconnus. Certaines personnes semblent n&#039;avoir vécu qu&#039;une succession de drames, sans aucune période heureuse. D&#039;autres souffrent d&#039;une grande solitude. Et il y a toutes celles et ceux souffrant de troubles psychiatriques. Avant de devenir écoutant, je n&#039;imaginais pas à quel point l&#039;écoute est thérapeutique. Les appelants nous le disent tous les jours. Et quand on reçoit leurs paroles, on ne peut que progresser soi-même. C&#039;est rare mais il peut arriver qu&#039;une personne sur le point d&#039;attenter à sa vie nous appelle. Quand elle accepte que nous prévenions les secours tout en continuant de lui parler, entendre la sirène des pompiers lorsqu&#039;elle leur ouvre sa porte représente un immense soulagement.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/06/soutien-telephonique.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole… En offrant son écoute à SOS Amitié]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quiz: connaissez-vous bien la fête de Pâques?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/quiz-la-fete-de-paques-vous-est-elle-si-familiere-25305</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/quiz-la-fete-de-paques-vous-est-elle-si-familiere-25305</guid>
      <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 13:23:24 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Origine, symboles, coutumes... Que savez-vous de la fête de Pâques, célébrée cette année le 20 avril? Six questions pour faire le point.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quiz: la fête de Pâques vous est-elle si familière?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2021/04/06/quiz-la-fete-de-paques-vous-est-elle-si-familiere.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Quiz: connaissez-vous bien la fête de Pâques?]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole pour donner envie de lire aux enfants avec Lire et faire lire</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-pour-donner-envie-de-lire-aux-enfants-avec-lire-et-faire-lire-109082</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/devenir-benevole-pour-donner-envie-de-lire-aux-enfants-avec-lire-et-faire-lire-109082</guid>
      <pubDate>Thu, 03 Apr 2025 05:53:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Inciter les plus jeunes au plaisir de la lecture, en commençant par leur raconter de belles histoires? C’est ce que font les plus de 50 ans engagés dans l’association Lire et faire lire, que nous mettons en lumière ce mois-ci. Entretien avec Michèle Bauby-Malzac, sa présidente.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Quelle est la démarche de Lire et faire lire? Michèle Bauby-Malzac: Elle est née de l&#039;initiative de l&#039;écrivain Alexandre Jardin*, en 1999, après qu&#039;il a assisté à des ateliers de lecture à Brest, animés par des retraités dans les écoles. Selon lui, c&#039;était une solution à la fois pour transmettre le plaisir de la lecture, et pour nouer des liens entre les générations. Il a aussitôt voulu étendre le principe au niveau national, en créant une association s&#039;appuyant sur la Ligue de l&#039;enseignement et l&#039;Union nationale des associations familiales, qui ont assuré l&#039;accès aux établissements scolaires et de la petite enfance. Les ministères de l&#039;Éducation nationale et de la Culture ont soutenu ce programme dès le début. Aujourd&#039;hui, nos 150 coordinations départementales interviennent chaque année dans 12 000 structures – crèches, centres de loisir, écoles maternelles et élémentaires, collèges jusqu&#039;à la 5e, foyers de l&#039;enfance… –, auprès de 650 000 enfants de 0 à 12 ans. Car il faut commencer le plus tôt possible à lire des histoires, et continuer longtemps après le temps de l&#039;apprentissage, afin d&#039;ancrer durablement le plaisir de lire.
* L&#039;écrivain Alexandre Jardin, fondateur de l&#039;association, a reçu le Prix des Héros de Notre Temps en 2012. &quot;La plus grande force de ce programme, c&#039;est qu&#039;il est guidé par le plaisir. Plaisir de lire mais aussi de l&#039;intergénération&quot;, nous disait-il alors  Décrivez-nous les missions des bénévoles… Michèle Bauby-Malzac: Nos 17 000 bénévoles, présents dans tous les départements, sont missionnés pour venir lire une histoire à un petit groupe de six enfants maximum, pendant vingt à trente minutes. Cela demande en amont un travail de sélection des livres adaptés à l&#039;âge des participants, souvent avec l&#039;aide des bibliothèques locales. Il peut s&#039;agir de livres d&#039;images sans texte pour les plus jeunes, de contes, de recueils de poésie, d&#039;extraits de petits romans… La règle est de rester le plus fidèle possible au texte. Et à la fin de la séance, on peut échanger sur ce que les enfants ont aimé ou non, sans leur demander ce qu&#039;ils ont compris pour éviter de les mettre en difficulté. Place au plaisir uniquement.  Quels profils recherchez-vous? Michèle Bauby-Malzac: On nous demande souvent s&#039;il faut avoir été enseignant pour devenir bénévole, mais toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, quels que soient la formation d&#039;origine, avec ou sans diplôme, et les métiers exercés. L&#039;essentiel est d&#039;aimer lire, d&#039;avoir envie de communiquer ce plaisir, et de se sentir à l&#039;aise avec un jeune public. Notre seul critère sélectif est l&#039;âge, car il faut avoir plus de 50 ans, l&#039;intergénérationnel étant au coeur de notre démarche. Et si l&#039;on est dégagé d&#039;obligations professionnelles, à la retraite par exemple, c&#039;est encore mieux, car cet engagement demande une disponibilité régulière.  Comment postuler à l’association? Michèle Bauby-Malzac: Il suffit de remplir le formulaire sur le site de l&#039;association* qui permet aux équipes d&#039;orienter la personne vers son antenne locale. Celle-ci la recontacte dans le mois qui suit, généralement. On peut candidater à tout moment, même si l&#039;idéal est de le faire en tout début d&#039;année scolaire. Il est ensuite demandé aux futurs bénévoles de suivre une formation d&#039;une journée sur le fonctionnement des ateliers et la littérature jeunesse. D&#039;autres formations sont proposées dans l&#039;année, par exemple sur le placement de la voix avec un comédien, ou sur certaines thématiques (la différence, la peur…). Elles sont très prisées et nos bénévoles sont passionnés, comme en atteste le très faible taux de remplacement des équipes depuis vingt-cinq ans.
*Lireetfairelire.org   C&#039;est fait pour vous si... • Vous avez plus de 50 ans.
• Vous aimez lire et vous souhaitez partager ce plaisir.
• Vous êtes curieux de découvrir de nouveaux horizons littéraires.  Mieux vaut éviter si • Vous n&#039;êtes pas sûr d&#039;honorer votre engagement toutes les semaines entre octobre et juin.  Pour Marie-France Popot, 78 ans, &quot;un bain de jouvence!&quot; &quot;Je suis devenue bénévole au sein de Lire et faire lire quand j&#039;ai pris ma retraite, voici dix-sept ans. Après avoir exercé en tant qu&#039;orthophoniste, j&#039;ai eu envie d&#039;une approche gratuite de la lecture, pour le simple plaisir de faire découvrir des histoires. Il faut savoir capter l&#039;attention, s&#039;adapter et parfois changer de livre en cours de route. Mais quel bonheur de voir les enfants pris par un récit! J&#039;ai toujours le même enthousiasme à intervenir trois demi-journées par semaine en relais d&#039;assistantes maternelles, ainsi qu&#039;en école maternelle et élémentaire, ou à former les nouveaux bénévoles. On s&#039;échange des pratiques entre nous, et cela crée aussi des liens enrichissants. C&#039;est prenant, mais tellement gratifiant de savoir que beaucoup d&#039;enfants ouvrent plus facilement un livre ou vont davantage à la bibliothèque après avoir suivi nos ateliers, comme nos enquêtes l&#039;ont prouvé.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/20/lire-lecture-bibliotheque-enfants.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole pour donner envie de lire aux enfants avec Lire et faire lire]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignage: Je me souviens de... &quot;mon premier baiser&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignage-je-me-souviens-de-mon-premier-baiser-111404</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignage-je-me-souviens-de-mon-premier-baiser-111404</guid>
      <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 13:37:21 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Embrasser pour la première fois, c&#039;est souvent l&#039;un des moments les plus forts de la vie. Échanger ce premier baiser amoureux, furtif, timide ou bien passionné, comme au cinéma, a ainsi marqué l&#039;entrée dans votre vie amoureuse. Et le cœur battait fort. Vous vous souvenez? Racontez-nous.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qui était ce garçon, ou cette jeune fille? Que représentait-il ou elle pour vous? Un coup de cœur ou déjà un amour fou? Pour un flirt ou pour la vie, même si l&#039;histoire a pu en décider autrement? Et comment avez-vous sauté le pas?
C&#039;était à la sortie du collège ou du lycée, à la fac, au cinéma ou en vacances. En soirée en dansant? Et comment avez-vous vécu cet instant? Sur un nuage? Dans le bonheur? La surprise? Et pourquoi pas le regret. Le première expérience – même pour un simple baiser – n&#039;est pas forcément la meilleure. Le &quot;deuxième&quot; baiser, c&#039;était peut-être mieux, finalement.
Et comment l&#039;avez-vous vécu, ensuite: était-ce le début d&#039;une grande histoire… ou pas du tout? Est-elle restée longtemps cachée, avant d&#039;être vécue au grand jour? Ou bien en avez-vous toujours gardé le secret?
A moins que ce baiser ait fait scandale, pour l&#039;époque. On a pu être surpris à l&#039;instant T. Avec quelle conséquence?
Y pensez-vous souvent aujourd&#039;hui? L&#039;amoureux-se d&#039;alors est-il toujours présent dans vos pensées? Il arrive que l&#039;on se retrouve longtemps après, grâce au moyen du numérique ou au gré des hasards de la vie. A moins qu&#039;on ait finalement fait sa vie avec l&#039;élu d&#039;alors! Dites-nous…
Enfin, ne revit-on pas l&#039;expérience forte d&#039;un premier baiser à chaque nouvelle histoire d&#039;amour? Retrouvez-vous le frisson du tout premier? A tous les âges de la vie.
Comment témoigner?
Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com. Précisez vos noms et prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/04/02/bisous.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignage: Je me souviens de... &quot;mon premier baiser&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>L&#039;incroyable histoire de ces jeunes retraités qui ont ouvert un bistrot... dans leur maison!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/l-incroyable-histoire-d-un-couple-de-jeunes-retraites-qui-a-ouvert-un-bistrot-dans-leur-maison-109094</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/l-incroyable-histoire-d-un-couple-de-jeunes-retraites-qui-a-ouvert-un-bistrot-dans-leur-maison-109094</guid>
      <pubDate>Mon, 24 Mar 2025 20:03:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cela se passe à Flers, en Normandie: certains soirs, on rentre sans sonner chez Gwënola et Jacky Touzé. En 2020, ces retraités normands ont métamorphosé la maison en un troquet convivial et drôlement créatif.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039; est au 206! On ne vous dira pas de quelle rue, à Flers en Normandie, car chacun doit se débrouiller pour trouver le bistrot La Maison de Gwënola (64 ans) et Jacky (68 ans), comme un jeu de piste et par le bouche-à-oreille. La Maison? Parce que c&#039;est la leur depuis une quarantaine d&#039;années, là où ils ont élevé leurs quatre enfants. La déco est restée en l&#039;état, avec le pan de mur annoté qui a servi de toise, la grande horloge ancienne, le bassin aux poissons rouges, quelques vêtements et chapeaux accrochés au mur… Deux soirs par semaine, jusqu&#039;aux environs de minuit, ils accueillent les clients (ils n&#039;aiment pas vraiment le terme), les convives (mais qu&#039;ils ne connaissent pas forcément et qui payent leurs consommations), les amis, et beaucoup d&#039;artistes. Les uns s&#039;emparent du piano, branchent leur guitare et se saisissent du micro; les autres trouvent leur bonheur parmi les multiples jeux de société en libre accès. Ou papotent simplement autour d&#039;un verre. Il y fait bon passer du temps.  &quot;Mais vous êtes complètement malades&quot; leur lance leur fille &quot;L&#039;idée m&#039;est venue en plein confinement, alors que je prenais au même moment ma retraite et que nos enfants quittaient le nid. J&#039;ai vite tourné en rond&quot;, se souvient Gwënola. Issue d&#039;une famille de onze enfants, toujours prête à accueillir du monde, elle n&#039;imaginait pas vivre dans une maison vide. L&#039;ouvrir à tous pour en faire un bar quelques soirs par semaine? suggère-t-elle. Pourquoi pas, se dit Jacky. Après leur longue carrière d&#039;éducateurs spécialisés, l&#039;accueil et l&#039;élan vers les autres étaient une évidence pour tous les deux. &quot;Mais vous êtes complètement malades&quot;, leur a tout de même lancé Adèle, la plus jeune de la fratrie, présente le soir de notre rencontre. &quot;Et puis ça m&#039;a semblé évident, on leur a fait totalement confiance&quot;, assure la jeune femme après coup, trouvant même sympa que la maison familiale se transforme en bar. Quand le projet a été présenté à leurs amis, lors d&#039;une grande fête, beaucoup ont été stupéfaits, un peu inquiets même… Mais tout était prêt pour l&#039;ouverture.  Comment lance-t-on un projet aussi fou? Comment lance-t-on un projet aussi fou? &quot;Je me suis renseignée à la chambre de commerce et nous avons tout fait dans les règles en achetant une licence IV permettant de vendre de l&#039;alcool. Nous avons suivi une formation de trois jours et déposé les statuts de notre microentreprise&quot;, explique Gwënola. Moyennant quelques travaux pour transformer le garage en salon cosy équipé de nombreux fauteuils dépareillés, élargir l&#039;entrée et les toilettes pour répondre aux normes PMR (personnes à mobilité réduite) et de sécurité, l&#039;aventure pouvait commencer. La carte des vins et de la bière a été établie en concertation avec leurs enfants et ils ont fait le choix de ne pas servir d&#039;alcool fort.
Les hôtes s&#039;étaient organisés: Jacky devait être au bar à servir les boissons, et Gwënola en salle. &quot;Nous aimons prendre le temps de nous poser avec les uns et les autres, même si c&#039;est devenu un peu plus difficile avec l&#039;affluence&quot;, confie la patronne. C&#039;est donc un succès et l&#039;établissement est ouvert toute l&#039;année! Et quand Jacky et Gwënola s&#039;accordent un peu de vacances, les habitués sont prévenus sur la page Facebook du bistrot La Maison.
Lire aussi&gt; Pour rebondir, Geneviève a créé son emploi  Soirée musique le jeudi, expositions... Le plus beau cadeau est d&#039;accueillir régulièrement des musiciens, se réjouissent-ils aussi. Tous les premiers jeudis du mois, c&#039;est musique irlandaise ; les deuxièmes et quatrièmes jeudis, des groupes se succèdent pour faire des &quot;bœufs&quot; (séances d&#039;impro) ; et les troisièmes, jazz manouche au programme. Un atelier livres a lieu aussi une fois par mois, où chacun vient présenter une œuvre qui lui a plu, et un mur est consacré aux artistes avec exposition de photos, mosaïques, peintures ou créations coutures.
Beaucoup se passent donc le mot pour venir écouter, voir, jouer, discuter à bâtons rompus, sympathiser toujours: des gens de tous les âges, actifs ou retraités, d&#039;anciens copains des enfants qui se souviennent de fêtes mémorables dans le salon, des dames qui n&#039;iraient pas le soir dans un bar mais qui se sentent bien ici. Le lieu est pour le moins inclusif, et les indélicats passent d&#039;eux-mêmes leur chemin. &quot;Il n&#039;y a jamais eu de problème&quot;, note Jacky. Et c&#039;est rentable? &quot;Même si ce n&#039;est pas le but, nous réalisons un peu de bénéfices que nous réinjectons pour nous équiper&quot;, glisse-t-il.  On entre sans frapper Ce jeudi d&#039;hiver où nous les rencontrons, tout est prêt pour accueillir dès 17h30 les premiers arrivants qui poussent la porte sans sonner. Normal, comme au café! Le bon feu de la cheminée centrale réchauffe la salle. Lulu, Lola et Minette sont en bonne place pour se faire câliner par tous les amoureux des chats, tandis qu&#039;Hélène et Maxime, musiciens du groupe &quot;Va donc chez le coiffeur!&quot;, ne tardent pas à animer la soirée de leurs compositions et de quelques reprises. Aux premiers accords de &quot;La Banane&quot;, de Philippe Katerine, tout le monde reprend en chœur. Jacky et Gwënola finiront tard dans la nuit, pour ranger, faire place nette et retrouver leur maison au réveil. Fatigués? &quot;C&#039;est prenant mais tellement enrichissant et nous faisons aussi le plein d&#039;énergie&quot;, reconnaît Gwënola. Ils ne sont pas près de passer la main  Ouvrir un bar chez soi, mode d&#039;emploi Quelques préalables sont nécessaires avant de transformer votre garage ou salon en café:
Faites une déclaration en mairie.
Achetez une licence de débit de boissons (III ou IV, au prix très variable selon les villes).
Suivez le stage de permis d&#039;exploitation.
Respectez les normes d&#039;hygiène et de sécurité auxquelles il est obligatoire de se former et se conformer.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/20/bistrot-gwenola-jacky-flers.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[L&#039;incroyable histoire de ces jeunes retraités qui ont ouvert un bistrot... dans leur maison!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desporez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>J&#039;ai hâte que mes enfants partent du nid!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/j-ai-hate-que-mes-enfants-partent-du-nid-111011</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/j-ai-hate-que-mes-enfants-partent-du-nid-111011</guid>
      <pubDate>Mon, 24 Mar 2025 16:58:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Rythmes décalés, modes et choix de vie opposés… La cohabitation avec de jeunes adultes, fussent-ils nos enfants, n&#039;a parfois rien d&#039;aisé.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Je ne les mettrai évidemment pas à la porte, mais j&#039;avoue saturer de la présence à la maison de nos filles, âgées de 22 et 26 ans, qui ont fini leurs études, explique Laurent, 59 ans. L&#039;une a tendance à vouloir que nous réglions tous ses problèmes à sa place. L&#039;autre est en pleine recherche d&#039;elle-même dans des tâtonnements, voire des errances, auxquelles nous n&#039;avons pas forcément envie d&#039;assister.&quot;
Lire aussi&gt; Mes enfants s&#039;installent à l&#039;étranger et ça me met en rogne  Un nid trop plein Le syndrome du nid vide a fait l&#039;objet de nombreux livres et articles, contrairement au syndrome du &quot;nid trop plein&quot;, selon une expression d&#039;Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de Vos enfants ne sont plus vos enfants. Les clés pour apprendre à devenir un ex-parent et fonder de nouvelles alliances dans la famille (Eyrolles, 16,90 €). C&#039;est pourtant une évidence pour de nombreux parents étant donné l&#039;âge de départ de plus en plus tardif de leur progéniture, avec cette question lancinante: à quand leur envol?
&quot;Les processus de différenciation, d&#039;autonomie et d&#039;indépendance qui assurent le développement du jeune adulte en émergence, entre 18 et 28 ans, patinent et ne l&#039;amènent pas à partir&quot;, souligne d&#039;Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Les parents peuvent vouloir attendre, de façon souvent irréaliste, que leur enfant soit parfaitement prêt à partir (emploi, logement, confiance en soi, etc.) et ressentir comme un échec qu&#039;il soit encore à la maison.  Une cohabitation inconfortable pour tout le monde Il est souhaitable que les enfants ressentent de l&#039;inconfort, selon le psychopraticien: &quot;Cela leur permet de prendre conscience qu&#039;ils n&#039;habitent pas chez eux, mais chez leurs parents, sur leur territoire, avec leurs règles. Que les parents maintiennent un idéal familial où l&#039;enfant est chez lui et ils s&#039;adaptent à lui, c&#039;est négatif et toxique parce qu&#039;il doit fonder son territoire et se préserver de toute ingérence parentale. La tension est légitime et nécessaire pour finalement qu&#039;ils partent.&quot;
Pour beaucoup de parents, l&#039;inconfort existe également. &quot;Ils se retrouvent confrontés à un jeune adulte qui a ses propres besoins, ses propres désirs, qui a envie de vivre une vie qui ne répond pas forcément à leurs normes et à leurs codes&quot;, poursuit Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Une évidence s&#039;impose: son intimité et la responsabilité de ses choix de vie n&#039;appartiennent qu&#039;à lui.  Le départ, un saut dans l&#039;inconnu pour tout le monde Pour la fille ou le fils, l&#039;envol représente un saut vers une vie nouvelle, voire inconnue. Souvent le parent veut et craint à la fois ce tournant. &quot;Il doit accepter de reconnaître que son rôle de parent est inachevé, mais fini en même temps&quot;, note le psychopraticien. Inachevé parce que le jeune adulte est encore en construction. Fini parce que cette construction relève désormais de sa responsabilité personnelle et non plus des parents.
&quot;Toute cette énergie consacrée à être parent, une mission monumentale, peut être réinvestie pour nous-mêmes et pour notre couple, souligne Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Mais cela nécessite d&#039;être clair sur la fierté face à l&#039;autonomie de l&#039;enfant, son altérité – il n&#039;est ni notre double de soi ni notre prolongement. Il faut également accepter la coupure d&#039;un jeune adulte qui a trop à faire et à créer pour penser à ses parents.&quot; Dès lors, une nouvelle vie s&#039;ouvre pour le père et la mère, centrée sur soi, sur son propre épanouissement et sur celui de son couple, parfois à réinventer après des années vouées à sa progéniture.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/03/24/parents-enfants.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[J&#039;ai hâte que mes enfants partent du nid!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Être jeune, être vieux… ça veut dire quoi? 3 générations en parlent</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/etre-jeune-etre-vieux-ca-veut-dire-quoi-3-generations-en-parlent-109245</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/etre-jeune-etre-vieux-ca-veut-dire-quoi-3-generations-en-parlent-109245</guid>
      <pubDate>Mon, 17 Mar 2025 05:38:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;On est toujours le vieux de quelqu&#039;un&quot;, &quot;Être jeune, c&#039;est dans la tête!&quot; Ces expressions vous parlent? Aujourd&#039;hui, les frontières entre les générations sont devenues plus floues. Les hommes et les femmes de plus de 50 ans paraissent bien plus jeunes que leurs parents au même âge. Trois lecteurs confrontent la relation qu&#039;ils entretiennent avec le temps qui passe. Rafraîchissant.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qui sont nos trois débatteurs Christophe, Nicole et Alexia?   Christophe, 56 ans, marié, 3 enfants, consultant en management  Même si certaines douleurs physiques, un début d&#039;arthrose notamment, peuvent lui faire ressentir son âge quand il fait du sport, il ne se considère pas vieux du tout. Comme il n&#039;a jamais prêté attention à son apparence physique, l&#039;âge ne lui pose pas de problème et quand il se regarde dans une glace, il se perçoit de la même manière qu&#039;à 30 ans!   Nicole, 77 ans, divorcée, 4 enfants, 3 petits-enfants, cheffe de cabine à la retraite, mannequin senior Son âge n&#039;a jamais été un problème et elle s&#039;est sentie jeune jusqu&#039;à ses 70 ans! Depuis, elle est ennuyée par différents problèmes de santé, des douleurs persistantes qui pèsent sur son moral. Si elle profite du présent, de sa famille, de son métier, elle a toutefois conscience d&#039;avoir entamé une nouvelle partie de sa vie.   Alexia, 33 ans, célibataire, cheffe de projet événementiel  Bien dans son âge, elle n&#039;aurait pas envie d&#039;en changer et serait prête à arrêter le compteur à 33 ans. Elle avoue toutefois avoir déjà pris certains petits coups de vieux notamment en ne bénéficiant plus de la réduction jeune dans les transports et en mettant beaucoup plus de temps à se remettre d&#039;une soirée de fête.   Jeune? Vieux? Comment vous sentez-vous dans votre âge? Nicole: Mon âge n&#039;est absolument pas un poids, ce sont plutôt mes soucis de santé qui me pèsent. Je me fatigue plus vite, je ne marche plus de façon assurée. Je suis plus fragile. Quand on me dit que je ne fais pas mon âge, je me sens tout de même vieille, surtout quand j&#039;ai mal quelque part.
Christophe: Ayant été victime à 16 et 25 ans d&#039;accidents graves, j&#039;ai intégré très jeune les douleurs physiques, parfois handicapantes, dans ma vie. En ressentir aujourd&#039;hui ne me ramène donc pas à mon âge. Globalement, je me sens comme à 25-30 ans.
Alexia: Tout en me sentant jeune physiquement, je ressens aussi la pression de l&#039;âge. Fonder une famille, consolider mon statut professionnel… sont des objectifs que je considère avec beaucoup plus d&#039;urgence aujourd&#039;hui qu&#039;il y a cinq ans. Sans compter certains signes qui me rappellent que j&#039;avance en âge!   Quels signes par exemple? Alexia: Les cheveux blancs! La découverte du premier, à 30 ans, a été un véritable choc. Je l&#039;ai arraché. Depuis, d&#039;autres ont suivi que j&#039;ai arrachés aussi! Mes premières rides m&#039;ont également piquée. Je pense que j&#039;accepterais mieux ces stigmates du temps lorsque j&#039;aurai une vie plus établie, en fondant ma propre famille.
Nicole: Les cheveux blancs ne m&#039;ont jamais gênée et mes rides, cela fait bien longtemps que je les ai acceptées. M&#039;étant tellement exposée au soleil, j&#039;étais déjà tannée à 30 ans comme un vieux pêcheur!
Christophe: Mes cheveux blanchis ne me posent aucun problème, au contraire… il paraît même que ça me va bien.  Vieux, senior, boomer, ancien, aîné… sont des termes pour désigner une personne âgée. Les trouvez-vous adaptés? Alexia: Boomer est un terme dévalorisant et arrogant car il sous-entend que les anciennes générations ne sont pas capables de comprendre les nouvelles. Ce qui tendrait à dire que les personnes plus jeunes sont censées tout comprendre du monde entier. C&#039;est prétentieux et erroné! Moi, je vais plutôt utiliser le terme de personne âgée, mais bien après 70 ans!
Christophe: Je n&#039;emploie pas ces termes et je réalise que cela ne m&#039;arrive quasiment jamais de désigner quelqu&#039;un par son âge, ni un jeune ni une personne plus âgée.
Nicole: Boomer, je déteste! Ce mot est extrêmement péjoratif car il insinue que notre génération a profité à fond de façon ultraconsumériste et laisse un monde dévasté aux générations futures… Aîné, c&#039;est pour des personnes du quatrième âge. Moi, je me considère comme une dame d&#039;un âge avancé.  Pensez-vous qu’on reste jeune plus longtemps qu’avant? Christophe: Clairement. Quand j&#039;avais 20 ans, mes grands-parents de 56 ans étaient des vieux! Je pense qu&#039;on peut commencer à être vieux en devenant la génération en première ligne, quand on n&#039;a plus ses parents, &quot;ses vieux&quot;, comme on dit en argot. Moi, j&#039;ai encore ma mère et mes beaux-parents, des membres de la génération du dessus. Donc je n&#039;arrive pas à me considérer comme vieux. Peut-être que mon rapport à l&#039;âge changera quand je deviendrai grand-père…
Alexia: L&#039;âge est un critère fluctuant. Concrètement, il y a dix ans, une personne de 33 ans était déjà âgée selon moi, alors qu&#039;aujourd&#039;hui je me considère comme plutôt jeune, dans la première partie de ma vie. À mesure que j&#039;avance, mon âge recule!
Nicole: Et certains événements peuvent nous faire rajeunir. Comme retomber amoureux! Il n&#039;y a pas d&#039;âge pour cela. À 68 ans, j&#039;ai vécu une passion qui a duré neuf ans, avec un homme plus jeune que moi. C&#039;était comme si j&#039;avais 20 ans.   Les frontières entre les générations existent-elles encore? Christophe: De moins en moins. Avant, il était impossible d&#039;imaginer se rendre à un rendez-vous en baskets! Tout en restant à ma place de père, je partage avec mes trois fils de 31 et 27 ans de nombreux centres d&#039;intérêt. Nous assistons à des concerts ensemble par exemple.
Alexia: Nous faisons aussi beaucoup de choses avec notre mère. C&#039;est une transmission dans les deux sens. Nous sortons, voyageons ensemble. Mes soeurs et moi échangeons nos vêtements avec elle.
Nicole: Désormais, nous nous habillons quasiment pareil que les plus jeunes, et plus du tout comme nos mères ou nos grands-mères!  Vous sentez-vous parfois en décalage avec votre âge? Alexia: Avec mes amis mariés et déjà parents, ou d&#039;autres qui se comportent encore comme des enfants, je me sens à 33 ans dans un entre-deux. Ni une enfant, ni vraiment une adulte dans le sens attendu par la société: avec un travail stable, une famille…
Christophe: Je me suis marié tôt, à 23 ans, je suis devenu père un an plus tard, et à 27 ans, j&#039;avais trois enfants. Aussi j&#039;ai pu ressentir lorsque j&#039;étais plus jeune ce décalage par rapport aux gens de mon âge qui n&#039;avaient pas encore construit un foyer. Le regard des autres me faisait me sentir plus vieux. Aujourd&#039;hui, comme je travaille dans l&#039;univers des nouvelles technologies, avec de jeunes entrepreneurs de 30 ans, je pourrais me sentir décalé, un peu has been. Mais mon âge, et surtout mon expérience, sont des valeurs ajoutées que ces jeunes professionnels viennent solliciter pour développer leur entreprise.
Nicole: Dans mon activité de mannequinat, j&#039;entends souvent dire que je ne fais pas mon âge. Et si je me compare à des personnes de mon âge, cela peut m&#039;arriver de me sentir plus jeune.   &quot;Ne pas faire son âge&quot;, n&#039;est-ce pas un diktat de la société et une injonction au &quot;bien-vieillir&quot; Nicole: Même si c&#039;est tendance de promouvoir les corps vieillissants, il y a tout de même une injonction à paraître jeune. La médecine esthétique, je n&#039;ai rien contre, chacun fait ce qu&#039;il veut mais c&#039;est un combat perdu d&#039;avance. Il y a une quinzaine d&#039;années, j&#039;ai fait des injections d&#039;acide hyaluronique pour tenter d&#039;effacer mes rides. J&#039;ai détesté cela, je ne me reconnaissais pas. Bien vieillir, c&#039;est formidable mais cela peut aussi se révéler une tyrannie. Faire du sport, manger sain, avoir une vie sociale intense… pour certains cela vire à l&#039;obsession! Marcher obligatoirement 15 km par jour, ne jamais manger un gramme de sucre ni boire une goutte d&#039;alcool, s&#039;obliger à aller voir plusieurs expositions dans la même semaine… C&#039;est très bien de se maintenir en forme sur le plan physique et intellectuel, mais je crois qu&#039;il faut surtout essayer d&#039;habiter son âge le mieux possible.
