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  <title>notretemps.com - Psychologie</title>
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  <description> Article de la rubrique "Psychologie" du site notretemps.com</description>
  <lastBuildDate>Thu, 27 Nov 2025 12:36:55 +0100</lastBuildDate>
  <language>fr-FR</language>
      <item>
      <title>J’apprends à m’aimer sur les photos</title>
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      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 17:03:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour enfin réussir à regarder sans souffrir les clichés sur lesquels nous apparaissons, suivons les conseils d’Élodie Sueur-Monsenert, thérapeute du corps et de l’image. Elle nous propose des exercices simples qui nous aideront à nous accepter tels que nous sommes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je fabrique mon pêle-mêle personnel Sélectionnez cinq ou six photos de vous à différentes étapes de votre vie (enfant, adolescent, jeune adulte…) et fabriquez un pêle-mêle en format numérique ou sur papier. Affichez-le dans un endroit où vous serez amené à le voir régulièrement. Il est très probable qu&#039;avec le recul des années, vous allez porter sur ces représentations d&#039;hier un regard beaucoup moins sévère que celui d&#039;aujourd&#039;hui. &quot;Tiens, mais finalement, je n&#039;étais pas mal!&quot; &quot;Je n&#039;étais pas si grosse!&quot;
C&#039;est quoi l&#039;objectif?
Cet exercice conduit à expérimenter l&#039;indulgence – voire l&#039;amour – dans la manière de se regarder. Et même si les clichés sont anciens, cette bienveillance finira par influer sur le regard que vous posez sur vous.  Je redécouvre mon corps grâce à un miroir En sous-vêtements ou en maillot de bain, mettez-vous devant un miroir en pied. Puisque vous ne vous aimez pas trop, votre attention sera captée par les défauts que vous verrez dans votre reflet. Pour chacun de ces défauts (des vergetures, un ventre un peu trop rond, des épaules affaissées…), essayez de décrypter à quel événement ou moment de votre histoire votre corps vous renvoie (vos grossesses, la ménopause, certaines violences passées…).
C&#039;est quoi l&#039;objectif?
En établissant un lien entre votre corps et votre histoire, vous allez comprendre qu&#039;il est un allié vous ayant soutenu dans les grands événements de votre vie. Il est un partenaire sur lequel vous pouvez compter. De quoi le regarder avec davantage de gratitude et moins de sévérité.  Je m’offre une séance photo ludique Avec une amie en qui vous avez toute confiance, organisez une séance photo un brin régressive, un peu à la manière des soirées pyjamas de votre enfance. Choisissez une tenue, du maquillage, une coiffure que vous n&#039;osez peut-être pas arborer en temps normal. Puis prenezvous en photo à tour de rôle, en défilant ou en adoptant des poses de star. Mettez de la musique, riez, bref, offrez-vous un moment joyeux et festif!
C&#039;est quoi l&#039;objectif?
Bien à l&#039;abri derrière un rôle, des artiices et une mise en scène, il est probable que vous allez vous lâcher et renoncer au contrôle – même inconscient – de votre image. Et il y a fort à parier que parmi ces clichés, un ou plusieurs auront l&#039;heur de vous plaire!  Je réalise un selfie par jour Installez-vous confortablement et faites un selfie cadré sur votre visage. Sans filtre, si possible sans maquillage, sans pose forcée, le plus naturellement possible. Observez ensuite cette photo, en détail, en vous attardant sur certaines parties. Laissez survenir les émotions, puis essayez de poser des mots. Qu&#039;est-ce qui vous gêne précisément, vous met mal à l&#039;aise? Vos cheveux, votre nez, vos yeux, la forme de votre visage? Y voyez-vous une ressemblance, ou encore le rappel d&#039;un événement douloureux? Renouvelez cet exercice tous les jours.
C&#039;est quoi l&#039;objectif?
À force de vous confronter à votre image, les émotions ressenties seront de moins en moins envahissantes et désagréables. Au rejet initial succédera une acceptation du réel, exempte de douleur.  Élodie Sueur-Monsenert: &quot;Une détestation de notre image est sans nul doute le signe d’un mal-être&quot;  Pourquoi certaines personnes répugnent-elles à se voir en photo Élodie Sueur-Monsenert: Une photographie ne reproduit pas seulement nos traits physiques, elle relète bien d&#039;autres choses, beaucoup plus profondes. Ne dit-on pas qu&#039;une photo est le miroir de l&#039;âme? Ces choses-là, pas immédiatement perceptibles, c&#039;est notre inconscient qui s&#039;en saisit. Et ce sont elles qui peuvent provoquer un malaise, des émotions désagréables. Un portrait de nous peut ainsi nous confronter à des aspects de notre personnalité plus ou moins sombres, cachés ou douloureux, que l&#039;on n&#039;a pas envie de voir.  Est-ce si grave de se détester sur les clichés Élodie Sueur-Monsenert: Il est vrai que l&#039;on peut toujours s&#039;arranger pour fuir les objectifs ou faire le tri par le vide en ne gardant aucune photo de soi! Mais il est probable qu&#039;à un moment ou un autre, nous aurons des regrets de n&#039;avoir aucun cliché personnel. Et puis, cette détestation de notre image est sans nul doute le signe d&#039;un mal-être qu&#039;il serait dommage de ne pas explorer afin de le dépasser.  En quoi apprendre à aimer notre image peut-il nous faire du bien? Élodie Sueur-Monsenert:  Cette démarche va permettre de nous accepter pleinement, dans toutes nos dimensions, et d&#039;atteindre ainsi une forme de sérénité, de paix intérieure. En un mot, d&#039;être bien avec nous-même! En outre, on y gagnera en estime de soi, cette force qui autorise à accepter les compliments, à s&#039;en nourrir, tout autant qu&#039;elle nous arme pour entendre les critiques sans nous effondrer.  Notre experte Élodie Sueur-Monsenert a développé différents outils pour pratiquer la photo-thérapie (www.photo-therapie.com). Elle dispense des formations et elle est coauteure, avec Priscilla Gissot, du livre Photographie thérapeutique et photo-thérapie (éd. Eyrolles).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J’apprends à m’aimer sur les photos]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Mes trois réflexes antistress  pour me chouchouter</title>
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      <pubDate>Sun, 07 Sep 2025 06:03:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Synonymes de douceur de vivre, les vacances sont l’occasion rêvée de s’octroyer bienveillance et temps pour soi. Les conseils du kiné star Major Mouvement pour vous reprogrammer en adoptant de nouvelles habitudes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je manifeste ma gratitude et je dis merci L&#039;une des fonctions de notre cerveau est de produire des pensées. Or, il n&#039;est pas &quot;programmé&quot; pour qu&#039;elles soient positives. D&#039;ailleurs, sur les milliers de pensées qui nous assaillent quotidiennement, 80% seraient plutôt négatives. Résultat: cela nous incite à regretter ce que nous n&#039;avons ou ne sommes pas, à nous comparer, à regarder davantage le passé ou le futur que le présent… et ces ruminations génèrent de l&#039;anxiété. Toutefois, la pratique de la gratitude peut nous aider à rééquilibrer la balance de notre flux de pensées et à entraîner notre cerveau à penser plus positivement.
Comment je m&#039;y prends?
Commencez dès le matin au réveil pour démarrer la journée de bonne humeur! Vous pouvez ressentir de la gratitude pour des choses très simples: apprécier l&#039;odeur du café, vous réveiller auprès de l&#039;être aimé, savourer la perspective d&#039;une belle journée, ne ressentir aucune douleur, vous sentir en bonne santé… Vous pouvez manifester votre gratitude en pensée ou à voix haute, surtout si celle-ci concerne d&#039;autres personnes, ou encore l&#039;écrire dans un petit carnet à emporter partout avec vous afin d&#039;y inscrire tout ce qui vous met en joie et vous donne envie de remercier!
Lire aussi&gt;Dire &quot;merci&quot;, c&#039;est bon pour la santé!  Je pratique le soupir physiologique Notre cerveau étant habitué à gérer des tâches, à devoir être performant, à turbiner quasi continuellement pendant l&#039;année, il a du mal à comprendre que, pendant les vacances, il y a moins à faire. Du coup, cela peut créer de la culpabilité, augmenter notre niveau de stress et générer là aussi un surcroît d&#039;anxiété. Pour les canaliser, les diminuer puis les évacuer de façon naturelle et rapide, le soupir physiologique est un exercice de respiration très simple, à faire n&#039;importe où et plus accessible que les techniques de méditation. Il va permettre d&#039;améliorer l&#039;oxygénation, d&#039;agir sur le système nerveux – notamment en stimulant le nerf vague – et de faire reculer le stress.
Comment je m&#039;y prends?
Pour vous détendre rapidement, il vous suffit d&#039;inspirer au maximum par le nez, de bloquer l&#039;air pendant 4 à 6 secondes puis d&#039;inspirer une seconde fois au maximum par le nez avant d&#039;expirer longuement et profondément par la bouche. Répétez cet exercice alternant inspiration nasale et expiration buccale pendant 3 minutes. Renouvelez l&#039;opération plusieurs fois dans la journée si besoin. L&#039;effet immédiat sur le stress et l&#039;humeur vous donnera envie d&#039;utiliser cette routine respiratoire toute l&#039;année.
Lire aussi&gt; 3 exercices de respiration ayurvéda pour retrouver la sérénité   Je relâche la pression La trêve estivale est le moment idéal pour se donner rendez-vous avec notre vrai &quot;nous&quot;, celui-là même qui, tout au long de l&#039;année, a tendance à s&#039;effacer devant les obligations, les devoirs… L&#039;agitation de notre quotidien nous en éloigne et nous fait oublier cette part enfouie de nous – celle que nous sentons plus apaisée, plus apte à prendre le temps. Pour la retrouver, il s&#039;agit d&#039;accepter de ne rien faire. Il faut s&#039;imposer de ne pas prévoir de programme, de ne pas remplir l&#039;agenda des vacances.
Comment je m&#039;y prends?
Redevenez maître de votre temps en acceptant l&#039;inaction et chérissez l&#039;oisiveté pour savourer l&#039;instant. Allongé dans une chaise longue ou sur le sable, admirez le bleu du ciel, la forme des nuages, nourrissez-vous du chant des oiseaux, du bruit de la mer, des voix familières… Cela vous semble impossible? Ne vous inquiétez pas, c&#039;est dans l&#039;ennui et l&#039;inaction que notre cerveau se restaure et se repose le plus! Alors aussi inconfortable et paradoxal que cela puisse parfois paraître au début, vous y trouverez du plaisir.
Lire aussi&gt; Pourquoi prendre son temps fait (vraiment) du bien à votre corps...   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique notretemps.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Mes trois réflexes antistress  pour me chouchouter]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Champignons, ayahuasca... Et si les psychédéliques pouvaient soigner?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/champignons-ayahuasca-et-si-les-psychedeliques-pouvaient-soigner-124233</link>
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      <pubDate>Fri, 21 Nov 2025 04:38:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Des drogues dangereuses et illégales ou des pistes prometteuses pour la recherche sur la dépression? Les drogues comme les champignons hallucinogènes, la MDMA, l&#039;ayahuasca sont de plus en plus étudiées pour voir si elles pourraient être efficaces et recommandables en psychiatrie.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Psilocybine, MDMA, ayahuasca… Longtemps considérées comme des substances dangereuses, ces molécules psychédéliques suscitent un regain d&#039;intérêt. Des études encadrées et rigoureuses montrent que, dans un cadre médical précis, certaines d&#039;entre elles aideraient à traiter des troubles psychiques. Les chercheurs y voient l&#039;espoir d&#039;une nouvelle ère en psychiatrie. Mais pourquelles pathologies est-ce que ces substances sont étudiées? 
Lire aussi &gt; Déprime et dépression: savoir les repérer permet de mieux agir  La psilocybine, contre les addictions et la dépression résistante La psilocybine, connue pour être l&#039;ingrédient actif des champignons hallucinogènes, modifie les perceptions visuelles et auditives, induisant parfois un état de profonde euphorie et d&#039;introspection. En 2025, une équipe du CHU de Nîmes et de l&#039;Université de Montpellier a mené le premier essai français évaluant la substance dans un contexte d&#039;addiction à l&#039;alcool associée à des symptômes dépressifs. 30 patients récemment sevrés ont reçu deux prises orales de 25 mg de psilocybine de synthèse, sous forme de gélules, espacées de trois semaines, chaque prise se déroulant dans le cadre d&#039;un accompagnement psychothérapeutique structuré.
Les résultats, publiés dans la revue Addiction, ont montré que douze semaines après la première prise, plus de la moitié des participants étaient abstinents, contre seulement 11 % dans le groupe témoin ayant reçu une dose minime (1 mg). Les patients présentaient également une réduction significative de la dépression et des pulsions de consommation, sans effet indésirable grave. &quot;La psilocybine fait partie des psychédéliques dits “classiques”. Elle se fixe sur certains récepteurs cérébraux sensibles à la sérotonine, ce qui entraîne les effets aigus (le “trip”) et semble promouvoir de nouvelles communications entre les neurones. Cette plasticité retrouvée pourrait expliquer des effets durables, au-delà de la séance de psychothérapie elle-même, révèle le Pr Luc Mallet, professeur à l&#039;université Paris-Est Créteil et chercheur à l&#039;Institut du cerveau (ICM), qui pointe aussi qu&#039;aucun phénomène d&#039;addiction n&#039;a été observé, expliquant ceci par l&#039;existence d&#039;une &quot;tolérance biologique très forte, qui empêche toute dépendance physique ou psychique.&quot;
En France, des études, &quot;menées notamment par la société pharmaceutique Compass Pathways à l&#039;hôpital Sainte-Anne, à Paris, laissent espérer une autorisation de mise sur le marché d&#039;ici deux à trois ans pour les patients souffrant de dépression résistante, chez qui les traitements classiques ont échoué&quot;, indique le Pr Mallet, qui conduit lui-même une étude sur les psychédéliques dans le cadre du trouble obsessionnel compulsif (TOC).
Lire aussi &gt; Alcool, tabac, médicaments, cannabis... reprendre le contrôle de sa consommation, c&#039;est possible!  La MDMA soulage le stress post-traumatique Connue du grand public sous le nom d&#039;ecstasy, la MDMA est longtemps restée associée aux soirées techno. Utilisée pure et en milieu médical, cette molécule est prometteuse pour soulager les personnes atteintes de stress post-traumatique (PTSD), souvent résistantes aux traitements classiques. &quot;La MDMA pure est moins problématique que les pilules d&#039;ecstasy, souvent coupées à d&#039;autres substances. Elle provoque une libération massive de sérotonine ainsi que des changements dans d&#039;autres systèmes de neurotransmission, contribuant à réguler l&#039;état émotionnel, ce qui facilite le travail psychothérapeutique&quot;, explique le Pr Luc Mallet.
En abaissant la peur et la détresse émotionnelle, la MDMA permet aux patients de revisiter leurs souvenirs douloureux sans être submergés. &quot;La MDMA agit comme un catalyseur de la thérapie, pas comme une solution autonome&quot;, précise le chercheur. Le traitement se déroule en quelques séances espacées d&#039;un mois, chacune durant environ huit heures, sous la surveillance de deux thérapeutes. Les patients reçoivent en début de séance une capsule orale de 80 à 120 mg.
Pour l&#039;heure, la MDMA reste uniquement testée dans le cadre d&#039;essais cliniques. Deux grandes études internationales ont montré une réduction marquée des symptômes de stress post-traumatique, mais en août 2024, la FDA (Food and Drug Administration) américaine a jugé les données encore insuffisantes pour autoriser sa mise sur le marché. En Australie, la substance est déjà disponible sous conditions strictes pour certains patients. En France, l&#039;usage clinique n&#039;est pas autorisé.  Symptômes dépressifs: sur la piste de l&#039;ayahuasca… Breuvage traditionnel d&#039;Amazonie, l&#039;ayahuasca associe la Banisteriopsis caapi, riche en harmine et harmaline, et la Psychotria viridis, contenant principalement de la DMT, une molécule psychédélique puissante. Le mélange provoque un état de transe intense, des visions et des variations émotionnelles marquées. D&#039;où l&#039;intérêt des chercheurs: des premières études ont été menées au Brésil au début des années 2010, et une étude parue dans Psychological Medicine en 2019 a montré une baisse rapide des symptômes dépressifs après une seule prise, mais sur moins de 30 patients.
Transposer ce rituel dans un cadre médical est cependant loin d&#039;être simple. &quot;Les effets de l&#039;ayahuasca dépendent de la combinaison de ses composants, et pas d&#039;un seul, explique le Pr Luc Mallet. En plus, les effets secondaires sont fréquents, les troubles digestifs (vomissements…) en particulier, ce qui rend difficile une utilisation clinique.&quot;
En France, si quelques équipes, dont celle de l&#039;ICM, s&#039;y intéressent à titre théorique, aucune étude clinique n&#039;est en cours. L&#039;ayahuasca demeure interdite et classée comme stupéfiant.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Champignons, ayahuasca... Et si les psychédéliques pouvaient soigner?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Les superpouvoirs de l&#039;effet placebo sur la douleur</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/les-pouvoirs-de-l-effet-placebo-comment-soulager-la-douleur-sans-medicament-80874</link>
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      <pubDate>Fri, 17 Nov 2023 11:33:01 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Votre cerveau peut beaucoup pour vous! Longtemps déconsidéré, on sait aujourd&#039;hui que l&#039;effet placebo fonctionne, qu&#039;il est puissant et qu&#039;il peut être utile pour soulager les douleurs et les symptômes. Une sacrée bonne nouvelle, non?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Vous l&#039;avez sans doute déjà remarqué, à peine avez-vous pris rendez-vous avec votre généraliste que votre mal de crâne disparaît, à peine assis dans la salle d&#039;attente d&#039;un kiné, votre genou vous fait moins mal, si quelqu&#039;un vous parle de poux, ça vous démange… Si l&#039;on a longtemps méprisé l&#039;effet placebo, considéré comme un perturbateur pour évaluer l&#039;efficacité d&#039;un traitement, on sait aujourd&#039;hui combien il est puissant et qu&#039;il peut aider les patients. Étymologiquement, placebo vient de &quot;placere&quot;, du verbe latin &quot;plaire&quot; car le patient était ainsi censé satisfaire le médecin…
Mais en réalité, c&#039;est surtout à vous que votre cerveau veut du bien: il est capable de vous manipuler pour vous aider à aller mieux, à moins souffrir, voire à guérir. Comment l&#039;expliquer? Que nous font découvrir les neurosciences sur cet effet placebo? Que peut-on en attendre? C&#039;est ce que nous allons découvrir ensemble.  C&#039;est quoi l&#039;effet placebo? C&#039;est une preuve irréfutable des liens étroits entre notre corps et notre esprit! L&#039;effet placebo peut être résumé comme un traitement médical fictif… qui a pourtant de réels effets sur le patient. Si un patient a la conviction que cette tisane thym-miel va lui permettre de soulager son angine, il y a plus de chances pour que ça marche! Cet effet psychosomatique passionne les chercheurs depuis quelques années. D&#039;ailleurs, pour obtenir une mise sur le marché, un traitement doit faire la preuve qu&#039;il est efficace en raison des molécules chimiques qu&#039;il contient et non parce que le patient est persuadé qu&#039;il va guérir. Ceci au travers d&#039;essais cliniques comparant un groupe qui reçoit réellement un traitement versus un groupe dit &quot;placebo&quot; (qui prend un traitement fictif… mais l&#039;ignore), dont vous avez sans doute entendu parler depuis la crise Covid! Quand on parle d&#039;un &quot;placebo&quot;, cela englobe des médicaments sans substance active, des injections vides de tout produit et il existe même des opérations &quot;fantômes&quot; (dans le cas par exemple d&#039;une &quot;fausse&quot; opération du ménisque, on fait une cicatrice sur la peau, mais on ne touche pas à ce cartilage)! 
&quot;L&#039;effet placebo, c&#039;est une forme d&#039;autosuggestion&quot;, précise Olivier Perrot, psychologue clinicien, spécialiste de l&#039;hypnose et directeur de l&#039;Association Française de Nouvelle Hypnose (AFNH). D&#039;ailleurs, l&#039;hypnose s&#039;appuie sur la capacité de notre cerveau à nous relaxer, nous convaincre, nous accrocher à des pensées positives. On a parfois constaté que quand on donne de l&#039;eau sucrée à un enfant qui se plaint d&#039;un mal de crâne, 10 minutes après il gambade! &quot;On a tendance à regarder ça avec un regard attendri, voire du mépris, mais en tant qu&#039;adulte on bénéficie aussi de cet effet placebo, reprend le psychologue. L&#039;anxieux qui prend un médicament avant de monter dans l&#039;avion et se sent apaisé alors que le comprimé est encore dans sa gorge peut en témoigner!&quot; Un pouvoir exceptionnel que certains patients ont tout intérêt à explorer.
Lire aussi &gt; Douleurs chroniques: est-ce que l&#039;hypnose est vraiment efficace?  Comment expliquer l&#039;effet placebo? On n&#039;a pour le moment pas toutes les réponses. On sait aujourd&#039;hui qu&#039;il n&#039;y a rien de magique mais qu&#039;une modulation psychologique a un effet biologique.
&quot;Beaucoup d&#039;expériences ont montré que, même en donnant du sucre ou de l&#039;eau, le traitement qui ne contient aucune molécule chimique a un effet positif sur le patient, parce qu&#039;il est présenté comme un médicament, résume Philippe Luccarini, professeur à l&#039;Université Clermont-Ferrand (Auvergne) et chercheur en neurosciences. Certaines de nos cellules sécrètent des endorphines, c&#039;est-à-dire de la morphine… qui n&#039;est pas issue du pavot! Quand on bloque le système de production endogène de morphine, l&#039;effet placebo disparaît.&quot;
Pour démontrer cela, une équipe de chercheurs a comparé la réaction d&#039;un groupe de patients auquel un soignant délivre un médicament en leur expliquant ses bienfaits pour réduire la douleur, à un groupe qui reçoit le même médicament, mais distribué par une machine, sans explication bienveillante donc. Résultat: le premier groupe va constater un effet beaucoup plus important que le second sur la réduction de la douleur. &quot;Mais quand on donne un bloquant de ces systèmes endogènes morphiniques, il n&#039;y a pas de différence entre l&#039;effet produit par le médecin et par la machine&quot;, reprend le chercheur en neurosciences.
On commence à avoir quelques éléments du puzzle de cet effet placebo. Apparemment, il sollicite la dopamine, les endorphines et le système de la récompense. Mais on en sait aussi davantage sur l&#039;effet nocebo, son inverse, qui vient du verbe &quot;nuire&quot;. En gros, un comprimé placebo, vide de toute substance, peut aussi avoir un effet délétère sur votre santé, si vous êtes convaincu que c&#039;est ce qui va se passer! &quot;L&#039;imagerie cérébrale dévoile que ce ne sont pas les mêmes zones qui s&#039;activent: on a donc un circuit de l&#039;effet placebo et un autre de l&#039;effet nocebo!&quot;, dévoile Philippe Luccarini. 
Lire aussi &gt; L&#039;optimisme, ça se travaille et c&#039;est un atout pour guérir!  Est-ce que tout le monde peut avoir un effet placebo? On sait aujourd&#039;hui qu&#039;il fonctionne, en particulier sur les douleurs et que tout le monde est potentiellement &quot;placebo-répondeur&quot;, comme l&#039;écrit l&#039;Inserm dans ce document. &quot;C&#039;est un moyen naturel pour se battre contre une douleur ou une pathologie&quot;, souligne Philippe Luccarini. Mais la réponse va dépendre de la personne, de la douleur, de la pathologie et du contexte. Donc un médicament placebo ne va pas soulager 100% des personnes qui le testent. Selon les études, il peut soulager entre 20% et 35% des patients. Ainsi, pour la migraine, une étude dévoile qu&#039;entre 26% à 32% des patients étaient soulagés par un médicament placebo. Mais pour certaines douleurs, on peut aller au-delà: toujours selon certaines recherches, les douleurs liées à une maladie reliée à l&#039;angoisse (angine de poitrine, par exemple) sont les plus sensibles à l&#039;effet placebo (jusqu&#039;à 90% de réponse). Pour les maladies, il reste encore beaucoup d&#039;inconnues et des limites pour certaines pathologies lourdes. Un patient atteint d&#039;un cancer du pancréas ne pourra pas être sauvé par des traitements fictifs... 
Par ailleurs, l&#039;effet placebo peut soulager en partie une douleur ou un symptôme. &quot;N&#039;importe qui en moyenne peut espérer avoir 20% de douleur en moins juste avec l&#039;effet placebo&quot;, avance le chercheur. On est loin du 100% et chacun est plus ou moins réceptif à la suggestion. Ce qui dépend de vos attentes, de votre résilience, de votre parcours de vie, de vos gènes sans doute aussi, du fonctionnement de votre cerveau. Mais aussi beaucoup de comment est présenté le traitement, par qui, de sa forme… D&#039;où une attention essentielle portée à la relation entre soignant et soigné, qui doit être basée sur l&#039;écoute, la confiance, la pensée positive. Même si cela ne suffit pas forcément. 
Reste que certaines personnes peuvent être totalement soulagées grâce à ce procédé psychologique et biologique. Philippe Luccarini donne un exemple parlant. Lors d&#039;un essai clinique, un patient souffrant d&#039;algie vasculaire de la face, une maladie qui se caractérise par une douleur extrêmement forte du visage rapportait une quasi absence de crise et de souffrance… alors qu&#039;il faisait partie du groupe placebo, à savoir ceux à qui on implantait un stimulateur dans le cerveau, mais qui n&#039;étaient pas stimulés électriquement en réalité. &quot;L&#039;effet placebo peut aller jusque-là!&quot;, s&#039;enthousiasme le neuroscientifique.
Une étude parue en juillet 2023 nous en dit plus: des chercheurs de l&#039;Université McGill ont découvert que l&#039;effet placebo serait plus puissant si le patient est convaincu que le traitement dont il profite a été conçu pour lui, en fonction de son identité génétique.   Est-ce qu&#039;un patient peut être soulagé… même quand il sait qu&#039;il reçoit un placebo? Plus étonnant encore, même quand un patient sait qu&#039;il a pris un &quot;faux&quot; traitement, s&#039;il est persuadé qu&#039;il marche, il va se sentir soulagé. À condition qu&#039;on lui explique ce qu&#039;est l&#039;effet placebo et qu&#039;il fonctionne! Une étude menée par l&#039;Université du Colorado, publiée en 2015 dans la revue The Journal of Pain  dévoile ainsi qu&#039;un groupe de 40 personnes a reçu une crème analgésique censée soulager, alors qu&#039;elle n&#039;avait aucune molécule active mais la présentation d&#039;un médicament: posologie, emballage, effets secondaires possibles... Un groupe a reçu une source de chaleur sur le bras, puis la crème une seule fois, un autre groupe quatre fois. Quatre jours après avoir reçu cette crème, l&#039;équipe de chercheurs a révélé la vérité aux cobayes. Et ceux qui avaient été &quot;conditionnés&quot; pendant quatre jours ont continué d&#039;être soulagés par la crème.  Peut-on stimuler cet effet placebo? Vaste question... et essentielle pour imaginer demain une médecine individualisée, efficace et de précision! On ne détient pas encore de bouton &quot;effet placebo&quot; pour le déclencher!
&quot;Aujourd&#039;hui, on n&#039;a pas le mécanisme scientifique de cet effet et le pourquoi certaines personnes sont plus sensibles à la suggestion que d&#039;autres&quot;, complète Olivier Perrot, psychologue. En revanche, comme l&#039;hypnose s&#039;appuie sur les visualisations positives, sur la suggestion, on sait aujourd&#039;hui que plus on est sensible à l&#039;hypnose, plus on est sensible à cet effet placebo. Ce qui suggère qu&#039;on peut travailler tout de même notre regard sur notre douleur, notre maladie, notre traitement. &quot;La méthode Coué a été longtemps moquée, reprend le psychologue clinicien. Pourtant, Émile Coué était un pharmacien qui avait compris dès la fin du XIXe siècle que la façon dont il délivrait un médicament impactait son efficacité. C&#039;est lui le découvreur de l&#039;effet placebo!&quot; Vous pouvez donc vous aider! Faire des visualisations positives avec de l&#039;autohypnose ou des relaxations guidées, continuer à penser que les traitements que vous suivez, parfois contraignants et inconfortables, auront un effet positif, peuvent donc être une aide précieuse quand on se bat contre une maladie.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les superpouvoirs de l&#039;effet placebo sur la douleur]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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      <title>Une psychologue souffle 5 stratégies pour mieux gérer vos crises d&#039;angoisse</title>
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      <pubDate>Thu, 13 Nov 2025 05:38:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Peur du vide, de l&#039;avion, de la foule, de conduire... Les phobies peuvent paralyser et empêcher de réaliser des rêves. Mais surmonter des crises d&#039;angoisse est possible en faisant un travail avec un psychothérapeute ou en adoptant certains exercices pour accepter et surmonter ces tempêtes émotionnelles. Une psychologue livre 5 conseils pratiques pour gérer ces crises de panique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le souffle court, le pouls galopant, la sueur qui perle… Dans un avion, une foule, au volant, les crises d&#039;angoisse s&#039;invitent sans prévenir et perturbent notre quotidien, nous interdisant parfois de voyager, de nouer des amitiés, de poursuivre une passion…
Pour mieux gérer l&#039;agoraphobie, la peur de prendre la parole, des crises de panique, la psychologue clinicienne Velina Negovanska dissèque dans son essai Surmonter les crises de panique* les phénomènes physiques et psychologiques lors de ces tempêtes émotionnelles. Et livre des conseils pratiques validés scientifiquement et issus de la thérapie cognitive et comportementale (TCC) pour mieux les supporter et les dompter.
Lire aussi &gt; Comment soigner un trouble obsessionnel compulsif (TOC)?  A quelles conditions peut-on mettre en place des stratégies pour mieux les supporter? Certaines situations peuvent susciter une bouffée de panique, courte, mais intense, qui se traduit par des symptômes physiques désagréables: mains moites, rythme cardiaque qui s&#039;accélère, coup de chaud… &quot;Peu importe depuis combien d&#039;années on souffre, il y a des thérapies et des techniques qui marchent, rassure celle qui est connue sous le pseudo @PlanetPsy sur Instagram. Je vois des patients traités par des médicaments depuis 10 ans, qui s&#039;en sortent sans!&quot; Mais dans la jungle des différentes approches et des fausses promesses de charlatans, elle a souhaité aider chacun à retrouver de la liberté grâce à son livre.

Autonomie… et aide quand c&#039;est nécessaire

Il existe de nombreuses techniques pour &quot;remplacer sa liste d&#039;angoisses par une liste d&#039;exercices&quot;, écrit-elle. A quelques conditions toutefois… En effet, si certains arrivent à surmonter leur crise d&#039;angoisse seuls, d&#039;autres ont besoin de l&#039;aide d&#039;un professionnel. Ce livre encourage chacun à l&#039;autonomie, mais précise que l&#039;accompagnement d&#039;un psychologue est parfois nécessaire. &quot;Quand on fait seul ces exercices, on a tendance à ne pas savoir extraire les informations positives, met-elle en garde. Le thérapeute est là pour renforcer les réussites et apprendre à chercher les améliorations.&quot;

Répétition

Surmonter ses crises de panique demande du temps et de la répétition. &quot;Notre cerveau a tendance à retenir de manière forte tout ce qui est négatif, rappelle-t-elle. Quand il retient l&#039;information &quot;je suis en danger&quot;, il vous incite à fuir.&quot; D&#039;où des réflexes d&#039;évitement et des pensées disproportionnées: si je sue et mon cœur bat vite, je vais faire un infarctus. &quot;C&#039;est uniquement par la répétition qu&#039;on arrive à apprendre à notre cerveau que la situation n&#039;est pas dangereuse. Plus on répète, plus ces alertes pourront s&#039;éteindre.&quot; Comme si on remodelait son cerveau.

Progressivité

&quot;Ce qui est très important, c&#039;est que l&#039;exposition aux différentes situations qui provoquent l&#039;angoisse soit progressive, reprend Velina Negovanska. Souvent, quand les personnes se lancent seules, elles vont sauter des étapes. Par exemple, si elles ont peur du vide, elles vont directement en haut d&#039;une montagne.&quot; Le risque? Que l&#039;expérience excessive soit contre-productive! &quot;Il faut imaginer ces techniques comme un escalier et ne pas brûler des étapes importantes. Petit à petit, le cerveau va s&#039;habituer, générer des situations positives et il va pouvoir passer à l&#039;étape suivante.&quot; Et l&#039;experte de donner pour exemple un patient qui aurait peur de prendre l&#039;avion, s&#039;il décide de se lancer dans un vol de 10h pour les Maldives, il y a de grandes chances qu&#039;il fasse demi-tour avant de mettre un pied à bord. &quot;On peut d&#039;abord travailler sur les bruits, aller dans un aéroport, regarder des avions, faire un vol court&quot;, liste-t-elle.  5 stratégies pour surmonter ses crises d&#039;angoisse  Mieux comprendre le fonctionnement de vos crises S&#039;observer est un préalable indispensable pour mettre le doigt sur les déclencheurs de vos crises de panique. On peut donc commencer par repérer quels sont vos symptômes et les situations dans lesquelles ils interviennent. Lors d&#039;une crise de panique, qu&#039;on peut simplifier en alerte sans danger, votre cerveau se met en mode &quot;fuite ou combat&quot;. Mais si vous savez que ces symptômes sont normaux, mais qu&#039;ils répondent à un danger imaginé, cela peut vous permettre de calmer petit à petit le mental.
Lire aussi &gt; &quot;Impossible de jeter&quot;: comment aider un proche atteint d&#039;accumulation pathologique?  Se confronter aux sensations désagréables pour les banaliser Avec les TCC, &quot;l&#039;idée est de vous exposer à cette peur pour faire le chemin inverse: se confronter aux battements cardiaques de manière progressive pour banaliser ces symptômes, explique la psychologue. Cela permet de mettre des mots sur quelque chose d&#039;incontrôlé.&quot; Elle conseille ainsi de provoquer ces symptômes désagréables, en dehors de la crise, chez soi, au calme, dans un cadre sécurisant. Par exemple, vous pouvez monter et descendre un escalier jusqu&#039;à ce que vous ayez le souffle court ou tenir la contraction des muscles pour reproduire la tension musculaire une fois par jour pendant 2 à 3 semaines et noter sur votre journal les réactions que vous éprouvez.
Lire aussi &gt; 3 applications pour méditer et se relaxer où que vous soyez  Apaiser votre système d&#039;alerte avec la cohérence cardiaque L&#039;inspiration active le système nerveux sympathique, lié à la vigilance tandis que l&#039;expiration stimule le système nerveux parasympathique responsable du retour au calme. D&#039;où l&#039;intérêt de faire des exercices de cohérence cardiaque pendant 5 minutes 1 à 3 fois par jour. En clair, vous inspirez sur 4 secondes et expirez sur 6 secondes. &quot;La cohérence cardiaque permet de reprendre le contrôle et savoir mieux gérer son stress… même en dehors des crises&quot;, poursuit l&#039;experte. Voilà un moyen simple pour calmer le rythme cardiaque et les pensées parasites, qu&#039;on peut mettre en place partout et discrètement!  Réduire les comportements de sécurité Quand on se confronte à ses peurs, il est courant de trouver des béquilles, sans parfois s&#039;en rendre compte: je vais prendre un médicament pour tel vol, boire un verre d&#039;eau avant telle réunion, écouter de la musique pour prendre le métro. &quot;On part des petits comportements d&#039;évitement qui renforcent l&#039;idée qu&#039;il y a un danger&quot;, explique-t-elle. Pour cette étape, la psychologue invite à mettre le doigt sur ces stratégies de sécurité et progressivement d&#039;essayer de s&#039;en passer. &quot;Ces objets donnent l&#039;illusion de sécurité, mais bloquent le vrai progrès&quot;, écrit-elle.  Se confectionner une &quot;trousse de secours&quot; personnalisée La psychologue propose une &quot;trousse de secours&quot; à activer en cas de crise de panique et à personnaliser. Voici quelques astuces à adopter pour éviter d&#039;être paralysé:

Répétez-vous quelques phrases qui aident le mental à s&#039;apaiser:

&quot;Les symptômes, je les connais, ils ne sont pas dangereux.&quot;
&quot;L&#039;expiration permet de calmer mon rythme cardiaque et ma respiration.&quot;
&quot;La crise d&#039;angoisse est temporaire&quot;
&quot;J&#039;ai survécu à d&#039;autres crises&quot;

Définissez en amont une pensée qui vous apaise, une musique qui calme, un lieu sûr à imaginer…
Testez la méthode du 5-4-3-2-1 pour se concentrer sur ses sens et nons ses pensées: nommer 5 choses en face de moi, 4 choses à toucher, 3 choses à entendre, 2 choses que je sens, 1 chose que j&#039;aime chez moi. &quot;L&#039;objectif est de rester sur l&#039;ici et maintenant plutôt que je vais mourir demain&quot;, souligne-t-elle.
Stimulez votre corps pour l&#039;apaiser: vous pouvez passer de l&#039;eau sur vos poignets, tapoter votre sternum avec vos doigts, serrer une balle anti-stress, marcher…

* Surmonter les crises de panique, mieux maîtriser les tempêtes liées à l&#039;anxiété, Velina Negovanska, éditions Dunod, octobre 2025, 23,90€.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Une psychologue souffle 5 stratégies pour mieux gérer vos crises d&#039;angoisse]]></media:title>
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      <title>Philippe Hofman: À 60 ans, Serge est au chômage pour la première fois</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/philippe-hofman-a-60-ans-philippe-est-au-chomage-pour-la-premiere-fois-119571</link>
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      <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 16:33:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;J’ai été licencié assez brutalement à 60 ans et c’est la première fois que je me retrouve au chômage. Je sais bien que je ne retrouverai pas d’emploi. Il me reste quatre ans avant la retraite. Que faire? Cette période m’angoisse.&quot; écrit Serge à notre chroniqueur le psychologue Philippe Hofman. Voici sa réponse et ses conseils pour passer ce cap difficile.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Au chômage pour la première fois à 60 ans 
La réponse de Philippe Hofman

Je comprends votre désarroi, Philippe, le licenciement des seniors est une pratique courante – environ un quart des chômeurs ont plus de 50 ans. Je vous conseille évidemment de vous renseigner sur vos droits et de vous défendre avec un soutien légal ou syndical. Mais, malgré une bonne défense, la perte du statut social est souvent vécue comme une mise au rebut et déclenche une dévalorisation de soi.
Pourtant, après la colère et l&#039;abattement, il est utile de reprendre de la distance et d&#039;envisager cette période comme une opportunité. Vous êtes libéré de cette pression angoissante de la fin de carrière, vous avez des atouts pour rebondir. Rappelez-vous que votre expérience professionnelle a de la valeur. À l&#039;encontre de ce que vous avez vécu, de nombreuses entreprises recherchent l&#039;expertise de seniors en tant que consultants. Rien n&#039;est perdu. Vous pourrez ainsi envisager un nouveau statut, à mi-temps ou dans l&#039;auto-entreprenariat.
Sans effectuer une reconversion totale, vous pouvez également saisir les propositions de formation ouvertes aux seniors dans toutes les agences France Travail. Bien entendu, vous disposerez de temps pour avoir une activité sociale, élargir votre réseau local et surtout, mieux vous occuper de vous. Enfin, cette période peut servir de préparation à la retraite et être l&#039;occasion de repenser au sens et aux envies de votre nouvelle vie.
Lire aussi&gt; Un nouveau dispositif pour aider les demandeurs d&#039;emploi de plus de 50 ans   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Philippe Hofman: À 60 ans, Serge est au chômage pour la première fois]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>J&#039;ai testé.... me balader seule en forêt</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/j-ai-teste-me-balader-seule-en-foret-123566</link>
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      <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 14:38:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Joséphine Lebard]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre journaliste Joséphine Lebard est passée outre sa crainte d&#039;aller se balader en forêt, seule, à un moment où il y a peu de fréquentation. Elle nous livre son témoignage.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avec l&#039;automne qui s&#039;installe, forcément, l&#039;appel de la forêt se fait ressentir. A moi les teintes mordorées des frondaisons, les parfums d&#039;humus et de champignons, le scritch-scritch des feuilles mortes sous mes pas. Oui mais voilà. La seule fenêtre de tir que j&#039;ai pour cette virée, c&#039;est une matinée de semaine. Autant dire un moment où les sentiers, en termes d&#039;affluence, n&#039;ont pas grand chose à voir avec les Champs-Elysées... Et un moment où mes amis ne sont pas vraiment disponibles pour m&#039;accompagner. Or, j&#039;ai un peu la trouille d&#039;aller randonner toute seule dans les bois. Dans mon malheur -ou disons plutôt dans mon angoisse- une source de réconfort: nous sommes visiblement un certain nombre à partager cette frousse. Selon une étude de 2022 menée par l&#039;Office National des Forêts (ONF) sur la perception des Franciliens sur les forêts (1), à la question &quot;pourquoi ne vous y rendez-vous pas plus fréquemment?&quot;, 50% des femmes sondées ont répondu ne pas aimer y aller seules.
&quot;Pour mieux lutter contre une appréhension, rien ne vaut l&#039;analyse&quot;, me dis-je. Et, de fait, en tant que femmes, on nous a inculqué à avoir peur de la forêt... C&#039;est sûr que les péripéties du Petit Chaperon Rouge ne donnent pas forcément envie d&#039;aller baguenauder en solo. Et que dire de la chanson &quot;promenons-nous dans les bois?&quot; qui, elle aussi, fait peser la menace du loup? Autant de classiques de l&#039;enfance qui ont du imprégner, sans que je m&#039;en rende compte, mon inconscient. Pour cette première virée, je décide de tout bien baliser pour me sécuriser. Je choisis la forêt de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) accessible en RER et non loin de la ville. Sur le net, je me trouve un parcours d&#039;une dizaine de kilomètres que je télécharge via une appli. Evidemment, je pars avec mon téléphone portable chargé au maximum, une gourde d&#039;eau elle aussi bien pleine, de quoi grignoter et une cape de pluie. J&#039;ai prévenu de mon escapade quelques copines avec lesquelles je partage un groupe Whatsapp.  Le jour J, après un check météo, je m&#039;engouffre donc dans le RER direction Saint-Germain-en-Laye. Si, dans le parc du domaine, je croise encore pas mal de flâneurs, cela se clairsème clairement une fois dans la forêt. Mon ouïe d&#039;indécrottable urbaine est en alerte au moindre craquement de branche ou frou-frou de feuilles. Je me retourne une fois ou deux: est-ce qu&#039;il n&#039;y aurait pas quelqu&#039;un derrière moi? &quot;Ca va?&quot;, me textotent mes amies. J&#039;envoie un selfie depuis une jolie clairière, sourire bravache aux lèvres. Allez, je ne vais pas me laisser décontenancer par deux marrons tombés au sol! Plutôt que de stresser, je décide de profiter.
Après tout, les gens savent où je suis et les Yvelines, ce n&#039;est pas franchement le fin fond de l&#039;Amazonie! A partir du moment où je décide de lâcher prise, je peux enfin être complètement dans le moment présent. Je m&#039;attache aux couleurs des feuillages, aux essences d&#039;arbres que je croise - l&#039;occasion de constater qu&#039;il faut que j&#039;étoffe mes connaissances en la matière- et surtout je sens que mon cerveau arrête de mouliner. Rien d&#039;étonnant, une étude américaine de 2015 a prouvé qu&#039;une marche de 90 minutes dans la nature diminuerait la rumination. Je croise quelques marcheurs et nous nous saluons d&#039;un hochement de tête accompagné d&#039;un sourire, comme les membres d&#039;un club conscients de leur chance. Si elle m&#039;inquiétait un peu au départ, j&#039;apprécie désormais cette solitude qui me permet d&#039;aller à mon rythme, où je veux et sans être obligée de parler. Trois heures plus tard, me voici de retour à la gare. Sur le quai, je me fais la promesse que cette virée solo en forêt sera la première d&#039;une longue série.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;ai testé.... me balader seule en forêt]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>J&#039;ai testé... l&#039;apéro pour les célibataires</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/j-ai-teste-l-apero-pour-les-celibataires-122071</link>
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      <pubDate>Wed, 05 Nov 2025 17:18:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Marre d&#039;être seul(e)? Et pour trouver l&#039;amour, vous ne seriez pas contre l&#039;idée de participer à une soirée exclusivement dédiée aux célibataires, sans toutefois oser l&#039;avouer, et encore moins sauter le pas. Rose Wojtasik a joué pour vous le rôle du cobaye du dating sans écran ni algorithmes. Elle vous dit tout.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En premier lieu, ménager mes proches. Car participer à une soirée de célibataires, vous en conviendrez, ce n&#039;est pas la même chose que de s&#039;inscrire à un atelier de couture. Il faut que je rassure a minima mon cher et tendre et mes enfants en amont, sans ça ils vont croire que j&#039;ai sciemment proposé ce sujet, afin de changer de vie. Chère famille, je vous aime, et ce papier m&#039;a bel et bien été commandé. Voilà pour la mise au point, côté privé. Ensuite, trouver l&#039;événement parfait et me préparer psychologiquement.
Après quelques clics, je jette mon dévolu sur Les soirées d&#039;Annie. Pourquoi? Parce que ces sorties (dîners littéraires, conférences, spectacles...) s&#039;adressent majoritairement à des quinquagénaires et + et que, pour pouvoir y accéder, il faut être abonné (compter 490 € l&#039;année + le prix de la party) et, surtout, montrer patte blanche. Sur le site, il est indiqué que l&#039;organisatrice, une comédienne de formation, trie sur le volet les candidats (un homme qui manque de finesse ou qui vient pour de mauvaises raisons peut aller se rhabiller). Un poil élitiste, peut-être, mais ça tombe bien, car, pour être honnête, j&#039;ai tout sauf envie de croiser des lourdingues, des psychopathes ou des vieillards libidineux.
J&#039;appelle donc Annie, une quinquagénaire volubile et enthousiaste. Le courant entre nous passe bien. Vu mon profil, elle me suggère d&#039;emblée un &quot;apéro célibataires et livres&quot;. Le concept? Chacun vient avec un bouquin coup de cœur à présenter, histoire de briser la glace. &quot;Il y aura des chefs d&#039;entreprises, des écrivains, des professeurs, glisse-t-elle. Tout le monde sera reposé et bronzé, ça va être chouette&quot;. Pendant l&#039;été, je stresse un peu en pensant à ce rendez-vous. Comment ferai-je pour lancer une conversation avec un inconnu? Saurai-je mettre fin à un échange ennuyeux? Et si personne ne m&#039;adressait la parole? Ça me simplifierait grandement la tâche et raconter l&#039;expérience pourrait même être drôle, mais mon estime de moi en prendrait un sacré coup.  Parfaitement détendue mais... Je parle de mes doutes à mes plus proches amies, qui gloussent et trépignent à l&#039;idée que je leur raconte tout. Plusieurs glissent néanmoins qu&#039;elles n&#039;aimeraient pas être à ma place. Le 12 septembre, à 19 heures, en poussant la porte de La Petite Place, un bistrot dans le Marais, la tension monte encore d&#039;un cran. Au premier étage, où se déroule l&#039;événement, une petite dizaine de &quot;prétendants&quot; patientent, un cocktail à la main pour certains. Michel - appelons le comme ça - engage immédiatement la conversation avec moi (coup de boost pour mon ego). Poliment je l&#039;écoute dérouler sa vie, avant de m&#039;éclipser et de me rapprocher de deux femmes - Isabelle et Sonia* - qui me semblent sympathiques et qui sont, elles aussi, fraîchement abonnées. Car tout au long de cette soirée, j&#039;ai répété la même chose: &quot;je suis journaliste et je viens de m&#039;inscrire ici pour élargir mon cercle d&#039;amis&quot;.
Quelques hommes tentent de se joindre à nous. S&#039;ensuit la présentation des livres. Nous sommes désormais une trentaine dans la salle, dont une majorité de femmes. Chacun explique son choix pour donner envie à quelqu&#039;un de lire à son tour l&#039;ouvrage. L&#039;ambiance est plutôt bon enfant. Je me sens parfaitement détendue. Annie, elle, chaperonne son petit monde de main de maître, rapprochant habilement ceux qui, selon son intuition, pourraient bien matcher. Il est quasiment 21h30 et, tandis que Sonia et moi nous apprêtons à prendre congé, des petits groupes d&#039;habitués, visiblement décidés à poursuivre la soirée, s&#039;installent sur les canapés. J&#039;imagine que vous mourrez d&#039;envie de savoir si j&#039;ai, malgré moi, craqué pour l&#039;un des hommes présents? Au risque de vous décevoir, non.
Aucun des participants ne m&#039;a tapé dans l&#039;oeil (pardon, messieurs, si vous me lisez!). Non pas qu&#039;ils étaient repoussants ou antipathiques (certains étaient même plutôt charmants), mais parce que, n&#039;étant pas un cœur à prendre, je n&#039;étais évidemment pas du tout dans cette disposition d&#039;esprit. J&#039;ai néanmoins passé un moment fort agréable. Et c&#039;est, je pense, le but de ces soirées: échanger, rencontrer de nouvelles personnes en chair et en os et, bien sûr... plus si affinités&quot;.
* Les prénoms ont été modifiés
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;ai testé... l&#039;apéro pour les célibataires]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>J&#039;ai testé pour vous... le restaurant en solo</title>
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      <pubDate>Fri, 17 Oct 2025 16:23:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e), à en croire l&#039;adage. Mais fonctionne-t-il aussi devant l&#039;assiette? Pour le vérifier, Rose Wojtasik a pris rendez-vous en tête-à-tête avec elle-même. Elle raconte.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pour être tout à fait honnête, ça fait des jours que je repousse l&#039;écriture de cet article et, surtout, le moment où je vais devoir aller m&#039;attabler en solitaire dans un restaurant près de chez moi, alors que j&#039;ai, depuis des décennies, un copilote de vie et des copines qui ne demanderaient probablement qu&#039;à m&#039;accompagner (du moins, c&#039;est ce que je veux croire!), et ce dans le seul but de vous raconter, chères lectrices, chers lecteurs, ce qu&#039;une quinquagénaire, pas coutumière de l&#039;exercice, ressent dans ce genre de situation.
Au fond de moi, je sais que déjeuner ou dîner seul(e) en public n&#039;a rien de triste, d&#039;infamant ou de bizarre. Des tas de gens - des hommes d&#039;affaires en déplacement, mais aussi des esseulés pour une raison X ou Y-, s&#039;adonnent chaque jour à cette pratique, que j&#039;ai d&#039;ailleurs moi-même expérimentée à l&#039;occasion de reportages en province. Oui mais voilà, il y a, selon moi, une grosse différence entre le faire par nécessité ou par goût et le faire par choix, voire par obligation.
Lire aussi&gt; &quot;J&#039;ai conscience d&#039;avoir toujours plus donné à mon fils qu&#039;à ma fille&quot;
Qu&#039;importe: ce vendredi soir je suis prête à repousser mes limites. Je laisse ma moitié se réchauffer un plat de lasagnes surgelées que, en épouse attentionnée, j&#039;ai pris le soin de lui acheter la veille... et c&#039;est parti. En franchissant la porte du café-cantine bio, je me sens un poil mal à l&#039;aise. Ça faisait un moment que j&#039;avais envie de tester ce lieu, mais le tofu, le seitan et les graines ne sont pas la tasse de thé de mes proches.
C&#039;est le premier point positif de cette soirée: je ne suis pas obligée de négocier quoi que ce soit avec mes acolytes. Je vais où je veux et je mange ce qui me plaît. Bref, pour l&#039;heure, j&#039;ai surtout peur de tomber sur une connaissance qui se demanderait ce que je fais là seule. Je jette un rapide coup l&#039;oeil dans la salle, mais ouf... la voie est libre de tout visage familier. J&#039;aperçois au passage une jeune fille dégustant son burger végétal en sa seule compagnie. Elle n&#039;a pas l&#039;air le moins du monde gênée.
Ma réservation en solo intrigue néanmoins le serveur (est-ce dû à ma maturité?) qui me lance d&#039;emblée un &quot;Vous attendez quelqu&#039;un?&quot;. Euh, non... Je choisis une petite table près de la fenêtre, en me disant que je pourrai toujours regarder les gens passer dans la rue. Car ce qui me turlupine le plus, hormis le fait d&#039;être regardée, jugée ou même abordée, c&#039;est de n&#039;avoir personne à qui parler. Pour moi, manger rime forcément avec convivialité.
Ce soir, je crains de m&#039;ennuyer ferme. J&#039;ai d&#039;ailleurs emporté un petit carnet et un stylo que j&#039;ai posés à portée de main. Je pourrai toujours y griffonner quelques notes pour mon papier, mais surtout pour me donner bonne contenance. Quant à mon smartphone, il est, lui, chargé à fond. Je n&#039;en suis pas fière, mais surfer sur internet reste souvent ma distraction favorite pour tuer le temps. Je me suis cependant fait la promesse de ne pas tout de suite céder à la tentation.  Une occasion propice à l&#039;introspection Je veux profiter de mon repas et de ce moment unique. En attendant mon poke bowl aux falafels et mon jus poire-pomme-gingembre, je regarde les assiettes passer et, surtout, j&#039;observe, bien décidée à ne pas perdre une miette de la micro comédie-humaine qui se joue près de moi. À proximité de moi, il y a ceux qui parlent boulot, enfants, conjoint, météo ou s&#039;échangent de bonnes adresses de restaurants branchés, ceux qui veulent un mets qui n&#039;est pas sur la carte et s&#039;agacent presque de ne pas obtenir satisfaction, ceux (et notamment celles) qui picorent dans le plat de l&#039;autre, puis culpabilisent en prenant un dessert, mais aussi cet homme qui, sa commande à peine passée, bosse déjà sur son ordi, et ce couple, sensiblement de mon âge, qui ne décroche pas un mot de tout le repas.
Contre toute attente, aucun de ces clients ne semble avoir remarqué ma présence. Et dire que je pensais que j&#039;allais être au centre de l&#039;attention! Lorsque mon plat arrive, je prends le temps, pour la première fois, de savourer chaque bouchée, à mon rythme. Il est vrai que je n&#039;ai pas besoin de me concentrer pour écouter quelqu&#039;un parler ou lui faire la conversation. J&#039;en profite ensuite pour réfléchir à mes projets personnels et aussi trouver des petites solutions rapides à mes problèmes d&#039;intendance (demain j&#039;appelle le jardinier pour tailler ma haie).
L&#039;occasion est propice à l&#039;introspection. Je ne cherche même pas à discuter avec le serveur, pourtant affable, ni même à consulter les notifications de mon portable. Je suis fière de moi. Il est bientôt 22 heures et, après un ultime pudding aux perles de chia et mangue, je m&#039;apprête à regagner mes pénates. Suis-je prête à renouveler l&#039;expérience? Je l&#039;ignore encore, mais une chose est sûre: j&#039;ai passé un très bon moment avec moi-même. Sans compter que j&#039;ai découvert des mélanges inattendus et des saveurs originales.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[J&#039;ai testé pour vous... le restaurant en solo]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
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      <item>
      <title>Améliorez votre confiance en vous et vos relations grâce aux accords toltèques</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/comment-les-accords-tolteques-peuvent-vous-aider-au-quotidien-80910</link>
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      <pubDate>Sun, 19 Nov 2023 14:25:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous avez peut-être déjà entendu des 4 accords toltèques (complétés par un 5e douze ans plus tard), best-seller et principes de base de la communication non violente. Que disent-ils et en quoi ils peuvent nous aider dans nos relations avec nos proches? Faisons le point!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un débat qui dégénère, un repas de famille qui se transforme en combat de tranchées? La vie familiale, intime et professionnelle nous met parfois à l&#039;épreuve quand nous ne comprenons pas ou nous nous opposons à nos interlocuteurs. Dans une société de plus en plus polarisée, il n&#039;est pas toujours facile de s&#039;écouter et de se faire entendre. Notre Temps vous propose une expérience unique et originale: rencontrer quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous… et prendre le temps de discuter, vraiment, dans le respect et l&#039;écoute. Pas pour convaincre, mais pour se comprendre. Le nom de cette expérience? Faut qu&#039;on parle. À l&#039;occasion de cette opération &quot;Faut qu&#039;on parle&quot;, Notre Temps vous propose une série d&#039;articles qui pourraient vous aider à améliorer votre compréhension, communication et bienveillance. Voici un volet qui vous encourage à découvrir les accords toltèques, très connus de celles et ceux qui tentent d&#039;améliorer les relations avec leurs proches. 
Lire aussi &gt; Faut qu&#039;on parle: et si vous rencontriez quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?  Avec ces accords toltèques, nous n&#039;allons pas parler musique ou histoire des Indiens d&#039;Amérique latine, mais développement personnel. En effet, Les 4 accords toltèques est un essai publié en 1997 par Miguel Ruiz, un auteur et enseignant mexicain, qui est devenu un best-seller (9 millions d&#039;exemplaires vendus!) et un livre-phare du développement personnel.
Il y développe quatre principes de vie, inspirés de la culture toltèque, cette civilisation mexicaine entre 900 et 1200 avant notre ère, pour améliorer sa confiance en soi, ses relations avec ses proches et in fine, son bonheur. La promesse est ambitieuse, le livre assez répétitif, mais de nombreuses personnes estiment qu&#039;après avoir lu l&#039;ouvrage, leur vision de la vie a été améliorée. Quels sont les 5 accords toltèques? Comment les appliquer au quotidien? 
Lire aussi &gt; Découvrir les clés de la communication non violente pour des relations plus apaisées  &quot;Que ta parole soit impeccable&quot; 

Comment le comprendre?

Miguel Ruiz invite les lecteurs à vérifier que les mots qu&#039;ils emploient sont les plus vrais, justes, ceux qui ne font pas de mal, ceux qui permettent d&#039;avancer, de construire ensemble une relation bienveillante. Une première idée simple: fais attention à ce que tu dis. Ce qui rejoint un autre courant bien connu: la communication non violente, qui invite à s&#039;affirmer sans écraser. &quot;Miguel Ruiz prend l&#039;exemple d&#039;une mère rentrée fatiguée et avec un mal de crâne du travail et dont la fille chante à tue-tête, retrace Olivier Perrot, psychologue clinicien et président de l&#039;Association Française de Nouvelle Hypnose (AFNH). Elle dit à sa fille: &#039;tais-toi, tu as une voix horrible&#039;. Et l&#039;enfant risque alors de ne plus jamais vouloir chanter, voire parler et intègre qu&#039;il faut réprimer ses émotions pour être accepté.&quot; Si cette mère avait réussi à adopter une parole bienveillante, elle aurait pu lui dire: &quot;je suis fatiguée, est-ce que tu peux jouer en silence à côté de moi?&quot;. &quot;On peut tous retrouver des moments de notre vie où nos parents étaient à côté de la plaque, ou nous avons été mauvais en tant que parent ou grand-parent, poursuit le psychologue. Pour moi, ce premier accord est le plus important car la parole peut agir comme un mauvais sort ou faire l&#039;inverse. Si on faisait tous attention à ce qu&#039;on dit aux personnes qu&#039;on aime, on vivrait dans un monde merveilleux!&quot;
D&#039;autant que le sage Miguel Ruiz insiste: avant de faire le bien autour de soi, envoyez du positif à votre propre cerveau. &quot;Il s&#039;intéresse à la façon dont on se parle à soi-même: &quot;je suis trop gros, trop vieux, trop nul&quot;, remarque Olivier Perrot. On s&#039;envoie des pensées limitantes.&quot; 

Comment l&#039;appliquer au quotidien?

&quot;Il invite à porter attention à ce qu&#039;on dit à notre conjoint, nos collaborateurs, nos amis, nos petits-enfants avec cette idée: on a une responsabilité à contribuer à un monde meilleur&quot;, insiste le psychologue, qui a pu rencontrer Miguel Ruiz. La première consigne, c&#039;est de toujours utiliser le &quot;je&quot;. &quot;Souvent on a une parole qui accuse: &#039;tu n&#039;as pas fait ceci&#039;&quot;, constate-t-il. Alors que présenter les choses ainsi: &quot;voilà ce que j&#039;ai compris, ce que j&#039;ai entendu&quot;, facilite l&#039;échange apaisé. Deuxième conseil: éviter de critiquer les autres. Car les plus médisants baignent dans une atmosphère négative… et risquent de se récupérer les mauvaises ondes répandues.

Quelles limites?

Pas évident de soupeser chaque mot dans chaque situation… Comme tous les conseils en développement personnel, ces accords ne doivent pas être pris au pied de la lettre et ajouter des contraintes, mais dessiner des règles qu&#039;on peut tenter de suivre (en restant bienveillant avec soi-même!). Par ailleurs, Miguel Ruiz amplifie le trait en imaginant que chaque parole peut se convertir en traumatisme qui marque une vie. Autre nuance: il arrive que l&#039;on soit obligé d&#039;utiliser des mots durs face à des personnes malveillantes.  &quot;Quoi qu&#039;il arrive, n&#039;en faites pas une affaire personnelle&quot; 
Comment le comprendre?

Miguel Ruiz invite chacun à garder en tête que les actions et paroles des autres, c&#039;est leur problème, pas le vôtre. Une façon de se protéger de la médisance... et de la paranoïa. Car certains peuvent supposer qu&#039;un regard de travers, qu&#039;une remarque est ciblée sur eux quand ce n&#039;est pas forcément le cas. &quot;C&#039;est l&#039;antidote au premier accord, car malheureusement les gens n&#039;ont pas une parole impeccable!&quot;, ironise le psychologue. Qui invite à ignorer les critiques, mais aussi à se méfier des compliments. Car ils peuvent être intéressés, manipulateurs…

Comment l&#039;appliquer au quotidien?

&quot;On peut essayer d&#039;avoir en tête: à chaque fois, je parle de mes goûts. Les autres aussi: ils parlent avec leur paire de lunettes à eux. Jacques Salomé [psychosociologue et auteur de nombreux ouvrages sur le bonheur] propose un outil pratique. Imaginons que je me promène avec un paquet de post-it: je note ce que j&#039;entends: &quot;t&#039;es trop vieux&quot;, après je décide ce que j&#039;en fais: est-ce que je me colle sur le front cette affirmation ou est-ce que je le redépose chez mon interlocuteur: c&#039;est ton avis, ça ne m&#039;appartient pas. C&#039;est ce qu&#039;on appelle la restitution.&quot;

Quelles limites?

Se protéger de la méchanceté, se sentir assez fort sur ses appuis pour ne pas être balayé par la moindre critique, c&#039;est un superpouvoir! Mais les retours constructifs des autres sont aussi essentiels pour avancer. &quot;Il ne faut non plus être hermétique à toute remarque, nuance Olivier Perrot. Mais se demander: en quoi cette information peut me faire grandir? Une fois que j&#039;ai fait le tri entre critique positive et négative, je garde ce qui m&#039;est utile, et je dépose le reste. Le manque de confiance en soi est le problème le plus répandu mais l&#039;excès de confiance est également négatif!&quot;  &quot;Ne faites aucune supposition&quot; 

Comment le comprendre?

C&#039;est notre accord préféré! Car à partir du moment où _ essaie d&#039;éviter d&#039;imaginer ce que vit l&#039;autre et qu&#039;on lui demande, on évite beaucoup d&#039;incompréhensions, de malentendus et de souffrances inutiles. Tous ces accords vont de pair: plus on interroge ses proches, moins on se fait des films et mieux on communique! Miguel Ruiz suggère d&#039;analyser bien ce qui relève de l&#039;objectif et de la supposition, d&#039;exprimer ses besoins… et d&#039;écouter les sentiments des autres.

Comment l&#039;appliquer au quotidien?

&quot;Au lieu d&#039;imaginer, ayez le courage de poser des questions! conseille Olivier Perrot. Pourquoi ce stagiaire regarde son portable pendant mon cours? Ce n&#039;est peut-être pas parce que je l&#039;ennuie mais parce qu&#039;il a des problèmes personnels… La plupart du temps on se fait des films et on a tendance à y croire!&quot; Un conseil précieux quand on fait face à des problèmes de jalousie dans son couple, au travail...

Quelle limite?

Attention à ne pas confondre votre fantasme et l&#039;empathie. Apprendre à se mettre à la place de l&#039;autre, à comprendre ses réactions vous aidera aussi dans vos relations avec vos proches.  &quot;Faites toujours de votre mieux&quot; 

Comment le comprendre?

Ce principe de vie semble assez basique. Mais il vient atténuer un peu les injonctions des principes précédents et vous invite à beaucoup d&#039;humilité, à vous rappeler que nul n&#039;est parfait et que chacun a droit aux échecs pour faire mieux demain. &quot;D&#039;une manière générale, le perfectionnisme nous mène à l&#039;épuisement, prévient Olivier Perrot. Faire de son mieux, ça veut dire: rapatrier votre droit à l&#039;erreur. Il s&#039;applique aux 3 premiers: c&#039;est impossible d&#039;avoir une parole impeccable.&quot;

Comment l&#039;appliquer au quotidien?

Le jour où on est un peu moins patient, bienveillant, à l&#039;écoute, on a le droit de le reconnaître, de s&#039;excuser… et de se pardonner. Dans une société où il faudrait être parfait dans tous les domaines, ce principe donne un peu d&#039;oxygène aux simples humains que nous sommes. Notre spécialiste insiste sur un paramètre: l&#039;effort réalisé. &quot;Si vous avez deux enfants, l&#039;un qui a 12/20 en math sans travailler et l&#039;autre 10/20 en maths mais qui a révisé, préparé pendant deux semaines, vous allez féliciter le second et non le premier.&quot; Nul besoin de vous comparer, la version optimale de vous-même n&#039;est pas celle d&#039;un autre! Ce qui revient à la base du développement personnel et à ce cher Socrate: &quot;connais-toi toi-même&quot;!

Les limites

Globalement, on peut trouver que Miguel Ruiz promeut des concepts simples, voire simplistes. Si ces principes semblent couler de source, ils peuvent être d&#039;une grande aide quand on manque de confiance en soi ou d&#039;une communication simple avec ses proches. &quot;Si j&#039;applique les 4 accords, je vais améliorer la façon dont je m&#039;aime, je ne vais pas devenir prétentieux, mais je vais arrêter de jouer des rôles pour plaire aux autres&quot;, assure Olivier Perrot. Néanmoins, il ne faudrait pas que &quot;faire de son mieux&quot; devienne une excuse pour ne pas avancer, entreprendre, s&#039;améliorer, se remettre en question.  &quot;Soyez sceptique, mais apprenez à écouter&quot; 

Comment le comprendre?

Pourquoi un cinquième accord toltèque? Miguel Ruiz a publié, avec son fils, en 2010 Le 5e accord toltèque, qui vient compléter son essai à succès. Une suite marketing certes, mais qui propose un autre pilier pour vivre plus sereinement plutôt bien vu en ces temps de fakenews, d&#039;informations anxiogènes et de manque de nuance. &quot;Il y a l&#039;objet de perception, qui est la vérité, et notre interprétation de cette vérité, qui n&#039;est qu&#039;un point de vue&quot; écrit Miguel Ruiz. Il demande aux lecteurs de trouver le juste équilibre entre l&#039;esprit critique et l&#039;écoute. &quot;Il nous dit: apprenez à penser par vous-même, reprend Olivier Parrot. Or, on est souvent très influençable, parce qu&#039;on veut être aimé.&quot;

Comment l&#039;appliquer au quotidien?

En ayant un esprit critique sur tout! &quot;Il faut se renseigner, nuancer, écouter, être le plus objectif possible, reprend-il. Et être capable à n&#039;importe quel âge de remettre en question des valeurs, des injonctions qui dirigent nos vies et qu&#039;on a héritées de nos parents, de la société sans s&#039;interroger.&quot; Pourquoi ne pas profiter de la retraite pour faire le tri entre ce qu&#039;on a envie de garder et d&#039;améliorer dans nos réactions, émotions, relations, préjugés en s&#039;inspirant de ces principes?

Quelle limite?

Ce 5e principe se retrouve un peu dans les précédents, puisqu&#039;il insistait déjà sur l&#039;écoute en évitant les suppositions.
Pour aller plus loin, vous pouvez regarder (avec vos petits-enfants!) cette vidéo qui synthétise à merveille Les 4 accords toltèques.   ]]></content:encoded>
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          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Comment se préparer à la mort de son animal</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/se-preparer-a-la-mort-de-son-animal-122073</link>
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      <pubDate>Fri, 31 Oct 2025 04:38:04 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Adopter un chien ou un chat, c&#039;est le plus souvent savoir qu&#039;il ne nous survivra pas. Une échéance inéluctable à laquelle il est en partie possible de se préparer.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;ai été très heureuse de partager onze ans de la vie de Mélodie, ma petite cocker adoptée dans un refuge, témoigne Marta, 59 ans. Mais sa disparition m&#039;a bien secouée. J&#039;hésite à prendre un nouveau chien sachant qu&#039;il ne sera pas plus éternel que ma Mélodie.&quot;  Des liens puissants Même si c&#039;est difficile à comprendre pour les autres, la plupart des personnes qui vivent ou ont vécu avec un animal savent à quel point la relation qui s&#039;établit peut être riche et nourrissante. &quot;Avec un chien ou un chat, nous vivons un amour inconditionnel, explique Amandine Samson, autrice du livre Faire face au deuil animalier (éd. Jouvence) et accompagnatrice de ce type de deuil. Même si on n&#039;est pas d&#039;humeur égale ou qu&#039;on ne sent pas toujours bon, il va nous aimer avec une constance très rassurante. Sa présence au quotidien avec l&#039;installation de routines et d&#039;habitudes va laisser aussi un grand vide à son décès.&quot;
Lire aussi &gt; Face aux personnes endeuillées comment trouver les mots justes  Être conscient de l&#039;inéluctable Dans notre culture, il est rare de parler de la mort, y compris de nos compagnons à quatre pattes. &quot;Mais éviter ce sujet ne l&#039;empêchera pas de survenir, remarque Amandine Samson. Se préparer à la disparition de nos animaux, c&#039;est d&#039;abord en avoir conscience, ne pas oublier qu&#039;elle fait pleinement partie du processus de la vie. Cela permet aussi de vivre chaque jour avec plus d&#039;intensité afin de n&#039;avoir aucun regret une fois qu&#039;il ne sera plus là – regret de l&#039;avoir laissé trop seul à la maison ou d&#039;avoir préféré son canapé à des balades.&quot; Avoir en tête que son chat ou son chien va partir avant soi peut favoriser l&#039;acceptation de sa disparition.
Il est important aussi d&#039;avoir à l&#039;esprit que de nombreux animaux sont euthanasiés dans le but de leur épargner des souffrances trop vives de la fin de vie. Une décision terrible qui nous revient. &quot;Elle relève de notre responsabilité et suscite souvent de la culpabilité&quot;, note l&#039;autrice de Faire face au deuil animalier. Savoir que cette situation surgira peut-être un jour peut atténuer le choc émotionnel le moment venu.
Lire aussi&gt; Vivre le deuil de son animal
  Mieux se connaître Avant cette disparition, Amandine Samson conseille de se poser des questions importantes. La première est de s&#039;interroger sur notre rapport à la mort et aux fins de façon générale, qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;une séparation dans une relation amoureuse ou amicale, d&#039;un changement d&#039;emploi, d&#039;un départ à la retraite ou d&#039;un déménagement: &quot;La clé pour se préparer aux transitions est de se connaître, de comprendre sa manière de réagir face à elles.&quot;
La deuxième question concerne les raisons de l&#039;adoption de son chat ou de son chien. &quot;Il existe beaucoup d&#039;adoptions-pansements, pour sortir d&#039;un mal-être, d&#039;un sentiment de solitude ou d&#039;insécurité, poursuit Amandine Samson. Ces problèmes vont ressurgir au moment de la mort de l&#039;animal, souvent de manière encore plus vive en raison de la perte d&#039;un amour inconditionnel. Il est donc essentiel de régler le problème de fond avant, tout en sachant que le chagrin sera corrélé au bonheur vécu ensemble.&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comment se préparer à la mort de son animal]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Comment parler de la mort avec les enfants?</title>
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      <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 06:03:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Évoquer ce sujet avec les jeunes enfants nous vient rarement à l’esprit, nous évitons même parfois d’en parler. Souvent, pour les protéger et faute de savoir trouver les mots appropriés. Pourtant aborder la question avec eux se révèle parfois bénéfique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un sujet difficile à aborder C&#039;est seulement à l&#039;adolescence que j&#039;ai découvert que la mère de Bambi était tuée par un chasseur! Car quand je regardais ce dessin animé étant petite, ma mère avançait systématiquement la cassette vidéo pour sauter ce funeste événement&quot;, se souvient Blanche, 32 ans. Les parents de cette trentenaire ne sont certainement pas les seuls à avoir tenté de gommer la mort du quotidien de leur enfant. À vrai dire, nous les comprenons fort bien tant le sujet est difficile à aborder. &quot;Ce silence des adultes est lié à l&#039;angoisse fondamentale que tout être humain porte en lui face à sa finitude. Surtout, ces dernières décennies, la mort est devenue encore plus taboue et cachée que par le passé: elle intervient le plus souvent à l&#039;hôpital et ne fait plus vraiment partie de notre environnement quotidien. Nous pensons donc qu&#039;il faut absolument en protéger les enfants, pour leur bien, et ne surtout pas leur en parler tant que cela n&#039;est pas indispensable, tant qu&#039;ils n&#039;y sont pas confrontés directement&quot;, observe Béatrice Copper-Royer, psychologue, coautrice avec Marie Guyot de Comprendre un enfant ou un adolescent en deuil, éd. Eyrolles (2025).  Se dérober est vain Des précautions sans doute illusoires parce que la mort fait très tôt partie de leur univers. Pour s&#039;en apercevoir, il suffit de les observer lorsqu&#039;ils jouent. &quot;On dirait que tu es mort!&quot; les entend-on s&#039;exclamer. Et quelques minutes plus tard: &quot;Et maintenant, on dirait que tu n&#039;es plus mort!&quot; &quot;Vers 4 ou 5 ans, cette question est abordée par les tout-petits avec une certaine légèreté car ils n&#039;ont pas encore conscience de l&#039;irréversibilité de cet état. Ce n&#039;est que vers 6 ou 7 ans qu&#039;ils réalisent que la mort est définitive, qu&#039;on n&#039;en revient pas&quot;, explique la psychologue. À ce moment-là, ils peuvent se mettre à poser certaines questions teintées d&#039;inquiétude, sur la mort de leurs propres parents ou sur ce qu&#039;il y a après. &quot;Récemment, mon petit-fils de 7 ans a pris un air très grave pour me demander si je m&#039;occuperais de lui si ses parents mouraient. J&#039;ai voulu le rassurer en lui disant que ses parents n&#039;allaient pas mourir mais cela n&#039;a servi à rien. J&#039;ai essayé de parler d&#039;autre chose, mais il est revenu inlassablement à sa question, jusqu&#039;à ce que je lui promette de le prendre chez moi en cas de décès de ses parents&quot;, raconte Laure, 66 ans, encore secouée par cette conversation. Effectivement, un enfant en attente de réponses renonce rarement! &quot;Si son entourage se dérobe, il se débrouille seul, se forgeant ses propres représentations de la mort, plus ou moins fantaisistes, plus ou moins rassurantes, plus ou moins sources de confusion. Le mieux est tout de même qu&#039;il puisse se livrer à ce travail d&#039;élaboration dans une interaction bienveillante avec les adultes&quot;, encourage Nicole Prieur, philosophe et autrice de Nos enfants, ces petits philosophes, éd. Albin Michel.  Procéder par images Mais comment s&#039;y prendre? &quot;Il est intéressant de rebondir sur une question que l&#039;enfant pose: et toi, que penses-tu qu&#039;il y a après la mort? Bien sûr sans dénigrer ses interprétations, même si elles paraissent farfelues. Ensuite, l&#039;adulte peut faire part de ses propres convictions avec subtilité, en précisant bien que ce sont les siennes et que d&#039;autres personnes peuvent en avoir d&#039;autres&quot;, insiste Béatrice Copper-Royer. &quot;Transmettre ses valeurs et croyances – religieuses, philosophiques, etc. – à la jeune génération peut l&#039;aider à mieux appréhender certaines interrogations existentielles comme la mort. À condition que cette transmission reste souple et ne soit pas enfermante&quot;, complète Nicole Prieur. Et pour ceux qui sont particulièrement mal à l&#039;aise pour évoquer ce sujet, pourquoi ne pas emprunter une voie plus concrète? &quot;Ma petite-fille de 9 ans adore passer des moments avec moi dans mon jardin. J&#039;en profite toujours pour lui expliquer ce que je sais de la nature. Par exemple, je lui parle des plantes qui naissent d&#039;une graine, grandissent, confient à leur tour des graines au vent ou aux insectes pollinisateurs avant de mourir. Je trouve cette image du cycle de la vie des végétaux très rassérénante&quot;, confie Georges, 71 ans. Voilà une excellente manière de faire comprendre que la vie ne s&#039;oppose pas à la mort mais qu&#039;elle la contient en elle: les deux sont intrinsèquement liées! Il est également possible d&#039;orienter l&#039;enfant vers certaines pistes de réflexion. Notamment en lui posant les questions suivantes: ne crois-tu pas que c&#039;est en vivant le mieux possible que l&#039;on peut plus facilement accepter qu&#039;un jour tout s&#039;arrête? Et pour toi, c&#039;est quoi une belle vie? &quot;L&#039;objectif est de générer chez lui du désir, de l&#039;idéal, de l&#039;enthousiasme et de l&#039;appétit de vivre pour l&#039;aider à mieux lutter contre cette angoisse de la mort&quot;, propose la philosophe.
Lire aussi&gt; Comment consoler un proche dans la peine?  La tristesse, ça passe! Avoir de temps en temps ces petites discussions quasiphilosophiques avec un enfant produit des bénéfi ces énormes: d&#039;une part, dédramatiser ; d&#039;autre part, lui faire comprendre que la mort n&#039;est pas taboue. &quot;Ainsi, le jour où il y sera confronté à l&#039;occasion de la perte d&#039;un animal familier par exemple, certains jalons auront déjà été posés en amont, hors d&#039;un contexte chahuté par le chagrin. Sa douleur n&#039;en sera pas moins lourde mais le dialogue sera sans doute plus facile&quot;, note Béatrice Copper-Royer. &quot;Quand notre chien est mort, j&#039;étais très anxieuse à l&#039;idée de l&#039;annoncer à mon petit-fils de 7 ans qui l&#039;adorait. Je ne voulais surtout pas lui mentir, lui faire croire que Touky était parti: mes parents l&#039;avaient fait pour moi quand j&#039;étais petite et je suis encore malheureuse de cette incertitude et cette incompréhension dans lesquelles ils m&#039;avaient alors plongée! Je lui ai dit tout simplement que notre chien avait cessé de vivre car cette expression me paraît profondément juste et claire, peu susceptible d&#039;entraîner une confusion&quot;, confie Marine, 70 ans. Rien n&#039;empêche d&#039;organiser une petite cérémonie d&#039;adieu pour cet animal avec lequel nous avons de jolis souvenirs, dont l&#039;enfant pourra imaginer lui-même le contenu et la forme. &quot;L&#039;essentiel est de le rassurer: il est normal d&#039;être triste mais, heureusement, ça passe, car on ne reste jamais triste toute la vie&quot;, insiste la psychologue.
Lire aussi&gt; Je l&#039;ai vécu. Françoise: &quot;Ceux qui n&#039;ont jamais eu de chien ne peuvent pas savoir ce que je ressens depuis la mort de Hopper&quot;  Des rituels rassurants Quand c&#039;est à la mort d&#039;un proche – grand-parent, parent, frère ou soeur – que l&#039;enfant doit faire face, l&#039;enjeu est tout autre. &quot;La perte d&#039;une grand-mère ou d&#039;un grand-père peut le rendre très triste s&#039;il en était proche au quotidien. Mais il lui reste ses fi gures d&#039;attachement principales, ses parents, et la tristesse est en général assez vite surmontée. En revanche, le décès d&#039;un père ou d&#039;une mère fait littéralement exploser sa cellule familiale. C&#039;est un tsunami! Non seulement l&#039;être cher n&#039;est plus là mais l&#039;autre parent, complètement dévasté, n&#039;est plus du tout rassurant. De même quand un enfant de la fratrie décède&quot;, analyse Béatrice Copper-Royer.
Pendant longtemps, les familles ont eu pour habitude de tenir les jeunes enfants à distance des rituels funéraires. Aujourd&#039;hui, les pratiques sont différentes, et c&#039;est tant mieux! &quot;Exclure un enfant, au motif de son jeune âge, de ces moments où toute une communauté se réunit pour rendre hommage au proche disparu, est à mon avis une erreur. Il a au contraire besoin d&#039;être entouré par cette chaleur et cette solidarité, de constater que les autres aussi sont tristes, que les autres aussi ont aimé son papa ou sa maman&quot;, note la psychologue. Bien sûr, plus rien ne sera jamais comme avant pour lui. Mais cela ne doit pas signifier qu&#039;un pesant silence doit s&#039;installer. &quot;J&#039;ai perdu mon père d&#039;une crise cardiaque quand j&#039;avais 11 ans. Avec le recul, je suis reconnaissant à ma mère de la manière dont elle a persisté à parler de lui après le drame, avec humour, sans taire ses défauts, sans en faire un mythe ou un modèle inatteignable, mais pour qu&#039;il reste vivant dans nos coeurs&quot;, confie Jacques, 45 ans. Bel objectif que de permettre à la vie de continuer, malgré la peine.
Lire aussi&gt; Nos morts et nous, un lien indéfectible  En ce moment Tentez de gagner le dernier livre de Delphine Horvilleur, Euh... Comment parler de la mort aux enfants (Bayard / Grasset) en version papier et livre audio. Une réflexion lumineuse pour accompagner les questions des enfants.
Je tente ma chance  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comment parler de la mort avec les enfants?]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Découvrir les clés de la communication non violente pour des relations plus apaisées</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/decouvrir-les-clefs-de-la-communication-non-violente-pour-des-relations-plus-apaisees-122021</link>
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      <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 05:08:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour éviter malentendus, maladresses et incompréhensions, certains ne jurent que par la communication non violente. Une façon d&#039;exprimer ses sentiments et besoins qui améliore les relations avec ses proches, ses enfants, ses collègues... Pourquoi ne pas essayer?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La vie familiale, intime et professionnelle nous met parfois à l&#039;épreuve quand nous ne comprenons pas ou nous nous opposons à nos interlocuteurs. Dans une société de plus en plus polarisée, il n&#039;est pas toujours facile de s&#039;écouter et de se faire entendre. Le fonds Bayar-Agirc pour une société du lien, en partenariat avec Notre Temps vous propose une expérience unique et originale: rencontrer quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous… pour prendre le temps de discuter 2 heures en face à face, vraiment, dans le respect et l&#039;écoute. Pas pour convaincre, mais pour se comprendre. Le nom de cette expérience? Faut qu&#039;on parle. Vous pouvez vous inscrire jusqu&#039;au 15 novembre en cliquant sur ce lien.
Lire aussi &gt; Faut qu&#039;on parle: et si vous rencontriez quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?
À l&#039;occasion de cette opération, dont Notre Temps est partenaire, nous vous proposons une série d&#039;articles qui pourraient vous aider à améliorer votre compréhension, communication et bienveillance. Dans ce volet, nous vous intéressons à la communication non violente, qui aide à avoir des échanges plus respectueux et constructifs.   &quot;Se connaître, ce n&#039;est pas juste se côtoyer, même avec tendresse, c&#039;est s&#039;écouter, même avec friction&quot;, écrit Thomas d&#039;Ansembourg dans son essai Du Je au Nous. Ce psychothérapeute a fait rayonner en France la communication non violente, notamment via son best-seller Cessez d&#039;être gentil, soyez vrai! Un titre un poil provocateur, mais qui laisse apparaître qu&#039;adopter la communication non violente passe par une meilleure connaissance de soi et n&#039;a rien à voir avec jouer au bisounours! Beaucoup assurent qu&#039;elle apporte un bien-être décuplé, car apprendre à exprimer clairement ses sentiments, ses besoins, ses limites nourrit des relations saines, durables et fluides. Aussi bien dans la vie professionnelle que personnelle! Alors quels sont les piliers et codes de cette communication non violente?
Lire aussi &gt; 8 conseils pour avoir une discussion sereine avec un proche agressif  Qu&#039;est-ce que la communication non violente? Fondée par Marshall Rosenberg, un psychologue américain né en 1934, elle a depuis quelques décennies fait des émules partout dans le monde. Le père de la communication non violente (ou CNV) la résume ainsi: &quot;le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d&#039;en faire autant&quot;.
Outil de développement personnel pour certains, philosophie de vie pour ses adeptes, son objectif est de rentrer en contact avec les autres en évitant agression, jugement et critique. Ce que Thomas d&#039;Ansembourg synthétise par &quot;sortir de nos enfer-mements&quot;.
&quot;C&#039;est un art de vivre qui aide à mieux se comprendre soi-même et à mieux s&#039;entendre avec les autres&quot;, résume Élodie Hochard, thérapeute et formatrice certifiée en communication non violente. Elle tient à rétablir quelques vérités sur cette philosophie parfois caricaturée. &quot;Ce n&#039;est pas parler gentiment, faire plus de compromis, se sur-adapter. Mais au contraire, comprendre qu&#039;on peut être différent, rester nous-même et construire une relation respectueuse. La CNV ne permet pas d&#039;enlever les mésententes, les désaccords, les conflits. Mais de les vivre autrement, avec plus de profondeur, de confiance, d&#039;écoute et d&#039;éviter bien des malentendus et incompréhensions.&quot;
L&#039;adopter peut donc changer votre quotidien, mais demande du travail, de la patience, du courage. &quot;Il s&#039;agit de tout un apprentissage, qui s&#039;intègre pas à pas&quot;, explique celle qui propose des formations de plusieurs jours. D&#039;autant que cette façon de s&#039;analyser et de se comporter avec les autres s&#039;oppose souvent à notre éducation. &quot;Nous avons pour beaucoup été élevés dans l&#039;exigence et la critique , c&#039;est une vraie déprogrammation de notre façon de communiquer&quot;, reprend Élodie Hochard. Et l&#039;idée n&#039;est pas d&#039;être parfait, mais de progresser sur le chemin de la CNV. 
Lire aussi &gt; Famille: comment faire face aux reproches de nos enfants?  Quels sont les piliers de la communication non violente? Pour découvrir la CNV, on peut commencer par retenir un acronyme: OSBD pour Observation, Sentiment, Besoin et Demande. Face à une situation qui vous met mal à l&#039;aise, pour mieux exprimer votre ressenti, passer à ces quatre étapes avant de formuler une phrase peut drastiquement améliorer vos relations.

Observation. Regarder la situation sans jugement, avec recul. Parler des faits et non extrapoler ou interpréter.
Sentiment. Deuxième pilier, analyser vos sentiments. Et donc se recentrer sur soi plutôt que rendre responsable l&#039;autre de la situation problématique. &quot;Nos sentiments, parfois vus comme des ennemis, nous donnent au contraire des informations précieuses, à l&#039;image d&#039;un tableau de bord sur une voiture, illustre Élodie Hochard. Ils nous servent à mieux comprendre ce qui se passe en nous, à mieux nous exprimer sans accuser, mais en étant clair et responsable.&quot;
Besoin. Identifier votre besoin pour sortir de cet inconfort. Pour pouvoir les exprimer.
Demande. C&#039;est le but de ce cheminement: exprimer un besoin clair, spécifique, orienté vers l&#039;action et sans agressivité. Le mieux étant de faire une proposition sous forme interrogative plutôt qu&#039;exiger.

Pour illustrer le fossé qui sépare les échanges acrimonieux et le dialogue apaisé grâce à la CNV, Élodie Hochard nous donne un exemple. Si un couple se retrouve le soir et que Monsieur regarde son portable pendant que Madame lui raconte sa journée, il y a de fortes chances pour que l&#039;habituel &quot;Tu ne m&#039;écoutes jamais&quot; fuse. Elle propose plutôt: &#039;quand je parle, mais que tu regardes ton téléphone, je me sens découragée, j&#039;ai besoin d&#039;attention et d&#039;écoute, est-ce que tu serais d&#039;accord pour discuter avec moi maintenant ou plus tard en étant réellement disponible?&#039; En évitant l&#039;écueil de l&#039;attaque, ce sera plus facile pour l&#039;autre de me rejoindre.&quot;  Quelles astuces adopter pour essayer la communication non violente? Adopter la communication non violente ne se fait pas en claquement de doigts ou avec quelques réflexes. Néanmoins, en guise d&#039;introduction, la thérapeute souffle quatre astuces qui pourraient faciliter la compréhension réciproque.

Employer le &quot;je&quot;

Un principe facile à systématiser, c&#039;est d&#039;employer le &quot;je&quot; plutôt que le &quot;tu&quot;. &quot;Plutôt que d&#039;être focalisée sur ce que l&#039;autre a mal fait, on se demande qu&#039;est-ce je ressens et de quoi j&#039;ai besoin?&quot; Pour passer du reproche (tu ne descends jamais la poubelle) au ressenti: &quot;je me sens contrariée en réalisant que j&#039;ai sorti les poubelles 4 fois sur 5 ce mois-ci. Fais-tu le même constat que moi?&quot; Attention toutefois aux faux amis, prévient l&#039;experte. Car derrière le &quot;je&quot; peut se cacher un jugement ou une agression. &quot;Dire &quot;je ne me sens pas respectée&quot;, ça ne marche pas. Il faut donc apprendre à distinguer un vrai sentiment d&#039;une évaluation masquée de l&#039;autre.&quot;

S&#039;autoriser à prendre du recul

Analyser ses sentiments, rechercher son besoin et trouver les bons mots pour l&#039;exprimer, cela prend du temps. Et quand on est en pleine réunion avec douze personnes ou avec les enfants qui crient, ce n&#039;est pas évident d&#039;adopter le bon ton et la formule adéquate. Voilà pourquoi la thérapeute suggère de &quot;prendre le temps d&#039;observer ce qui se passe, de ne pas réagir sur le coup de l&#039;émotion, s&#039;aider de quelques respirations. Quitte à retarder la réaction en expliquant: &quot;tout de suite, je n&#039;ai pas les moyens de te répondre d&#039;une manière qui sera au service de la relation, je reviendrai quand je serai prête&quot;.

Se rappeler que l&#039;autre a besoin d&#039;empathie

Plus compliqué, il peut être utile si le ton monte de garder en mémoire qu&#039;une agression est souvent l&#039;expression d&#039;un besoin d&#039;écoute et d&#039;empathie. &quot;J&#039;aime répéter la citation de Marshall Rosenberg: &#039;La violence est l&#039;expression tragique d&#039;un besoin non satisfait&#039;&quot;, reprend Elodie Hochard. Si on arrive à ne pas être focalisé sur la critique de l&#039;autre, à ne pas croire à ces jugements et à voir que c&#039;est un être désemparé, qui parle de sa blessure, cela devient plus facile de le comprendre.&quot; Et donc de réagir de façon à calmer les tensions.

Trouver d&#039;autres interlocuteurs

Si vraiment la colère bouillonne et vous n&#039;arrivez pas à trouver les mots adéquats, c&#039;est que vous avez soif d&#039;empathie. &quot;Si je sens que j&#039;ai zéro disponibilité pour mon partenaire, je vais me diriger vers quelqu&#039;un d&#039;autre: ami, thérapeute, qui m&#039;écoute, me nourrit, je vais recevoir de l&#039;empathie, ça me permet de revenir de manière plus pacifique pour discuter du problème.&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Découvrir les clés de la communication non violente pour des relations plus apaisées]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Pratiquée 5 minutes par jour, cette méthode de respiration réduit le stress</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/cette-methode-de-respiration-pratiquee-5-minutes-par-jour-reduit-le-stress-voici-comment-l-adopter-101418</link>
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      <pubDate>Fri, 25 Oct 2024 05:12:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Emilie Cailleau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous vous sentez submergé par le stress? La cohérence cardiaque peut vous aider à retrouver votre calme intérieur. Découvrez comment faire de cet exercice de respiration un allié au quotidien.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Nous l&#039;oublions souvent, mais notre respiration constitue un fabuleux outil pour réguler nos états intérieurs. Les adeptes de la relaxation, du pranayama (exercices de respiration utilisés en yoga) et de la méditation de pleine conscience par exemple ont appris à exploiter le potentiel du souffle, cette ressource vitale, pour mieux affronter les tempêtes émotionnelles.
Heureusement, il n&#039;est pas nécessaire de partir en retraite de yoga ni d&#039;avoir l&#039;étoffe d&#039;un moine Shaolin pour apprécier les super pouvoirs de sa respiration. La cohérence cardiaque fait partie de ces méthodes efficaces, à portée de tous, pour désamorcer un excès de stress et se sentir mieux au quotidien.
Cette technique de respiration permet de gérer ses émotions quand celles-ci deviennent trop envahissantes. Plusieurs études ont vanté les répercussions positives de cette approche sur le stress, l&#039;anxiété, le burn-out encore sur la dépression.  La cohérence cardiaque pour cultiver le bien-être émotionnel La pratique vise à augmenter la variabilité de la fréquence cardiaque (ou variabilité sinusale), les variations dans le rythme cardiaque d&#039;une personne (VFC).
Pour mieux comprendre, il faut savoir que le cœur ne bat pas exactement comme un métronome: l&#039;intervalle entre deux battements est sujet à fluctuation, c&#039;est ce que l&#039;on appelle la VFC. Ces légères variations cardiaques normales sont soumises à l&#039;influence de notre système nerveux sympathique et du système nerveux parasympathique (tous deux formant le système nerveux autonome).
Le premier, le sympathique accélère le rythme cardiaque sous l&#039;effet de la colère, du stress ou de la peur par exemple. A l&#039;inverse, le second, le système parasympathique, sous le contrôle du nerf vague, joue la carte de l&#039;apaisement en ralentissant le rythme cardiaque.  L&#039;harmonisation des rythme cardiaque et respiratoire pour revenir à l&#039;équilibre Sous l&#039;effet d&#039;émotions fortes comme d&#039;un stress aigu, le système sympathique tend à prendre le dessus sur le sympathique. Ce déséquilibre réduit la variabilité de la fréquence cardiaque. &quot;Celle-ci diminue (…) dans certaines circonstances psychologiques comme le stress chronique, l&#039;anxiété, la dépression, le burn-out et le stress post-traumatique. La réduction de la variabilité sinusale est en cela un marqueur physiologique d&#039;un problème psychologique&quot;, explique l&#039;association santé respiratoire France sur son site.
Autrement dit, la cohérence cardiaque, par le contrôle du souffle, fait remonter cette VFC, et par ricochets, participe à apaiser le système nerveux. Le rythme cardiaque entre en congruence avec la respiration. Cette synchronisation des rythme cardiaque et respiratoire permet de revenir à l&#039;équilibre mental et émotionnel.
Lire aussi&gt; Stress, digestion, déprime: stimulez votre nerf vague  Cohérence cardiaque: comment y arriver? Cinq minutes de pratique chaque jour suffit à ressentir les effets apaisants et ressourçants de la méthode. A condition bien sûr de la pratiquer régulièrement. Pour l&#039;adopter facilement, on donne souvent le repère &quot;365&quot;, comme le décrit l&#039;Université de Laval au Québec.
3: On la pratique trois fois par jour, par exemple au lever, avant le repas du midi et en fin d&#039;après-midi, ou à tout autre moment.
6: On réalise six cycles respiratoires (inspiration/expiration) par minute, c&#039;est-à-dire une inspiration de cinq secondes, suivie d&#039;une expiration de cinq secondes
5: On fait l&#039;exercice pendant cinq minutes.  4 astuces pour en faire un rituel quotidien 
Installez-vous dans un endroit calme, à l&#039;abri de toute distraction (smartphone à distance)
Pendant l&#039;exercice, respirez de façon naturelle et ample, de façon abdominale: inspirez par le nez (l&#039;abdomen gonfle) et expirez par la bouche (l&#039;abdomen se dégonfle).
Vous pouvez associer à la respiration une image, une pensée ou une émotion positive, agréable ou réconfortante. Vous pouvez penser à quelque chose qui vous fait du bien, quelqu&#039;un de votre entourage qui vous est cher ou un objet que vous appréciez…  
Vous peinez à suivre le rythme au quotidien? Pas de panique, il existe des applications smartphone ludiques comme Respirelax (gratuite) et de nombreux tutos vidéos ou en ligne qui peuvent vous accompagner et vous aider à vous approprier la méthode.

Lire aussi&gt; Pourquoi le silence est une précieuse promesse de bien-être  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/07/illustration-dune-femme-respirant-a-lexterieur.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Pratiquée 5 minutes par jour, cette méthode de respiration réduit le stress]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je l&#039;ai vécu: Lucie: &quot;Avec mon mari, on n&#039;avait jamais parlé d&#039;argent, je l&#039;ai payé au moment du divorce&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-lucie-avec-mon-mari-on-n-avait-jamais-parle-d-argent-je-l-ai-paye-au-moment-du-divorce-122074</link>
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      <pubDate>Thu, 16 Oct 2025 15:53:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après s&#039;être séparée du père de ses enfants, Lucie qui, au sein de son couple, prenait en charge les dépenses du quotidien, laissant son mari rembourser les crédits des gros projets, s&#039;est retrouvée dans une situation financière fragile. La quinquagénaire a retrouvé l&#039;amour mais, pour éviter de se sentir un jour de nouveau lésée, elle a, dès le départ, abordé la question de la gestion de l&#039;argent avec son partenaire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mon ex-mari avait huit ans de plus que moi. Lorsque je l&#039;ai rencontré, je venais de décrocher mon premier CDI d&#039;assistante de direction dans une entreprise de prêt-à-porter. Laurent, lui, travaillait dans un cabinet d&#039;expertise comptable parisien. Il gagnait plutôt bien sa vie (en tout cas nettement mieux que moi) et venait juste d&#039;acquérir une petite meulière dans le Val-de-Marne.
Je me souviens avoir rapidement quitté le studio que j&#039;occupais pour emménager chez lui. Comme Laurent remboursait chaque mois son emprunt immobilier et que je ne lui versais pas de loyer (je ne lui ai pas proposé, mais il aurait clairement refusé), je trouvais ça normal de payer les courses, les factures et même quelques extras. À quoi se sont ensuite ajoutées des dépenses concernant les enfants.
C&#039;était moi, par exemple, qui réglais souvent les vêtements, les cadeaux pour les anniversaires des camarades et les coupes de cheveux. Je le faisais spontanément, sans jamais me poser de question. Laurent et moi, on n&#039;était pas des collègues, mais un couple. On s&#039;aimait et je pensais passer le restant de ma vie avec lui. Je m&#039;en fichais de savoir qu&#039;il ne sortait sa carte que pour les achats prestigieux, tel le Renault Grand Scenic ou la télévision géante LED, tandis que moi je prenais en charge le PQ et liquide vaisselle (je force à peine le trait).  Je ne me referais plus avoir Je n&#039;allais tout de même pas faire les comptes avec mon mari. Sauf que, avec le recul, je me dis que j&#039;aurais vraiment dû. Notre couple a explosé il y a six ans, après que j&#039;ai découvert plusieurs SMS sans aucune équivoque sur le portable de Laurent, pendant qu&#039;il prenait sa douche. Lorsque je l&#039;ai confronté, il n&#039;a même pas cherché à nier. Il avait rencontré quelqu&#039;un, c&#039;était sérieux. Et moi, j&#039;étais l&#039;idiote de service qui n&#039;avait rien vu venir. Notre divorce a été particulièrement conflictuel.
Et c&#039;est là que j&#039;ai compris que j&#039;avais commis une énorme erreur en n&#039;abordant jamais la question de l&#039;argent au sein de mon couple. Laurent ne m&#039;a fait aucun cadeau. Il a immédiatement fait valoir que tout ce qu&#039;il avait payé lui revenait (il avait de toute façon les preuves) et moi, ne pouvant clairement pas faire la liste des milliers de pots de yaourts et de paquets de couches achetés pendant notre mariage, je me suis retrouvée du jour en lendemain sans rien. Pas le moindre patrimoine financier.
Si mes parents ne m&#039;avaient pas alors donné un petit coup de pouce, je n&#039;aurais jamais pu me reloger. J&#039;avoue que cette histoire m&#039;a non seulement fichu un sacré coup, elle m&#039;a aussi fait beaucoup réfléchir. Et puis, il y a deux ans, j&#039;ai rencontré Christophe qui a réussi à me faire croire à nouveau en l&#039;amour, alors que je pensais ne plus pouvoir jamais faire confiance à un homme. Pour l&#039;instant, on vit encore chacun chez soi, mais sans doute pour plus très longtemps, car on commence sérieusement à se projeter.
Autant dire que mon amoureux est d&#039;ores et déjà prévenu: le moment venu, toutes les dépenses du ménage se feront à partir d&#039;un compte joint alimenté au prorata de nos revenus respectifs. Christophe a beau ne pas avoir expérimenté de divorce douloureux (le sien s&#039;est fait tout en douceur), il est 100% d&#039;accord sur le fait que la gestion des finances doit se faire de manière équitable dans un couple. Ce qui ne nous empêchera pas, bien sûr, de faire parfois plaisir à l&#039;autre..  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l&#039;ai vécu: Lucie: &quot;Avec mon mari, on n&#039;avait jamais parlé d&#039;argent, je l&#039;ai payé au moment du divorce&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Marre du blabla? Les ingrédients d&#039;une conversation réussie</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/passer-d-une-discussion-a-une-conversation-103169</link>
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      <pubDate>Wed, 11 Dec 2024 05:38:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous en avez assez des discussions sans intérêt? Et si on se parlait vraiment? En y mettant du sien, il est possible d&#039;avoir plus souvent des conversations nourrissantes et intéressantes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un débat qui dégénère, un repas de famille qui se transforme en combat de tranchées? La vie familiale, intime et professionnelle nous met parfois à l&#039;épreuve quand nous ne comprenons pas ou nous nous opposons à nos interlocuteurs. Dans une société de plus en plus polarisée, il n&#039;est pas toujours facile de s&#039;écouter et de se faire entendre. Notre Temps vous propose une expérience unique et originale: rencontrer quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous… et prendre le temps de discuter, vraiment, dans le respect et l&#039;écoute. Pas pour convaincre, mais pour se comprendre. Le nom de cette expérience? Faut qu&#039;on parle. À l&#039;occasion de cette opération &quot;Faut qu&#039;on parle&quot;, Notre Temps vous propose une série d&#039;articles qui pourraient vous aider à améliorer votre compréhension, communication et bienveillance. Voici un volet sur comment sur les ingrédients d&#039;une conversation réussie. 
Lire aussi &gt; Faut qu&#039;on parle: et si vous rencontriez quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?  &quot;Grande bavarde, j&#039;adore parler avec les personnes que je rencontre au hasard et évidemment avec mes proches, explique Maria, 63 ans. Mais je trouve souvent que les sujets s&#039;épuisent vite et que les discussions tournent en rond, ce que me frustre beaucoup.&quot;  Discussion ou conversation? Quelle est la différence entre ces deux termes? &quot;La première est légère, civile, polie, explique Fanny Auger, conférencière, autrice de Trêve de bavardages. L&#039;art de la conversation pour enrichir ses échanges et se connecter aux autres (Eyrolles). Ce bavardage a la fonction sociale essentielle de nous permettre de nous connecter. La conversation représente le stade suivant, avec un enrichissement réciproque et partagé.&quot;  Bannir le &quot;ça va&quot;? Il accompagne nos &quot;bonjour&quot;, généralement en quasi-mode automatique. &quot;Il a une dimension universelle, note Fanny Auger. Dans toutes les langues et tous les pays où j&#039;ai vécu, je l&#039;entends.&quot; Poser la question, souvent par simple politesse, suppose néanmoins être prêt à accueillir la réponse, qu&#039;elle soit positive ou négative. &quot;Si la personne répond &quot;non, ça ne va pas&quot; et que vous êtes en train de courir pour attraper votre bus, c&#039;est parfois compliqué&quot;, relève la spécialiste de la conversation. Elle conseille de moduler la question: &quot;Y mettre un petit peu plus d&#039;attention enrichit nos échanges par exemple en demandant: &quot;Bonjour Corinne, comment vas-tu aujourd&#039;hui?&quot;  Les ingrédients d&#039;une conversation? La qualité de l&#039;échange est liée à l&#039;investissement de ses participants. Dans la recette d&#039;une bonne conversation, trois ingrédients doivent être présents, selon Fanny Auger. &quot;Le premier et le principal, c&#039;est l&#039;écoute. La plupart des gens n&#039;écoutent pas vraiment ou tendent l&#039;oreille pour mieux rebondir, parler d&#039;eux avec le &quot;Moi aussi&quot; qui souvent interrompt l&#039;autre.&quot;
Le deuxième, c&#039;est l&#039;ouverture. &quot;On ne sait jamais ce qui va advenir dans l&#039;altérité d&#039;une conversation&quot;, remarque Fanny Auger. Parfois s&#039;engager dans une discussion avec un inconnu va déboucher sur une conversation passionnante, mais ce n&#039;est possible qu&#039;à la condition de se montrer ouvert à l&#039;autre.
Troisième et dernier ingrédient indispensable: l&#039;envie. Impossible d&#039;avoir une bonne conversation sans ce désir d&#039;un vrai échange – et le temps devant soi qui va avec. &quot;Quelquefois l&#039;appétit vient en mangeant&quot;, nuance Fanny Auger.  Nos conseils pour amorcer une discussion L&#039;autrice de Trêve de bavardages liste quatorze épices pour rendre les conversations plus savoureuses. Parmi elles, le courage: celui d&#039;exprimer ses idées, de se montrer tel qu&#039;on est sans faux-semblants, ni mensonges, d&#039;aborder des sujets parfois difficiles pour faire grandir et évoluer la relation. &quot;Il y a aussi la sincérité pour être vraiment présent et ne pas porter de masque, ainsi que l&#039;empathie pour essayer de ressentir ce que ressent l&#039;autre&quot;, poursuit Fanny Auger qui conseille de ne pas négliger l&#039;humour et propose des questions pour aller plus loin, comme &quot;A quoi ressemble un jour parfait selon vous?&quot;, &quot;Qu&#039;est-ce que vous diriez à vous-même plus jeune?&quot; ou &quot;Qu&#039;aimeriez-vous inventer pour rendre la vie meilleure?&quot;  A prohiber absolument: les ragots Tout n&#039;est pas bon à dire. &quot;Il faut que notre parole soit impeccable, relève Fanny Auger. Ne jamais parler d&#039;autres personnes en mal afin de ne pas se salir soi-même ni salir la personne dont on parle, ce dont personne ne s&#039;en retrouverait élevé.&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Marre du blabla? Les ingrédients d&#039;une conversation réussie]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Ma famille n&#039;accepte pas que je m&#039;accorde enfin du temps</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/ma-famille-n-accepte-pas-que-je-m-accorde-enfin-du-temps-122072</link>
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      <pubDate>Tue, 14 Oct 2025 18:23:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après s&#039;être consacrée à leur famille, certaines femmes aspirent à s&#039;occuper enfin d&#039;elles-mêmes, ce qui génère parfois quelques tensions.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;ai mis ma carrière entre parenthèse pour m&#039;occuper de nos enfants et alléger le quotidien de mon mari, très impliqué dans son travail, explique Nathalie, 55 ans. Ma vie professionnelle en a évidemment pâti. Je me lance sur le tard dans une reconversion qui me réjouit et je m&#039;autorise enfin à me concentrer sur mes propres aspirations. Mais je ne m&#039;attendais pas à une telle levée de bouclier de la part de mon mari et de mes enfants, pourtant âgés de 22 et 26 ans. Ils n&#039;acceptent pas que je sois désormais moins disponible pour eux.&quot;  Une situation fréquente Ce que vit Nathalie n&#039;est pas rare, assure Christel Petitcollin, formatrice et autrice de S&#039;affirmer et oser dire non (Jouvence): &quot;Les femmes sont assignées à être extrêmement donnantes, maternantes et disponibles pour tout le monde. On leur répète que c&#039;est leur rôle. Mais à un moment, quand les enfants ont grandi, elles prennent conscience que si elles veulent vivre aussi pour elles, c&#039;est maintenant car la vie passe vite.&quot; Ce déclic survient souvent quand les enfants entrent dans la vie active. L&#039;entrée dans la ménopause peut aussi coïncider avec ce désir de changement.  Rejeter la culpabilité &quot;Tu n&#039;es plus là pour nous&quot;, &quot;On ne peut plus compter sur toi&quot;, &quot;Tu ne penses qu&#039;à toi&quot;… autant de phrases qu&#039;entendent beaucoup de femmes dans une période de recentrage autour de leurs propres envies et besoins. Autant de sources de culpabilité. &quot;Attention à ne pas confondre maternage et amour, prévient Christel Petitcollin. On peut très bien aimer son mari et lui laisser beurrer ses tartines lui-même! Face aux services rendus, les proches disent merci au début, avant de rapidement les considérer comme des dus, ce qui piège les personnes qui donnent beaucoup. Le travail le plus important qu&#039;ont à réaliser ces femmes, c&#039;est de se libérer de la culpabilité.&quot;
Lire aussi&gt; J&#039;apprends à dire non et à faire respecter mes limites
Mieux vaut ne pas perdre de vue la phrase d&#039;Eugène Labiche: &quot;Un égoïste est une personne qui ne pense pas à moi!&quot; Christel Petitcollin conseille aussi de se rappeler que s&#039;affirmer et en être approuvé ne vont guère ensemble: &quot;Il est rare que la personne à qui vous venez de dire non vous applaudisse et qu&#039;elle soit ravie que vous refusiez désormais de beurrer ses tartines! Il y a un âge où il faut s&#039;affirmer en assumant de ne pas être approuvé.&quot;  Verbaliser le changement Dans un premier temps, il est essentiel de prendre le temps de la réflexion pour être au clair sur ses nouvelles aspirations: impossible de les expliquer aux autres si elles ne sont pas pleinement conscientisées. &quot;Toute relation est basée sur un contrat implicite, note Christel Petitcollin. Si une personne veut modifier ce contrat, il doit le verbaliser, sans oublier d&#039;évoquer sa responsabilité dans ce qui a été et doit être changé: &quot;Je me suis vraiment beaucoup occupé de vous toutes ces années. Je vous ai sûrement donné de mauvaises habitudes en étant trop présente et peut-être infantilisante. Je suis fatiguée et je pense que vous avez besoin de grandir.&quot;&quot; Les bénéfices de ce nouveau rapport aux autres et à soi placent généralement au second plan les petits remous de cette période de transition.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Ma famille n&#039;accepte pas que je m&#039;accorde enfin du temps]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>8 conseils pour avoir une discussion sereine avec un proche agressif</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/8-conseils-pour-avoir-une-discussion-sereine-avec-un-proche-agressif-110222</link>
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      <pubDate>Wed, 26 Mar 2025 05:23:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous prévoyez une explication corsée avec votre mère, fils, beau-père et vous savez que le ton risque de monter? Pour éviter de répéter les mêmes erreurs et pour améliorer vos relations, il est tout à fait possible de muscler votre capacité à gérer l&#039;agressivité de l&#039;autre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un débat qui dégénère, un repas de famille qui se transforme en combat de tranchées? La vie familiale, intime et professionnelle nous met parfois à l&#039;épreuve quand nous ne comprenons pas ou nous nous opposons à nos interlocuteurs. Dans une société de plus en plus polarisée, il n&#039;est pas toujours facile de s&#039;écouter et de se faire entendre. Notre Temps vous propose une expérience unique et originale: rencontrer quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous… et prendre le temps de discuter, vraiment, dans le respect et l&#039;écoute. Pas pour convaincre, mais pour se comprendre. Le nom de cette expérience? Faut qu&#039;on parle. À l&#039;occasion de cette opération &quot;Faut qu&#039;on parle&quot;, Notre Temps vous propose une série d&#039;articles qui pourraient vous aider à améliorer votre compréhension, communication et bienveillance. Voici un volet sur comment gérer une personne agressive, un proche comme un inconnu...
Lire aussi &gt; Faut qu&#039;on parle: et si vous rencontriez quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?  &quot;J&#039;aurais dû lui répondre ça&quot;, &quot;pourquoi j&#039;ai dit ça?&quot;, &quot;la prochaine fois je ne me laisserai plus faire&quot;… Quand une discussion vire à l&#039;affrontement, il n&#039;est pas évident de garder son calme, d&#039;avancer des arguments rationnels, de privilégier l&#039;empathie sur les propos blessants… C&#039;est pourtant possible, nous rassure Jérôme Palazzolo, psychiatre, qui publie Petit traité de self-défense psychologique, comment gérer l&#039;agressivité*.
Une ressource précieuse pour mieux préparer une altercation et supporter un proche agressif. À condition de se préparer, comme pour une compétition sportive, on peut anticiper, améliorer ses échanges, changer de posture et éviter ainsi de refaire le match dans sa tête. Le psychiatre livre quantité de conseils pratiques dans son dernier essai. Notre Temps en a sélectionné huit qui pourraient vous aider à avoir des relations plus apaisées.
Lire aussi &gt; Les phrases à ne surtout pas dire à un proche dépressif… et les attitudes à adopter  Connais-toi toi-même! Vous vous rappelez certainement la devise de Socrate, qui s&#039;applique également si vous espérez renforcer votre self-control. Connaître sur le bout des doigts ses valeurs, ses blessures, ses limites aussi, c&#039;est un préalable pour savoir ce qui peut marcher et ce qui n&#039;est pas acceptable pour vous. &quot;C&#039;est la priorité! prévient Jérôme Palazzolo. Dans un premier temps, il est nécessaire de savoir comment on fonctionne: ses points forts, points faibles...&quot; 
Mais on est rarement un bon juge pour soi-même… Voilà pourquoi le médecin conseille d&#039;interroger ses proches pour savoir quels sont vos principaux défauts et qualités… Une étape pas évidente, mais utile avant d&#039;avoir une expérience de sincérité avec l&#039;autre.
Lire aussi &gt; Comment mettre fin aux ruminations mentales?  Anticiper et formuler votre désir Pour qu&#039;un message soit bien reçu, encore faut-il qu&#039;il soit bien formulé. Mieux vaut donc avoir réfléchi en amont au sujet précis que vous voulez aborder pour ne pas en dévier et exprimer avec des mots compréhensibles par l&#039;autre votre demande. Vous pouvez vous entraîner devant une glace ou en vous filmant pour réviser vos arguments et détailler vos gestes, mimiques, votre langage non verbal… Trop ridicule? Alors jouez la scène dans votre tête. &quot;Plus vous la revivez et plus votre confiance en vous augmente&quot;, assure le psychiatre. Comme une pièce de théâtre, vous serez ainsi moins désarçonné et plus clair au moment de demander une augmentation à votre chef ou de négocier avec votre mère pour qu&#039;elle arrête de conduire.  Bien analyser la personne en face Une fois au clair avec vous-même, on se concentre sur la partie adverse. Quel type de personne agressive est-elle? Quels sont ses reproches habituels? Un préalable pour éviter de répéter les mêmes boucles contre-productives. Et avancer des arguments concrets, qui font mouche, voire des solutions. Physiquement aussi, les signaux non verbaux sont importants à décoder: le rouge aux joues, les mâchoires qui se crispent, les mains qui tremblent... Autant d&#039;indices qui prouvent que la moutarde monte et donc qu&#039;il faut trouver une parade pour apaiser les choses.  Privilégier l&#039;écoute empathique Une fois la discussion entamée, les mots comptent. Premier conseil: rester concentré sur l&#039;objet de la discussion. Combien de fois une dispute sur un sujet dérive vers d&#039;anciens nœuds non réglés? Si vous sentez que le débat s&#039;éloigne de votre message initial, n&#039;hésitez pas à le recadrer. &quot;Garder l&#039;esprit ouvert, de la souplesse, une présence ici et maintenant&quot;, synthétise Jérôme Palazzolo dans son essai. Nul doute que l&#039;autre a peu de chance de se sentir écouté si vous répondez trois fois à votre téléphone pendant l&#039;échange…
&quot;Souvent, l&#039;autre ne veut pas forcément que vous changiez, mais il espère être entendu&quot;, prévient-il. D&#039;où une gymnastique exigeante, mais déterminante: quel message se cache sous les mots durs de l&#039;autre? Et si vous estimez que vous êtes en tort, pourquoi ne pas commencer par le reconnaître et s&#039;excuser? &quot;Dire: &quot;j&#039;ai bien entendu ce que tu as dit, je m&#039;en excuse et je vais essayer de modifier les choses&quot;, c&#039;est très efficace pour désamorcer la colère que ça soit dans le couple, avec un ami, en voiture, même dans la rue&quot;, liste l&#039;expert.  Se poser les bonnes questions &quot;Quand on a affaire à quelqu&#039;un d&#039;agressif, on a une réponse automatique émotionnelle, précise Jérôme Palazzolo. Et donc des pensées automatiques, pas réfléchies qui s&#039;imposent.&quot; Souvent, vous avez envie de fuir, de crier, de blesser. Alors qu&#039;en posant certaines questions: &quot;est-ce que ça vaut le coup que je me batte pour ça?&quot;, &quot;Quelles répercussions psychologiques je risque?&quot;, il est plus facile de passer des pensées automatiques aux réfléchies et de prendre les bonnes décisions.  Passer par un check-up physique Pour garder son calme et passer de l&#039;émotionnel au cognitif, se concentrer sur votre corps peut être une aide précieuse, car on peut difficilement être calme dans sa tête et stressé dans son corps!
&quot;Physiologiquement, quand on a affaire à quelqu&#039;un d&#039;agressif, en raison des neurones miroir, on s&#039;adapte et on adopte le même ton agressif&quot;, détaille le psychiatre. Mais si vous restez sur l&#039;analyse de vos émotions, vous risquez de perdre de vue l&#039;objectif de l&#039;entrevue. &quot;D&#039;où l&#039;intérêt lors de ce ping-pong de s&#039;auto-observer, avance l&#039;expert. Il faut 3 secondes pour prendre conscience de sa posture, de sa respiration, de sa fréquence cardiaque, des tempes qui tapent, des muscles qui se tendent…&quot; La respiration, comme souvent, est un allié de taille. &quot;Dans un couple quand il y a une forte dispute, on a l&#039;impression d&#039;avoir couru un 400 m, on est essoufflé parce que l&#039;émotionnel prend le dessus, illustre-t-il. Le stress induit par une agression verbale provoque une respiration superficielle et inefficace. Le fait de ralentir, ça permet de poser les choses.&quot;   L&#039;affirmation de soi &quot;Une fois qu&#039;on connaît ses propres limites, il faut être dans une dynamique d&#039;affirmation de soi, reprend Jérôme Palazzolo. Pour faire part de ses ressentis, de ses droits en respectant ceux de l&#039;autre.&quot; Peut-être que cette fois-ci, vous n&#039;allez pas laisser passer les reproches injustes? C&#039;est à vous de savoir quelle est la balance bénéfice/ risque de cette discussion musclée. Et l&#039;expert de synthétiser: &quot;choisissez une expression efficace, sincère et directe de ce que l&#039;on pense, ce que l&#039;on veut, ce que l&#039;on ressent&quot;. Avec comme préalable de commencer ses phrases par &quot;je&quot; et non &quot;tu&quot;, la base de la communication non violente. Plutôt que de catégoriser votre interlocuteur, vous allez ainsi vous référer à vos interprétations: &quot;j&#039;aurais aimé que&quot;, &quot;j&#039;ai l&#039;impression que&quot;…
Autre pilier de cette communication non violente: l&#039;importance du feed back. Souvent, les deux interlocuteurs sont tellement absorbés par leurs émotions qu&#039;ils n&#039;entendent pas bien, ne retiennent pas le bon message. D&#039;où l&#039;intérêt de demander à ce proche si vous avez bien compris sa plainte… et de lui faire répéter quel était votre désir.  Savoir mettre fin à la discussion S&#039;affirmer, c&#039;est aussi dire stop quand c&#039;est trop pour vous. Le spécialiste invite à mettre un terme à l&#039;affrontement quand les choses s&#039;enveniment. &quot;On peut proposer un report: &quot;on va s&#039;arrêter sinon on va dire des choses qu&#039;on va regretter&quot;. Sans pour autant glisser le problème sous le tapis, mais se laisser quelques jours, voire quelques semaines pour faire le tri entre ce qui est utile et contre-productif fera davantage avancer la relation.
* Petit traité de self-défense psychologique, comment gérer l&#039;agressivité, Jérôme Palazzolo, Odile Jacob, 17,99 €, février 2025.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[8 conseils pour avoir une discussion sereine avec un proche agressif]]></media:title>
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      <title>Les raisons pour lesquelles on est le plus heureux à la soixantaine</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/les-raisons-pour-lesquelles-on-est-le-plus-heureux-a-la-soixantaine-111786</link>
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      <pubDate>Sun, 13 Apr 2025 05:08:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les soixantenaires feraient partie des plus heureux selon plusieurs études scientifiques. Quelles en sont les raisons? Voici ce qu&#039;avance la science.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Voilà une conclusion qui a de quoi nous réjouir! Non, ce n&#039;est pas l&#039;enfance, encore moins l&#039;adolescence ou la vingtaine qui font partie des périodes les heureuses de la vie. Selon plusieurs études scientifiques, la soixantaine est un âge d&#039;or pour beaucoup de citoyens. Si chaque situation personnelle diffère évidemment, il est intéressant de garder en tête quelques clés de sérénité et de tordre le cou à certains préjugés qui voudraient que vieillir soit difficile…
Une étude de 2016 menée par l&#039;Office for National Statistics du Royaume-Uni a révélé que les personnes âgées de 65 à 79 ans atteignaient un pic en termes de bonheur, de satisfaction et de sentiment d&#039;utilité. Comment les chercheurs sont arrivés à ce résultat? L&#039;enquête, menée auprès de plus de 300 000 adultes anglais, a révélé que les personnes âgées de 45 à 59 ans présentaient les niveaux de satisfaction les plus faibles et les niveaux d&#039;anxiété les plus élevés. La faute à l&#039;équilibre compliqué à trouver entre vie professionnelle et vie personnelle, au fardeau de jongler entre enfants en bas âge et parents vieillissants et parfois dépendants. A la soixantaine, quand la santé est au rendez-vous, quand la retraite débute ou n&#039;est plus très loin, beaucoup ont plus de temps pour s&#039;engager dans des associations, s&#039;occuper des petits-enfants, retrouver leurs amis, faire du sport…  Comment expliquer ce bonheur à la soixantaine? Mais la science s&#039;est penché plus en détails sur les raisons de ce bonheur d&#039;être senior. Voici trois explications avancées (et non exhaustives!).