Christophe: La façon de s&#039;exprimer, de s&#039;habiller, de penser est bien plus rajeunissante qu&#039;un coup de bistouri! Mais j&#039;avoue qu&#039;il est plus difficile, dans notre société, d&#039;être une femme de plus de 50 ans qu&#039;un homme. Il y a clairement une injustice dans la manière dont les autres vous perçoivent. Je ne me sens pas visé par l&#039;injonction du &quot;bien-vieillir&quot;. C&#039;est d&#039;ailleurs une notion dont je n&#039;arrive même pas à me faire une idée précise…
Lire aussi&gt; Olivier de Ladoucette: &quot;L&#039;âge de mes envies&quot;  Et mal vieillir, ça vous parle davantage? Christophe: Carrément! Pour moi, mal vieillir signifie se retrouver seul, perdre le tissu social, ne plus rien faire, ne plus chercher à développer quoi que ce soit, ne plus s&#039;intéresser ni avoir goût à la vie. C&#039;est la chute, l&#039;abdication, le déclin. Mal vieillir, c&#039;est jeter l&#039;éponge! Je pense sincèrement qu&#039;on vieillit bien lorsqu&#039;on est heureux et entouré. De plus, vu que l&#039;intellect – au sens de découvrir, continuer d&#039;apprendre, d&#039;être curieux et en interaction avec les autres – peut se développer toute la vie, il est possible, même si le corps nous limite, de rester jeune jusqu&#039;au bout.
Alexia: Personnellement, je ne suis pas encore dans cette étape de ma vie mais je suis convaincue que vieillir est une chance.
Lire aussi&gt; Bikini, jupes courtes et cheveux blancs... Si je veux!  Si vous aviez une baguette magique, changeriez-vous votre âge? Alexia: Moi, je veux bien m&#039;arrêter là. Je n&#039;ai pas envie de reculer, car je trouve que mon âge est plutôt sympa!
Christophe: Moi pareil! J&#039;aimerais juste que l&#039;arthrose ne continue pas de se développer. Par rapport à il y a dix ans, je me sens plus libre, moins contraint par les obligations professionnelles et parentales. Je peux faire ce que je veux, et c&#039;est lié à mon âge. Ce qui a énormément de valeur pour moi.
Nicole: Je voudrais juste revenir dix ans en arrière car j&#039;étais en pleine forme physiquement et je pouvais voyager en toute liberté. Cela me suffirait car j&#039;aime avoir l&#039;expérience que j&#039;ai, et aussi cette philosophie par rapport à la vie.
Lire aussi&gt; L&#039;âge de l&#039;autre, ça se discute  Propos recueillis par  Frédérique Odasso
Photos pour Notre Temps: Eric Durand   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/24/debat-jeune-vieux.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Être jeune, être vieux… ça veut dire quoi? 3 générations en parlent]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignage: &quot;Le jour où mon enfant s’est marié&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignage-le-jour-ou-mon-enfant-sest-marie-110093</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignage-le-jour-ou-mon-enfant-sest-marie-110093</guid>
      <pubDate>Wed, 12 Mar 2025 11:30:31 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il ou elle annonce qu’il va se marier: on le sentait venir… ou pas, et c’est toujours un moment fort. Comment l’avez-vous vécu sur le coup et dans les mois qui ont suivi? Vous êtes-vous impliqué un peu, beaucoup, trop ou pas assez dans les préparatifs? Et comment se sont déroulés la cérémonie et la fête elle-même?  Racontez-nous!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;annonce des noces à venir: était-ce un choc, ou un aboutissement attendu? Et comment les jeunes s&#039;y sont pris pour vous faire part de leur projet de mariage?Est-ce que la perspective de la famille s&#039;en est trouvée changée pour vous, même si les tourtereaux se connaissaient depuis longtemps? Ce moment vous a-t-il ramené quelques années en arrière, à l&#039;époque de votre propre mariage? Si oui, quel souvenir cela vous a-t-il évoqué? Ou bien à la naissance de votre enfant qui a grandi si vite et qui se marie aujourd&#039;hui?
Comment avez-vous été associé à cet événement et à sa préparation? Financièrement? Pour l&#039;organisation, le choix de la salle, de la décoration, des invités? À tout… ou à rien? Votre fille vous a-t-elle choisi sa robe avec vous ou a-t-elle préféré faire son &quot;wedding shopping&quot; entre copines? Comment l&#039;avez-vous vécu? Et quels ont été les moments de joie ou de tension avec votre enfant pendant la préparation? Avez-vous eu le sentiment de vivre un peu ce rêve avec les futurs mariés? Avez-vous dû accepter des choix bien différents des vôtres?
Pour les papas, comment se sent-on durant la période des préparatifs: avez eu le sentiment d&#039;être bien associé à l&#039;organisation? Quel était votre rôle? Satisfaisant, exaltant, frustrant?
Le jour J, quels ont été les grands moments chargés d&#039;émotions : à la mairie et/ou à l&#039;église au moment de l&#039;échange des consentements? Avec votre enfant à votre bras pour l&#039;amener à l&#039;autel? En retrouvant des membres de la famille, pas vus depuis longtemps? Quels ont aussi été les temps de détente, les fous rires, les agacements? Des couacs exaspérant sur le moment, dont rit après coup?
Avec la future belle-famille de votre enfant: les contacts étaient-ils fluides? La répartition des rôles vous a-t-elle convenu? L&#039;occasion de se faire des nouveaux amis? Pas du tout? Existait-il des différences culturelles dans la façon d&#039;appréhender ce mariage, et comment les avez-vous vécues avec les autres parents?
Finalement, cet événement vous a-t-il rapproché de votre fille ou de votre fils, de votre gendre ou belle-fille, ou au contraire un peu éloigné, le temps que chacun trouve ses nouvelles marques?
Comment témoigner?
Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d&#039;une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com . Précisez vos noms et prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.     ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/03/12/mariage.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignage: &quot;Le jour où mon enfant s’est marié&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Serge Guérin: De plus en plus jeune dans sa tête!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/de-plus-en-plus-jeune-dans-sa-tete-107814</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/de-plus-en-plus-jeune-dans-sa-tete-107814</guid>
      <pubDate>Sun, 09 Mar 2025 10:48:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Serge Guérin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[L’âge a rajeuni et les seniors sont désormais des acteurs qui influencent la consommation, la ville, les transports, les médias et même les réseaux sociaux… Nous vivons en bonne santé plus longtemps. Les seniors de 2025 ne sont pas les mêmes que ceux de 2005, encore moins de 1955.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avoir 65 ans aujourd&#039;hui, c&#039;est comme en avoir 45 il y a cinquante ans. Depuis 2008, l&#039;espérance de vie en bonne santé physique et mentale a augmenté plus vite que l&#039;espérance de vie stricto sensu, qui est passée de 68 ans en 1950 à plus de 83 ans aujourd&#039;hui (lire aussi page précédente). Plus de temps en bonne santé, donc, pour influencer les autres et pour prendre une place dans la société. On est plus jeune aussi dans sa tête. Prenons l&#039;exemple de l&#039;index Reykjavik/Varian, publié en décembre dernier, qui mesure la manière dont les citoyens considèrent les femmes et les hommes en termes d&#039;aptitude au leadership. Dans pratiquement tous les pays du G7, ce sont les plus âgés qui sont les plus convaincus des capacités des femmes avec, en France, 9 points de plus que les 18-34 ans, qui semblent donc moins ouverts. Il suffit de regarder dans la rue…
Lire aussi&gt; Olivier de Ladoucette: &quot;L&#039;âge de mes envies&quot;
Avoir 65 ans aujourd&#039;hui, c&#039;est comme en avoir 45 il y a cinquante ans. Le senior a l&#039;expérience des années et des capacités physiques et cognitives d&#039;un jeunot de 45 ans. Ainsi, si, au mitant des années 1960, on entrait en moyenne à 74 ans en Ehpad, aujourd&#039;hui, c&#039;est à plus de 87 ans… Certes, l&#039;âge a rajeuni mais, à partir de 2031 et en moins de trente ans, la France connaîtra un doublement du nombre des plus de 85 ans, qui représenteront à ce terme 5 millions de personnes. Ils n&#039;étaient que 600000 en 1980. Ces générations du grand âge ne ressembleront guère aux cohortes silencieuses que nous avons connues. Les premières générations &quot;j&#039;ai droit&quot; vont remplacer la génération &quot;je dois&quot;… Après le silence, le bruit. L&#039;âge a rajeuni mais le regard que la société porte sur les seniors a vieilli. Dans les yeux de nombreux décideurs, leur image, décalée voire dépassée, est infondée...
Lire aussi&gt; Serge Guérin: Voila pourquoi le vintage (et les seniors) sont à la mode  Serge Guérin est sociologue et professeur à l&#039;Inseec GE  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2022/01/26/couple-jeune-senior.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Serge Guérin: De plus en plus jeune dans sa tête!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Lanceurs d&#039;alerte: ces femmes qui ont osé briser le silence</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ces-femmes-lanceurs-d-alerte-ont-ose-briser-le-silence-107116</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ces-femmes-lanceurs-d-alerte-ont-ose-briser-le-silence-107116</guid>
      <pubDate>Sat, 08 Mar 2025 08:03:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard,Virginie Skzryniarz]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Citoyennes engagées, lanceuses d’alerte, militantes infatigables… des femmes font progresser la société tout entière. Ces combattantes font valoir le droit des plus faibles. Quel qu’en soit le prix.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[D&#039;Erin Brockovich à Gisèle Pelicot, des lanceuses d&#039;alerte sur tous les fronts Pendant des semaines d&#039;audience judiciaire, la dignité et le courage de Gisèle Pelicot ont forcé le respect. Elle a refusé le huis clos pour son procès et porte, la tête haute, le témoignage public des nombreux viols qu&#039;elle a subis. Au-delà de son cas personnel, elle plaide pour tant d&#039;autres femmes (lire ci-contre). Qu&#039;il s&#039;agisse de violences sexuelles, mais aussi de santé, de pollution, de dérives financières, elles sont nombreuses celles qui ont tiré la sonnette d&#039;alarme, s&#039;élevant contre leur hiérarchie, l&#039;administration, des puissances d&#039;argent… parfois contre une société plus frileuse qu&#039;elles. Et ce, quels qu&#039;en soient les conséquences et les risques personnels. On se souvient d&#039;Erin Brockovich, interprétée par Julia Roberts à l&#039;écran*, dans son combat pour restaurer les droits d&#039;habitants de Californie victimes d&#039;une pollution des eaux mortelle, qui fit plier un géant de l&#039;industrie. Voici notre – trop courte – galerie de portraits de ces femmes d&#039;exception.
* Erin Brockovich, seule contre tous, de Steven Soderbergh, 2000.  Maybeline Moreau: &quot;Ce que je dois à Gisèle Pelicot&quot; &quot;Elle nous représente toutes, nous les victimes de l&#039;ombre. J&#039;ai 50 ans et j&#039;ai subi ce que l&#039;on nomme aujourd&#039;hui “viol sous soumission chimique”, à deux reprises, l&#039;année de mes 24 ans. Il est si difficile de porter plainte, de se soumettre à des examens légistes en se disant que ça ne servira à rien, d&#039;entendre qu&#039;on aurait “rêvé”. Madame Pelicot, par son action et son courage, a un effet thérapeutique pour les victimes dont je fais partie qui n&#039;ont pas pu obtenir justice. Je la félicite et la remercie de la part de toutes celles qui, comme moi, ont porté ce traumatisme une vie entière. Enfin, je n&#039;ai plus honte.&quot;  Irène Frachon: une vie percutée par le Mediator Pour Irène Frachon, la pneumologue qui a dénoncé les effets du Mediator, le combat, de quatorze ans, n&#039;est pas terminé. Des centaines de familles de victimes n&#039;ont toujours pas été indemnisées et le laboratoire Servier, qui commercialisait ce médicament, s&#039;est pourvu auprès de la Cour de cassation, juridiction suprême en France. Il a déjà perdu en première instance, puis en appel en 2023. Rien ne prédestinait cette praticienne qui menait une existante paisible à Brest à faire en 2010 la une des médias. Irène Frachon s&#039;est retrouvée au coeur de l&#039;une des plus grosses affaires biomédicales et pharmaceutiques du siècle en dénonçant le scandale de ce médicament, un &quot;coupe-faim&quot; présenté comme antidiabétique (et non l&#039;inverse, précise-t-elle) et vendu à 5 millions de personnes. Il est à l&#039;origine de graves lésions cardio-vasculaires et de plus de 2000 décès en France. Le laboratoire Servier qui le vendait depuis 1976 connaissait sa toxicité. &quot;Je suis une personne ordinaire qui a été embarquée dans une histoire extraordinaire, résume la sexagénaire. J&#039;ai découvert un crime industriel hors norme et, durant quinze ans, mon seul moteur a été d&#039;obtenir réparation pour les victimes. De pneumologue, je me suis retrouvée mediatorologue et j&#039;en suis triste.&quot; Le médicament a été retiré de la vente en 2009 et le groupe Servier a été condamné à rembourser 415 millions d&#039;euros aux organismes de la Sécurité sociale. Une première. Cette lutte achevée, Irène Frachon &quot;aimerait tourner la page et s&#039;occuper – enfin – des siens&quot;.
Lire aussi&gt; Irène Frachon: &quot;L&#039;instruction a mené un travail remarquable pour le procès du Mediator&quot;  Céline Boussié: pour la dignité des enfants hébergés en institut Lorsqu&#039;elle y a été embauchée, en 2008, Céline Boussié s&#039;est rapidement rendu compte qu&#039;il y avait un problème au sein de l&#039;institut médico-éducatif (IME) de Moussaron, à Condom (Gers). &quot;Les employés n&#039;étaient pas formés au polyhandicap, explique l&#039;éducatrice. Et la charge de travail était telle qu&#039;ils n&#039;avaient pas le temps de s&#039;occuper véritablement des enfants. Sans parler de la nourriture rationnée et des installations vétustes.&quot; Rapidement, la jeune femme constate d&#039;autres graves dysfonctionnements. &quot;Des petits laissés nus, des seaux pour la toilette, des enfants attachés à des lits à barreaux ou enfermés dans des cages en Plexiglas, voire des pensionnaires qui meurent en silence&quot;, Céline Boussié s&#039;émeut encore à l&#039;évocation de ces souvenirs. &quot;On ne se remet pas d&#039;une telle violence&quot;, confie-t-elle. Elle alerte alors la direction qui fait la sourde oreille. En 2013, elle craque et dénonce cette maltraitance institutionnelle. Comme trois autres éducateurs avant elle, elle est poursuivie pour diffamation par le centre. Le début d&#039;une descente aux enfers, qui lui vaudra d&#039;être placée sous protection policière, après avoir reçu des menaces dans sa boîte aux lettres. &quot;Je savais que ça allait être difficile, glisse-t-elle. Mais je n&#039;imaginais pas tant d&#039;acharnement, y compris de la part de collègues et de parents de résidents.&quot; En 2017, Céline Boussié est relaxée par le tribunal correctionnel de Toulouse, une première en France pour un lanceur d&#039;alerte. &quot;L&#039;IME de Moussaron n&#039;a pas été condamné, déplore-t-elle. Mais j&#039;espère avoir contribué à libérer la parole dans le secteur médico-social.&quot;  Anne Mahrer: son combat contre l&#039;inaction climatique des politiques avec Aînées pour le climat  Une victoire historique: Anne Mahrer et son association ont fait plier l&#039;État suisse devant la Cour européenne des droits de l&#039;homme (CEDH), le 9 avril 2024. Cheveux grisonnants coupés court, cette &quot;retraitée non pratiquante&quot; copréside Aînées pour le climat, association de 3 000 femmes de 64 ans ou plus. Ces &quot;mamies&quot;, comme elles le disent, reprochent à la Confédération de ne pas respecter leur droit à la vie et à la santé: elles sont particulièrement vulnérables aux effets du réchauffement climatique en raison de l&#039;inaction de la Suisse en la matière. Et pour la première fois, une cour de justice internationale a validé une requête liant le climat aux droits fondamentaux. &quot;C&#039;est le terme d&#039;un marathon judiciaire de huit ans, se réjouit l&#039;infatigable activiste de 76 ans. La décision va faire jurisprudence et pourra s&#039;imposer aux autres états.&quot; Militante antinucléaire, députée du canton de Genève pour les Verts puis conseillère au parlement national, Anne Mahrer a l&#039;habitude des combats qui durent. Avec Rosmarie Wydler-Wälti, l&#039;autre coprésidente de cette association créée tout exprès, et avec une équipe d&#039;avocats affûtés, elle a patiemment fait face au déni des instances helvétiques qui ont débouté les Aînées à plusieurs reprises, leur permettant de saisir la CEDH en dernier recours. Toujours très sollicitée depuis la décision européenne, Anne Mahrer ne regrette pas ses engagements: &quot;J&#039;avais une famille et une vie professionnelle et je suis parvenue à maintenir l&#039;équilibre, même si c&#039;est sportif. D&#039;autre part, ces combats m&#039;ont amenée à rencontrer des gens extraordinaires.&quot;  Brigitte Gothière: la lutte d&#039;une vie contre la souffrance animale avec l&#039;association L214 Des bovins égorgés sans étourdissement, des poussins broyés vivants, des lapins et des poules enfermés dans des cages exiguës… Les vidéos choc tournées dans les élevages et abattoirs par l&#039;association L214, que Brigitte Gothière a cofondée en 2008, afin de dénoncer la maltraitance des animaux destinés à la consommation alimentaire, ont de quoi heurter la conscience du spectateur. Le rêve de cette ex-enseignante? Qu&#039;on arrête de consommer des produits d&#039;origine animale. &quot;Les animaux sont des êtres doués de sensibilité et, si on les respecte, il faut cesser de les manger, soutient la quinquagénaire, elle-même végétalienne depuis plus de vingt ans. D&#039;autant qu&#039;on n&#039;en a pas besoin pour être en bonne santé. Sans compter que la production de viande et de poisson a un impact environnemental considérable.&quot; Un point de vue et des méthodes qui font débat en France, mais qui n&#039;empêchent pas Brigitte Gothière de porter sans faiblir la voix des animaux et de ceux qui défendent leur cause. &quot;Nous tentons notamment d&#039;inciter les mairies des grandes villes à doubler, voire à tripler, le nombre de repas végétariens hebdomadaires, explique la porte-parole de L214. Car ne l&#039;oublions pas, toutes les mises à mort sont faites de souffrance, de douleurs et de peurs.&quot;  Qui peut être lanceur d&#039;alerte? Quels droits, démarches et risques • La loi Sapin II de 2016 renforcée en 2022 protège les lanceurs d&#039;alerte.
• Dans une entreprise ou une association, le lanceur d&#039;alerte doit faire un signalement en interne.
• Il est aussi possible de saisir l&#039;autorité désignée par les textes, comme le parquet, la Commission nationale de l&#039;informatique et des libertés (Cnil) ou le Défenseur des droits. Une divulgation publique (auprès des médias, par exemple) ne peut, elle, être envisagée qu&#039;après ce signalement.
• Il est aussi conseillé de se faire accompagner par les syndicats, des associations comme Greenpeace ou Foodwatch, ou la Maison des lanceurs d&#039;alerte, précise Me Juliette Alibert, avocate spécialisée dans la défense des droits humains.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/04/manifestation-femmes-megaphone.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Lanceurs d&#039;alerte: ces femmes qui ont osé briser le silence]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Anne-Marie, 64 ans:  une femme qui boxe sur le ring</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/une-femme-sur-le-ring-boxe-106095</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/une-femme-sur-le-ring-boxe-106095</guid>
      <pubDate>Fri, 07 Mar 2025 05:48:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Christine Lamiable]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Anne-Marie Nolot, 64 ans, a enfilé des gants de boxe il y a dix ans. De quoi mettre KO ses préjugés sur le noble art. Rencontre avec une compétitrice qui n’est pas près de jeter l’éponge…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C&#039;est la fin de la séquence d&#039;échauffement au boxing club de Bouffémont (Val-d&#039;Oise). Le sifflement des cordes à sauter a cessé. Hassan, l&#039;entraîneur sportif, demande à Fabien, 16 ans, et à Anne-Marie, 64 ans, de monter sur le ring pour un combat d&#039;une durée de trois minutes chrono. &quot;Je vais m&#039;en prendre plein la figure&quot;, annonce placidement la sexagénaire en s&#039;avançant. En réalité, Anne-Marie ne s&#039;en laisse pas conter, rendant coup pour coup. Fabien n&#039;y va pas de main morte non plus, ce dont sa rivale lui est reconnaissante. &quot;Il se comporte de la même façon avec moi qu&#039;avec un copain, confie celle-ci. Sinon, ça me saoulerait.&quot; Anne-Marie entretient depuis longtemps une &quot;histoire d&#039;amour&quot; avec les sports de combat. Celle-ci coïncide avec une autre romance. Elle a rencontré Patrick en 1981 lors d&#039;une partie de Scrabble en entreprise que chacun voulait remporter. &quot;J&#039;ai toujours été compétitrice, je crois que c&#039;est inné&quot;, affirme-t-elle. Ils se sont mariés rapidement. Les amoureux avaient envie de faire du sport à l&#039;unisson. Anne-Marie rêvait d&#039;escrime ou de squash. Ils frapperont bien la balle ensemble mais Patrick emportera aussi sa belle dans sa passion pour la culture asiatique et les arts martiaux.
Lire aussi&gt; Il a osé: &quot;Pour mes 60 ans, j&#039;ai sauté en parachute&quot;  Karaté Shotokan, full-contact... Le sport, une passion Pendant quelques années, Anne-Marie s&#039;est donc adonnée au taekwondo avec son époux. À leur inscription dans un club parisien, les professeurs s&#039;étonnent de sa présence, lui suggérant de choisir plutôt la danse… Elle n&#039;en a cure. &quot;À l&#039;époque, cet art martial nord- coréen n&#039;était pas très connu, se souvient- elle. Cela se pratique seulement avec les jambes. Or, Patrick et moi étions souples comme des barres de fer. Je me suis accrochée parce que c&#039;est une très belle discipline, une sorte d&#039;escrime des pieds.&quot; Après un déménagement en province, Anne-Marie est passée au karaté Shotokan. &quot;J&#039;ai toujours changé d&#039;activité sans problème, parce que tous les arts martiaux sont plus ou moins cousins, précise-t-elle. J&#039;essayais surtout de trouver ce qui était le plus pratique, une salle à proximité de mon travail.&quot;
La venue au monde de deux enfants a signé la fin des activités sportives en duo. &quot;Il fallait garder notre fille et notre fils chacun à notre tour pour les entraînements, raconte-t-elle. Et puis j&#039;avais besoin d&#039;une activité plus physique que Patrick. Si je ne mouille pas le maillot, je n&#039;ai pas l&#039;impression d&#039;avoir travaillé.&quot; Cette appétence la guide à la cinquantaine vers le full-contact, une sorte de boxe pieds-poings d&#039;origine américaine. Lors d&#039;une compétition départementale, son professeur la filme. &quot;Je me suis rendu compte que mon jeu de jambes était crédible, que mes déplacements n&#039;étaient pas trop mauvais, mais que mes coups de poing étaient pourris&quot;, égrène-t-elle avec son débit de mitraillette.
Lire aussi&gt; J&#039;ai osé: &quot;J&#039;ai couru l&#039;ultra-trail du Mont-Blanc&quot;  À 54 ans, elle se met à la boxe anglaise Sa décision est prise: à 54 ans, elle se met à la boxe anglaise (échange de coups de poing au visage et au buste, NDLR) pour se perfectionner en full-contact. &quot;J&#039;y suis allée à reculons, avec de gros préjugés, concède-t-elle. J&#039;avais l&#039;image de types avec le nez éclaté et les lèvres en sang. Je pensais suivre les cours seulement le temps d&#039;améliorer mes poings.&quot; En fait, elle ne tarde guère à adorer le noble art.
&quot;C&#039;est une super école de coordination et de réflexe, constate Anne-Marie. La tactique est également très importante. Il faut avoir le coup d&#039;oeil pour arriver à toucher son adversaire. Et c&#039;est un break mental extra. Un coup de poing, ça arrive très vite et on le voit beaucoup moins venir qu&#039;un coup de pied. Donc, on ne peut pas garder ses soucis en tête pendant un combat!&quot; En outre, le but initial a été atteint puisqu&#039;Anne-Marie est devenue en parallèle championne de France 2022 de full-contact en catégorie vétéran à Paris.
Lire aussi&gt; Elle a osé. Marie-France Gosselet, 59 ans: &quot;Le foot m&#039;offre une deuxième vie&quot;  Elle apprend des choses tous les jours grâce à la boxe Elle ne peut pas prendre part à des compétitions en boxe anglaise au vu de son âge. Mais elle n&#039;est pas la dernière à s&#039;inscrire aux stages proposés par son club. En décembre dernier, elle se préparait à celui organisé en présence de l&#039;entraîneur de l&#039;équipe de France. &quot;Il n&#039;y a aucun enjeu personnel puisqu&#039;il sera là pour recruter de jeunes talents, explique-t-elle. Mais même si je n&#039;ai aucune chance de gagner un combat, j&#039;aime bien l&#039;idée de participer et d&#039;être challengée. En compétition, je n&#039;ai pas envie d&#039;être juste un sac de frappe!&quot; Lorsqu&#039;elle représente son club au forum des associations de septembre, Anne-Marie vante les mérites de la boxe auprès du public féminin: &quot;Je ne vois pas pourquoi les femmes ne pourraient pas pratiquer la formule 1 ou la boxe si ça leur chante. Cela n&#039;enlève rien à leur féminité. D&#039;ailleurs, j&#039;aime bien porter des gants roses en compétition!&quot; Elle avoue être elle-même &quot;stupéfaite&quot; de pouvoir continuer le full-contact et la boxe anglaise à 64 ans. Elle ne l&#039;avait pas anticipé et ne se pose pas la question de savoir jusqu&#039;à quand cela sera possible. &quot;J&#039;ai besoin de me défouler et j&#039;apprends des choses tous les jours grâce à la boxe. Je continuerai tant que je kifferai.&quot;  Merci au comité régional Île-de-France de boxe et au boxing club bouffémontois.  Commencer la boxe Vous souhaitez vous mettre au noble art? Il n&#039;y a pas d&#039;âge ni de genre pour pratiquer!
Les femmes sont de plus en plus nombreuses à pousser les portes des clubs pour s&#039;inscrire, même si la Fédération française de boxe (FFB) ne les a autorisées à boxer qu&#039;en 1999… Entre 2012 et 2023, le nombre de boxeuses licenciées en France est passé de 8 400 à 17 580 selon les chiffres de la FFB.
Les séances adaptées aux plus de 60 ans se sont elles aussi développées, permettant de profiter des atouts de cette discipline (renforcement musculaire, développement des réflexes, endurance…), tout en tenant compte des spécificités liées à l&#039;âge. Il est bien sûr recommandé de consulter un médecin avant de s&#039;engager dans cette activité et de s&#039;adresser à un professionnel qualifié pour les cours.
Vous cherchez un club?
Rendez-vous sur  Trouver-un-club.ffboxe.com/ 
Moovetoi.fr/seniors/  Deuxieme-souffle.com/ 
Olympiquedeboxeannecy.com/pages/ boxe-our-senior  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/01/13/boxe.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Anne-Marie, 64 ans:  une femme qui boxe sur le ring]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Et si vous deveniez bénévole… pour aider les enfants malades avec La Chaîne de l’espoir</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/et-si-vous-deveniez-benevole-pour-aider-les-enfants-malades-avec-la-chaine-de-lespoir-105733</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/et-si-vous-deveniez-benevole-pour-aider-les-enfants-malades-avec-la-chaine-de-lespoir-105733</guid>
      <pubDate>Mon, 03 Mar 2025 05:23:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les conflits et les inégalités fragilisent l’accès aux soins pour de nombreux enfants à travers le monde. Ce mois-ci, lumière sur l’ONG La Chaîne de l’espoir qui organise leur accueil pour des opérations vitales. Anouchka Finker, la directrice générale, nous éclaire sur le rôle des bénévoles.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Quels sont les objectifs de La Chaîne de l’espoir? Anouchka Finker: ONG a été créée en 1994 par le Pr Alain Deloche, chirurgien cardiaque alors engagé à Médecins du Monde, pour lutter contre l&#039;injustice du lieu de naissance. Pour lui, tout enfant devait pouvoir bénéficier d&#039;une opération vitale. Beaucoup ont ainsi pu être accueillis sur notre territoire, au sein de familles d&#039;accueil bénévoles, afin d&#039;être rapidement opérés du coeur, de problèmes orthopédiques, d&#039;oesophage…
Trente ans plus tard, les missions se sont diversifiées et nous sommes implantés dans 26 pays, comme au Mali, au Sénégal, en Afghanistan, à Madagascar, au Liban… Car il est toujours préférable de soigner un enfant près de chez lui plutôt que de le déraciner. Cela nous permet aussi de développer sur place des infrastructures et de former le personnel pour que les équipes locales gagnent en autonomie. Et si nous accueillons encore des enfants à opérer en France, nous assurons aussi des visites régulières à l&#039;hôpital de jeunes patients français hospitalisés, dont les parents habitent loin ou pour relayer les familles à leur chevet.  Décrivez-nous les missions des bénévoles… Anouchka Finker: Elles sont, d&#039;une part, médicales et je salue l&#039;engagement bénévole des 800 soignants (médecins, infirmiers, sages-femmes, dentistes, psychologues…), en activité ou à la retraite, toujours prêts à partir en mission pour soigner des enfants. La Chaîne de l&#039;espoir a, d&#039;autre part, besoin de toutes les bonnes volontés au contact des bénéficiaires en France, mais également pour d&#039;autres tâches administratives, financières, de communication, d&#039;accueil, pour faire des collectes… Plus de 600 citoyens bénévoles s&#039;investissent ainsi et répondent à ces différents besoins.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole… En offrant son écoute à SOS Amitié  Quels profils cherchez-vous?  Anouchka Finker: Ils varient en fonction des missions et nous cherchons donc tous types de profils. À chacun de proposer ses services selon ses compétences. Pour les actions en France au contact des enfants, il est par exemple essentiel d&#039;avoir une grande disponibilité afin d&#039;accueillir chez soi un petit qui aura besoin de beaucoup d&#039;attention, ou pour effectuer plusieurs visites par semaine à l&#039;hôpital. Mieux vaut être familiarisé avec le système de soins, avoir si possible des enfants ou des petits-enfants à proximité, et pouvoir s&#039;investir sans trop s&#039;attacher non plus. Faute de répondre à ces critères exigeants, il reste beaucoup d&#039;autres choses à faire, tout aussi importantes, notamment pour la collecte de fonds au sein de nos antennes régionales. À noter: nous n&#039;avons besoin de familles d&#039;accueil que sur Marseille et La Réunion actuellement, mais il y a tant à faire par ailleurs*…
*Pour les visites d&#039;enfants hospitalisés, les besoins de bénévoles sont plus répandus.