La force du lâcher-prise

Si les recettes du bonheur sont personnelles, certaines études dessinent des pistes qui expliquent pourquoi les seniors sont particulièrement heureux. Vous connaissez l&#039;adage: avec l&#039;âge vient la sagesse. La science le prouve! En effet, l&#039;étude la plus longue du monde sur le bonheur nous livre les secrets d&#039;une vie sereine. Les chercheurs de Harvard ont lancé une étude sur 724 hommes, alors adolescents, dès 1938. Certains sont aujourd&#039;hui nonagénaires… Régulièrement, les chercheurs ont posé des questions à cette cohorte sur leur santé, leurs émotions et leur bien-être. Résultat? Une des recettes pour profiter du temps présent, c&#039;est le lâcher-prise. Un talent que beaucoup de seniors partagent. En effet, &quot;en vieillissant, les personnes ont eu tendance à se concentrer davantage sur ce qui était important pour elles et à ne plus se soucier des détails comme elles le faisaient plus jeunes, explique le directeur du projet, le Dr Robert Waldinger dans ce communiqué. D&#039;autres recherches corroborent cet état d&#039;esprit et ont montré que les personnes âgées parviennent mieux à oublier les échecs passés. &quot;Elles ont tendance à prendre conscience que la vie est courte et sont plus susceptibles de prêter attention à ce qui les rend heureux maintenant&quot;, explique le Dr Waldinger.

Des relations sociales épanouies

Deuxième révélation: les relations sociales, amicales, familiales sont essentielles pour rester heureux. En effet, l&#039;étude de Harvard sur près de 90 ans a trouvé une forte association entre le bonheur et les relations étroites comme les conjoints, la famille, les amis et les cercles sociaux. D&#039;où l&#039;encouragement de ces chercheurs (et de beaucoup de médecins) à rejoindre une association, une collectivité où nouer des relations fortes et trouver l&#039;occasion de se sentir utile.

La confiance en soi se renforce

Troisième explication de ce bonheur à la soixantaine: la confiance en soi. Encore une fois, on ne s&#039;y attend pas forcément, mais une étude publiée en 2018 dans la revue scientifique Psychological Bulletin , dévoile que les soixantenaires ont davantage confiance en eux que la plupart des personnes plus jeunes et cela dans tous les pays étudiés. &quot;Les résultats suggèrent qu&#039;en moyenne, l&#039;estime de soi augmente durant la petite et la moyenne enfance, reste constante à l&#039;adolescence, augmente fortement au début de l&#039;âge adulte, continue d&#039;augmenter à l&#039;âge adulte moyen, atteint un pic entre 60 et 70 ans&quot;, écrivent les auteurs. Pourquoi? A cet âge, la vie professionnelle est souvent satisfaisante ou aboutie, les relations amicales et familiales riches, beaucoup de soixantenaires ont fait leurs preuves…
Et vous, quand situez-vous le moment le plus heureux de votre vie? Est-ce que la soixantaine vous apparaît comme un âge d&#039;or? Pourquoi? Quels sont les secrets selon vous du bonheur?  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Les raisons pour lesquelles on est le plus heureux à la soixantaine]]></media:title>
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      <title>Dr Olivier de Ladoucette: La joie de créer, à tout âge</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/dr-olivier-de-ladoucette-la-joie-de-creer-a-tout-age-121692</link>
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      <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 06:03:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Dr de Ladoucette]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Contrairement à certaines idées reçues, la créativité ne se tarit pas en vieillissant. Le docteur Olivier de Ladoucette nous rappelle dans cette chronique que si la rapidité de traitement de l&#039;information et certaines formes de mémoire déclinent, l&#039;imagination et l&#039;innovation inspirent d&#039;autres formes de créativité plus profondes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Victor Hugo, Verdi, Matisse ou Chagall, pour ne citer qu&#039;eux, ont réalisé des chefs-d&#039;oeuvre toute leur vie. En vieillissant, nous développons une pensée plus intuitive, nourrie par l&#039;expérience, les émotions et les souvenirs. Moins tournée vers la performance ou le spectaculaire, elle se manifeste dans des formes plus expressives ou introspectives: écriture, peinture, bricolage, jardinage, narration… Cette richesse est un &quot;capital de vie&quot; unique que chacun peut transmettre ou transformer en oeuvre.
Il n&#039;existe pas une activité artistique universelle propice au bien-vieillir. Selon vos besoins physiques, intellectuels et émotionnels, une palette d&#039;expressions s&#039;offre à vous. Certains sont attirés par les arts plastiques. Peindre, coller ou modeler stimule la motricité fine, la coordination oeil-main, la concentration. En créant une oeuvre, on renforce aussi la confiance en soi. D&#039;autres iront vers la musique qui agit puissamment sur le cerveau émotionnel et la mémoire autobiographique. Écouter des morceaux familiers ou chanter en groupe ravive des souvenirs, apaise, renforce le lien social. La danse combine activité physique, rythme et plaisir partagé.
Lire aussi&gt; Il a osé: &quot;J&#039;oublie tout quand je monte sur scène&quot;
Elle aide à entretenir l&#039;équilibre, la souplesse, une image positive du corps. Enfin l&#039;écriture créative ou autobiographique permet aux seniors de revisiter leur parcours, transmettre leurs souvenirs et donner du sens à leur vie. L&#039;essentiel est de choisir une activité qui réveille l&#039;envie, stimule les sens, respecte le rythme de chacun, et surtout procure de la satisfaction. C&#039;est dans la joie de créer que réside un des secrets de la réussite de l&#039;avancée en âge.
Lire aussi&gt; J&#039;ai osé: peintre de plein air, Camille peint les beautés de la France  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Dr Olivier de Ladoucette: La joie de créer, à tout âge]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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      <title>Pourquoi ces deux psychiatres croient dans le régime cétogène pour soigner leurs patients</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/psychiatrie-pourquoi-la-piste-du-regime-cetogene-pourrait-changer-la-vie-des-patients-121859</link>
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      <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 05:08:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le régime cétogène, une mode oubliée? Une psychiatre américaine a publié un essai sur les liens entre alimentation et santé mentale, un psychiatre français a mené un essai dévoilant une amélioration des symptômes chez des patients psychiatriques qui suivaient le régime cétogène. Notre Temps les a rencontrés.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Et si en changeant du tout au tout le contenu de ses menus, un patient souffrant de dépression pouvait voir ses symptômes s&#039;amenuiser, voire disparaître et se passer de médicaments? C&#039;est une promesse alléchante, qui émerge et enthousiasme certains psychiatres. La psychonutrition ou psychiatrie métabolique, balbutiante en France, a de quoi intéresser. En effet, de plus en plus de médecins assurent que notre alimentation a un poids considérable sur notre santé physique certes, mais aussi mentale. Et pourrait modifier le développement de maladies psychiatriques, mais aussi de maladies neurologiques. Ainsi, le régime Mind est recommandé pour améliorer l&#039;état des patients Alzheimer quand le chercheur français Guillaume Fond conseille de prendre certains compléments alimentaires pour protéger son cerveau... Georgia Ede, psychiatre à l&#039;Université d&#039;Harvard depuis 25 ans, fait partie des convaincus que notre alimentation peut devenir une bonne prévention. Et elle émet une hypothèse originale: le régime cétogène pourrait aider les patients atteints de troubles mentaux de façon spectaculaire. Une conviction qu&#039;elle détaille et partage dans son essai Nourrir son cerveau, soigner son mental *. Notre Temps l&#039;a rencontrée.
Lire aussi &gt; Psychonutrition: comment notre alimentation peut protéger notre cerveau  C&#039;est quoi le régime cétogène? Le régime cétogène (ou keto) existe sous différentes déclinaisons: régime du Dr Atkins, cétogène tranquille développé par Georgia Ede, régime carnivore.... Il partage avec le régime méditerranéen et les recommandations répandues un principe essentiel: revenir aux aliments que la nature nous donne. En gros, il faut se détourner de tous les produits transformés.
En revanche, il se différencie de la doxa nutritionnelle sur plusieurs points: il faut quasiment supprimer les sucres, rapides comme lents (adieu donc pâtisseries, sucre blanc, alcool, mais aussi pâtes, riz, pommes de terre, pain et même certains fruits), les légumineuses et avoir un apport assez important de produits animaliers (viande, poissons, œufs, fromages…) et très élevé en bonnes graisses (huile d&#039;olive, de coco, beurre, saindoux…). Pas de panique, les légumes crus et cuits sont autorisés. Ce qu&#039;on peut résumer par cet exemple: avoir chaque jour 10% d&#039;apports en glucides (autour de 50g), 30% de protéines et 60% de lipides. Ce régime va à l&#039;encontre à la fois de principes écologiques et surtout de nombreux messages clés qui invitent à limiter le gras, la viande rouge, la charcuterie et à privilégier les légumes, les fruits, les légumineuses et les céréales complètes…  Que se passe-t-il dans notre corps quand on suit le régime cétogène? Les principes du régime cétogène peuvent laisser dubitatif: pourquoi supprimer le sucre et le remplacer par le gras pourrait être bon pour notre santé physique et mentale? Pour Georgia Ede, énormément de personnes, à force d&#039;excès de sucre, sont devenues résistantes à l&#039;insuline, souvent sans le savoir. Or, si l&#039;on est très conscient aujourd&#039;hui des risques pour notre santé physique du diabète et de son explosion, on connaît moins les ravages sur le cerveau de cette résistance à l&#039;insuline. Mais beaucoup d&#039;études démontrent que les personnes diabétiques ont plus de risques de développer une maladie mentale (dépression, trouble anxieux…) et que réciproquement, les personnes atteintes de troubles psychiatriques sont plus souvent touchées par le diabète que les autres.
A force de &quot;nager&quot; dans le sucre, le cerveau n&#039;arrive plus à s&#039;en servir comme carburant. Bonne nouvelle, il est possible de lutter contre cette résistance à l&#039;insuline. Comment? En troquant le sucre contre le gras. Car les graisses ne provoquent pratiquement aucune sécrétion d&#039;insuline. Si le régime cétogène n&#039;est pas précisément défini (certains privilégient la viande, d&#039;autres les légumes), l&#039;idée est d&#039;abaisser le taux d&#039;insuline en faisant en sorte que le corps passe en cétose, c&#039;est-à-dire qu&#039;il prenne pour carburant ces corps cétoniques, venus des bonnes graisses.  Pourquoi ce régime cétogène pourrait améliorer la santé mentale? Le régime cétogène n&#039;a rien de récent… Les chercheurs l&#039;étudient depuis 1921, car il est prescrit dans l&#039;épilepsie depuis un siècle. Mais quantité d&#039;études récentes se sont penchées sur ses effets dans d&#039;autres maladies du cerveau. Une étude sur 16 étudiants dépressifs, parue en septembre 2025, dévoile que le régime cétogène a permis de faire baisser les symptômes dépressifs dès la 6e semaine de 59% et la 10e semaines de 71%. Beaucoup plus efficacement que les traitements, assurent les auteurs de l&#039;étude. Un petit essai mené à Stanford publié dans la revue Psychiatry Research, révèle que ce régime alimentaire contribue à &quot;stabiliser&quot; le cerveau et améliore la santé mentale de 21 patients schizophréniques ou bipolaires.
Albert Danan, psychiatre à Toulouse et adepte de ce régime depuis 9 ans, a mené un essai clinique en 2022**, paru dans la revue Frontiers in Psychiatry,  sur 31 patients atteints de schizophrénie, bipolarité ou dépression depuis des années. &quot;Au bout de trois semaines seulement, tous avaient moins de symptômes, les schizophrènes n&#039;entendaient plus de voix, les dépressifs voyaient une amélioration de leur humeur, 96 % ont perdu du poids, ce qui est rare chez des patients sous psychotropes, certains ont pu baisser la dose des traitements et on a constaté moins d&#039;hospitalisations&quot;, nous explique-t-il.
Des études qui dessinent un espoir pour les patients, mais qu&#039;il faut prendre avec un peu de distance en raison du petit nombre de participants, encore moins nombreux à tenir sur la durée ce régime drastique, ou l&#039;absence de groupe placebo… Reste que le régime cétogène semble passionner de plus en plus de chercheurs. D&#039;autres travaux, sur les maladies psychiatriques, mais aussi neurologiques comme Alzheimer, sont en cours.
&quot;Le régime cétogène n&#039;est pas la panacée en matière de santé mentale, nuance Georgia Ede. Toutefois, d&#039;après mon expérience clinique, la plupart des personnes qui souffrent de troubles psychiatriques en tirent des bénéfices et celles qui réussissent à suivre le régime à long terme sont souvent capables de réduire le nombre et/ou les doses de psychotropes qu&#039;elles prennent.&quot; Nuance de taille: si les patients craquent et arrêtent ce régime, les symptômes reviennent.  Faut-il se lancer dans le régime cétogène? Certainement pas seul! Ce régime, drastique et cher (au vu du prix des poissons, viande par rapport aux pâtes), n&#039;est clairement pas pour tout le monde. Georgia Ede, qui l&#039;a épousé depuis 13 ans, différencie bien la prévention pour tous et un traitement efficace pour certains malades psychiatriques. Dans le premier cas, la médecin invite à privilégier les aliments non transformés, limiter le sucre, mais c&#039;est à chacun de trouver sa recette personnelle et voir comment on se sent et ce qui est supportable sur le long terme.
Dans un deuxième temps, et uniquement pour les personnes qui souffrent de troubles psychiatriques, peut-être faut-il aller plus loin et tester le régime cétogène. Mais dans ce cas, il faut suivre la liste des aliments autorisés à la lettre pour que votre corps passe en cétose. Et surtout se faire accompagner par un médecin, une diététicienne, votre psychiatre…
Pour le moment, l&#039;approche ne fait pas consensus. Les patients psychiatriques ne risquent pas grand-chose à essayer de changer leur alimentation, accompagnés et par paliers, plaident Georgia Ede et Albert Danan. &quot;Ces patients entendent qu&#039;ils ont une maladie mystérieuse, qu&#039;ils ne seront jamais &quot;normaux&quot;, qu&#039;ils auront toute leur vie des traitements, qui souvent ne marchent pas bien, ont des effets secondaires, sur le poids, la fatigue, la libido&quot;, insiste Georgia Ede. L&#039;avantage, c&#039;est que l&#039;approche nutritionnelle reste compatible avec la prise de médicaments et un accompagnement par une psychothérapie. &quot;Ce n&#039;est pas juste de ne pas informer les patients psychiatriques sur cette opportunité!&quot;, ajoute Albert Danan, qui prescrit cette cure depuis des mois à ses patients.
Pourquoi parle-t-on si peu de cette piste qui pourrait s&#039;avérer révolutionnaire pour les patients? Car la psychonutrition reste un domaine récent et les études sont en cours. &quot;Nous avons grandi dans une culture où les traitements sont la seule réponse, justifie Georgia Ede. Un médicament, c&#039;est rapide, c&#039;est facile… du moins au début. Beaucoup de patients se découragent, car ils ont déjà essayé quantité de régimes… sans succès. Mais nous ne mesurons pas encore le pouvoir de l&#039;alimentation.&quot;
*Nourrir son cerveau, soigner son mental, Editions Thierry Souccar, avril 2025, 26,90 €
** Le régime du docteur Danan comprenait 15 à 20% de protéines, 75 à 80% de matières grasses et 5% de glucides. Ainsi les patients pouvaient manger toutes les protéines, 2 tasses de crudités par jour, 1 tasse de légumes cuits, jusqu&#039;à 100g de fromage, de la crème, mayonnaise, jus de citron, jusqu&#039;à 1 avocat par jour, 2 carrés de chocolat noir à 85%, de l&#039;eau et du bouillon.  ]]></content:encoded>
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      <title>Je l’ai vécu. Évelyne, 65 ans: &quot;mes petits-enfants sont mal élevés, mais j’ai peur d’être trop rigide&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 25 Nov 2023 15:55:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Malgré tout l’amour qu’elle porte à ses deux petits-fils, Evelyne* a parfois du mal à supporter leurs caprices et leur manque d’éducation. Sans pour autant oser les remettre toujours à leur place. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Ce n&#039;est pas un sujet *que j&#039;ai pour habitude d&#039;aborder, mais, oui, je dois reconnaître que mes petits-fils sont particulièrement difficiles et mal élevés. Que les choses soient claires: je les aime tous les deux comme la prunelle de mes yeux. Il n&#039;empêche: lorsqu&#039;ils viennent chez moi, que ce soit le mercredi ou pendant les vacances scolaires, ils me mettent parfois les nerfs à tellement rude épreuve que, à la mi-journée, j&#039;ai hâte d&#039;être le soir pour qu&#039;ils s&#039;en aillent… tout en me réjouissant déjà (je sais que c&#039;est paradoxal) de leur prochaine visite. Gabriel, le cadet, n&#039;a que six ans. C&#039;est un enfant hyper attachant, qui adore venir me voir, mais il n&#039;écoute strictement rien. Dès qu&#039;il arrive à la maison, c&#039;est plus fort que lui, il se met à courir dans tous les sens en hurlant comme une hyène, comme s&#039;il cherchait la bêtise - la plus grosse, la plus osée et, donc, la plus drôle - qu&#039;il allait bien pouvoir faire aussitôt que ses parents auront le dos tourné. Je suis loin d&#039;être psychorigide – mes trois enfants ne m&#039;ont jamais adressé le moindre reproche en ce sens - mais, avec Gabriel, je me sens constamment obligée de jouer au gendarme. Je passe le plus clair de mon temps à le pister pour éviter qu&#039;il touche à tout (il m&#039;a déjà brisé deux vases en cristal) et à me battre pour qu&#039;il respecte a minima quelques règles et consignes – on ne saute pas sur le canapé (a fortiori avec des chaussures sales), on ne se balance pas sur sa chaise (au risque de tomber et de se faire très mal), on se lave les mains avant de passer à table (surtout en période de pandémie)… -, ainsi que le B.A.B.A de la politesse, comme dire s&#039;il te plaît, merci, voire éviter de m&#039;interrompre quarante fois quand je suis en train de raconter ou d&#039;expliquer un truc à quelqu&#039;un. Et encore je ferme les yeux sur certaines choses, comme toutes ces fois où il oublie de m&#039;embrasser en arrivant chez moi. 
Il me dit que je suis méchante et qu&#039;il préfère son autre mamie de Cannes
Lorsque je l&#039;emmène au supermarché, Gabriel est capable de se rouler par terre entre deux rayons pour que je lui achète le Kinder géant de Pâques, un mois avant l&#039;heure. Et si je ne cède pas (parce que, parfois, oui, j&#039;avoue craquer… pour avoir la paix, ou parce que j&#039;ai honte), il me dit que je suis méchante et qu&#039;il préfère son autre mamie de Cannes qui, elle, &quot;lui achète tout ce qu&#039;il veut&quot;. Léo, l&#039;aîné, a onze ans et, avec lui, c&#039;est une autre paire de manches. Petit, il était franchement adorable (mille fois plus facile que son frère!), même si je voyais bien qu&#039;il avait, lui aussi, quelques mauvaises manies, comme jouer avec la nourriture ou aller se servir dans mes placards, sans me demander la permission. La plupart du temps, je ne relevais même pas. Je me disais que, après tout, ce n&#039;était qu&#039;un enfant. Mais, depuis quelque temps (préadolescence sans doute oblige), il conteste tout ce que je dis, et parfois même de manière insolente.
Lire aussi&gt; &quot;Je l&#039;ai vécu: Mon fils a été happé par sa belle-famille et ne me donne plus de nouvelles&quot;
J&#039;ai l&#039;impression qu&#039;il cherche sans cesse à me tester
Sans compter qu&#039;il est constamment scotché sur son portable et que je suis obligée de batailler pour qu&#039;il le lâche à table. Tout cela m&#039;épuise et me contrarie énormément, car je ne sais pas comment je dois réagir. D&#039;un côté, je n&#039;ose pas dire à ma fille et à mon gendre que leurs garçons se comportent mal (j&#039;aurais trop peur de les vexer) et que, de surcroît, c&#039;est probablement de leur faute, parce qu&#039;ils ne leur mettent aucune limite, ni faire preuve de trop de rigidité vis-à-vis de mes petits-fils pour qu&#039;ils aient toujours envie de venir me voir. De l&#039;autre, je ressens le besoin d&#039;inculquer à Gabriel et Léo un minimum de savoir-vivre. Pour eux, mais aussi pour moi, pour prendre davantage de plaisir à les recevoir&quot;.
*Les prénoms ont été changés
Cette situation vous est déjà arrivée avec vos petits-enfants? Comment avez-vous réagi et trouvé votre place? Racontez-nous
Lire aussi&gt; &quot;Ma fille ne veut pas d&#039;enfant, je culpabilise&quot;
  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l’ai vécu. Évelyne, 65 ans: &quot;mes petits-enfants sont mal élevés, mais j’ai peur d’être trop rigide&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Vous avez peur du conflit? 5 stratégies pour reprendre confiance</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/5-strategies-pour-eviter-que-votre-peur-du-conflit-ne-vous-isole-121593</link>
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      <pubDate>Wed, 08 Oct 2025 04:38:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Fuir les conflits pour préserver la paix? Mauvaise idée. À force de taire ses désaccords, on risque d&#039;accumuler des frustrations et de s&#039;isoler. Voici 5 conseils pour dépasser son anxiété et assumer ses opinions sans y laisser son calme.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La vie familiale, intime et professionnelle nous met parfois à l&#039;épreuve quand nous ne comprenons pas ou nous nous opposons à nos interlocuteurs. Dans une société de plus en plus polarisée, il n&#039;est pas toujours facile de s&#039;écouter et de se faire entendre. Notre Temps vous propose une expérience unique et originale: rencontrer quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous… et prendre le temps de discuter, vraiment, dans le respect et l&#039;écoute. Pas pour convaincre, mais pour se comprendre. Le nom de cette expérience? Faut qu&#039;on parle.
Lire aussi &gt; Faut qu&#039;on parle: et si vous rencontriez quelqu&#039;un qui ne pense pas comme vous?
À l&#039;occasion de cette opération, dont Notre Temps est partenaire, nous vous proposons une série d&#039;articles qui pourraient vous aider à améliorer votre compréhension, communication et bienveillance. Voici un premier article consacré à la peur du conflit et comment la dépasser.   Une explication tendue avec votre fille, un &quot;savon&quot; d&#039;un patron, un débat houleux lors d&#039;un repas familial… Compliqué de se tenir loin de tout conflit. Car la vie sociale s&#039;accompagne de mésentente et de frictions. Mais pour certains, le moindre haussement de ton devient insupportable. Alors ils préfèrent se recroqueviller dans leur coquille plutôt que de dire haut et fort leur opinion et d&#039;assumer leur désaccord. Au point qu&#039;une peur panique de tout conflit peut s&#039;installer.
Pourtant, fuir les confrontations peut nuire à votre bien-être. Si à chaque petit accrochage, vous accumulez frustrations, incompréhensions et non-dits, vous ruminez, vous regrettez vos propos ou votre silence, vous risquez d&#039;entrer dans un cercle vicieux. Moins vous essaierez de sortir de votre mutisme et crainte, plus vous risquez de vous éloigner de ceux que vous aimez. Or on sait combien l&#039;isolement est délétère pour la santé mentale et même physique. Continuer à avoir des échanges nourris, une vie sociale riche après la retraite protège à la fois votre cerveau et votre moral. Alors comment sortir de cette peur du conflit? Voici 5 bonnes idées à adopter… ou adapter.
Lire aussi &gt; Mes enfants sont en conflit, dois-je intervenir?  Bien se connaître &quot;Connais-toi toi-même!&quot; Ce n&#039;est pas Socrate qui renierait ce préalable à bien des situations complexes: avant de vous mettre à la place des autres, commencez par vous comprendre vous-même. Si cette maxime peut sembler simpliste, elle revient pourtant bien souvent dans la bouche des psychologues qui enjoignent à bien repérer nos émotions, nos valeurs, nos besoins, nos limites… mais aussi à les nommer et les exprimer. Et ainsi éviter de se laisser piétiner par un collègue plus affirmé, un proche plus colérique ou un ami moins respectueux. &quot;La première étape, c&#039;est de se centrer sur soi: essayer d&#039;abord de comprendre d&#039;où vient cette peur du conflit&quot;, introduit Jérôme Palazzolo, psychiatre à Nice et auteur de Santé mentale pour les Nuls*. Il arrive que des personnes qui ont été éduquées dans des familles où les échanges violents polluaient les relations ou au contraire où tout haussement de sourcil était banni développent une crainte outrancière de tout conflit. Si vous connaissez les sujets qui provoquent chez vous des bouffées d&#039;angoisse, vous serez plus à même de gérer des explosions de larmes, de colère ou un sentiment de sidération en cas d&#039;accrochage.
Lire aussi &gt; Couple: pour me défendre, j&#039;agresse  Changez votre perception du conflit Une opposition n&#039;est pas forcément agressive ou synonyme de séquelles durables et douloureuses. Il est possible d&#039;entrer dans un dialogue, dans une conversation, de ne pas être d&#039;accord et pourtant de s&#039;écouter. C&#039;est tout le propos de l&#039;opération &quot;Faut qu&#039;on parle&quot;. Typiquement ce qu&#039;un psychologue pourrait vous enjoindre à tester pour sortir de votre zone de confort… et de vos peurs.
Au-delà de cette opération, chacun a intérêt à voir le désaccord comme une opportunité. Trouver un terrain d&#039;entente, même pour se dire qu&#039;on est juste d&#039;accord sur le fait que ne pense pas la même chose, c&#039;est déjà bien! Vous pourriez apprendre des choses, remettre en question des opinions, faire travailler vos neurones, votre diction, votre raisonnement. L&#039;objectif n&#039;est pas de convaincre, de gagner un match, mais de vous faire entendre, d&#039;écouter l&#039;autre et d&#039;en ressortir un peu plus riche, éclairé, nourri.  Apprenez à vous affirmer À force d&#039;être gentil mais pas forcément vous-même, de faire semblant d&#039;être d&#039;accord, d&#039;accepter les injonctions et désirs des autres qui vont à l&#039;inverse de vos souhaits, vous risquez de connaître un conflit intérieur. Et de voir votre rancœur gonfler. Et votre image de soi s&#039;abîmer. À quoi bon recevoir ma petite-fille si elle m&#039;asticote à chaque fois sur le féminisme ou l&#039;écologie? Voilà pourquoi retrouver confiance en vous et passer par l&#039;affirmation de soi peut aider à exprimer ses options sans éclat de voix, ni timidité. &quot;C&#039;est important de faire valoir ses droits, mais en respectant ceux de l&#039;autre, reprend Jérôme Palazzolo. Pour tenter d&#039;être dans un échange d&#039;égal à égal et faire que du débat débouche un compromis, une remise en question, que ça serve à quelque chose!&quot;
Lui appelle toutefois à faire le tri entre les situations ou personnes qui peuvent générer un échange constructif, nourrissant… et les autres. Le silence, le retrait, c&#039;est un moyen de protection parfois bien utile. &quot;L&#039;objectif, c&#039;est de choisir ses combats, reprend-il. Là où il y a possibilité d&#039;échanger, de discuter, c&#039;est important d&#039;y aller. C&#039;est de la discussion que vient la lumière. Mais on a tous des souvenirs de repas de famille où chacun tient un discours, tout le monde crie, dans ce cas c&#039;est un peu vain de faire entendre sa voix. Il peut-être plus intéressant de discuter avec d&#039;autres personnes, y compris des inconnus, capables d&#039;échange et non dans une volonté d&#039;affirmer leur point de vue.&quot;  Anticipez les situations sensibles Vous savez que votre prochaine rencontre avec une amie de longue date risque d&#039;être un peu remuante en raison d&#039;un désaccord sur la géopolitique? Pourquoi ne pas imaginer à l&#039;avance les éventuels sujets de friction. Non pour les éviter, mais les préparer! &quot;Vous pouvez analyser l&#039;environnement: est-ce qu&#039;il sera bruyant, est-ce que vous serez nombreux, assis en face à face… En fonction de ces paramètres, l&#039;attitude, le ton et la qualité du message sera différent.&quot;
La question du lieu, mais aussi le choix du moment sont essentiels. Car une même opinion peut prendre des atours plus excessifs quand on s&#039;exprime dans une soirée à 10, avec des personnes agressives et un peu d&#039;alcool plutôt que sous le sceau de la confidence à deux. &quot;Si vous craignez un débat difficile, où vous risquez de perdre vos moyens, vous pouvez vous entraîner devant une caméra, ou un miroir, pour voir comment vous posez votre voix, vous bougez, quels arguments vous voudriez avancer, conseille le psychiatre. On peut même s&#039;entraîner et voir si on change d&#039;attitude quand on récite une recette… et qu&#039;on rentre dans une explication politique.&quot; Sans doute que cet entraînement vous aidera à avoir moins peur de la confrontation, à vous sentir plus serein et à repérer les signaux que vous perdez le contrôle.  Surveillez vos réactions physiques Ça y est, vous vous lancez! Observez votre posture, votre respiration, votre pouls, vos bras… &quot;Lorsqu&#039;on a une anxiété, une crainte il y a tout un phénomène physiologique qui se met en place: la respiration s&#039;accélère, le rythme cardiaque également, on ressent une tension musculaire, on crispe sa mâchoire&quot;, liste le psychiatre. Apprenez à reconnaître ces signaux… et à calmer ces manifestations. Pourquoi ne pas se lever, faire quelques pas, un peu de vaisselle pour calmer vos nerfs et reprendre vos esprits. &quot;On peut mettre en place des stratégies de détente, par exemple avec la respiration carrée où on inspire sur 4 secondes, on bloque sur 4 secondes, on expire et on rebloque.&quot; Cela peut se faire avant un dîner redouté, en direct, discrètement, lors de l&#039;échange et c&#039;est très efficace! 
* La santé mentale pour les Nuls, First, septembre 2025, 24,95€.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Vous avez peur du conflit? 5 stratégies pour reprendre confiance]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Sophie se sent trahie par son amie et son mari qui vivent ensemble</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/sophie-se-sent-trahie-par-son-amie-et-son-mari-qui-vivent-ensemble-119569</link>
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      <pubDate>Thu, 25 Sep 2025 16:13:04 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Nous étions deux couples d’amis proches, nous avons tout vécu de concert: naissance de nos enfants, ruptures professionnelles, soucis de santé… jusqu’à ce que mon mari et mon amie décident de refaire leur vie ensemble. Je me sens trahie, désespérée&quot;, a écrit Sophie à notre chroniqueur le psychologue Philippe Hofman. Il lui répond.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La réponse de Philippe Hofman  Votre désespoir est légitime, Sophie, face à cette double trahison, conjugale et amicale. Des années de partage qui s&#039;effondrent, toute la mémoire d&#039;un vécu joyeux infiltrée de suspicion. Cette situation ruine le sentiment essentiel de confiance. Vous savez que tout est fini, inutile d&#039;imaginer un dialogue, des compromis, pour tenter de rattraper l&#039;amour et l&#039;amitié. Vous risquez d&#039;être débordée d&#039;émotions négatives. Pour reconstruire des limites internes, je vous conseille de rompre toute relation avec eux.
Lire aussi&gt; Couple: comment surmonter une trahison amoureuse?
Allez exprimer votre colère et votre chagrin auprès d&#039;un professionnel de l&#039;écoute. Cela vous évitera de vous confier à des proches – enfants, par exemple – qui seront souvent aussi désemparés que vous. Il faudra du temps pour digérer cette épreuve. Après une longue réflexion et de nouvelles expériences de vie, vous retrouverez un apaisement qui ouvrira la voie à un avenir libéré.
Lire aussi&gt; Que faire quand le couple tangue    Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Sophie se sent trahie par son amie et son mari qui vivent ensemble]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Départ en retraite, aidants, mamans... Des solutions sur mesure pour soigner sa santé mentale</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/depart-en-retraite-aidants-mamans-des-solutions-sur-mesure-pour-chaque-challenge-120720</link>
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      <pubDate>Sun, 21 Sep 2025 16:28:05 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Emilie Cailleau]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[A moins de vivre reclus sur une île déserte, les vicissitudes de la vie et les défis sociétaux mettent notre mental à l&#039;épreuve. Addiction, départ en retraite, charge mentale… On désamorce 5 questions brûlantes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Charge mentale des mamans: sortir du rouleau compresseur Déposer les enfants à l&#039;école, prévoir le dîner, terminer un dossier… Le quotidien d&#039;une maman déborde d&#039;injonctions sur l&#039;organiseur familial. Penser à tout, tout le temps, met le cerveau en ébullition. La charge mentale engloutit de nombreuses mères qui mènent de front éducation des enfants, vie professionnelle et personnelle, charriant anxiété, fatigue physique, irritabilité… Comment éviter l&#039;implosion?

Prioriser: on écrit ce qui encombre le cerveau et on trie les tâches prioritaires des autres. On allège ainsi sa to-do list mentale en ciblant l&#039;essentiel. On accepte de remettre le reste à plus tard.
Déléguer plus: Passer le relais de certaines tâches au père (à son entourage si on est mère solo) permet de dégager du temps libre. Déléguer de petites actions aux enfants en âge de le faire (mettre la table, préparer ses habits…) est aussi un moyen de développer leur autonomie.
S&#039;accorder des moments à soi: s&#039;autoriser à ralentir, faire une pause dans sa journée est vital pour recharger ses batteries. Respiration, méditation, massage… A chacune sa soupape de décompression.
  Départ à la retraite: passer le cap sereinement Vent de liberté pour les uns, bourrasque d&#039;appréhension pour d&#039;autres, le passage à la retraite amorce une nouvelle étape de vie. Un saut vers l&#039;inconnu qui peut s&#039;accompagner d&#039;une perte de repères et d&#039;une peur du vide. Comment opérer cette mue en douceur?

Anticiper et se questionner: la transition n&#039;est jamais simple. Sorti du cadre du travail, il importe de se réinventer, de repenser sa relation au monde, aux autres et à soi. Le &quot;deuil&quot; de la vie active se fait pas à pas en préparant son départ au moins un an avant. Un temps propice à l&#039;introspection sans pression: quels sont nos besoins? Nos envies?… On esquisse ainsi les contours de ses projets de vie. Pas inspiré? Les stages de préparation à la retraite peuvent aider.
Garder le lien: Passé l&#039;effet &quot;grandes vacances&quot; du début, l&#039;ennui ou la solitude peuvent s‘installer. Contre l&#039;isolement, on reste actif en s&#039;adonnant à des activités collectives qui nous plaisent: randonnée, yoga, activité manuelle, bénévolat…
Trouver son équilibre: structurer son temps ne signifie pas combler le moindre trou dans l&#039;agenda. Gare à l&#039;hyperactivité, signe possible d&#039;une fuite en avant. Si besoin, on en parle à son médecin ou à un psychologue.

Lire aussi &gt; Vivre positivement sa retraite: &quot;J&#039;accepte le temps qui passe&quot;  Aidants familiaux: prévenir le burn-out Environ 25 % des Français aident un proche âgé dépendant ou atteint de handicap et de maladie selon le baromètre des aidants 2024 BVA / Je t&#039;aide. L&#039;accompagnement de l&#039;être cher s&#039;apparente à un marathon sans entraînement: soutien quotidien, gestion des soins médicaux, tâches administratives… Ce surinvestissement rogne le bien-être de l&#039;aidant: fatigue, anxiété, culpabilité, oubli de soi. Comment alléger la charge mentale?

Reconnaître son épuisement Prendre conscience de sa lassitude est nécessaire pour tenir dans la durée. &quot;L&#039;efficacité de l&#039;aidant réside surtout dans son écoute, dans sa bienveillance et il est difficile de remplir ce rôle quand &quot;on se sent à bout&quot;, arguait Marie-Laure Guillot, aidante et auteure de Préparer sa dépendance et celle de ses proches (Eyrolles, 2024) à Notre Temps.
S&#039;autoriser des pauses On peut confier quelques jours le proche aidé à une structure d&#039;hébergement temporaire (Ehpad, résidence service, accueil familial) pour s&#039;octroyer un peu de répit.
Trouver du soutien Des lieux d&#039;échange comme les Cafés des aidants permettent de partager son expérience entre pairs et de trouver des réponses.
  Addiction: réussir à décrocher L&#039;usage répété d&#039;une substance psychoactive (alcool, tabac…) conduit à la dépendance. Un état pathologique qui perturbe les mécanismes cérébraux, émotionnels et les comportements (perte de contrôle, déficit de l&#039;attention et de la mémoire, anxiété…). Avec des dommages en cascade: risque cardiovasculaire, cancer, risque cognitif, troubles neurologiques ou psychiatriques. Comment s&#039;en sortir? La prise en charge multidisciplinaire passe par un processus de sevrage, parfois la mise en place d&#039;un traitement de substitution (baclofène, substitut nicotinique) et un accompagnement psychosocial.

Suivre une psychothérapie: Thérapies cognitivo-comportementales, hypnose, EMDR, tabacologie… Un large d&#039;approches existe à des fins de sevrage et de prévention des rechutes.
Participer à un groupe de paroles: parler de soi et de son histoire avec d&#039;autres personnes dépendantes offre un soutien puissant. Parmi les groupes d&#039;entraide: Alcooliques anonymes, Croix bleue, Narcotiques anonymes...
Appeler un service d&#039;écoute gratuit: Alcool Info Service; Tabac Info Service; Drogues info Service…
  Ado accro aux réseaux sociaux: l&#039;en détacher Les 13-19 ans passent 18 heures hebdomadaires sur le Net (étude &quot;Junior Connect&quot;, Ipsos/Bayard/Milan 2022). Leur terrain de jeu favori: les réseaux sociaux et les plateformes TikTok, Snapchat, YouTube ou Instagram. Ce torrent de contenus capture l&#039;attention des enfants, au grand dam des parents avec qui les interactions s&#039;enveniment dès qu&#039;il s&#039;agit de limiter le temps d&#039;écran. L&#039;hyperconnexion peut embarquer dans une spirale d&#039;anxiété, de troubles du sommeil, de déficit d&#039;attention, d&#039;isolement... L&#039;effet miroir des réseaux sociaux égratigne l&#039;estime de soi, dans un univers virtuel stéréotypé où les ados souffrent de la comparaison. Autres sources d&#039;inquiétude: le risque de désinformation, de cyberharcèlement ou d&#039;exposition à des contenus pornographiques ou violents. Comment réagir?

Poser un cadre avec pédagogie: on fixe des règles d&#039;utilisation du smartphone, en instaurant une plage horaire. Autres pistes: activer un contrôle parental, utiliser une application qui bloque l&#039;accès aux plateformes passé une certaine durée, ou élaborer une charte numérique des bonnes pratiques.
Dialoguer: impliquer l&#039;adolescent dans une réflexion sur les réseaux sociaux sensibilise à l&#039;autorégulation et développe son esprit critique.
Se faire aider: en cas de dépendance, on demande conseil à son médecin qui orientera vers un spécialiste des addictions.
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          <media:title><![CDATA[Départ en retraite, aidants, mamans... Des solutions sur mesure pour soigner sa santé mentale]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Getty Images]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je l&#039;ai vécu. Marlène: &quot;Le jour où quelqu&#039;un m&#039;a cédé sa place dans le bus, je me suis découverte &#039;vieille&#039;&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-marlene-le-jour-ou-quelqu-un-m-a-cede-sa-place-dans-le-bus-je-me-suis-decouverte-vieille-117349</link>
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      <pubDate>Sat, 02 Aug 2025 09:23:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À 65 printemps, Marlène ne ressentait pas le poids des années, mais elle s&#039;est un jour sentie &quot;vieille&quot; dans le regard des autres. Qu&#039;importe: la sexagénaire a choisi de continuer à aller de l&#039;avant et de s&#039;aimer comme elle est.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[
&quot;Jusqu&#039;à très récemment, je ne m&#039;étais jamais sentie vieille. Il faut dire que j&#039;ai la chance de n&#039;avoir quasiment pas pris un gramme lors de ma ménopause (je suis passée d&#039;un petit 34 à un 36) et, qui plus est, je n&#039;ai pas trop de rides. Sans compter que j&#039;ai toujours été quelqu&#039;un d&#039;alerte, d&#039;enjoué et de positif. Bref, sans me prendre pour une jeune demoiselle, j&#039;étais persuadée qu&#039;on me donnait largement moins que mon âge. Mais l&#039;été dernier, alors que passais quelques jours chez ma fille, dans le sud de la France, une femme, d&#039;une bonne quarantaine d&#039;années à vue de nez, s&#039;est spontanément levée en me voyant monter dans le bus, afin de me céder sa place. Je précise quand même que ce jour-là, j&#039;étais vêtue d&#039;un jean bien coupé et légèrement maquillée. Bref, je me sentais au mieux de ma forme. J&#039;ai d&#039;abord gentiment refusé, en précisant que je descendais trois stations plus loin, mais elle a insisté, en ajoutant que &quot;à mon âge, je devais être certainement fatiguée avec cette chaleur écrasante&quot;. Prise de court, j&#039;ai donc accepté sa proposition qui partait, certes, d&#039;un bon sentiment de sa part, mais j&#039;avoue que ça m&#039;a fait un choc. C&#039;était la première fois qu&#039;on me faisait remarquer que je n&#039;étais plus de la première jeunesse et qu&#039;on me renvoyait une image de moi avec laquelle je n&#039;étais, sans le savoir, pas très à l&#039;aise. Tout le reste du trajet, je n&#039;ai pas arrêté de penser à ce qu&#039;il venait de se passer. La pilule a été d&#039;autant plus dure à avaler que, en racontant l&#039;anecdote le soir à mon gendre, je me suis rendue compte qu&#039;il n&#039;avait finalement pas l&#039;air plus surpris que ça qu&#039;on me propose de m&#039;asseoir dans les transports en commun. La dame avait eu, selon lui, le bon réflexe (c&#039;était juste une question de politesse vis à vis des aînés, a-t-il ajouté) et, à aucun moment, il n&#039;a imaginé qu&#039;elle avait pu commettre un impair. Dans les jours qui ont suivi, je me suis littéralement scrutée dans le grand miroir sur pied de ma chambre à coucher. Et là, j&#039;ai bien été obligée de reconnaître que, même si ma silhouette était encore harmonieuse et que je vieillissais globalement plutôt bien, l&#039;ovale de mon visage, lui, n&#039;était plus aussi bien dessiné qu&#039;il ne l&#039;était dix ans plus tôt. Quelques taches sur mes mains et mon décolleté trahissaient probablement aussi mon âge. Pour être tout à fait honnête, j&#039;avais d&#039;ailleurs constaté que, depuis un certain temps, les hommes ne me regardaient plus dans la rue. J&#039;étais devenue invisible, alors que, autrefois, sans faire tourner les têtes, j&#039;attirais souvent les regards et les sourires de la gent masculine. L&#039;idée de la chirurgie esthétique m&#039;a alors subrepticement traversé l&#039;esprit. Et puis, je me suis très vite ravisée. En dépit de quelques douleurs articulaires ici et là et d&#039;une mémoire parfois défaillante qui me faisait régulièrement oublier l&#039;endroit où je venais de poser mes lunettes, j&#039;étais encore en bonne santé et, surtout, très bien entourée. Au fond, c&#039;était bien ça l&#039;essentiel. J&#039;ai alors pris la décision d&#039;accepter pleinement d&#039;être une personne âgée dans les yeux des autres et de continuer, pour ma part, à ne pas attacher plus d&#039;importance que ça aux stigmates du temps. Ils représentent mon identité de femme qui a vécu et profité de la vie. Je n&#039;ai plus le physique de mes vingt ans (on ne peut pas être et avoir été, dit le dicton), mais je me sens plus sage, plus sereine, et plus que jamais en harmonie avec moi-même. Comme avant, je savoure donc chaque instant intensément et profite désormais, sans remord ni regret, de mon statut de &quot;vieille dame&quot;. Je paie non seulement moins cher mon ticket de cinéma, mais je m&#039;assoie aussi lorsqu&#039;on me le propose (ça arrive de plus en plus souvent), tout en essayant à chaque fois d&#039;entamer un dialogue. Car ce n&#039;est pas parce que je suis une personne du 3e âge que je dois cesser d&#039;être ouverte d&#039;esprit et d&#039;interagir avec les autres&quot;.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/08/femme-retraitee.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Je l&#039;ai vécu. Marlène: &quot;Le jour où quelqu&#039;un m&#039;a cédé sa place dans le bus, je me suis découverte &#039;vieille&#039;&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Psycho. Nathalie: &quot;J&#039;ai enfin compris que le travail n&#039;était pas une source indispensable à mon bien-être&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/psycho-nathalie-j-ai-enfin-compris-que-le-travail-n-etait-pas-une-source-indispensable-a-mon-bien-etre-117348</link>
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      <pubDate>Sat, 06 Sep 2025 14:18:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après avoir été licenciée, Nathalie, 61 ans, a ressenti un vide immense… avant de prendre goût à sa nouvelle vie. Elle raconte.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[
&quot;Pendant plus de trente ans, j&#039;ai été assistante de direction dans un groupe de presse. J&#039;avais à peine 23 ans lorsque je me suis retrouvée parachutée, un peu par hasard, dans cette rédaction parisienne, après des études de Langues étrangères appliquées dans ma Bretagne natale. Je voulais voler de mes propres ailes et il fallait que je gagne de l&#039;argent pour pouvoir payer le loyer de mon studio. Mais, pour être tout à fait honnête, je ne pensais pas un seul instant m&#039;éterniser sur ce poste. Mon but à moi, c&#039;était de devenir traductrice littéraire. Contre toute attente, je me suis pourtant rapidement plu dans mon travail, tant et si bien que j&#039;y suis restée, oubliant mes rêves d&#039;adolescence. J&#039;aimais l&#039;ambiance des conférences de rédaction, les périodes frénétiques suivies de moments plus calmes et, bien sûr, l&#039;adrénaline des soirées de bouclage. J&#039;avais beau ne pas être directement concernée par les joies du reportage et de l&#039;écriture, je trouvais ça passionnant d&#039;être H24 au cœur de l&#039;actualité, voire de croiser parfois, dans les couloirs du journal, des hommes politiques ou des stars de cinéma. Je ne m&#039;ennuyais jamais. Le soir, j&#039;avais toujours un tas d&#039;anecdotes à raconter à mon mari et à mes enfants. Rien d&#039;étonnant à ce que notre fils aîné ait un temps voulu intégrer une école de journalisme, avant de renoncer, à la suite de mes multiples mises en garde concernant l&#039;avenir incertain de la profession. C&#039;est cette fameuse crise des médias, fragilisés par l&#039;arrivée du numérique, qui a fait que je me suis retrouvée, il y a quelques années, sur la touche. Du jour au lendemain, on m&#039;a fait gentiment comprendre que ce serait bien que je m&#039;inscrive dans un énième plan de départ volontaire. J&#039;avoue que ça m&#039;a fait un choc (j&#039;étais dans la boîte depuis tellement longtemps que j&#039;avais fini par me croire indéboulonnable), mais les conditions de départ étant plutôt généreuses, je me suis laissée convaincre. D&#039;autant que mon mari m&#039;y poussait vivement car, pour lui, &quot;il ne sert à rien de s&#039;accrocher au boulot quand on ne veut plus de nous&quot;. Nous avions la chance d&#039;avoir un peu d&#039;argent de côté et, en mon for intérieur, je me disais que, au vue de mon expérience, je ne tarderais sans doute pas à rebondir. Tout est alors allé très vite. Lorsque je me suis retrouvée seule à la maison, j&#039;ai néanmoins tout de suite eu le sentiment d&#039;être inutile, de ne plus servir à rien. Quelques collègues m&#039;ont bien envoyé des messages au début, mais je sentais bien qu&#039;ils n&#039;avaient plus vraiment de temps pour moi. Pendant des mois, je me suis forcée à me lever chaque jour à la même heure, à m&#039;habiller et à sortir, ne serait-ce que pour faire le tour du pâté de maisons, dans le but de me constituer une nouvelle routine personnelle. J&#039;envoyais aussi des lettres de candidatures pour des postes qui correspondaient peu ou prou à mon profil, mais comme je ne recevais jamais de réponse j&#039;ai vite compris que, sauf miracle, je ne retrouverais plus rien à mon âge, même en élargissant mes recherches. Cette période a été très difficile. J&#039;avais constamment une boule au ventre, je dormais mal. Quand on me demandait ce que je faisais dans la vie, je bottais en touche, de peur de passer pour un parasite. J&#039;avais honte de moi. C&#039;est une réflexion de mon mari qui a tout changé. Un jour, il m&#039;a dit, l&#039;air de rien, qu&#039;il rêverait d&#039;être à ma place et de pouvoir faire tout ce qu&#039;il remettait toujours à plus tard, faute de temps. Il voulait sans doute me secouer et, le moins qu&#039;on puisse dire, c&#039;est que ça a marché. À partir de là, j&#039;ai alors commencé à considérer ma situation différemment. C&#039;était vrai, après tout, que j&#039;avais, par la force des choses, l&#039;opportunité de pouvoir redéfinir ma vie et d&#039;explorer d&#039;autres pistes d&#039;épanouissement. Aujourd&#039;hui, je suis bénévole au Restos du cœur, je m&#039;occupe de mes proches, je fais de la peinture dans une association de quartier et je me rends à tout un tas d&#039;événements enrichissants. Je ne m&#039;ennuie jamais et, surtout, j&#039;adore vivre à contre-courant: faire mes courses dans des magasins quasiment vides, aller chez le médecin à l&#039;horaire qui me chante, et aussi ne plus prendre le métro aux heures de pointe. J&#039;ai compris que le travail n&#039;était pas une source indispensable à mon bien être. Ma vie actuelle me plaît tellement que je ne voudrais plus revenir en arrière. Et ça tombe bien, car je serai d&#039;ici peu à la retraite!&quot;.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/07/08/femme-heureuse.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Psycho. Nathalie: &quot;J&#039;ai enfin compris que le travail n&#039;était pas une source indispensable à mon bien-être&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;Je suis hypocondriaque&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/laurence-je-suis-hypocondriaque-115673</link>
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      <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 11:43:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Laurence s&#039;inquiète: &quot;Depuis quelques années, je suis de plus en plus hypocondriaque. Le moindre symptôme m’effraie, j’imagine le pire. J’ai peur de faire les examens médicaux de prévention. Comment surmonter cette crainte irraisonnée? &quot;Notre chroniqueur, le psychologue Philippe Hofman fait le point avec elle et lui donne quelques conseils pour l&#039;aider à y voir plus clair.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Malgré votre peur grandissante des maladies, Laurence, vous vous qualifiez probablement abusivement d&#039;hypocondriaque. Cette pathologie, qui se déclare le plus souvent entre 20 et 30 ans, est obsédante, engendrant des somatisations oppressantes et de graves problèmes avec l&#039;entourage affectif et social. Vous êtes loin de cet état, Laurence. Du reste, vous précisez que le trouble est progressif depuis &quot;quelques années&quot; et que vous évitez les examens de prévention (à l&#039;inverse des hypocondriaques). Avec l&#039;âge, votre attitude n&#039;est pas si rare. Votre corps change d&#039;apparence et l&#039;intérieur invisible, aussi. Pas si facile de vieillir… Vos inquiétudes se sont sans doute amplifiées après un événement (départ en retraite, séparation, maladie d&#039;un proche…). Repensez aux débuts de vos troubles et parlez-en avec un psy. Être écoutée et un peu guidée vous fera le plus grand bien.
Lire aussi&gt; Ma femme devient hypocondriaque   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique notretemps.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/16/hypocondrie-hypocondriaque.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[&quot;Je suis hypocondriaque&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Qui consulter en cas de troubles psychiques?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/qui-consulter-en-cas-de-troubles-psychiques-120519</link>
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      <pubDate>Wed, 03 Sep 2025 10:03:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Anxiété, dépression, burn-out, phobies, troubles du comportement alimentaire ou encore crises de panique: les troubles psychiques peuvent affecter tout un chacun, à différents moments de la vie. Face à ces difficultés, vers quel professionnel se tourner? Psychologue, psychiatre, psychothérapeute... Qui fait quoi? À quel coût? Et pour quel type de patient? Petit tour d’horizon pour y voir plus clair.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le psychologue: pour parler, comprendre, avancer  Son rôle Son rôle: Le psychologue n&#039;est pas un médecin, mais un professionnel de la santé mentale formé à l&#039;écoute et à l&#039;analyse des comportements, des émotions et du fonctionnement psychique. Il peut accompagner les personnes en souffrance, de façon ponctuelle ou sur un temps plus long.  Pour qui? Tout le monde: enfants, ados, adultes, couples, personnes âgées. Certains psychologues sont spécialisés: en périnatalité, en psychologie du travail, en neuropsychologie, en gérontologie…   Comment se passe une séance? Comment se passe une séance?  
La première séance est souvent une prise de contact: on explique ce qu&#039;on vit, ce qui nous amène. Le psychologue pose des questions, cherche à comprendre. Le travail peut ensuite s&#039;organiser en séances régulières (souvent 45 min à 1h), avec des échanges, des tests ou des exercices selon les cas.   Quel tarif? De 40 à 80€ en libéral. Non remboursé par la Sécurité sociale sauf dans certaines structures publiques (CMP, hôpitaux). 
Ou via le dispositif Mon soutien psy, avec lequel vous pouvez bénéficier jusqu&#039;à 12 séances remboursées par an, sans dépassement d&#039;honoraires, à condition de consulter un psychologue partenaire du dispositif. Le tarif de chaque séance est fixé à 50€, et ne peut faire l&#039;objet d&#039;aucun dépassement. 
Le remboursement fonctionne ainsi: 60% (soit 30€) sont pris en charge par l&#039;Assurance maladie. Les 40% restants (soit 20€) peuvent être remboursés par votre mutuelle, selon les garanties de votre contrat. 
Vous devez régler directement le psychologue après chaque séance (ou à la fin d&#039;un ensemble de séances, selon l&#039;organisation du professionnel), qui vous remet une feuille de soins. Vous devez ensuite transmettre cette feuille à votre organisme d&#039;Assurance maladie pour obtenir le remboursement.   Le psychiatre: quand un suivi médical est nécessaire  Son rôle Le psychiatre est médecin. Il peut poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques…), délivrer des arrêts de travail et orienter vers une hospitalisation si besoin.  
Lire aussi&gt; Psy: quand consulter?  Pour qui? Enfants, adultes, personnes âgées. Il existe des spécialisations: pédopsychiatrie, psychiatrie de l&#039;adulte, psychiatrie gériatrique, addictologie…
Lire aussi&gt; Philippe Hofman: Pourquoi il ne faut pas hésiter à consulter un psy, quel que soit notre âge  Comment se passent les séances? Le premier rendez-vous est souvent assez long (environ 45 min), pour faire un bilan. Les suivants peuvent être plus courts, notamment s&#039;il s&#039;agit d&#039;un suivi médicamenteux. Certains psychiatres proposent aussi des entretiens thérapeutiques, à la manière d&#039;un psychologue. 
Lire aussi&gt; Avec Marion Leboyer, un nouveau regard sur les maladies mentales  Quel tarif? En secteur 1: environ 50€, remboursé à 70% par la Sécurité sociale (avec un parcours de soins). 
En secteur 2 (honoraires libres), le tarif est plus élevé, avec une partie à votre charge. Remboursement variable selon la mutuelle.   Le psychothérapeute: accompagner le changement  Son rôle Le psychothérapeute propose une thérapie de la parole, selon une méthode précise: thérapies cognitivo-comportementales (TCC), psychanalyse, thérapies humanistes, systémiques… Le but: comprendre ses mécanismes, mieux gérer ses émotions, se libérer de schémas répétitifs ou dépasser un traumatisme. 
Lire aussi&gt; Santé mentale: Pour nos proches ou pour nous, il est possible d&#039;agir  Pour qui?  Adultes, enfants, couples, familles… selon la formation du praticien. 
Lire aussi&gt; Olivier de Ladoucette: Consulter un psy, un acte de courage  Comment se passent les séances? Une séance dure en général 45 à 60 minutes. Certaines thérapies sont brèves (10 à 20 séances), d&#039;autres s&#039;étendent sur plusieurs mois, voire années. 
Lire aussi&gt; Que faire si mon proche est touché par une maladie psychiatrique?  Quel tarif?  Entre 50 et 100€ selon les pratiques et les régions. Non remboursé par la Sécu. Certaines mutuelles proposent un forfait annuel (souvent limité à 2 ou 3 séances par an). 
  Le 3114 En cas de détresse psychologique ou de pensées suicidaires, n&#039;hésitez pas à appeler le 3114, ligne d&#039;écoute gratuite et disponible 24h/24.
Lire aussi&gt; Et si on parlait de santé mentale sans peur?  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/09/01/seance-psychotherapie-psy.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Qui consulter en cas de troubles psychiques?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Et si nous nous formions (aussi) aux premiers secours en santé mentale?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/et-si-nous-nous-formions-aux-premiers-secours-en-sante-mentale-119359</link>
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      <pubDate>Wed, 03 Sep 2025 15:33:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Quand on évoque les urgences, on pense surtout aux gestes qui sauvent: massage cardiaque, mise en position latérale de sécurité, appel au 15… Mais qu’en est-il des urgences psychiques? Pour mieux réagir face à des situations de désarroi d&#039;un proche, l’association Premiers secours en santé mentale (PSSM) propose des sessions spécifiques.
Hugo Houpert, formateur agréé, nous répond.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En quoi la formation PSSM consiste-t-elle? Hugo Houpert:  Il s&#039;agit d&#039;une formation citoyenne de secouristes, pensée pour que chacun puisse intervenir auprès d&#039;une personne en détresse psychique. On s&#039;adresse de citoyen à citoyen, sans statut médical ou professionnel. Son objectif n&#039;est pas de poser un diagnostic, mais de repérer et d&#039;accompagner un proche qui ne va pas bien. Le rôle du secouriste n&#039;est pas de soigner, mais d&#039;alerter et de guider. C&#039;est déjà énorme.
Lire aussi&gt; Que faire si mon proche est touché par une maladie psychiatrique?  Qu’apprennent les participants concrètement? Hugo Houpert: Les stagiaires vont apprendre à identifier les signes d&#039;alerte de quatre types de troubles (anxieux ou psychotiques, dépression, addiction), à écouter sans jugement, à réconforter et, surtout, à encourager l&#039;orientation de la personne en détresse vers des professionnels. Pour cela, nous suivons un plan d&#039;action simple, appelé Aérer: approcher, écouter, réconforter, encourager à consulter, renseigner sur les ressources. Les sessions visent à rendre les participants plus conscients, plus alertes, afin qu&#039;ils agissent en confiance lorsqu&#039;une situation se présente.
Lire aussi&gt; Débat: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques  Ces formations ont-elles un impact au-delà de l’intervention elle-même? Hugo Houpert: En brisant les tabous, ces formations luttent aussi contre la stigmatisation. On change le regard sur les troubles psy. Moins on juge, plus on aide. Parmi les ressources clés: le 31 14, numéro national de prévention du suicide, disponible 24 heures sur 24. C&#039;est un outil crucial, pour les personnes concernées, les proches, mais aussi pour les professionnels. Pour devenir secouriste en santé mentale, des formations sont accessibles à toute personne majeure.
Pour en savoir plus ou vous inscrire, allez sur www.pssmfrance.fr, onglet &quot;Devenir secouriste&quot;.   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/08/05/brouillard-mental-depression-troubles-psychiques.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Et si nous nous formions (aussi) aux premiers secours en santé mentale?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Bien-être: 6 conseils pour une rentrée sans pression</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/5-conseils-pour-une-rentree-sans-pression-56784</link>
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      <pubDate>Mon, 05 Sep 2022 09:30:03 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En cette période où tout redémarre, nous voulons nous aussi repartir du bon pied ! Améliorer ce qui coince dans notre vie, nous lancer dans de nouveaux projets et prendre soin de nous. Nos conseils pour s’y mettre… sans prise de tête.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lorsque nous étions enfants, nous ressentions toujours un mélange d&#039;anxiété et d&#039;excitation à la veille de la rentrée scolaire. Quels profs allions-nous avoir? Serions-nous dans la même classe que nos copains? Maintenant que nous sommes adultes, cette période de l&#039;année continue de convoquer en nous des sentiments forts et des questionnements. Évidemment, pas les mêmes, mais tout aussi essentiels! Vais-je enfin réussir à prendre du temps pour moi? Vais-je trouver la bonne façon d&#039;être bien avec mon partenaire, d&#039;entretenir mes relations amicales et de montrer à mes proches qu&#039;ils comptent pour moi?  Prendre le temps de ralentir Relever ces défis et réussir notre rentrée, cela suppose de commencer par redéfinir notre rapport au temps. &quot;Dans le monde d&#039;aujourd&#039;hui, il est difficile de résister à l&#039;emballement ambiant. Tout dans notre environnement nous pousse à consommer toujours plus: non seulement des biens mais aussi des activités, des loisirs… La performance que l&#039;on exige de nous dans tous les domaines nous conduit à considérer chaque tâche comme une priorité absolue. Sans compter le système d&#039;information, qui nous entretient dans cette culture de la vitesse&quot;, constate le psychanalyste Saverio Tomasella. Pourtant, si nous vivons sans cesse à 100 à l&#039;heure, il nous sera impossible de trouver du temps pour notre propre épanouissement et pour nous consacrer aux autres.
Commençons donc par accepter de ralentir: une certaine lenteur n&#039;est pas un défaut! Comment nous y prendre? &quot;On peut prévoir dans notre agenda des petites plages où, justement… on ne prévoit rien. De ce vide pourront naître la rêverie et l&#039;ennui, très apaisants. Il est également essentiel d&#039;apprendre à ne faire qu&#039;une seule chose à la fois. Quand nous mangeons, n&#039;ayons pas les yeux rivés sur un écran ; quand nous nous promenons, ne téléphonons pas… Les neurosciences ont bien mis en évidence à quel point le cerveau souffre quand il est constamment sollicité pour accomplir des tâches multiples et simultanées&quot;, alerte le psychanalyste.  Être à l&#039;écoute de notre corps Comment être bien dans notre vie, avec nous-même et avec les autres, si nous ne sommes pas bien dans notre corps? Impossible! &quot;Nous vivons dans un environnement plutôt intellectuel, qui nous amène trop souvent à ignorer que nous habitons un corps. Or, tout part de lui, tout passe par lui&quot;, insiste Saverio Tomasella. Si nous ne voulons pas traîner derrière nous fatigue et douleurs pendant des mois, il est temps de prendre soin de lui. Commençons par faire preuve de gratitude à son égard, par exemple, par le biais de la méditation. &quot;On s&#039;allonge, on ferme les yeux et on se concentre sur une partie de son corps: les pieds. On “prend conscience” de leur présence et on les remercie pour ce qu&#039;ils font pour nous: ils nous portent, nous permettent de marcher, danser, etc. Puis, on effectue cet exercice pour les mains, le ventre, les poumons, le coeur, etc. Petit à petit, nous apprendrons à considérer notre corps avec davantage de bienveillance, à avoir un regard moins critique&quot;, avance le psychanalyste. Et surtout, faisons l&#039;effort de le mettre en mouvement: c&#039;est ainsi qu&#039;il s&#039;épanouira le plus, car il est fait pour bouger. Mais attention, pas dans la souffrance ni dans la contrainte. Optons plutôt pour la recherche du plaisir, trouvons cette activité physique qui nous fera jubiler.
Lire aussi &gt; Pour rester en forme toute l&#039;année: je pratique une activité physique  Reconsidérer notre relation aux autres Notre vie relationnelle constitue un &quot;dossier&quot; majeur de nos résolutions de rentrée: nous la voudrions meilleure, plus sereine, plus authentique. Avec nos enfants adultes, par exemple, la qualité de nos relations dépend largement de notre capacité à trouver la bonne distance. &quot;Beaucoup de malentendus proviennent du fait que les parents n&#039;ont pas toujours fait le deuil de la grande proximité qui existait avec leurs enfants lorsqu&#039;ils étaient petits, prévient Saverio Tomasella. Ils essayent toujours, plus ou moins consciemment, de recréer cet âge d&#039;or. Résultat, ils peuvent avoir tendance à se montrer trop intrusifs, voire donneurs de leçons. Ou bien en vouloir à leurs enfants, s&#039;ils estiment que ceux-ci ne sont pas assez présents. Autant d&#039;attitudes qui tendent la relation et peuvent même l&#039;abîmer.&quot;
Cette bonne distance que nous parviendrons à trouver aura le mérite de laisser nos enfants souffler… et de nous enlever toute culpabilité de répondre parfois &quot;non&quot; à leurs exigences (notamment, quand ils nous sollicitent systématiquement au dernier moment pour que l&#039;on garde nos petits-enfants)! Avec notre bande d&#039;amis, aussi, tout est question d&#039;équilibre. &quot;Les relations amicales nous font du bien, à condition qu&#039;elles fonctionnent dans les deux sens. Bien sûr, sachons écouter nos proches quand ils ont besoin de se confier. Mais osons également leur demander de l&#039;aide et nous appuyer sur eux. Ainsi, nous nous sentirons à la fois utile et pris dans un réseau de solidarités très réconfortant&quot;, souligne notre expert.  Préserver l&#039;intimité de notre couple L&#039;intimité, sans doute encore plus que la sexualité, souvent fluctuante au fil des années, est LA condition de longévité d&#039;un couple. Mais au fait, en quoi consiste-t-elle? Elle passe par une tendre proximité physique, affective et intellectuelle, une bonne dose de complicité et de familiarité. &quot;Pour qu&#039;un couple ne se fige pas dans une sorte de léthargie ou de cohabitation vide d&#039;affect, il est essentiel que les conjoints continuent de se toucher, via des petits gestes tout simples sur lesquels on fait trop souvent l&#039;impasse: se caresser le bras ou la joue, se prendre la main, se serrer dans les bras. Il est primordial aussi d&#039;avoir des sujets de conversation autres que les courses, le ménage ou la révision de la voiture! Notre conjoint est avant tout notre ami, parlons-lui d&#039;un livre ou d&#039;un film que nous avons aimé, d&#039;un sujet d&#039;actualité qui nous touche, comme nous le ferions avec notre meilleur(e) ami(e)&quot;, encourage le psychanalyste. Entretenir ce socle qui fait la solidité d&#039;un couple demande une certaine volonté: on peut décider de s&#039;extraire régulièrement de l&#039;agitation ambiante pour passer du temps à deux afin de discuter, de rire, de faire des choses ensemble. Et veillons surtout à rendre ces rendez-vous amoureux intouchables en les gravant dans nos agendas.
Lire aussi &gt; À 50, 60 ou 70 ans... Ils redécouvrent l&#039;amour sur les sites de rencontre  Changer de cap au travail Après de nombreuses années d&#039;activité professionnelle, nous n&#039;avons plus à faire nos preuves. De quoi limiter le stress, mais peut-être aussi l&#039;enthousiasme et la motivation. En cette rentrée, comment conserver de l&#039;envie pour notre travail? Sans doute en changeant de perspective. &quot;Il faut s&#039;ôter de la tête que, passé 55 ans, on devient un boulet dans le monde professionnel! Au contraire, du fait de l&#039;expérience acquise, d&#039;une certaine aptitude à prendre du recul et à faire preuve de diplomatie, on a toutes sortes de qualités à mettre au service de ses collègues et du travail d&#039;équipe. Ces qualités-là sont tout aussi importantes que la vivacité et la performance, car elles sont porteuses de sagesse&quot;, rassure Saverio Tomasella. Nous pouvons, par exemple, nous inscrire dans une démarche de transmission envers les jeunes pousses. Sans les materner, ni les écraser de nos compétences, mais en leur donnant quelques clés pour s&#039;adapter. Se sentir utile, c&#039;est idéal pour envisager sous de bons auspices cette nouvelle année au travail!
Lire aussi &gt; Comment organiser au mieux sa fin de carrière  Arriver à se projeter dans l&#039;avenir Ce qui nous donnera le sentiment d&#039;une rentrée réussie, c&#039;est aussi notre capacité à nous projeter dans l&#039;avenir. Rien de pire que se sentir enfermé dans un quotidien sans horizon! Cela peut notamment passer par l&#039;exécution d&#039;un projet un peu ambitieux: un grand voyage, une nouvelle déco pour la maison, planter une haie dans le jardin pour attirer les oiseaux, une reconversion professionnelle, l&#039;apprentissage d&#039;une langue ou d&#039;un savoir-faire, etc. &quot;Peu importe la teneur de ce projet, l&#039;important est qu&#039;il nous fasse rêver dans la durée&quot;, indique le psychanalyste. On y pense un peu chaque jour, on le mûrit, on le peaufine, on progresse vers sa réalisation. Bref, il occupe notre esprit. Et même si on ne passe pas à l&#039;action immédiatement, l&#039;essentiel est d&#039;y croire! Quoi de plus porteur qu&#039;avoir foi en soi?  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Bien-être: 6 conseils pour une rentrée sans pression]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Devenir grands-parents, un vrai changement de vie?</title>
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      <pubDate>Sat, 30 Aug 2025 15:23:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Réticent à être appelé &quot;Papy&quot; ou dans les starting-blocks pour être une mamie gâteaux, devenir grand-parent laisse rarement indifférent et marque souvent un tournant dans son parcours de vie.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;avais eu ma fille au début d&#039;une carrière dans laquelle je me suis beaucoup investi par désir de revanche sociale, se souvient Daniel, 67 ans. Je dois avouer que je ne lui ai pas consacré beaucoup de temps. Je n&#039;avais pas l&#039;intention de m&#039;investir plus auprès de mes petits-enfants, mais finalement j&#039;ai eu un coup de cœur pour ma petite-fille et je rattrape avec elle ce que je considère maintenant comme du temps perdu.&quot;  Un changement de statut face au temps Qu&#039;elle soit attendue ou redoutée, la naissance du premier petit-enfant représente une évolution dans le rapport au temps qui passe. &quot;Cela donne l&#039;impression de vieillir d&#039;un coup et de se rapprocher de sa finitude, souligne Nicole Prieur, thérapeute et autrice des Trahisons nécessaires. S&#039;autoriser à être soi (Robert Laffont). Tout dépend alors de la relation qu&#039;entretient chacun au vieillissement, à ses rides, etc.&quot; Pour échapper à cette sensation d&#039;être projetées vers un supposé grand âge, certaines femmes refusent d&#039;être appelée &quot;Mamie&quot;. &quot;Je vois des grands-mères imposer des surnoms comme Mamilou ou Nonna, un vocabulaire moins marquant comme senior dans l&#039;échelle du temps&quot;, poursuit Nicole Prieur.  Un réajustement des relations Ce nouveau rôle de grand-parent rebat des cartes. D&#039;abord avec nos enfants dont l&#039;entrée dans la parentalité les inscrit plus nettement dans une position d&#039;adultes. &quot;Il est raisonnable de taire notre regard sur leur façon d&#039;être parents&quot;, souligne la thérapeute. Se pose aussi la question de la place occupée auprès de la petite-fille ou du petit-fils: quel sera notre accès à cet enfant? quelle place nous laissera le beau-fils ou la belle-fille? quelles relations aurons-nous avec les autres grands-parents?
Lire aussi&gt; Les 14 meilleurs moments dans la vie des grands-parents
Au sein du couple, des réajustements s&#039;imposeront aussi peut-être. &quot;Souvent la grand-mère a envie de s&#039;investir auprès de ses petits-enfants, alors que son mari ne le souhaite pas, relève Nicole Prieur. Il est aussi difficile de devenir la première grand-mère d&#039;un groupe d&#039;amies parce que les autres ne comprennent pas forcément que les événements liés au bébé deviennent centraux.&quot;  Une perte de liberté? Les jeunes grands-parents peuvent craindre de voir leur liberté plus restreinte, en particulier s&#039;ils sont dans une phase de consolidation de leur couple après le départ du petit dernier. &quot;Il existe une assignation à être un grand-parent parfait, c&#039;est-à-dire disponible, souriant, en charge de la transmission et du récit de l&#039;histoire familiale, explique Nicole Prieur. Cette assignation à être une grand-mère heureuse et un grand-père épanoui peut être lourde.&quot; Mais certains, au départ réfractaires à endosser ce rôle, finissent par y trouver leur compte.
&quot;L&#039;enfant est acteur de la relation, rappelle la thérapeute. Sans les objectifs pédagogiques et éducationnels qui verrouillent un peu le lien, la relation se passe généralement bien. Les grands-parents présents pour s&#039;occuper des petits-enfants et les aimer s&#039;en trouvent souvent renarcissisés, revalorisés, avec un réel plaisir à partager de bons moments en prenant enfin leur temps, ce qu&#039;ils n&#039;ont pas pu faire avec leurs enfants.&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Devenir grands-parents, un vrai changement de vie?]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je l&#039;ai vécu: Marion, 51 ans: &quot;J&#039;ai rompu les liens avec ma famille, c&#039;était douloureux mais libérateur&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-marion-51-ans-la-prochaine-fois-que-je-verrai-ma-soeur-ce-sera-probablement-devant-le-notaire-apres-le-deces-de-nos-parents-119148</link>
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      <pubDate>Wed, 27 Aug 2025 18:33:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après avoir accumulé, des années durant, les blessures émotionnelles, Marion a choisi de rompre le lien avec sa famille. Une séparation qui l&#039;a libérée, mais qui lui laisse un vide parfois difficile à combler. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je n&#039;ai plus aucun contact ni avec mes parents, ni avec ma sœur, depuis bientôt vingt ans. Ce n&#039;est pas la décision la plus facile que j&#039;ai prise dans ma vie, mais je sais qu&#039;elle m&#039;a permis d&#039;avancer et, surtout, de ne pas sombrer. Aujourd&#039;hui encore, je me dis qu&#039;il n&#039;y avait pas d&#039;autre issue possible. Il faut dire que, durant toute mon enfance, j&#039;ai été le mouton noir de la famille. J&#039;étais une petite fille docile et je faisais tout pour me faire accepter et aimer des miens, mais je me sentais constamment mise à l&#039;écart, rejetée. Plus j&#039;étais gentille, et plus on me repoussait.
Ma sœur Clémence, de dix-huit mois mon aînée, était particulièrement cruelle avec moi. Pour je ne sais quelle raison, elle m&#039;excluait systématiquement de son petit monde, alors qu&#039;elle était ultra-sociable et que, contrairement à moi, elle n&#039;était jamais seule (une flopée de camarades défilait le week-end à la maison). Et si – miracle! - elle acceptait un jour que je joue avec elle dans sa chambre, ça ne durait jamais très longtemps. Au bout de quelques minutes, elle finissait toujours par décréter que j&#039;étais bête (à l&#039;entendre, je ne comprenais jamais rien) et je finissais neuf fois sur dix par quitter la pièce en pleurant. Maman, elle, ne me soutenait jamais.
Lire aussi&gt; &quot;J&#039;ai honte mais oui, je préfère une de mes petites-filles&quot;
Comme j&#039;avais des problèmes d&#039;attention en classe et que mes résultats scolaires s&#039;en ressentaient, elle n&#039;arrêtait pas de me houspiller et de me rabaisser, en me répétant à longueur de journée que j&#039;étais bonne à rien et que, si je ne me ressaisissais pas, j&#039;allais finir SDF. Elle me comparait sans cesse à Clémence qui, elle, était brillante. Elle m&#039;a même dit une fois regretter d&#039;avoir eu un deuxième enfant. Tous mes cousins et cousines ont fait de belles études et, à l&#039;entendre, j&#039;étais la honte de la famille. Quant à mon père, il était plus intéressé par son travail que par mon éducation et n&#039;avait aucune empathie pour moi. C&#039;est à peine s&#039;il savait dans quel établissement j&#039;étais scolarisée. Bref, je ne recevais jamais d&#039;encouragements, ni de reconnaissance. Autant dire que mon estime de moi était au plus bas.  Pendant des années, j&#039;ai néanmoins continué à chercher – en vain - l&#039;approbation de mes proches, celle de maman surtout. Et puis, un jour, j&#039;en ai eu marre et j&#039;ai décidé d&#039;arrêter de quémander l&#039;amour qu&#039;on ne me donnait pas. Le déclic a eu lieu peu après la naissance de ma première fille, alors que j&#039;étais allée rendre visite à mes parents. Après avoir souligné qu&#039;elle n&#039;aimait pas le prénom que mon mari et moi lui avions donné, ma mère a ajouté qu&#039;elle &quot;croisait les doigts pour que sa petite-fille soit un peu plus futée que sa fille et ne finisse pas secrétaire de direction&quot;. C&#039;était dit sur le ton de la plaisanterie (du moins, j&#039;imagine), mais j&#039;étais sous l&#039;influence des hormones de la grossesse et mon sang n&#039;a alors fait qu&#039;un tour. D&#039;autant que mon père n&#039;avait rien trouvé de mieux, ce jour-là, que de rire à gorge déployée des railleries de ma mère. J&#039;ai alors claqué la porte, bien décidé à couper les ponts avec eux. J&#039;avais compris que ma famille n&#039;en serait jamais vraiment une et qu&#039;elle était toxique.
Pour être tout à fait honnête, la cassure ne s&#039;est pas faite tout de suite. Les deux premières années, je continuais à leur envoyer des SMS pour les occasions, comme les anniversaires. Et puis je me suis rendue compte que ni mes parents, ni ma sœur, ne cherchaient vraiment à rester en contact avec moi. Ils répondaient à mes messages, mais si je n&#039;écrivais pas, je n&#039;avais jamais de nouvelles. Pas même pour la nouvelle année. Sans compter que ma mère ne s&#039;est jamais excusée, à la suite de ses propos déplacés. J&#039;ai donc déménagé à 600 kilomètres de ma ville natale et rompu définitivement les ponts. Je n&#039;avais plus envie de gaspiller mon énergie pour des personnes qui ne le méritaient pas.
Après un nombre incalculable de nuits blanches et de larmes, j&#039;ai fini par ressentir une vraie délivrance. Il n&#039;empêche: les fêtes de fin d&#039;année me donnent encore systématiquement la nausée. De même que l&#039;idée de savoir que la prochaine fois que je reverrai ma sœur, ce sera probablement chez le notaire, après le décès de nos parents. Ça me fend le cœur de réaliser que je ne leur dirai pas aurevoir, mais c&#039;est comme ça. Il est trop tard pour envisager une réconciliation. Il m&#039;arrive aussi parfois de regretter les petits marques d&#039;affection, ou plutôt d&#039;attention, que j&#039;ai cru, à certains moments, percevoir de la part des uns et des autres. Tout cela me pèse terriblement. Car j&#039;avoue que ce n&#039;est pas normal de ne pas voir ses parents, ou ses frères et sœurs, et de ne jamais parler d&#039;eux. Je me concentre sur ma relation avec mon mari et mes enfants, mais j&#039;ai un gros sentiment de gâchis.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l&#039;ai vécu: Marion, 51 ans: &quot;J&#039;ai rompu les liens avec ma famille, c&#039;était douloureux mais libérateur&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>C&#039;est décidé, j&#039;arrête de juger!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/c-est-decide-j-arrete-de-juger-117214</link>
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      <pubDate>Mon, 18 Aug 2025 15:18:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Changer le regard sur les autres, souvent conditionné dès l&#039;enfance par un parent très jugeant, aide à trouver la sérénité.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;C&#039;est une petite musique, grinçante il est vrai, très présente dans ma tête: je regarde les gens et je commente, rarement en leur faveur, reconnaît Marina, 67 ans. Je me rends compte que cette voix peu amène en moi ressemble à s&#039;y méprendre à celle de mon père qui ne m&#039;a jamais valorisée, ce dont j&#039;ai beaucoup souffert.&quot;  Pourquoi juge-t-on? Olivier Clerc, auteur de J&#039;arrête de (me) juger! 21 jours pour réapprendre à (s&#039;)aimer (Eyrolles Poche), répond: &quot;Nous sommes dans une culture du jugement. Un enfant apprend à se juger parce que des adultes, comme ses parents et ses enseignants, lui collent des étiquettes.&quot; Du jugement sur lui, l&#039;enfant passera au jugement sur les autres qui vont de pair.
Lire aussi&gt; C&#039;est décidé, je me mets à écouter les autres
Certains enfants et adultes sont plus enclins à juger selon la culture familiale, mais d&#039;autres paramètres entrent en jeu selon Olivier Clerc: &quot;La question de l&#039;estime de soi est essentielle: les gens bien dans leurs baskets et dans leur vie sont moins tentés de juger, de se comparer; à l&#039;inverse, chez les personnes les plus merveilleuses que j&#039;ai rencontrées, équilibrées et épanouies, il n&#039;y a pas une once de jugement.&quot;  Pourquoi est-ce un problème de juger? Marina évoque l&#039;épuisement provoquée par cette voix intérieure qui porte sans cesse des jugements. Sur l&#039;entourage également, l&#039;effet est négatif. Il n&#039;est que de comparer les conséquences sur soi de la compagnie d&#039;une personne qui exprime des opinions dénigrantes avec une autre qui en est dénuée. Les jugements englobent le plus souvent la personne ciblée tout entière qui, sous ce type de regard, se résume à un aspect ou un acte.
&quot;Beaucoup de nos jugements sont faux, relève Olivier Clerc. Ils s&#039;appuient sur des apparences qui nous font complètement passer à côté des motivations et des raisons profondes pour lesquelles les gens agissent comme ils le font. Maladie du lien, le jugement nuit aux relations de couple, celles avec la famille, le voisinage, les collègues, etc., faute d&#039;avoir une vraie capacité à apprécier l&#039;autre que permet le discernement, émotionnellement neutre.&quot; A l&#039;inverse, le jugement est chargé de colère, de dégoût et de rejet.  Comment sortir du jugement systématique? Dans son livre, Olivier Clerc accompagne ses lecteurs pas à pas sur 21 jours de manière très convaincante, sans hésiter à relater d&#039;où lui-même est parti et le chemin accompli. La première étape est clairement de se rendre compte de ses jugements au fil d&#039;une journée: qui visent-ils? combien de fois par jour? dans quel état cela nous met-il? &quot;C&#039;est un peu désagréable parce que cela donne l&#039;impression d&#039;aggraver ce travers. Mais pour transformer quelque chose en soi, il faut en avoir pleinement conscience.&quot; Au passage, recensons aussi les jugements dont nous sommes les cibles et évaluons l&#039;effet qu&#039;ils nous font.  Changer de point de vue Comme Marina, il faut rendre à César ce qui est à César: c&#039;est son père qui la jugeait, elle reproduit ce qu&#039;elle subissait. Olivier Clerc invite à modifier peu à peu son regard. Cela passe par séparer les actes et les paroles de la personne ; préférer au jugement plein d&#039;émotions le discernement, une observation objective basée sur l&#039;intellect et non sur l&#039;affect ; modifier le point de vue pour reconsidérer par exemple la rigidité et l&#039;austérité afin d&#039;y voir la solidité et la fiabilité, etc. ; remplacer les exigences par les préférences (je préfère qu&#039;il fasse beau, que mon train arrive à l&#039;heure, qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;embouteillages, que la caissière soit aimable, mais si ce n&#039;est pas le cas, je m&#039;en accommode!). Cesser complètement de juger autrui n&#039;est pas toujours accessible, mais diminuer cette profusion de jugements est apaisant. Bénéfice secondaire qui n&#039;est pas de moindre intérêt: la démarche conduit aussi à se libérer des jugements sur soi et à arrêter d&#039;être son propre inquisiteur permanent.  ]]></content:encoded>
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          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Psycho: &quot;Ma fille me dit que j&#039;ai été une mauvaise mère&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/psycho-ma-fille-me-dit-que-j-ai-ete-une-mauvaise-mere-116930</link>
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      <pubDate>Sat, 23 Aug 2025 08:18:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Lorsque sa fille l&#039;a accusée d&#039;être la source de tous ses problèmes, Magali, 59 ans, s&#039;est d&#039;abord sentie extrêmement blessée, puis elle a fait en sorte d&#039;ouvrir le dialogue. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Ma fille a 34 ans et, il y a environ deux ans, elle a commencé à aller voir une psychothérapeute. Son petit ami avait, quelques mois plus tôt, mis fin à trois années de relation - comme ça, par simple texto - et Amandine avait beaucoup de mal à relever la tête. Elle ne comprenait pas pourquoi Victor avait, du jour au lendemain, coupé les ponts avec elle et cessé de l&#039;aimer, alors qu&#039;ils faisaient tous les deux des projets d&#039;avenir.
Ça me fendait le cœur de la voir souffrir à ce point et je me souviens avoir été la première à l&#039;encourager à consulter. Je voulais qu&#039;elle reprenne confiance en elle, afin de pouvoir un jour à nouveau aimer. Mais la spécialiste, qui lui avait été chaudement recommandée par notre médecin de famille, lui a, dès les premières séances, laissé entendre que l&#039;origine de son mal-être n&#039;était pas uniquement du à sa rupture amoureuse. Elle provenait aussi, selon elle, de traumatismes survenus pendant l&#039;enfance et du sentiment d&#039;avoir été, à un moment ou à un autre, insuffisamment, ou du moins mal aimée. La peur de l&#039;abandon se ravivait toujours à l&#039;âge adulte et notamment dans un contexte de séparation, lui a-t-elle affirmé.  &quot;Cela m&#039;a fait un choc d&#039;entendre toutes ces critiques&quot; Depuis ces révélations, Amandine m&#039;accable littéralement de reproches. Elle me dit que c&#039;est parce que je me suis séparée de son père, alors qu&#039;elle n&#039;avait que deux ans, qu&#039;elle n&#039;arrive pas à construire une relation durable. Elle trouve aussi que je ne me suis pas toujours bien occupée d&#039;elle lorsqu&#039;elle était enfant. Comme je rentrais tard, elle était, contrairement à la plupart de ses copines, obligée de rester quasiment chaque soir à l&#039;étude, ce qu&#039;elle détestait par-dessus tout. Il paraît même que je la forçais souvent à m&#039;aider à débarrasser la table et à faire la vaisselle, au lieu de la laisser vaquer à ses occupations, comme pouvaient le faire toutes les filles de son âge.
Enfin, elle prétend que, à l&#039;adolescence, je ne l&#039;ai pas soutenue dans son projet de devenir, comme moi, infirmière urgentiste. Bref, à l&#039;écouter, je suis une mauvaise mère. J&#039;avoue que ça m&#039;a fait un choc d&#039;entendre toutes ces critiques, car jamais elle ne m&#039;avait dit de telles choses. Et ça m&#039;a d&#039;autant plus peinée, que même si je n&#039;ai sans doute pas été parfaite, j&#039;ai le sentiment d&#039;avoir toujours élevé ma fille du mieux que j&#039;ai pu. Et notre relation était jusqu&#039;alors excellente, c&#039;était du moins ce que je pensais.  &quot;A un moment, j&#039;en ai eu marre de m&#039;excuser&quot; Depuis nos différents échanges, je ne cesse de me remettre en question. J&#039;ai certes quitté le père d&#039;Amandine, peu après sa naissance, mais c&#039;est parce qu&#039;il était violent, surtout lorsqu&#039;il avait bu, et que je voulais protéger mon enfant. C&#039;est vrai aussi que je n&#039;étais pas toujours présente, car il fallait bien que je fasse bouillir la marmite. Même si je ne m&#039;en souviens plus, il m&#039;est probablement arrivé, les jours de grande fatigue, de solliciter également un petit coup de main de sa part, car je n&#039;avais pas les moyens d&#039;embaucher une aide-ménagère, mais j&#039;ai de loin assumé seule, et sans jamais rechigner, la plus grosse partie des tâches domestiques.
Enfin, c&#039;est parce que je connais trop bien la réalité de mon métier que j&#039;ai toujours dissuadé Amandine de se diriger dans cette voie. Je rêvais d&#039;une meilleure vie pour elle. Donc oui, j&#039;ai probablement failli, sur certains points et s&#039;en même m&#039;en rendre compte, à mon rôle de mère, et je me suis d&#039;ailleurs platement excusée auprès de ma fille de n&#039;avoir pas été la maman qu&#039;elle aurait rêvé avoir, et puis, il y a quelques semaines, j&#039;en ai eu marre de culpabiliser.
Je l&#039;ai prise entre quatre yeux et je lui ai dit que je m&#039;étais débrouillée comme j&#039;avais pu et que c&#039;était maintenant à elle d&#039;aller chercher auprès des autres ce que je ne lui avais peut-être pas donné et qui semblait lui manquer. Mais j&#039;ai aussi ajouté qu&#039;il y avait une chose dont elle ne devait néanmoins pas douter, c&#039;est que je l&#039;aimais plus que tout. Je crois que je ne le lui avais encore jamais dit. J&#039;espère de tout cœur qu&#039;elle m&#039;a entendue et que, au lieu de ressasser le passé, elle va désormais être capable de me pardonner mes erreurs et d&#039;investir elle-même l&#039;avenir.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/07/19/femme-question-1.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Psycho: &quot;Ma fille me dit que j&#039;ai été une mauvaise mère&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Marcelle: &quot;Comment aborder la maladie d’Alzheimer avec ma petite-fille?&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/marcelle-comment-aborder-la-maladie-dalzheimer-avec-ma-petite-fille-115676</link>
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      <pubDate>Wed, 20 Aug 2025 16:58:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ma petite-fille de 9 ans ne comprend pas pourquoi son grand-père ne la reconnaît plus. Ils avaient une si grande complicité… nous écrit Marcelle. Elle demande de l&#039;aide à notre chroniqueur, le psychologue Philippe Hofman. Voici sa réponse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les enfants face à la maladie d&#039;Alzeimer Philippe Hofman. La maladie d&#039;Alzheimer est un drame qui affecte tous les membres de la famille. Cette pathologie neurocognitive détruit peu à peu les capacités du cerveau. La personne atteinte devient étrange et semble perdue. Les gestes les plus simples lui deviennent impossibles à réaliser, elle se répète sans cesse, ne reconnaît plus ses proches. C&#039;est apparemment le cas de votre mari, Marcelle. Son état de santé ne peut pas être dissimulé. Expliquer sa maladie à votre petite-fille n&#039;est pas simple, mais absolument nécessaire. Si l&#039;enfant était plus jeune, vous pourriez vous en dispenser. Un petit de 5 ans est plus spontané et sera moins choqué face aux symptômes bizarres de son Papy. À partir de 7 ans, les capacités de raisonnement se développent. L&#039;enfant s&#039;interroge et attend des réponses rationnelles. Inutile de lui cacher l&#039;évidence. Il faut lui en parler, même si c&#039;est douloureux, en utilisant des mots simples et en vous appuyant sur des livres ou de petits films. Sans pousser l&#039;enfant à être un aidant, il convient de lui donner les conseils de communication qui permettent de garder un lien apaisé avec le malade:   Comment parler à un petit-enfant de la maladie d&#039;Alzheimer? 
• ne pas l&#039;infantiliser ni le confronter à ses oublis;
• parler calmement, toujours face à lui, en privilégiant des phrases courtes et claires;
• observer son langage corporel, lui tenir la main;
• lui proposer de l&#039;aider;
• lui rappeler le passé (avec des photos, des objets…) plutôt que d&#039;insister sur la mémoire récente;
• ne pas s&#039;énerver ni le contredire, changer de sujet s&#039;il est trop insistant et répétitif;
• marcher ensemble, observer la nature… Avec des explications et des astuces, la complicité et le lien affectif se retisseront autrement. Face à cette vulnérabilité, l&#039;enfant se découvrira un nouveau statut, celui de soutien précieux.
Lire aussi&gt; J&#039;en parle avec mes petits-enfants: &quot;C&#039;est quoi, la maladie d&#039;Alzheimer&quot;?   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique notretemps.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/16/grand-mere-petit-enfant-petite-fille.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Marcelle: &quot;Comment aborder la maladie d’Alzheimer avec ma petite-fille?&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Couple: et si on avait chacun nos amis?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/couple-et-si-on-avait-chacun-nos-amis-117247</link>
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      <pubDate>Sat, 16 Aug 2025 15:13:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[On a beau vivre ensemble et s&#039;aimer, on n&#039;a pas forcément des atomes crochus avec les mêmes personnes, ni le même besoin de voir des amis ensemble.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Entre ma femme, plus sociable, et moi, nos amis et relations ont été longtemps une source de tension, explique Philippe, 64 ans. Elle voulait régulièrement les inviter à la maison, ce dont je me passe bien parce que je n&#039;ai pas les mêmes affinités qu&#039;elle avec untel ou unetelle.&quot;  Aux couples fusionnels, des amis communs Les rapports à autrui diffèrent selon les fonctionnements des couples. &quot;Plus le couple est fusionnel et dans la dépendance réciproque, moins l&#039;idée d&#039;avoir des amis différents est acceptée ou acceptable, relève Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de J&#039;arrête d&#039;être mal dans mon couple (Eyrolles). Dans ce cas, le couple est l&#039;unité de création, tout se fait en couple.&quot;
Lire aussi&gt; &quot;Nos amitiés, quelle grande famille!&quot;
Là où la situation se complique, c&#039;est quand l&#039;un des deux est plus indépendant. &quot;Il y a parfois des décalages, ce qui peut être source de tension si l&#039;un veut voir et avoir des amis en dehors du couple, poursuit le psychopraticien. Pour cette personne, il pourra être étouffant de ne pas vivre de relations extérieures nourrissantes. C&#039;est un problème si l&#039;amitié, un lien fort, est vécu par l&#039;autre comme entrant en concurrence avec le couple.&quot;  Des atomes crochus et des liens à autrui différents Parfois la relation amicale de deux couples d&#039;amis fonctionne à merveille. Mais il arrive aussi que ce soit un peu plus bancal: Madame convie à la maison sa meilleure amie et les compagnons font bonne figure sans avoir grand-chose à se dire - ou l&#039;inverse. La sociabilité à la française basée sur des invitations mutuelles à des repas chez soi rend plus fréquent ce genre de situations. Dans d&#039;autres régions du monde comme le Québec, le partage d&#039;activités à l&#039;extérieur est davantage la norme, mais se pose toujours la question de qui est présent et qui ne l&#039;est pas.
Tout le monde n&#039;a pas les mêmes attentes dans les liens amicaux, du désir d&#039;un simple partage d&#039;un bon moment jusqu&#039;à la volonté de tisser un lien essentiel. &quot;Les personnalités entrent aussi en ligne de compte, souligne Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Certaines personnes ont des facilités pour la relation amicale au point que ce soit une seconde nature. D&#039;autres sont plus réservées ou plus en difficulté. Dans le couple, il est important de mieux comprendre sa façon de fonctionner et celle de l&#039;autre pour ne pas lui imposer des règles qui ne lui conviennent pas.&quot;  Des respirations Dans tous les cas, l&#039;ouverture est essentielle. &quot;Tout système fermé s&#039;effondre, explique le psychopraticien. Il faut sortir de l&#039;illusion que tout doit être vécu ensemble. Le couple doit être ouvert: cela passe par accueillir des personnes plus proches de l&#039;un que de l&#039;autre, mais aussi par accepter que l&#039;autre sorte de son côté.&quot; Pour Philippe, la possibilité de voir les amis à l&#039;extérieur a apporté une diminution des tensions avec sa femme. &quot;Elle s&#039;autorise maintenant davantage à dîner au restaurant avec ses copines, ce qui a réduit la pression sur moi, explique-t-il. Je ne suis plus contraint d&#039;être présent. Comme elle est à la retraite depuis peu alors que je continue mon activité, elle envisage de partir passer quelques jours chez une amie en province, ce qui me convient tout à fait – même si elle va me manquer!&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Couple: et si on avait chacun nos amis?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Psycho: &quot;Le jour où j&#039;ai compris que mon enfant n&#039;avait plus besoin de moi&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/psycho-le-jour-ou-j-ai-compris-que-mon-enfant-n-avait-plus-besoin-de-moi-116937</link>
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      <pubDate>Tue, 12 Aug 2025 15:18:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis que sa fille a quitté le nid pour une aventure d&#039;un an loin de Paris, Sophie a perdu ses repères. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lorsque Bérengère nous a annoncé, quelques mois avant les résultats du bac, qu&#039;elle envisageait, une fois le précieux sésame en poche, de partir en mission humanitaire en Asie, avant de poursuivre ses études, son père et moi étions pour le moins décontenancés. Et puis, nous avons fini par accepter l&#039;idée qu&#039;elle ne suive pas un cursus linéaire, comme nous l&#039;avions au départ projeté, et par être heureux pour elle. Vivre une telle expérience à son âge était vraiment formidable.
Durant près de huit mois, mon mari et moi l&#039;avons donc aidée à préparer ce projet de volontariat. Au début, je me disais que j&#039;avais encore le temps de voir les choses venir. Mais au fur et à mesure que l&#039;échéance approchait, je me sentais de plus en plus stressée. Tout le monde, à commencer par mon mari, avait beau me répéter que les &quot;voyages formaient la jeunesse&quot; et que notre fille allait &quot;vivre sa meilleure vie&quot;, moi je ne pouvais pas m&#039;empêcher de penser qu&#039;elle allait surtout être très très loin de chez nous et que, s&#039;il lui arrivait le moindre pépin, je ne serais pas là pour lui porter secours, la rassurer et la consoler. Bref, pour jouer mon rôle de mère, celui que je jouais depuis près de vingt ans.  &quot;En une fraction de seconde, j&#039;ai compris que j&#039;avais vieilli&quot; J&#039;ai toujours été une maman poule, celle que je m&#039;étais pourtant juré de ne jamais être, depuis le premier jour. Savoir que Bérengère allait voler de ses propres ailes durant une longue année m&#039;angoissait tellement que je passais mon temps à la mettre en garde contre de potentiels dangers. C&#039;était plus fort que moi, il fallait que je lui recommande d&#039;éviter les endroits déserts, de ne se pas se balader avec une somme d&#039;argent trop importante sur elle (j&#039;avais lu qu&#039;il y avait beaucoup de vols à l&#039;arraché au Vietnam et au Cambodge), de faire attention aux scooters qui roulent en sens inverse, avant de traverser une rue…
Au début, ma fille s&#039;amusait de m&#039;entendre dérouler une liste interminable de recommandations, et puis elle a fini par s&#039;en agacer. Un jour, elle a explosé et lâché que j&#039;étais franchement &quot;relou&quot;, avant de me rappeler, à bout de nerfs, qu&#039;elle était une adulte capable de se débrouiller seule et qu&#039;il allait falloir que j&#039;apprenne à lâcher du lest. C&#039;était la première fois qu&#039;elle me parlait comme ça. En une fraction de secondes, j&#039;ai compris que Bérengère avait grandi et que moi, accessoirement, j&#039;avais vieilli. Que ça me plaise ou non, je ne contrôlais plus sa vie et j&#039;allais devoir m&#039;éclipser un tant soit peu, si je ne voulais pas saboter nos relations.  &quot;Mon mari me dit qu&#039;on doit profiter de cette nouvelle liberté&quot; Ça fait bientôt six mois que notre fille est partie et, depuis, je suis submergée par des émotions ambivalentes. D&#039;un côté, je suis fière de voir que nous avons réussi à faire d&#039;elle une jeune femme autonome qui n&#039;a pas peur de prendre des initiatives et de faire ses propres expériences et, de l&#039;autre, je me sens confrontée à un vide immense qui me déstabilise. J&#039;ai beau savoir qu&#039;on ne fait pas des enfants pour les garder pour soi et que ma fille n&#039;a pas définitivement disparu (elle est juste sur la voie de l&#039;indépendance), Bérengère a si longtemps occupé mon espace physique que, sans elle, j&#039;ai l&#039;impression d&#039;être perdue, de ne plus avoir vraiment de buts.
Il m&#039;arrive même de regretter l&#039;époque où j&#039;étais obligée de me débattre pour concilier vie privée et professionnelle. Tout le contraire de mon mari, qui ne cesse de me répéter qu&#039;il nous faut profiter de cette nouvelle liberté. Alors j&#039;essaie tant bien que mal de prendre modèle sur lui et d&#039;aller de l&#039;avant, en réorganisant mon temps et, surtout, en me recentrant sur mes besoins et mes envies profondes. Je me suis inscrite à un cours de peinture et, depuis le début de l&#039;année, j&#039;apprends aussi l&#039;espagnol en vue d&#039;un voyage au Costa Rica, au mois de juin prochain. J&#039;ai toujours rêvé d&#039;y aller et mon mari a réussi à me convaincre que c&#039;était le moment où jamais, tant que notre fille n&#039;était pas encore rentrée, de partir en amoureux.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Psycho: &quot;Le jour où j&#039;ai compris que mon enfant n&#039;avait plus besoin de moi&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Judith: &quot;Le jour où j&#039;ai reçu un héritage inattendu, j&#039;ai refusé d&#039;en parler ou d&#039;y toucher&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/judith-le-jour-ou-j-ai-recu-un-heritage-inattendu-j-ai-refuse-d-en-parler-ou-d-y-toucher-117266</link>
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      <pubDate>Sat, 09 Aug 2025 15:13:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À la suite du décès de son père, qu&#039;elle n&#039;avait pas vu depuis près de trente ans, Judith a touché un héritage à sept chiffres qui l&#039;a littéralement déstabilisée. Elle raconte.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mon père a quitté le domicile familial, pour aller vivre avec une autre femme dans le sud de la France, lorsque j&#039;avais deux ans. J&#039;ai été coupé de lui jusqu&#039;à l&#039;année de mes 13 ans (ma mère refusait même de prononcer son nom et bottait en touche à chaque fois que je lui demandais où il était), puis je l&#039;ai revu une à deux fois par an, à sa demande.
À croire que je lui manquais quand même un peu. Il n&#039;empêche: lorsque j&#039;allais chez lui, il n&#039;était pas méchant, mais il ne s&#039;intéressait pas plus que ça à moi. Il ne jouait jamais avec moi et ne me posait pas la moindre question. Sa passion, c&#039;étaient les motos et la musique, notamment le rock. Il collectionnait les Harley-Davidson, les guitares électriques et les vinyles en éditions limitées. Je me souviens que je m&#039;ennuyais terriblement chez lui et que je n&#039;aimais ni ma belle-mère ni sa fille, qui avait pourtant approximativement mon âge.
Ça me mettait aussi mal à l&#039;aise de voir qu&#039;ils vivaient tous les trois plutôt confortablement, alors que maman galérait pour m&#039;élever avec son maigre salaire de secrétaire. D&#039;autant que je savais que papa refusait de l&#039;aider quand elle le sollicitait, quand bien même la dépense me concernait. Pour toutes ces raisons, je n&#039;ai jamais réussi à nouer un lien fort avec mon père. C&#039;est l&#039;année de mon mariage que j&#039;ai définitivement coupé les liens avec lui. En dépit de nos difficultés relationnelles, je lui avais envoyé une invitation.   J&#039;avoue n&#039;avoir pas ressenti grand chose lorsque j&#039;ai appris sa mort Comme il ne répondait pas, j&#039;ai fini par l&#039;appeler, quelques semaines avant le Jour J, et, lorsque je lui ai demandé s&#039;il comptait venir, il m&#039;a répondu qu&#039;il ne savait pas. Il avait peur que le voyage le fatigue. Je précise que mon père et sa compagne étaient de grands baroudeurs et que, un mois plus tôt, ils revenaient tous deux d&#039;Inde. Ça a été la goutte de trop. Je ne l&#039;ai plus jamais revu et, lui, n&#039;a pas une seule fois cherché à me contacter. Il y a 3 ans, j&#039;ai reçu une lettre d&#039;un notaire de l&#039;arrière-pays niçois. Il voulait m&#039;informer du décès de mon père et souhaitait que j&#039;entre en contact avec lui, afin de prendre connaissance de ses dernières volontés.
J&#039;ai un peu honte de le dire aussi brutalement, mais j&#039;avoue ne pas avoir ressenti grand chose en apprenant la disparition de papa. Lors de mon rendez-vous chez le notaire, j&#039;ai su qu&#039;il s&#039;était séparé quelques années avant sa mort (je l&#039;ignorais totalement) et que, comme il n&#039;avait pas eu d&#039;autres enfants, j&#039;étais sa légataire universelle. Entre sa propriété, ses différents placements et sa collection d&#039;objets de valeur, l&#039;héritage s&#039;élevait à près de deux millions d&#039;euros. Je suis littéralement tombée des nues en prenant connaissance du montant qui me revenait, car j&#039;étais persuadée que mon père s&#039;était arrangé, depuis belle lurette, pour tout léguer à celle qui partageait alors sa vie. Beaucoup aurait sans doute été trop contents d&#039;être à ma place mais, moi, ça m&#039;a complètement chamboulée de voir autant d&#039;argent me tomber dans les poches, sans même avoir travaillé.
À tel point que j&#039;ai placé cette somme sur un compte et que, durant près de deux ans, j&#039;ai refusé d&#039;y toucher et même d&#039;en parler. Mon mari ne me faisait aucune remarque, mais je voyais bien qu&#039;il avait du mal à comprendre ma réaction, d&#039;autant plus que, sans être dans la misère, nous n&#039;avons jamais roulé sur l&#039;or. Et puis, j&#039;ai peu à peu accepté l&#039;idée de profiter de cet argent. Pas pour faire des folies, mais pour nous offrir des petits plaisirs, comme aller dans un bon restaurant (même si j&#039;ai encore du mal à choisir ce qu&#039;il y a de plus cher sur la carte) ou partir quelques jours en vacances. Et aussi pour aider nos deux fils à s&#039;installer. J&#039;aurais de loin préféré avoir un père présent, mais je dois dire que cet argent me permet aujourd&#039;hui d&#039;être plus sereine.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Judith: &quot;Le jour où j&#039;ai reçu un héritage inattendu, j&#039;ai refusé d&#039;en parler ou d&#039;y toucher&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Avec Marion Leboyer, un nouveau regard sur les maladies mentales</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/avec-marion-leboyer-un-nouveau-regard-sur-les-maladies-mentales-117058</link>
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      <pubDate>Thu, 07 Aug 2025 05:33:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Agnès Duperrin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dépression, bipolarité, autisme… Non, ces maladies ne sont pas que &quot;dans la tête&quot; mais liées à la conjonction de facteurs génétiques, infectieux, immunologiques, environnementaux. La psychiatre Marion Leboyer s’active sans relâche à le démontrer…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[S&#039;engager à décrypter les maladies mentales dans les années 1980, c&#039;était comme partir en 1900 à l&#039;assaut des terres vierges américaines: un parcours semé d&#039;embûches. À l&#039;époque on pensait encore l&#039;autisme lié à une mauvaise relation à la mère! Avec sa détermination de lionne, Marion Leboyer avait les atouts pour relever le défi. Biberonnée par des parents universitaires, elle grandit dans l&#039;idée que transformer le monde passe par un esprit critique aiguisé. Pour elle, ce sera médecine option psychiatrie, &quot;discipline qui avait et a toujours le plus besoin d&#039;innovation&quot;, dit-elle sans sourciller. Et on devine l&#039;ombre des patients souffrant de dépression résistante, trouble bipolaire, schizophrénie, ou autisme quand elle cite Albert Einstein: &quot;Il est plus facile de casser un atome qu&#039;un préjugé.&quot; En psychiatrie, on sort à peine du brouillard.
Lire aussi&gt; Pr Marion Leboyer: &quot;La psychiatrie doit être aidée&quot;   Un pas vers les premiers antidépresseurs Marion Leboyer, directrice adjointe du département de psychiatrie du groupe hospitalier Henri-Mondor de Créteil (94) et directrice générale de la Fondation FondaMental, Marion Leboyer, alors 25 ans, publiait un article sur la découverte d&#039;un marqueur sanguin de la dépression. Tiens, la maladie serait donc biologique, comme le cancer ou le diabète? Ce coup de boutoir dans les fausses représentations ouvrira la porte à une famille d&#039;antidépresseurs toujours très prescrits. Publier si jeune? L&#039;énigme Leboyer est en marche, incapable de compter ses heures ou de distinguer semaine et week-end, rejoignant une équipe de chercheurs sitôt terminée sa journée auprès des patients. &quot;J&#039;ai découvert avec eux la puissance du travail en équipe, de la collaboration internationale…&quot;, se souvient-elle. Sa thèse sera un nouveau pavé contre les idées fausses avec la découverte en 2003 d&#039;un gène de prédisposition à l&#039;autisme, révolution qui réhabilite les mères. &quot;Pour les autres maladies mentales, c&#039;est plus compliqué car plusieurs gènes sont souvent en cause&quot;, indique-t-elle.
Lire aussi&gt; Débat: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques  D&#039;autres pistes: un virus, banal comme la grippe, ou la pollution… Convaincue que la génétique n&#039;explique pas tout, la chercheuse s&#039;intéresse aux facteurs environnementaux. &quot;On a démontré, avec d&#039;autres équipes, que la pollution, le stress, une mauvaise hygiène de vie, et aussi certaines infections y compris banales, peuvent intervenir dans le déclenchement de la maladie&quot;, explique-t-elle. Un virus banal comme celui d&#039;une grippe? La voilà qui cite une pluie d&#039;exemples: la terrible pandémie grippale de 1917, responsable d&#039;une hausse du nombre d&#039;enfants schizophrènes, touchés directement ou in utero. La pandémie de rubéole aux États-Unis en 1970, responsable d&#039;autisme. Ces rechutes psychotiques liées aux pics de pollution, et ces dépressions après certains Covid… Explication: l&#039;infection entraîne un phénomène inflammatoire qui déstabilise le système immunitaire, &quot;et nous ne sommes pas tous égaux pour nous défendre&quot;, confirme la chercheuse. Le développement de l&#039;imagerie médicale qui visualise des anomalies dans le cerveau des patients ouvre une nouvelle fenêtre: &quot;Nous savons désormais soigner par stimulation transcrânienne des dépressions résistantes, des troubles obsessionnels compulsifs, des schizophrénies, un grand progrès!&quot; se réjouit-elle.  Le microbiote en cause, hélas la recherche sur pause Et ce n&#039;est pas tout: chercheuse à 360 degrés, la voilà qui pointe l&#039;impact de notre hygiène de vie – alimentation, activité physique, sommeil – sur notre psychisme. &quot;Nous avons démontré un lien entre des anomalies du microbiote et l&#039;autisme ou la dépression, mais nos recherches sur le réensemencement de la flore intestinale sont sur pause depuis 2013, par manque de financement&quot;, regrette Marion Leboyer. Et que dire de la mauvaise prise en charge des maladies somatiques en cas de maladie psychique? &quot;La première cause de mortalité de nos patients est les maladies cardio-vasculaires, pas le suicide&quot;, rappelle-t-elle. Une idée fausse de plus.
Il est temps de tenir compte de toutes ces découvertes. Car trouver le bon diagnostic peut suffire à guérir! Voyez cette mère de famille soudain victime d&#039;hallucinations auditives et visuelles stoppant sa vie professionnelle, familiale, amicale. Jusqu&#039;au diagnostic de &quot;psychose auto-immune&quot;: &quot;La maladie repérée par une prise sang a été résolue par un traitement anti-inflammatoire, et les troubles ont disparu comme ils étaient apparus!&quot; Avec l&#039;intelligence artificielle, on pourra repérer des points communs parmi les millions de données des malades, pour orienter sur des traitements plus précis et personnalisés. Marion Leboyer est troisième sur le podium mondial des chercheurs ayant le plus publié sur les troubles bipolaires. Pas par prétention, notion inconnue pour elle, mais pour aller plus loin. &quot;Et parce qu&#039;une femme doit en faire dix fois plus pour être considérée.&quot; Elle a reçu le prestigieux Grand Prix Inserm, graal des chercheurs. Tellement mérité!
Lire aussi&gt; 7 choses que vous ignorez peut-être sur la bipolarité et comment la soigner  Qu&#039;est-ce qu&#039;un centre expert? • Créée en 2007 à l&#039;initiative du ministère de la Recherche, la Fondation FondaMental a fondé 55 centres experts en maladies mentales qui ont accueilli 20 000 patients en France. Reconnue d&#039;utilité publique, elle est financée notamment par les dons des particuliers et mécènes. 
Plus d&#039;infos sur fondation-fondamental.org
• Dans les centres experts, des bilans diagnostics sont réalisés sur prescription médicale, pour définir une stratégie thérapeutique personnalisée. À la clé, moins de symptômes, deux fois moins de réhospitalisations de patients bipolaires. Mais il faut compter des mois d&#039;attente pour obtenir un rendez-vous par manque de médecins et de fonds.
• Les troubles psychiques touchent une personne sur quatre au cours de sa vie.
Lire aussi&gt; Et si on parlait de santé mentale sans peur?  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Avec Marion Leboyer, un nouveau regard sur les maladies mentales]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Enfants et petits-enfants, vaut-il mieux privilégier l&#039;égalité ou l&#039;équité?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/enfants-et-petits-enfants-vaut-il-mieux-privilegier-l-egalite-ou-l-equite-117232</link>
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      <pubDate>Tue, 05 Aug 2025 15:23:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Notre idéal est généralement de pratiquer l&#039;égalité entre eux, mais c&#039;est souvent une fausse bonne idée. L&#039;équité a plus d&#039;atouts.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Ma femme et moi avons payé les coûteuses études de kiné de notre fille aînée, explique Martial, 61 ans. Mon épouse considère que nous devons donner une compensation financière à notre cadette qui fait des études de médecine quasiment gratuites. Comme je ne suis pas d&#039;accord, je passe pour un radin et un père qui privilégie l&#039;une au détriment de l&#039;autre, ce qui n&#039;est pas le cas. Médecin moi-même, j&#039;ai donné beaucoup de conseils à ma cadette pour préparer le concours.&quot;  Egalité ou équité: deux notions à expliquer L&#039;égalité, c&#039;est en apparence le plus simple, en tout cas mathématiquement: on donne la même chose à tout le monde. Avec l&#039;équité, c&#039;est plus complexe: on donne en fonction des besoins de l&#039;un ou de l&#039;autre (payer des études, héberger après une séparation, etc.), ce qui peut générer des tensions. &quot;L&#039;équité engage l&#039;éthique relationnelle, c&#039;est-à-dire le fait que donner, recevoir et rendre soient vécus comme justes par chacun, explique Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de Vos enfants ne sont plus vos enfants (Eyrolles). Mouvante et subjective, l&#039;équité est plus exigeante en termes de relation et de communication parce qu&#039;il faut vérifier que notre proposition et nos actes sont considérés comme adéquats.&quot;  Les limites de l&#039;égalité Il y a bien sûr des situations où l&#039;égalité doit être la norme, comme dans le partage d&#039;une succession ou les petits gestes du quotidien (acheter une glace pour chacun des petits-enfants si tous en veulent, etc.). Mais elle peut aussi avoir une dimension illusoire. &quot;Il y a un mythe autour de l&#039;égalité, celui que tous les parents aiment autant leurs enfants, poursuit Emmanuel Ballet de Coquereaumont. La relation est souvent plus proche, plus facile avec l&#039;un d&#039;eux en fonction de sa personnalité et de ce que l&#039;adulte projette sur lui. L&#039;égalité peut être plus aisée à mettre en œuvre pour les grands-parents dont l&#039;engagement en termes d&#039;éducation est moindre.&quot;
De façon paradoxale, l&#039;égalité peut susciter plus de rivalité avec une comparaison sourcilleuse de ce qui est donné aux autres membres de la fratrie, de l&#039;enfance jusqu&#039;à l&#039;âge adulte. &quot;Les enfants vont comparer le nombre de baies qu&#039;ils ont dans leur assiette, s&#039;indigner qu&#039;une sœur ait quatre chemises et l&#039;autre cinq, etc., note le psychopraticien. C&#039;est infernal, on ne s&#039;en sort pas. Le problème avec l&#039;égalité, c&#039;est que les parents ou les grands-parents ne répondent pas aux besoins relationnels.&quot;  Les atouts de l&#039;équité Elle vise la justesse en fonction d&#039;une situation, comme quand un enfant de la fratrie est malade et que ses proches s&#039;occupent plus de lui. &quot;Personne n&#039;aime la frustration quel que soit son âge, mais les enfants doivent l&#039;apprendre et pouvoir l&#039;exprimer, poursuit Emmanuel Ballet de Coquereaumont. L&#039;équité les confronte au fait que l&#039;égalité stricte n&#039;existe pas, qu&#039;il faut s&#039;accommoder du fait qu&#039;autrui peut être privilégié et qu&#039;une autre fois eux-mêmes le seront. C&#039;est un enseignement riche qui cultive l&#039;intelligence relationnelle.&quot; Cela évite des comptabilités obsessionnelles et vaines qui souvent perdurent à l&#039;âge adulte.
Quant au dilemme de Martial face aux études de ses filles, le psychopraticien répond: &quot;La question ne relève pas de l&#039;argent, mais de soutien. S&#039;il coûte moins cher vis-à-vis d&#039;un enfant, cela ne signifie pas que ce dernier est moins aidé. Un parent peut davantage soutenir de manière éthique un enfant à qui il aura payé des études moins coûteuses.&quot;  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/07/22/intervenir-dispute-enfants.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Enfants et petits-enfants, vaut-il mieux privilégier l&#039;égalité ou l&#039;équité?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;Allez, laisse-toi tenter!&quot;ou comment le biais de la répétition de la stimulation vous piège</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/allez-laisse-toi-tenter-connaissez-vous-le-biais-de-la-repetition-de-la-stimulation-116014</link>
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      <pubDate>Sat, 02 Aug 2025 18:33:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Encore un verre avant de partir?&quot; &quot;Allez, la dernière cigarette?&quot; &quot;Le paquet de chips, faut le finir&quot;... Quand la répétition de la stimulation est un puissant facteur de tentation, les spécialistes parlent du biais de la répétition de la stimulation. Décryptage d&#039;un puissant phénomène où votre cerveau mène la danse.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C’est quoi ce biais? Pour un fumeur, dire non une fois à une cigarette proposée, c&#039;est faisable. Mais si la proposition est réitérée, alors la mission devient quasiment impossible. La répétition de la stimulation est un puissant facteur de tentation, puisque chaque refus demande un effort cérébral important pour inhiber le réseau de la récompense. &quot;Le réseau de la récompense, qui pousse à la tentation, est permanent et beaucoup plus puissant que celui du contrôle cognitif, qui est intermittent et surtout moins performant en cas de fatigue ou de déprime. C&#039;est donc un obstacle au changement&quot;, insiste le Dr Anselem.
Lire aussi&gt; Alcool, tabac, médicaments, cannabis... reprendre le contrôle de sa consommation, c&#039;est possible!  Le piège de la dopamine Le simple fait, pour un fumeur, d&#039;allumer une cigarette (ou, pour un buveur, de se servir un verre d&#039;alcool) favorise la sécrétion de dopamine, surnommée &quot;molécule du plaisir&quot;. Ce neurotransmetteur joue un rôle non négligeable dans l&#039;addiction et les automatismes. Une fois accro à ces &quot;shoots&quot; de dopamine, difficile de ne pas y revenir, encore et encore, car cela relance le plaisir mais aussi parce que cela empêche le cerveau d&#039;être confronté à la frustration. La clé du succès est de remplacer une mauvaise habitude plaisante par une meilleure habitude… plaisante elle aussi. &quot;Sans plaisir, la nouvelle habitude ne va pas durer&quot;, assure le Dr Anselem.
Lire aussi&gt;Voici les hormones qui peuvent jouer avec notre humeur  Nos experts Dr Bernard Anselem, spécialiste en neuropsychologie de la régulation des émotions et auteur de Les Talents cachés de votre cerveau au travail  (éd. Eyrolles , 2019).
Pr Pierre Burbaud, neurologue au CHU de Bordeaux, auteur de Le Cerveau des habitudes. Routine, automatisme, liberté  (éd. Odile Jacob , 2025).  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/24/paquet-de-chips-biais-de-repetition-de-la-stimulat-.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[&quot;Allez, laisse-toi tenter!&quot;ou comment le biais de la répétition de la stimulation vous piège]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock/ IA]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>&quot;Je le fais depuis des années&quot;: comment se débarrasser du poids des habitudes</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-le-fais-depuis-des-annees-comment-se-debarrasser-du-poids-des-habitudes-116029</link>
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      <pubDate>Fri, 01 Aug 2025 05:18:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Le petit café du matin avec trois morceaux de sucre et de la confiture sur les tartines beurrées, la cigarette après le repas de midi... Profondément ancré en nous, le poids des habitudes structure notre vie. Certains de ces biais cognitifs peuvent s&#039;avérer néfastes pour la santé. Oui, mais comment s&#039;en débarrasser (et d&#039;ailleurs est-ce possible)? Réponse des spécialistes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[C’est quoi ce biais de  disponibilité en mémoire?  Le cerveau mémorise mieux ce qui revient souvent. La tentation (cigarette, verre d&#039;alcool ou autre) présente partout autour de soi finit par être bien plus saillante dans la mémoire que le message de prévention de santé. &quot;L&#039;apprentissage qui est à la base de la mémorisation repose sur la répétition de l&#039;action. Plus un comportement est répété, plus une habitude est structurée. La mémoire procédurale des savoir-faire est extrêmement solide. Elle met en jeu des circuits entre le cortex et des régions profondes: les ganglions de la base&quot;, indique le Pr Pierre Burbaud. Voilà pourquoi avoir appris à faire du vélo enfant permet de s&#039;en rappeler à vie: c&#039;est la force de cette mémoire procédurale motrice.
Le spécialiste poursuit: &quot;Même chose pour le calcul mental, qui fait appel à la mémoire procédurale cognitive. C&#039;est justement parce que ce type de mémoire est très solide qu&#039;il est si difficile de faire évoluer ses comportements, y compris quand ils ne nous sont pas favorables.&quot; La construction des habitudes passe par la répétition des gestes (motricité), des pensées (cognition) et des émotions. Celle-ci finit par structurer notre personnalité: en clair, un fumeur n&#039;est pas juste une personne qui fume sa cigarette. C&#039;est quelqu&#039;un qui a pris l&#039;habitude d&#039;aller en terrasse une cigarette à la main, qui y associe peut-être l&#039;odeur du café, une discussion entre amis, ou qui tripote son paquet pour occuper ses mains.  Comment s&#039;en débarrasser? Première étape: prendre conscience du poids de cette habitude, comprendre à quel point elle nous façonne et fait partie de nous. Puis trouver du plaisir à changer: la motivation étant la base du changement, il faut trouver un moteur à inverser les choses. &quot;Troquer une habitude qui affecte notre santé par une autre qui nous protège nécessite d&#039;y trouver plaisir ou bien-être: ce sera parce qu&#039;elle est source de partage avec un proche, qu&#039;elle se pratique dans un cadre agréable, ou qu&#039;elle aide à se sentir mieux physiquement, par exemple&quot;, insiste le Pr Burbaud. Cela peut passer par des réflexes radicalement nouveaux, comme verser systématiquement l&#039;argent non dépensé dans une cagnotte pour s&#039;offrir un cadeau. En cas d&#039;addiction (au tabac, à l&#039;alcool…), l&#039;aide d&#039;un soignant est toutefois recommandée pour mener à bien le sevrage, par exemple en s&#039;appuyant sur une thérapie cognitivo-comportementale.
Lire aussi&gt; Dangers du tabac, cigarette électronique, techniques de sevrage... 12 idées reçues sur le tabac  Nos experts Dr Bernard Anselem, spécialiste en neuropsychologie de la régulation des émotions et auteur de Les Talents cachés de votre cerveau au travail (éd. Eyrolles, 2019).
Pr Pierre Burbaud, neurologue au CHU de Bordeaux, auteur de Le Cerveau des habitudes. Routine, automatisme, liberté (éd. Odile Jacob, 2025).  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2023/04/24/petit-dejeuner-biscotte-beurre-confiture.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[&quot;Je le fais depuis des années&quot;: comment se débarrasser du poids des habitudes]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Psycho: &quot;Je garde tout, je n&#039;arrive pas à jeter&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-beatrice-je-garde-tout-je-n-arrive-pas-a-jeter-94118</link>
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      <pubDate>Sat, 29 Jun 2024 14:40:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ranger, trier, jeter... Béatrice, 59 ans, ne sait définitivement pas faire. Elle préfère rester entourée de tous les objets et babioles qu&#039;elle a accumulés au fil des années. Même si elle rêve parfois de désencombrer son logis.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lorsque je vais chez mes amies et que je vois leur maison parfaitement rangée, j&#039;avoue que ça me laisse béate d&#039;admiration. Je me dis que ça doit vraiment être agréable de vivre dans un intérieur aussi ordonné. Moi, j&#039;ai tellement honte de mon chez-moi que j&#039;en arrive à ne plus oser inviter qui que ce soit. Que les choses soient claires: mon appartement est toujours propre. Je suis absolument intransigeante sur l&#039;hygiène.
Je fais donc la vaisselle au fur et à mesure, vide ma poubelle avant même qu&#039;elle soit pleine, passe l&#039;aspirateur une fois par semaine. Et je déteste également sortir de chez moi sans faire mon lit. Non, le vrai problème de mon intérieur - je vais le dire vulgairement, mais lucidement -, c&#039;est le bordel ambiant. Car j&#039;ai un mal fou à jeter et à me séparer des objets. D&#039;autant plus depuis que mon mari est décédé, il y a cinq ans. Résultat: mes pièces sont pleines à craquer.
J&#039;ai des tonnes de vieux magazines qui traînent sous la table du salon, des bibelots ébréchés, des cassettes vidéos datant de l&#039;époque des magnétoscopes et des boîtes d&#039;appareils ménagers vides sur tous les meubles et étagères, ainsi qu&#039;un fouillis innommable dans l&#039;ensemble de mes tiroirs et placards. On y trouve, en vrac, des boutons de gilets dépareillés, des chargeurs de téléphone obsolètes, des Tuppervare sans couvercles (et des couvercles sans Tupperware), des fèves de galettes des rois, des savonnettes d&#039;hôtel et des échantillons gratuits de parfum, des factures d&#039;électricité des années 90, des pièces de monnaie, plus du tout en circulation... Et la liste est loin d&#039;être exhaustive.  Ma petite-fille m&#039;appelle &quot;mamie écureuil&quot; Il y a probablement même des babioles dont j&#039;ignore jusqu&#039;à l&#039;existence. J&#039;accumule tellement de choses que ma petite-fille m&#039;a surnommée &quot;mamie écureuil&quot;. Comme le rongeur qui peine à retrouver ses noisettes, j&#039;ai d&#039;ailleurs aussi souvent du mal à mettre la main sur les objets, rangés en dépit de tout bon sens. Et je ne parle même pas de mon dressing. Je suis incapable de me débarrasser de mes vêtements, à tel point que j&#039;ai encore les jeans en taille 36 que je portais au lycée, alors que je sais pertinemment que je ne rentrerai plus jamais dedans, et aussi le chemisier à grosses fleurs immonde que m&#039;avait offert ma belle-mère, à l&#039;occasion de mes trente ans. J&#039;oubliais: il y a également une pile de pulls mités sur la commode de l&#039;entrée.
Lire aussi&gt; &quot;Ses petits-enfants monopolisent toute son attention et je deviens inexistante&quot;