Lire aussi&gt; Devenir bénévole... En accompagnant des jeunes issus de l&#039;immigration vers l&#039;emploi  Comment postuler? Anouchka Finker: Envoyez un courrier par mail à pvidalenc@chainedelespoir.org en décrivant vos compétences, les envies d&#039;actions ciblées, le temps disponible. Les personnes sont ensuite contactées par l&#039;antenne locale ou par le siège.    Sylvie Coeurjolly, 69 ans: &quot;C’est toujours un enrichissement&quot; &quot;Je me suis d&#039;abord engagée en tant que famille d&#039;accueil, voici une dizaine d&#039;années, et nous avons accueilli successivement six enfants du Tchad, du Mali, du Burkina Faso, du Congo… qui devaient se faire opérer du coeur, pour une durée de trois mois en moyenne. J&#039;avais du temps car je venais de prendre ma retraite et nous étions tous mobilisés, avec mon mari et mes grands enfants, également partie prenante du projet. Cela a demandé une attention 24 heures sur 24 et beaucoup d&#039;énergie, mais cela nous a beaucoup apporté. Depuis trois ans, je suis devenue “marraine soleil” afin de visiter trois fois par semaine plusieurs enfants à l&#039;hôpital, parfois des prématurés qui ont tant besoin de contact pour grandir, ou des plus grands en quête de lien et d&#039;animation. Je coordonne ce programme d&#039;accompagnement d&#039;enfants hospitalisés sur Lyon et les liens, entre bénévoles, sont aussi très riches.&quot; 
Lire aussi&gt; Et si vous deveniez bénévole aux côtés des plus vulnérables avec la Croix-Rouge?  C&#039;est fait pour vous si... Pour l&#039;accueil des enfants:
• Vous êtes disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
• Vous êtes en bonne forme physique et patient.
• Vous êtes véhiculé et à moins d&#039;une heure d&#039;un hôpital.
• Vous êtes ouvert aux cultures étrangères.
Pour les autres missions:
• Vous avez du temps pour visiter les enfants hospitalisés.  Mieux vaut éviter si • La maladie vous fait peur.
• Vous n&#039;êtes pas à l&#039;aise pour communiquer avec les médecins.
• Vous craigniez la séparation au terme de l&#039;aventure.
• Vous ne supporteriez pas que les choses tournent mal.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/04/mission-benin.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Et si vous deveniez bénévole… pour aider les enfants malades avec La Chaîne de l’espoir]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Chaîne de l&#039;Espoir]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Face à un ado râleur ou un adulte toujours insatisfait, comment trouver la bonne attitude?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/face-a-un-ado-raleur-ou-un-adulte-toujours-insatisfait-comment-trouver-la-bonne-attitude-108284</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/face-a-un-ado-raleur-ou-un-adulte-toujours-insatisfait-comment-trouver-la-bonne-attitude-108284</guid>
      <pubDate>Thu, 20 Feb 2025 06:03:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Adolescents ou jeunes adultes, insatisfaits et souvent râleurs : un défi pour les parents. Certains se sentent pris au piège, malgré leurs efforts. Comment gérer cette période? Les conseils d’un psychopraticien pour comprendre et accompagner ces jeunes et moins jeunes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Mon fils, âgé de 21 ans, trouve toujours matière à se plaindre, constate Jérôme, 63 ans. Ma femme et moi avons l&#039;impression de nous mettre en quatre pour lui. Des plats à la maison à la date des vacances, rien ne semble jamais aller. C&#039;est usant.&quot;
Face à l&#039;ado râleur, on fait quoi?
Hormis quelques teenagers heureux de leur sort, cela relève quasiment de l&#039;évidence à cette période de la vie de ne pas être content! &quot;La plupart des 12-18 ans vivent dans une carapace, explique Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de Vos enfants ne sont plus vos enfants (Eyrolles). Les transformations de l&#039;adolescence sont tellement énergétivores qu&#039;ils vivent ce processus de façon un peu dépressive.&quot;
La plupart des parents constatent une quasi-disparition de la communication, désormais réduite à des échanges peu amènes. Patience!, répond Emmanuel Ballet de Coquereaumont: &quot;Il faut que le parent accepte de se tenir davantage à distance, tout en restant présent et en évitant deux écueils: devenir démissionnaire et juger.&quot;
Face au jeune adulte bougon, comment réagir?
Alors qu&#039;on attendait avec impatience leur sortie de l&#039;adolescence pour retrouver des relations plus agréables, certains 18-28 ans demeurent dans une certaine mauvaise humeur permanente qui épuise les parents, comme Jérôme et sa femme.
La première chose à vérifier est de savoir si son enfant se comporte ainsi avec tout le monde ou seulement avec ses chers parents, relève Emmanuel Ballet de Coquereaumont: &quot;Si c&#039;est uniquement à la maison, c&#039;est le meilleur cas de figure! Cela signifie qu&#039;est en cause seulement un processus en lien avec le positionnement par rapport aux parents. Grandir, c&#039;est créer suffisamment de différenciation pour exister. Pour l&#039;adulte en émergence, ne pas être content c&#039;est souvent une manière de défendre son territoire personnel.&quot;
Pour le psychopraticien, il faut l&#039;interroger: &quot;Que veux-tu? Qu&#039;attends-tu de nous?&quot; &quot;Si le jeune dit qu&#039;il n&#039;attend rien, qu&#039;il ne pense que nous ne pouvons pas lui apporter quelque chose, il exprime une autonomisation et marque sa distance, ce qui peut apaiser les échanges. S&#039;il ne répond pas, il faut l&#039;aider à formuler ce qu&#039;il veut et parler ensemble des demandes qui restent (ou non) légitimes à son âge.&quot;
Face à l&#039;adulte insatisfait, comment s&#039;y prendre ?
Les années et les décennies passent et nous voilà parfois avec une fille ou un fils trop souvent mécontent, voire plein de griefs à notre égard. Elle ne s&#039;est pas sentie assez aimée dans l&#039;enfance, il aurait voulu que nous nous occupions mieux de lui. Et ces insatisfactions remontent à la surface pour des détails malgré notre volonté de le satisfaire, de calmer ces frustrations anciennes. C&#039;est aussi exercer une forme de pouvoir sur ses parents que d&#039;exprimer régulièrement de l&#039;insatisfaction et de les amener à vouloir en quasi permanence satisfaire cet éternel contrarié.
On arrête d&#039;urgence de se sentir coupable et de chercher son contentement, explique Emmanuel Ballet de Coquereaumont: &quot;Les parents doivent prendre la responsabilité de ce qu&#039;ils ont raté, mais ils ne peuvent pas réparer. Ce que l&#039;enfant n&#039;a pas eu à 5 ans, il ne l&#039;aura jamais. Il doit en faire le deuil, tout comme celui du parent idéal pour devenir adulte. Il faut arrêter de se démener pour cesser de nourrir un système qui empêche ce deuil.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/12/adolescent-fache.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Face à un ado râleur ou un adulte toujours insatisfait, comment trouver la bonne attitude?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignage: Ville ou campagne, vous plaisez-vous là où vous vivez? Qu&#039;est-ce qui vous paraît essentiel pour vous sentir bien?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignage-vous-plaisez-vous-la-ou-vous-vivez-qu-est-ce-qui-vous-parait-essentiel-pour-vous-sentir-bien-108957</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignage-vous-plaisez-vous-la-ou-vous-vivez-qu-est-ce-qui-vous-parait-essentiel-pour-vous-sentir-bien-108957</guid>
      <pubDate>Wed, 19 Feb 2025 05:53:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Marie Auffret]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors que le Salon de l&#039;agriculture va ouvrir ses portes, et que les campagnes et terroirs français y sont mis à l&#039;honneur, je pense à ces discussions que nous avons régulièrement à la rédaction de Notre Temps sur les avantages respectifs de passer sa retraite dans une grande métropole ou à la campagne. Et vous, quel est votre lieu de vie idéal?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Alors que le Salon de l&#039;agriculture va ouvrir ses portes, et que les campagnes et terroirs français y sont mis à l&#039;honneur, je pense à ces discussions que nous avons régulièrement à la rédaction de Notre Temps sur les avantages respectifs de passer sa retraite dans une grande métropole ou à la campagne. Vous me direz, entre les deux, il y a de nombreuses villes moyennes souvent réputées pour leur douceur de vivre. Je me souviens cependant d&#039;un sondage que Notre Temps avait réalisé en 2016 sur &quot;Les Français et la ville idéale&quot;: Les villes de plus de 100 000 habitants (hors Paris et région parisienne) y étaient plébiscitées par les sondés, notamment grâce à la qualité de leur réseau de transports publics (garants de l&#039;autonomie) et l&#039;accès aux services de santé. Sur ce dernier point cependant, la situation s&#039;est certainement dégradée. Quant aux inégalités territoriales, elles persistent, comme en témoignent souvent vos témoignages et messages.
Cependant, vivre à la campagne, est-ce seulement vivre dans un espace privé de services publics, de commerces et de modes de transport? La &quot;ruralité&quot; n&#039;est-elle que le synonyme de diagonale du vide, désert médical ou France périphérique?
Rien n&#039;est moins sûr. Car, du côté des petites communes, le sondage montrait aussi l&#039;importance des solidarités et des initiatives citoyennes pour pallier les manques des services publics et le rôle essentiel des associations (dans lesquelles sont massivement présents les retraités), qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;imaginer des moyens de transport alternatifs ou des réseaux solidaires permettant d&#039;accéder aux services numériques, de rompre l&#039;isolement... 
À la ville ou la campagne, notre étude montrait la force de l&#039;attachement des Français à leur lieu d&#039;habitation. Une condition émergeait: la qualité des liens humains que l&#039;on tisse autour de soi. Un maillage précieux qui permet de construire, où que l&#039;on soit, un ilot ou une oasis réconfortante. 
De quoi donner envie, presque dix ans plus tard, de sonder de nouveau les Français sur leur lieu de retraite idéale et ce qu&#039;ils en espèrent de 50 à 90 ans et plus!
En attendant, n&#039;hésitez pas à nous faire part de vos témoignages de ruraux ou de citadins, en nous disant si vous vous plaisez là où vous vivez, et ce qui vous paraît essentiel pour vous sentir bien: l&#039;entourage, l&#039;accès au soin, les transports, la proximité des commerces, l&#039;accès aux services publics... ou autre chose? Où que vous viviez, nous attendons de vos nouvelles!   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/07/photo-marie-edito.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignage: Ville ou campagne, vous plaisez-vous là où vous vivez? Qu&#039;est-ce qui vous paraît essentiel pour vous sentir bien?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Éric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Mes enfants ne veulent pas d&#039;enfant!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/mes-enfants-ne-veulent-pas-d-enfant-108283</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/mes-enfants-ne-veulent-pas-d-enfant-108283</guid>
      <pubDate>Fri, 14 Feb 2025 17:53:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[On se voyait déjà en mamie gâteau et en papy cadeau, mais nos enfants ne veulent pas d&#039;enfant – ou alors au compte-gouttes. Pourquoi cette tendance? Comment s&#039;en accommoder?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;ai trois enfants et je m&#039;imaginais en patriarche à la tête d&#039;une belle lignée, ironise gentiment Christian, 70 ans. Mais l&#039;un a deux enfants, les autres aucun. Pour être franc, j&#039;en conçois un peu d&#039;amertume. Je n&#039;arrive pas à m&#039;empêcher de me demander ce que nous avons raté ma femme et moi pour en arriver là.&quot;
Un phénomène qui a toujours existé mais s&#039;amplifie
De tous temps, des femmes et des hommes n&#039;ont pas vouloir avoir d&#039;enfants. Mais ce n&#039;était pas forcément une option possible, faute de contraceptifs ou en raison de la pression sociale. En revanche, cette tendance s&#039;accentue au fil des années en France et plus encore ailleurs en Europe et dans d&#039;autres pays riches. &quot;Le fait de ne pas vouloir d&#039;enfants est multifactoriel, rappelle Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de Vos enfants ne sont plus vos enfants (Eyrolles). Il y a des raisons endogènes qui appartiennent à l&#039;individu et à son cercle familial: manque de moyens financiers, peur de reproduire des mauvais traitements vécus dans l&#039;enfance, sentiment diffus que les parents eux-mêmes auraient préféré ne pas avoir d&#039;enfants, etc. Et puis il y a des raisons exogènes comme les incertitudes liées à l&#039;état du monde, les guerres, etc.&quot; A ce titre, le dérèglement climatique et la sixième extinction ne plaident pas dans le sens d&#039;un avenir radieux pour les enfants à naître…
Les ressentis des parents
Comme Christian, beaucoup se sont projetés dans cette grand-parentalité. Ils ont imaginé les déjeuners, les anniversaires et les sorties avec les petits-enfants. &quot;Globalement, ils sont meilleurs grands-parents qu&#039;ils n&#039;ont été parents, souligne Emmanuel Ballet de Coquereaumont. C&#039;est la possibilité de réparer en donnant à son petit-enfant ce qu&#039;on n&#039;a pas su donner à son enfant.&quot; Devoir en faire le deuil peut être une source de tristesse.
Et comme Christian, certains parents s&#039;interrogent sur leur part de responsabilité. &quot;Ils ont l&#039;impression d&#039;être montré du doigt et d&#039;avoir raté le job, même s&#039;ils ne sont pour rien dans les choix de leurs enfants, ajoute le psychopraticien.&quot; Généralement, le vécu sera plus douloureux s&#039;il n&#039;y a aucun petit-enfant, plutôt qu&#039;un ou deux. Cela représente alors l&#039;absence d&#039;une descendance, la fin d&#039;une lignée, alors que les familles sont programmées pour survivre.
Que dire? Comment réagir?
&quot;Il faut avoir le courage de demander pourquoi, entendre ce que dit notre enfant, accueillir ses raisons, c&#039;est-à-dire ne pas porter de jugement, explique Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Il est important de comprendre que ce qui nous est dit est légitime et de ne pas rester dans une fonction parentale où on pense toujours savoir ce qui est bon pour sa fille ou son fils.&quot; Une fois qu&#039;on a réussi à l&#039;entendre, il est possible de parler de sa frustration et de sa tristesse. A certaines conditions néanmoins, prévient le psychopraticien: &quot;C&#039;est normal d&#039;exprimer ses sentiments, mais sans chercher à culpabiliser son enfant, ni à le faire changer de position.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/08/07/cuisiner-couple.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Mes enfants ne veulent pas d&#039;enfant!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Regards croisés d’un cinéaste,Costa-Gavras, et d’un médecin, Claude Grange, sur la fin de vie</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/regards-croises-dun-cineastecosta-gavras-et-dun-medecin-claude-grange-sur-la-fin-de-vie-105143</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/regards-croises-dun-cineastecosta-gavras-et-dun-medecin-claude-grange-sur-la-fin-de-vie-105143</guid>
      <pubDate>Sat, 01 Feb 2025 16:48:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alex Masson,France Lebreton]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le nouveau film de Costa-Gavras, &quot;Le Dernier Souffle&quot;, dont Bayard est partenaire, aborde la fin de vie, à travers plusieurs histoires vécues par Claude Grange, médecin en soins palliatifs. Notre Temps les a réunis autour de ces questions sensibles.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Soins palliatifs, fin de vie, suicide assisté, euthanasie, aide active à mourir... État des lieux sur un débat aux enjeux éthiques et intimes En salle le 12 février, Le Dernier Souffle de Costa-Gavras, adapté du livre éponyme de Claude Grange (Le Dernier Souffle. Accompagner la fin de vie, de Claude Grange et Régis Debray, Folio), s&#039;approche, à travers le portrait de plusieurs personnages, au plus près de la réalité des soins palliatifs. Cette actualité vient en percuter une autre, puisque le débat parlementaire sur la fin de vie devait être rouvert fin janvier. Un sujet délicat au vu des enjeux éthiques et intimes qu&#039;il soulève. Ce n&#039;est pas la première fois que ce projet de loi ferait son entrée à l&#039;Assemblée nationale puisqu&#039;il a déjà été examiné au printemps 2024, juste avant les élections européennes. Mais en raison de la dissolution de l&#039;Assemblée, le 9 juin dernier, le vote solennel de la loi n&#039;a pas eu lieu. Ce texte devait légaliser une forme de suicide assisté et, dans certains cas précis, d&#039;euthanasie, en y apportant d&#039;importantes conditions, tout en se refusant à employer ces termes, préférant parler d&#039;&quot;aide active à mourir&quot;. Le nouveau gouvernement proposera-t-il un autre projet de loi? Tout en se démarquant de certains amendements adoptés précédemment par les députés, Michel Barnier avait pris soin de préciser qu&#039;il serait nécessaire &quot;d&#039;écouter les soignants&quot;.
Une majorité d&#039;entre eux ont en effet manifesté leur hostilité à une loi qui pourrait les conduire (contraindre?) à donner la mort à un patient. Le temps de la réflexion a permis à un certain nombre de politiques de s&#039;accorder sur la nécessité de poser le développement des soins palliatifs, &quot;partout et pour tous&quot;, en préalable à toute nouvelle législation. Selon le médecin Jean Leonetti, à l&#039;origine de la dernière loi sur la fin de la vie, &quot;ce serait un très mauvais signal d&#039;annoncer une loi sur l&#039;aide active à mourir perçue comme une alternative au manque de soins palliatifs en France&quot;. Le film de Costa-Gavras arrive à point nommé pour nourrir le débat sur ce sujet sensible.
France Lebreton    Costa-Gavras, pourquoi avez-vous voulu porter à l’écran &quot;Le Dernier Souffle&quot; de Claude Grange ? Costa-Gavras: Le premier déclencheur a été, disons, mon âge. Sans que ce soit une obsession, j&#039;arrive à un moment où je commence à réfléchir à des choses très sérieuses. J&#039;ai vu des amis mourir, j&#039;ai participé à leurs derniers moments. Notamment une amie qui m&#039;a invité quelques jours avant sa mort. Nous avons discuté, et puis elle est partie… Ça m&#039;a marqué, mais je ne pouvais pas le raconter. Un autre déclic a été la lecture du livre de Claude Grange. Je me suis dit qu&#039;il y avait quelque chose à faire à partir de ces récits de fin de vie, réaliser un film sur le vivant.  Diriez-vous que la volonté initiale de votre livre, comme du film, était de dédramatiser la fin de vie ? Claude Grange: Pour moi, oui, clairement. Au gré du quart de siècle où j&#039;ai été chef de service d&#039;une unité de soins palliatifs*, et accompagné plus de 4 000 personnes, j&#039;ai vécu tellement de moments de vie assez extraordinaires, des réconciliations, des baptêmes, des mariages, des concerts, des choses fabuleuses, que j&#039;avais vraiment envie de témoigner que la fin de vie peut se passer ainsi. Du moins à partir du moment où il y a des médecins et des soignants qui font leur travail, à savoir soulager la douleur, accompagner la personne, accomplir ce qui fait sens pour elle. J&#039;avais la volonté, à travers ce témoignage, de diffuser la démarche palliative, parce qu&#039;il y a trop de personnes qui meurent dans des conditions inacceptables. Costa- Gavras a choisi les histoires qui l&#039;intéressaient pour nourrir une fiction.
Costa-Gavras: Le cinéma, c&#039;est du spectacle. Donc j&#039;y raconte, à travers des vies humaines, la société à laquelle nous appartenons mais aussi les émotions que l&#039;on ressent face à la mort, présentée comme une chose inévitable et douloureuse, alors qu&#039;elle peut ne pas l&#039;être. J&#039;ai voulu raconter cette histoire comme une vérité de vie. Et montrer en même temps la volonté de certains patients qui ont envie d&#039;en finir.
* L&#039;unité de soins palliatifs de l&#039;hôpital de Houdan, dans les Yvelines, a fermé en février 2024, en raison d&#039;un manque de personnel.  Chaque situation vécue est unique et particulière. La médecine palliative apporte-t-elle aussi une réponse unique et particulière ? Claude Grange: Oui, chaque réponse est totalement singulière. Dans ma pratique, je ne soigne pas un cancer du poumon, je soigne une personne qui a une histoire de vie, qui a un cancer du poumon, et c&#039;est toute la différence. J&#039;attache beaucoup d&#039;importance à ce qu&#039;on appelle le génogramme: l&#039;histoire de la personne, son enfance, les événements douloureux traversés, ce qui émerge à ce moment-là, parce qu&#039;à la fin de la vie, plein de choses reviennent. Par exemple, si on a accompagné sa mère dans des conditions épouvantables, et que l&#039;on est atteint du même cancer, au même âge, il y a des choses qui ressurgissent, tout ça est important. Donc, oui, on est très attaché à une réponse totalement singulière, parce que c&#039;est cette personne qui a cette histoire de vie.    Le rapport à la vérité est un des motifs récurrents de votre cinéma, comme de ce livre. Faut-il la dire? Claude Grange: Il faut la dire aux patients qui la demandent. Et quand une personne est dans le déni, c&#039;est une forme de protection. Il ne faut pas casser ce mécanisme de défense, mais accompagner le malade. Par contre, il est très délétère de laisser penser à une personne qu&#039;il a un petit kyste quand il s&#039;agit d&#039;une énorme tumeur cancéreuse. Le mensonge est une catastrophe. Dans les unités de soins palliatifs, il y a donc la volonté d&#039;être authentique.
Costa-Gavras: La vérité dans ce contexte est l&#039;une des choses les plus difficiles à assumer. J&#039;avais deux possibilités avec ce film: emprunter à Lacan son &quot;Je dis toujours la vérité: pas toute, parce que toute la dire, on n&#039;y arrive pas…&quot; ou bien à Diogène &quot;L&#039;espérance est la dernière chose qui meurt dans l&#039;homme&quot;. On ne peut pas tuer l&#039;espoir.
Claude Grange: Il faut toujours laisser de la place à l&#039;aléatoire, dire &quot;oui, vous avez un cancer et on ne peut pas guérir ce cancer ; oui, on va vous accompagner le mieux possible le temps qu&#039;il vous reste à vivre, mais il faut garder espoir&quot;. Il faut toujours laisser une place à l&#039;espoir et aussi, pourquoi pas, au miracle.  Dans ces moments-là, la famille est-elle un frein ou un allié pour les soignants ? Claude Grange: C&#039;est une question complexe. Quand on aime quelqu&#039;un, on n&#039;a pas envie qu&#039;il nous quitte. On a envie de le garder. Pour autant, dans mon expérience d&#039;accompagnement, je sais qu&#039;il y a des malades au bout du bout, qui ne tiennent que pour faire plaisir à un époux ou une épouse. Je me souviens d&#039;un cas où j&#039;ai dit à l&#039;une d&#039;elles: &quot;Vous devez lui donner l&#039;autorisation de partir.&quot; En réalité, les familles ont surtout besoin d&#039;explications, de comprendre pourquoi on fait les choses ou pourquoi on ne les fait pas. J&#039;ai décidé que je faisais ce métier pour les patients. S&#039;ils sont atteints d&#039;une maladie incurable trop évoluée, il faut savoir arrêter les traitements, inutiles et délétères.
Lire aussi&gt; Fin de vie: démarches, aides, questions à poser aux soignants... Comment aider un proche qui entre en soins palliatifs?  Que peut apporter ce film dans la perspective d’une nouvelle loi sur la fin de vie? Costa-Gavras: Le projet du film a démarré il y a deux ans. La seule chose concrète à l&#039;époque, c&#039;était les résultats de la convention citoyenne sur la fin de vie. On en était au début. Personnellement, je pense que la législation actuelle ne suffit pas.
Claude Grange: Pour la plupart des médecins, les lois de 2005 et de 2016 * conviennent. Il suffirait de les appliquer. Mais il est très clair que la société française veut aller plus loin. Cela étant, la plupart des médecins et des soignants sont contre le fait de donner la mort à un patient. Pour nous, cela ne pourra jamais être un soin. On n&#039;a pas fait médecine, on n&#039;est pas soignant pour donner la mort, on est là pour guérir quand on peut et pour accompagner le mieux possible les personnes qui sont en fin de vie. C&#039;est le principe de fraternité et de solidarité auprès des plus vulnérables. D&#039;un autre côté, il y a le principe de liberté: la liberté de décider du moment de sa mort. C&#039;est entendable, mais je pense que la réponse est davantage juridique que médicale. Pour moi, par conséquent, c&#039;est un combat entre ces deux valeurs, la fraternité et la liberté.
Costa-Gavras: Mais comment faire dans le cas de personnes qui veulent en finir? Ceux qui en ont les moyens vont en Suisse ou en Belgique (la Belgique autorise l&#039;euthanasie, la Suisse le suicide assisté, NDLR). Ici, il faut une assistance, qu&#039;il y ait des lieux appropriés, pour que ces gens ne soient pas obligés de sauter du septième étage!
Claude Grange: Pour ces situations, il n&#039;y a pas d&#039;autres moyens que de faire des compromis. Je pense que soigner, c&#039;est prendre soin d&#039;une personne et l&#039;accompagner jusqu&#039;au bout. Alors, développons les soins palliatifs. Et que pour ceux qui demandent à mourir, qu&#039;il y ait une organisation spécifique, soit à domicile ou dans des lieux dédiés. Mais il ne faut pas qu&#039;il y ait de confusion avec le monde du soin, avec l&#039;hôpital qui va déjà très mal: si les médecins, infirmières, soignants ne trouvent plus de sens dans leur pratique des soins, beaucoup vont se retirer de cette profession.
Lire aussi&gt; Que contient le projet de loi prévoyant une &quot;aide à mourir&quot; dévoilé par Emmanuel Macron?

* La loi Claeys-Leonetti de février 2016 introduit un nouveau droit, sous conditions, la sédation profonde et continue jusqu&#039;au décès. Elle consiste à endormir profondément et durablement un patient atteint d&#039;une maladie grave et incurable pour soulager ou prévenir une souffrance réfractaire (douleur physique ou souffrance psychique non contrôlées) alors que le décès est attendu à court terme. Le court terme a été défini comme étant de quelques heures à quelques jours. La sédation profonde et continue peut être mise en oeuvre, sous conditions, sur demande du patient ou sur proposition médicale. Dans tous les cas, elle est soumise au préalable à une procédure collégiale.    Approcher ces sujets a-t-il changé votre rapport à la mort ? Claude Grange: En tant que responsable d&#039;une unité de soins palliatifs, j&#039;ai vu tellement de personnes mourir dans de bonnes conditions, sereines, entourées de leurs proches, après avoir fêté un anniversaire ou bu une coupe de champagne. Cela peut donc être paisible à partir du moment où il y a des équipes médicales et soignantes formées et compétentes. Si je pouvais être accompagné comme cela… Malheureusement, mon unité de soins palliatifs a fermé.
Costa-Gavras: J&#039;ai acquis un vrai apaisement par rapport à cela, mais une question se pose: peut-être que demain je deviendrai &quot;gaga&quot; et que ma famille voudra me garder, ce que je ne souhaite pas. Il me faudrait un moyen pour déclarer officiellement que, lorsque cela arrivera, il faudra me donner la mort. J&#039;ai un frère médecin à qui j&#039;ai fait savoir que le jour où je serai trop dépendant, il faudra qu&#039;il me fasse une piqûre. Il m&#039;a répondu que c&#039;était hors de question, qu&#039;il n&#039;était pas là pour ça… Mais pour le moment, je pense à d&#039;autres choses. Écrire un scénario, tourner un autre film si la santé et l&#039;imagination continuent à m&#039;habiter suffisamment.
Lire aussi&gt; Se former pour accompagner un proche en fin de vie? C&#039;est possible avec l&#039;association Derniers secours    Le Dernier Souffle de Costa-Gavras Un film apaisé, mais lucide Le hasard d&#039;un examen médical fait se rencontrer un écrivain et un médecin à la tête d&#039;une unité de soins palliatifs. Celui-ci va raconter au premier les parcours de certains de ses patients. Costa-Gavras fait le choix d&#039;aborder la question intime de la fin de vie à travers une collection de mini-récits fuyant le tragique. À l&#039;opposé d&#039;un traitement mortifère, Le Dernier Souffle s&#039;essaie à une approche apaisée, parfois même poétique, mais néanmoins lucide. Porté par un duo inattendu et touchant (Kad Merad et Denis Podalydès), ce film propose une manière aussi salvatrice que bienveillante de rouvrir un débat des plus sensibles: en préconisant le dialogue, l&#039;écoute respective. A. M.
Le Dernier Souffle, de Costa-Gavras, avec Kad Merad et Denis Podalydès. En salle le 12 février.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/19/claude-grange-costa-gavras.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Regards croisés d’un cinéaste,Costa-Gavras, et d’un médecin, Claude Grange, sur la fin de vie]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ginette Kolinka: &quot;J’ai eu de la chance&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ginette-kolinka-jai-eu-de-la-chance-105055</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ginette-kolinka-jai-eu-de-la-chance-105055</guid>
      <pubDate>Fri, 24 Jan 2025 05:53:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard,Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ginette Kolinka est une des rares rescapées encore en vie du camp d’Auschwitz-Birkenau libéré voici tout juste quatre-vingts ans. Nous avons recueilli ses terribles souvenirs, mais aussi partagé son bel appétit de vivre… à presque 100 ans.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Elle sera centenaire le 4 février 2025. Ginette Kolinka continue de faire œuvre de mémoire, notamment auprès des jeunes générations. Ses jambes ne la portent plus jusque dans les collèges et lycées de la France entière, mais elle a encore organisé récemment des rencontres au sein de l&#039;Institution des Invalides, à Paris, où elle réside. C&#039;est là que nous avons retrouvé cette infatigable passeuse de mémoire de l&#039;indicible, dont la résilience force le respect.    On &quot;célèbre&quot; les 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau où vous avez été internée. Que retenez-vous de ce moment? Ginette Kolinka: Le jour de la libération du camp, je n&#039;y étais plus. J&#039;avais été envoyée à Bergen-Belsen puis, quand les alliés ont approché, à Theresienstadt en Tchécoslovaquie. J&#039;ai échappé à la marche de la mort qui a été imposée par les nazis à ceux d&#039;Auschwitz. J&#039;étais alors malade du typhus, à peine consciente. Quand je me suis réveillée, j&#039;ai appris que Paris était libre, qu&#039;Auschwitz aussi avait été libéré. On m&#039;a mise dans un avion sanitaire pour la France  Qu’avez-vous ressenti alors ? Ginette Kolinka: Peu de choses. J&#039;ai vécu le camp comme un automate, qui faisait ce qu&#039;on lui disait de faire sans réfléchir. C&#039;est peut-être pour ça que je suis revenue. Vous savez, on n&#039;est plus rien, on n&#039;est même pas un animal. Vous avez déjà vu un robot en action? Moi j&#039;en ai vu un dans une vitrine du boulevard Beaumarchais, à Paris, une sorte de disque roulant, un aspirateur, qui allait à droite, qui allait à gauche: c&#039;est ce que j&#039;étais. J&#039;ai perdu toute émotion en arrivant. On vous met nue. On vous rase. On vous tatoue. On vous apprend que votre père, votre frère sont partis en fumée. Ça se passe en quelques heures. Après tout ça, je peux vous garantir que votre cerveau ne fonctionne plus.  Dans cet océan d’horreur, on a en tête le geste d’humanité de Simone Veil que vous avez côtoyée dans ce camp… Ginette Kolinka: Simone était à côté de moi quand une kapo est tombée en extase devant elle. Elle est allée chercher une robe qu&#039;elle lui a donnée. Et Simone me l&#039;a offerte. Je l&#039;en remercie encore. Ce geste m&#039;a peut-être sauvé la vie.  Et la faim ? Ginette Kolinka: La faim a toujours été là, c&#039;était ça le plus terrible. Nous nous étions habituées à être sales, à faire nos besoins là où nous pouvions, habituées aux parasites. Je travaillais la terre, je cassais des pierres, je les transportais. Avec les outils qu&#039;on me donnait, sans réaction. Mais la faim, oui, c&#039;était toujours très dur. Le casse-croûte était attendu. C&#039;était le but de chaque journée, avoir de quoi manger.  Vous avez attendu plusieurs décennies avant d’en parler. Pourquoi ? Ginette Kolinka: Mes camarades et moi, nous n&#039;avons pas voulu. On ne nous aurait pas crues. Et puis je n&#039;ai pas fait un acte héroïque. Tous les Juifs pendant cette période ont été traqués. Je n&#039;en connais pas qui ont eu l&#039;esprit libre. Et raconter tout ce que j&#039;ai subi alors que tant d&#039;autres ne sont pas rentrés… Comme mon père et mon petit frère que j&#039;ai envoyés dans les chambres à gaz.  Comment cela ? Ginette Kolinka: À l&#039;arrivée du train de déportation, il fallait marcher vers le camp. Mais les nazis ont dit que ceux qui étaient fatigués pouvaient prendre un camion pour s&#039;épargner la marche. C&#039;est ce que j&#039;ai conseillé à mon père et à mon frère. Mais ces camions allaient directement à la mort, aux chambres à gaz.  Est-il possible d’oublier ce que vous avez vécu? Ginette Kolinka: Non: je ferme les yeux, je suis dans le camp. Mais je suis rentrée, et je vis. Je retrouve mes sœurs ; elles sont jeunes, elles sont gaies. Je retrouve aussi ma mère, et l&#039;appartement que nous avions à Paris. Je ne suis pas dépaysée. Vous poseriez la même question à une camarade qui est rentrée dans un triste état, qui n&#039;a plus personne, et plus de chez-elle, ce serait différent. Notre appartement bien sûr avait été vidé. Par la Gestapo? Par les voisins? Je ne sais pas.  Qu’est-ce qui vous a conduite à témoigner? Ginette Kolinka: Je ne l&#039;ai pas vraiment souhaité. Je fais partie d&#039;une association, l&#039;Union des déportés d&#039;Auschwitz. Les réunions avaient lieu le samedi ou le dimanche, les meilleurs jours de travail pour moi sur les marchés. C&#039;est à la retraite que j&#039;ai pris l&#039;habitude d&#039;y aller. Le président et sa femme organisaient des visites d&#039;Auschwitz avec des élèves et souhaitaient qu&#039;un déporté les accompagne. Au début, j&#039;ai refusé. Je ne voulais pas y retourner. Et puis je me suis dit qu&#039;ils donnaient aussi de leur temps. Que je pouvais faire un effort.  Quelle a été votre sensation? Ginette Kolinka: On ne devrait pas visiter Auschwitz-Birkenau au printemps, je l&#039;ai écrit. On voit des pâquerettes, de l&#039;herbe bien verte ; j&#039;ai vu une joggeuse qui faisait son footing. Et puis les allées bien propres du camp. Non! ce n&#039;est pas ça du tout! Il n&#039;y a pas la boue, pas les bruits, pas l&#039;odeur, pas les simples trous où des centaines de femmes ont fait leurs besoins. C&#039;est un décor. Seuls ceux qui l&#039;ont vécu peuvent en témoigner.  Après vous, craignez-vous que ça s’oublie? Ginette Kolinka: Je ne le crains pas, mais ça s&#039;oubliera. Ça s&#039;oubliera sauf si les jeunes en témoignent. Je leur demande d&#039;être des passeurs de mémoire  Les grands-parents d’aujourd’hui sont la génération d’après. Quel rôle peuvent-ils jouer? Ginette Kolinka: Oui, ils sont plus jeunes. Mais ils ont peut-être eu des parents ou des grands-parents résistants ou déportés. Ils peuvent raconter cette histoire. À condition que leurs petits-enfants veuillent bien les écouter.  Au-delà des voyages en Pologne, vous êtes intervenue beaucoup, et jusque très récemment, dans les collèges et lycées. Comment ces jeunes collégiens et lycéens vous écoutent-ils? Ginette Kolinka: Ça a commencé à la suite de la rédaction de mon livre, Retour à Birkenau (avec Marion Ruggieri, éd. Grasset), qui a eu du succès. Les élèves posent beaucoup de questions. Les profs me disent &quot;s&#039;ils pouvaient nous écouter une demi-heure comme ils viennent de le faire avec vous pendant deux heures, on serait content&quot;. Mon histoire les intéresse.  Le message passe-t-il parfois plus difficilement? Ginette Kolinka: Rarement. À une époque, un journaliste avait été effaré par les propos vis-à-vis des Juifs de quelques élèves d&#039;un lycée parisien réputé dur. Nous avions organisé une rencontre avec leur professeur. Je m&#039;étais dit qu&#039;il me fallait un gilet pare-balles (rires). En réalité, ils étaient gentils comme tout. Ils me disaient qu&#039;ils n&#039;avaient jamais vu de Juifs! On n&#039;a plus d&#039;étoile jaune et ça n&#039;est pas inscrit sur les fronts. Ils avaient entendu parler des parents, des membres de la famille sans doute. Nous avons échangé avec plaisir; ça a été une surprise totale pour eux.
Lire aussi&gt; Exposition: les derniers mots des déportés présentés au Mémorial de la Shoah de Drancy  D&#039;où l’importance de votre témoignage pour cette génération… Ginette Kolinka: C&#039;est arrivé parce que Hitler avait une haine absolue contre les Juifs. Je dis aux jeunes: attention, dès que vous regardez l&#039;autre comme quelqu&#039;un de spécial, vous avez un pied à Auschwitz. Parce qu&#039;on a la peau noire, ou qu&#039;on vient de Turquie ou d&#039;ailleurs; parce qu&#039;on a un faciès un peu différent… Est-ce qu&#039;ils le comprennent? De nos jours, on a tendance à traiter de nazi des gens qui se comportent mal. On ne peut pas utiliser ce terme pour toutes les barbaries actuelles.  Y a-t-il un secret à votre extraordinaire appétit de vivre? Ginette Kolinka: Vous savez, j&#039;ai connu l&#039;enfer. Alors je n&#039;ai pas le droit de me plaindre. Suis-je aveugle? Ça se peut. Et je ne peux pas répondre à votre question. C&#039;est comme ça. Je trouve que la vie est belle. Être vivante; manger alors que d&#039;autres n&#039;ont rien. Quand vous voyez ces migrants qui meurent en mer…  Et savez-vous aujourd’hui pourquoi vous avez survécu? Ginette Kolinka: La chance peut-être? Oui, j&#039;ai eu de la chance.  Avez-vous une vie heureuse ? C’est le titre de votre dernier livre. Ginette Kolinka: Ça peut surprendre, mais je me sens vivante. Je suis entourée d&#039;une famille où tout le monde s&#039;accorde bien. On va fêter mes 100 ans, ce sera une belle fête.  Ginette Kolinka: biographie en six dates 4 février 1925 Née à Paris dans une famille juive athée. Son nom de naissance est Cherkasky.
Juillet 1942 La famille se réfugie en zone libre, à Avignon.
13 avril 1944 Elle arrive à Auschwitz-Birkenau depuis le camp de Drancy avec son père et son jeune frère gazés dès leur arrivée, et son neveu qui ne survivra pas à la déportation. Ils ont été arrêtés un mois plus tôt par la Gestapo sur dénonciation.
6 juin 1945 Elle retrouve sa mère et quatre de ses cinq sœurs, à Paris. Elle pèse 27 kg. Pendant quarante ans, elle tient un stand de bonneterie sur le marché d&#039;Aubervilliers avec son mari Albert Kolinka, qu&#039;elle a épousé en 1951.
7 juillet 1953 Naissance de son fils Richard, qui deviendra le batteur du groupe Téléphone.
Début des années 2000 Elle commence à témoigner sur la déportation    Une vie heureuse, Ginette Kolinka avec Marion Ruggieri, éd. Grasset  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/18/ginette-kolinka-guillaume-le-nagard-stephanie-jani-.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Ginette Kolinka: &quot;J’ai eu de la chance&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Voilà pourquoi les Français aiment toujours recevoir et envoyer des cartes de voeux</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/voila-pourquoi-les-francais-aiment-toujours-recevoir-des-cartes-de-voeux-104148</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/voila-pourquoi-les-francais-aiment-toujours-recevoir-des-cartes-de-voeux-104148</guid>
      <pubDate>Fri, 20 Dec 2024 05:18:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Recevoir une carte de voeux, c&#039;est toujours un plaisir! Elle a survécu aux SMS et apporte davantage de bonheur. La carte de voeux, tradition qui s’étend de décembre à janvier, a encore de beaux jours devant elle comme le prouvent les dernières études.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Envoyer une carte de voeux, une tradition bien ancrée en France    Combien de cartes de voeux avec le texte Joyeux Noël, Bonne année ou Meilleurs voeux sont envoyées chaque année?  Envoyer une carte de voeux pour les fêtes de fin d&#039;année, c&#039;est une tradition bien ancrée en France: carte de voeux personnalisée et originale, moderne avec une belle photo ou de jolies illustrations, une large gamme de modèles de cartes s&#039;offrent à vous. Un excellent moyen d&#039;envoyer des souhaits
21 millions de cartes de voeux sont envoyées en fin et début d&#039;année, un chiffre stable depuis 2013.
1/3 pour souhaiter &quot;Joyeux Noël&quot; avec une carte de noël, ⅔ pour souhaiter &quot;Bonne année&quot; ou &quot;Meilleurs voeux&quot; aux destinataires.
300 millions de cartes sont expédiées par an*.
* Tous événements confondus (fin d&#039;année, mais aussi mariage, anniversaire, naissance…), hors cartes postales.
3,60€ C&#039;est le prix moyen d&#039;une carte de voeux.
+ 10% de courriers envoyés par La Poste en janvier.  Et la carte virtuelle sous forme de SMS envoyé pour la nouvelle année?    Un recul du SMS 700 millions de SMS envoyés aux destinataires à la Saint-Sylvestre en 2023.
En recul: pic à 1 milliard en 2013.  Les Français aiment recevoir et envoyer des cartes de voeux    Qui envoie? Qui reçoit? 88% des Français reçoivent des cartes de voeux pour les fêtes de fin d&#039;année. 
67% aiment en recevoir (73% femmes et 61% hommes).
55% aiment les envoyer au destinaire.
85% ont plus de plaisir à recevoir une carte de voeux papier qu&#039;un SMS ou un mail.  Garde t-on les cartes reçues?    Une attention durable Cela donne lieu qui donne lieu à une collection de cartes pour les fêtes de fin d&#039;année!
80% des Français vont garder les carte de voeux ou les cartes de noël.
69% vont même les conserver indéfiniment.  Comment est née la tradition de la carte de voeux? L&#039;histoire et l&#039;origine    Tout commence au XVIIe siècle... XVII-XIXes siècles On faisait remettre en main propre une &quot;carte pour visite&quot; à l&#039;attention des maîtres de la maison.
1843 En Angleterre, est expédiée la première carte &quot;Merry Christmas and Happy New Year&quot; (cartes de noël et de voeux).
1930 L&#039;usage de l&#039;envoi d&#039;une carte pour la nouvelle année se répand en France.  Quand faut-il envoyer les cartes de voeux? Est-ce au plus jeune de souhaiter la bonne année?    Quand envoyer les cartes de voeux? Quel est le bon usage? 31 janvier: date limite d&#039;envoi, mais idéalement dans la première quinzaine du mois (et à partir du 1er décembre, sauf pour les superstitieux!).
Le plus jeune est censé adresser ses voeux en premier.
Lire aussi&gt;Nouvelle année: allez-vous envoyer des cartes de voeux?   Sources Unicef-Opinionway, novembre 2023; UPCP Étude &quot;Marché de la carterie&quot; ; Service de presse La Poste ; Entretien de Guillaume Le Nagard avec Olivier Draeger, PDG Draeger-La Carterie    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/06/carte-bonne-annee.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Voilà pourquoi les Français aiment toujours recevoir et envoyer des cartes de voeux]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Accès aux transports en commun: 10 millions de Français sont en zone blanche, êtes-vous concerné?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/acces-aux-transports-en-commun-pres-de-10-millions-de-francais-en-sont-prives-104051</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/acces-aux-transports-en-commun-pres-de-10-millions-de-francais-en-sont-prives-104051</guid>
      <pubDate>Sat, 07 Dec 2024 16:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Alors que les transports en commun sont un lévier pour réduire les émissions de gaz à effets de serre et laisser la voiture au garage encore trop de Français, notamment dans les zones rurales, en sont éloignés, regrette l&#039;UFC-Que Choisir qui publie une étude sur le sujet.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Laisser sa voiture au garage et prendre le bus pour aller chez le médecin ou faire son marché. Se résoudre à arrêter de conduire sans renoncer à son autonomie au profit des transports en commun. Des choix inaccessibles pour plus de 10 millions de Français qui n&#039;ont pas de transports en commun à moins de 10 minutes à pied de chez eux, selon une enquête publiée par l&#039;UFC-Que Choisir. Les transports, notamment la voiture, sont pourtant les premiers émetteurs de gaz à effet de serre, mais de nombreux Français ne sont pas encouragés à faire autrement faute d&#039;accessibilité à un arrêt de bus ou une gare, pointe du doigt l&#039;association. Or dans les communes où la majorité des habitants est à moins de 10 minutes à pied d&#039;une station de tramway ou de métro, 42% des personnes optent pour cette option pour se rendre sur leur lieu de travail. Un chiffre qui tombe à 16% sur l&#039;ensemble du territoire. 
  Accès aux transports en commun: quels départements sont les moins bien desservis? D&#039;après toutes les données brassées pour la réalisation de cette enquête, plus de 17% des Français n&#039;ont pas accès à un arrêt de transports en commun à moins de 10 minutes à pied de chez eux. Dans près de 12 000 communes (343 habitants en moyenn), près de 80% de la population n&#039;a pas accès à un arrêt de transports en commun. Pour les trajets en train, ce chiffre grimpe à plus de 85%. Sans surprise, une inégalité territoriale existe: si les zones urbaines sont bien desservies, ça se complique dans de nombreuses régions.
Ainsi le quart sud-ouest du pays s&#039;apparent à une zone blanche et souffre d&#039;un manque d&#039;accès aux transports: dans le Gers, le Lot, la Lozère ou la Dordogne, plus de 60% de la population est à plus de 10 minutes à pied d&#039;un arrêt de transports en commun. Les accès pour s&#039;y rendre à vélo sont eux, peu nombreux.    Accès aux transports en commun: quels départements se démarquent? À l&#039;inverse, plus de 90% des habitants de 10 000 communes (4135 habitants en moyenne) ont eux accès à un arrêt de transports en commun. C&#039;est le cas de la région Île-de-France, les Hauts-de-France, la Moselle et zones proches des grandes villes (Caen, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Perpignan, Montpellier, Marseille, Nice, Grenoble, Lyon ou encore Strasbourg montrent).  Accès aux gares, métros: les départements les moins bien desservis Près de 53 millions de personnes (plus de 85% de la population) n&#039;ont pas accès à un arrêt de transports en commun ferré à moins de dix minutes à pied de leur domicile. Dans près de 33 000 communes, plus de 80% de la population n&#039;a pas accès à un arrêt de transports en commun ferré. Les grandes villes, notamment en Île de France et le département du Rhône, se distinguent du reste de la France.
Pour rejoindre les gares à vélo en moins de 10 minutes, le chiffre baisse, mais reste conséquent: 33 millions de personnes soit 52,7% de la population n&#039;ont pas cette possibilité. Là encore, l&#039;Île-de-France permet des accès beaucoup plus simplifiés.    En conclusion, l&#039;association de consommateurs estime qu&#039;il est &quot;illusoire de considérer que les transports en commun sont actuellement une alternative aux transports individuels sur l&#039;ensemble du territoire&quot; et appelle entre autre à un &quot;choc d&#039;offre nécessaire pour rendre les transports publics accessibles et attractifs, y compris au-delà des zones urbaines&quot;. 
Et pour vous, qu&#039;en est-il? Avez-vous facilement accès à un arrêt de bus, de tramway ou de métro? Pouvez-vous rejoindre aisément une gare pour vos déplacements sans utiliser la voiture? Racontez-nous en commentaires.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/04/transports-en-commun.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Accès aux transports en commun: 10 millions de Français sont en zone blanche, êtes-vous concerné?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Lecture à voix haute: et si vos petits-enfants participaient au concours de la &quot;J&#039;aime Lire Académie&quot;?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/lecture-a-voix-haute-et-si-vos-petits-enfants-participaient-au-concours-de-la-j-aime-lire-academie-104021</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/lecture-a-voix-haute-et-si-vos-petits-enfants-participaient-au-concours-de-la-j-aime-lire-academie-104021</guid>
      <pubDate>Sun, 08 Dec 2024 05:23:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vos petits-enfants ont entre 6 et 10 ans et sont de fervents lecteurs? Proposez-leur de participer au concours de lecture à voix haute organisé par le magazine &quot;J&#039;aime Lire&quot;. Un défi à préparer en famille? Voici comment participer.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Du 20 décembre au 5 février 2025, le magazine J&#039;aime Lire organise la 3e édition de son concours de lecture à voix haute baptisé &quot;J&#039;aime Lire Académie&quot;. Après Kylian Mbappé et Omar Sy, c&#039;est au tour de l&#039;acteur et réalisateur à succès Artus (&quot;Un petit truc en plus&quot;) de parrainer les jeunes lecteurs. Ce concours destiné aux enfants entre 6 et 10 ans vise à promouvoir la lecture et offre une opportunité de partage et d&#039;entraide entre les générations. Voici comment participer.    Comment participer au concours de J&#039;aime Lire Académie? Pour participer et tenter de remporter le premier prix (sa taille en boîtes ©Légo avec 1 BD collector Tom Tom et Nana et un carnet de blagues), vos petits-enfants vont devoir lire à voix haute un extrait de leur histoire préférée parue dans un numéro de J&#039;aime Lire. Cela peut être un numéro récent ou plus ancien. A vous de les filmer avec votre smartphone ou votre tablette pour envoyer ensuite la vidéo d&#039;une durée de 2 minutes maximum au jury composé de membres de la rédaction du magazine. Pour cela, il faudra se connecter sur le site de J&#039;aime lire à partir du 20 décembre.
N&#039;hésitez pas à répéter avec vos petits-enfants, la première prise ne sera pas forcément la meilleure. Pour se démarquer, la vidéo doit être originale. L&#039;enfant peut lire où il le souhaite (à la maison, dans sa chambre, dehors...), se déguiser ou pas, être accompagné s&#039;il le souhaite. L&#039;an dernier, 3 200 vidéos avaient été envoyées. Bonne chance! 
Découvrez les vidéos des gagnants de l&#039;an dernier  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/04/jaime-lire-academie.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Lecture à voix haute: et si vos petits-enfants participaient au concours de la &quot;J&#039;aime Lire Académie&quot;?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>En route pour une année 2025 pleine de sorties culturelles!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/en-route-pour-une-annee-2025-pleine-de-surprises-103556</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/en-route-pour-une-annee-2025-pleine-de-surprises-103556</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Jan 2025 05:48:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[La rédaction Notre Temps]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Profitez de 2025 en douze moments festifs, culturels, sportifs, musicaux… Toute la rédactions’est mobilisée pour vous dévoiler ses coups de coeur au sein de nos territoires. Nous vous souhaitons une année riche en découvertes, partages et voyages… du Nord aux Pyrénées-Orientales, en passant par le Loiret et le Finistère.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Du 11 au 23 janvier. La grande Odyssée (Haute-Savoie, Savoie, Isère) fêtera ses 20 ans en janvier 2025 Avec Nadège Cartier, cheffe de rubrique santé
Une course de chiens de traîneau internationale qui fêtera ses 20 ans en janvier 2025: le public de tout âge est convié dans les onze stations-étapes (de Megève à Villard-de-Lans) à voir la course, mais également à tester gratuitement le biathlon, observer la faune de montagne avec un casque de réalité virtuelle, faire du VTT sur neige, du snooc (une sorte de trottinette sur neige)… Ce rendez-vous familial, que j&#039;ai découvert avec mes nièces,nous a donné envie de participer à un mini-raid de deux jours en Haute Tarentaise.
Plus d&#039;infos sur grandeodyssee.com/le-programme-2025    Le dimanche 2 mars: le carnaval de Dunkerque (Nord) Avec Fabienne Bargès, 1re rédactrice graphiste
Chaque année, Dunkerque s&#039;enflamme au rythme de son carnaval où chacun se déguise selon son humeur et sa créativité. Peu importe la météo, dans un incroyable mélange de sons et de couleurs, les carnavaleux chantent, se serrent les uns contre les autres, se bousculent gentiment. Ils participent aux &quot;bandes&quot; – des défilés dans la ville – ou aux &quot;bals&quot;, le soir, dans les cafés. Ne manquez pas le jet de harengs, le premier jour des &quot;Trois Joyeuses&quot;: à 17 heures précises, en hommage aux pêcheurs, le maire et son équipe lancent, depuis le balcon de l&#039;hôtel de ville, des harengs – sous vide! – à la foule bigarrée. Cette fête chaleureuse, que je célèbre avec mon fils aîné, désormais lillois, est particulièrement divertissante. Allez-y à plusieurs si vous pouvez. Et si vous préférez les foules moins denses, privilégiez les petites communes alentour qui ont aussi leurs fêtes du 19 janvier au 22 mars.
Le dimanche 2 mars. Plus d&#039;infos sur ville-dunkerque.fr/decouvrir-sortir-bouger/  Du 19 au 21 avril: la foire aux rosiers de Bellegarde (Loiret) Avec Florence Monteil, Grand reporter culture
Venez fêter les roses dans mon cher Loiret, à Bellegarde, où chaque année à Pâques le champ de foire se transforme en jardin extraordinaire de 3 hectares. J&#039;y retrouve toujours le charme intact d&#039;une typique fête de village (manèges, stands gourmands, concert…), mais ce rendez-vous a un parfum unique, celui de l&#039;amour d&#039;une région pour la culture des roses (troisième pôle de production en France!), représenté par 200 exposants et des centaines de variétés anciennes et modernes. Après cette halte sur la &quot;Route de la rose&quot;, passez aussi par le jardin d&#039;André Eve, célèbre rosiériste, à Pithiviers.
Du 19 au 21 avril. Plus d&#039;infos sur foire-aux-rosiers.com  Les 19 et 20 avril: le salon Cita&#039;livres au Château-d&#039;Oléron (Charente-Maritime) Avec Stéphanie Janicot, Grand reporter livres
Parmi les dizaines de salons du livre qui fleurissent en France, j&#039;aime tant celui d&#039;Oléron que, lorsque je n&#039;y suis pas invitée comme auteure, je viens y flâner en touriste. Il a lieu dans la magnifique citadelle qui se dresse à la pointe de l&#039;île, un endroit vraiment magique. Dans le bel auditorium, on peut assister à des rencontres-débats passionnantes – animées par Josyane Savigneau, pilier du monde littéraire – avec des écrivains ayant publié dans l&#039;année. Cette édition encore, j&#039;espère bien en être!
Les 19 et 20 avril.
Plus d&#039;infos sur cita-livres.fr  Du 23 au 25 mai: Philosophia à Saint-Émilion (Gironde) Avec Marie Auffret, Directrice des rédactions
Philosopher en se promenant entre les vignes et en dégustant (avec modération!) des productions locales… l&#039;idée de conclure un partenariat entre le festival Philosophia et Notre Temps était tentante… En mai dernier, j&#039;ai donc découvert, le temps d&#039;un week-end, ce festival à taille humaine pas tout à fait comme les autres. On y croise, dans un cadre classé par l&#039;Unesco, des conférenciers souvent renommés, passionnés, accessibles et pédagogues. Leur mission? Nous aider à prendre le temps de la réflexion, pour mieux comprendre notre monde et rester… philosophe. Ça fait du bien!
Du 23 au 25 mai.
Thème de la 18e édition: &quot;L&#039;Espace&quot;.
Rencontres gratuites, balades sur inscription avec participation financière.
Plus d&#039;infos sur festival-philosophia.com    Du 24 au 29 juin: Sculpture sur paille et foin à Valloire (Savoie) Avec Agnès Duperrin, cheffe de service santé
J&#039;étais partie randonner en famille et j&#039;ai découvert un musée à ciel ouvert au milieu des alpages. Le défi relevé par des artistes du monde entier: réaliser une oeuvre XXL à partir d&#039;une armature en fer recouverte de 400 kg de paille et 600 kg de foin. Le résultat est décoiffant, insolite, poétique ou acrobatique. Les enfants courent autour, pendant qu&#039;on se promène de l&#039;une à l&#039;autre. On se sent tout petit au milieu des géants… Une belle surprise!
Du 24 au 29 juin.
Oeuvres visibles gratuitement tout l&#039;été sur le plateau des Verneys.
Tél. 04 79 59 03 96;
Plus d&#039;infos sur valloire.net  Du 3 au 6 juillet: le festival Beauregard (Calvados) Avec Émilie Cailleau, journaliste web
C&#039;est un petit festival de musique qui monte depuis quelques années en qualité et en réputation. Il se tient sur le domaine du château de Beauregard (près de Caen). Un lieu bucolique, en bordure du canal de l&#039;Orne. J&#039;y ai passé de bons moments en écoutant de la musique live (deux scènes, pas besoin de marcher des kilomètres). L&#039;ambiance est bon enfant et familiale, avec une programmation éclectique et de plus en plus large (Jean-Louis Aubert, Air, The Black Keys…). Et à des tarifs plus abordables que les gros festivals.
Du 3 au 6 juillet.
Plus d&#039;infos sur festivalbeauregard.com  Du 18 au 20 juillet: le festival Jean-Ferrat à Antraigues-sur-Volane (Ardèche) Avec Karine Benhamou, secrétaire de rédaction
Chaque année avec son festival, Antraiguessur- Volane, en Ardèche, rend hommage au chanteur de La Montagne – Jean Ferrat y vécut de 1974 à sa mort, en 2010. Trois jours qui font la part belle à la chanson française, y compris actuelle. J&#039;aime y aller pour écouter des têtes d&#039;affiche mais également découvrir des artistes plus confidentiels. Quel plaisir aussi de fouler les pavés de ce joli village de 544 âmes, où la convivialité est de mise! Tout proches, la Volane, où je n&#039;hésite pas à me rafraîchir lorsque le thermomètre grimpe, et des petits sentiers de randonnée, pour déconnecter entre deux concerts, un atelier et une conférence sur la chanson ou un thème cher à l&#039;artiste. Cerise sur le gâteau, certaines scènes sont gratuites.
Du 18 au 20 juillet. Plus d&#039;infos sur festivaljeanferrat.fr  Tout l&#039;été 2025: théâtre à Bussang (Vosges) Avec France Lebreton, rédactrice en chef adjointe
Bussang, commune de 1 300 habitants nichée au coeur de la forêt vosgienne. À l&#039;entrée du village, une belle bâtisse tout en bois, classée monument historique, abrite un lieu de création artistique unique en France, le Théâtre du Peuple, fondé par Maurice Pottecher, il y a 130 ans, en 1895. Son utopie tient en quelques mots: &quot;Par l&#039;art, pour l&#039;humanité.&quot; Chaque été, nombre de fidèles, dont je suis, se pressent pour assister, serrés sur des bancs, à une mise en scène inédite d&#039;un grand auteur: Shakespeare, Brecht, Feydeau… Le clou du spectacle? Le moment où les deux portes coulissantes du fond de scène s&#039;ouvrent sur la colline boisée, sous les acclamations du public. À l&#039;origine, il s&#039;agissait &quot;d&#039;assainir l&#039;art au contact de la nature&quot;. Aujourd&#039;hui, les comédiens semblent projetés dans une nouvelle dimension, nous les rendant encore plus proches, plus vivants.
Tout l&#039;été 2025. Plus d&#039;infos sur theatredupeuple.com  Le 2 août: la fête du lac à Annecy (Haute-Savoie) Avec Marie-Alexandra Desfontaines, cheffe de service pratique-art de vivre
C&#039;est une fête magnifique, nous y allions chaque été avec ma famille car nous passions nos vacances dans la région. Il y a des animations, des concerts et, surtout, le feu d&#039;artifice du soir, très attendu, un spectacle grandiose entre lac et montagne (c&#039;est d&#039;ailleurs le plus beau de toute l&#039;Europe). À noter: les organisateurs travaillent cette année sur une formule plus écologique, avec un spectacle de lumières sur les eaux du lac. À cette occasion, faites un crochet à Yvoire, un village médiéval sur les bords du lac Léman. L&#039;été, la ville se pare de fleurs et, le long des rives, des stands proposent de déguster des poissons grillés fraîchement pêchés. Danses, théâtre, concert… cela vaut le détour!
Le samedi 2 août de 19 heures à 23 heures. Accès payant. Plus d&#039;infos sur lac-annecy.com  Les 3 et 4 août: les courses hippiques sur le sable à Plouescat (Finistère) Avec Guillaume Le Nagard, chef de service actualité-société
Des cavalcades sur le sable blanc de la baie du Kernic transformée en hippodrome éphémère à marée basse (un des seuls en Europe): dans une ambiance familiale où les estivants côtoient les habitants, les courses hippiques se succèdent sur fond de dunes et de Manche. J&#039;y ai parfois misé quelques euros pour rire avec mes enfants, et toujours perdu, parfois sur le fil et dans l&#039;excitation des novices. Ces rencontres ont débuté il y a 141 ans, avec les lourds chevaux de trait sur lesquels pariaient les notables. Renseignezvous aussi sur le programme du Fonds Hélène et Édouard Leclerc, installé dans l&#039;ancien couvent des Capucins à Landerneau, toute proche. De Giacometti à Cartier-Bresson en passant par Enki Bilal, ses expos temporaires sont souvent ambitieuses et intéressantes.
Les 3 et 4 août. Tarif 6€, petite restauration sur place.