Pourquoi j&#039;entasse toutes ces affaires? Parce que je me dis souvent que, on ne sait jamais, ça peut encore servir. Et c&#039;est d&#039;ailleurs parfois le cas: je me souviens de ce vieux batteur électrique, rouillé par endroits, que j&#039;avais jeté, car je ne m&#039;en servais plus, et qui m&#039;a fait défaut quelques semaines plus tard, lorsque j&#039;ai voulu préparer une mousse au chocolat pour mes enfants. Idem pour ce sac à main que j&#039;ai donné à la nourrice de ma fille, parce que je pensais ne plus jamais l&#039;utiliser, avant que je me rende compte qu&#039;il était de nouveau à la mode. Je sais que ça ne se fait pas, mais j&#039;étais à deux doigts de demander qu&#039;on me le rende.  Issue d&#039;une famille modeste, chez nous on ne jetait rien Je n&#039;arrive pas non plus à me défaire des objets qui me rappellent des souvenirs heureux. Je pense notamment à cette djellaba que mon mari m&#039;avait achetée lors de notre premier séjour à Marrakech. Je ne l&#039;ai jamais portée, mais ça me crèverait le cœur de m&#039;en séparer. Elle fait partie de ma vie. Je ne pourrais pas non plus renoncer au miroir soleil à rayons dorés de ma grand-mère maternelle, même s&#039;il ne va pas avec la décoration de mon appartement, car c&#039;est la seule chose qu&#039;il me reste d&#039;elle. Tout comme je ne pourrais pas jeter les dessins de maternelle de mes deux filles.
J&#039;accumule aussi et surtout, parce que, inconsciemment, j&#039;ai peur de manquer. Je suis issue d&#039;une famille modeste et, chez nous, on ne jetait rien. Il m&#039;arrive, bien sûr, d&#039;avoir envie de me lancer dans un grand ménage de printemps, mais, au moment de faire des choix sur ce qui est superflu et ce qui ne l&#039;est pas, c&#039;est à chaque fois pareil: je panique et, du coup, je renonce. En attendant, je me force à apporter moins de choses à la maison.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Psycho: &quot;Je garde tout, je n&#039;arrive pas à jeter&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Se débarrasser de nos biais cognitifs n’est pas si facile… mais c&#039;est possible</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/se-debarrasser-de-nos-biais-nest-pas-si-facile-mais-c-est-possible-116030</link>
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      <pubDate>Thu, 31 Jul 2025 05:13:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Changer les comportements induits par notre cerveau n&#039;a rien de simple parce que ce dernier nous bombarde d&#039;autres biais cognitifs. Voici comment agir pour dire adieu à nos bonnes vieilles habitudes.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Des biais cognitifs innombrables Décrypter l&#039;ensemble des raccourcis utilisés par le cerveau pour nous piéger est loin d&#039;être aisé. Car il existe bien d&#039;autres biais. Le biais d&#039;ancrage amène à donner plus d&#039;importance aux éléments reçus en premier, quitte à passer à côté d&#039;une information importante arrivée ultérieurement. Le biais de projection laisse à penser que nos proches partagent nos convictions, au risque de ne pas entendre leurs contre-arguments. L&#039;illusion de corrélation consiste à voir un lien là où il n&#039;y en a pas, poussant à prendre une décision irrationnelle. Le biais de conformisme est la tendance à suivre le mouvement réussit pas. Le biais de statu quo incite à ne rien vouloir changer quitte à nous faire perdre des opportunités. Le biais d&#039;aversion à la perte est la tendance à préférer éviter les pertes par tous les moyens possibles, plutôt que d&#039;obtenir des gains.   Comment agir sur les biais cognitifs et leurs automatismes? C&#039;est en prenant conscience de ces sources de décisions néfastes que l&#039;on réussit à les contrer avec succès. Le conseil du Dr Anselem: &quot;Bien se dire qu&#039;une entorse ou un craquage transitoire n&#039;est pas un échec mais la preuve que nous avons réussi à nous y tenir un laps de temps donné. Nous ferons encore mieux une prochaine fois, c&#039;est sûr!&quot;  Changer pour de bon avec 5 conseils 1. Se fixer un seul objectif à la fois.
Avancer pas à pas évite bien des déceptions. Les psychologues ont, un temps, avancé le chiffre de vingt et un jours pour réussir à troquer une mauvaise habitude par une bonne. Les études estiment désormais que cela est très variable selon les personnes: ce qui prend trois semaines à certains demandera cinq jours ou deux mois à d&#039;autres.
2. En parler autour de soi.
L&#039;effet de groupe peut jouer dans les deux sens: consciemment ou pas, accepter une cigarette tendue peut être une façon de se sentir inclue dans le groupe. À l&#039;inverse, annoncer clairement son envie de devenir non-fumeur peut aider à s&#039;y tenir si le groupe accompagne la bonne résolution.
3. S&#039;entourer de proches qui soutiennent.
&quot;Rejoindre un club bien organisé permet de se laisser porter par les autres&quot;, suggère le Dr Anselem. C&#039;est une des forces des programmes Weight Watchers, des Alcooliques anonymes, etc.
4. Se faciliter la tâche.
Mémo sur le frigo, alerte sur le portable, jour et heure dédiée, nouveau programme initié en duo avec un ami… À chacun de trouver les astuces qui lui conviennent pour simplifier le travail du cerveau au démarrage d&#039;une nouvelle routine. C&#039;est valable pour tout dans la vie: plus un cerveau croule sous la charge mentale, plus il est vulnérable aux biais qui promettent de faire gagner du temps et de l&#039;énergie.
5. Savoir compenser et se récompenser.
&quot;Pour mettre toutes les chances de son côté, il suffit parfois de remplacer une récompense perdue (cigarette, alcool, repas copieux, canapé, écrans, etc.) par une autre plus inoffensive: manger un fruit, boire une tasse de thé, faire une sortie à pied en forêt…propose le Dr Bernard Anselem.  Nos experts Dr Bernard Anselem, spécialiste en neuropsychologie de la régulation des émotions et auteur de Les Talents cachés de votre cerveau au travail (éd. Eyrolles, 2019).
Pr Pierre Burbaud, neurologue au CHU de Bordeaux, auteur de Le Cerveau des habitudes. Routine, automatisme, liberté (éd. Odile Jacob, 2025).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Se débarrasser de nos biais cognitifs n’est pas si facile… mais c&#039;est possible]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Couple: &quot;On ne fait plus l&#039;amour, c&#039;est grave?&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/couple-on-ne-fait-plus-l-amour-c-est-grave-75183</link>
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      <pubDate>Sat, 12 Aug 2023 14:25:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Il arrive que l&#039;abstinence s&#039;installe durablement dans le couple. Faut-il s&#039;en inquiéter? Non. À condition que le lien entre les partenaires ne soit jamais rompu.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Je serais incapable de dire à quand remonte notre dernière fois, lâche Géraldine, la cinquantaine épanouie. Tout ce que je peux dire, c&#039;est que notre relation a débuté de manière brûlante et charnelle, mais que les étreintes se sont relativement vite espacées&quot;. L&#039;élément déclencheur de cette abstinence conjugale? Cette pharmacienne de la région parisienne le met, sans une once d&#039;hésitation, sur le compte de la naissance de ses jumeaux, il y a maintenant vingt-deux ans. &quot;Entre nos boulots respectifs (Bruno dirige une petite entreprise d&#039;informatique), les biberons à préparer et les couches à changer, on était littéralement submergés, se souvient-elle. A la fin de la journée, on ne pensait plus qu&#039;à une chose: aller se coucher... et dormir&quot;. Cahin-caha, le couple s&#039;est organisé, mais l&#039;envie physique n&#039;est jamais revenue. Ce qui ne les empêche pas de s&#039;embrasser, de s&#039;enlacer et de se câliner. &quot;Nous avons développé une sensualité différente, glisse la quinquagénaire. Nous aimons voyager, savourer des mets fins au restaurant, déguster des grands crus. Cette vie nous convient parfaitement, même si nous n&#039;avons jamais vraiment posé de mots là-dessus&quot;.  Des formes de sexualités moins pénétro-centrée Géraldine et Bruno ne sont pas des extraterrestres. Loin s&#039;en faut. &quot;Après des années (plus ou moins longues) de vie commune, nombre de partenaires voient la routine s&#039; installer et leur libido s&#039;étioler, avance le sexologue Gérard Ribes, co-auteur de Je, tu, nous... Le couple, le sexe et l&#039;amour (Editions In Press). Il arrive alors, plus souvent qu&#039;on ne l&#039;imagine, qu&#039;ils s&#039;éloignent de la sexualité classique - autrement dit, pénétro-centrée - pour se tourner vers une sexualité plus tendre et moins (voire plus du tout) génitale. Ils préfèrent alors se toucher, échanger des mots doux et des compliments, et pour les plus pudiques cultiver, tout simplement, leur complicité. Toutes ces marques d&#039;intimité sont aussi, et c&#039;est important de le dire pour ces couples, une forme de sexualité&quot;.
Si elle n&#039;engendre pas de frustration pour les partenaires (dans le cas contraire, mieux vaut se parler, ou même consulter, car le malaise est sans doute plus profond qu&#039;on ne l&#039;imagine) l&#039;absence de sexualité, au sens commun du terme, n&#039;a rien d&#039;inquiétant. &quot;Dans notre société, où règne une certaine tyrannie de la jouissance, il est parfois difficile d&#039;assumer le fait qu&#039;on n&#039;entretient plus de &quot;véritables&quot; relations intimes avec son conjoint, soutient le thérapeute. Le sentiment de &quot;ne pas être dans la norme&quot; est d&#039;ailleurs souvent plus pesant que l&#039;abstinence en elle-même&quot;. Bruno reconnaît d&#039;ailleurs qu&#039;il ne parle jamais de son intimité, de peur d&#039;être jugé.  Réinvestir son énergie sexuelle dans d&#039;autres domaines Qu&#039;on se le dise: la sexualité n&#039;est pourtant ni obligatoire, ni vitale. &quot;La seule chose qui soit vraiment importante dans un couple est de ne jamais rompre le lien avec l&#039;autre&quot;, ajoute Gérard Ribes. Et de s&#039;interroger: &quot;Pourquoi y a-t-il un monde des jeunes adultes où l&#039;on peut ne pas faire l&#039;amour (et le revendiquer) et un monde des plus âgés où l&#039;on est presque sommés d&#039;être toujours performants?&quot;.
N&#039;en déplaise à certains, les couples platoniques ne vont pas mal. Ils peuvent même être plus solides que les autres (et, non... ils ne se sentent pas forcément obligés d&#039;aller chercher ailleurs ce qu&#039;ils ne trouvent plus chez eux). Ils ne dorment certes plus dans le même lit (ou alors s&#039;endorment côte à côte, sans y penser) mais, à l&#039;instar de Géraldine et Bruno, ils conservent souvent de l&#039;affection, de la tendresse l&#039;un pour l&#039;autre, et éprouvent encore une envie forte d&#039;être ensemble. C&#039;est que, comme eux, ils ont, en général, su identifier ce qui, en dehors du sexe, pouvait nourrir leur relation. Ils ont réinvesti leur énergie sexuelle dans d&#039;autres domaines, afin de continuer à se faire plaisir ensemble. Une recette essentielle de l&#039;amour durable.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Couple: &quot;On ne fait plus l&#039;amour, c&#039;est grave?&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[AdobeStock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;Il a fumé  toute sa vie et il est mort centenaire!&quot;: comment échapper au biais de confirmation</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/il-a-fume-toute-sa-vie-et-il-est-mort-centenaire-decryptez-le-biais-cognitif-de-confirmation-116012</link>
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      <pubDate>Sun, 27 Jul 2025 05:48:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Les &quot;biais cognitifs&quot; sont des schémas de pensée inconscients qui nous amènent à des décisions dommageables pour notre vie quotidienne et notamment notre santé. Parmi l&#039;ensemble de ces biais, quel est le rôle du biais de confirmation et comment y échapper? Notre décryptage de ce schéma psychologique tenace.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Qu&#039;est-ce que le biais de confirmation ? Définition de ce biais cognitif et exemples Pour se convaincre qu&#039;un comportement à risque n&#039;est pas si dangereux alors que les études médicales prouvent le contraire depuis des décennies, certains se rassurent en prenant appui sur des cas individuels. C&#039;est l&#039;histoire d&#039;un gros fumeur mort centenaire alors qu&#039;un autre, à l&#039;hygiène de vie irréprochable, est décédé à 60 ans. Rechercher des informations qui vont uniquement dans le sens voulu, ou fréquenter des personnes qui agissent et pensent comme nous, renforce ce biais de confirmation.
Lire aussi&gt; &quot;Rien ne peut m&#039;arriver!&quot; Connaissez-vous le biais d&#039;optimisme? et Mémoire: les six questions que tout le monde se pose  Quel est le danger du biais de confirmation et comment s&#039;en débarrasser? Un cerveau qui décide bien est un cerveau qui ne s&#039;arrête pas trop vite à ce que nous avons envie de croire. C&#039;est pourquoi il est intéressant de rencontrer des personnes ayant une expérience différente et/ou un mode de pensée différent du nôtre.
Autre option: lire des livres de spécialistes de la question, plutôt que de croire le premier scientifique autoproclamé. Dépister l&#039;origine de l&#039;affirmation et la fiabilité de son auteur, voilà une vraie démarche gagnante.
Lire aussi&gt; Comment mettre fin aux ruminations mentales?  Nos experts Dr Bernard Anselem, spécialiste en neuropsychologie de la régulation des émotions et auteur de Les Talents cachés de votre cerveau au travail (éd. Eyrolles, 2019).
Pr Pierre Burbaud, neurologue au CHU de Bordeaux, auteur de Le Cerveau des habitudes. Routine, automatisme, liberté (éd. Odile Jacob, 2025).   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[&quot;Il a fumé  toute sa vie et il est mort centenaire!&quot;: comment échapper au biais de confirmation]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Mer, bain, lac, piscine... Pourquoi l’eau est une vraie source de plaisirs</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/pourquoi-leau-est-une-vraie-source-de-plaisirs-115209</link>
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      <pubDate>Sat, 26 Jul 2025 17:53:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Nous pouvons nous y plonger, écouter son fracas, la laisser filer entre nos doigts ou encore la boire… Quelle que soit sa forme, l’eau nous connecte à nos émotions
profondes, nous offrant une parenthèse de bien-être, de déconnexion et de sérénité.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;été nous offre la possibilité d&#039;une rencontre avec l&#039;eau sous toutes ses formes. Jeux dans les piscines, séance de natation dans la mer ou simple plaisir de tremper ses pieds dans un torrent… C&#039;est notre rapport à l&#039;eau que nous avons voulu explorer ici. Vous reconnaissez-vous dans ces expériences?  Bain froid, bain de pieds, contemplation de l&#039;eau... 3 plaisirs aquatiques 
Le bain froid, bon pour la santé

Un chercheur britannique, Joseph Knill-Jones, a montré que, à condition d&#039;être en bonne santé, se plonger trois fois par semaine dans un bain à 10 °C pendant 10 minutes a des effets positifs sur le cerveau. Le sommeil, la gestion du stress et la flexibilité cognitive (la capacité à s&#039;adapter rapidement à de nouvelles situations) sont améliorés.

Les peintures ou les photographies, apaisantes

D&#039;après le biologiste marin Wallace J. Nichols, auteur du livre Blue Mind, il n&#039;est pas obligatoire de vivre près d&#039;un point d&#039;eau pour profiter de ses bienfaits. Contempler régulièrement des photographies, des peintures ou des films mettant en scène un élément aquatique peut procurer un effet apaisant et libérer des ruminations ou de l&#039;anxiété.

Le bain de pieds, bien plus que juste relaxant

Immerger ses pieds dans une eau tiède à laquelle on peut ajouter du sel ou du bicarbonate de soude, pendant une quinzaine de minutes chaque jour (plutôt en fin de journée), c&#039;est bien plus qu&#039;un simple remède de grand-mère! Des études ont montré une amélioration de la circulation sanguine (sensation de jambes lourdes atténuée), un endormissement favorisé et une réduction des douleurs, notamment neuropathiques.
Lire aussi&gt; Bien-être: 3 gestes simples pour repartir d&#039;un beau pied  La mer, réconfortante et protectrice Gorgée de sel, l&#039;eau de mer a ce pouvoir de nous porter, pour peu que nous nous abandonnions à elle, en faisant la planche, par exemple, flottant sur le dos et le visage tourné vers le ciel. Une expérience de lâcher prise particulièrement apaisante. &quot;Alors que nos oreilles sont immergées, nous n&#039;entendons plus distinctement les sons extérieurs mais percevons ceux des profondeurs. Ce qui nous ramène sans doute à notre vécu intra-utérin, inscrit dans notre mémoire corporelle. Et nous donne le sentiment réconfortant d&#039;une renaissance. Après tout, une seule lettre sépare la mer de la mère&quot;, décrypte Valérie Cordonnier, psychothérapeute et hypnothérapeute.
Même depuis la plage, la mer exerce sur nous son attrait. Son horizon qui nous renvoie à l&#039;infini ; ses vagues qui avancent vers nous puis se retirent dans un gracieux ballet ; sa surface qui brille des reflets du soleil ou se charge d&#039;écume. Les neuroscientifiques parlent d&#039;ailleurs de la &quot;fascination douce&quot; à laquelle nous succombons face à la grande bleue. &quot;Un tel spectacle plonge notre esprit dans un état de tranquillité propice à la relaxation, la rêverie et l&#039;évasion. J&#039;utilise souvent l&#039;allégorie de la mer dans mes séances d&#039;hypnose: son effet hypnotique est très fort pour nous déconnecter de nos pensées envahissantes et limitantes&quot;, explique la thérapeute. Qui sait, c&#039;est peut-être dans sa contemplation que surgira une solution à un souci qui nous taraudait à ce moment-là…
Lire aussi&gt; Le longe-côte, l&#039;activité santé idéale de l&#039;été  La piscine, ludique et rassurante Espace de jeu pour les enfants, la piscine est souvent un lieu d&#039;exercice physique pour les adultes. Enchaînant les longueurs, nous venons y renforcer notre corps et notre souffle, mais également, parfois, nous fixer des défis stimulants. Tout en douceur, puisque l&#039;eau nous porte et protège nos articulations. &quot;Au fil des mouvements répétés, la respiration se cale sur un rythme ample et régulier, les endorphines inondent le cerveau: une sensation de contrôle de soi monte, le stress recule&quot;, assure Valérie Cordonnier.
À la différence de la mer – qui peut se révéler angoissante par son immensité et sa puissance –, la piscine offre un cadre bien délimité. &quot;Les couloirs de nage nous contiennent et nous indiquent la direction. Ici, pas de dérive au hasard du courant! Certains puisent de la réassurance dans cet environnement sécurisé&quot;, poursuit notre experte. Et puis, dans une piscine, tout est transparent: on voit ses pieds, ainsi que le fond. &quot;Cela ne laisse pas la place à un imaginaire potentiellement inquiétant, peuplé de monstres sous-marins et autres étrangetés&quot;, sourit-elle.
Et cerise sur le gâteau, l&#039;odeur du chlore agit pour certains comme une véritable madeleine de Proust, les replongeant en enfance et dans les souvenirs de leur apprentissage de la nage. Peut-être lors de vacances heureuses en famille ou de joyeux cours avec les copains de l&#039;école!
Lire aussi&gt; Brasse, crawl, dos ou planche: quelle nage pour quels bienfaits?  Le lac de montagne, méditatif et majestueux Nombre de randos en montagne ont pour point d&#039;arrivée un lac d&#039;altitude. Lorsqu&#039;il se dévoile à nous au détour d&#039;un col, après des heures d&#039;effort, nous avons souvent le souffle coupé devant tant de beauté. &quot;Nous nous sentons presque obligé de nous taire face à cette étendue d&#039;eau si calme et si pure, constate Valérie Cordonnier. Ces lacs, fréquemment millénaires, évoquent une forme d&#039;éternité et de nature victorieuse – encore pour un temps au moins.&quot;
Les arbres et sommets s&#039;y reflétant présentent une superbe image que quantité de peintres et photographes se sont attelés à reproduire ou à capturer. Cet effet miroir du lac contribue sans nul doute à son attrait. &quot;En particulier quand nous nous observons dedans, tel Narcisse. Ce miroir naturel nous incite à nous regarder dans les yeux, à plonger dans nos propres profondeurs et ainsi, à nous connecter à notre inconscient. Il y a fort à parier que ce tête-à-tête déclenche quelque chose en nous, met en mouvement des pensées en forme d&#039;introspection, nous amenant à une meilleure connaissance de nous-même&quot;, observe-t-elle.
Les plus courageux profitent de cette halte auprès du lac pour nager dans ses eaux froides, en prenant toutefois quelques précautions. En s&#039;assurant au préalable que la baignade y est autorisée, en veillant à ne pas perturber l&#039;écosystème (en ne laissant pas de résidus de crème solaire, par exemple) et enfin, en ne se mettant pas en danger (terrain accidenté, choc thermique…). Notre experte voit dans ces bains d&#039;altitude &quot;un désir de réveiller nos sens engourdis par le confort et de se colleter aux éléments naturels&quot;. C&#039;est aussi l&#039;endroit de la convivialité et de la pause casse-croûte: l&#039;occasion de se restaurer – à tous les sens du terme – dans un environnement grandiose. Et si les lacs de montagne possèdent un pouvoir d&#039;attraction particulier, les autres ne sont pas à négliger tant il est agréable de se plonger dans une eau douce! D&#039;autant qu&#039;ils sont nombreux à être aménagés pour la baignade.  Le torrent, vivifiant et purificateur Quel spectacle qu&#039;un torrent dévalant les pentes, parfois dans un certain fracas! Lorsque nous y sommes confronté, nous nous sentons parcourus par une force vive, littéralement galvanisés. &quot;Il nous transmet sa puissance, son énergie, sa détermination et sa sauvagerie. Face à lui, nous avons l&#039;impression d&#039;être fort et que rien ne pourra nous arrêter&quot;, avance Valérie Cordonnier.
À la différence de l&#039;étendue stagnante du lac, cette eau impétueuse peut nous donner le sentiment d&#039;emporter nos soucis avec elle. &quot;Le torrent est aussi une allégorie fréquemment utilisée en hypnose. Comme celle de la cascade, elle renvoie à une dimension quasi spirituelle de nettoyage de l&#039;âme et de purification. On peut d&#039;ailleurs y voir un parallèle avec l&#039;eau que l&#039;on fait couler sur la tête des baptisés dans les grandes religions monothéistes&quot;, précise notre spécialiste. Plus prosaïquement, le bruit du torrent, en créant un fond sonore hypnotique, nous entraîne naturellement, presque à notre insu, vers une méditation.  Le bain à la maison, apaisant et sensuel À l&#039;instant même où nous nous enfonçons dans un bain, nous renouons avec ce ressenti si doux qu&#039;éprouve tout corps plongé dans l&#039;eau: l&#039;apesanteur et la légèreté. Nous apprécions la sensation qui surgit lorsqu&#039;elle vient nous masser, nous caresser, nous chatouiller… Et, comme par magie, tout se détend en nous, nos douleurs s&#039;effacent. &quot;Cette eau du bain qui nous enveloppe nous aide aussi à mieux prendre conscience des contours de notre corps, peut-être même à nous réconcilier avec lui alors que, trop souvent, nous ne sommes qu&#039;exigences et critiques à son encontre&quot;, suggère Valérie Cordonnier.
C&#039;est dans cette optique réparatrice que nous pouvons faire de ce moment privilégié et ritualisé une bulle de bien-être. &quot;N&#039;hésitons pas à utiliser des perles et autres huiles de bain aux noms souvent évocateurs, à allumer des bougies parfumées sur le rebord de la baignoire, à boire une boisson chaude et à écouter une musique que nous aimons. Le bain off re une occasion idéale pour faire preuve de bienveillance envers soi-même&quot;, encourage la psychothérapeute. Saisissons-la!
Lire aussi&gt; Beauté: les bienfaits des huiles pour le corps, les cheveux et le visage  L’eau que nous buvons, essentielle et précieuse Alors que notre organisme est constitué d&#039;environ 60% d&#039;eau, en consommer suffisamment est indispensable à notre santé, au bon fonctionnement des organes et, en particulier, du cerveau. &quot;Trop souvent, nous considérons l&#039;eau de boisson avec une certaine désinvolture, l&#039;estimant moins précieuse que d&#039;autres breuvages, plus subtils et goûteux. Elle est pourtant vitale! Et si elle coule à volonté de nos robinets, ce n&#039;est malheureusement pas le cas partout dans le monde. Ne la voyons donc pas comme acquise ou comme un élément subalterne de notre paysage alimentaire, accordons-lui sa juste et grande valeur&quot;, insiste Valérie Cordonnier.
Pensons, par exemple, à faire preuve de reconnaissance la prochaine fois que, par temps de canicule, nous avalerons un grand verre d&#039;eau et éprouverons le rafraîchissement tant attendu. Et, pourquoi pas, organisons de temps en temps des dégustations de différentes eaux minérales – comme nous le ferions pour de bons vins – afi n de ressentir les spécificités gustatives de chacune. &quot;Apprenons à boire de l&#039;eau en pleine conscience, en nous focalisant sur les sensations qu&#039;elle nous apporte en bouche, puis lorsqu&#039;elle dévale le long de l&#039;œsophage. Imaginons-la hydrater chaque parcelle de notre organisme, nourrir nos cellules&quot;, propose la psychothérapeute. En d&#039;autres termes, faisonsnous notre petit cinéma dont l&#039;eau sera l&#039;héroïne. Parce que, décidément, elle le mérite bien!
Lire aussi&gt; Quels sont les signes que vous ne buvez pas assez d&#039;eau?  Des eaux qui soignent Quand elles sont richement dotées en minéraux et en oligoéléments, acquis au fil de leur parcours souterrain à travers les roches, certaines eaux sont reconnues comme thérapeutiques. Utilisées dans le cadre de la médecine thermale, elles soulagent notamment les affections articulaires, respiratoires et dermatologiques. C&#039;est aux Romains, grands bâtisseurs de thermes, que l&#039;on doit cette découverte des vertus thérapeutiques des eaux minérales, jamais démenties depuis. &quot;Avec ces eaux qui soignent au travers de bains, de douches, de jets, nous ne sommes en rien dans une pseudo-médecine. La preuve en est que les cures thermales sont remboursées par la Sécurité sociale et que de nombreuses études ont étayé leurs bienfaits&quot;, souligne Valérie Cordonnier.  Avec notre experte Valérie Cordonnier, psychothérapeute et hypnothérapeute.   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque et sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/12/baignade-nager-lac.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Mer, bain, lac, piscine... Pourquoi l’eau est une vraie source de plaisirs]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>&quot;Rien ne peut m’arriver!&quot;: Connaissez-vous le biais d’optimisme?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/tabac-alcool-sucreries-quand-le-cerveau-et-les-biais-cognitifs-influencent-nos-mauvaises-habitudes-116008</link>
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      <pubDate>Wed, 23 Jul 2025 05:43:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Savez-vous ce que sont les &quot;biais cognitifs&quot;? Ces schémas de pensée nous poussent à prendre inconsciemment des décisions dommageables pour notre santé. Avec un peu d&#039;entraînement, on peut apprendre à les repérer et à les contourner. Alors, prêt pour le changement?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les biais cognitifs, c&#039;est quoi?  Comment notre cerveau influence nos actions: pourquoi prendre cette petite route alors qu&#039;il y a l&#039;autoroute? Être accro à la cigarette, abuser des apéritifs ou des sucreries, rester affalé sur son canapé… s&#039;il suffisait de savoir que ce n&#039;est pas bon pour la santé, il n&#039;y aurait ni fumeurs ni buveurs excessifs d&#039;alcool, nous aurions tous une alimentation saine et nous pratiquerions notre heure de sport quotidienne sans sourciller. La réalité est toute autre. Le responsable, c&#039;est notre cerveau. Impossible pour lui de réfléchir longuement à chaque décision quotidienne (qu&#039;est-ce que je mange? comment je m&#039;habille?…), ce serait trop énergivore! Afin de gagner du temps, il s&#039;appuie donc sur des raccourcis et des réflexes, parfois néfastes. Bonne nouvelle: il suffit souvent d&#039;en prendre conscience et de mettre en place des stratégies pour ne plus se laisser berner par ces biais cognitifs.
On sait aujourd&#039;hui que tout comportement laisse des traces dans le cerveau (on parle de traces neuronales). Lorsqu&#039;une habitude, bonne ou mauvaise, est bien ancrée, la trace neuronale imprimée est large, à l&#039;image d&#039;une autoroute. À l&#039;inverse, un nouveau comportement laisse initialement une trace minime, tel un petit sentier peu pratique qui n&#039;est pas le premier choix du cerveau. Mais plus ce sentier est emprunté, plus il devient confortable et, finalement, aussi attractif et agréable que l&#039;autoroute.
Excès d&#039;optimisme, poids des habitudes, certitudes solidement ancrées, sollicitations répétées… sont autant de freins à une vie plus saine. Tour d&#039;horizon, avec nos experts, des principaux biais à éviter pour mieux protéger notre santé. Nous parlerons ici beaucoup du tabac, ennemi indiscutable de notre santé, mais les conseils valent pour toute mauvaise habitude dont nous aimerions nous débarrasser pour de bon.  Le biais d’optimisme ou l&#039;optimisme comparatif  C’est quoi? C&#039;est ce qui nous laisse penser que nous ne serons jamais malades, même si nous adoptons un comportement à risque. Hormis les anxieux chroniques, la plupart des bien portants présentent ce biais d&#039;optimisme. On comprend ainsi pourquoi il y a toujours de nouveaux fumeurs malgré l&#039;explicite inscription sur les paquets: &quot;Fumer tue&quot;. On comprend aussi pourquoi certains négligent d&#039;utiliser un préservatif lors d&#039;une rencontre fortuite, en dépit des risques d&#039;infections sexuellement transmissibles parfaitement connus. Ce biais d&#039;optimisme explique encore pourquoi l&#039;appel du canapé est plus fort que celui de la séance de sport pour qui est sédentaire depuis des années ou des décennies.  Comment s&#039;en débarrasser? Créer de nouveaux réflexes  La solution n&#039;est pas de se forcer à voir tout en noir, ce ne serait d&#039;ailleurs pas bon pour la santé. Chacun sait au fond de lui quel(s) comportement(s) à risque il lui faudrait modifier. Contre ce biais plus que tout autre, la priorité est d&#039;agir progressivement: un seul objectif à la fois, à tenir au fil des semaines. Pour y parvenir, il existe deux clés.