Plus d&#039;infos sur roscoff-tourisme.com    Octobre 2025: vendanges en fête à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) Avec Stéphanie Letellier, cheffe de rubrique web
Durant trois jours, un village vigneron s&#039;installe sur la plage avec dégustation de banyuls et de collioure dans une ambiance bon enfant. Le point d&#039;orgue de cette fête, à laquelle j&#039;ai déjà participé à deux reprises, a lieu le dimanche avec un pique-nique géant sur la plage où de grands barbecues sont mis à disposition de tous. Chacun peut ramener sa table et ses chaises et profiter de ce cadre magnifique. Dans l&#039;après-midi, d&#039;anciennes barques catalanes accostent sur la plage avec les vendanges. Si la météo est de la partie, c&#039;est juste sublime! Vous pouvez aussi profiter du week-end pour aller visiter Collioure, à un quart d&#039;heure en voiture.
Octobre 2025.
Plus d&#039;infos sur vendangesenfete.fr  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/11/26/2025.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[En route pour une année 2025 pleine de sorties culturelles!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Marie Robert: &quot;Nous avons tous besoin d&#039;être réconfortés&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/marie-robert-nous-avons-tous-besoin-d-etre-reconfortes-103502</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/marie-robert-nous-avons-tous-besoin-d-etre-reconfortes-103502</guid>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 05:13:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis plusieurs années, la jeune philosophe et pédagogue nous enseigne comment les grandes pensées peuvent nous aider au quotidien. Son dernier opus, &quot;Le Miracle du réconfort&quot;, propose neuf chemins à emprunter aux côtés d’illustres auteurs pour se faire du bien…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Pour quelle raison avez-vous éprouvé le besoin d’écrire sur le réconfort? Marie Robert: Le sujet s&#039;est imposé à moi en octobre 2023, comme une évidence dans un contexte mondial très confrontant. En outre, je cherchais quel était le fil conducteur de mon travail, dans mes écoles, mes conférences, mes cours en ligne ou mes posts Instagram, et je me suis aperçue que cette notion était en filigrane de tout. J&#039;ai la conviction que nous avons tous besoin d&#039;être réconfortés de quelque chose. Le réconfort, c&#039;est trouver le courage de continuer… N&#039;est-ce pas ce que nous souhaitons tous?  En quoi la philosophie peut-elle nous aider ? Marie Robert: Elle nous aide à prendre conscience de choses très simples, et c&#039;est cela sa force. Elle nous aide à conceptualiser et à nous arrêter au lieu de &quot;passer à côté&quot;. Prenons l&#039;exemple de mon chapitre sur l&#039;émerveillement. J&#039;explique tout ce qui se passe lorsqu&#039;on contemple une pâquerette. S&#039;arrêter sur quelque chose, ouvrir son esprit, prendre la mesure de l&#039;exceptionnel dans le quotidien. Voilà la puissance de la philo.  Comment peut-elle entrer dans la vie de tout un chacun ? Marie Robert: En s&#039;autorisant des moments de réflexion. Qu&#039;est-ce que philosopher? Ce n&#039;est pas connaître des citations d&#039;auteurs. Ce n&#039;est pas être expert en histoire de la philo. C&#039;est réfléchir. C&#039;est prendre le temps de questionner, de s&#039;étonner, d&#039;interroger. Nous pouvons le faire sous la douche, en marchant dans la nature, en coupant des carottes. C&#039;est ne pas tenir les choses pour acquises. C&#039;est s&#039;autoriser à penser pour réajuster nos vies!  Comment avez-vous choisi vos neuf thèmes ? Pourquoi ne pas avoir retenu, par exemple, l’activité physique ou la famille ? Marie Robert: Je tenais absolument à trouver des thèmes accessibles et finalement assez simples. L&#039;activité physique est très réconfortante, mais certains en sont privés pour des raisons de santé notamment. En plus, il y a parfois beaucoup d&#039;injonctions dans ce domaine. Idem pour la famille, elle est parfois tout sauf réconfortante! En revanche, la beauté, l&#039;audace, l&#039;émerveillement, l&#039;amitié, le goût, la fiction… sont à la portée de tous. J&#039;aime l&#039;universalité. L&#039;idée qu&#039;on peut tous manger un plat de pâtes devant un bon film m&#039;émeut.  Et vous, quelles sont vos sources de réconfort ? Marie Robert: L&#039;amour. Toujours l&#039;amour. Chaque minute passée à s&#039;aimer est une minute d&#039;éternité. C&#039;est mon plus grand réconfort! Mais je dois admettre que la lecture est quelque chose de très présent dans ma vie. Un bon livre, le lien avec les personnages est un réconfort assez immédiat pour moi.  Pouvez-vous nous conseiller des livres de philosophie faciles d’accès et qui font du bien ? Marie Robert: J&#039;ai essayé de mettre pas mal de pistes de lectures dans mon livre pour que, surtout, on ne s&#039;arrête pas à moi! Mais si je devais en mettre en avant, je citerais, en auteur de l&#039;Antiquité, la remarquable Lettre à Ménécée d&#039;Épicure. Le texte propose une méthode pour atteindre le bonheur, en même temps qu&#039;elle en précise les conditions. C&#039;est passionnant. En auteur contemporain, on glisse avec délice dans les livres de Claire Marin.    Le Miracle du réconfort, éd. Flammarion, 272 p., 20€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/11/25/prendre-dans-ses-bras-reconforter.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Marie Robert: &quot;Nous avons tous besoin d&#039;être réconfortés&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Noël, fêtes de fin d&#039;année: &quot;Les surprises renforcent le lien émotionnel&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/special-fetes-les-surprises-renforcent-le-lien-emotionnel-103223</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/special-fetes-les-surprises-renforcent-le-lien-emotionnel-103223</guid>
      <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 10:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Être surpris enrichit nos vies! Christophe Haag, spécialiste de l’intelligence émotionnelle, le démontre dans son dernier ouvrage &quot;Le Pouvoir de la surprise (même mauvaise!)&quot;, paru aux éditions Albin Michel. Un entretien… surprenant!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À quoi sert une surprise? Et notamment à l’occasion de Noël? Christophe Haag: La surprise va créer un élan, que ce soit dans le couple ou dans les relations familiales. Elle permet d&#039;établir un lien émotionnel plus fort, car elle instaure un moment de connexion unique. Surprendre le cerveau de l&#039;autre, c&#039;est comme organiser une journée portes ouvertes cérébrales! En intégrant des éléments inattendus dans les traditions, vous instaurez une nouvelle dynamique.
Lire aussi&gt;   Est-elle plus importante que la qualité du cadeau? Christophe Haag: Dans une certaine mesure, oui. Lorsqu&#039;une surprise est bien conçue, elle devient une expérience en soi. Ainsi, si elle a du sens pour la personne qui la reçoit, et même si le cadeau n&#039;est pas extravagant, elle peut avoir un impact affectif plus important. Parfois, ce qui compte le plus, c&#039;est la façon dont la surprise est présentée et le message qu&#039;elle véhicule, et non la valeur matérielle du cadeau.
Lire aussi&gt; Je déteste le cadeau de mon conjoint, je lui dis?  Quel rôle joue l&#039;anticipation dans l&#039;expérience de la surprise? Christophe Haag: Elle a un rôle crucial! Lorsqu&#039;on anticipe un cadeau, on active une attente qui rend la surprise encore plus intense le moment venu. C&#039;est un peu comme un jeu où le cerveau se met en mode de recherche d&#039;indices. L&#039;anticipation rend l&#039;expérience plus riche, elle prépare le terrain pour une surprise encore plus gratifiante, une sorte de bombe à dopamine, la &quot;molécule du plaisir&quot;. En outre, plus vous êtes surpris, plus vous produisez des neurones et plus vous luttez contre le vieillissement neuronal!
Lire aussi&gt; Je n&#039;aime pas recevoir de cadeaux, c&#039;est normal?  Comment en conserver la notion dans un contexte aussi codifié et prévisible que Noël? Christophe Haag: Instaurez une mise en scène, choisissez un beau papier cadeau pour montrer l&#039;attention que vous y avez mis et ne demandez pas à l&#039;avance ce que la personne souhaite. En provoquant des situations inattendues, vous pouvez garder vivante la magie de Noël. Par exemple, introduire des jeux ou des activités qui n&#039;étaient pas attendus peut piquer la curiosité et raviver le sentiment d&#039;émerveillement. Cela permet de renouer avec l&#039;imprévisible qui fait le charme des fêtes.
Lire aussi&gt; 50, 60 ,70 ans... Quel cadeau offrir à ses proches quand on manque d&#039;idées?     Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique de Notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2020/12/01/noel-faire-plaisir-a-tous-pas-un-cadeau.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Noël, fêtes de fin d&#039;année: &quot;Les surprises renforcent le lien émotionnel&quot;]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>10 gestes pour des vacances plus vertes (en France ou ailleurs)</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/en-france-ou-ailleurs-10-gestes-pour-des-vacances-plus-vertes-70643</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/en-france-ou-ailleurs-10-gestes-pour-des-vacances-plus-vertes-70643</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Jun 2023 05:50:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le challenge de cet été? S&#039;évader dans nos régions ou à l&#039;étranger… tout en préservant notre planète. Nous pouvons le relever!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le secteur du tourisme produit à lui seul 11% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France, affirme l&#039;Ademe (2021). De gros efforts restent donc à faire pour limiter son empreinte… et le sauver lui-même! Car bien des régions souffrent déjà de la hausse des températures, des incendies, du manque d&#039;eau, de la pollution littorale, de la fonte des glaciers… &quot;Des professionnels toujours plus nombreux s&#039;engagent dans une démarche écoresponsable et les labels fleurissent en réponse à l&#039;urgence écologique et aux attentes de vacanciers de plus en plus conscientisés, note Julien Buot, directeur de l&#039;association et du label Agir pour un tourisme responsable (ATR). À nous de faire notre part en choisissant des destinations, des équipements, des transports et des activités “allégés”, et en respectant, notamment, la Charte éthique du voyageur.&quot; S&#039;il n&#039;existe pas de vacances &quot;zéro carbone&quot;, nous pouvons tous viser une neutralité bénéfique pour le monde de demain, où nous aimerions toujours passer de belles vacances.  Des destinations plus écologiques Et si nous évitions le pire, c&#039;est-àdire les 5% de la planète où se retrouvent 95% des touristes, selon l&#039;Organisation mondiale du tourisme? Dans leur No List 2023, les éditions américaines Fodor&#039;s signalent les zones les plus exposées à l&#039;épuisement des ressources, à l&#039;érosion, la pollution… À éviter: le lac Tahoe (États-Unis), l&#039;Antarctique, Venise et la Côte amalfitaine (Italie), les Cornouailles (Grande-Bretagne), Amsterdam (Pays-Bas), la Thaïlande ou, en France, le parc national des Calanques, près de Marseille, et Étretat, en Normandie. Et la liste n&#039;est pas exhaustive…
&quot;Dans l&#039;Hexagone, de nombreux territoires prônent un tourisme slow plus au vert&quot;, assure Victoria Morin, consultante pour les entreprises en transition et formatrice pour la Fresque du climat (2). De plus en plus de plateformes éthiques (We Go GreenR, Explora Project, Fairbnb…) offrent des parcours et des hébergements plus responsables que les complexes hôteliers en circuit fermé, qui ne profitent pas aux populations autochtones. En France comme à l&#039;étranger, nous pouvons organiser notre voyage avec des acteurs locaux, indépendants et labellisés.  Des transports plus propres Le transport représente 77% des émissions carbone du secteur du tourisme, les trajets en avion pesant le plus lourd. &quot;Il faudrait limiter le nombre de vols et les longs courriers&quot;, encourage Victoria Morin.
À privilégier: le train, champion du bas carbone. Les possibilités de voyages de nuit se multiplient (Toulouse, Nice, Albi, Briançon, Berlin, Vienne…) et on trouve des trains directs pour Barcelone, Milan…
Côté voiture, si l&#039;on voyage seul voire à deux, le covoiturage (facile à organiser avec des opérateurs tel BlaBlaCar) permet de diviser le prix et l&#039;empreinte écologique du déplacement. Pratique pour des trajets transversaux mal desservis par le rail. Une fois la voiture pleine, il ne reste plus qu&#039;à rouler à 110 kilomètres à l&#039;heure maximum sur l&#039;autoroute, comme le suggéraient Yann Arthus-Bertrand et Cyril Dion dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche (29 octobre 2022) pour économiser 20% de carburant et de GES. Gagnant-gagnant!  Une mobilité plus douce une fois sur place Arrivés à destination, on oublie la voiture? Au maximum! L&#039;idéal est de tout faire à pied ou à vélo, quitte à en louer un en le réservant bien à l&#039;avance, car les loueurs sont pris d&#039;assaut l&#039;été. De quoi lutter contre l&#039;inactivité et y gagner côté santé.
Vous prévoyez des vacances à vélo, mais connaissez-vous ces pistes cyclables?
Vélodyssée: de la Bretagne au Pays basque (1300 km).
Véloscénie: de Paris au Mont-Saint-Michel (450 km).
Vélomaritime: de Roscoff à Dunkerque (1500 km). À découvrir sur www.francevelotourisme.com
Et pour organiser votre séjour à vélo, consultez le site d&#039;un spécialiste: www.bicyclette-verte.fr  Des bagages plus légers Partir léger, c&#039;est bien. Sans rien acheter (ou presque), c&#039;est mieux, du moins rien de neuf, en repérant le matériel de camping, plage, pique-nique, etc., sur Leboncoin, Everide, Troc.com… Ou encore, en ressourcerie locale près de chez nous ou sur le lieu de vacances.   Une trousse de toilette plus vertueuse Mettons-y plus de soins solides et compacts, des produits tout-en-un, des petits formats seulement s&#039;ils sont réutilisables. &quot;Et rapportons à la maison les flacons vides si le système de ramassage et de recyclage des déchets sur place n&#039;est pas optimal&quot;, rappelle Victoria Morin.  Une crème solaire plus respectueuse des coraux Au moins 10% des récifs coralliens dépérissent à cause du réchauffement, de la pollution et de plusieurs milliers de tonnes de produits solaires déversés dans les océans, nocifs aussi pour la biodiversité des rivières et des lacs. Privilégions les filtres minéraux, les labels Cosmébio, Ecocert, Nature &amp; Progrès… et, même si elles ne sont pas officielles, les mentions &quot;Respect de la vie marine&quot;, &quot;Respectueux des océans&quot;, &quot;Reef friendly&quot;…  Des activités plus économes en énergie Le défi est de repérer les activités non motorisées, donc non directement consommatrices d&#039;énergie. On évite parcs d&#039;attractions, jet-skis et bateaux à moteur au profit de la baignade, de la voile, du surf… Surtout, pas de quad ni de moto-cross en montagne, s&#039;il vous plaît! Le land art, qui utilise les éléments de la nature, la balade en évitant les &quot;autoroutes&quot; de rando, c&#039;est vivifiant et écolo. Et moins nous faisons de shopping pour rapporter un souvenir vite oublié ou un vêtement issu d&#039;une chaîne, mieux c&#039;est.  Une déconnexion numérique plus longue Pour les grands comme pour les petits, une pause numérique est toujours bénéfique. De quoi recharger nos batteries sociales et familiales en favorisant les échanges par les jeux de cartes, de plateau… En plus, c&#039;est bon pour la planète, car le bilan carbone du numérique est lourd. Les jours de pluie, si nous avons envie d&#039;un bon film, préférons les versions téléchargées ou les DVD
Lire aussi&gt; Smartphone, applis, notifications... Cette fois je me déconnecte!  Une assiette plus locale Davantage de temps pour choisir les produits et cuisiner: quel plaisir d&#039;éviter la grande distribution! Au marché, renseignons-nous sur la production la plus locale, les denrées qui ne sont pas en tension comme certains poissons. Et rien n&#039;empêche, avant le départ, d&#039;enquêter sur les producteurs locaux, les ventes à la ferme, etc. Côté restos, fuyons les chaînes au profit des indépendants, surtout lorsqu&#039;ils affichent un label environnemental.  Des pique-niques plus responsables Pour limiter les déchets, essayons de ne rien acheter qui soit très emballé. Une salade et un sandwich maison sont toujours meilleurs! Et pour boire, on  Pour s&#039;y retrouver dans les labels et les mentions Affichage environnemental des hébergements touristiques: il mesure leur empreinte carbone.

ATR (Agir pour un tourisme responsable): il attribue un label à des voyagistes sur des critères environnementaux et sociaux.
Écogîtes, Gîtes Panda: ils repèrent les plus verts. Écolabel européen: il évalue les hébergements selon des indicateurs écologiques.
Écotable: il labellise des restaurateurs responsables (approvisionnement, éthique…).
Flocon vert: il met en avant l&#039;engagement environnemental des stations de montagne. Green destinations: il distingue des territoires et des offices du tourisme ayant une démarche durable.
La Clef verte: elle est donnée à des hébergements et à des restaurants écoresponsables. Pavillon bleu: il concerne les communes et les ports de plaisance défenseurs de leur environnement.
Tourisme équitable: il valorise des critères sociaux et économiques, et privilégie les acteurs locaux. Plus de précisions sur www.tourisme-durable.org
  En kiosque actuellement.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/05/02/vacances-vertes-slow.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[10 gestes pour des vacances plus vertes (en France ou ailleurs)]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir bénévole... En accompagnant des jeunes issus de l’immigration vers l’emploi</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/duo-for-a-job-devenir-benevole-en-accompagnant-des-jeunes-issus-de-limmigration-vers-lemploi-104948</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/duo-for-a-job-devenir-benevole-en-accompagnant-des-jeunes-issus-de-limmigration-vers-lemploi-104948</guid>
      <pubDate>Mon, 10 Feb 2025 15:58:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce mois-ci, rencontre avec Duo for a Job qui met en relation des &quot;mentors&quot; avec des jeunes Français issus de l’immigration ou des étrangers en situation régulière pour les aider à s’insérer professionnellement. Prunelle Gorget, directrice France de l’association, nous explique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[À quel besoin votre association répond-elle? Prunelle Gorget: Nous faisons le constat que les jeunes issus de l&#039;immigration éprouvent bien plus que d&#039;autres des difficultés d&#039;accès à l&#039;emploi. Nous avons pour objectifs de réduire cette inégalité, de valoriser les compétences de ce public mais aussi celles des bénévoles, ou mentors, qui les accompagnent, et de recréer du lien intergénérationnel. L&#039;association est née en Belgique il y a dix ans et est arrivée en France en 2019. Elle est présente aujourd&#039;hui à Lille, Paris, Lyon et Marseille. Nous avons accompagné 1 300 jeunes dont 50% ont trouvé un emploi et, plus largement, 70% une solution: un emploi, un stage ou une formation.  Quel profil de bénévoles recherchez-vous? Prunelle Gorget: Nos accompagnants doivent avoir plus de 50 ans, afin de disposer d&#039;une expérience professionnelle et de compétences personnelles qui peuvent être valorisées. Ils viennent de tous les secteurs d&#039;activité: chauffeur de taxi, professionnel du paramédical, de l&#039;aide à la personne… cadre ou ex-dirigeant. La moitié est retraitée et l&#039;autre encore en activité professionnelle. Plus de 500 mentors sont actifs au sein de l&#039;association.  Qui sont les jeunes aidés? Prunelle Gorget: Les deux tiers sont des étrangers en situation régulière, les autres des jeunes Français issus de l&#039;immigration. Ils ont entre 18 et 30 ans et aspirent à travailler dans tous les secteurs et à tous les niveaux de compétence. Leur point commun est leur difficulté à s&#039;insérer.  Comment se passe une mission? Prunelle Gorget: Elle dure six mois, pendant lesquels le mentor accompagne son &quot;mentee&quot; (mentoré, ndlr): chaque semaine, ils défi nissent ensemble un plan d&#039;action, cherchent des offres d&#039;emploi, des formations. Le mentor aide le jeune à identifi er ses compétences, l&#039;assiste dans ses démarches. Pour cela, le bénévole suit au départ une formation obligatoire de quatre jours. Nous donnons des outils, des modules sur le CV, nous indiquons les compétences requises, comment utiliser les réseaux sociaux… Puis des réunions régulières de mentors permettent d&#039;échanger sur leur pratique d&#039;accompagnement. Chacun d&#039;entre eux est en outre soutenu par l&#039;un des trente permanents de l&#039;association.  Que tirent les bénévoles de cette expérience? Prunelle Gorget: Ils nous font part de leur impression d&#039;être utiles, de leur plaisir à échanger avec des représentants d&#039;une autre génération et d&#039;une culture différente, d&#039;ouvrir ainsi leur esprit. Certains conservent des liens d&#039;amitié avec la communauté des autres mentors. Ceux qui sont encore en activité développent des aptitudes de management, de coaching, de gestion des compétences… De notre côté, nous faisons de la dentelle en créant des tandems qui fonctionnent. Ce n&#039;est pas un algorithme qui les fait &quot;matcher&quot; et il est possible de ne pas faire un duo avec tel ou tel jeune si on ne le souhaite pas. Huit mentors sur dix se réengagent après une mission.  Témoignage de Marie-Line, 64 ans, Lille: &quot;Les jeunes cherchent d&#039;abord un peu de stabilité&quot; &quot;J&#039;ai commencé la formation de mentor dès mon premier mois de retraite. J&#039;étais responsable de sites industriels pharmaceutiques et j&#039;ai beaucoup travaillé à l&#039;étranger. J&#039;ai cherché une activité utile, hors du stress propre à l&#039;entreprise et dans un environnement bienveillant. J&#039;ai toujours voulu donner une chance aux jeunes qui essaient de s&#039;en sortir. La formation de quatre jours proposée au départ par Duo for a Job est très carrée, avec une équipe vraiment compétente. Je me suis retrouvée parmi douze autres aspirants mentors de tous les univers et j&#039;ai noué des liens chaleureux avec eux. J&#039;ai déjà accompagné deux jeunes pendant six mois. L&#039;un, âgé de 29 ans, vient d&#039;Afghanistan et a passé un bachelor en Inde. Il a décroché un CDD de quatre mois dans une société d&#039;insertion. L&#039;autre est un Syrien ayant vécu en zone de guerre, et qui a trouvé un poste de chef d&#039;équipe en construction durable. Beaucoup de mentorés recherchent d&#039;abord une famille professionnelle, un peu de stabilité. Le moral est important.&quot;  Le mentoring est fait pour vous si... • Vous êtes capable d&#039;une bonne écoute.
• Vous avez une expérience professionnelle à transmettre.
• Vous êtes patient et ne brusquez pas vos interlocuteurs.  Mieux vaut éviter si... • Vous ne résidez pas à proximité de Lille, Lyon, Marseille ou Paris.
• Vous avez du mal à accepter les différences culturelles.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/16/mentoring-jeunes-seniors.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Devenir bénévole... En accompagnant des jeunes issus de l’immigration vers l’emploi]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Appel à témoignages: &quot;Cinq ans après, je me souviens du confinement...&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-cinq-ans-apres-je-me-souviens-le-confinement-107952</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/appel-a-temoignages-cinq-ans-apres-je-me-souviens-le-confinement-107952</guid>
      <pubDate>Sat, 08 Feb 2025 18:28:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cinq ans après le premier confinement, le 17 mars 2020, beaucoup se souviennent de cette parenthèse avec intensité. Positive ou négative, les deux mois de confinement où il a fallu changer nos habitudes ont marqué nos vies. Partagez avec nous vos souvenirs de cette période hors du commun.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Nous sommes en guerre&quot;. C&#039;est sans doute la phrase qui aura marqué le discours d&#039;Emmanuel Macron du 16 mars 2020. Ce lundi soir, après avoir annoncé la fermeture des écoles, crèches, universités, puis des restaurants et bars quelques jours avant, le président français mettait en place un confinement total. Plus de réunion familiale, associative, sportive… &quot;Se promener, retrouver ses amis dans le parc, dans la rue, ne sera plus possible&quot;, prévenait alors le président. Le 17 mars, pour la première fois (et pas la dernière…) depuis la Deuxième guerre mondiale, la France rentrait dans le confinement.
Pour certains, réentendre ce mot cinq ans après réveille un stress post-traumatique ou procure quelques suées froides. Une angoisse de la maladie dont nous ne savions rien, l&#039;absence de masque, l&#039;éloignement, les rues désertes…Plus possible d&#039;aller tenir la main de sa mère en Ehpad, de prendre dans ses bras ses petits-enfants, de retrouver les copines à la gym…
On le sait, cette période hors du commun a accru les troubles psychiques, notamment chez les plus jeunes. Mais pour tous les Français, cette parenthèse a été vécue de façon très intense et hétérogène. Le temps fait le tri et avec le recul que reste-t-il? Si beaucoup de seniors ont vécu dans un isolement total, pour d&#039;autres, le mot &quot;confinement&quot; évoque une époque bénie où le travail n&#039;était plus l&#039;alpha et l&#039;oméga de nos vies, où les enfants sont revenus vivre à la maison, où l&#039;on a réappris la lenteur, où on a entendu à nouveau le chant des oiseaux, où on s&#039;est occupé de la terre…
Et pour vous, qu&#039;évoque cette date du 17 mars 2020? Est-ce que ce fut le premier jour d&#039;une parenthèse dorée? Est-ce que vous avez inventé de nouvelles sociabilités? Vous vous êtes découvert de nouvelles passions? Vous avez adopté de nouvelles habitudes de vie? Envoyez-nous votre témoignage par mail à temoins@gmail.com ou dans les commentaires en précisant votre prénom, votre âge et vos souvenirs.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/06/une-femme-avec-un-masque-a-sa-fenetre.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Appel à témoignages: &quot;Cinq ans après, je me souviens du confinement...&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Edith vit son rêve aux fourneaux d’un chef étoilé</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/aux-fourneaux-dun-chef-etoile-reve-de-seniors-104942</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/aux-fourneaux-dun-chef-etoile-reve-de-seniors-104942</guid>
      <pubDate>Tue, 04 Feb 2025 13:53:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La restauration, c’est sa passion depuis toujours. Edith Weill a ouvert autrefois un établissement avec son mari et à 55 ans, passé un CAP de cuisine! À 76 ans, elle vit une nouvelle expérience en participant, le temps d’un déjeuner, au service d’une grande table parisienne, sous la tutelle d’un chef bienveillant. La cerise sur le gâteau!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je vais essayer…&quot; La voix d&#039;Edith Weill, 76 ans, est encore timide. Le chef étoilé Alan Geaam, tablier blanc immaculé, barbe au cordeau et sourire chaleureux, vient de lui proposer de lever les filets d&#039;un turbot: une tâche délicate, sur un produit de luxe. Tous deux se tiennent ce matin-là dans la petite salle du restaurant gastronomique du chef franco-libanais, qui porte son nom, près de la place de l&#039;Étoile à Paris. Edith est arrivée la veille, du béguinage proche d&#039;Agen où elle vit: &quot;Je suis passionnée de cuisine du monde, explique-t-elle. Dans mon habitat collectif, qui dispose d&#039;espaces communs, je cuisine souvent pour les autres résidents.&quot; Ses derniers menus: un couscous et un plat mexicain.
De la salle luxueuse aux accents clairs – moquette épaisse, tables aux lourds plateaux de marbre, banquettes ondulées couleur sable –, ils peuvent voir la cuisine par le passe-plat. La brigade de trois cuisiniers s&#039;y affaire déjà pour le service du midi. Car c&#039;est bien dans des conditions réelles qu&#039;Edith va rejoindre ce ballet parfaitement réglé propre à la haute gastronomie. La voici maintenant devant le plan de travail en inox, mandoline à la main, pour détailler des lamelles de courge butternut. Le chef, à côté d&#039;elle, rectifie la position. Et les fines feuilles orangées s&#039;alignent sur la planche à découper. Elles viendront envelopper une quenelle où s&#039;équilibrent noix, dattes et échalotes avec une crème de sésame. Edith apprend à façonner ces petits rouleaux dans un film alimentaire qui sera poché brièvement. &quot;Je suis impressionnée par le nombre d&#039;ingrédients et la minutie dont il faut faire preuve, s&#039;étonne-t-elle. Comme si je créais une sculpture.&quot; Et le spectacle continue: elle passe son rouleau au chalumeau avec le chef Geaam, puis le nappe d&#039;une mousse de céleri citronnée à l&#039;aide d&#039;un siphon puis le parsème de fleurs bleues comestibles. &quot;Quelle sophistication! Quand je pense que je n&#039;en ai fait qu&#039;un!&quot;  Edith vit un Rêve de seniors Mais que fait Edith peu avant le coup de feu dans la cuisine d&#039;un restaurant étoilé? Elle vit son Rêve de seniors, une opération lancée par un collectif d&#039;entreprises, qui permet à des personnes de plus de 60 ans de réaliser un projet hors norme. &quot;J&#039;ai été sensible à cette démarche, explique Alan Geaam. La cuisine est pour moi une histoire de partage et de transmission, c&#039;est ce que je souhaite mettre en avant dans mes restaurants.&quot; Le chef franco-libanais, de plus en plus connu pour sa cuisine inventive et raffinée, a lui-même toujours cru à son rêve. Il est arrivé en France à 24 ans en fuyant la guerre civile dans son pays. Il ne maîtrisait pas la langue et n&#039;avait jamais pris de cours de cuisine. Il travaille d&#039;abord dans le bâtiment et fait la plonge chez un traiteur libanais. Qu&#039;il est un jour amené à remplacer au pied levé. Puis il gravit en autodidacte les échelons de la hiérarchie culinaire, travaillant dans plusieurs restaurants avant d&#039;ouvrir le sien en 2007. Il obtient une étoile en 2018 pour un deuxième établissement, celui où il a accepté d&#039;accueillir Edith.
Son rêve à elle vient de loin aussi. Il a traversé une vie pleine de rebondissements. &quot;Dès l&#039;âge de 14 ans, j&#039;ai décidé d&#039;ouvrir un restaurant&quot;, assure-t-elle. Elle patiente d&#039;abord dans une agence de publicité parisienne, puis profite d&#039;un licenciement collectif pour se former à la gestion dans la restauration. Durant son stage, elle rencontre son mari, et son futur beaufrère qui est chef. Le trio part à Manosque, dans les Alpes-Maritimes, pour rénover entièrement un local et ouvrir sa table. &quot;Nous proposions ce qu&#039;on appelait à l&#039;époque une “nouvelle cuisine”, dans le sillage de Michel Guérard, en y ajoutant un accent provençal, précise Edith. Mon beau-frère était aux fourneaux, mon mari à la gestion et moi en salle.&quot; L&#039;aventure dure huit ans, au terme desquels le couple juge les contraintes de la restauration peu compatibles avec leur vie de famille: ils ont désormais deux enfants. Ils repartent tous à Paris, où son mari trouve un emploi dans les ressources humaines, tandis qu&#039;elle progresse dans l&#039;organigramme d&#039;une société d&#039;intérim, jusqu&#039;au siège. Où elle finit par s&#039;ennuyer. Elle la quitte quelques années avant la retraite et passe un CAP de cuisine, &quot;au milieu de jeunes de 16 ans qui se demandaient un peu ce que je faisais là!&quot;. Des enseignements qu&#039;elle n&#039;aura finalement pas l&#039;occasion de mettre en pratique professionnellement.
Aujourd&#039;hui, ce sont les résidents de son béguinage du Lot-et-Garonne qu&#039;Edith régale régulièrement. Après son passage en cuisine chez Alan Geaam, elle a bien sûr été invitée par le chef au service du midi qui a apprécié le dressage des assiettes, version haute gastronomie: &quot;Il y a beaucoup d&#039;élégance et un peu de mise en scène&quot;, se réjouit-elle. Elle a refait les rouleaux pochés, en y apportant son inspiration personnelle. &quot;Le chef m&#039;a dit: “Edith, je te transmets ma recette, mais surtout réalise ta propre création sur cette base.”&quot; De la papaye verte pour envelopper une farce de crevettes, citronnelle, menthe et avocat; le tout, dans une présentation de palace. Le rêve d&#039;Edith devenu réalité met l&#039;eau à la bouche  Rêves de seniors, c&#039;est quoi? Rêves de seniors est une opération réservée aux plus de 60 ans lancée par Silver Alliance, un collectif d&#039;entreprises &quot;au service du bien-vieillir&quot;. Pour y participer, il faut déposer son rêve sur le site dédié. Il sera peut-être choisi par un comité de sélection qui se réunit tous les six mois. Quatre catégories sont proposées: une activité sportive, une activité culturelle, une rencontre avec une célébrité, un projet entrepreneurial.
Exemples vécus par ces chanceux: rencontrer Thomas Pesquet, échanger avec Michel Drucker, voler avec des oies ou sauter en parachute à plus de 80 ans. L&#039;opération est prise en charge financièrement, excepté les frais annexes (déplacement et hébergement éventuels). G. L. N.   ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/16/reve-senior-cuisine.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Edith vit son rêve aux fourneaux d’un chef étoilé]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La chronique de Martine Gruère: Ces voix intérieures qui guident nos vies</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-ces-voix-interieures-qui-guident-nos-vies-106959</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-ces-voix-interieures-qui-guident-nos-vies-106959</guid>
      <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 14:18:29 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Martine Gruère]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vice-présidente de l&#039;association Old&#039;Up, le mouvement des retraités &quot;plus si jeunes, mais pas si vieux!&quot;, Martine Gruère nous livre son humeur, ses emballements et ses agacements avec un mot d&#039;ordre: déconstruire les préjugés âgistes de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Sauf exception les journées s&#039;organisent selon un rituel facilitateur. Il change au cours de la vie (les études, puis l&#039;emploi, puis les enfants, la retraite, les petits-enfants…) et au cours de l&#039;année – les vacances en particulier – mais c&#039;est une économie précieuse. Inutile de penser puisque l&#039;on est guidé par nos habitudes et en ce qui me concerne par des voix intérieures qui m&#039;accompagnent de façon plus ou moins agréable.
Au lever: l&#039;invasion par &quot;l&#039;enginateur&quot; (une expression inventée par mon fils ainé pour m&#039;expliquer pourquoi il ne parvenait pas à s&#039;endormir). Ce sont des idées qui se répètent et insistent pour que vous les preniez en compte. Devenant ennuyeuses. Donc je me lève pour les chasser ou les mettre de côté (à traiter plus tard).
La gymnastique du matin - obligatoire depuis l&#039;âge de 12 ans lorsque ma forte scoliose est apparue et que j&#039;ai été menacée de &quot;porter un corset toute ma vie&quot; si je ne faisais pas 20mn d&#039;exercices tous les matins. Le relais par mon kinésithérapeute qui m&#039;a suivie pendant des années: &quot;Si ce n&#039;est pas difficile, si cela ne tire pas, cela ne sert à rien!&quot; Aujourd&#039;hui je sais ma chance d&#039;avoir une scoliose. Elle m&#039;a contrainte à bouger tous les jours au même titre que me laver les dents. Si je ne fais pas ma gymnastique quotidienne, cela me manque…
Puis vient le petit déjeuner: mon gendre m&#039;a incitée à bien me nourrir: au moins une belle tartine avec beurre et confiture et mon fils a insisté pour que je m&#039;autorise à m&#039;asseoir de façon confortable, au fond de ma chaise (le bord de la chaise est commode lorsque l&#039;on sait que toutes les 3mn il faut se lever pour apporter ceci ou cela à nos invités). Puis se lever, laver, ranger…à l&#039;image quotidienne de ma mère.
Et vient enfin &quot;l&#039;heure du choix&quot;. L&#039;heure du père?? Quelle sera ma journée? Quels plaisirs? quelles contraintes? Y aura-t-il un moment de &quot;rien&quot;?
J&#039;ai été élevée dans la valorisation de &quot;l&#039;activité&quot;. Dans ma famille, bien tolérante par ailleurs, se prélasser longtemps dans son bain ou téléphoner sans fin à ma meilleure amie c&#039;était comme un péché. Depuis lors, grâce à mon statut de retraitée – après une phase où j&#039;avais peu de choix – je m&#039;autorise ces fameuses heures de peu ou de rien et cela me fait beaucoup de bien. En Bourgogne, sur notre terrasse, le calme face au passage sans fin des nuages, si variés ; face au paysage au soleil couchant, …Difficile cependant de m&#039;empêcher d&#039;appeler les chouettes à la tombée de la nuit. Je les imite bien et elles m&#039;ont souvent répondu. En écrivant cette chronique je découvre que &quot;chouette&quot; était le totem (scout) de mon père. Suis-je en train de l&#039;appeler?
Le mystère des voix intérieures qui nous mènent plus qu&#039;on l&#039;imagine. Mais qu&#039;en est-il des voix extérieures?
Le relais n&#039;a-t-il pas été pris par les inquiétudes écologiques? Consommer le moins possible d&#039;eau, d&#039;électricité, de chauffage ; acheter des aliments &quot;bio&quot; produits au plus près de chez nous…Voyager en train plutôt qu&#039;en voiture, de préférence à vélo (à nos âges??) et surtout marcher - même si c&#039;est plus lentement qu&#039;avant - c&#039;est une belle proposition.
Désormais pour quelqu&#039;un qui a été éduquée à faire &quot;toujours mieux&quot; (par les parents, l&#039;école et le scoutisme) aux voix intérieures ce sont ajoutées les voix extérieures.
Par chance, les contraintes s&#039;allègent en vieillissant. C&#039;est la troisième voix, celle de notre corps, notre usure et notre finitude qui commencent à s&#039;exprimer. Un nouveau monde à découvrir?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/11/13/gruere-ok-martine.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La chronique de Martine Gruère: Ces voix intérieures qui guident nos vies]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Martine Gruère Collection personnelle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La chronique de Martine Gruère: L&#039;attente, les attentes</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-l-attente-les-attentes-106647</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/la-chronique-de-martine-gruere-l-attente-les-attentes-106647</guid>
      <pubDate>Fri, 17 Jan 2025 04:03:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Martine Gruère]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vice-présidente de l&#039;association Old&#039;Up, le mouvement des retraités &quot;plus si jeunes, mais pas si vieux!&quot;, Martine Gruère nous livre son humeur, ses emballements et ses agacements avec un mot d&#039;ordre: déconstruire les préjugés âgistes de la société.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un temps essentiel de nos vies, nos années, nos journées est consacré aux attentes. Attentes du soleil après la pluie, de l&#039;homme ou la femme de sa vie, d&#039;un bébé, des résultats d&#039;un examen, de son salaire, des vacances, d&#039;évènements joyeux, tristes, effrayants…attente de la mort à laquelle personne n&#039;échappe -
Aujourd&#039;hui, le conseil à la mode est de &quot;vivre ici et maintenant&quot;. C&#039;est un bon conseil et il me convient bien lorsque je prends chaque matin mon délicieux petit déjeuner. J&#039;apprécie mes rites et ma tranquillité sauf … lorsque je redoute qu&#039;un jeune homme habitant dans un immeuble de l&#039;autre côté de la rue soit peut-être en train de me regarder… Je ne suis plus seule ni tranquille. Me voici contrainte d&#039;attendre que tout soit enfin éteint chez lui (part-il au travail?) pour profiter vraiment de ce précieux moment. Mon &quot;ici est maintenant&quot; est partiellement gâché du fait d&#039;un risque, d&#039;une attente totalement subjective!
J&#039;ai découvert l&#039;attente amoureuse à 5 ou 6 ans. J&#039;étais reçue chez ma tante Ninon, qui habitait à Lyon. Je l&#039;aimais beaucoup et c&#039;était réciproque. Elle avait de l&#039;humour ; elle était un peu ma grand-mère. Elle ne possédait que 2 jouets anciens. Mécaniques, ils bougeaient lorsqu&#039;on les remontait: une poupée qui dansait en tournant sur elle-même en musique et une auto rouge bordeaux qui pouvait avancer. J&#039;étais émerveillée. Lors d&#039;un repas familial, avec mes 3 grands cousins - ils avaient entre 20 et 30 ans? - Joseph, mon cousin préféré, faisait l&#039;objet d&#039;aimables moqueries de la part de tous les adultes présents: depuis plus de 24h il ne dormait plus et ne mangeait plus. Il attendait… &quot;sa fiancée&quot;. Témoin de cette scène, je l&#039;ai vraiment appréciée. C&#039;était donc cela &quot;être amoureux&quot;!
Ensuite les attentes plus ou moins valorisées, difficiles ou faciles...se sont multipliées. Les naissances de nos bébés: après nos 2 fils aurions-nous enfin une fille? Oui! (J&#039;avais changé -un peu- mon alimentation à cette fin). Les messages paradoxaux quotidiens à nos enfants: &quot;Dépêche-toi, Attends…tu vois bien que le bonhomme est rouge!&quot;. Les &quot;J&#039;arrive&quot; qui signifient toujours &quot;attends-moi&quot;. Notre petit-fils dont la maman est d&#039;origine libanaise m&#039;a appris à attendre, à l&#039;attendre: &quot;Il faut compter jusqu&#039;à 200 et quelques fois il faut recommencer&quot;. Il m&#039;a appris à attendre avec calme.
Pour mes études, puis celles de nos enfants et désormais nos petits-enfants: l&#039;attente partagée et parfois inquiète des résultats scolaires: sera-t &#039;il/elle accepté dans le Collège, le Lycée, l&#039;Université convoités?? Grâce à notre fils ainé, nous avons partagé de grandes émotions. Il lui fallait réussir son Master (1/2 point supplémentaire suffisait) pour intégrer une Grande Ecole dont il avait réussi le concours d&#039;entrée. C&#039;était une condition incontestable. Pour le dîner durant lequel nous saurions son résultat, j&#039;avais décidé avec mon mari que nous partagerions quoi qu&#039;il en soit une bonne bouteille de Bourgogne - soit pour fêter sa réussite soit pour nous consoler de notre déception. Notre fils nous a annoncé qu&#039;il avait raté…Ce fut suivi d&#039;un grand silence (il fallait digérer la nouvelle!) puis il nous a dit qu&#039;il avait blagué: qu&#039;en fait il avait réussi!!! Le Bourgogne a été totalement apprécié.
Puis vient l&#039;âge, le grand âge, la santé de nos corps presque silencieuse jusque là -ce qui nous permettait de l&#039;oublier- commence à se manifester pour nous et pour nos proches, familles et amis qui vieillissent comme nous. Nous retrouvons l&#039;attente émue de résultats des examens qui ne sont plus universitaires mais sanitaires.
La première fois que ma gynécologue m&#039;a déclaré que j&#039;avais peut-être un cancer du sein -que je devais donc être examinée de plus près – j&#039;étais partagée entre le désespoir et la colère. Ma sœur ainée victime d&#039;un cancer du sein m&#039;a dit au téléphone &quot;Bienvenue au club&quot;. Elle me proposait de me rapprocher de quelques-unes de ses amies déjà touchées par ce cancer. Je n&#039;en avais aucune envie! Par chance aujourd&#039;hui encore je n&#039;appartiens pas à ce club amical.
Avec l&#039;âge, avec les soins obligatoires et multiples, nous passons de plus en plus de temps dans les bien nommées &quot;salles d&#039;attente&quot;. Elles sont un lieu de rien, un moment vide. A nous de le remplir avec nos non-dits -inquiétudes, rêves, interrogations…Ou en cherchant à se distraire, en regardant les revues proposées, peut-être avec discrétion les autres patients, attendant comme nous et désormais les smartphones bienvenus. Nous ne sommes pas supposés être des &quot;im-patients&quot; ; il nous faut plutôt témoigner de notre reconnaissance lorsqu&#039;enfin on nous appelle. L&#039;attente est terminée à moins qu&#039;une 2e ou 3e attente soit prévue dans le parcours médical qui s‘ensuit.
Et les maladies graves, les décès de ceux que nous aimons tant se multiplient autour de nous ; parfois inattendus, parfois très attendus. Le cercle de nos ainés et de nos plus proches se réduit et nous attendons les suites…Les soins entrepris seront-ils efficaces? L&#039;équipe médicale qui les entoure est-elle la meilleure? Et il nous faut attendre. Attendre la vie qui peut durer du mieux au pire, attendre la mort. La fin dit aussi la mémoire, l&#039;entrée dans une histoire qui nous dépasse et pour certains/certaines la certitude d&#039;un ailleurs où seront retrouvés tous les aimés. Au catéchisme on m&#039;avait enseigné qu&#039;il me faudrait attendre à la porte du Paradis…si je veillais à être une enfant modèle.
Attendre la réponse?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/11/13/gruere-ok-martine.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[La chronique de Martine Gruère: L&#039;attente, les attentes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Martine Gruère Collection personnelle]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les bébés de 2025 inaugurent la génération Bêta, et vous, à quelle génération appartenez-vous?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/les-bebes-2025-inaugurent-la-generation-beta-et-vous-quelle-est-votre-generation-105784</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/les-bebes-2025-inaugurent-la-generation-beta-et-vous-quelle-est-votre-generation-105784</guid>
      <pubDate>Thu, 16 Jan 2025 15:38:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cécile Dard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après les générations X, Y, Z et Alpha, les bébés nés depuis le 1er janvier 2025 seront les Bêta.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le concept des générations X, Y, Z, Alpha et désormais Bêta est né des sciences sociales et du marketing. Il vise à catégoriser les différentes cohortes démographiques en fonction de leur époque de naissance et des traits culturels, technologiques et sociaux qui les caractérisent. Si les dates de catégories varient parfois d&#039;un pays à l&#039;autre, les appellations restent les mêmes.   Né entre 1928 et 1945: la génération silencieuse C&#039;est la couverture du magazine américain Time du 5 novembre 1951 qui lance le concept de &quot;génération silencieuse&quot;. Le Time désigne ainsi les personnes de cette tranche d&#039;âge qui ont vécu la Grande Dépression et qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale. Cette génération est aussi appelée en anglais les Builders (les fondateurs).   Né entre 1946 et 1970: les baby-boomers Ce groupe démographique tire son nom du baby-boom, la période de pic des naissances après la Seconde Guerre mondiale jusqu&#039;en 70 en France. Une époque de prospérité économique, de reconstruction et de croissance. Les Baby-boomers sont souvent vus comme des travailleurs, pour qui la sécurité de l&#039;emploi est importante. Ils ont connu une forte croissance économique après-guerre et le plein emploi... ainsi qu&#039;une forte période de remise en question de l&#039;ordre étable, comme la génération de Mai-68 en France.  Né entre 1970 et 1980: génération X Popularisée par le livre &quot;Generation X: Tales for an Accelerated Culture&quot; (1991) de Douglas Coupland, cette tranche de population a grandi avec les débuts de l&#039;informatique et des médias modernes (télévision couleur, VHS). Elle a aussi été marquée par des crises économiques, les chocs pétroliers, les premières crises de l&#039;emploi et des changements sociaux (chute du mur de Berlin). 
Les enfants de la génération X sont décrits comme loyaux, expérimentés, organisés et un peu plus méfiants à l&#039;égard de l&#039;autorité.  Né entre 1981 et 1996: génération Y ou Millennials Aussi appelée Millennials parce qu&#039;elle est arrivée à l&#039;âge adulte autour de l&#039;an 2000, la Gen Y est née avec internet, elle est ce que l&#039;on appelle &quot;digitale native&quot;. Elle arrive sur un marché du travail mondialisé plus précaire. Ils seraient plus carriéristes, individualistes en faisant de leur épanouissement au sein de l&#039;entreprise une priorité. Très connectés, les Millenials communiquent facilement par email, SMS et réseaux sociaux.  Né entre 1997 et 2009: génération Z Les enfants nés après 1997 n&#039;ont jamais connu la vie sans internet et les jeux vidéo. Très connectés ils sont parfaitement à l&#039;aise avec les technologies numériques, mais ils sont aussi plus conscients des enjeux environnementaux et sociaux. Pas encore tous sur le marché du travail, ces futurs travailleurs seraient plus adeptes du nomadisme, du travail indépendant et de l&#039;entrepreneuriat.  Né entre 2010 et 2024: génération Alpha Née après les premiers smartphones, la génération Alpha maîtrise très tôt les codes des réseaux sociaux. Elle a connu l&#039;essor des technologies intelligentes et de l&#039;intelligence artificielle. La gen Alpha à des idoles issues de Youtube, Twitch, Insta ou Tiktok. Elle bénéficie d&#039;un accès sans précédent à l&#039;information et aux données. Le cabinet McCrindle estime ainsi qu&#039;un enfant sur deux de cette génération obtiendra un diplôme universitaire. Ces enfants ont aussi vécu à l&#039;école la pandémie de COVID-19 et l&#039;apprentissage virtuel. Ils auraient aussi une conscience environnementale plus forte que les générations précédentes et seront confrontés à des défis environnementaux bien plus grands.   Né après 2025: génération Bêta Ces bébés vivront assez longtemps pour connaître le XXIIe siècle et seront ainsi sans doute les premiers à vivre &quot;le transport autonome à grande échelle, les technologies de santé portables et les environnements virtuels immersifs&quot;, analyse pour France Info le chercheur en sciences sociales Mark McCrindle. la génération Bêta vivra dans une ère où l&#039;IA et l&#039;automatisation seront pleinement intégrées dans la vie quotidienne, de l&#039;éducation et des lieux de travail aux soins de santé et aux loisirs&quot;
Selon l&#039;agence de recherche McCrindle, la génération Bêta représentera 16% de la population mondiale d&#039;ici 2030.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/01/15/generations-beta.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Les bébés de 2025 inaugurent la génération Bêta, et vous, à quelle génération appartenez-vous?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Notre Temps / Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Bertrand Piccard: &quot;L’efficience, c’est faire mieux en consommant moins&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/bertrand-piccard-lefficience-cest-faire-mieux-en-consommant-moins-103737</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/bertrand-piccard-lefficience-cest-faire-mieux-en-consommant-moins-103737</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Jan 2025 14:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frank Rousseau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un futur aux technologies propres? Bertrand Piccard y croit et ose. Ce pionnier dont le grand-père a inspiré le personnage  du professeur Tournesol  à Hergé n&#039;a rien d&#039;un doux rêveur! Il projette un nouveau tour du monde pour 2028, à bord d’un avion fonctionnant à l’hydrogène décarboné. Rencontre avec un homme qui ne cesse d&#039;explorer…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous lancez un nouveau projet, baptisé Climate Impulse en référence à Solar Impulse, votre avion solaire. Pouvez-vous expliquer l’objectif de cette éco-expédition? Bertrand Piccard: Solar Impulse avait parcouru, en 2015-2016, 42 000 kilomètres sans carburant ni émissions polluantes, avec un unique pilote à bord. Cette fois, avec le navigateur français Raphaël Dinelli, nous serons deux dans le cockpit. Pour moi, c&#039;est beaucoup plus qu&#039;un avion à hydrogène vert qui doit réaliser le premier tour du monde sans escale et sans émissions. C&#039;est surtout un coup de gueule contre le défaitisme, le scepticisme et ceux et celles qui pensent qu&#039;il n&#039;y a pas de solution, et donc qu&#039;il n&#039;y a pas d&#039;avenir. L&#039;immobilisme naît de la peur, de l&#039;absence de vision. Je prône le contraire, l&#039;exploration, l&#039;aventure, la créativité, la disruption, c&#039;est-à-dire tout ce qui peut rendre notre quotidien plus intéressant, plus utile, plus respectueux de la vie et de l&#039;environnement. Il y a quelque chose de bien pire qu&#039;échouer, c&#039;est de ne pas essayer.  Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouvel avion? Bertrand Piccard: Il sera composé de deux fuselages supportant chacun un propulseur électrique à hélice. Le carburant est de l&#039;hydrogène liquide qui doit être maintenu à -253 °C, ce qui suppose de concevoir des réservoirs de nouvelle génération. Nous pensons décoller au printemps 2028 pour un tour du monde à 3 000 mètres d&#039;altitude, qui devrait durer neuf jours. L&#039;enjeu est important. L&#039;hydrogène, à condition qu&#039;il soit produit à partir d&#039;énergies décarbonées, présente l&#039;avantage de n&#039;émettre que de la vapeur d&#039;eau, là où le kérosène rejette du CO2 et des particules polluantes dans l&#039;atmosphère. Et l&#039;urgence est réelle: selon Airbus, le nombre d&#039;avions pourrait doubler dans le monde entre 2020 et 2040, passant de 22 800 à 46 500.  Votre grand-père et votre père étaient eux-mêmes scientifiques et aventuriers. Que vous ont-ils transmis? Bertrand Piccard: Mon grand-père Auguste a été le premier homme à atteindre la stratosphère à bord d&#039;une montgolfière au moyen de la capsule pressurisée qu&#039;il avait inventée. C&#039;est d&#039;ailleurs lui qui a inspiré le personnage du professeur Tournesol dans Les Aventures de Tintin! Mon père Jacques, de son côté, a été le premier à atteindre le point le plus profond des océans. Dès mon plus jeune âge, j&#039;ai été fasciné par les défis. Mes héros sont les explorateurs que j&#039;ai eu la chance de rencontrer quand j&#039;étais enfant, comme les astronautes américains du premier programme spatial. J&#039;avais 11 ans à l&#039;époque. Comment ne pas citer aussi l&#039;alpiniste néo-zélandais Edmund Hillary ou bien encore l&#039;apnéiste français Jacques Mayol. Ces gens ordinaires avaient eu le courage de réaliser des choses extraordinaires; je me suis dit… pourquoi pas moi?
Mes aïeux m&#039;ont aussi enseigné la curiosité. Je pouvais poser toutes les questions qui me traversaient l&#039;esprit. Ils ne m&#039;ont jamais dit &quot;Tais-toi! Ce n&#039;est pas de ton âge. Tu n&#039;as qu&#039;à faire ce qu&#039;on te dit&quot;. Et puis, de temps en temps, ils me répondaient qu&#039;ils ne savaient pas. Et ça, c&#039;est le plus beau cadeau que l&#039;on puisse faire à un enfant. Cela signifiait qu&#039;il y avait encore des choses à découvrir, par moi peut-être… Extrêmement stimulant!  Comment les technologies peuvent-elles améliorer la qualité de la vie sur Terre? Bertrand Piccard: Pour moi, il y a un mot à développer, c&#039;est &quot;efficience&quot;. L&#039;efficience, c&#039;est quand on fait mieux, en consommant moins. Il y a énormément de solutions qui permettent, dans les processus industriels, d&#039;arrêter de gaspiller. Comme dans la consommation, la gestion des déchets, etc. Ces approches concernent toutes les générations et le monde entier. Un des gros problèmes de notre société actuelle, c&#039;est de vouloir produire de plus en plus à un prix toujours plus bas pour battre la concurrence, avec des salaires au rabais qui créent des inégalités sociales inacceptables, et des déchets à n&#039;en plus finir. Faire décroître la consommation ne signifie pas qu&#039;il faille faire décroître l&#039;économie. Vendre de l&#039;efficience, c&#039;est saisir de nouvelles opportunités économiques, créer des nouveaux jobs. Nous avons labellisé 1 600 solutions pour protéger l&#039;environnement sur notre site  www.solarimpulse.com: des processus, des systèmes, des produits, des matériaux, des softwares…  Et concrètement, pour nous tous? Bertrand Piccard: Il y a des tas de choses que l&#039;on pourrait adopter comme simples gestes de bon sens. Cela ne relève pas de la haute technologie. Traiter les ressources naturelles avec respect et arrêter de les gaspiller, recycler, utiliser des circuits courts, consommer des produits locaux. Et, si vous êtes prêt à changer vos habitudes, rouler à 110 km/heure au lieu de 130 sur une autoroute, c&#039;est 25% d&#039;économie de carburant pour le même trajet. Chauffer son logement à 19 °C au lieu de 21, c&#039;est 14% d&#039;économie d&#039;énergie et des factures allégées. Il y a des dizaines et des dizaines de solutions, par exemple en commercialisant l&#039;usage d&#039;un système plutôt que sa possession. Pour l&#039;aspect législatif, il y a aussi énormément à faire parce que les réglementations, les lois, les normes sont presque toutes axées sur ce qu&#039;on faisait au siècle passé, avant l&#039;existence des solutions actuelles.
Lire aussi&gt; La France face à ses déchets   Le 9 avril dernier, les militantes du collectif Aînées pour le climat Suisse ont obtenu la condamnation de votre pays, la Suisse, pour inaction climatique. Il n’y a donc pas d’âge pour se battre? Bertrand Piccard: Honnêtement, vous pouvez avoir 25 ans et agir comme un vieux et, à l&#039;inverse, être jeune dans votre tête à 80 ans. Pour cela, il faut rester en contact avec l&#039;enfant intérieur qui est en vous. Celui qui rêvait, qui osait, qui essayait, qui espérait, qui parfois souffrait. Dans le cas présent, je constate que des femmes âgées sont allées devant la Cour européenne des droits de l&#039;homme et ont gagné. Et qu&#039;en même temps, certains jeunes vont se coller les mains sur le bitume et jeter de la sauce tomate sur les tableaux, créant une vision repoussante de l&#039;écologie. Ce qu&#039;ils font, malgré leur bonne volonté, engendre plus de mal que de bien.
Lire aussi&gt; Héros de Notre Temps 2022: Grands-Parents pour le climat, pour que toutes les générations oeuvrent ensemble  Bertrand Piccard: biographie express 1958 Naissance à Lausanne (Suisse).
1996 Diplômé en médecine, spécialisé en psychiatrie et psychothérapie.
1999 Premier tour du monde en ballon (Breitling Orbiter 3).
2012 Le site internet de Solar Impulse est lancé.
2015 Tour du monde avec l&#039;avion solaire Solar Impulse.
2017 Il reçoit la médaille de la Royal Scottish Geographical Society (société savante basée en Écosse) pour Solar Impulse  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/09/bertrand-piccard.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Bertrand Piccard: &quot;L’efficience, c’est faire mieux en consommant moins&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Peter Sandground/Solar Impulse - Climate Impulse]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Serge Guérin: santé et engagement, le cocktail senior!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/serge-guerin-sante-et-engagement-le-cocktail-senior-104101</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/serge-guerin-sante-et-engagement-le-cocktail-senior-104101</guid>
      <pubDate>Fri, 03 Jan 2025 06:03:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Serge Guérin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À la demande du Conseil économique, social et environnemental, l&#039;institut Ipsos a interrogé les Français sur leur rapport à la société. Santé, pouvoir d&#039;achat... On trouvera assez peu de différences entre les générations, exception faite de l&#039;engagement associatif des seniors comme le détaille dans sa chronique le sociologue Serge Guérin.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Si on leur demande quelles sont leurs trois préoccupations majeures, les moins de 35 ans et les plus de 60 ans mettent la santé en numéro 1 à, respectivement, 36 et 40%. Les 35-59 ans, eux, placent la santé (42%) derrière le pouvoir d&#039;achat (43%) qui chez les jeunes, arrive en deuxième (35%) et en cinquième chez les seniors (23%). Ceux-ci sont par ailleurs 30% à s&#039;alarmer de la situation économique de la France. C&#039;est leur source d&#039;inquiétude numéro 2. Elle n&#039;arrive qu&#039;en sixième place chez les jeunes et en troisième pour les 35-59 ans.
En revanche, la situation politique du pays trouble pratiquement autant les plus âgés (26%), au troisième rang de leurs préoccupations, que les jeunes (25%), même s&#039;ils la placent en cinquième position. Un autre élément à souligner: en dépit d&#039;une morosité record, à titre individuel les Français se disent &quot;satisfaits de leur bien-être&quot;: 83% des jeunes, 80% des 35-59 ans et 84% des seniors. Ce qui fait la différence tient d&#039;abord au pouvoir d&#039;achat: 95% de ceux qui déclarent vivre à leur aise se disent satisfaits, contre seulement 58% pour ceux qui estiment que leurs revenus ne couvrent pas leurs besoins.