La première: s&#039;exposer à ce que les scientifiques appellent des &quot;indices situationnels&quot;.

Ce sont, par exemple, les affaires de sport placées bien en évidence et surtout pas cachées dans le placard, afin qu&#039;elles soient la première chose repérée en rentrant chez soi.

Seconde clé: les indices dits &quot;contextuels&quot;,

Ils consistent à pratiquer la séance de sport systématiquement après le petit déjeuner ou chaque mercredi midi, par exemple. Ces indices renforcent l&#039;ancrage de la nouvelle habitude, confirme une étude publiée dans The European Journal of Social Psychology. &quot;Ancrer un nouveau réflexe toujours au même moment, dans les mêmes circonstances, soulage le cerveau en lui évitant l&#039;effort supplémentaire d&#039;y penser&quot;, décrypte le Dr Bernard Anselem.
Lire aussi&gt; &quot;Il a fumé toute sa vie et il est mort centenaire!&quot;: décryptez le biais de confirmation  Nos experts Dr Bernard Anselem, spécialiste en neuropsychologie de la régulation des émotions et auteur de Les Talents cachés de votre cerveau au travail (éd. Eyrolles, 2019).
Pr Pierre Burbaud, neurologue au CHU de Bordeaux, auteur de Le Cerveau des habitudes. Routine, automatisme, liberté (éd. Odile Jacob, 2025).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[&quot;Rien ne peut m’arriver!&quot;: Connaissez-vous le biais d’optimisme?]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Judith: &quot;Voyager seule m&#039;a obligé à sortir de ma zone de confort et à aller davantage vers les autres&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/mes-premieres-vacances-en-solo-judith-58-ans-voyager-seule-m-a-obligee-a-sortir-de-ma-zone-de-confort-et-a-aller-davantage-vers-les-autres-94611</link>
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      <pubDate>Sat, 13 Jul 2024 17:00:23 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après avoir essayé, en vain, de convaincre son époux de partir avec elle à New-York, Judith a décidé d&#039;explorer la Grosse Pomme... en solitaire. Une expérience que cette femme de 58 ans ne regrette pas. Elle raconte.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Cela faisait une éternité que je disais à mon mari que j&#039;aimerais, un jour, aller à New York. Je rêvais de monter les marches rouges de Times Square, d&#039;approcher la statue de la Liberté, d&#039;arpenter le pont de Brooklyn, et, surtout, d&#039;assister à une comédie musicale, à Broadway. En tant que fan inconditionnelle du groupe ABBA, je voulais notamment voir Mamma Mia. Le hic? Alban déteste tout ce qui touche de près ou de loin aux États-Unis. À commencer par les Américains, &quot;ce peuple d&#039;affreux puritains qui aime les armes à feu, comme les Français aiment le vin. Et qui se nourrit de pizzas garnies de frites et de fromage en tubes&quot;, adore-t-il répéter.
J&#039;avais beau lui dire que tout cela était cliché et que les choses avaient évolué - du moins pour la nourriture -, il ne voulait pas mettre les pieds sur ce continent où &quot;tout est démesuré&quot;. Même les sirènes des policiers et des pompiers y résonnent beaucoup trop fort, me rétorquait-il, sans cesse. Pendant des lustres, j&#039;ai donc rangé cette envie dans un coin de ma tête. Et puis, en début d&#039;année dernière, je ne sais pas pourquoi, je me suis dit que je n&#039;étais, après tout, pas obligée d&#039;y renoncer. Alban n&#039;aimait pas New York? Qu&#039;importe: je pouvais très bien visiter la ville, sans lui. J&#039;ai quand même demandé à plusieurs de mes amies si elles voulaient m&#039;accompagner, mais comme aucune ne pouvait (les unes avaient des impératifs professionnels ou familiaux, les autres un budget trop serré), j&#039;ai décidé que j&#039;allais me lancer seule, comme une grande.  Je sens pas mal d&#039;admiration dans son regard Lorsque j&#039;ai annoncé mon projet à mon mari, il a d&#039;abord cru que je plaisantais (il est vrai que je n&#039;étais jamais partie sans lui), mais il a vite compris que j&#039;étais bel et bien déterminée. Il aurait pu, à ce stade, changer son fusil d&#039;épaule, et proposer de venir avec moi. Il ne l&#039;a pas fait, c&#039;est comme ça. Il a d&#039;autres qualités. J&#039;ai mis près de deux mois à préparer mon séjour. Je voulais que tout soit réglé au millimètre près. J&#039;ai commencé par potasser des guides, afin d&#039;être sûre de bien me repérer dans la ville et de ne rien rater des incontournables sur place. J&#039;ai ensuite échangé sur des forums avec des femmes qui avaient l&#039;habitude de voyager en solitaire. C&#039;est idiot, mais je crois que j&#039;avais besoin d&#039;être rassurée. Je voulais qu&#039;elles me disent que je ne serais pas en insécurité, mais aussi, tout bêtement, que je ne m&#039;ennuierais pas et qu&#039;on ne me jugerait pas.
Elles ont levé tous les doutes que je pouvais avoir. Sur leurs recommandations, j&#039;ai réservé un hôtel, dans le quartier de Manhattan et, au mois de septembre dernier, j&#039;ai sauté dans l&#039;avion... sous le regard interloqué d&#039;Alban. Pendant une semaine, j&#039;ai découvert la ville, sans horaire et sans contrainte. Les choses se sont faites de manière on ne peut plus fluide. Je me baladais et, quand j&#039;en avais envie, je m&#039;arrêtais. Je ne me suis jamais sentie seule. Les rues étaient pleines de monde et je me fondais dans la masse. Et pour les quartiers plus alternatifs, comme celui du Bronx, je me suis inscrite à des visites guidées (il y en a plein!).
J&#039;ai adoré voyager seule. Ça m&#039;a obligée à sortir de ma zone de confort et à aller davantage vers les autres. Mon niveau d&#039;anglais est loin d&#039;être exceptionnel (je baragouine plus que je ne parle la langue), mais j&#039;arrivais toujours à me faire comprendre. Quand je suis rentrée à Paris, j&#039;étais terriblement fière de moi. J&#039;avais eu l&#039;audace de ne pas remiser au placard mon rêve d&#039;adolescente. Quant à Alban, il n&#039;en revient toujours pas que j&#039;ai osé sauter le pas. Je sens pas mal d&#039;admiration dans son regard et notre couple s&#039;en trouve reboosté. La semaine dernière, j&#039;ai glissé, comme ça, au détour d&#039;une conversation, que je me verrais bien, dans quelque temps, visiter également San Francisco. Et, miracle, il m&#039;a plus ou moins fait comprendre qu&#039;il serait de la partie... malgré les Américains.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Judith: &quot;Voyager seule m&#039;a obligé à sortir de ma zone de confort et à aller davantage vers les autres&quot;]]></media:title>
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          </item>
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      <title>Le débat de Notre Temps: la solitude, on en parle?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/et-si-on-parlait-de-la-solitude-notre-debat-avec-les-lecteurs-de-notre-temps-115725</link>
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      <pubDate>Wed, 16 Jul 2025 05:43:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton,Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Certains la fuient, d’autres la recherchent. La solitude peut favoriser la créativité, l’introspection, la spiritualité, mais elle peut faire souffrir aussi. Autour de la psychologue Marie de Hennezel, nos cinq lecteurs partagent le lien qu’ils tissent avec elle…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Subie ou pleinement choisie… Comment qualifiez-vous votre solitude? Michelle: Comme un choix délibéré que je n&#039;ai pas regretté! Après m&#039;être occupée de mon époux malade pendant vingt ans, j&#039;ai décidé, à son décès, de rester seule, et ce, malgré plusieurs demandes en mariage! J&#039;ai toujours eu de nombreuses activités. J&#039;ai plein d&#039;amis, je voyage beaucoup, j&#039;ai un appartement agréable et surtout la chance d&#039;avoir des enfants et des petits-enfants adorables et présents. Je me sens privilégiée par rapport aux personnes qui subissent leur solitude.
Arnaud: Depuis toujours, j&#039;entretiens avec la solitude un lien à géométrie variable. Petit, je me sentais déjà très seul et mis à l&#039;écart par les autres enfants à cause de mon handicap, un pied bot. J&#039;avais encore ce sentiment plus tard, lorsque me sentant &quot;appelé&quot; pour devenir prêtre, j&#039;avais honte d&#039;en parler. Après m&#039;être finalement marié et avoir fondé une famille, j&#039;ai à nouveau subi la solitude lorsque mon couple a volé en éclats. Pendant dix ans, j&#039;ai eu une vie sentimentale en pointillé, avec une succession de périodes de stress. J&#039;étais avide de combler un vide et je voulais être en couple absolument. Pourtant les moments les plus vertueux, riches et fertiles de cette période ont été sans aucun doute ceux de célibat et de solitude qui m&#039;ont permis de créer, d&#039;écrire des livres, de voyager seul, et de me retrouver avec moi-même. Même si aujourd&#039;hui je suis en couple – et très heureux de l&#039;être –, découvrir que cet état pouvait être aussi merveilleux a été une révélation.
Najoua: La solitude, je l&#039;ai désirée et recherchée. Issue d&#039;une fratrie de dix enfants, ce n&#039;était pas évident de trouver de l&#039;espace et du temps pour moi. Je filais me cacher sous le lit de mes parents pour lire. Ensuite, j&#039;ai décidé de ne pas me marier, de ne pas avoir d&#039;enfants… J&#039;ai préféré me consacrer à ma carrière et à mon développement personnel. La solitude est un vrai luxe pour moi car elle m&#039;offre la liberté d&#039;être qui je suis et de vivre la vie dont j&#039;ai envie. Aujourd&#039;hui, elle me permet de rattraper le temps que je n&#039;ai pas eu étant jeune.
Annick: Ma solitude a été longtemps subie, et a commencé très tôt quand mon père est décédé alors que je n&#039;avais que 7 ans. Elle m&#039;a fortement éprouvée lorsque ma fille de 19 ans s&#039;est tuée dans un accident de voiture… Ensuite, j&#039;ai perdu de nombreux membres de ma famille puis, l&#039;an dernier, mon mari, après cinquante-trois ans de vie commune. La solitude a été mauvaise, terriblement douloureuse… Aujourd&#039;hui, avec la découverte du bouddhisme, je commence à l&#039;apprécier mais il y a encore certains blocages…
Jean-Louis: En ce qui me concerne, la solitude n&#039;est ni choisie, ni subie, mais acceptée. Elle m&#039;a profondément envahi, et causé un épisode dépressif larvé au moment de ma séparation, il y a une quarantaine d&#039;années. Heureusement que je devais m&#039;occuper de ma fille, sinon j&#039;aurais sombré. J&#039;ai supporté cette épreuve grâce aux enseignements d&#039;un maître indien et à une technique basée sur le souffle, le rebirth. Cela m&#039;a énormément aidé. Aujourd&#039;hui, même si mon lien avec les autres est essentiel, je recherche la solitude et la savoure. Mais je pense qu&#039;il est important de la distinguer de l&#039;isolement qui, lui, me fait terriblement peur.
Lire aussi&gt; Je suis seule... et je le vis bien!   Quelle différence faites-vous entre solitude et isolement? Jean-Louis: Indissociable de la liberté, la solitude me permet de faire ce que je veux, quand et où je veux. C&#039;est un moment de pause qui induit une légèreté et me met en connexion avec moi-même. L&#039;isolement constitue une coupure du lien avec les autres. Je l&#039;ai vécu plusieurs fois dans ma maison en Bretagne. Même si j&#039;y ai tissé quelques relations, elles ne sont pas aussi nourries que celles que j&#039;ai à Paris. Cela me pèse car je me sens éloigné, seul, même si je suis avec d&#039;autres… C&#039;est un sentiment très étrange!
Michelle: L&#039;isolement, nous l&#039;avons beaucoup ressenti pendant la crise Covid!
Najoua: Plus douce, la solitude s&#039;apprivoise. L&#039;isolement, lui, peut-être violent et douloureux et vous couper des autres. C&#039;est ce que j&#039;ai éprouvé lorsque mes parents ont été malades, puis sont partis…
Arnaud: L&#039;isolement est selon moi une solitude subie, non désirée, très difficile à vivre. Cela m&#039;est arrivé plusieurs fois, notamment suite à des ruptures que j&#039;ai vécues violemment. Ayant été élevé selon les principes judéo-chrétiens qui prônaient la conjugalité comme modèle d&#039;attachement, quand mon couple s&#039;est effondré, une peur profonde s&#039;est manifestée en moi. Cette situation génère de la souffrance et de l&#039;isolement qui n&#039;ont rien à voir avec le célibat et une solitude pleinement assumés!
Annick: Violent, fermé, l&#039;isolement vous met en arrêt. Les autres n&#039;existent plus. Tout y est obscur et douloureux, et vous vous sentez incompris. Je l&#039;ai beaucoup ressenti il y a un an, au moment du décès de mon mari.
Marie de Hennezel: Après vous avoir écoutés, il n&#039;y a rien à ajouter! Veuvage et séparation sont des facteurs aggravants de la solitude. Il y a un travail à effectuer et cela prend du temps de faire son deuil… Pourtant, même s&#039;il y a parfois confusion entre les deux, la distinction est claire. L&#039;isolement, qui se démarque par l&#039;absence de contacts, est un véritable fléau qui tue. Souvenons-nous du confinement lorsque certaines personnes se retrouvant isolées se sont laissées mourir de chagrin et de désespoir, en cessant de s&#039;alimenter. Actuellement, on compte en France 500000 personnes (source: Petits Frères des pauvres) qui ne reçoivent aucun coup de fil, ne voient personne, ne sortent pas de chez elle. C&#039;est un chiffre très important et notre devoir sociétal est de lutter contre cet isolement.
Lire aussi&gt; Randonnée: Anne-Marie marche seule (et ça lui plaît)   Cette confusion n’est-elle pas à l’origine de l’image négative que la société renvoie de la solitude? Najoua: Il faut y résister et la dédramatiser. Ce sont les regards des autres qui vous font vous sentir à part ou seule parce que vous êtes différente: une femme de plus de 60 ans, célibataire sans enfant, à la retraite… Pourtant, loin d&#039;être une punition quand elle est assumée, la solitude est une véritable amie qui sait vous accompagner.
Arnaud: Conjugalité, famille sont les piliers d&#039;un modèle imposé par la société. Avec également cette injonction d&#039;être en couple. Si ce n&#039;est pas le cas, vous pouvez ressentir une pression négative.
Michelle: Totalement! Après mon veuvage, on m&#039;a longtemps demandé pourquoi je ne me remariais pas… Il faut du caractère pour tenir bon et heureusement, je n&#039;en manque pas!
Jean-Louis: Cette image négative renvoie au fait que la personne ne trouve pas vraiment sa place dans la société. Quelque part, on lui fait ressentir que si elle est seule, c&#039;est de sa faute et qu&#039;elle ne fait rien pour que cela change. Quand mon petit-fils est né, je me suis rapproché de l&#039;École des grands-parents européens. Cela m&#039;a permis d&#039;exprimer certaines difficultés, de trouver du soutien. Cela m&#039;a aidé à sortir de mon isolement.
Marie de Hennezel: En vieillissant, certaines personnes ont l&#039;impression de ne plus avoir leur place dans la société et sont souvent en perte de confiance. Pourtant, pour bien vivre sa solitude, il faut garder l&#039;estime de soi. Pour cela, les différents groupes de parole sont très positifs car ils permettent à la fois de s&#039;ouvrir tout en s&#039;intéressant aux autres.
Lire aussi&gt; Serge Hefez: &quot;À chacun son expérience de solitude&quot;   Réseaux sociaux, sites de rencontre… Nous disposons aujourd’hui d’un florilège de moyens de communication… Sont-ils de réels soutiens pour lutter contre la solitude? Arnaud: C&#039;est paradoxal mais plus nous sommes connectés numériquement, plus nous sommes à risque d&#039;isolement. Ce temps passé derrière nos écrans est du temps que nous ne consacrons pas aux autres, aux relations dans la vie réelle. Quand les sites de rencontre ont fait leur apparition, tout le monde a pensé que le célibat subi allait disparaître. C&#039;est pourtant le contraire qui s&#039;est produit! Après mon divorce, je les ai fréquentés pensant retrouver la nouvelle femme de ma vie en trois semaines… J&#039;y suis resté dix ans! Ces outils sont faussés. Tout est idéalisé, mis en scène, notamment les photos de profil, les échanges sont virtuels… Les vraies rencontres, ce n&#039;est pas ça.
Najoua: Moi je n&#039;y vais pas, car les sites de rencontre sont pour moi une arnaque. C&#039;est le royaume des apparences, du mensonge… Par contre, certains réseaux comme WhatsApp servent à créer du lien, par exemple en partageant des photos, des informations. C&#039;est utile, notamment pour les familles nombreuses.
Annick: C&#039;est un moyen de communication vraiment pratique en voyage afin d&#039;échanger avec nos proches au loin.
Jean-Louis: Le numérique ne m&#039;attire pas beaucoup. Je me sers de WhatsApp avec la famille, les amis mais quand il y a trop de messages, cela me fatigue. Quant aux sites de rencontre, je n&#039;ai pas besoin de ce genre d&#039;outils. Je suis plus pour le contact direct. Aujourd&#039;hui, je serais heureux de rencontrer quelqu&#039;un et partager différentes choses, sauf mon appartement, car pour moi l&#039;idéal, c&#039;est chacun chez soi!
Michelle: Utilisant WhatsApp avec amis et famille, je trouve cet outil formidable. Cela m&#039;aide à me sentir moins seule, à avoir des nouvelles. Par exemple, toutes les semaines, je peux voir l&#039;évolution de mon arrière-petite-fille par écran interposé!
Marie de Hennezel: J&#039;ai un fils qui vit en Nouvelle-Zélande et que je ne vois quasiment jamais car les voyages coûtent très cher. S&#039;il n&#039;y avait pas WhatsApp, je n&#039;aurais pas aussi souvent de nouvelles, je ne verrais pas ma petite-fille grandir… Pendant le confinement, si les gens n&#039;avaient pas eu de réunions Zoom, cela aurait été plus difficile… Ce sont des moyens de communication très pratiques qu&#039;il faut juste savoir bien utiliser en évitant de se laisser trop envahir.
Lire aussi&gt; Monique de Kermadec: &quot;La solitude n&#039;est pas une fatalité&quot;   Comment habitez-vous votre solitude, que vous apporte-t-elle? Michelle: Avec des projets, de futurs voyages notamment! De plus, je suis impliquée dans différentes associations, je suis donc bien occupée. Et grâce à la solitude, j&#039;ai pu développer, avec mes petits-enfants, une relation de grande qualité qui m&#039;empêche de souffrir d&#039;isolement et que je n&#039;aurais pas investie de la même manière si j&#039;avais été en couple.
Najoua: L&#039;écriture et la lecture, la promenade dans la nature me nourrissent et me font vivre sereinement ma solitude. Cela me place dans un état de gratitude à l&#039;égard de la vie.
Jean-Louis: Avec la lecture et le dessin. Quand j&#039;ai un gros coup de mou, je me mets un disque qui déménage bien et me remplit d&#039;énergie. La solitude me donne aussi l&#039;opportunité de voir mes amis et de passer du temps avec mon petit-fils. Et si cela semble paradoxal, ces moments de pause consolident mon envie d&#039;être en lien avec les autres.
Arnaud: Avec la musique, l&#039;écriture, la photo… J&#039;aime partir seul en randonnée. Cela me nettoie. La marche est une méditation magnifique. Révélatrice de différents talents, la solitude est un cheminement vers des retrouvailles avec son Soi intérieur. Du pur bonheur.
Annick: Ce qui me sauve, c&#039;est le contact avec la nature et mon chat, je communique avec lui. C&#039;est une sacrée présence. Il me connaît si bien, surtout mes faiblesses! Depuis quelques années, je marche sur le chemin de Compostelle et j&#039;ai accompli plusieurs étapes. Cette communion avec la nature me fait tellement de bien. Très puissante, Elle éveille de nombreuses envies. C&#039;est un retour à la vie.
Marie de Hennezel: Étant contemplative, je ne me sens jamais seule dans la nature. Je médite beaucoup et je ressens une présence à l&#039;intérieur de moi. La solitude favorise le chemin spirituel, les découvertes, les ouvertures… Que ce soit au travers de la nature, la présence d&#039;un animal, la musique, la lecture, elle offre à chacun le moyen de trouver sa capacité à éprouver de la joie. Propre à chaque individu, elle est au cœur de l&#039;humain. Nous l&#039;avons tous en commun. Il faut apprendre à l&#039;habiter même si elle peut parfois faire souffrir. Elle s&#039;apprivoise pour devenir une alliée. C&#039;est un chemin intérieur qui permet l&#039;approfondissement de soi, fait s&#039;élever et aide à trouver des réponses à nos questions intimes et spirituelles. Assumer la solitude, c&#039;est saisir l&#039;opportunité de devenir un bon compagnon pour nous-mêmes tout en nous reliant aux autres.
Lire aussi&gt; Débat: Solitude, comment en sortir?   Marie de Hennezel, les mots qui pansent Après avoir travaillé pendant dix ans dans la première unité française de soins palliatifs, Marie de Hennezel, psychologue clinicienne et psychothérapeute, a animé des conférences et des formations à l&#039;accompagnement de la fin de vie. Elle anime aussi des séminaires sur &quot;l&#039;art de bien vieillir&quot;, tout en étant l&#039;auteure de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Mort intime (1995), Le Souci de l&#039;autre (2004), L&#039;Adieu interdit (2020), Vivre avec l&#039;invisible, (2021), L&#039;Aventure de vieillir (2022)…
Son dernier livre, Dictionnaire amoureux de la solitude, est un pavé de plus de 560 pages, qui se lit à petites gorgées, entre légèreté et gravité, en sautant d&#039;un chapitre à l&#039;autre, avec un réel plaisir. A comme adieu, aidants, âme ou animal de compagnie, B comme Beethoven, Bible ou Christian Bobin, C comme chansons, confiance ou coureur de fond… Marie de Hennezel partage ses coups de cœur et ses coups de griffe sur des sujets variés, tous marqués d&#039;une façon ou d&#039;une autre par la solitude. Selon le contexte, celle-ci peut être source de joie ou d&#039;émerveillement, de tristesse ou de mélancolie. Voire de violence lorsqu&#039;elle est confondue avec l&#039;isolement. Au fil des pages, la psychologue livre de précieuses clés pour nous aider à apprivoiser la solitude, en faire une alliée, une amie, une force.
France Lebreton
Dictionnaire amoureux de la solitude, éd. Plon, 560 p., 27€.  Les lecteurs du débat de Notre Temps sur la solitude   Michelle, 90 ans Michelle, 90 ans, veuve, 2 enfants, 5 petits-enfants, 1 arrière-petite-fille, attachée aux relations extérieures et formatrice à la retraite.
Elle a toujours bien vécu sa solitude, qui lui offre une liberté sans contraintes! Très entourée, elle se sent privilégiée.   Arnaud, 58 ans Arnaud, 58 ans, en couple, 2 enfants, salarié d&#039;une ONG et auteur-conférencier.
Après son divorce, il s&#039;est lancé dans une course effrénée pour retrouver quelqu&#039;un. Ses expériences sur les sites de rencontre ont nourri un livre, (Boîtes de conserve, dans les filets des sites de rencontre, d&#039;Arnaud Poissonnier, L&#039;Éditeur à part, 200 p., 20€.) et lui ont révélé combien la solitude pouvait être bienfaitrice.   Najoua, 67 ans Najoua, 67 ans, célibataire sans enfant, accompagnatrice et coach RH à La Poste à la retraite.
La solitude, elle la chérit depuis l&#039;enfance. C&#039;est un luxe qui lui permet d&#039;évoluer, et cela même si la société renvoie une image négative des femmes célibataires, de plus de 60 ans.   Annick, 77 ans Annick, 77 ans, veuve, 2 enfants, 2 petits-enfants, gestionnaire de personnel à la retraite.
Ayant vécu plusieurs drames dans sa vie, elle a traversé de longues périodes de solitude. Depuis le décès de son mari, elle ressent le besoin de savourer ce que ces temps avec elle-même peuvent lui apporter.   Jean-Louis, 74 ans Jean-Louis, 74 ans, divorcé, 1 fille, 1 petit-fils, formateur à la retraite.
S&#039;il apprécie être seul, il lui est essentiel se s&#039;adonner à différentes activités et de rester en lien avec les autres. ll est très investi, notamment à l&#039;École des grands-parents européens…  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/17/debat-notre-temps-solitude.JPG" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Le débat de Notre Temps: la solitude, on en parle?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Test: Connaissez-vous les biais cognitifs qui vous gouvernent?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/test-et-vous-quels-sont-vos-biais-cognitifs-116040</link>
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      <pubDate>Mon, 14 Jul 2025 05:53:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Manger des légumes et ne pas avaler des frites tous les jours, faire du sport... Sur le papier, on est tous d&#039;accord, mais dans la vie quotidienne et dans votre cerveau, ça ne se passe vraiment comme cela! Et vous prenez des décisions mus par des réflexes et schémas de pensée qui vous bernent: les biais cognitifs. Voici un test pour décrypter ce mécanisme.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Être accro à la cigarette, abuser des apéritifs ou des sucreries, rester affalé sur son canapé… s&#039;il suffisait de savoir que ce n&#039;est pas bon pour la santé, il n&#039;y aurait ni fumeurs ni buveurs excessifs d&#039;alcool, nous aurions tous une alimentation saine et nous pratiquerions notre heure de sport quotidienne sans sourciller. La réalité est toute autre. Le responsable, c&#039;est notre cerveau. Impossible pour lui de réfléchir longuement à chaque décision quotidienne (qu&#039;est-ce que je mange? comment je m&#039;habille?…), ce serait trop énergivore! Afin de gagner du temps, il s&#039;appuie donc sur des raccourcis et des réflexes, parfois néfastes. Bonne nouvelle: il suffit souvent d&#039;en prendre conscience et de mettre en place des stratégies pour ne plus se laisser berner par ces biais cognitifs.
Comptez le nombre de réponses a, b, c pour connaître votre (ou vos) principal (principaux) biais.    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/25/steak-frites.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Test: Connaissez-vous les biais cognitifs qui vous gouvernent?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock/ IA]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Quand la littérature rencontre la psychiatrie…</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/quand-la-litterature-rencontre-la-psychiatrie-114545</link>
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      <pubDate>Wed, 09 Jul 2025 14:18:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À l’occasion de la sortie de &quot;La Santé psychique des écrivains et de leurs personnages&quot; (éd. Odile Jacob), Patrick Lemoine, psychiatre, et Sophie Viguier-Vinson, journaliste (collaboratrice régulière de notre magazine), croisent regards littéraire et clinique. Un projet original.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quel est l’objectif de ce livre? Sophie Viguier-Vinson: Nous avons voulu parler à tous: aux passionnés de lecture, comme aux amateurs de psychologie. En partant d&#039;oeuvres classiques, nous souhaitions montrer comment la littérature éclaire nos émotions et nos souffrances.
Patrick Lemoine: Ce livre est une synthèse de regards: littéraire, clinique, philosophique… Et un miroir tendu au lecteur, comme nous y invite Baudelaire: &quot;Mon lecteur, mon frère.&quot;  Quelle est votre oeuvre favorite analysée dans votre ouvrage? S. V.-V.: Je dirais, c&#039;est La Peste de Camus, beaucoup relue pendant la pandémie. Un texte magistral sur la résistance psychique et sur la nécessité de préserver nos libertés et notre intégrité mentale.
P. L: Don Quichotte de Cervantes a été une révélation. Dans ma première lecture adolescente, je le trouvais ridicule. En relisant, on comprend qu&#039;il interroge la société, la fonction du bouffon, la mythomanie… C&#039;est un livre fondamental dans l&#039;histoire de la littérature et du regard sur la folie.
Lire aussi&gt; Lire pour mieux vivre  Est-ce que la littérature aide vraiment à mieux comprendre la souffrance psychique? P. L: Mille fois oui! Un roman peut faire vivre de l&#039;intérieur ce qu&#039;aucun manuel médical ne pourra transmettre. Frédéric Dard, par exemple, décrit la sénilité avec plus d&#039;impact que n&#039;importe quel traité sur Alzheimer. La littérature permet une véritable expérience émotionnelle de la souffrance humaine. S. V.-V.: Lire, c&#039;est expérimenter des émotions complexes et comprendre, parfois mieux que par le discours scientifique, la souffrance psychique. Pour paraphraser l&#039;essayiste Frédérique Leichter-Flack, la littérature crée des pièces supplémentaires dans notre maison intérieure.
Lire aussi&gt; Lire des romans, pourquoi ça fait (aussi) du bien  La Santé psychique des écrivains et de leurs personnages, Patrick Lemoine, Sophie Viguier-Vinson, éd. Odile Jacob, 336 p., 23,90€.   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quand la littérature rencontre la psychiatrie…]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Boris Cyrulnik: &quot;L&#039;amour est un état de conscience extrême&quot;</title>
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      <pubDate>Wed, 09 Jul 2025 10:13:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Neuropsychiatre et auteur prolifique, Boris Cyrulnik explore dans son dernier livre &quot;Quand on tombe amoureux on se relève attaché&quot; (éd. Odile Jacob) la puissance des liens affectifs sur le cerveau et le développement humain. Il démêle les différences entre amour et attachement, revient sur les racines biologiques du sentiment amoureux et souligne l&#039;impact vital de l&#039;amour sur notre santé mentale et physique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[ Pourquoi avez-vous voulu parler d&#039;amour?  Boris Cyrulnik: Parce que les neurosciences confirment aujourd&#039;hui que les liens affectifs ne sont pas de simples petits plaisirs ou des &quot;amourettes&quot; passagères. Ce sont des liens fondamentaux pour notre construction humaine et notre santé psychique. Historiquement, l&#039;amour n&#039;avait pas sa place dans les structures sociales: les femmes, comme le disait Lévi-Strauss, étaient &quot;données&quot;, sans qu&#039;on tienne compte de leur personnalité. Leur fonction était de créer des circuits sociaux et de mettre au monde des enfants. Le mot &quot;amour&quot; apparaissait dans des contextes marginaux: les coups de foudre, les aventures extraconjugales. Ce n&#039;est qu&#039;au XIIe siècle, avec les cours d&#039;amour, qu&#039;il est devenu un concept culturel. Mais aujourd&#039;hui, grâce aux neurosciences, on comprend à quel point ces liens affectifs ont un impact biologique profond. 
Lire aussi&gt; Histoires d&#039;amour: vous nous racontez votre rencontre  Comment peut-on savoir si on est amoureux ou attaché?  Boris Cyrulnik: L&#039;amour est un état de conscience extrême. Quand on est amoureux, on pense constamment à l&#039;autre. On veut être avec lui, lui tenir la main, sans que ce soit forcément sexuel. C&#039;est une forme d&#039;emprise douce, une fusion. On devient &quot;délicieusement prisonnier&quot; de l&#039;autre. Ce sentiment intense peut apparaître brusquement, comme un coup de foudre, mais il est souvent éphémère. L&#039;attachement, à l&#039;inverse, est un lien plus profond et plus discret. Il donne la confiance nécessaire pour se séparer temporairement, pour aller travailler, voyager, se développer. Il est à peine conscient. On est bien avec l&#039;autre, mais on n&#039;est pas dans l&#039;obsession. L&#039;idéal, c&#039;est quand l&#039;amour et l&#039;attachement se rencontrent: au début, on est amoureux, on apprend l&#039;autre par cœur, on développe une empathie extraordinaire. Puis, quand cette passion s&#039;éteint, elle laisse place à un attachement plus stable, plus profond, qui peut durer toute une vie.   À quel moment de la vie se joue notre capacité à aimer?  Boris Cyrulnik: La prédisposition à l&#039;amour commence très tôt. Des études sur des enfants isolés à la naissance ont montré que leur cerveau ne développe pas les circuits de la récompense, comme la dopamine, la sérotonine ou l&#039;endorphine. Ils ne peuvent donc pas ressentir de plaisir à rencontrer l&#039;autre, ni tomber amoureux. Le manque d&#039;amour détruit ces capacités. Ils se balancent, s&#039;auto-agressent, ne regardent pas dans les yeux, ne parlent pas. L&#039;amour est un appel à l&#039;altérité. S&#039;il n&#039;est pas là, l&#039;enfant peut mourir.  Être amoureux ou attaché, est-ce bon pour la santé? Boris Cyrulnik: Oui, profondément. L&#039;amour, même s&#039;il est parfois aveuglant, provoque une cascade biologique euphorisante. Les joues sont roses, les yeux brillants, la fatigue disparaît. On résiste mieux au froid, à la douleur. Parce que le cerveau stimule intensément le faisceau de la récompense, ce qui bloque temporairement les circuits de la punition. C&#039;est un état extatique, un plan de bonheur intense. Mais cela peut aussi rendre aveugle aux signaux négatifs: on ne veut pas voir que l&#039;autre se met en colère ou nous fait du mal.
À l&#039;inverse, l&#039;attachement est un puissant facteur de protection à long terme. Chez les personnes âgées, on observe que les couples qui restent attachés ont moins de maladies, moins de stress, plus d&#039;activités intellectuelles. Même sans sexualité, ils continuent à se sécuriser mutuellement. L&#039;attachement durable protège la santé, même jusqu&#039;à 120 ans, notre potentiel biologique maximal.
Lire aussi&gt; Quiz: L&#039;amour c&#039;est bon pour la santé  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Boris Cyrulnik: &quot;L&#039;amour est un état de conscience extrême&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Smartphone, applis, notifications... nos conseils pour déconnecter!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/smartphone-applis-notifications-nos-conseils-pour-deconnecter-115215</link>
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      <pubDate>Tue, 08 Jul 2025 17:03:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon,Marion Almaté]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous avez le sentiment que votre smartphone occupe trop de place dans votre vie? Comment faire pour reprendre le contrôle et limiter les écrans? Suivez nos conseils.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Droit à la déconnexion, concrètement, je fais comment?  J’évalue mon niveau de dépendance à mon smartphone pour mieux me déconnecter Pour mesurer jusqu&#039;à quel point vous êtes &quot;accro&quot; à votre smartphone, il suffit de vous poser quelques questions très simples. Est-ce que le matin, au réveil, ma première action est de le consulter? Le soir, est-ce la dernière chose que je regarde avant de m&#039;endormir? Est-ce que lorsque je suis devant un film ou en famille, je visionne en même temps des contenus sur mon téléphone? Si la réponse est systématiquement &quot;oui&quot;, il n&#039;y a pas de doute, votre rapport à cet écran est excessif.
Il est intéressant également de consulter la rubrique &quot;temps d&#039;écran&quot; dans les réglages de votre mobile. Faites un pari avec vous-même (qui pourra vous réserver une surprise!): à combien l&#039;estimez-vous et qu&#039;en est-il de la réalité? Cette donnée vous donnera en outre un &quot;point zéro&quot; qui vous permettra de mesurer vos progrès dans votre démarche de déconnexion.
Lire aussi&gt; Moins scroller sur son smartphone? C&#039;est possible et voici comment et Tuto: Comment mettre son smartphone en veilleuse et désactiver les notifications?  Week-end, demi-journée... Je m’entraîne à ne rien faire Dès que vous en avez l&#039;occasion – en attendant avant un rendez-vous, dans les transports… –, empêchez-vous de sortir votre téléphone et accordez-vous 2 minutes pour ne rien faire, voire, vous ennuyer! Pour éviter que votre cerveau ne soit trop déstabilisé par ce vide inhabituel, fixez-vous une petite mission: imaginez vos prochaines vacances, observez votre environnement… À ce moment là, votre cerveau fonctionnera en mode &quot;par défaut&quot; et activera un réseau de neurones très importants pour la mémoire, la concentration et la prise de décision. Petit à petit, allongez les phases d&#039;&quot;ennui&quot;.
Lire aussi&gt; Voici 5 conseils pour réussir à mieux se concentrer  Je teste une journée sans écran ni smartphone De bonnes pratiques pour un meilleur bien-être pour contrer des effets néfastes. L&#039;idée est de vous déconnecter temporairement mais totalement. Mieux vaut commencer par une durée modeste, une journée ou même une demi-journée, un week-end. Inutile de placer la barre trop haut et de craquer!
Les modalités de l&#039;exercice? Pour mettre toutes les chances de votre côté, préparez cette expérience en amont. Par exemple, en donnant à vos proches un numéro de téléphone fixe où vous joindre ou en désactivant les notifications de votre téléphone sans l&#039;éteindre de manière à rester joignable (sinon, cela peut être angoissant). Prévoyez aussi des activités, sinon vous risquez de ne pas savoir quoi faire du temps ainsi libéré. Enfin, emportez un carnet pour noter, au fil des heures, vos ressentis, positifs comme négatifs. Cela vous servira pour organiser votre prochaine pause déconnectée!
Lire aussi&gt; Smartphone: pourquoi la déconnexion, même partielle, fait du bien
10 gestes pour des vacances plus vertes (en France ou ailleurs)  Les 7 commandements pour reprendre le contrôle sur mon mobile L&#039;objectif est de reprendre la main sur son téléphone, de décider soi-même quand l&#039;utiliser, combien de temps et pour quoi faire. Et de cesser d&#039;en avoir un usage subi, par réflexe ou par habitude. Pour y parvenir, il s&#039;agit de mettre en place toutes sortes de petites mesures.
• Bannir le mobile de sa chambre, des repas, des moments passés avec des proches.
• Désinstaller les applis les plus addictives ou les &quot;cacher&quot; en dernière page de son menu.
• Désactiver les notifications.
• Utiliser une application qui limite les usages (elle coupe les réseaux sociaux ou les applis d&#039;actualité à l&#039;heure décidée).
• Regarder l&#039;heure sur une montre plutôt que sur son téléphone.
• Régler l&#039;écran en nuances de gris, sans couleurs vives, attractives pour le cerveau.
• S&#039;interdire le multitâche (scroller alors que l&#039;on fait autre chose). Cumulées, ces nouvelles habitudes vont se charger de remettre le smartphone à sa place! 
Lire aussi&gt; Tuto: Comment mettre son smartphone en veilleuse et désactiver les notifications?
Lire aussi&gt;  Alléger vos e-mails, c&#039;est bon pour la planète e votre bien-être: le mode d&#039;emploi    3 idées d’activités manuelles pour éviter de scroller  Envie de scroller? Et si vous optiez plutôt pour l&#039;une de ces trois activités?  3 activités à tester 
Faire un puzzle.

La grande tendance! Vous pouvez vous y mettre seul mais aussi inviter la famille à participer. Une bonne option pendant les vacances. Pour les débutants, un puzzle de 500 pièces suffit, cela permettra d&#039;éviter découragement et ennui. Choisissez un visuel simple, avec des couleurs franches.

S&#039;initier au yoga des doigts.

Composé de mudras – que l&#039;on peut traduire par &quot;gestes&quot; –, ce yoga permet, par une succession de mouvements de doigts, de faire circuler l&#039;énergie. Pouce, index, majeur… chacun est relié à un organe que nous stimulons par des exercices appropriés. À lire: Mudra, le yoga des doigts, de Juliette Dumas et Locana Sansregret (éd. Flammarion).

Faire du crochet.