Enfin, 35% des citoyens affirment s&#039;engager dans une association. Les retraités sont les plus mobilisés (43%), largement devant les 35-59 ans (36%) et les jeunes (26%). Bien sûr la différence de disponibilité explique en grande partie ces écarts. Et les retraités les plus engagés sont ceux qui durant leur vie étudiante ou professionnelle étaient déjà les plus impliqués. Rappelons aussi que le bénévolat est bon pour la santé. La sienne comme celle du pays!  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2019/12/24/enquete-ces-jeunes-qui-nous-ressemblent-tant.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Serge Guérin: santé et engagement, le cocktail senior!]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Comment se prémunir de ces râleurs qui nous épuisent</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/comment-se-premunir-de-ces-raleurs-qui-nous-epuisent-105201</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/comment-se-premunir-de-ces-raleurs-qui-nous-epuisent-105201</guid>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 14:03:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Fille, mari ou amie, ils ne sont jamais contents. Pourquoi ce besoin de râler? Que suscite cette attitude en nous? Comment s&#039;en prémunir?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Voir mon père m&#039;épuise, témoigne Pierre-Yves, 59 ans. Du goût des tomates à l&#039;attente à la caisse du magasin, du ciel gris aux supposés visages tristes des Parisiens, rien ne va. J&#039;ai tellement été élevé dans cette atmosphère de récriminations perpétuelles que j&#039;ai mis du temps à en prendre conscience, avec une petite tendance à suivre cette pente savonneuse.&quot;  Des bons et des mauvais râleurs Tous ne sont pas des râleurs de compétition comme le père de Pierre-Yves. Qui n&#039;a jamais pesté lors une contrariété, maugréé à la suite d&#039;une déception? Le bon raleur râle le temps de sortir d&#039;une tension, mais il passe rapidement dans une autre énergie. Le mauvais râleur, celui qui mérite pleinement ce titre de râleur, proteste et rouspète à tout propos. &quot;Ce n&#039;est pas une attitude qui le rend heureux, relève Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien. Mais en plus il imprègne son entourage des émotions auxquelles il carbure, comme la colère et le dégoût, la peur et la tristesse, grandes consommatrices d&#039;énergie.&quot;  Je râle, donc j&#039;existe! Les fonctions de ces râleries sont nombreuses. &quot;La première, c&#039;est souvent de mettre à distance, ce qui fait ressentir comme impuissant, explique le psychopraticien. Le râleur se sent subir le monde extérieur et son fonctionnement.&quot; Peuvent s&#039;y ajouter des besoins relationnels non satisfaits, comme un besoin de reconnaissance. Pester sert alors à se faire remarquer, à occuper une place, à se faire entendre. &quot;C&#039;est une façon d&#039;imposer ses idées, ses opinions, sa vision du monde, poursuit Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Cette représentation, certes pessimiste mais très forte, donne une sorte de confort parce que le râleur n&#039;a plus le sentiment d&#039;être surpris. C&#039;est également une manière de rester en surface, de ne pas reconnaître une souffrance plus profonde.&quot;  Survivre à un râleur La fausse bonne idée, c&#039;est de le contrer en mode: &quot;Ce n&#039;est pas si grave, les tomates du jardin cet été seront meilleures ; tu as tout ton temps à la caisse, tu es à la retraite ; il fera plus beau demain&quot;, comme pourrait le dire Pierre-Yves à son père. Mais cela reviendrait à le renforcer dans sa vision négative par opposition. Emmanuel Ballet de Coquereaumont conseille au contraire d&#039;aller dans son sens: &quot;Il faut lui dire &quot;Tu as raison, tout le monde est triste à Paris.&quot; Et là, il va s&#039;arrêter parce que ces mots accroissent ce que le râleur ne veut pas affronter, c&#039;est-à-dire qu&#039;il est triste, pessimiste, que sa vision est lugubre et ne le rend pas heureux. C&#039;est une façon de lui tendre un miroir.&quot;  Ne pas se laisser contaminer Grandir auprès d&#039;un râleur comme l&#039;a fait Pierre-Yves ou vivre jour après jour avec une rouspéteuse fait courir le danger d&#039;une contamination. Mieux vaut en être conscient pour éviter d&#039;être aspiré dans cette spirale de négativité, d&#039;autant que les nouvelles du monde ne sont pas toujours réjouissantes. Avoir en tête le fonctionnement des râleurs peut aider leurs proches à conserver de la distance par rapport à leurs récriminations. &quot;Je constate souvent chez eux que leurs capacités de jeu, de créativité, de joie, de spontanéité, d&#039;innocence, de légèreté ont été opprimées dans l&#039;enfance, voire interdites, remarque Emmanuel Ballet de Coquereaumont. L&#039;entourage n&#039;est pas contraint à écouter, ni à adhérer, ni à mariner dans ces émotions-là.&quot; Il ne faut pas hésiter à dire stop, par l&#039;humour et sans hésiter à tourner les talons: &quot;Là, tu es en train de faire ton hamster dans ta roue, tu me diras quand tu auras terminé!&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2022/11/07/dispute.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Comment se prémunir de ces râleurs qui nous épuisent]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ghislaine Debève recherche des personnes disparues</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ghislaine-debeve-elucide-les-disparitions-mysterieuses-103329</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/ghislaine-debeve-elucide-les-disparitions-mysterieuses-103329</guid>
      <pubDate>Sat, 28 Dec 2024 17:33:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Enquêter sur des individus dont on a perdu la trace, c’est la passion de Ghislaine, retraitée de 76 ans, plus rock’n’roll qu’héroïne d’Agatha Christie. Mais tout aussi perspicace et tenace pour résoudre des énigmes: elle a une soixantaine d’élucidations à son actif.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Des enquêtes magistrales Cheveux courts flamboyants, tout sourire et alerte, Ghislaine Debève nous ouvre sa maison, un pavillon tranquille situé à Antonne-et-Trigonant, au cœur de la Dordogne, en bordure de forêt. Tino, Boubou et Holy, ses trois chiens, nous accueillent. Deux chats dorment dans le salon, non loin d&#039;un espace bureau où trône son ordinateur et s&#039;accumulent des piles de documents, des classeurs, une carte… Autant d&#039;indices sur les magistrales enquêtes que mène la maîtresse des lieux, aux antipodes de son activité à la chambre d&#039;agriculture, avant qu&#039;elle prenne sa retraite.
Mais c&#039;est son dada, depuis qu&#039;elle a rejoint en 2017 l&#039;association Assistance et recherche de personnes disparues (ARPD), créée en 2003 pour faire la lumière sur les cas difficiles, des affaires classées, et répondre à l&#039;angoisse des familles sans nouvelles. Près de 20 000 adultes et plus de 40 000 mineurs disparaissent chaque année en France. Seules les enquêtes pour &quot;disparition inquiétante&quot; sont systématiquement lancées par la police ou la gendarmerie, et n&#039;aboutissent pas toujours.  Plus de soixante affaires résolues Ghislaine et ses collègues détectives amateurs interviennent alors. Elle a débuté notamment pour s&#039;occuper utilement après le décès de son mari en 2012, jusqu&#039;à devenir présidente du groupe ARPD de Nouvelle-Aquitaine et coordonner une centaine d&#039;enquêteurs. En sept ans, elle a résolu plus de soixante affaires. &quot;Faute de solutions rapides de la gendarmerie ou de la police, les familles sollicitent l&#039;association, moyennant une adhésion de 40€&quot;, explique-t-elle. Moins cher qu&#039;un détective privé! Les situations sont extrêmement diverses: des adultes en quête de leurs racines dans le cadre d&#039;adoptions irrégulières ; des parents à la recherche d&#039;un jeune fugueur ou d&#039;enfants enlevés par l&#039;ex-conjoint ; les bénéficiaires d&#039;une succession soucieux de retrouver un proche qui a coupé les ponts, afin d&#039;hériter…
C&#039;est toujours une aventure pimentée par une bonne dose d&#039;adrénaline. &quot;Une fois, je suis allée au cœur d&#039;une cité, accompagnée d&#039;une maman cherchant sa fille. Nous avons attendu au beau milieu de la cité et les caïds n&#039;ont pas tardé à nous aborder. Je leur ai dit que je pourrais être leur grand-mère, que la jeune fille était mineure et que s&#039;ils voulaient avoir la paix, ils avaient intérêt à nous donner des infos. Une heure plus tard, on avait l&#039;adresse du type qui séquestrait la petite et la police est venue la délivrer.&quot;
Lire aussi&gt; Pourquoi les faits divers nous passionnent-ils?  Plonger en eaux sombres Ghislaine n&#039;a décidément peur de rien. &quot;C&#039;est bien la seule chose que j&#039;ai à craindre de moi-même, car, forcément, je m&#039;expose&quot;, reconnaît-elle. Comme cette fois, avec un papa en quête de son fils majeur, dans des villages autonomes perdus en Espagne. Et cette autre, sur des sentiers de randonnée escarpés dans les Pyrénées, à la recherche d&#039;un homme disparu. Ce n&#039;est pas de tout repos, mais elle n&#039;est pas prête à raccrocher. Parfois, il faut plonger en eaux sombres, et c&#039;est dans un cimetière qu&#039;elle a localisé un jeune, enterré sous X. &quot;Pas facile d&#039;annoncer la nouvelle d&#039;un décès, mais il vaut mieux être fixé et, dans ce cas, la mère a pu faire des démarches pour redonner une identité à son fils.&quot;  Un travail de fourmi En marge des missions sur le terrain, un travail de fourmi l&#039;occupe aussi chez elle, afin de trouver des indices sur les réseaux sociaux, appeler les proches, le voisinage, écrire aux archives du département ou du ministère de l&#039;Intérieur… Elle finit souvent par résoudre l&#039;énigme, parfois même en quelques heures sur internet, comme le jour où elle a retrouvé une maman partie au Mexique avec ses deux enfants, recherchés par le papa. Grâce à son intuition? &quot;La vie m&#039;apparaît comme un théâtre, où l&#039;on incarne des rôles, et je me glisse facilement dans la peau des ­personnes recherchées. J&#039;imagine ce que je ferais à leur place.&quot; Ghislaine parle en connaissance de cause, pour avoir elle-même disparu, alors qu&#039;elle était tout juste majeure, en 1969.
Après une jeunesse solitaire à Nantes – elle était fille unique –, et en conflit avec une maman très stricte, elle a claqué la porte pour filer incognito en Allemagne, Hollande, Belgique, Espagne, et au Maroc, avant de repasser en France et d&#039;aller accoucher de sa première fille en Algérie. Elle a appris à se faire discrète et à passer les frontières. &quot;Même si mes parents m&#039;ont bien recherchée, ma maman a jeté à ce moment-là mes photos et ce que j&#039;aimais. J&#039;ai été effacée. Le retour n&#039;a pas été facile trois ans plus tard, et elle m&#039;en a toujours voulu&quot;, raconte-t-elle. Son engagement au sein d&#039;ARPD lui permet-il de réparer cette blessure, en retissant les liens des autres? &quot;Je le fais vraiment pour aider, mais j&#039;en ai peut-être besoin aussi. En tout cas, je sais quelle souffrance endurent les proches ainsi que les personnes qui fuient. Je conseille surtout aux parents de ne faire aucun reproche lors des retrouvailles.&quot;  Le besoin de se sentir libre Une fois l&#039;enquête terminée, Ghislaine reste en contact avec certains. &quot;Ce sont mes familles&quot;, assure-t-elle. Et la sienne? Elle a deux grandes filles, l&#039;une de 53 ans, l&#039;autre de 33 ans, et trois petits-fils déjà grands. &quot;On se voit quand on en éprouve le besoin et je ne suis pas très mamie gâteau, prévient-elle, plutôt du genre à les emmener en virée dans des coins bizarres, et je crois que ça leur plaît.&quot; Ses filles s&#039;inquiètent tout de même pour elle et lui demandent de les appeler quand elle est en mission, alors qu&#039;elle a justement besoin de se sentir libre. Son rêve: partir en 2 CV, sans portable ni carte de crédit pour ne pas être tracée, et qui sait, disparaître à nouveau… Si elle s&#039;entoure de ses chiens et chats, c&#039;est pour mieux se retenir à cette vie. 
Lire aussi&gt; Comment le théâtre d&#039;improvisation a donne des ailes à Sophie  Avez-vous le profil pour être détective amateur ? Vous souhaitez vous lancer dans l&#039;investigation amateur, notamment pour aider des familles à retrouver les leurs?

Interrogez-vous sur vos qualités. Avant toute chose, il faut être très prudent et patient, avoir de l&#039;empathie, pouvoir travailler en équipe et savoir respecter la confidentialité. Enfin, mieux vaut être à l&#039;aise avec les outils informatiques.
Commencez par rechercher des informations sur arpd.fr, le site de l&#039;association de Ghislaine. Des groupes Facebook dédiés existent également.
Et bientôt, découvrez les conseils de Ghislaine Debève elle-même, dans sa biographie à paraître en avril 2025 aux éditions HarperCollins.
  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/11/28/ghislaine-debeve.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Ghislaine Debève recherche des personnes disparues]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Bertrand Desprez]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les conseils d&#039;une pro du savoir-vivre pour réussir votre plan de table à Noël</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/les-conseils-d-une-pro-du-savoir-vivre-pour-reussir-votre-plan-de-table-a-noel-104494</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/les-conseils-d-une-pro-du-savoir-vivre-pour-reussir-votre-plan-de-table-a-noel-104494</guid>
      <pubDate>Fri, 20 Dec 2024 05:28:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Inutile, le plan de table? Pas si sûr à partir d&#039;un certain nombre de convives... Mais alors comment procéder? Qui placer à côté de qui en fonction des âges? Catherine Duguet, à la tête de L&#039;école du savoir-vivre, partage quelques cléfs pour éviter les impairs au réveillon.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous organisez le réveillon du 24 décembre à la maison, le menu est décidé, les cadeaux bien emballés? Reste un dilemme: trouver une jolie déco pour votre table, mais aussi trouver où placer chaque convive car pour un Noël réussi, ce n&#039;est pas toujours une simple formalité. Ce casse-tête peut être évité en préparant en amont le plan de table. Désuet cet exercice protocolaire? Pas si sûr, lorsqu&#039;on est nombreux autour de la table, le plan de table permet de ménager les susceptibilités, évite les moments de flottements au moment de passer à table &quot;et moi, je me mets où?&quot; &quot;et honore les plus âgés&quot;, note Catherine Duguet, à la tête de L&#039;école du savoir-vivre. Prêt à relever le défi cette année?  Comment placer les personnes à table? Pour préparer votre plan de table, faites-le quelques jours avant votre dîner en prenant une feuille et un papier pour faire un dessin, ce sera plus simple pour trouver la combinaison parfaite et ajuster au besoin. Le point de départ du plan de table, c&#039;est vous, l&#039;hôte.
Mari et femme se placent l&#039;un en face de l&#039;autre. Le but est d&#039;éviter que 2 personnes du même sexe se retrouvent à côté:

À droite de la maîtresse de maison, c&#039;est la place la plus importante. Viendra s&#039;y asseoir la personne de sexe masculin la plus importante du repas (selon l&#039;âge, la fonction lors d&#039;un dîner protocolaire, une première invitation lors d&#039;un dîner entre amis...). À sa gauche, le 2e homme le plus important puis on continue en alternant les sexes en repartant sur la droite. &quot;Les aînés sont mis à l&#039;honneur, ils sont prioritaires et prennent ces places&quot;, précise Catherine Duguet. Ainsi, si vous recevez votre mère et votre belle-mère le soir du réveillon, elles se placeront aux côtés de votre conjoint, sa mère à sa gauche, votre mère à sa droite.
Face à la maîtresse de maison, le maître de maison aura donc à sa droite la femme la plus importante de la soirée et à sa gauche, la 2e femme la plus importante. 

Comment procéder si vous recevez seule, sans conjoint placé face à vous? Placez de préférence une bonne amie à cette place stratégique plutôt qu&#039;un homme, mais ayez en tête que &quot;le bon sens passe toujours devant le protocole&quot;, rassure l&#039;experte. Le but pour chacun est de passer une bonne soirée en favorisant les échanges. Deux personnes en froid seront évidemment mises à distance pour le bon déroulé du réveillon.
Si une discussion s&#039;envenime, c&#039;est à la maîtresse de maison de changer de sujet pour tenter de calmer les esprits. Cette année, attendez-vous à devoir dribbler à table autour des discussions liées au gouvernement Macron, aux violences faites aux femmes, au vaccin contre le Covid ou encore le salaire des footballeurs. 
Vous avez réussi à faire votre plan de table? Notez les prénoms de chacun sur une petite carte que vous déposerez devant l&#039;assiette comme lors d&#039;un repas de mariage. C&#039;est très chic et chacun sera flatté de voir le temps que vous avez consacré à penser à lui.
Lire aussi&gt; Quiz vrai ou faux: avant Noël, testez votre savoir-vivre à table  Faut-il séparer les couples pour faire un plan de table? Que dit l&#039;étiquette protocolaire? Les jeunes tourtereaux ont parfois du mal mal à se séparer même le temps d&#039;un repas et seront peut-être chiffonnés par cette règle, mais si vous respectez le protocole, seuls les jeunes mariés de moins de 1 an et les fiancés officiels seront assis l&#039;un à côté de l&#039;autre. Autrement, les couples seront séparés &quot;On part du principe qu&#039;ils se voient déjà tous les jours&quot;, justifie Catherine Duguet. Et si votre petit-fils a souhaité inviter sa nouvelle petite amie le soir du réveillon? &quot;On peut les séparer&quot;, insiste l&#039;experte. L&#039;intérêt du plan de table c&#039;est de brasser les conversations, de parler à tout le monde et de passer un bon moment&quot;.   Où placer les enfants lorsqu&#039;on fait un plan de table? Foie gras, saumon fumé, dinde, fromages... Pour les plus jeunes, le repas du réveillon peut paraître interminable surtout s&#039;ils sont obligés d&#039;écouter les conversations des adultes. N&#039;ayez aucun scrupule à les regrouper ensemble à une autre table, cela évitera qu&#039;ils clairsèment les rangs après l&#039;entrée. Préparez-leur une jolie table et tentez pourquoi pas le plan de table symbolique pour qu&#039;ils ne sentent pas exclus. Le Père Noël étant en chemin ce soir-là, c&#039;est dans leur intérêt de coopérer, vous devriez passer outre les revendications de chacun pour changer de place.
Si les enfants de la famille sont peu nombreux, ou jeunes adolescents, ils peuvent s&#039;asseoir en bout de table pour s&#039;échapper sans déranger la tablée. Et bien sûr, à table, le téléphone reste dans la poche.  Plan de table: peut-on changer de place pour le café? L&#039;étiquette protocolaire nous invite à prendre l&#039;apéritif et le café au salon. Idéalement, vous profiterez donc de ce moment pour proposer à vos proches de se lever pour aller au salon. Les placements seront alors libres, chacun pouvant se rapprocher par affinités. Enfin, sachez que personne n&#039;est sensé quitter une soirée avant la personne la plus importante du repas, ce serait mal vu.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/13/plan-de-table.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Les conseils d&#039;une pro du savoir-vivre pour réussir votre plan de table à Noël]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Cadeaux de Noël: offrez-vous parfois de l&#039;argent à vos proches?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/cadeaux-de-noel-offrez-vous-parfois-de-l-argent-a-vos-proches-105137</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/cadeaux-de-noel-offrez-vous-parfois-de-l-argent-a-vos-proches-105137</guid>
      <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 17:48:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quelques billets dans une enveloppe, virement bancaire, carte cadeaux... Envisagez-vous d&#039;offrir de l&#039;argent à l&#039;un de vos proches pour Noël? Répondez à notre sondage.]]></description>
                          <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/19/argnet-noel.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Cadeaux de Noël: offrez-vous parfois de l&#039;argent à vos proches?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ces 5 accidents domestiques à éviter durant les fêtes</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/accidents-domestiques-5-dangers-a-eviter-durant-les-fetes-104515</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/accidents-domestiques-5-dangers-a-eviter-durant-les-fetes-104515</guid>
      <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 04:48:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Letellier]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Du monde à la maison, l&#039;effervescence des plus jeunes, les huîtres et le champagne à ouvrir... Les accidents domestiques sont plus fréquents au moment des fêtes de fin d&#039;année. Pour ne pas gâcher le réveillon, voici les 5 risques à écarter.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les guirlandes dans le sapin Vous avez accroché une guirlande lumineuse dans votre sapin et branché la prise sur une multiprise? Attention à ne pas la sur solliciter le soir de Noël ou à l&#039;occasion d&#039;une &quot;raclette party&quot; en ajoutant trop d&#039;appareils électriques dessus. Lorsque la puissance demandée dépasse la limite de puissance acceptée, des échauffements peuvent se produire et augmentent le risque d&#039;incendie, rappelle l&#039;association Promotelec.
Si ce n&#039;est pas déjà fait, il est encore temps de vérifier l&#039;état de votre guirlande (qui doit être aux normes CE voire NF, encore mieux), car même à l&#039;abri dans un carton durant un an, l&#039;humidité ou des rongeurs (à la cave) peuvent l&#039;avoir abîmée. Enfin, lorsque vous vous absentez de la maison, éteignez toujours les lumières dans votre sapin car un allumage prolongé peut causer une surchauffe.   Le bouchon de champagne dans l&#039;oeil. Comment bien ouvrir une bouteille de champagne? Chaque année, les urgences ophtalmologiques accueillent des personnes qui ont reçu un bouchon de champagne dans l&#039;oeil le soir du réveillon. Un accident bête et un réel traumatisme pour l&#039;oeil qui peut entraîner une lésion grave de la cornée, du cristallin ou de la rétine. Pour écarter le moindre risque, il suffit de viser le plafond et pas vos convives au moment d&#039;ouvrir la bouteille et de confier cette tâche à une personne non alcoolisée. 
Voici les bons gestes pour ouvrir une bouteille de champagne:

Enlevez la &quot;jupe&quot; qui entoure le goulot. 
N&#039;ouvrez jamais une bouteille de champagne à la verticale, penchez-là pour diminuer la pression du gaz
Retirez le muselet, la partie métallique qui tient le bouchon, en gardant toujours un pouce dessus pour que le bouchon ne parte pas.
Maintenez le bouchon fermement, la bouteille pivote autour du bouchon doucement, pas l&#039;inverse jusqu&#039;à entendre un filet de gaz, le &quot;soupir champonnois&quot;, signe que la bouteille est ouverte. 
   L&#039;ouverture des huitres Les huîtres ne causent pas seulement des intoxications alimentaires lorsqu&#039;elles ne sont pas fraîches, elles peuvent aussi gâcher la fête avant même d&#039;avoir commencé le repas. Le classique du réveillon: s&#039;ouvrir la main au moment de les ouvrir et finir aux urgences car les tendons sont touchés. Un accident domestique qui peut être évité en s&#039;y prenant bien. Premier conseil, ne vous lancer pas dans cette opération en ayant bu de l&#039;alcool. Si vous avez des douleurs articulaires dans les mains, déléguez aux plus jeunes qui seront ravis que vous leur appreniez votre savoir-faire. Retrouvez nos 7 autres conseils pour ne pas vous blesser à la maison le soir du réveillon dans notre article.
Si vous voulez vérifier que vous avez le bon geste, regardez cette vidéo
Lire aussi&gt; L&#039;astuce de Julie Andrieu pour bien ouvrir les huîtres
Et si vous n&#039;êtes pas à l&#039;aise avec ce geste, il est encore temps de remplacer l&#039;entrée par du saumon fumé ou de la truite fumée.  Les piles bouton dans les jouets Le danger se trouve aussi au pied du sapin. Le père Noël y a peut-être déposé un cadeau pour vos petits-enfants qui comporte une pile ronde au lithium. On peut les trouver dans les jouets lumineux, les petites voitures électriques... Si l&#039;un des jouets comporte une de ces piles, assurez-vous que l&#039;enfant ne puisse pas y avoir accès, grâce à la présence d&#039;une vis. Ces piles représentent un réel danger en cas d&#039;ingestion accidentelle, rappelle Duracell, qui demande aux parents de redoubler de vigilance durant les fêtes. Chaque jour, plus de 3 admissions aux urgences d&#039;enfants de moins de 6 ans le sont après l&#039;ingestion d&#039;une de ces piles. 
Si vous changez une pile ronde dans un jouet, laissez la pile usagée hors de portée des enfants. Vous aviez une pile et vous ne la voyez plus? En cas de doute d&#039;une pile ingerée, contactez un centre anti-poissons ou appelez le 15 très rapidement, car chaque minute compte comme vous pouvez le voir dans cette vidéo:   Des animaux sous surveillance pour ne pas gâcher le réveillon Si vous avez un animal, soyez vigilant durant les fêtes. Les chats adorent grimper dans le sapin de Noël, s&#039;il est mal stabilisé, ils peuvent le faire basculer sur un jeune enfant. Veillez aussi à ce que votre chat ne mange pas les boules du gui, elles contiennent de la viscotoxine, une substance nocive pour le cœur et le système nerveux provoquant des diarrhées et des vomissements quelques heures après l&#039;ingestion. En cas de doute, consultez rapidement un vétérinaire. 
Votre chien, lui, se passera volontiers d&#039;un petit chocolat, car il est toxique pour lui à cause de la théobromine contenue dans le cacao. Tout dépend toutefois de la dose ingérée par votre animal. Pour un chat de 5kg, 70 à 150 g de chocolat noir (ou de 25 à 75 g de cacao) peut être mortel. Pour un chien de 10 kg, 150 à 300 g de chocolat noir (ou de 50 à 150 g de cacao) peut là aussi être fatale. Si votre animal a chapardé du chocolat blanc, soyez rassuré, il est sans risque, car il ne contient pas de cacao.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/13/accidents-domestiques-noel.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Ces 5 accidents domestiques à éviter durant les fêtes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les Français et le réveillon de Noël</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/le-reveillon-de-noel-ca-compte-francais-101173</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/le-reveillon-de-noel-ca-compte-francais-101173</guid>
      <pubDate>Sun, 15 Dec 2024 06:03:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour les fêtes de Noël, nous avons tous nos petites habitudes et traditions. Un sapin naturel ou artificiel? Une crèche ou non? Des cadeaux, oui, mais combien et à quel prix? Voici comment les Français envisagent ce moment.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[  Noë, c&#039;est d&#039;abord un sapin pour les Français 1 foyer sur 5 a acheté un sapin en 2023.
Prix moyen: 34€ (dont naturel 31,20€, artifiiciel 56,30€)
Parmi eux, 9 sur 10 ont opté pour un arbre naturel (8 sur 10 pour un Nordmann). 
9 sur 10 le rapportent en point de collecte, le recyclent ou le replantent.
Lire aussi&gt; Épineux, le choix du sapin de Noël!    4 Français sur 10 préparent une crèche Les traditions évoluent… car cette pratique était observée par 69% des Français &quot;dans leur enfance&quot;.
Lire aussi&gt; L&#039;Avent, un avant-goût de Noël    Le réveillon, c&#039;est une grande tablée avec des proches En moyenne, de 5 à 9 convives... mais 16% des plus de 65 ans resteront seuls pour les fêtes.
Lire aussi&gt; Les Français et le repas de Noël    Combien de cadeaux sont offerts en moyenne? 300 millions de cadeaux sont échangés chaque année en France.
En moyenne, 7 cadeaux offerts par personne
En 2023, 27% des présents étaient faits maison, reconditionnés ou d&#039;occasion
16% les achètent durant la semaine des fêtes, dont 9% le jour même.
Lire aussi&gt; Budget, destinataires, type de cadeaux... 9 choses que vous ignorez peut-être sur les cadeaux de Noël    Ce que les femmes et les hommes espèrent ne pas recevoir comme cadeaux à Noël Ce que les femmes redoutent le plus: l&#039;électroménager 33%
Ce que les hommes redoutent le plus: la mode 22%
Lire aussi&gt; Jouets, high-tech, électroménager: quand acheter ses cadeaux de Noël pour payer moins cher?    Quel est le budget des Français pour Noël? 549€ dont 332€ de cadeaux, 120€ pour le repas, 23€ en décoration et 23€ de transport.  Sources France Agrimer/ Valhor/ Kantar avril 2024 
IFOP/ La Vie. 2023 
IFOP/Hostinger 2023 
COFIDIS/ CSA nov. 2023
  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/16/liste-noel.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Les Français et le réveillon de Noël]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Pour vous, c&#039;est quoi un Noël réussi?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pour-vous-c-est-quoi-un-noel-reussi-100682</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/pour-vous-c-est-quoi-un-noel-reussi-100682</guid>
      <pubDate>Fri, 13 Dec 2024 05:48:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton,Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[De la souplesse côté calendrier, de beaux habits de fête, un festin de roi… La recette d’un Noël réussi n’a pas tant changé à en croire nos trois lecteurs… Et qu’importe si les cadeaux se glissent dans des chaussettes – une pratique plus écologique qu’un sapin ? – que le Père Noël reçoive sa lettre par WhatsApp et qu’il y ait une raclette au réveillon, la magie, c’est d’être réunis! Justine, Solange et Frédéric, 3 lecteurs de 3 générations nous racontent leur Noël.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les trois lecteurs de la rencontre de Notre Temps &quot;Pour vous, Noël, c&#039;est quoi?&quot;    Justine Justine 39 ans, mariée, 3 enfants, gérante de société.
Ayant encore trois grands-parents, Justine leur donne la priorité pour choisir la date du repas qui n&#039;a pas lieu forcément le 24 ou le 25 décembre. Comme elle a une famille nombreuse, elle fait plusieurs Noëls, en moyenne sept, et traverse parfois toute la France. Ce sont les vacances les plus fatigantes de l&#039;année mais ce qui compte, c&#039;est le bonheur qu&#039;ils ont tous à se retrouver.    Frédéric 74 ans, marié, 4 enfants, 7 petits-enfants, correspondant de presse à la retraite
Chez eux, Noël est une tradition très importante. Avec son épouse, ils s&#039;estiment chanceux, car il règne un consensus pour l&#039;organisation. Leurs enfants et conjoints, leurs petitsenfants tiennent à se rassembler en Bretagne tous les 25 décembre dans la maison parentale pour célébrer cette fête.    Solange 61 ans, remariée, 6 enfants et 6 petits-enfants, en comptant les siens et ceux de son conjoint, fonctionnaire et influenceuse.
Si fêter Noël est important, ce n&#039;est pas toujours simple de rassembler tout le monde, notamment dans une famille recomposée. Avec son mari, ils essaient de faire au mieux mais il y a des années plus compliquées que d&#039;autres. Il faut s&#039;adapter, être le plus souple possible. La plupart du temps, ils fêtent Noël plusieurs fois.  Notre Temps: Que représentent les fêtes de Noël pour vous? Comment avez-vous l’habitude de les célébrer? Justine: C&#039;est tellement important qu&#039;entre le 18 décembre et le 31 janvier, je fête Noël plusieurs fois! Tout d&#039;abord avec mes grands-parents, puis avec mes parents et mes frères et sœurs, leurs conjoints et enfants, avec mon mari et mes enfants, puis avec ma belle-famille et encore avec les parrains et marraines de mes enfants.
Frédéric: C&#039;est la fête des retrouvailles familiales, dédiée à la convivialité et aux traditions. Comme mes enfants sont disséminés dans toute la France, l&#039;enjeu est de les avoir tous au moins le 25 décembre à midi et parfois même certains d&#039;entre eux le 24 au soir. En général, nous y arrivons toujours, sauf l&#039;année où ma belle-fille étant d&#039;astreinte à l&#039;hôpital, nous avons fêté Noël le 26.
Solange: Même si nous en rêvons, depuis que nous sommes ensemble, François et moi, nous n&#039;arrivons malheureusement pas à réunir tous nos enfants et petits-enfants en même temps. Alors, cela se fait en deux fois minimum, avec un premier Noël chez nous à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, puis le lendemain ou surlendemain dans le Vaucluse, chez l&#039;une des filles de mon mari.    À partir de quand commencezvous à les organiser? Justine: En septembre! Après avoir pris connaissance du calendrier scolaire, nous retenons toujours le premier vendredi soir des vacances pour aller chez ma grandmère maternelle, puis nous nous rendons le lendemain chez mes grands-parents paternels. C&#039;est incontournable. Ensuite, selon les disponibilités des uns et des autres, nous fixons les dates des autres repas de Noël.
Solange: Chez moi, cela se définit beaucoup plus tard, car en septembre personne n&#039;a encore de visibilité sur ses disponibilités. En plus de leurs obligations professionnelles, certains de nos enfants habitent loin et/ou sont divorcés et doivent gérer les gardes d&#039;enfants… Ce n&#039;est pas une mince affaire et cela demande une sacrée organisation. Nous en discutons par téléphone pour convenir des dates.
Frédéric: Nous nous calons sur les vacances scolaires ainsi que sur le planning de ma belle-fille à l&#039;hôpital. Nous attendons début novembre pour arrêter la date.  Et votre menu de Noël, vous l’anticipez? Avez-vous des traditions culinaires? Solange: C&#039;est selon l&#039;inspiration, ça change tous les ans! Je peux aussi bien faire une raclette qu&#039;un brunch. Je décide en décembre, sans me stresser. Lorsque nous allons chez ma belle-fille, nous rapportons les treize desserts – fruits secs et confits, nougats… – emblématiques du Noël en Provence.
Justine: Foie gras, huîtres, bûche… Notre menu est assez traditionnel.
Frédéric: En Bretagne, difficile de faire l&#039;impasse sur les fruits de mer! Dès la mi-novembre, nous achetons langoustines et coquilles SaintJacques à la criée, que nous congelons. Le matin de Noël, nous organisons un atelier cuisine avec nos petits-enfants qui préparent les canapés de rillettes de poisson maison, en mangeant un toast sur deux!  Avez-vous d’autres rituels liés à cette célébration? Solange: La crèche, tradition provençale très importante, que nous installons début décembre. Comme nous habitons à Aubagne, la ville des santonniers, nous emmenons nos petits-enfants au marché aux santons pour en choisir de nouveaux et agrandir ainsi notre crèche d&#039;année en année.
Frédéric: La totale, sapin et crèche! La décoration se fait quinze jours avant avec certaines de nos petitesfilles. C&#039;est un moment fort où ma femme et moi en profitons pour leur transmettre des notions de la tradition catholique. Le 24 au soir, nous essayons d&#039;aller à la messe avant de réveillonner.
Justine: Chez nous, pas de sapin mais des chaussettes de Noël, une pour chacun de mes enfants, et une hotte pour les cadeaux. Nous installons tout cela début décembre. Comme mes enfants croient encore au Père Noël, il y a évidemment le rituel de la lettre envoyée par WhatsApp à tous les grands-parents!  Pour les cadeaux, ça se passe comment? Solange: Soit je demande aux parents qui nous font une liste de suggestions, soit j&#039;ai une idée. La distribution se fait plutôt le 25.
Justine: Nous faisons des cadeaux uniquement aux enfants et à nos grands-parents et avons l&#039;habitude de &quot;faire passer&quot; le Père Noël avant le dîner.
Frédéric: L&#039;ouverture des cadeaux se fait avant le déjeuner du 25. Avec mon épouse, nous privilégions les livres. Chez nous, les écrans avant 3 ans, c&#039;est interdit! D&#039;ailleurs pendant nos retrouvailles familiales, j&#039;aime bien leur faire faire des coloriages et leur lire des contes de Noël.    Noël, c’est une ambiance particulière? Solange: C&#039;est une atmosphère féerique et animée qui dure tout le mois de décembre avec les décorations, les concerts, les marchés… Cela nous sort de la morosité. Nous aimons admirer les barques illuminées en bord de mer, du côté de La Ciotat. C&#039;est splendide. Nous avons plaisir à revoir des comédies en sirotant un chocolat chaud ou à écouter une playlist de chansons de Noël.
Justine: J&#039;adore emmener mes enfants découvrir les vitrines des grands magasins. C&#039;est magnifique. Et à cette période de l&#039;année, mes fils ne manquent pas de regarder Maman, j&#039;ai raté l&#039;avion!
Frédéric: Nous aimons beaucoup aller visiter en famille le château de Trévarez, qui se drape de rouge pour la fin de l&#039;année. C&#039;est merveilleux.  Noël d’aujourd’hui est-il différent de celui de votre enfance? Frédéric: Avec mes parents, nous décorions un sapin et nous dînions au restaurant le 24 au soir. Le lendemain, nous partions déjeuner chez mon oncle et nous promener dans le bois de Boulogne.
Justine: Nous allions au ski et pour moi, la neige, les montagnes incarnent parfaitement l&#039;esprit de Noël. Nous étions tous ensemble, les quatre enfants et les parents. C&#039;était magique et ça me manque. Maintenant que nous sommes tous mariés, nous ne pouvons pas toujours nous réunir, car il faut composer avec les familles de nos conjoints.
Solange: C&#039;était assez modeste et j&#039;en garde d&#039;excellents souvenirs. Nous recevions un ou deux cadeaux maximum. Nous avions un sapin, un repas en famille, nous nous habillions bien…
Lire aussi&gt; Le Noël qui a changé ma vie    Le jour de la fête, vous avez un dress-code? Solange: J&#039;achète une tenue pour les fêtes chaque année! Quand je reçois la famille, je mets une tenue habillée et j&#039;en prévois une autre pour le Vaucluse. Chez nous, tout le monde s&#039;habille bien, y compris les enfants.
Frédéric: Mon épouse et moi faisons des efforts vestimentaires, mes garçons et leurs conjointes pas vraiment… Par contre, mes petites-filles s&#039;apprêtent et se maquillent.
Justine: Pas de dress-code mais nous veillons tous à bien nous habiller. C&#039;est important.  Pour que ce moment se passe bien, vous prenez certaines précautions? Frédéric: Noël est une période de trêve où chacun essaye de mettre ses soucis et ses différends sous le tapis. L&#039;objectif étant de passer un moment privilégié ensemble. Il est interdit de parler de politique à table pour éviter de casser l&#039;ambiance. Nous ne faisons pas de plan de table car ça se mixe bien. Nous veillons juste, mon épouse et moi, à ne pas être trop loin de la cuisine, pour le service.
Justine: À table, j&#039;apprécie qu&#039;il y ait une alternance homme-femme mais surtout un mélange entre les générations. Je fais en sorte de ne pas regrouper les personnes âgées car cela a tendance à les exclure. J&#039;aime être assise à côté de ma grand-mère pour lui parler, m&#039;assurer qu&#039;elle entend bien et qu&#039;elle prenne part aux discussions. Parce que mine de rien, quinze personnes à table, ça fait du brouhaha. Cela n&#039;est pas très agréable ni compatible avec ses aides auditives qu&#039;elle a souvent tendance à couper pour se préserver du bruit.
Solange: Nous ne prenons pas de précautions particulières. Évidemment, nous évitons les sujets qui fâchent. Il faut juste savoir s&#039;adapter, jongler et composer avec les impératifs des uns et des autres pour qu&#039;il n&#039;y ait pas de frictions ni de réflexions désagréables. Rester souple sans se crisper, quand c&#039;est possible, sur le déroulé du 24 ou du 25 décembre. Le 26 ou le 27, c&#039;est bien aussi, car à partir du moment où l&#039;on est ensemble, c&#039;est cela la magie de Noël!
Lire aussi&gt; Psycho: comment vivons-nous la fête de Noël?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/14/rencontre-noel.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Pour vous, c&#039;est quoi un Noël réussi?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Elsa Ramos: &quot;Les fêtes sont un observatoire de l&#039;état de la famille&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/elsa-ramos-les-fetes-sont-un-observatoire-de-l-etat-de-la-famille-101085</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/elsa-ramos-les-fetes-sont-un-observatoire-de-l-etat-de-la-famille-101085</guid>
      <pubDate>Tue, 12 Nov 2024 20:18:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Stéphanie Janicot]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Temps familial ou religieux, événement intime ou social: Noël est tout cela à la fois. Dans son dernier ouvrage, la socio-anthropologue regarde à la loupe ce que disent de nous les rituels de décembre. Et nous donne des clés pour interroger nos proches sur leur histoire…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pourquoi nos fêtes de fin d’année sont-elles si importantes ? Elsa Ramos: Les fêtes de fin d&#039;année ont une fonction essentielle. Ce sont parfois les seuls moments, avec certains anniversaires, les mariages ou les enterrements, où les membres de la famille se réunissent. Elles sont des célébrations du groupe familial, ce qui ne signifie pas que les relations sont au beau fixe mais, en tout cas, idéalement, on donne à voir le portrait d&#039;une famille unie.
Lire aussi&gt;Pour vous, c&#039;est quoi un Noël réussi?  Quelle est la spécificité de Noël ? Est-ce toujours une fête religieuse ? Elsa Ramos: La fête de Noël est passée, au XIXe siècle, de la sphère religieuse à la sphère privée. Cette privatisation est liée à l&#039;industrialisation que connaît l&#039;Angleterre à l&#039;époque. Aujourd&#039;hui, si dans certains foyers la spiritualité n&#039;est pas exclue, Noël est surtout la fête de la famille et celle des enfants.  Qu’est-ce que les préparatifs de cet événement disent de nous ? Elsa Ramos: Le choix du menu, la préparation des repas, la décoration du sapin et de la maison mobilisent les membres de la famille: quels sont les goûts ou dégoûts des uns et des autres? Comment s&#039;organise l&#039;achat d&#039;un cadeau collectif pour un parent ou un grand-parent? Autant de situations qui conduisent à échanger, à s&#039;organiser, à se voir. Les fêtes sont un observatoire de l&#039;état de la famille, des relations, des statuts et des rôles, des conflits éventuels. Les unions, les séparations, les reconfigurations familiales amènent d&#039;ailleurs aujourd&#039;hui à définir des fêtes en fonction de cercles différenciés.
Lire aussi&gt; Psycho: comment vivons-nous la fête de Noël?  Quel sens revêtent les repas, les cadeaux, les décorations… ? Elsa Ramos: Les repas de Noël sont des temps communs qui constituent des bons ou des mauvais moments et peuvent laisser des souvenirs indélébiles. Chacun se sent membre du groupe et y a sa place. Les cadeaux revêtent un autre sens, plus individualisé. Offrir à un membre de la famille un cadeau qui n&#039;est pas à son goût revient à révéler la méconnaissance de l&#039;autre. Or, dans notre société contemporaine, les identités individuelles sont importantes: chacun doit être aimé pour ce qu&#039;il est et pas seulement parce qu&#039;il est membre du groupe… Les relations familiales sont aussi électives. Des proximités affectives ou des inimitiés peuvent exister et il faut alors essayer de jouer le jeu de la famille idéale.
Lire aussi&gt; Je n&#039;aime pas recevoir des cadeaux  Y a-t-il eu une évolution dans les années récentes ? Elsa Ramos: Certains sites internet se sont spécialisés dans la revente des cadeaux de Noël. En 2022, 7 millions de Français se disaient prêts à revendre des cadeaux qu&#039;ils avaient reçus. Si cette pratique est en augmentation, il n&#039;est pas certain que les mêmes aillent s&#039;en vanter auprès de leur mère ou du grand-père dont ils ont reçu le présent! Quant aux décorations, elles suivent le pli d&#039;une société de consommation qui propose, année après année, des thèmes revisités. Et si les bases restent les mêmes (guirlandes, sapin, parfois crèche), les couleurs, les matières suivent des modes. N&#039;oublions pas que Noël est aussi une fête de grande consommation.
Lire aussi&gt; Et si on inventait un autre Noël?  La France a-t-elle une manière spécifique de célébrer Noël ? Elsa Ramos: En France, quelques rituels peuvent être mentionnés: la préparation du sapin début décembre, le calendrier de l&#039;Avent qui livre chaque jour du mois sa surprise, le réveillon du 24 décembre qui réunit la famille autour d&#039;un repas copieux, les cadeaux déposés au pied du sapin cette nuit-là. Dans d&#039;autres pays, les rituels diffèrent: il existe une tradition des chants de Noël avant l&#039;échange des cadeaux, la visite au cimetière et le recueillement sur la tombe d&#039;un défunt le 24 décembre ou la célébration du jour des Rois, le 6 janvier, férié dans certains pays et où les cadeaux sont offerts aux enfants… Partout, Noël reste néanmoins un moment où la famille et les enfants sont importants.
Lire aussi&gt; Pourquoi les fêtes mettent du soleil au coeur de l&#039;hiver  Pourquoi la famille intéresse-t-elle autant la sociologue que vous êtes ? Elsa Ramos: Il s&#039;agit d&#039;un bon point d&#039;observation d&#039;une société, une manière d&#039;approcher le collectif. La famille a toujours été un lieu de reproduction sociale (avoir le même niveau de diplôme ou niveau social que ses parents). Mais aujourd&#039;hui cette fonction est en tension avec l&#039;identité individuelle (être soi-même). La famille tente de répondre à ces deux injonctions.  Le livre que vous publiez s’adresse à des gens jeunes qui veulent faire parler leurs grands-parents. Cela fonctionne-t-il aussi avec son père ou sa mère lorsqu’on est un adulte d’âge mûr ? Elsa Ramos: On peut tout à fait remonter quelques générations en interrogeant un père ou une mère âgés. Les ressorts de l&#039;enquête de terrain restent les mêmes, le parent pouvant lui aussi livrer des témoignages d&#039;un vécu qui renseigne sur l&#039;histoire de la famille.
Lire aussi&gt; 4 idées pour préparer Noël avec vos petits-enfants  Comment s’y prendre ? Elsa Ramos: La première étape serait de noter dans un carnet les éléments qu&#039;on connaît sans chercher à les organiser. Peut-être que, pendant des années, les vacances se sont déroulées à tel endroit, avec telles personnes ; puis les choses ont changé. Qu&#039;est-ce qui a pu amener ce changement? Chacun d&#039;entre nous peut déjà faire ce travail réflexif et dégager les points sur lesquels il aurait besoin d&#039;informations supplémentaires, pour comprendre des évolutions ou éclairer des pans de l&#039;histoire familiale. Des discussions pourront s&#039;initier à partir de ces aspects. Par ailleurs, le logement des parents et les objets qui s&#039;y trouvent peuvent aider dans cette entreprise. Si pour un fils ou une fille, ces derniers font partie du décor parce que leur sens n&#039;a jamais été interrogé – &quot;Pourquoi ma mère ou mon père ont conservé tel ou tel objet?&quot; –, ils peuvent être des portes d&#039;entrée dans des récits de vie.
Lire aussi&gt; Le Noël qui a changé ma vie  Et lorsqu’il ne reste personne au-dessus de soi, peut-on écrire un texte qu’on léguera aux membres de sa famille ? Elsa Ramos: La démarche est peu différente mais, là aussi, il faudrait commencer par consigner ce qu&#039;on connaît de l&#039;histoire de ses proches. Quand les générations passées ne sont plus là, on peut aussi se rapprocher de collatéraux, des cousins qui ont pu conserver des photos, des lettres, des objets, une maison. En rassemblant les souvenirs de chacun ou en creusant des éléments de leur vécu, on peut tout à fait reconstituer des parties de l&#039;histoire de sa famille.  Qu’apporte à chacun d’enquêter sur sa famille ? Elsa Ramos: Cette démarche amène à mobiliser des liens qui sont déjà là, mais d&#039;une autre manière, grâce aux moments d&#039;échange. Elle peut également permettre de construire des ponts entre des personnes qui n&#039;étaient pas forcément proches (voisins, amis, membres plus éloignés de la famille). Ainsi, en élaborant un récit sur une temporalité longue, on peut aussi tout simplement travailler sur le présent.
Lire aussi&gt; Écrire le livre de sa vie en héritage    Un anthropologue dans ma famille de Elsa Ramos Sociologue, anthropologue, Elsa Ramos étudie les sociétés humaines. Elle propose ici aux jeunes gens de solliciter leurs grands-parents pour mieux connaître leur histoire familiale et brosser un portrait clair et détaillé de leur famille. Pour cela, elle présente les méthodes d&#039;enquête des sciences sociales: techniques d&#039;entretien, croisement des données, transcription des informations. Ce guide contient aussi une mine de conseils pour quiconque voudrait s&#039;atteler à l&#039;histoire de sa famille et de sa propre vie.
Un anthropologue dans ma famille, éd. Buchet-Chastel, 304 p., 22€.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/15/cadeau-noel-grands-parents.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Elsa Ramos: &quot;Les fêtes sont un observatoire de l&#039;état de la famille&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>L&#039;âge de l&#039;autre, ça se discute</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/l-age-de-l-autre-ca-se-discute-101876</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/l-age-de-l-autre-ca-se-discute-101876</guid>
      <pubDate>Sat, 07 Dec 2024 11:33:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Guillaume Le Nagard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Âgiste, la société française? Harris Interactive, qui a interrogé les Français pour le Conseil de l’âge, apporte une réponse nuancée.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Deux tiers d&#039;entre eux le pensent. Mais, à titre individuel, un quart seulement croit l&#039;être. L&#039;âgisme, selon l&#039;enquête, se manifeste notamment par des plaisanteries, des comportements humiliants et des abus de pouvoir, ou encore par la mise en place d&#039;une limite d&#039;âge pour exercer certaines fonctions. C&#039;est à partir de 65 ans que vous serez perçu &quot;du côté des vieux&quot;, selon les sondés. Bonne nouvelle, les 18-34 ans se montrent les plus sensibles aux situations de discrimination visant leurs aînés. Les personnes âgées elles-mêmes s&#039;en formalisent moins et &quot;se résignent souvent à l&#039;idée que la vieillesse s&#039;accompagne d&#039;une forme de dénigrement ou de maltraitance&quot;, regrette Jean-Philippe Vinquant, président du Conseil de l&#039;âge, une instance placée sous l&#039;autorité d&#039;un Premier ministre dont l&#039;âge a fait parfois débat.
Lire aussi&gt; Âgisme: le coût du mépris  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/29/jeune-vieux-senior-discussion.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[L&#039;âge de l&#039;autre, ça se discute]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Accoucher hier ou aujourd’hui: entre nouveaux désirs et contraintes, ce qui a changé</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/accoucher-hier-ou-aujourdhui-entre-nouveaux-desirs-et-contraintes-ce-qui-a-change-101104</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/accoucher-hier-ou-aujourdhui-entre-nouveaux-desirs-et-contraintes-ce-qui-a-change-101104</guid>
      <pubDate>Wed, 04 Dec 2024 15:33:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Virginie Skzryniarz]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Donner naissance &quot;naturellement&quot;, sans injonction ni médicaments, c’est la volonté de nombreuses futures mères. Au point, parfois, d’étonner leurs aînées qui ont connu une tout autre réalité. Nous avons souhaité rencontrer les unes et les autres pour mieux comprendre ces évolutions.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Anne, 60 ans, le reconnaît: elle a eu du mal à accepter la décision, à la demande de sa belle-fille, de rester à la porte de la maternité dans les jours qui ont suivi la naissance de son petit-fils. &quot;Ma belle-fille avait accouché de son premier enfant en pleine crise sanitaire, à une époque où les visites étaient restreintes, en raison des gestes barrières, et elle a tellement apprécié de pouvoir se reposer qu&#039;elle nous a demandé de ne pas venir de suite pour son troisième, raconte Anne. Au début, ça m&#039;a vexée, mais avec le recul, j&#039;ai compris. Après tout, je peux faire la connaissance de Gaspard quelques jours plus tard!&quot;
Un accouchement, c&#039;est épuisant, aussi bien physiquement qu&#039;émotionnellement. Si endurer les visites des proches, parfois pendant des heures, était autrefois quasiment inévitable pour la toute nouvelle mère, il n&#039;en est pas de même aujourd&#039;hui. &quot;Les femmes ont de plus en plus le cran d&#039;exprimer leurs besoins, souligne Nathalie Lancelin-Huin, psychologue spécialisée en périnatalité. Elles assument avoir envie de prendre leurs marques tranquillement avec leur conjoint et la fratrie, avant de passer aux présentations officielles auprès du reste de la famille.&quot;
Lire aussi&gt; Bientôt grand-parent, quel bouleversement!  L&#039;accouchement à la maison avec une sage-femme, un choix très rare D&#039;autres pratiques revendiquées désormais par les femmes au moment d&#039;une naissance ont de quoi dérouter certains grands-parents. Par exemple le choix de Sophia d&#039;accoucher chez elle, dans le Maine-et-Loire, de son troisième enfant. &quot;Je n&#039;avais pas gardé un bon souvenir de mon précédent accouchement à l&#039;hôpital, explique cette cadre commerciale. Je n&#039;avais fait qu&#039;obéir aux ordres qu&#039;on me donnait.&quot; Comme la grossesse de cette quadragénaire ne présente pas de risque de complication, Christine, une sage-femme libérale, accepte de l&#039;accompagner dans son projet, sous réserve qu&#039;elle s&#039;inscrive en parallèle au CHU de Cholet, au cas où la délivrance nécessiterait un transfert. Christine est là le soir où Sofia a ses premières contractions. &quot;Je me suis intuitivement accroupie, raconte la mère de famille. Mon bébé a poussé son premier cri dans mes bras. Je ne l&#039;oublierai jamais.&quot; Et d&#039;ajouter: &quot;Ma mère, elle, s&#039;inquiétait sérieusement de mon choix du domicile. Pour ma part, je retiens aussi le soulagement de ne pas avoir eu à me soucier d&#039;arriver à temps à l&#039;hôpital!&quot; Cependant la pratique est controversée. &quot;Le risque de mortalité maternelle et du bébé est nettement plus élevé dans un contexte non médicalisé, soutient le Pr Cyril Huissoud, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Les femmes doivent savoir qu&#039;en cas de problème, elles s&#039;exposent alors à un retard dans la prise en charge, avec des risques en matière de troubles neurologiques chez le nourrisson.&quot;
Et, de fait, Sofia est une exception tant les accouchements à domicile sont peu nombreux: ils ne concernent que 0,2% des naissances*. Une rareté qui s&#039;explique aussi par le fait qu&#039;à peine 80 sages-femmes proposent ce service en France. La raison? L&#039;impossibilité pour elles de s&#039;assurer à des tarifs raisonnables. Et pourtant, dans l&#039;idéal, 36% des femmes souhaiteraient accoucher de cette manière si elles en avaient la possibilité (Ifop 2021). Elles expriment ainsi notamment leur désir de mettre leur enfant au monde plus &quot;naturellement&quot;. Parfois sans anesthésie péridurale, largement utilisée, notamment depuis son remboursement en 1994, et dont les nouvelles grands-mères ont souvent pu bénéficier. Plus globalement sans injections de produits, par exemple l&#039;ocytocine, qui provoque les contractions, ni geste chirurgical imposé comme l&#039;épisiotomie (incision du périnée) ou certaines césariennes.
* Chiffres communiqués par l&#039;Apaad (Association professionnelle de l&#039;accouchement accompagné à domicile).  Péridurale: les vécus diffèrent Irène, 79 ans, est sceptique. Si elle admet qu&#039;il doit être plus agréable de donner naissance à son enfant dans un lieu familier, elle ne comprend pas qu&#039;on puisse s&#039;infliger les souffrances des contractions. &quot;Quand j&#039;ai accouché de ma fille, sans péridurale, j&#039;ai eu l&#039;impression qu&#039;on me serrait une large ceinture autour de l&#039;abdomen, raconte-t-elle. Je sentais mon ventre se durcir, la douleur partait des reins et irradiait dans tout mon dos. C&#039;était très dur.&quot; Autre sentiment pour Hélène, de vingt ans sa cadette, qui a accouché en 1996. &quot;L&#039;anesthésiste s&#039;y est pris à trois reprises avant de pouvoir insérer le cathéter, raconte cette maman de trois enfants. L&#039;injection n&#039;a agi que d&#039;un côté, mais elle était tellement dosée qu&#039;elle m&#039;a fait perdre le contrôle de ma jambe gauche pendant une journée complète. Ça m&#039;a terriblement angoissée.&quot; Moment tout aussi difficile pour Valérie, 55 ans: &quot;Lors de la naissance de ma fille, en 2001, on a déclenché mon accouchement, sans me demander mon avis. Douze heures de souffrance qui se sont terminées en césarienne. Je sais désormais qu&#039;on aurait dû m&#039;informer. Je l&#039;ai dit à ma fille aînée afin que, le moment venu, elle n&#039;ait pas peur de formuler ce qu&#039;elle veut et, surtout, ce qu&#039;elle ne veut pas.&quot;  Une époque où l&#039;accouchement est trop médicalisé? Entre ces expériences, il y a eu, sans doute, des pratiques devenues plus systématiques qui ont généré du stress, de la frustration, voire de la colère chez les femmes qui ont accouché, il y a dix, vingt ou trente ans. Et qui ont même fait émerger le terme de &quot;violences obstétricales&quot;. &quot;On est allé trop loin dans la médicalisation, considère Anne Évrard, coprésidente de la Ciane, un collectif d&#039;associations concernées par la grossesse. En 2018, la Haute Autorité de santé (HAS) a d&#039;ailleurs publié des recommandations pour aider les professionnels à ajuster leurs interventions aux attentes des femmes quand les accouchements sont à bas risque. La plupart des maternités ont depuis réévalué leurs pratiques. Mais il reste du chemin à parcourir avant que les femmes soient vraiment actrices de leur accouchement à l&#039;hôpital, car faute de moyens humains et de lieux d&#039;accueil, une naissance doit encore souvent aller vite.&quot;  Entre l&#039;accouchement à domicile et la naissance à l&#039;hôpital, des lieux plus à l’écoute: maisons de naissance, méthodes de préparation à l&#039;accouchement Le bon équilibre est probablement à trouver. Déjà, entre le domicile et le bloc chirurgical, d&#039;autres choix sont possibles aujourd&#039;hui. Ainsi, Aude, s&#039;est tournée vers une maison de naissance. &quot;Pas question que j&#039;accouche dans une salle de travail avec des tuyaux partout, lâche la trentenaire. Dans l&#039;établissement auquel je me suis inscrite, les pièces sont colorées, avec des baignoires de relaxation et des lianes au plafond pour les femmes qui souhaitent accoucher debout. Je pourrai aussi bénéficier d&#039;un suivi personnalisé et même adopter la méthode Bonapace&quot; (une préparation à l&#039;accouchement basée notamment sur le renforcement musculaire, grâce à des postures simples de yoga.
Gérées par des sages-femmes, les maisons de naissance jouxtent des hôpitaux partenaires et permettent une approche plus à l&#039;écoute des femmes. Mais cette offre de santé périnatale, créée en France voici une décennie, et très répandue en Angleterre et aux Pays-Bas notamment, peine à se développer. Les neuf structures dispersées sur le territoire réalisent moins de 900 accouchements par an et refusent, faute de place, de nombreuses demandes. Un sondage Ifop, en mai 2024, révélait que six femmes sur dix, en âge de procréer, souhaiteraient pourtant y accoucher.
Enfin, dans certaines grosses maternités, les femmes peuvent également opter pour des salles &quot;physiologiques&quot; – des espaces supervisés par des sages-femmes, où les mères présentant une grossesse sans complications accouchent comme elles le souhaitent, tout en ayant la garantie de pouvoir passer en salle classique, voire au bloc, si la situation l&#039;impose. Une option qui séduisait Mathilde, enceinte de sept mois, mais à laquelle elle a dû renoncer. L&#039;hôpital le plus proche de chez elle ne disposant pas d&#039;un tel équipement. C&#039;est alors la réalité de l&#039;offre de santé dans notre pays qui oriente le choix des futures mères, bien plus que les conseils ou préventions des futures grands-mères! * Chiffres communiqués par l&#039;Apaad (Association professionnelle de l&#039;accouchement accompagné à domicile).  Le nombre de maternités en baisse: de 1700 à 500 La proximité du lieu de naissance est un des principaux paramètres du choix des femmes enceintes. Or le nombre de maternités est passé de 1 700 au début des années 1970 à moins de 500 aujourd&#039;hui. &quot;Le dilemme s&#039;est posé entre deux risques, explique Hugo Pilkington, professeur de géographie de la santé à Paris 8. Celui d&#039;établissements qui ne pratiqueraient pas assez d&#039;actes et pourraient manquer de soignants et d&#039;expertise ; et celui d&#039;une distance et d&#039;un temps d&#039;accès croissants à la maternité.&quot; En 2017, déjà, près d&#039;une femme en âge de procréer sur dix habitait à plus de trente minutes d&#039;une maternité. Un récent rapport de l&#039;Académie de médecine préconise de fermer encore une centaine de maternités qui réalisent moins de 1 000 accouchements par an et ont du mal à recruter des soignants. Pour concentrer l&#039;offre sur les établissements plus équipés… mais souvent plus lointains.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2018/08/24/bebe-prenoms.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Accoucher hier ou aujourd’hui: entre nouveaux désirs et contraintes, ce qui a changé]]></media:title>
          <media:copyright></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Serge Guérin: &quot;En protégeant le vivant, je protège les vivants&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/serge-guerin-en-protegeant-le-vivant-je-protege-les-vivants-101564</link>
      <guid isPermaLink="false">https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/serge-guerin-en-protegeant-le-vivant-je-protege-les-vivants-101564</guid>
      <pubDate>Sat, 30 Nov 2024 12:18:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Serge Guérin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Famille]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Intergénération]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Protéger la nature, c&#039;est aussi améliorer la qualité de vie des êtres humains, notamment les plus fragiles. Dans sa chronique mensuelle, le sociologue Serge Guérin rappelle que répondre aux enjeux écologiques et démographiques relève aussi de notre responsabilité individuelle.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Protéger la nature, protéger les êtres humains Face aux deux transitions, écologiques et démographiques, il importe de protéger au sens large le vivant. En protégeant le vivant, je protège les vivants. En cherchant à protéger, soigner et sauvegarder la nature, je fais de même avec les êtres humains. J&#039;améliore la qualité de vie de tous, en particulier des plus vieux, des plus fragiles. Protéger, cela signifie aussi faire de la prévention un principe d&#039;action essentiel. Soit un socle pour toute politique qui prétendrait agir en faveur de la préservation du vivant (soutien à la biodiversité, gestion de la ressource en eau, adaptation aux dérèglements climatiques…). Mais aussi un socle pour préparer la société de la longévité en faisant de la prévention un axe majeur pour favoriser le maintien des personnes en bonne santé le plus longtemps possible (inciter à l&#039;activité physique, soutenir une alimentation équilibrée, adapter les logements à l&#039;âge des habitants, assainir l&#039;environnement, renforcer les liens sociaux).  Chacun joue son rôle, à son échelle Nous avons parfois l&#039;impression de ne pas pouvoir faire grand-chose. Une sorte d&#039;accablement, d&#039;&quot;aquoibonisme&quot;, de fatalisme nous étreint. Or, répondre aux enjeux écologiques et démographiques relève également de notre responsabilité individuelle. Chacun joue son rôle, à son échelle, dans son quotidien et dans ses modes de consommation, pour favoriser la préservation de la nature, du climat ou encore de l&#039;eau. De même s&#039;adapter à la société de la longévité implique notre responsabilité à la fois sur la préservation de sa santé et de ses compétences, sur son rapport aux personnes très âgées, sur l&#039;adaptation de son logement ou encore pour s&#039;assurer face au risque de perte d&#039;autonomie. Bref, il faut avancer sur ses deux jambes: le collectif et l&#039;individuel.
Srge Guérin est sociologue et professeur à l&#039;Inseec GE.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/10/23/protection-nature-planete.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Serge Guérin: &quot;En protégeant le vivant, je protège les vivants&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
    </channel>
</rss>