C&#039;est le loisir de la génération Z, valorisé par les créateurs de mode depuis quelques saisons. On se lance dans la réalisation d&#039;un petit top coloré ou d&#039;un mini-sac en créant de simples carrés que l&#039;on coud ensuite les uns aux autres… Un doute? Demandez conseil à un ado!  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Smartphone, applis, notifications... nos conseils pour déconnecter!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Si vous êtes intolérants à certains bruits, vous souffrez peut-être de ce trouble psychique</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/vous-etes-intolerant-a-certains-bruits-vous-souffrez-de-misophonie-116034</link>
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      <pubDate>Fri, 04 Jul 2025 05:23:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La misophonie est un trouble psychique méconnu qui se traduit par des accès de colère ou de dégoût face à certains bruits. Un proche qui mastique, qui tape sur le clavier, qui mâche un chewing-gum devient alors insupportable. Que faire contre cette maladie?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un son de mastication qui vous horripile, un collègue qui tape sur son clavier comme sur une batterie qui vous met les nerfs à vif, un fil qui mâche un chewing-gum et qui vous pousse à changer de salle… Certains bruits provoquent parfois une explosion de colère sans qu&#039;on sache vraiment pourquoi. Quand une personne devient totalement intolérante à certains sons, souvent du quotidien, on parle de misophonie. Un trouble encore méconnu, qui mérite quelques éclaircissements.
Lire aussi &gt; Presbyacousie, hyperacousie: quand la perte auditive s&#039;installe  Qu&#039;est-ce que la misophonie? Quand une aversion à certains bruits provoque des réactions émotives très fortes, systématiquement, on peut soupçonner qu&#039;une personne est misophone. &quot;La misophonie est une intolérance à certains sons humains: bruits de bouche, éternuements, raclement de gorge ou mécaniques comme le tapotement sur un clavier d&#039;ordinateur ou un ventilateur qui tourne&quot;, introduit Alain Londero, médecin ORL à l&#039;hôpital Lariboisière (AP-HP). Ces sons particuliers provoquent énervement, dégoût, colère…&quot;
En général, les symptômes se manifestent à l&#039;adolescence et le patient exprime son agacement auprès de ses proches. Puis le malaise s&#039;élargit à d&#039;autres personnes, d&#039;autres bruits… et peut devenir handicapant pour la vie sociale. &quot;Certains n&#039;osent plus manger avec qui que ce soit et s&#039;isolent&quot;, décrit le médecin. D&#039;autant que ce trouble suscite tensions et incompréhension. 
Lire aussi &gt; Une découverte sur les acouphènes dessine un espoir de futur traitement  Une pathologie qui soulève encore beaucoup d&#039;interrogations Si la maladie n&#039;est pas apparue au XXIe siècle, le terme de misophonie n&#039;a qu&#039;une vingtaine d&#039;années. C&#039;est un neuroscientifique américain, le Dr Pawel Jastreboff, qui invente ce nom dans les années 2000, s&#039;inspirant du terme grec miseo (détester, haïr) et phônê (voix). &quot;Il faut nommer les choses pour qu&#039;elles existent, reprend le médecin. Est-ce une pathologie en elle-même ou un symptôme d&#039;un état d&#039;anxiété ou de dépression? Le sujet est controversé.&quot; Mais la recherche se penche de plus en plus sur ce phénomène. &quot;Il existe aujourd&#039;hui des questionnaires pour évaluer le degré d&#039;intolérance, des IRM des personnes pour voir quelle zone du cerveau s&#039;active, des tests de psychoacoustique pour aider au diagnostic.&quot; On peut établir avec ces examens qui souffre ou non de misophonie, s&#039;il s&#039;agit d&#039;un autre trouble (hyperacousie) et la gradation des symptômes.  Les sons horripilent... mais vous entendez parfaitement Cette pathologie est psychologique, mais n&#039;a rien à voir avec une perte de l&#039;audition. Le patient entend la plupart du temps parfaitement… mais c&#039;est comme si ce bruit déclenchait chez lui une alarme et donc une réaction disproportionnée.
&quot;Ce n&#039;est pas lié à un désordre du tissu auditif, mais à un déséquilibre entre les systèmes qui gèrent le son et l&#039;émotion&quot;, insiste l&#039;ORL, qui dirige l&#039;unité sur les distorsions de la perception auditive à l&#039;Institut hospitalo-universitaire Reconnect sur la santé auditive. Un bilan auditif peut donc vous rassurer, mais n&#039;est pas indispensable.
En revanche, il arrive qu&#039;une personne qui souffre d&#039;hyperacousie (les bruits sont exacerbés, voire douloureux) ou d&#039;acouphènes développe à la longue une misophonie, car certains sons, à force de faire souffrir, déclenchent une crise de colère. De même, la misophonie est souvent associée à la misokinésie, cette réaction d&#039;intolérance au mouvement. &quot;D&#039;ailleurs, chez certaines personnes, c&#039;est moins le son que le mouvement qui produit le son qui suscite une réaction négative&quot;, détaille l&#039;ORL. Une étude britannique datant de 2013 avait mis en évidence grâce à des IRM une réponse exagérée de la partie du cerveau qui gère les émotions chez les misophones face à certains bruits déclencheurs.  Que faire contre la misophonie? Comme pour toute maladie méconnue, le parcours pour obtenir un diagnostic puis un traitement s&#039;annonce complexe. Comme pour les TOC et phobies, la réponse est à chercher du côté des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), même si les psychologues spécialisés dans ce trouble sont rares. &quot;Déjà, expliquer au patient ce qu&#039;est la misophonie l&#039;aide à se sentir moins seul&quot;, assure Alain Londero. Le médecin prévient que, s&#039;il n&#039;existe pas de traitement spécifique à ce trouble psychologique, &quot;les anxiolytiques ou antidépresseurs permettent de limiter la charge anxieuse lors de l&#039;exposition au son, de diminuer l&#039;anxiété ou l&#039;état dépressif qui sont des facteurs aggravants&quot;. Par ailleurs, des techniques de relaxation, d&#039;exposition progressive et de contrôle de la réaction, qui aident à s&#039;habituer à écouter le son déclencheur pour mieux le supporter, peuvent aider.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/06/24/illustration-de-misophonie.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Si vous êtes intolérants à certains bruits, vous souffrez peut-être de ce trouble psychique]]></media:title>
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          </item>
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      <title>Sylvie: &quot;En le quittant, je savais que j&#039;allais devoir revoir mon train de vie à la baisse&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-sylvie-en-le-quittant-je-savais-que-j-allais-devoir-revoir-mon-train-de-vie-a-la-baisse-115858</link>
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      <pubDate>Thu, 03 Jul 2025 14:38:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis son divorce, Sylvie, 59 ans, est dans une situation financière plus compliquée, mais elle ne regrette pas un instant son choix. Elle raconte.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Lorsque j&#039;ai su que mon mari entretenait une liaison, depuis près d&#039;un an, avec une consœur de son cabinet d&#039;avocats, mon monde s&#039;est littéralement écroulé. Les imaginer tous les deux enlacés, probablement même sur leur lieu de travail, me donnait envie de vomir.
Pour être tout à fait honnête, ce n&#039;était pas la première fois que Jean-François me trompait. Quelques mois seulement avant de passer devant monsieur le maire, j&#039;avais déjà eu des doutes concernant son ex. Je trouvais qu&#039;elle était trop dans les parages. Quand je m&#039;en étais ouvert à lui, il n&#039;avait même pas cherché à nier, tout en reconnaissant qu&#039;il avait fait une énorme connerie – &quot;probablement due à la peur de l&#039;engagement que ressentent beaucoup d&#039;hommes&quot;, selon ses propres mots -, et qu&#039;il ne recommencerait plus jamais.  C&#039;était la goutte de trop Je le revois, assis sur le bord du lit, me supplier de lui redonner une chance. J&#039;avais donc décidé de fermer les yeux sur ce coup de canif prénuptial et de lui faire confiance, malgré les mises en garde des quelques proches, notamment ma mère, que j&#039;avais mis dans la confidence. Après? Je ne saurais dire si Jean-François a tenu parole durant nos presque trente années de mariage. Je l&#039;espère tout au moins.
Plus globalement, notre couple a, comme beaucoup d&#039;autres, traversé quelques tempêtes, mais nous étions toujours ensemble et, pour ma part, j&#039;aimais plutôt bien notre vie. Cette fois, c&#039;était pourtant trop. Je me souviens avoir prononcé le mot séparation le soir-même où j&#039;ai appris sa trahison. L&#039;histoire de ma vie venait de voler en éclats à un tel point que je ne me sentais plus capable de recoller les morceaux. Et puis nos fils avaient tous les deux pris leur envol, la décision était plus facile à prendre.  J&#039;ai dit adieu à mon rêve de vivre dans mon mas provençal J&#039;ai visiblement eu raison, puisque Jean-François n&#039;a pas essayé un seul instant de me faire changer d&#039;avis. C&#039;était il y a quatre ans, juste après la crise sanitaire. Quelques semaines plus tard, nous avons donc entamé une procédure de divorce et mis en vente notre mas provençal avec piscine de la région aixoise, dans laquelle je m&#039;étais toujours imaginée vieillir entourée, l&#039;été, d&#039;une ribambelle de petits-enfants.
J&#039;avais conscience que, avec mon salaire de professeure des écoles, j&#039;allais être obligée de revoir mon train de vie considérablement à la baisse, mais c&#039;était le prix à payer pour que je retrouve un peu de dignité et de confiance en moi. J&#039;ai donc sauté le pas en toute connaissance de cause. Avec la prestation compensatoire et quelques économies que j&#039;avais mis de côté, je me suis acheté un minuscule trois-pièces, à quelques kilomètres de l&#039;endroit où nous avions construit notre famille.  J&#039;ai dû faire du tri dans mes amis Depuis, je m&#039;en sors au quotidien (il y a évidemment bien plus malheureuse que moi!), mais je n&#039;ai aucun bien matériel, pas même une voiture, et j&#039;ai dû faire une croix sur tous les petits extras que nous nous permettions autrefois, grâce aux revenus de mon mari. Fini les vacances au sport d&#039;hiver, les déjeuners dominicaux dans les bons restaurants, tout comme les achats compulsifs (j&#039;ai toujours eu un faible pour les chaussures de bonne facture), mais, bizarrement, ça ne me manque pas plus que ça. En contrepartie, je lis beaucoup et marche plusieurs kilomètres le week-end.
Et je m&#039;accorde aussi une petite sortie par mois, avec des collègues. Car contre toute attente, j&#039;ai aussi été obligée de faire du tri dans nos amis, certains semblant mal à l&#039;aise à l&#039;idée de me revoir sans Jean-François. Tant pis pour eux. De l&#039;amertume? J&#039;en ai eu au début, car je trouvais ça injuste de me retrouver, à plus de 55 ans, dans cette situation, au seul motif que mon mari avait le sang trop chaud. Mais, aujourd&#039;hui, je préfère savourer ma liberté retrouvée. Au fond, c&#039;est comme si j&#039;avais une page blanche devant moi. Et le meilleur reste peut-être à venir&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Sylvie: &quot;En le quittant, je savais que j&#039;allais devoir revoir mon train de vie à la baisse&quot;]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Couple: les premières vacances sans les enfants, un tournant à bien préparer</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/les-premieres-vacances-sans-les-enfants-un-tournant-a-bien-preparer-55066</link>
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      <pubDate>Tue, 26 Jul 2022 18:05:06 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Attendues ou redoutées, elles finissent par arriver ces vacances où les enfants voguent vers d’autres cieux. Un tournant dans notre relation avec eux et dans le couple.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Avec trois enfants nés à deux ans d’intervalle, j’ai beaucoup fantasmé quand ils étaient petits sur des vacances sans eux!, avoue Nadine, 51 ans avec une pointe de culpabilité. Je rêvais d’avoir enfin un vrai repos sans m’occuper de cette petite troupe adorable mais épuisante. Maintenant qu’ils sont de jeunes adultes, j’appréhende un peu le vide qu’ils vont laisser en ne venant plus avec nous…&quot;
La fin d’un cycle  
D’aucuns, un peu rudes, diraient que Nadine ne sait pas ce qu’elle veut. Marie José de Aguiar, gestalt-thérapeute, a évidemment une approche plus mesurée: &quot;Lorsque les enfants sont petits, les parents sont tout le temps dans leur rythme, ce qui est fatigant sur plusieurs années. Plus autonomes, les grands enfants accaparent moins.&quot; Avec ces vacances sans eux, une page se tourne, celle des voyages et séjours où l’on partage activités, repas, déplacements, etc., dans une grande proximité.  
Lire aussi: Couple: ça existe les bonnes disputes?
Mais au-delà, elles signent un virage essentiel et symbolisent un cycle qui s’achève. &quot;L’enfant grandit, les parents vieillissent, ce dont ils peuvent être moins conscients lorsque toute la famille cohabite&quot;, poursuit Marie José de Aguiar. Pour certains très investis dans la relation, l’éloignement des enfants peut réveiller une angoisse de séparation. Même si persistent les archétypes du père occupé par sa vie professionnelle et de la mère plus soucieuse des siens, la thérapeute observe ces difficultés aussi bien chez les hommes que chez les femmes.  
…et le début d’un autre, à préparer
Longtemps les enfants prennent tellement de place qu’ils en laissent peu pour le couple, en vacances comme ailleurs. En leur absence, c’est un nouveau tête-à-tête qui commence, espéré parfois, mais craint souvent aussi. Un tête-à-tête d’autant plus visible et intense que la vie professionnelle ne meuble pas la vacuité (de la même étymologie que le mot &quot;vacances&quot;) de ces jours de repos.
Lire aussi: Comment sauver son couple à la retraite?
&quot;S’ouvre un espace où peuvent émerger des éléments dissimulés quand le couple était très actif autour des enfants, comme la difficulté à être dans l’intimité émotionnelle, affective ou sexuelle avec l’autre, la divergence sur les directions à prendre dans la vie commune ou des traits de personnalité qui déplaisent chez l’autre&quot;, explique Marie José de Aguiar.
Repartir sur de nouvelles bases
Si les deux membres du couple l’acceptent, c’est le moment de s’interroger sur ce que l’on vit à deux, de remettre en question les dysfonctionnements, de transformer et rénover ce qui peut l’être. Ce, d’autant plus que le temps plus ralenti des vacances permet de vraies retrouvailles avec soi-même et avec l’autre. &quot;Cette période peut être fastueuse si le couple ne s’est pas trop éloigné, s’il a su demeurer attentif, souligne la gestalt-thérapeute. A condition de ne pas s’engouffrer dans une suractivité, l’espace libéré peut être l’occasion de faire du nouveau, de déroger à l’habitude puisque l’on est sorti des schémas habituels et de se réajuster l’un à l’autre.&quot;  
Vous aussi ces premières vacances en tête-à-tête vous angoissent? Vous avez déjà passé ce cap et vous en êtes sortis plus forts? Témoignez.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2022/01/11/marche-nordique-couple-automne.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Couple: les premières vacances sans les enfants, un tournant à bien préparer]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Comment affronter sereinement les problèmes en couple</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/les-cles-pour-affronter-sereinement-les-problemes-au-sein-du-couple-113304</link>
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      <pubDate>Wed, 07 May 2025 17:08:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Difficultés professionnelles, santé défaillante des parents… Le couple permet de trouver du réconfort face aux problèmes. A quelques conditions pour ne pas sombrer à deux.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Plus le temps passe, plus mes parents sont source d&#039;inquiétude pour moi, témoigne Philippine, 63 ans. Trouver des solutions à leurs difficultés me prend beaucoup de temps et d&#039;énergie. J&#039;en parle beaucoup à mon mari qui me prête une oreille attentive, mais j&#039;ai parfois l&#039;impression de plomber notre couple.&quot;  Un lieu naturel où aborder les petits soucis et gros pépins Bien sûr, il y a les amis à qui parler du manager toxique ou des enfants qui ne trouvent pas d&#039;emploi. Mais le conjoint est la première personne auprès de qui évoquer problèmes et inquiétudes. &quot;Le couple représente un &quot;nous&quot;, un territoire de l&#039;intime qui crée une force particulière, souligne Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de J&#039;arrête d&#039;être mal dans mon couple (Eyrolles). Cette force naît de l&#039;expression de sa vulnérabilité, de sa sensibilité, de son empathie, ainsi que du désir d&#039;être ensemble.&quot; Cette proximité et cette intimité font du couple, quand tout va bien, l&#039;espace où parler des difficultés de la vie.  Apporter un regard différent Richesses, la complémentarité et les divergences de visions peuvent conduire à trouver des solutions ou des pistes de rééquilibrage quand l&#039;un s&#039;épuise au travail ou auprès de membres de la famille. &quot;Notre regard différent permet d&#039;alerter l&#039;autre quand son fonctionnement ne va plus afin de le conduire à se protéger davantage, à prendre plus de distance, note le psychopraticien. Cela nécessite toujours de rejoindre l&#039;autre dans sa représentation: qu&#039;est-ce qui fait que tu travailles tant et que tu es stressé?&quot; Parler des problèmes communs est également salutaire: les deux n&#039;évaluent pas forcément de la même manière des difficultés financières ou des accrocs dans le parcours des enfants, ce qui peut rendre moins aigue la façon de les vivre.  Poser des limites Pour que les problèmes ne deviennent pas omniprésents, il faut leur réserver des temps et des espaces cloisonnés afin qu&#039;ils ne contaminent pas tout le quotidien. Le couple doit veiller à ce qu&#039;ils ne deviennent pas une charge. &quot;Ils le sont quand la relation n&#039;a plus d&#039;espace pour être vivante&quot;, souligne Emmanuel Ballet de Coquereaumont. La limite à ne pas dépasser est à définir au sein de chaque couple pour ne pas perdre cet équilibre, avec une règle essentielle: accepter que tous les problèmes ne peuvent pas être résolus. Personne ne rendra leur jeunesse à nos parents, nous ne pouvons pas trouver un travail à sa place pour notre fille, etc.
&quot;Evoquer des problèmes, c&#039;est consacrer un temps à s&#039;écouter plutôt que de chercher à donner des conseils, indique le psychopraticien. Chacun a besoin de se sentir entendu par l&#039;autre qui comprend ce que nous vivons. Le couple permet plus que tout autre espace de déposer les problèmes et de s&#039;en sentir allégé, ce qui conduit à lâcher prise, à accepter l&#039;absence de solution quand il n&#039;y en a pas.&quot;  Une écoute équilibrée Tout le monde n&#039;a pas les mêmes capacités d&#039;écoute, ce qui peut susciter un déséquilibre. &quot;Le plus altruiste et empathique a tendance à laisser trop d&#039;espace à la parole de l&#039;autre et à ses problèmes jusqu&#039;à oublier ses propres limites, relève le psychopraticien. Ce n&#039;est pas toujours à la même personne d&#039;être en position d&#039;écoute ou de rassurance. Il faut une alternance.&quot;
Enfin, il faut éviter la négativité, c&#039;est-à-dire le blâme, la critique et la dévalorisation. Même dans un sentiment d&#039;impuissance face aux problèmes de l&#039;autre, il est essentiel de s&#039;interdire des phrases comme &quot;Je te l&#039;avais bien dit, tu aurais dû…&quot;, tout comme &quot;Tu ne me soutiens pas.&quot; &quot;Ces phrases abîment fondamentalement la confiance et l&#039;harmonie à l&#039;intérieur du couple, poursuit Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Elles ne servent à rien. Mieux vaut exprimer ses besoins.&quot;
Lire aussi&gt; Pourquoi le silence est une précieuse promesse de bien-être  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comment affronter sereinement les problèmes en couple]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Psycho. Bénédicte: &quot;Mes enfants refusent que je refasse ma vie&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/psycho-mes-enfants-refusent-que-je-refasse-ma-vie-115856</link>
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      <pubDate>Mon, 23 Jun 2025 13:42:28 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis que Bénédicte a rencontré quelqu&#039;un, son fils et sa fille ne la laissent pas vivre sa vie amoureuse et lui ont déclaré la guerre. Une situation qui affecte la quinquagénaire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[J&#039;ai attendu presque dix-huit mois avant de parler de Jérôme à mes enfants. J&#039;appréhendais tellement leur réaction que j&#039;avais d&#039;abord besoin de tester la solidité de cette relation et d&#039;être sûre que les sentiments étaient bel et bien réciproques. Je sais que Clément et Mathilde, même s&#039;ils volent désormais de leurs propres ailes, ne m&#039;ont jamais vraiment pardonné d&#039;avoir quitté leur père.
La séparation avec mon ex-mari, voici bientôt cinq ans, s&#039;est pourtant on ne peut mieux passée. La distance était devenue telle dans notre couple que Fabrice n&#039;avait pas plus envie que moi de se battre pour continuer ensemble et ça l&#039;a plus soulagé qu&#039;autre chose de me voir prendre les devants. Nous sommes restés, lui et moi, en très bons termes et ils nous arrivent encore régulièrement de fêter ensemble des événements familiaux, à commencer par les anniversaires de nos enfants. Il n&#039;empêche: dans les yeux de mon fils et de ma fille, je reste (et je resterai toujours) celle qui a fait éclater la cellule familiale.  Inconsciemment, je reculais l&#039;échéance Je savais, par conséquent, qu&#039;ils m&#039;attendaient au tournant et que l&#039;annonce de l&#039;arrivée d&#039;une nouvelle personne dans ma vie ne serait pas simple. Inconsciemment, je freinais donc des quatre fers pour retarder l&#039;échéance. À chaque fois que je prévoyais d&#039;aborder le sujet avec eux, je faisais marche arrière au dernier moment, en me disant que ce n&#039;était sans doute pas le meilleur timing pour me lancer (Mathilde avait des problèmes avec son syndic de copropriété, Clément venait de changer de boulot...).
Et puis, un jour, j&#039;ai pris mon courage à deux mains et je me suis lancée, après avoir mis mon ex-mari dans la confidence. Je ne ne voulais pas qu&#039;il apprenne l&#039;existence de mon nouvel amoureux de la bouche de nos enfants et j&#039;espérais également, je l&#039;avoue, qu&#039;il m&#039;aide à faire passer la pilule. D&#039;autant que je savais que, lui aussi, voyait quelqu&#039;un depuis peu. Le jour J, j&#039;ai donc dit à Clément et Mathilde que j&#039;avais rencontré un homme qui comptait pour moi, sans m&#039;épancher davantage. Je ne voulais pas parler de lui en des termes trop élogieux, afin de les ménager. J&#039;ai néanmoins ajouté que cette personne s&#039;appelait Jérôme, qu&#039;il était expert-comptable, et que j&#039;avais très envie, s&#039;ils en étaient d&#039;accord, de le leur présenter. C&#039;est tout.  J&#039;ai briefé mon amoureux Je me suis bien gardée d&#039;évoquer d&#039;emblée nos projets de vie commune qui commençaient à se dessiner. Il y a eu un blanc interminable. Ensuite? Comme je le craignais, ils se sont tous les deux emportés, en me faisant bien remarquer au passage que je n&#039;avais pas tardé à remplacer leur père, et Mathilde s&#039;est même mise à pleurer en jurant qu&#039;elle n&#039;aimerait jamais &quot;mon nouveau mec&quot;. J&#039;ai fait ce que j&#039;ai pu pour les calmer et les rassurer (il n&#039;était évidemment pas question que Jérôme prenne la place de Fabrice) et, contre toute attente, ils ont fini par accepter l&#039;idée d&#039;une rencontre.
Je pense qu&#039;ils étaient malgré tout curieux de voir à quoi ressemblait mon compagnon. J&#039;ai donc organisé un déjeuner à la maison. J&#039;avais au préalable briefé Jérôme sur le mode de fonctionnement et les goûts de chacun de mes enfants, mais aussi sur les choses à dire, et celles à ne pas dire. Comme je le sais très amoureux, je l&#039;avais gentiment supplié de ne pas en faire trop. Clément et Mathilde devaient savoir que, entre nous, c&#039;était sérieux. Le reste ne les regardait pas.  Une véritable douche froide Le rendez-vous n&#039;a été ni raté, ni réussi. Mes enfants ont répondu poliment aux questions de Jérôme, mais ils ne lui en ont posé aucune. Dans les jours qui ont suivi, je m&#039;attendais à ce qu&#039;ils me fassent des commentaires sur cette journée... en vain. Lorsque je les ai interrogés, ils m&#039;ont dit qu&#039;ils n&#039;avaient rien à dire sur &quot;cet homme&quot;, mais qu&#039;ils préféraient ne plus venir me voir, tant qu&#039;il était là. C&#039;était grosse modo lui ou eux. Ça a été une véritable douche froide, mais je n&#039;ai pas cédé à leur chantage.
Je leur ai dit qu&#039;ils n&#039;étaient pas obligés d&#039;aimer mon partenaire, mais que j&#039;avais, moi, le droit d&#039;être heureuse. Cette discussion a eu lieu il y a maintenant six mois et, depuis, mes enfants n&#039;ont pas remis les pieds chez moi. Nous nous appelons environ une fois par semaine, tout en évitant soigneusement le &quot;sujet qui fâche&quot;. J&#039;ai peur que Clément et Mathilde n&#039;acceptent jamais Jérôme. Et tout cela me rend profondément malheureuse&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Psycho. Bénédicte: &quot;Mes enfants refusent que je refasse ma vie&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Pourquoi le silence est d&#039;une aide précieuse pour votre bien-être</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/pourquoi-le-silence-est-d-une-aide-precieuse-pour-votre-bien-etre-114825</link>
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      <pubDate>Thu, 12 Jun 2025 10:28:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En solitaire ou en famille, au quotidien ou lors de vacances dans la nature, partir à la reconquête du silence, devenu une denrée rare, peut constituer un joli défi. À la clé, de nombreux bienfaits, une reconnexion à soi… et aux autres.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Loin du brouhaha, du bruit: quand le silence est d&#039;or Certains scientifiques estiment que la planète ne recèlerait plus qu&#039;une cinquantaine d&#039;espaces, essentiellement des forêts peu accessibles, à l&#039;abri du vacarme des hommes, de leurs klaxons, alarmes, sonneries, moteurs ronflants. À force d&#039;habitude, nous pouvons croire que toutes ces agressions sonores ne sont pas si dérangeantes. Vraiment? &quot;J&#039;ai pris conscience de l&#039;impact extrêmement négatif du bruit sur moi et, a contrario, des effets bénéfiques du silence durant le confinement. Découvrir une ville rendue au calme m&#039;a fait un bien fou! Malgré l&#039;angoisse liée à la pandémie, je me sentais comme réconfortée par cette ambiance feutrée et beaucoup moins stressée qu&#039;en temps normal&quot;, confie Blandine, 62 ans, lyonnaise.
Lire aussi&gt;  5 exercices pour mieux respirer!  Un cerveau apaisé, libéré quand le monde est silencieux Cette expérience s&#039;explique en grande partie par des raisons physiologiques. &quot;Lorsque nous évoluons dans un environnement silencieux, notre cerveau n&#039;a plus besoin d&#039;être constamment aux aguets pour s&#039;assurer qu&#039;aucun danger ne se cache derrière les nombreuses sollicitations sonores. Le cœur se met à battre moins vite, la respiration se pose, l&#039;organisme adopte un fonctionnement ralenti très reposant&quot;, explique Kankyo Tannier, nonne bouddhiste auteure de Danser au milieu du chaos, Secrets zen d&#039;une nonne bouddhiste (éd. Flammarion). Le silence a pour effet de déconnecter le cortex préfrontal, la zone cérébrale la plus élaborée qui analyse, réfléchit, prend des décisions. &quot;Le cerveau adopte alors le mode par défaut. Il part en quelque sorte en vadrouille, à sa convenance, selon ses propres associations d&#039;idées. Les connexions entre neurones ne sont plus le résultat d&#039;une intention mais se font de manière aléatoire. Ainsi, le silence vient réveiller des zones peu sollicitées habituellement. Un contexte propre à l&#039;imaginaire et la créativité&quot;, décrit Jeanne Siaud-Facchin, psychologue, spécialiste de la méditation de pleine conscience, auteure de La Guérison émotionnelle (éd. Odile Jacob).
Rien de tel également que le silence pour renouer avec la concentration. &quot;Quand j&#039;étais étudiant, j&#039;avais pris l&#039;habitude de pratiquer chaque année une retraite silencieuse dans un monastère pour réviser mes examens. C&#039;était réellement très efficace! Au bout de vingt-quatre heures sans parler à personne, y compris pendant les repas, je retrouvais intactes mes capacités d&#039;attention et de mémorisation&quot;, se souvient Paul, 69 ans, médecin. La pédagogue Maria Montessori l&#039;avait compris en son temps, elle qui proposait à ses élèves des &quot;leçons de silence&quot;.
Lire aussi&gt; Pourquoi notre cerveau a besoin de silence  Une vie intérieure plus riche S&#039;extraire du brouhaha ne fait pas seulement de nous des êtres moins stressés et plus concentrés. Cela nous ouvre aussi une voie directe vers notre monde intérieur. &quot;Le bruit et l&#039;agitation ont tendance à nous distraire de notre intériorité. Mais dès que nous nous retrouvons immergés dans un bain de silence, nous devenons soudainement plus attentifs à ce qui se passe en nous. Nous nous connectons à des endroits paisibles tout au fond de nous que nous ne prenons pas souvent le temps de visiter&quot;, constate Jeanne Siaud-Facchin. Comme le soulignait l&#039;écrivain Jean-Michel Delacomptée dans son Petit Éloge des amoureux du silence (éd. Gallimard), &quot;le bruit s&#039;adresse au corps, le silence à l&#039;âme&quot;. C&#039;est dans cette quiétude qu&#039;un souvenir peut émerger, une émotion, un questionnement sur nous-mêmes ou peut-être la résolution d&#039;un souci. &quot;Quand je me promène dans la nature et que les seuls bruits qui m&#039;arrivent sont le chant des oiseaux, j&#039;ai vraiment l&#039;impression d&#039;entrer en dialogue avec moi-même. Je me laisse porter par cet état introspectif. Après chacune de ces expériences silencieuses, j&#039;ai le sentiment d&#039;avoir avancé un peu dans la connaissance de moi-même&quot;, sourit Blandine.
Pour certains, le silence revêt une dimension spirituelle. C&#039;est le cas de nombreux croyants issus de différentes traditions religieuses: pour eux, faire taire le bruit hors de soi et même en soi permet de créer un espace protégé où ils peuvent mieux entendre la voix de Dieu. Le moine bénédictin et écrivain François Cassingena-Trévedy, auteur de (&quot;Silence d&#039;une demi-heure&quot;, revue Études, 2016) parle, lui, du silence comme d&#039;une &quot;pareille éclaircie, pareille trêve, pareille vacance au milieu de l&#039;immense bouleversement qui nous arrive&quot; dans le texte &quot;Silence d&#039;une demi-heure&quot; (revue Études, 2016).
Lire aussi&gt; Pratiquée 5 minutes par jour, cette méthode de respiration réduit le stress  Des liens plus authentiques et sereins Le silence est également susceptible de &quot;soigner&quot; nos relations avec nos proches. &quot;Observer des tout petits temps de silence, à peine perceptibles, lors d&#039;une conversation profite grandement à la qualité du lien. On cesse d&#039;être dans l&#039;anticipation de ses propres réponses et arguments alors que l&#039;autre n&#039;a même pas fini de parler. On laisse la parole de son interlocuteur se déployer. Il se sent vraiment entendu et l&#039;échange devient plus authentique&quot;, constate Jeanne Siaud-Facchin. Ces mini-pauses dans la parole nous protègent également des réponses trop impulsives et agressives, elles nous laissent un temps salutaire de réflexion. Si parfois nous trouvons que les échanges avec un conjoint, un enfant ou un parent manquent de profondeur et tournent trop souvent autour de paroles un peu creuses, Kankyo Tannier nous propose d&#039;essayer ce petit jeu à pratiquer à deux. &quot;Il s&#039;agit de se regarder trente secondes les yeux dans les yeux, sans détourner le regard, sans émettre un son. Si les premières secondes paraissent interminables et même gênantes, très vite un basculement s&#039;opère. Vous sentez littéralement votre cœur s&#039;ouvrir, se mettre dans une attitude empathique, vous éprouvez un réel sentiment de communion. Et lorsque vous recommencez à parler, l&#039;échange est beaucoup plus intense&quot;, décrit la nonne bouddhiste.
Pour raffermir le lien qui les unit, certains couples pratiquent notamment des retraites silencieuses. &quot;À chaque fois que nous faisons cette démarche, nous nous offrons une nouvelle lune de miel! À l&#039;issue de ces séjours, tout se passe comme si nous nous redécouvrions mutuellement. Nous portons l&#039;un sur l&#039;autre un regard plus ardent, plus vivant. Comme si, en nous abstenant de parler, nous nous étions recentrés sur l&#039;essentiel&quot;, témoigne Geoffroy, 53 ans.
Lire aussi&gt; Les clés pour affronter sereinement les problèmes de couple  Une quête à petits pas Comment introduire du silence dans notre existence? Cela ne doit pas se faire trop brutalement, surtout pour ceux qui sont habitués à vivre dans l&#039;agitation. &quot;Pour certaines personnes, le silence renvoie au vide et à la peur d&#039;être assaillies par des idées noires. C&#039;est pour cette raison qu&#039;il nécessite d&#039;être apprivoisé&quot;, avance Kankyo Tannier. &quot;Il ne sert à rien de s&#039;imposer de faire silence. Ce serait la porte ouverte aux pensées parasites envahissantes! Il faut simplement consentir au silence, en douceur&quot;, ajoute Jeanne Siaud-Facchin. Un tout premier &quot;entraînement&quot; peut se faire dans la nature. &quot;Dans une forêt, au bord d&#039;un ruisseau, à la campagne ou la montagne, nous sommes confrontés à des sons naturels qui sont perçus par notre cerveau comme très proches du silence. Mais un silence non absolu, rassurant&quot;, encourage la nonne bouddhiste. Lors d&#039;une prochaine randonnée, pourquoi ne pas décider de marcher sans parler, sans écouter de musique? Et voyons ce qu&#039;il advient… Autre cadre intéressant pour s&#039;entraîner au silence: le repas. Les parents ou grands-parents peuvent proposer aux enfants de tous se taire pendant les cinq premières minutes du déjeuner ou dîner partagé. &quot;Pas pour imposer un silence punitif mais pour expérimenter un silence ludique. Ce sera l&#039;occasion pour chacun de porter sa pleine attention à ce qu&#039;il est en train de déguster, les saveurs, les textures. Peut-être aussi d&#039;observer les autres, de se sourire&quot;, propose Jeanne Siaud-Facchin. Il vous faudra sans doute un peu de temps pour apprendre à entrer sans appréhension dans le silence. Mais très vite, c&#039;est en sortir qui deviendra difficile tant vous vous y sentirez bien…  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pourquoi le silence est d&#039;une aide précieuse pour votre bien-être]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Comment en finir avec la honte?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/comment-en-finir-avec-la-honte-109488</link>
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      <pubDate>Mon, 09 Jun 2025 15:58:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Cyllane Claire]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Cette émotion universelle, qui peut être paralysante, touche particulièrement les femmes. C&#039;est ce que nous exposent Élisabeth Cadoche, journaliste, et Anne de Montarlot, psychothérapeute, auteures de &quot;La Fabrique de la honte&quot;.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Pourquoi les femmes sont-elles davantage concernées? En Europe, plus de la moitié des femmes ressentent de la honte par rapport à leur corps, contre moins d&#039;un tiers des hommes. Cet écart montre que ce sentiment est avant tout une construction sociale et culturelle, et qu&#039;elle pèse plus spécifiquement sur les femmes. L&#039;héritage religieux, des siècles de contrôle sur leur corps, le patriarcat qui a perpétué cette domination ou les normes culturelles jouent un rôle clé. La honte au féminin est aussi liée à des sujets comme la violence et la maternité.    Quelle est la différence entre la honte et la culpabilité? La honte nous assène &quot;Je suis mauvais(e)&quot;, alors que la culpabilité dit &quot;J&#039;ai fait quelque chose de mal&quot;. Une distinction cruciale, car la honte peut être bien plus paralysante. Elle nous empêche de nous montrer aux autres, de nous engager pleinement par peur du jugement et du rejet. C&#039;est une forme d&#039;autoaccusation qui fait que nous nous sentons indigne de toute compassion.
Lire aussi&gt; Les émotions, comment ça marche?  Quelles sont les solutions pour s&#039;en débarrasser?  Il y en a trois principales. D&#039;abord, l&#039;autocompassion: il est essentiel de porter un regard bienveillant sur soi-même. Cela implique de se parler comme on le ferait à une amie chère. Ensuite, faire de la pleine conscience permet de se recentrer sur le moment présent. Enfin, travailler le lien corps-esprit. Les activités telles que le yoga aide à se reconnecter à son corps, non pas dans un but esthétique, mais pour comprendre ce qu&#039;il exprime et retrouver une harmonie intérieure.

Pour aller plus loin:

La Fabrique de la honte (éd. Les Arènes)  Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comment en finir avec la honte?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Que faire si mon proche est touché par une maladie psychiatrique?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/sante-mentale-mon-proche-est-touche-par-une-maladie-psychiatrique-105300</link>
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      <pubDate>Fri, 14 Feb 2025 05:13:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[D&#039;où viennent la bipolarité, la schizophrénie, ces troubles qui ne sont pas rares? Comment repérer ces maladies psychiques, se protéger et s&#039;en sortir? Le point avec les experts.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le problème Bipolarité, schizophrénie ne sont pas rares: les troubles bipolaires toucheraient entre 650 000 et 1 650 000 personnes en France, la schizophrénie près de 600000 personnes (Fondation FondaMental). Le patrimoine génétique rend parfois plus vulnérable aux facteurs de risque environnementaux et à l&#039;impact d&#039;une exposition précoce et/ou répétée à des stress. L&#039;origine peut aussi être liée à une infection, une maltraitance infantile, une prise de drogues, un traumatisme. Autre hypothèse: l&#039;organisme produirait trop de molécules inflammatoires à l&#039;origine d&#039;une inflammation chronique finissant par gagner le cerveau.
Lire aussi&gt;  Débat: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques   L&#039;erreur à éviter Retarder le moment de consulter. Ce n&#039;est pas du psychiatre dont il faut avoir peur mais d&#039;un retard à la prise en charge! Il faut expliquer et convaincre qu&#039;une maladie psychiatrique est bien une maladie, pour faire fondre tout risque de culpabilité absolument injustifiée.  Savoir se protéger Si les maladies sont multifactorielles, une meilleure hygiène de vie limite les risques d&#039;inflammation chronique. La souffrance psychique provoquée par ces affections augmente la vulnérabilité aux addictions, un vrai cercle vicieux. La consommation de drogues (cannabis, cocaïne, héroïne, drogues de synthèse, alcool…) peut favoriser la survenue d&#039;une première crise, perturber l&#039;efficacité des traitements, prolonger le temps d&#039;hospitalisation, favoriser les rechutes. Un des problèmes identifiés mais mal combattus est la présence de dealers dans les parcs des hôpitaux psychiatriques, un comble! L&#039;Établissement public de santé mentale du Morbihan (EPSM, à Saint-Avé) a réussi en collaboration avec le parquet et les forces de l&#039;ordre à mettre en place des mesures pour les faire fuir. Un exemple.
Lire aussi&gt; DYS, TDH, HPI... Et si votre petit-enfant avait un profil atypique?  Pour s&#039;en sortir La prise de conscience des liens entre dérèglements inflammatoires et troubles psychiatriques majeurs fait partie des grandes avancées récentes de la médecine. De nombreux traitements sont en cours de développement dans le champ de l&#039;immunopsychiatrie. En cas de pathologie psychiatrique et/ou d&#039;addiction, il est essentiel de se faire aider par un soignant formé: le médecin généraliste est un premier recours, qui pourra orienter vers un spécialiste ou une urgence psychiatrie. Un suivi régulier est le gage d&#039;une stabilisation de la situation. Le soutien des proches est précieux.  Nos expets Dr Hugo Bottemanne, psychiatre à l&#039;hôpital Bicêtre (94), chercheur associé à l&#039;Institut du cerveau (Paris).
Dre Nathalie Rapoport-Hubschman, psychothérapeute, directrice de l&#039;Institut de médecine corps esprit.
Pierre Nantas, psychologue-psychothérapeute.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Que faire si mon proche est touché par une maladie psychiatrique?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Pr Marion Leboyer: &quot;La psychiatrie doit être aidée&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/pr-marion-leboyer-la-psychiatrie-doit-etre-aidee-103258</link>
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      <pubDate>Fri, 17 Jan 2025 05:33:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sophie Viguier-Vinson]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Faire de la maladie mentale la &quot;Grande cause nationale&quot; de 2025 illustre l’urgence de répondre aux besoins de la psychiatrie. Une mesure suffisante? L’avis de la Pr Marion Leboyer, psychiatre, chercheuse et directrice générale de la fondation FondaMental.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Réclamée depuis longtemps par les acteurs du secteur, la décision de faire de la psychiatrie une grande cause nationale a-t-elle été accueillie comme une bonne nouvelle? Pr Marion Leboyer: Le label &quot;grande cause nationale&quot; va rendre plus visibles les problématiques du secteur, ses besoins, ainsi que les pathologies concernées. Une plus large diffusion d&#039;informations sur les maladies mentales permettra d&#039;en faire des pathologies comme les autres, qui se diagnostiquent et qui se soignent. C&#039;est donc une belle avancée, mais seulement le début d&#039;un processus de reconnaissance et de soutien qui doit être beaucoup plus important et maintenu dans la durée.
Lire aussi&gt; Aller chez le psy après 60 ans  Les jeunes semblent être la cible prioritaire, à l’image du nouveau média Et psy c’était toi lancé par le GHU de Paris, accessible sur TikTok et Instagram. Que prévoit-on pour les seniors touchés par la maladie psychique? Pr Marion Leboyer: L&#039;inquiétude pour les jeunes a grandi avec la crise du Covid. Alors que les soignants et les familles se sont d&#039;abord alarmés pour les aînés isolés pendant les confinements, nous nous sommes rendu compte que les plus jeunes avaient terriblement souffert de la situation, avec une augmentation spectaculaire des troubles dépressifs et des tentatives de suicide au sein de cette population. Heureusement, ce n&#039;est pas un tabou pour eux. Ils en parlent assez facilement et peuvent par conséquent être plus rapidement pris en charge, à l&#039;inverse des seniors, plus hésitants à demander un soutien psychologique ou psychiatrique. Cette opération nationale doit donc aussi permettre de changer les représentations chez les plus âgés, pour lever les résistances et encourager la prise en charge.
Lire aussi&gt; Psy: quand consulter?  La notion de santé mentale s’est largement imposée. Est-elle appropriée? Pr Marion Leboyer: En quelques années, dans le discours collectif, on est passé de la folie, qui fait peur, à l&#039;idée vague de santé mentale. Mais pour être précis, la psychiatrie est une discipline qui a bien pour objet la santé mentale. De la même manière qu&#039;il semblerait aujourd&#039;hui incongru de parler de &quot;santé de la cellule&quot; pour évoquer pudiquement les cancers, il faut pouvoir nommer sans détour les maladies psychiques comme la dépression, la bipolarité, les troubles de l&#039;attention, la schizophrénie… afin de mieux les comprendre et mieux les soigner.
Lire aussi&gt; Comment mettre fin aux ruminations mentales?  Avec beaucoup de postes vacants en psychiatrie, 2 millions de personnes traitées en service spécialisé – soit deux fois plus qu’en 2003 – et la fermeture de nombreux lits sur la période, comment répondre aux besoins des patients? Pr Marion Leboyer: Le problème étant systémique, les solutions sont forcément multiples. Il faudrait commencer par un meilleur dépistage des pathologies psychiques et des comorbidités chez le généraliste, qui peut orienter si besoin vers d&#039;autres structures, comme l&#039;un des 54 centres experts coordonnés par la fondation FondaMental, dédiée à la lutte contre les maladies mentales. Recréer des lits dans les services psychiatrie à l&#039;hôpital éviterait aussi à nombre de patients une dégradation de leur état de santé et de leur situation sociale.
Mais les besoins d&#039;hospitalisation baisseront naturellement avec une meilleure prise en charge en amont. Il est essentiel de mieux communiquer sur ce secteur de soin, si passionnant, avec une recherche active, afin de susciter des vocations, la psychiatrie étant l&#039;une des disciplines les moins choisies par les jeunes internes en France. Enfin, les moyens financiers sont très insuffisants: seulement 2% à 4% du budget de la recherche biomédicale lui sont alloués. Or, le label &quot;Grande cause nationale&quot; n&#039;est pas encore associé à des aides financières précises. Et s&#039;il est capital d&#039;augmenter les subventions, les Français peuvent aussi faire plus de dons, comme ils le font pour le Téléthon, par exemple.  Quelles sont les avancées prometteuses en psychiatrie? Pr Marion Leboyer: Des découvertes importantes ont été faites: en imagerie pour mieux localiser les zones touchées par la pathologie; en génétique sur l&#039;impact de la mutation de certains gènes impliqués dans l&#039;autisme, la schizophrénie ou les troubles bipolaires; en immunologie avec la mise en évidence de phénomènes inflammatoires issus d&#039;une réaction immunitaire (suite à une infection, à une exposition à la pollution…) corrélée au déclenchement de certaines maladies mentales. L&#039;immunopsychiatrie fait des pas de géant depuis une dizaine d&#039;années pour comprendre les liens entre le cerveau, les gènes, l&#039;immunité, l&#039;inflammation chronique… On a ainsi découvert que jusqu&#039;à 25% des patients schizophrènes étaient porteurs d&#039;auto-anticorps agissant contre des récepteurs cérébraux, responsables de &quot;psychose autoimmune&quot;, ou que les personnes souffrant de dépression avaient quatre fois plus de risque de présenter un syndrome métabolique. Mais encore faut-il faire le lien entre santé mentale et santé somatique, en proposant systématiquement de dépister un syndrome métabolique par un bilan médical régulier. Une médecine de précision en psychiatrie est en cours de développement pour identifier des sous-groupes homogènes de patients à traiter en conséquence. Comme en cancérologie avec l&#039;arrivée de l&#039;immunothérapie au tournant des années 2010, l&#039;immunopsychiatrie est sur le point de vivre une révolution thérapeutique. Et on a besoin d&#039;un sérieux coup de pouce médiatique, institutionnel et financier.  13 millions de Français souffrant de troubles psychiques C&#039;est, selon l&#039;OMS, le nombre de Français souffrant de troubles psychiques. La dépression toucherait de 15% à 20% d&#039;entre eux (Inserm). Depuis juin 2024, à travers Mon soutien psy, l&#039;Assurance maladie prend en charge jusqu&#039;à 11 séances (à hauteur de 50€ chacune) auprès de thérapeutes associés.
Renseignements: www.ameli.fr    Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique de notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Pr Marion Leboyer: &quot;La psychiatrie doit être aidée&quot;]]></media:title>
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      <title>Olivier de Ladoucette: Consulter un psy, un acte de courage</title>
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      <pubDate>Sun, 11 May 2025 05:28:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Dr de Ladoucette]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Oser pousser la porte d&#039;un psychiatre ou d&#039;un psychologue pour demander de l&#039;aide n&#039;est en aucun cas un aveu de faiblesse! Pour notre chroniqueur le psycho-gériatre Olivier de Ladoucette, c&#039;est même tout le contraire et voici pourquoi il nous y encourage.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En France, la dépression chez les seniors est un fléau silencieux. Une étude récente l&#039;a confirmé: notre pays détient le triste record européen du nombre de dépressifs, tous âges confondus, et du taux de suicide chez les personnes âgées. Pourtant, entre préjugés et méconnaissances, consulter un psy – psychiatre ou psychologue – relève pour beaucoup de seniors de l&#039;incongruité ou du tabou. Comme si demander de l&#039;aide à un professionnel était un aveu de faiblesse ou de déraison.
Vieillir, c&#039;est bel et bien accumuler les souvenirs mais aussi les pertes: un métier valorisant, un conjoint, des amis, parfois l&#039;autonomie. Face à de tels bouleversements, il est humain de vaciller. Mais trop de personnes âgées, en particulier les hommes, évacuent encore ces souffrances sous prétexte qu&#039;elles seraient une fatalité. D&#039;autres, redoutant l&#039;étiquette de &quot;malade mental&quot;, préfèrent souffrir en silence. Si un genou douloureux ou un coeur inconstant méritent un médecin, pourquoi une tristesse persistante ne relèverait-elle pas d&#039;un spécialiste?  Les consultations auprès d&#039;un psy permettent d&#039;améliorer la qualité de vie, d&#039;adapter les traitements médicamenteux s&#039;ils sont proposés et d&#039;offrir un soutien précieux. Il est temps de normaliser ces démarches et de briser les tabous. Demander une aide psychologique n&#039;est pas un raffinement réservé aux gens dénués de volonté. C&#039;est au contraire un acte de courage et de lucidité. La santé mentale n&#039;a pas d&#039;âge.   Olivier de Ladoucette est psycho-gériatre.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Olivier de Ladoucette: Consulter un psy, un acte de courage]]></media:title>
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      <title>Le jour où j&#039;ai appris ce secret de famille, &quot;mon identité s&#039;est écroulée comme un château de cartes&quot;</title>
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      <pubDate>Sat, 10 May 2025 09:23:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis qu&#039;elle a appris que son père n&#039;était pas son géniteur, Emmanuelle, 54 ans, peine à se reconstruire. Elle raconte.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je ne sais pas si c&#039;est parce que ma grand-mère paternelle, qui était un poil gaffeuse, m&#039;a un jour dit qu&#039;elle m&#039;aimait &quot;même si elle savait que je n&#039;étais pas sa petite-fille&quot;, une phrase qui est longtemps restée ancrée en moi. Ou parce que mes frère et sœur et moi n&#039;avons physiquement pas grand-chose en commun - ils ont tous les deux le teint pâle et les cheveux clairs, alors que, moi, je suis châtain foncé et plutôt mate de peau, et je ne parle même pas de nos caractères qui sont exactement aux antipodes: ils sont l&#039;un et l&#039;autre aussi exubérants que je suis introvertie... mais le fait est que j&#039;ai toujours eu le sentiment de ne pas être à ma place auprès des miens.
Je n&#039;ai jamais manqué de rien, et surtout pas d&#039;amour, que ce soit de la part de mes parents ou du reste de la famille, mais j&#039;ai grandi avec la certitude qu&#039;on me cachait quelque chose et que mon histoire n&#039;était pas authentique. C&#039;était plus fort que moi, je le sentais. D&#039;autant que, à partir de l&#039;adolescence, un autre point a commencé à me turlupiner. Au hasard d&#039;une prise de sang, j&#039;ai découvert que j&#039;étais la seule de la fratrie a être du groupe B. Frédéric et Laurence, mes aînés, appartiennent, eux, au groupe A, comme mes parents. Je me souviens m&#039;être un jour étonnée de cette différence devant maman et de lui avoir demandé si elle n&#039;avait jamais pensé que j&#039;avais été échangée à la maternité (je savais que ces histoires arrivaient parfois dans les pouponnières, du moins à la télé), mais elle avait explosé de rire, puis m&#039;avait répondu que c&#039;était comme ça, que la génétique réservait souvent bien des surprises.  Un besoin viscéral de connaître la vérité Elle était, comme tout mon entourage, consciente que ça cogitait énormément dans ma tête, mais le silence a toujours régné en maître chez nous. Ensuite? J&#039;ai continué à avancer comme j&#039;ai pu, en mettant, durant près d&#039;un demi-siècle, un mouchoir sur mes doutes et mes interrogations. Je n&#039;ai eu ni mari, ni enfants et je pense que ceci explique sans doute cela. C&#039;est après le décès de papa, en 2022, que j&#039;ai eu non pas envie, mais viscéralement besoin, de connaître la vérité, afin de savoir qui j&#039;étais vraiment.
Sans rien dire à personne, j&#039;ai donc commandé un test d&#039;ADN en ligne qui, quelques semaines plus tard, m&#039;a révélé que... 40% de mes gènes, soit près de la moitié, venaient de la péninsule Ibérique. J&#039;avais apparemment aussi des liens avec plusieurs pays de l&#039;Europe de l&#039;Est, la Pologne notamment. Or, mes grands-parents maternels nous ont toujours répété, non sans une certaine fierté, que nous étions 100% Français, et même 100% normands. Si ces résultats ne m&#039;ont pas vraiment surprise, ils m&#039;ont brisée.  Cette révélation nous a rapprochés avec mon frère et ma soeur L&#039;homme qui m&#039;avait élevée, et auquel je vouais une admiration sans bornes, jusqu&#039;à vouloir lui ressembler -je travaille, comme lui, dans le secteur du paramédical-, n&#039;était donc pas mon père. Frédéric et Laurence n&#039;étaient, eux, que mes demi-frère et sœur. Quant à ma famille paternelle, elle n&#039;avait plus aucun lien de filiation avec moi. En quelques secondes, mon identité s&#039;est écroulée comme un château de cartes. Les jours qui ont suivi cette découverte ont été éprouvants. Il y a d&#039;abord eu la confrontation avec maman qui, contre tout attente, n&#039;a pas cherché à botter en touche.
Lire aussi&gt; Le jour où j&#039;ai réalisé que j&#039;étais alcoolique
Elle m&#039;a avoué avoir eu, à une époque où &quot;il y avait de l&#039;eau dans le gaz dans son couple&quot;, une brève liaison avec un homme marié, décédé quelques mois plus tard dans un accident de voiture. J&#039;étais le fruit de cette relation. Papa savait sans aucun doute que je n&#039;étais pas sa fille, mais il n&#039;avait jamais rien dit. En apprenant cela, j&#039;ai eu l&#039;impression de l&#039;aimer encore davantage. C&#039;était lui mon véritable père et, pour ne pas avoir l&#039;impression de la trahir, je ne voulais pas en savoir plus sur mon géniteur.
Quant à maman, je ne la jugeais pas d&#039;avoir été infidèle, mais je ne comprenais pas comment elle avait pu rester murée dans le silence pendant toutes ces années. J&#039;étais partagée entre colère, tristesse et déception. Il y ensuite eu la longue discussion avec mes frère et sœur, qui sont littéralement tombés des nues. Un moment émotionnellement intense qui, le choc digéré, nous a, bizarrement, plutôt rapprochés. Trois ans après avoir envoyé cet échantillon de salive qui a fait éclater la vérité, je ne me sens pas apaisée, mais un moins seule face à ce secret de famille. J&#039;essaie tant bien que mal de reprendre le contrôle sur ma vie, car personne ne sort jamais indemne d&#039;une telle révélation.
* L&#039;identité été modifiée  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le jour où j&#039;ai appris ce secret de famille, &quot;mon identité s&#039;est écroulée comme un château de cartes&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Je suis seule... et je le vis bien!</title>
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      <pubDate>Thu, 01 May 2025 14:43:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Corinne Renou-Nativel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Souvent perçue comme négative, la solitude a pourtant beaucoup à nous apporter. Petit tour d&#039;horizon de ses bienfaits.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Selon une enquête IFOP de janvier 2025, les trois quarts des Français considèrent la solitude comme un problème. Mais notre regard sur elle peut changer une fois que sont compris ses atouts, comme Anne, 63 ans, en a fait l&#039;expérience: &quot;Arrivés à la retraite, mon mari et moi avons fait le constat que nous ne souhaitions plus vivre ensemble. D&#039;abord un peu effrayée par la solitude, je me suis aperçue qu&#039;elle me permettait de me relier enfin à mes envies. Ma solitude est d&#039;autant plus délicieuse que je suis entourée de bons copains.&quot;  Solitude ou isolement? La solitude désigne le fait d&#039;être ou de se sentir seul, ce qui ne va pas forcément ensemble. Elle peut en effet être ressentie dans une foule ou dans le couple parce que l&#039;autre, quel qu&#039;il soit, ne peut pas abolir en nous une solitude intrinsèque. Ce sentiment peut être momentané ou prolongé, choisi ou subi. L&#039;isolement désigne le fait d&#039;être coupé d&#039;un environnement social, de relations suffisantes dans leur nombre ou leur qualité. &quot;Il existe évidemment des liens entre solitude et isolement, y compris de causalité, mais ils doivent être distingués&quot;, explique Dylan Collin, auteur avec Cécile Le Meur de La solitude a ses vertus (Eyrolles).
Lire aussi&gt; Vivre à deux et se sentir seul: comment retrouver de la connivence dans le couple?
Différentes situations de vie peuvent conduire à l&#039;une ou l&#039;autre (maladie, divorce, veuvage, etc.), mais la solitude ne s&#039;accompagne pas forcément d&#039;isolement, comme Anne en témoigne. L&#039;auteur de La solitude a ses vertus nous invite à la redéfinir plus positivement: &quot;Elle est l&#039;art de rester connecté à soi et d&#039;avoir son propre monde, ses propres rêves, ses propres émotions, sans chercher toujours systématiquement à leur donner une existence par le regard de l&#039;autre. Il faut accepter sa propre singularité, sans quête du jumeau absolu qui nous comprendrait mais qui n&#039;existe pas.&quot;  Être davantage à l&#039;écoute de soi-même Moins tourné en permanence vers autrui, cette solitude bien vécue amène à être plus attentif à ses propres ressentis, à en devenir l&#039;expert. &quot;La consommation et les réseaux sociaux invitent à regarder partout ailleurs sauf en soi, remarque Dylan Collin. Dans un monde de paraitre, de course à l&#039;avoir et à la démonstration plutôt qu&#039;à l&#039;être, la solitude devient négative. Mais la fuir revient obligatoirement à se fuir soi-même. Repenser autrement la solitude permet de profondément écouter les parts de nous qui s&#039;expriment. &quot;
Ne pas avoir pris le temps de prêter attention à leurs signaux avant-coureurs conduit à la dépression, au burn-out, à la saturation. La solitude offre la possibilité de s&#039;affranchir des influences de notre entourage, des conventions et de notre éducation, de nous recentrer et de prendre du temps pour nous pour mettre à jour nos désirs, mais aussi les peurs et les blocages qui nous empêchent quelquefois avancer.  Aller plus aisément vers les autres et développer sa créativité Loin d&#039;être paradoxal, ce retour à soi peut ouvrir à autrui. &quot;La solitude acceptée a pour finalité une reconnexion plus profonde aux autres et au monde &quot;, précise Dylan Collin. La relation à autrui en est transformée. Comme la peur de la solitude et de l&#039;abandon n&#039;est plus un moteur dans les liens, il devient plus simple de mieux choisir son entourage. &quot;Dès lors la personne qui ne se sent plus dans l&#039;attente vis-à-vis des autres propose les trésors qu&#039;elle recèle en elle (peut-être plus de sérénité, de sourire, de lumière retrouvée, de motivation, de sentiment de légitimité, etc.), ce qui fait une grande différence&quot;, souligne l&#039;auteur de La solitude a ses vertus.
La solitude favorise aussi grandement la capacité à créer. &quot;En nous délestant de murs érigés, d&#039;armes de défense posées pour nous protéger d&#039;une situation passée, la solitude conduit à se décharger de couches d&#039;oignons devenues inutiles, explique Dylan Collin. Elle peut nous inciter à nous exprimer de différentes manières, dont l&#039;art qui est l&#039;une des façons les plus thérapeutiques. La connexion à nos émotions, à notre sensibilité singulière, à la nature aussi, à la poésie de ce monde démultiplie la créativité.&quot; Le confinement a conduit beaucoup d&#039;entre nous à l&#039;écriture, au chant, au dessin et à la peinture. Mais d&#039;autres formes d&#039;expression peuvent découler de ce retour à soi et à sa propre inspiration, comme le réaménagement d&#039;un logement, la création ou la transformation d&#039;un jardin.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je suis seule... et je le vis bien!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
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      <title>Que faire quand le couple tangue</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/quand-le-couple-tangue-111292</link>
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      <pubDate>Mon, 05 May 2025 05:18:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La rupture d’un couple n’est jamais anodine, pour les conjoints comme pour leurs enfants. Elle peut être inévitable et même salutaire. Parfois, une autre issue mériterait d’être explorée.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;J&#039;ai compris que l&#039;infidélité de mon épouse ne venait pas de nulle part&quot;, Éric, 57 ans  Il y a cinq ans, ma femme m&#039;a avoué qu&#039;elle m&#039;avait trompé avec un collègue. Sur le moment, j&#039;ai pensé que jamais je ne pourrais lui pardonner, que notre couple était fichu. Elle m&#039;a proposé que nous consultions une thérapeute conjugale, pour nous donner une chance. Lors des séances, j&#039;ai compris que son infidélité n&#039;était pas sortie de nulle part: avec le temps, j&#039;avais cessé de faire des efforts pour elle et désinvesti notre relation. Pas à pas, nous avons réappris à nous aimer et nous désirer.&quot; Éric, 57 ans
Sauver son couple du tsunami provoqué par un adultère est possible, à condition que des leçons soient tirées et de nouvelles bases posées. Dans cette démarche exigeante, l&#039;accompagnement d&#039;un professionnel s&#039;avère précieux. &quot;Parler de l&#039;infidélité en tête à tête conduit souvent à des discussions sans fin, où celui qui a été trompé réclame des détails mais ne supporte pas de les entendre, où celui qui a trompé ne sait plus que dire ou ne pas dire. Entamer un travail avec un thérapeute permet au couple d&#039;être contenu dans un cadre sécurisant et d&#039;éviter les débordements&quot;, explique Florence Peltier, conseillère conjugale et familiale, auteure de Donnez du bonheur à votre couple, 1 défi positif par jour, InterÉditions.
Surtout, une réflexion de fond peut alors être menée. &quot;Le professionnel aide le couple à comprendre les mécanismes qui ont conduit à l&#039;infidélité et à construire un autre fonctionnement. Par exemple, quel autre moyen que le passage à l&#039;acte cette femme pourra-t-elle trouver pour dire son insatisfaction? Quels gages son mari pourra-t-il lui donner pour lui prouver qu&#039;elle reste sa priorité et que surtout, elle peut lui refaire confiance?&quot; décrypte Bénédicte Lucereau, thérapeute de couple, auteure de Garder le cap après le mariage, éd. Artège Le Sénevé. Des pistes concrètes, propres à chaque couple, sont évoquées pendant les séances, puis &quot;testées&quot; dans la vie réelle, puis rediscutées et affinées avec le professionnel. &quot;Il faut accepter que cela prenne du temps…&quot; prévient-elle.
Lire aussi&gt; Je l&#039;ai vécu. Siegrid: &quot;Mon mari m&#039;a trompé. Nous avons fait la paix pour le bien de nos filles&quot;   &quot;Mes parents m&#039;ont annoncé qu&#039;ils divorçaient&quot;, Florian, 38 ans &quot;Mes parents m&#039;ont annoncé qu&#039;ils divorçaient&quot; Deux ans après leur retraite, mes parents m&#039;ont annoncé qu&#039;ils divorçaient. Se retrouver des journées entières en face à face leur avait fait prendre conscience qu&#039;ils n&#039;avaient plus grand-chose à partager. Ils ne semblaient pas effondrés, c&#039;est plutôt moi qui l&#039;étais! Moi-même marié et père de deux enfants, j&#039;ai soudain eu le sentiment que l&#039;idée que je m&#039;étais faite du couple jusque-là était erronée. Et maintenant, j&#039;ai peur que cela m&#039;arrive un jour…&quot; Florian, 38 ans
Quel que soit l&#039;âge d&#039;un enfant au moment où ses parents se séparent, et même s&#039;il est adulte, le choc est toujours rude. &quot;La rupture du lien parental vient bouleverser son histoire, ébranler ses origines puisqu&#039;il est issu de cette union, bousculer les repères identitaires sur lesquels il s&#039;est construit&quot;, développe Bénédicte Lucereau. Si l&#039;expérience est éprouvante, elle peut cependant devenir constructive quand elle déclenche une réflexion. Pour un enfant adulte, le divorce de ses parents peut en effet produire une prise de conscience salutaire: un couple, si solide paraît-il de l&#039;extérieur, n&#039;est jamais acquis. &quot;Pour durer, il nécessite d&#039;être entretenu, grâce notamment à des rituels toujours renouvelés et à une communication où chacun se sent vraiment entendu. Et cela, tout particulièrement dans les moments “à risque”, comme le passage à la retraite, où de nouveaux équilibres sont à trouver&quot;, souligne Florence Peltier.
Lire aussi&gt; Divorces tardifs: moins tabous mais tout aussi douloureux  &quot;Nous avons constaté que l&#039;herbe n&#039;était pas plus verte ailleurs&quot;, Dominique, 61 ans &quot;Nous avons constaté que l&#039;herbe n&#039;était pas plus verte ailleurs&quot; Mon mari et moi avons divorcé alors que nos deux enfants étaient petits. Et quinze ans plus tard, nous nous sommes remariés! L&#039;un et l&#039;autre, au travers des histoires que nous avons eues après notre séparation, nous avons constaté que l&#039;herbe n&#039;était pas plus verte ailleurs. Nous avons réalisé que nous nous étions sans doute un peu trop précipités pour divorcer, sans chercher vraiment à nous battre pour sauver notre couple. Et que finalement, l&#039;amour n&#039;était pas mort entre nous.&quot; Dominique, 61 ans
Il arrive que certaines séparations se décident trop vite, sans se laisser le temps de la compréhension. &quot;Pour un jeune couple, cela peut être difficile d&#039;appréhender la transformation du sentiment amoureux, d&#039;admettre qu&#039;il ne restera pas en l&#039;état des débuts&quot;, analyse Bénédicte Lucereau. Si, comme dans ce témoignage, des retrouvailles ont lieu ultérieurement, elles ne pourront réussir qu&#039;à condition de ne pas pécher à nouveau par précipitation. Car l&#039;amour, même s&#039;il a prouvé sa force en résistant aux vicissitudes de la séparation, ne suffira pas! &quot;Lors d&#039;un remariage, les conjoints ne peuvent faire l&#039;économie d&#039;une réflexion de fond. Ils connaissent leurs modes de fonctionnement respectifs, ce qui a pu énerver, décevoir, blesser chez l&#039;un et chez l&#039;autre. Reste à en tenir compte pour bâtir de nouvelles manières d&#039;être, moins conflictuelles et plus satisfaisantes. Sinon, à la première dispute, les mêmes schémas risquent de réapparaître et les mauvais souvenirs, les petits et grands traumatismes vont être réactivés avec force&quot;, note Florence Peltier.
Lire aussi&gt; Après un divorce, prendre le temps de se reconstruire et Séparation temporaire: un moyen de sauver son couple?  &quot;J&#039;ai décidé de me sauver de cette relation toxique&quot;, Inès, 52 ans &quot;J&#039;ai décidé de me sauver de cette relation toxique&quot; J&#039;ai vécu pendant quinze ans avec un homme violent. J&#039;étais malheureuse mais il était inconcevable pour moi de divorcer et de briser ma famille. Et puis un jour, une réflexion de ma soeur m&#039;a fait l&#039;effet d&#039;un électrochoc. Elle m&#039;a dit qu&#039;elle ne me reconnaissait plus, que j&#039;étais devenue l&#039;ombre de la jeune femme solaire que j&#039;avais été. Ce jour-là, j&#039;ai décidé qu&#039;il était temps d&#039;admettre l&#039;échec de mon couple et de me sauver de cette relation toxique.&quot;  Inès, 52 ans
Les raisons poussant une personne à rester avec un conjoint violent peuvent être nombreuses. La peur du regard social ou familial en cas de séparation, la crainte du déclassement, la volonté de protéger les enfants (même si c&#039;est un leurre), les convictions religieuses… &quot;Face à un tel dilemme, il faut en revenir à une certitude: le mariage n&#039;est pas fait pour imposer de la maltraitance! Et certainement pas pour que l&#039;un des conjoints soit dénié, violenté, humilié&quot;, insiste Bénédicte Lucereau.
Dans ce témoignage, c&#039;est la phrase d&#039;une soeur qui a fait déclic et aidé cette femme à s&#039;extraire du huis clos mortifère de son mariage. &quot;Pour prendre une telle décision, il importe de se donner le recul nécessaire. Par exemple en partant quelques jours seule pour pouvoir réfléchir calmement, hors de la pression du quotidien et du conjoint. Cela permettra de se poser certaines questions: ce que je supporte est-il vraiment supportable? Est-ce en accord avec mes valeurs, avec ce que je veux être? N&#039;ai-je pas refusé d&#039;entendre les inquiétudes et mains tendues de certains de mes proches?&quot; observe Florence Peltier. Après la séparation, la victime aura tout un travail à faire sur elle. &quot;Elle devra comprendre les mécanismes qui l&#039;ont enfermée dans l&#039;emprise de cet homme violent, afin de ne pas reproduire ce schéma&quot;, conseille Bénédicte Lucereau.
Lire aussi&gt;  Débat: divorcer après 50 ans 
  &quot;Nous nous étions fait aider par un conseiller conjugal&quot;, Fabienne, 55 ans &quot;Nous nous étions fait aider par un conseiller conjugal&quot; Récemment, ma fille m&#039;a confié qu&#039;elle se faisait du souci pour son couple depuis la naissance de leur bébé. Elle m&#039;a expliqué que son compagnon et elle étaient épuisés, n&#039;avaient plus d&#039;intimité, se disputaient souvent sur la répartition des tâches. Je lui ai raconté combien son père et moi avions été tout aussi déstabilisés par son arrivée et que nous nous étions fait aider par un conseiller conjugal. Elle n&#039;en revenait pas!&quot; Fabienne, 55 ans
Tout comme la retraite, l&#039;arrivée d&#039;un enfant est un moment à risque pour un couple. Ce n&#039;est pas pour rien que les spécialistes parlent de &quot;baby clash&quot;! &quot;Bien sûr, il y a l&#039;immense bonheur d&#039;accueillir ce petit être mais aussi tous les bouleversements qu&#039;il impose. Et au lieu de faire équipe, les jeunes parents peuvent avoir tendance à s&#039;affronter. Du fait de l&#039;épuisement mais aussi parce qu&#039;ils peuvent être perturbés par les différences émergeant alors sur les conceptions éducatives, les représentations que chacun a de la maternité et la paternité&quot;, dépeint Bénédicte Lucereau.
Dans un contexte aussi explosif, l&#039;aide d&#039;un professionnel peut s&#039;avérer précieuse. &quot;Cette femme a eu une démarche judicieuse. Elle n&#039;a pas directement donné un conseil à sa fille, n&#039;a pas cherché à se mêler de l&#039;intimité du jeune couple, n&#039;a pas pris parti. Elle a simplement témoigné, avec mesure, de son expérience personnelle. Ce faisant, elle a semé une petite graine qui pourrait bien germer!&quot; sourit Florence Peltier. Si ce jeune couple décide de consulter, le plus tôt sera le mieux, avant que la mésentente ne s&#039;enkyste trop, et avec elle son lot de rancoeurs. Bonne nouvelle, le travail thérapeutique a alors toutes les chances d&#039;être rapide et fructueux!
Lire aussi&gt; Chérir son couple, le secret pour le renforcer au fil des années  Pour aller plus loin Coopleo.care: une plateforme en ligne de prise de rendez-vous pour trouver facilement un professionnel adapté à votre situation, partout en France.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Que faire quand le couple tangue]]></media:title>
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      <title>Le jour où j&#039;ai réalisé... Marie-Christine: &quot;Tout est devenu prétexte à déboucher une bouteille pour me remonter le moral&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/le-jour-ou-j-ai-realiseau-debut-je-buvais-deux-verres-puis-tout-est-devenu-pretexte-a-deboucher-une-bouteille-pour-me-remonter-le-moral-112712</link>
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      <pubDate>Sat, 03 May 2025 13:03:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À plus de cinquante ans, Marie-Christine a pris conscience qu&#039;elle était dépendante à l&#039;alcool. Elle se soigne désormais. Voici son témoignage.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[J&#039;ai grosso modo commencé à boire quand mon ex-mari m&#039;a quittée pour une collègue rencontrée quelques mois plus tôt sur son lieu de travail. C&#039;était il y a bientôt dix ans. Avant cela, je buvais, comme tout le monde (ou presque), quand j&#039;étais en société, et toujours de manière raisonnable. Je n&#039;avais jamais été ivre, pas même à l&#039;adolescence et j&#039;étais loin d&#039;imaginer que j&#039;aurais un jour un problème avec l&#039;alcool.
Il faut dire que tout roulait pour moi. J&#039;avais un boulot qui me plaisait -j&#039;étais correctrice dans le milieu de l&#039;édition- et je me sentais également comblée sur le plan personnel. Du moins à l&#039;époque. Tout s&#039;est effondré lorsque je me suis retrouvée seule, avec ma fille de huit ans à élever. Je me sentais dépressive, dépassée, minable, et j&#039;ai alors commencé à flirter avec le vin. Et notamment avec le rouge, mon péché mignon. Au début, je me contentais d&#039;un verre ou deux, le soir, en rentrant du bureau. Je trouvais que ça m&#039;aidait à décompresser de ma journée.
Le problème est que je suis rapidement passée à la vitesse supérieure. Une remarque sur mon travail, un coup de fil de la banque, un mot dans le carnet de correspondance de ma fille… tout était prétexte à déboucher une bouteille pour me remonter le moral. Dans mes mauvais jours, je pouvais ingurgiter jusqu&#039;à deux litres de Bordeaux, voire de piquette, si je n&#039;avais rien d&#039;autre sous la main. Je me suis même essayée à la vodka mais, par chance, je n&#039;ai jamais aimé les alcools forts.  &quot;J&#039;étais très habile pour donner le change&quot; Malgré mon addiction, j&#039;ai assumé pleinement mon rôle de mère de famille et, comme j&#039;attendais toujours d&#039;être seule pour succomber à mes démons, ma fille ne s&#039;est jamais rendue compte de rien. Pas plus que mes collègues ou mes proches, car je faisais en sorte d&#039;être toujours sobre et lucide devant les autres. Sans compter que j&#039;étais très habile pour donner le change. Je dissimulais mon haleine douteuse en buvant café sur café et, pour ne pas être démasquée par mon voisinage, j&#039;allais jeter mes cadavres de bouteilles dans la benne de recyclage avant d&#039;aller me coucher.
Il n&#039;empêche: je savais, moi, que je buvais trop, car il m&#039;arrivait, certaines nuits, de me relever pour aller vomir dans les toilettes. Dans ces moments-là, je me dégoûtais, mais ça ne m&#039;empêchait pas de recommencer à boire le lendemain, même si j&#039;étais souvent fracassée au réveil. Je croyais dur comme fer que je contrôlais la situation et que je pourrais m&#039;arrêter de boire à tout moment, si je le décidais.  &quot;La partie n&#039;est pas gagnée mais je n&#039;ai plus besoin de ce remontant&quot; Mon déclic? Il a eu lieu l&#039;an dernier, à l&#039;occasion d&#039;une banale visite médicale du travail. Je ne sais pas si quelqu&#039;un avait parlé de moi en amont au médecin, ou si elle avait tout simplement remarqué que j&#039;avais le visage de plus en plus bouffi, mais elle a tout de suite mis les pieds dans le plat et m&#039;a demandé, en me regardant droit dans les yeux, si j&#039;étais dépendante à l&#039;alcool. Sur le coup, j&#039;ai trouvé ça tellement violent que j&#039;étais à deux doigts de nier et d&#039;exploser, et puis j&#039;ai craqué. Je lui ai tout raconté, en pleurant toutes les larmes de mon corps. C&#039;était la première que je parlais de mon problème à quelqu&#039;un. Ça me soulageait terriblement.
Elle m&#039;a expliqué que je n&#039;avais pas à culpabiliser ou à avoir honte de ce qui m&#039;arrivait. L&#039;alcoolisme était une maladie qui touchait beaucoup de femmes, mais je pouvais m&#039;en sortir, à condition d&#039;être aidée. Elle m&#039;a alors fortement incitée à prendre rendez-vous avec mon généraliste, afin de faire le point avec lui, et m&#039;a aussi tendu un bout de papier, sur lequel elle avait griffonné le numéro de téléphone d&#039;un centre d&#039;addictologie proche du bureau, en m&#039;encourageant vivement à le contacter.
Ça fait aujourd&#039;hui trois mois que je suis abstinente. Attention: je n&#039;ai pas dit que la partie était gagnée et que je ne toucherai plus jamais une goutte d&#039;alcool. Je dis juste que, grâce à l&#039;accompagnement dont je bénéficie, je suis aujourd&#039;hui capable de faire face à aux petits problèmes de la vie courante, sans ressentir le besoin, pour le moment, de prendre un remontant. Et, pour moi, ça, c&#039;est déjà un pas énorme.
* L&#039;identité a été modifiée  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le jour où j&#039;ai réalisé... Marie-Christine: &quot;Tout est devenu prétexte à déboucher une bouteille pour me remonter le moral&quot;]]></media:title>
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      <title>Comment sauver son couple à la retraite?</title>
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      <pubDate>Wed, 14 Nov 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Sylvaine de Paulin - Novembre 2007]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Bien des femmes ont l&#039;impression de découvrir un autre homme lorsque leur mari prend sa retraite. Voici quelques pistes pour aborder cette nouvelle étape du couple.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comment sauver son couple à la retraite ?  • On vieillit mieux à deux ! La retraite n&#039;est pas une période de vacances pour le couple. Bien au contraire, il doit s&#039;adapter aux nouvelles identités des deux partenaires. Mais le jeu en vaut la chandelle : selon l&#039;Insee, l&#039;espérance de vie à deux est plus longue.  • Les chiffres de la vie en couple Le couple nous concerne presque tous. L&#039;Insee s&#039;est donc penché sur notre histoire conjugale. Les chiffres des 50 ans et plus  • Petites et grandes manœuvres de consolidation Pour retrouver ou conserver le goût de vivre ensemble longtemps, il ne faut pas hésiter à prendre les grands moyens.  • Peut-on faire sortir de chez eux les hommes casaniers ? &quot;Il a entrepris de refaire la salle de bains. Du coup, il ne veut plus jamais sortir !&quot; Au moment de la retraite, les hommes ont tendance à devenir casaniers et les femmes à vouloir sortir… Comment faire ?  • Faut-il tout faire ensemble ? &quot;Il s&#039;installe devant son écran, et moi, je vais à la gym.&quot; Faut-il faire les mêmes activités pour renforcer son couple ?Le conseil du psychologue  • Attention à ne pas devenir un couple mère-enfant &quot;Il range tout dans la maison, ne supporte pas que je déplace un meuble…&quot; Ou pire, il fait des caprices de nourriture.Comment gérer la situation ?  • Comment gérer l&#039;argent du couple ? &quot;Je suis allée ouvrir un compte dans une autre banque.&quot; Il ne faut pas laisser l&#039;argent devenir source de conflits. A vous de trouver la solution qui vous convient. Suivez les conseils du psychologue  • Et si vous passiez votre permis ? &quot;Avec mon permis, ma vie a changé !&quot; Conduire est un signe d&#039;autonomie. N&#039;hésitez pas !  Retraite : on vieillit mieux à deux !  • &quot;Je ne le reconnais plus&quot; &quot;Depuis que mon mari est à la retraite, je ne le reconnais plus !&quot;, se lamente Geneviève, qui vit avec lui depuis trente-sept ans et croyait bien le connaître. &quot;Lui qui était toujours entre deux avions, prêt à dîner dehors ou à recevoir, ne veut plus bouger. Sa seule sortie, c&#039;est &quot;Au bonheur du bricoleur&quot; !&quot;. Pourtant, Geneviève, elle-même à la retraite depuis un an, attendait avec impatience cette nouvelle étape qui allait leur permettre de vivre enfin à deux, tranquillement. Trop d&#039;attente, peut-être. Cela peut faire peur au jeune retraité, désireux de souffler. Aujourd&#039;hui, il n&#039;est plus le même ! Pour lui, tout a changé : le rythme de vie, plus d&#039;horaires, plus de contraintes, d&#039;immenses plages de liberté et, surtout, son statut social. Il n&#039;est plus commerçant, cadre ou employé, il n&#039;est plus parent d&#039;élève, il n&#039;est plus que lui-même. Il va lui falloir construire une nouvelle identité. Au sein du couple ou en dehors.  • Il faut tout réinventer Vingt à trente années s&#039;ouvrent alors, et il ne s&#039;agit plus de trouver de petits arrangements, mais de prendre les bonnes décisions. Pour certains, l&#039;urgence de trouver le bonheur ailleurs s&#039;impose. Pour d&#039;autres, le choix est de vieillir ensemble.Faire de cette nouvelle vie autre chose qu&#039;une solitude à deux demande du discernement, du travail et de l&#039;énergie. Malgré la liberté, les années de retraite ne sont pas des vacances : il faut tout inventer. Chacun se cherche, évolue, mais reste un inconnu pour l&#039;autre et pour lui-même… Une seule solution, s&#039;adapter.Cela ne se fait pas sans crise car, à ce face-à-face constant, plus rien ne vient faire écran. Le couple, lieu de l&#039;amour, de la maternité et de la paternité, est aussi ce qui permet d&#039;affronter ensemble la peur de vieillir. D&#039;ailleurs, on vieillit mieux à deux. On s&#039;en doutait, une enquête récente de l&#039;Insee nous le confirme. Cela vaut peut-être le coup de suivre quelques conseils pour mieux comprendre un mari déroutant et envisager de fêter avec lui d&#039;étincelantes noces de diamant !  Retraite : petites et grandes manoeuvres de consolidation Ces objectifs vous paraissent inaccessibles ? Disons que c&#039;est un idéal !  • La demi-journée pour l&#039;autre Par exemple, le jeudi ! Ce jour-là, vous n&#039;êtes là pour personne : l&#039;ordinateur, le téléphone, les portables sont débranchés. Une semaine, c&#039;est elle qui organise l&#039;après-midi du jeudi, dans le seul but de lui faire plaisir à lui. Elle va choisir une activité qu&#039;il aime, même si elle-même n&#039;en est pas passionnée. La semaine d&#039;après, le jeudi sera organisé par lui, en fonction de ses goûts à elle. Il y a obligation de faire plaisir à l&#039;autre ! Peu à peu, on y prend goût.  • Un week-end à deux hors de la maison Loin de toute sollicitation, dans un endroit tranquille où il n&#039;y a pas trente-six choses à faire ou à visiter.Éviter de parler des enfants, des soucis des amis, essayer juste de faire le point en se posant quelques questions : quelles sont mes envies, les tiennes ?Que pouvons-nous faire ensemble ? Voir ce qu&#039;il est possible de faire à deux, tirer les leçons de l&#039;expérience des faits passés, etc. Règle d&#039;or : respecter l&#039;autre. Ne pas ridiculiser ce qu&#039;il ou elle aime. Refaire le point tous les six mois car le naturel revient vite au galop !  Retraite : peut-on faire sortir  les hommes casaniers ?  • Des réactions inconscientes souvent différentes Au moment de la retraite, on assiste à un renversement inattendu : les femmes, qui jusque-là étaient attachées à leur intérieur, l&#039;éducation des enfants, le ménage… ont envie de sortir. Les hommes, qui vivaient le plus souvent hors du foyer, décident alors de se consacrer à la maison. Ils se lancent dans des travaux de rangement, de bricolage, de jardinage, de façon souvent exclusive et sur un mode quasi professionnel : avec des objectifs, un cahier des charges, des échéances. D&#039;autres passent des heures devant l&#039;ordinateur ou la télévision. La plupart d&#039;entre eux ne veulent pas accompagner leur femme au-dehors, refusent toutes les sorties, les escapades et les voyages. C&#039;est leur façon - inconsciente - d&#039;affronter le bouleversement de la rupture avec la vie professionnelle.Cela se traduit par un besoin de retour au nid, une recherche de la protection domestique. Les femmes, en revanche, redoutent la confrontation avec elles-mêmes en restant chez elles. Elles ont plus de facilité à se tourner vers l&#039;extérieur, à s&#039;ouvrir au monde. Elles construisent et nourrissent une vie sociale en dehors de la maison grâce à leurs relations amicales, au bénévolat, au sport, aux loisirs…  • Le conseil de Philippe Hofman, psychologue Peut-on faire sortir de chez eux les hommes casaniers ? C&#039;est possible et, une fois sortis, ils seront même contents. Mais il faut accepter leur humeur les deux jours précédant le départ, lorsque s&#039;exprime l&#039;anxiété de lâcher les habitudes, les rites, la peur de ne pas revenir.Partir, c&#039;est toujours mourir un peu… L&#039;humour permet de relativiser. En cas de mauvaise humeur, surtout ne jamais faire le jeu du râleur, éviter de discuter pour ne pas lui fournir matière à ronchonner. Momentanément, la fuite est une bonne chose. Une autre est de le rendre jaloux : en parlant avec délice de ce que l&#039;on fait au-dehors, sans lui. Histoire de susciter sa jalousie et de lui donner envie de participer.  Retraite : faut-il tout faire ensemble ?  • Respecter ce que l&#039;un et l&#039;autre aiment Remplir les jours, structurer son temps, être reconnu, se sentir utile, aider sa famille, réaliser ses rêves, autant de motivations pour choisir ses activités selon ses centres d&#039;intérêt. Le conseil du psychologue : il est bon que chacun poursuive des activités différentes. Il faut appliquer cette règle quels que soient les domaines envisagés, afin d&#039;enrichir la conversation dans le couple et de préserver le jardin secret de chacun. Au moment d&#039;élaborer un projet commun, respecter ce que l&#039;autre aime, mais aussi ce que l&#039;on n&#039;aime pas soi-même. Si l&#039;un adore l&#039;alpinisme tandis que l&#039;autre le redoute, inutile de le forcer ! Le ou la passionné(e) ira à la montagne avec ses amis. On ne doit pas déranger ses désirs profonds : on peut surmonter sa peur, oui, mais pas accepter ce qui vous est contraire.  Retraite : attention à ne pas devenir un couple mère-enfant  • Le territoire de la cuisine, le moment du déjeuner La cuisine, le ménage, le linge… font partie du domaine de la femme. 80% des tâches ménagères lui reviennent même si l&#039;homme y participe. Le jour où celui-ci envahit ce territoire, c&#039;est la guerre. D&#039;autant plus qu&#039;à midi, une autre bataille se prépare, le déjeuner. Les hommes veulent entrée, plat et dessert, quand les femmes se contentent de salade et de yaourt et trouvent suffisant un bon repas le soir. D&#039;où des drames. La cuisine, c&#039;est le domaine maternel dans lequel l&#039;homme fait parfois des caprices de nourriture. Le petit garçon qui se faisait punir par sa maman n&#039;est pas loin… Le conseil du psychologue : attention à ne pas devenir un couple mère-enfant, avec un homme infantile et une femme qui récompense !Par ailleurs, si elle ne veut pas partager le repas de midi, elle peut le préparer la veille, le laisser au frais et se sauver.  Retraite : comment gérer l&#039;argent du couple ?  • Ne pas demander de compte à l&#039;autre A la retraite, en règle générale, les revenus baissent d&#039;environ 40%. Source de sécurité et d&#039;indépendance, l&#039;argent peut aussi engendrer angoisse et conflits. Dans le couple, même le moins fusionnel, subsiste toujours une zone commune remplie de peurs et de terreurs, qui ressurgissent lors des conflits.  • Le conseil du psychologue : il faut tout repenser Établir deux colonnes avec les besoins et les obligations. Dans la première, augmenter le poste loisirs-plaisir !Pour, à l&#039;avenir, ne pas être en dehors de la vie ni se donner bonne conscience de ne rien faire sous prétexte de manque de moyens. Mieux vaut renoncer à une obligation : une voiture trop chère ou une maison secondaire, par exemple. Dans ce poste plaisir, ne jamais demander de comptes à l&#039;autre sur ses dépenses. Et tout le monde se sentira soulagé.  Retraite : et si vous passiez votre permis ?  • Le permis, c&#039;est l&#039;autonomie Dans un couple, le plus souvent c&#039;est l&#039;homme qui prend le volant, même si la femme a son permis de conduire. Et bien des femmes ne l&#039;ont pas. Le conseil du psychologue : conduire absolument ! Reprendre des cours si l&#039;on n&#039;a pas conduit depuis longtemps, ou décrocher le permis à tout prix ! Le droit de conduire, signe suprême de l&#039;autonomie, c&#039;est aussi celui de conduire sa vie.  ]]></content:encoded>
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      <item>
      <title>Déprime passagère, trouble bipolaire, dépression… Comment faire le tri?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/deprime-passagere-trouble-bipolaire-depression-comment-faire-le-tri-111548</link>
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      <pubDate>Wed, 09 Apr 2025 05:18:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Nicolas Demorand a dévoilé sur France Inter et dans un livre sa bipolarité. Brisant un tabou et montrant qu&#039;on peut être &quot;malade mental&quot; comme il se définit et un animateur à succès. L&#039;occasion de se pencher sur le trouble bipolaire, ses subtilités et d&#039;aider à faire la différence entre une déprime passagère et une maladie psychique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Je suis un malade mental&quot;. Nicolas Demorand, à la tête de la première matinale de France, a lancé un pavé dans la mare en lançant cette déclaration au micro de France Inter, à la une du Point et dans son essai Intérieur Nuit*. L&#039;animateur et journaliste assume pleinement sa bipolarité, un trouble psychiatrique méconnu et encore tabou. Un &quot;coming-out&quot; qui aide à faire la lumière sur cette maladie en cette année où la santé mentale est la grande cause nationale. Et qui invite beaucoup d&#039;entre nous à s&#039;interroger: qu&#039;est-ce qui différencie un passage un vide, une période de hauts et bas d&#039;un trouble bipolaire? Quels signes doivent pousser à consulter?
Lire aussi &gt; Santé mentale: Pour nos proches ou pour nous, il est possible d&#039;agir  Qu&#039;est-ce que le trouble bipolaire? Le trouble bipolaire est une maladie psychiatrique qui se caractérise par des épisodes de variations disproportionnées de l&#039;humeur et de l&#039;énergie. On a longtemps appelé cette maladie la psychose maniaco-dépressive, qui retranscrit bien cette alternance entre des périodes de &quot;up&quot; et de &quot;down&quot;, des dépressions.
Mais les spécialistes ont précisé les choses ces dernières années. &quot;Les patients bipolaires passent en réalité par trois états: des épisodes de dépression sévère, des épisodes d&#039;exaltation et des moments d&#039;accalmie, souligne Alexis Bourla, psychiatre à l&#039;hôpital Saint-Antoine (AP-HP). L&#039;objectif du traitement, c&#039;est bien de faire durer ces phases de &quot;stabilité&quot;.&quot;
Les phases d&#039;exaltations peuvent se manifester par des épisodes maniaques ou hypomaniaques (qui sont moins intenses). La personne va alors devenir plus expansive, versant soit dans l&#039;euphorie soit dans l&#039;irritabilité. Les patients ressentent un niveau d&#039;excitation important, de créativité, de gaieté. À l&#039;inverse, dans la phase dépressive, leur énergie s&#039;éteint, ils n&#039;arrivent plus à se lever, à travailler, à se nourrir… &quot;Ce que les gens ont parfois du mal à comprendre, c&#039;est que chaque épisode peut durer longtemps, ça n&#039;est pas être exalté pendant quelques heures ou triste quelques jours, les gens restent &quot;en haut&quot; pendant plusieurs jours, voir semaines ou même des mois, et ils peuvent également rester bloqués en bas pendant pendant très longtemps&quot;, précise-t-il. Autre nouveauté: on parle de plus en plus de spectre de la bipolarité, qui englobe tout un tas de fluctuations de l&#039;humeur et de l&#039;énergie, dont la cyclothymie. Cette dernière peut être considérée comme une version atténuée de la bipolarité.  J&#039;ai des hauts et des bas, comment savoir si je dois consulter? Pas facile de pousser la porte d&#039;un hôpital psychiatrique ou de prendre rendez-vous avec un psychiatre… Dans le trouble bipolaire, le retard de diagnostic atteint en moyenne 8 ans. Si c&#039;est au médecin de savoir si vos symptômes relèvent de la pathologie ou d&#039;une déprime passagère, certains signes peuvent vous alerter.

La durée des symptômes

Quand on réagit à un deuil, à un événement extérieur, qu&#039;on se sent déprimé par la météo, mais que le malaise dure quelques heures, quelques jours au plus, cela peut vous rassurer. &quot;Une personne qui souffre de bipolarité peut faire une dépression pendant plusieurs semaines, mois ou même années&quot;, précise Alexis Bourla.

La sévérité des symptômes

La donnée qui change tout, c&#039;est la souffrance. Nicolas Demorand évoque une douleur partout qui annihile, qui interdit de prendre une douche, de marcher dans la rue. Pendant la phase dépressive, le patient bipolaire peut ressentir une tristesse envahissante, une grande fatigue, une perte d&#039;énergie physique, plus aucun intérêt dans les activités qu&#039;il aime habituellement, souffrir d&#039;insomnie ou dormir trop, une agitation ou un ralentissement psychomoteur, des changements de poids rapides (perte ou prise), un sentiment de culpabilité, une incapacité à se concentrer et surtout l&#039;arrivée d&#039;idées noires ou suicidaires. Pour parler de trouble bipolaire, une personne doit avoir au moins 5 de ces symptômes, dont obligatoirement la perte d&#039;intérêt et de plaisir. &quot;Plus on va avoir de symptômes, plus le trouble sera sévère, précise le psychiatre. Il y a vraiment une différence entre se sentir triste et être incapable de sortir de son lit.&quot; La notion de plaisir n&#039;est plus qu&#039;un lointain souvenir.

La répétition des symptômes

&quot;Ce qui va compter pour le diagnostic aussi, c&#039;est le nombre d&#039;épisodes&quot;, reprend Alexis Bourla. Si chaque profil est différent, il arrive que certains patients entrent en dépression chaque hiver et en hypomanie chaque été. Si vous avez déjà connu plusieurs dépressions, il ne faut pas hésiter à consulter pour vérifier qu&#039;il n&#039;y a pas une pathologie sous-jacente.

Leur répercussion sur votre quotidien

Voilà un élément qui aide à différencier un passage à vide et ce qui relève du pathologique. Une personne qui souffre d&#039;un trouble bipolaire sera empêchée de travailler, de retrouver ses amis, de manger et dormir. Et lors d&#039;épisodes maniaques ou hypomaniaques, elle se sentira très speed pendant plusieurs jours, très excitée, dormira moins sans ressentir de fatigue, mènera plusieurs projets de front, pourra dépenser beaucoup d&#039;argent (même si ce n&#039;est pas obligatoire) voire même certains patients souffrant des troubles les plus sévères pourront avoir des symptômes délirants… Le quotidien en est bouleversé. Certains signes doivent vous alerter, comme des arrêts maladie à répétition. &quot;Si vous n&#039;arrivez plus à faire les activités que vous avez l&#039;habitude de faire, pas de doute, il faut consulter&quot;, informe Alexis Bourla.
Lire aussi &gt; Et si on parlait de santé mentale sans peur?  Comment différencier trouble bipolaire et dépression? Le diagnostic d&#039;un trouble bipolaire s&#039;avère compliqué car la maladie est souvent confondue avec la dépression. Ce qui explique en partie ce retard de diagnostic. &quot;En général, le patient en phase hypomane se sent très bien, il ne va pas consulter à ce moment, mais quand il est en dépression, explique le psychiatre. Ce qui signe la bipolarité, c&#039;est d&#039;avoir fait un épisode d&#039;hypomanie au moins une fois dans sa vie pour le trouble de bipolaire de type 2 et un épisode maniaque pour la bipolarité de type 1.&quot;
C&#039;est au médecin avec son patient de fouiller le passé pour voir si le patient a connu au moins une phase de &quot;up&quot;. Une enquête d&#039;autant plus importante que les traitements ne sont pas du tout les mêmes selon la maladie. En effet, une personne souffrant de bipolarité sous antidépresseur risque d&#039;avoir des fluctuations de l&#039;humeur encore plus fortes. Le traitement recommandé pour la bipolarité est un régulateur d&#039;humeur.
Mais à l&#039;avenir, ce travail de différenciation pourrait être simplifié. En effet, un test sanguin permettant de repérer la bipolarité, nommé Edit-B, peut déjà être prescrit par un psychiatre. &quot;Mais avec 80% de sensibilité, il ne permet pas d&#039;être sûr qu&#039;il s&#039;agit de bipolarité, pour le moment la société savante française ne recommande pas de l&#039;utiliser, car il manque d&#039;autres études et le prix est trop cher&quot;, détaille Alexis Bourla. En effet, il coûte actuellement 899 euros et n&#039;est pas remboursé par l&#039;Assurance maladie. Reste que plusieurs équipes de recherche travaillent sur cette piste, porteuse d&#039;espoir pour soignants comme patients. 
* Intérieur Nuit, Nicolas Demorand, Les Arènes, mars 2025, 18€.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Déprime passagère, trouble bipolaire, dépression… Comment faire le tri?]]></media:title>
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      <item>
      <title>Claire: &quot;Mon frère est alcoolique&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Apr 2025 15:53:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Cette dépendance lui a tout coûté: son mariage, de bonnes relations avec ses enfants, ses amis, son travail… Après plusieurs cures, j’ai l’impression que son sevrage fonctionne. Comment l’aider à tenir?&quot; demande Claire à notre chroniqueur,  le psychologue Philippe Hofman]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Comme vous le soulignez, Claire, la maladie alcoolique est un drame absolu. C&#039;est une addiction grave, trop répandue, qui fait des ravages neurophysiologiques et détruit la vie affective et sociale. Seule l&#039;adhésion du malade à une thérapeutique élargie peut le soigner. Mais, c&#039;est un long et douloureux chemin d&#039;abstinence et, parfois, de rechute. Si vous sentez que votre frère adhère vraiment à son parcours de soins, vous pourrez l&#039;aider. Il devra suivre régulièrement ses thérapies individuelles et collectives, prendre des médicaments, ne plus jamais boire…
Mais pour ne pas resombrer, il a besoin d&#039;un point d&#039;ancrage affectif solide. Soutenez-le par votre présence, évoquez des souvenirs d&#039;enfance radieux, des rires et des élans joyeux sans alcool. Enfin, redonnez de l&#039;espoir à ses enfants qui n&#039;attendent que ça. Tenez-lui la main, bien fort, sur ce chemin de renaissance.
Lire aussi&gt; Alcool: on peut tous retrouver sa liberté et Alcool, tabac, médicaments, cannabis... reprendre le contrôle de sa consommation, c&#039;est possible!   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/26/verre-alcool.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Claire: &quot;Mon frère est alcoolique&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Quel est votre lien avec la solitude? Venez en débattre avec Marie de Hennezel</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/debat-quel-est-votre-lien-avec-la-solitude-venez-en-debattre-avec-la-psychologue-marie-de-hennezel-111817</link>
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      <pubDate>Thu, 10 Apr 2025 09:57:43 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Que vous redoutiez la solitude ou que vous la chérissiez, venez partager votre expérience de la solitude avec d&#039;autres lecteurs de Notre Temps, au cours d&#039;un débat, avec la présence exceptionnelle de Marie de Hennezel, le 12 mai 2025 après-midi, à Paris. Pour participer, envoyez vos candidatures!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Certains la craignent ou la fuient, d&#039;autres l&#039;aiment et la recherchent. Elle est parfois confondue avec l&#039;isolement qui lui est un poison qui empêche de vivre. La solitude, c&#039;est tout autre chose. On peut être entouré et se sentir seul. Le rapport que chacun établit avec elle est une histoire intime, personnelle. La solitude est un état qui peut favoriser la créativité, l&#039;introspection, l&#039;épanouissement de soi, la spiritualité… Mais elle peut aussi nous fragiliser et être source de souffrance si on ne sait pas l&#039;apprivoiser.
Solitude subie ou choisie, que vous la redoutiez ou que vous la chérissiez, venez partager votre expérience avec d&#039;autres lecteurs de Notre Temps, en participant à un débat animé par France Lebreton, rédactrice en chef adjointe du magazine, avec la présence exceptionnelle de la psychologue et psychothérapeute Marie de Hennezel, le 12 mai 2025 après-midi, à Paris.
Pour participer au débat, envoyez un mail à temoins.notretemps@gmail.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Quel est votre lien avec la solitude? Venez en débattre avec Marie de Hennezel]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>La vie d&#039;aidante à distance racontée avec tendresse dans la BD &quot;Blizzard&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/la-vie-d-aidante-a-distance-racontee-en-bd-avec-tendresse-109342</link>
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      <pubDate>Wed, 09 Apr 2025 05:43:08 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Agnès Duperrin]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Ce roman graphique pose avec franchise, tendresse et humour, la question de l’accompagnement à distance d’un parent dépendant, ici une mère touchée par Alzheimer. Pari gagné de Denise Dorrance, cartooniste célèbre en Angleterre. Notre Temps l&#039;a interviewé.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Un jour, un coup de téléphone vient renverser le quotidien de Denise Dorrance, connue jusqu&#039;ici pour ses dessins d&#039;humour dans le Sunday Times anglais. Dans &quot;Blizzard&quot;, son premier roman graphique, elle raconte son histoire avec sa mère, vivant à des kilomètres de distance, alors que la maladie d&#039;Alzheimer entre dans leurs vies.
La suite, racontée en images par Denise Dorrance, pourrait être celle de chacun de nous. Les relations avec la fratrie, pas toujours faciles, autour de la figure maternelle, la délicate mise en place d&#039;un accompagnement social et médical, la résurgence de notre histoire d&#039;enfance face à cette mère qui entre dans un autre monde, la question de l&#039;argent, de l&#039;équilibre à trouver pour maintenir une vie personnelle et professionnelle… Plein de tendresse et de réalisme, ce livre se lit d&#039;un trait et ouvre une voie vers une histoire familiale partagée jusqu&#039;au bout. Un vrai défi!
Notre Temps a posé trois questions à Denise Dorrance, autrice de ce  Blizzard  publié par Bayard Graphic&#039;.  Pourquoi avoir eu envie de partager votre histoire? Il était important pour moi de partager cette histoire parce que je voulais honorer la mémoire de ma mère. Elle est décédée pendant le Covid, nous ne pouvions donc pas organiser de funérailles et je voulais avoir l&#039;occasion de lui rendre hommage, de me rappeler que sa vie ne s&#039;était pas limitée à la démence. Par ailleurs, quand j&#039;ai commencé à travailler sur la BD et à en parler aux gens autour de moi, ils ont tout de suite évoqué des cas similaires dans leur famille. J&#039;ai senti que cette histoire avait un attrait universel.  Quel message passer aux personnes qui découvrent que leur proche est touché par la maladie et que leur vie va radicalement changer? La démence semble s&#039;infiltrer lentement, puis soudain elle devient incontrôlable et vous vous précipitez pour trouver des soins à votre proche malade, ou vous vous demandez si vous pouvez encore vous occuper de lui, et comment. C&#039;est un cliché, mais le conseil qui est essentiel lorsqu&#039;on a affaire à un cas de démence, ce serait de prendre les jours les uns après les autres. Voire de prendre les minutes les unes après les autres!
Je ne suis pas du tout une spécialiste de la maladie d&#039;Alzheimer, mais parmi les choses simples que je pouvais faire pour nous aider ma mère et moi, je citerais: tenir sa main pendant un épisode de démence. Cela avait un effet apaisant immédiat. Et tout simplement l&#039;écouter, même lorsqu&#039;elle tenait des propos incohérents. C&#039;était important. Il est nécessaire de préserver la dignité du malade.   Comment rester utile et mobilisé même quand on ne vit pas tout à côté? C&#039;est une bonne question et j&#039;y ai été confrontée parce que j&#039;ai vécu à Londres tandis que ma mère habitait aux États-Unis. Je gérais presque tous les aspects de sa vie à distance, grâce à la magie d&#039;Internet. Je pouvais commander des courses en ligne, payer ses factures en ligne, lui faire parvenir des livres, envoyer un SMS à ses amis de l&#039;église pour leur rappeler de lui rendre visite... Et nous parlions ensemble tous les jours. La seule chose sur laquelle je n&#039;avais pas de prise était sa solitude.   
Blizzard, de Denise Dorrian, Bayard Graphic&#039;, 256 p, 23€.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[La vie d&#039;aidante à distance racontée avec tendresse dans la BD &quot;Blizzard&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Droits réservés]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>&quot;Au fond de moi, je sentais que son histoire ne tenait pas la route&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/au-fond-de-moi-je-sentais-que-son-histoire-ne-tenait-pas-la-route-109354</link>
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      <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 05:53:09 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après plus de deux mois d’échanges quotidiens sur Messenger, Hélène *, 58 ans, croyait bien connaître son &quot;amoureux&quot;, sans pour autant l’avoir rencontré. Un jour, elle l’avait même dépanné financièrement… avant de comprendre qu’elle était tombée dans le piège d’un escroc, victime d&#039;une arnaque aux sentiments.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Tout a commencé en 2017, deux ans après mon divorce. J&#039;avais digéré ma rupture avec le père de mes enfants et je commençais doucement à reprendre goût à la vie. Il m&#039;arrivait même de penser que je pourrais retomber amoureuse. Mais je ne savais pas comment rencontrer quelqu&#039;un. Je ne me voyais pas, à 50 ans bien sonnés, sortir en boîte de nuit ou écumer les bars, dans l&#039;espoir d&#039;être abordée par un homme. Les collègues de bureau et les amis des amis, j&#039;en avais fait aussi le tour. Quant aux applications de rencontre, je n&#039;avais pas envie d&#039;y mettre les pieds. J&#039;imaginais qu&#039;on n&#039;y trouvait que du &quot;second choix&quot;. C&#039;est Bénédicte, ma soeur aînée, qui m&#039;a poussée à sauter le pas. Elle savait que je revenais de loin et elle ne voulait surtout pas me voir replonger. Sur ses conseils, je me suis donc inscrite, sans grande conviction, sur un site connu. À moins d&#039;espérer croiser la perle rare en poussant mon chariot au supermarché, je n&#039;avais de toute façon pas d&#039;autre choix.  • Il me disait &quot;Je t&#039;aime&quot; Je me souviens avoir trouvé ça étrange de me retrouver là, à mon âge, et de devoir reprendre le jeu de la séduction. Mais au bout de quelques jours, un certain Jean-Louis, fraîchement divorcé, m&#039;a contactée et nous avons commencé à échanger sur Messenger. Sur ses deux photos de profil, il était plutôt bel homme. Il avait 56 ans, habitait Cannes et travaillait dans l&#039;immobilier de luxe. Il m&#039;a tout de suite prévenue qu&#039;il voyageait beaucoup et qu&#039;on ne pourrait – malheureusement – pas se voir avant un certain temps. Bizarrement, ça m&#039;arrangeait. Je ne me sentais pas encore prête pour des relations physiques.
Nous avons donc continué à converser, comme des adolescents, plusieurs fois par jour, et parfois même la nuit. On se confiait des petits secrets, on s&#039;avouait qu&#039;on pensait l&#039;un à l&#039;autre. Il était attentif et retenait tout ce que je disais. J&#039;aimais sa façon de s&#039;exprimer et de ponctuer chacune de ses phrases de mots doux, voire de “je t&#039;aime”. Pourtant, avec le recul, je me dis qu&#039;il y avait déjà quelques incohérences dans ses propos – je pense notamment à ce jour où il m&#039;a dit être veuf, avant de bafouiller qu&#039;il s&#039;entendait tellement mal avec son ex-femme, qu&#039;il préférait penser qu&#039;elle était morte –, mais je crois que j&#039;avais tout sauf envie de m&#039;avouer qu&#039;il me mentait.
Lire aussi&gt; Boomer traps: comment les arnaqueurs repèrent grâce à l&#039;IA leurs victimes sur Facebook  •  Il m&#039;a demandé si je pouvais lui faire un virement Après quasiment neuf semaines de liaison virtuelle, Jean-Louis m&#039;a annoncé qu&#039;il devait se rendre en urgence aux États-Unis pour ses affaires. Deux jours plus tard, il m&#039;a appelée de New York, pour me dire qu&#039;il avait des problèmes. Il s&#039;était trompé plusieurs fois de code, sa carte Visa avait été bloquée et sa banque ne répondait pas. Il m&#039;a demandé si je pouvais lui faire un virement de 300€ par coupons PCS (prepaid card service, carte de paiement à faible traçabilité), afin de pouvoir payer sa chambre d&#039;hôtel. Une avance qu&#039;il allait, bien sûr, me rendre au centuple, dès son retour en France. Il semblait désolé de devoir me solliciter et avait “hâte qu&#039;on se voie en vrai”. Au fond de moi, je sentais que son histoire ne tenait pas la route et j&#039;étais mal à l&#039;aise avec le fait de prêter de l&#039;argent à quelqu&#039;un que je n&#039;avais jamais vu, mais, je ne sais pas pourquoi… je me suis exécutée. Je crois que je ne voulais tout simplement pas que cette relation s&#039;arrête.
C&#039;est Bénédicte qui m&#039;a définitivement ouvert les yeux. Prise de remords, je m&#039;étais, le surlendemain, confiée à elle. Elle m&#039;a expliqué, articles internet à l&#039;appui, que j&#039;avais, à coup sûr, été victime d&#039;un “brouteur”, une sorte d&#039;arnaqueur aux sentiments, avant d&#039;ajouter qu&#039;il y avait fort à parier que Jean-Louis n&#039;existe pas, du moins pas tel qu&#039;il s&#039;était présenté à moi. Il devait probablement être bien plus jeune et m&#039;écrire depuis un cybercafé, à l&#039;étranger. J&#039;avais beau savoir que ma soeur était dans le vrai, je n&#039;arrivais toujours pas à y croire. J&#039;avais surtout honte d&#039;avoir, à plus de 50 ans, été aussi naïve, mais j&#039;ai rassemblé tous les éléments et je suis allée, le jour même, porter plainte à la gendarmerie.&quot; 
* Les prénoms ont été modifiés.  •  Comment trouver l&#039;amour sur internet en toute sécurité En moins de deux décennies, internet s&#039;est imposé comme un gigantesque marché matrimonial. &quot;On peut certes y faire de belles rencontres, voire y trouver le grand amour, avance Pascal Lardellier, spécialiste des nouvelles technologies et auteur de S&#039;aimer à l&#039;ère des masques et des écrans (éd. de l&#039;Aube). Mais la toile est, hélas, aussi un terreau fertile pour les personnes mal intentionnées.&quot; Face à la multiplication des arnaques amoureuses en ligne, il convient donc de respecter un minimum de règles de précaution.
Et le spécialiste d&#039;énumérer: &quot;Ne divulguez jamais de données trop personnelles, comme votre nom de famille ou votre adresse. Méfiez-vous des personnes qui vous déclarent trop vite leur flamme ou qui se lancent d&#039;emblée dans un discours sexuel, tout comme de celles (à coup sûr mariées) joignables uniquement en journée et en semaine. N&#039;envoyez pas de photos dénudées, ne restez pas trop longtemps dans une relation virtuelle et essayez de mener discrètement votre petite enquête sur la personne. Enfin, si l&#039;on vous demande de l&#039;argent, un seul conseil: fuyez!&quot;
Lire aussi&gt; À 50, 60 ou 70 ans... Ils redécouvrent l&#039;amour sur les sites de rencontre  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2025/02/25/site-rencontres.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[&quot;Au fond de moi, je sentais que son histoire ne tenait pas la route&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Je décrypte mes rêves</title>
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      <pubDate>Tue, 25 Mar 2025 05:03:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[En nous intéressant à ces images que notre cerveau fabrique chaque nuit, nous apprendrons beaucoup sur la partie immergée de notre personnalité. Les explications du coach et thérapeute Olivier Cochet.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Ignorer ses rêves conduit à ignorer une mine de données essentielles sur nous-même&quot;  Quel est l’intérêt de se pencher sur ses rêves? Olivier Cochet: Un rêve qui n&#039;est pas interprété est comme une lettre non lue! Ne pas s&#039;y intéresser revient à ignorer les centaines de missives que la partie inconsciente et immergée de nous-même – 90% de notre personnalité – envoie à notre partie consciente et émergée. Cela conduit à ignorer une mine de données essentielles sur nous-même, que nous pourrions exploiter au quotidien pour mieux vivre, connaître nos vrais désirs, nos blocages, nos ressources insoupçonnées, construire des projets et les réaliser. Même les cauchemars sont instructifs: ils sont comme un ami fruste nous révélant une vérité certes un peu brute mais sans doute utile à entendre.  Apprendre à les décrypter demande beaucoup de travail? Olivier Cochet: Il n&#039;est pas nécessaire de maîtriser une technique avancée pour s&#039;amuser et commencer à faire des découvertes passionnantes sur soi. L&#039;important, c&#039;est d&#039;oser, sans se censurer: même si les premières hypothèses émises sont à côté de la plaque, une mécanique vertueuse sera enclenchée. Et peu à peu, à force d&#039;y revenir, les interprétations se feront plus fines, appropriées et source d&#039;informations exploitables. Chercher à comprendre un rêve pousse à se poser des questions sur soi, sa vie, ses projets. Et ça, c&#039;est le début d&#039;un changement.  Est-il utile de s&#039;aider de livres d&#039;interprétation des rêves? Olivier Cochet: Est-il utile de s&#039;aider de livres d&#039;interprétation des rêves? Je pense que cela peut biaiser la réflexion. Un rêve est éminemment personnel, fruit d&#039;un vécu, de croyances, etc. Se contenter d&#039;une interprétation &quot;universelle&quot; est forcément réducteur. Rêver d&#039;un chien n&#039;a pas la même signification si le rêveur a été mordu dans son enfance ou s&#039;il envisage de se reconvertir en éducateur canin!  Je me lance  Je les note au plus vite  Avant de pouvoir se livrer à la moindre interprétation, encore faut-il se souvenir de ses rêves! Pas facile, car nos mécanismes de déni sont affûtés pour effacer très vite ces messages parfois encombrants.
La solution? Au réveil, ne bondissez pas hors du lit, ne reconnectez pas trop vite avec la réalité. Profitez de cet entre-deux sans ouvrir les yeux et laissez remonter émotions et souvenirs. Utilisez le dictaphone de votre téléphone et énoncez les bribes de rêve qui vous reviennent. Puis, dès que possible, mettez-les en forme par écrit. Vous pourrez alors vous mettre au travail.  J&#039;analyse les personnages Choisissez-en un qui est apparu dans l&#039;un de vos songes et cherchez à comprendre ce qu&#039;il a pu vouloir vous dire. Souvent, les personnages oniriques sont des miroirs plus ou moins déformants d&#039;une partie de vous-même que vous ignorez. Imaginons que vous avez rêvé d&#039;un clochard, cela peut susciter certaines questions. Est-ce que dans ma vie, je me sens rabaissé? Par qui? Autre piste: il peut s&#039;agir d&#039;un personnage de substitution. Ce clochard évoque-t-il quelqu&#039;un dans mon entourage qui ne fait plus attention à son apparence? Un parent, un conjoint? Reste à poursuivre la réflexion, et non plus la fuir, à partir de ces éléments.  Je m&#039;intéresse au décor de mon songe Le cadre dans lequel se déroule votre songe n&#039;est pas neutre, lui aussi recèle une symbolique. Celle-ci peut être personnelle, liée à votre histoire, passée et présente. Vous rêvez d&#039;un train, par exemple, qu&#039;évoque-t-il pour vous? Vous apprêtez-vous à voyager et que représente ce périple? A-t-il un rapport avec un événement particulier (votre père collectionnait les trains, un voyage qui vous a marqué…)? Mais la symbolique peut aussi être &quot;universelle&quot;, inscrite dans des expressions: votre &quot;train de vie&quot; vous pose-t-il question? Avez-vous l&#039;impression de vivre &quot;à un train d&#039;enfer&quot;? Multipliez les hypothèses jusqu&#039;à ce que l&#039;une éveille quelque chose en vous, puis creusez.  Je joue avec les mots Il n&#039;est pas rare que votre inconscient crypte les données de vos songes pour ne pas &quot;choquer&quot; votre conscient. Ainsi, pour vous livrer ses informations codées, il joue souvent avec les mots. À vous de lever le voile sur ces supercheries! Repérez les éventuelles homonymies (vous rêvez d&#039;une paire de ciseaux qui évoque peut-être votre père), les anagrammes (un olivier vous parlera en réalité d&#039;un voilier), les paronymies (vous songez à un poisson qui veut attirer votre attention sur un poison dans votre vie) ; ou bien vous êtes au restaurant, attendant un dessert qui ne vient pas… Peut-être le symbole de votre désert affectif?  J&#039;interroge mes émotions  Au sortir d&#039;un rêve, prenez le temps de faire le point sur l&#039;émotion qui vous habite. Vous ressentez un malaise? Vos mécanismes de défense empêchent sans doute un message de parvenir jusqu&#039;à vous. Le soir même, en vous couchant, pratiquez l&#039;autopersuasion: &quot;Cette nuit, le message de mon inconscient va trouver la voie de sortie.&quot; Si l&#039;émotion ressentie au réveil est, au contraire, agréable, elle peut signifier deux choses: vos ressources intérieures se mobilisent pour vous aider à aller mieux, régler un problème, réaliser un projet, etc., ou bien vous avez tendance à vous enfermer dans l&#039;illusoire, plus léger qu&#039;une réalité que vous ne souhaitez pas vraiment affronter (par exemple, vous avez rêvé que vous embrassiez un acteur connu alors que dans la vraie vie, vous ne faites rien pour rencontrer un partenaire). Là aussi, il faut investiguer plus avant.  Notre expert Olivier Cochet est l&#039;auteur de Onirothérapie, jouer avec ses rêves pour mieux vivre la réalité (éd. Jouvence).    Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être ou sur la boutique de notretemps.com  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je décrypte mes rêves]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le confinement et moi. Stéphane: &quot;Depuis la pandémie, je dois presque me forcer pour aller travailler&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/le-covid-et-moi-stephane-59-ans-depuis-la-pandemie-je-dois-presque-me-forcer-pour-aller-travailler-107304</link>
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      <pubDate>Sun, 23 Mar 2025 05:23:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour Stéphane, 59 ans, le Covid-19 a entraîné une baisse significative de sa productivité et, surtout, de sa motivation au bureau. Il témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je suis auditeur interne dans une grande entreprise de la région parisienne et, avant la crise sanitaire, j&#039;étais littéralement passionné par mon travail. Il ne me serait jamais venu à l&#039;idée de rechigner à la tâche et je pouvais soulever des montagnes pour mener à bien les missions qui m&#039;étaient confiées. Mais en mars 2020, ma boîte m&#039;a, en raison du ralentissement des activités liées au secteur de l&#039;aéronautique, imposé un chômage partiel durant la période du confinement. Moi qui étais constamment sur le terrain et qui interagissais en permanence avec les collègues des différents services, je me suis retrouvé, du jour au lendemain, chez moi, isolé et désœuvré. Ça a été extrêmement violent. D&#039;autant que j&#039;avais très peu de contacts en journée, car ma femme et mon fils, qui sont tous les deux salariés dans la grande distribution, continuaient, eux, à se rendre sur leur lieu de travail.
Je me souviens que, les premiers jours, je passais le plus gros de mon temps à tourner en rond dans l&#039;appartement. Et puis je me suis ressaisis. Un beau matin, j&#039;ai dressé la liste de toutes les choses que, faute de temps, je remettais toujours à plus tard, et que j&#039;avais désormais la possibilité d&#039;entreprendre, puisque j&#039;étais coincé entre quatre murs et dégagé de toute obligation sociale. J&#039;ai alors décidé que j&#039;allais profiter de cette parenthèse pour bricoler, cuisiner, regarder des films, écouter des podcasts, lire des biographies, trier des photos, planter des graines en pot, profiter du soleil sur ma terrasse...  Je me rendais bien compte que l&#039;énergie n&#039;était plus au rendez-vous A partir de ce moment-là, j&#039;ai été occupé quasiment non-stop et, chose totalement nouvelle pour moi, je savourais tous ces instants, sans la moindre once de culpabilité ou de dévalorisation. C&#039;était la situation sanitaire qui m&#039;obligeait à ne rien faire de &quot;constructif&quot;. Je n&#039;avais pas d&#039;autre choix et j&#039;étais même payé pour ça, pour vaquer à mes propres occupations. À la sortie du confinement, j&#039;ai repris le travail à 75% de mon temps, en alternant présentiel et télétravail. C&#039;est à ce moment que j&#039;ai vraiment commencé à m&#039;interroger sur le sens de mon travail. Je me rendais bien compte que l&#039;énergie n&#039;était plus au rendez-vous. Durant mon break professionnel forcé, le temps avait été comme suspendu. J&#039;avais fait en sorte de me tenir le plus possible à l&#039;écart de l&#039;actualité, mais en revenant au bureau, je me suis retrouvé plongé dans une atmosphère de stress et d&#039;anxiété.
Autour de moi, tout le monde parlait du virus et égrenait le nombre de cas et de morts. Les gestes barrière me pesaient. Je n&#039;arrivais plus à me concentrer. Mon cerveau était comme paralysé et je n&#039;avais qu&#039;une hâte: rentrer chez moi. Lorsque je travaillais à la maison, c&#039;était guère mieux. Il me suffisait d&#039;aller chercher un verre d&#039;eau dans la cuisine pour avoir envie de remplacer le feutre sur le pied des chaises, voire de préparer un crumble pour le dessert du dîner et le mode procrastination était aussitôt enclenché. La motivation n&#039;était clairement plus là. Le temps aidant, et le spectre du Covid-19 s&#039;éloignant, j&#039;ai fini par surmonter ce passage à vide et par retrouver un peu de goût au labeur, mais dans une bien moindre mesure. À quelques années de l&#039;échéance de la retraite, je fais ce que je dois faire (j&#039;ai un minimum de conscience professionnelle et puis, honnêtement, je n&#039;ai pas envie de me faire licencier!), mais pas plus. Je ne ressens plus le besoin de me donner corps et âme à mon travail et je n&#039;emporte plus de dossiers à boucler le soir ou le week-end à la maison. Le matin, il m&#039;arrive même de devoir me forcer pour aller au bureau. La pandémie a bouleversé mes habitudes et mon rapport à l&#039;effort. Je valorise désormais davantage ma sphère privée et mon temps libre. Et j&#039;avoue que ça me plaît.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le confinement et moi. Stéphane: &quot;Depuis la pandémie, je dois presque me forcer pour aller travailler&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Monique: &quot;Pardonner à mon père? Jamais&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/pardonner-a-mon-pere-jamais-philippe-hofman-104297</link>
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      <pubDate>Sun, 16 Mar 2025 14:33:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Je n’aime pas mon père. Même enfant, je n’avais aucune affection pour cet homme autoritaire et froid. Il nous battait parfois et ma mère ne bronchait pas. Aujourd’hui, mon père est en Ehpad. Je n’ai aucune envie de lui rendre visite. Suis-je sans coeur ou est-il autorisé de ne pas aimer son père?&quot; nous écrit Monique. La réponse de notre chroniqueur, le psychologue Philippe Hofman.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le courrier de Monique &quot;Je n&#039;aime pas mon père. Même enfant, je n&#039;avais aucune affection pour cet homme autoritaire et froid. Il nous battait parfois et ma mère ne bronchait pas, soumise, sans doute dépressive. Aujourd&#039;hui, maman est décédée et mon père est en Ehpad. Je n&#039;ai aucune envie de lui rendre visite. Ma soeur insiste pour que j&#039;y aille, me disant qu&#039;un jour j&#039;aurai des regrets. Je me demande vraiment quels regrets? Suis-je sans coeur ou est-il autorisé de ne pas aimer son père?&quot;  La réponse de Philippe Hofman Monique, votre témoignage est très émouvant. Vous exprimez, à l&#039;égard de votre père maltraitant, des ressentiments qui ne cèdent pas malgré les années. Je comprends très bien votre refus d&#039;aller le voir à l&#039;Ehpad et d&#039;accompagner sa fin de vie. Les traces de maltraitance sont impérissables. Elles laissent une empreinte émotionnelle aussi effrayante que durant l&#039;enfance.
Vous en êtes probablement victime et vous avez développé une colère infinie. Apparemment, votre soeur n&#039;en a pas été aussi affectée. Elle a pardonné, ce qui vous est impossible. En revanche, je la rejoins un peu en ce qui concerne des regrets ultérieurs que vous pourriez ressentir. Méfiez-vous, la culpabilité est puissante et toujours étonnante. Ce que vous reproche votre soeur quelques autres &quot;moralisateurs&quot; vous l&#039;assèneront également: &quot;On n&#039;abandonne pas son vieux père!&quot; Vous risquez d&#039;en être atteinte. Rappelez-vous que l&#039;adage populaire selon lequel il faut savoir pardonner à ses parents est sage. Vous pourriez vous en inspirer et rendre de temps en temps visite à cet aîné désormais dépendant. Je vous conseille de tenter l&#039;expérience, même si je sais qu&#039;elle sera difficile. Cela sera peut-être protocolaire, mais vous aurez la conscience apaisée.
Lire aussi&gt; Pardonner pour vivre en paix   Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique de notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/09/femme-triste.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Monique: &quot;Pardonner à mon père? Jamais&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je l&#039;ai vécu. Nadine: &quot;J&#039;avais un peu fantasmé ce métier, mais je suis fière d&#039;être allée au bout de mes rêves&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-nadine-57-ans-j-avais-un-peu-fantasme-le-metier-mais-je-suis-fiere-d-etre-allee-au-bout-de-mes-reves-107305</link>
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      <pubDate>Mon, 10 Mar 2025 19:03:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après quelque trente années passées dans la comptabilité, Nadine a entamé une reconversion professionnelle, afin de devenir fleuriste. Un virage à 180 degrés qui s&#039;est avéré plus compliqué que prévu. Il n&#039;empêche: la quinquagénaire ne regrette pas de s&#039;être lancée.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Changer de métier, cela faisait un bon moment que j&#039;y songeais. Depuis plusieurs années, j&#039;allais en effet au bureau quasiment à reculons. J&#039;avais été parachutée, un peu par hasard, sur ce poste d&#039;assistante de trésorerie dans une PME de la région parisienne, après une licence de Langues étrangères appliquées, et je me sentais littéralement enfermée dans un métier qui ne me procurait aucune satisfaction. Je me demandais souvent ce que je faisais là, et pourquoi je supportais tout ça, mais comme j&#039;élevais seule mon enfant, après m&#039;être séparée de son père, et que j&#039;étais plutôt correctement rémunérée pour ce que je faisais, je n&#039;osais pas tout envoyer valser.
En mon for intérieur, j&#039;étais néanmoins convaincue que je finirais un jour par me lancer, pour mieux m&#039;épanouir ailleurs. Le déclic a eu lieu il y a bientôt huit ans, lorsque Baptiste - mon fils - a décroché son premier CDI dans la restauration. Je me suis dit qu&#039;il était temps de penser à moi. C&#039;était le moment ou jamais. J&#039;ai alors effectué un bilan de compétences, afin de savoir ce que je voulais vraiment faire de la seconde moitié de ma vie professionnelle. Je ne voulais pas me tromper une deuxième fois.  Retourner sur les bancs de l&#039;école, à près de cinquante ans, a été une étape difficile Lors des entretiens avec mon coach, je me suis souvenue que, petite, je voulais être fleuriste - j&#039;étais fascinée par les bouquets que ma tante maternelle, qui avait un jardin, s&#039;amusait à composer - et l&#039;idée de réaliser ce rêve a rapidement germé dans mon esprit. D&#039;autant que j&#039;ai toujours aimé le contact humain. J&#039;ai donc négocié une rupture conventionnelle avec mon employeur... et fait le grand saut, en préparant un CAP de fleuriste en alternance, même si mon entourage a grosso modo tout fait pour me dissuader. Ma mère, notamment, ne comprenait que &quot;diplômée comme je l&#039;étais, je veuille exercer un métier manuel&quot;. Elle n&#039;arrêtait pas de me dire que j&#039;allais le regretter. Et mon fils était peu ou prou du même avis qu&#039;elle. Retourner sur les bancs de l&#039;école, à près de cinquante ans, a été une étape difficile - j&#039;ai dû sacrifier quelques week-ends pour réviser mes cours théoriques, notamment avant la date de l&#039;examen -, mais extrêmement enrichissante.  Mon seul regret? N&#039;avoir pas osé sauté le pas plus tôt Quant au métier en lui-même, je l&#039;avais à vrai dire un peu fantasmé et il s&#039;est avéré un peu plus difficile que je ne le pensais. Je m&#039;étais souvent imaginée en train de réaliser, à longueur de journées, de jolies compositions florales de mariages, mais je n&#039;avais pas mesuré que j&#039;allais aussi devoir me lever chaque jour aux aurores pour aller à Rungis et passer ensuite une partie de mon temps à soulever des seaux remplis d&#039;eau et des pots de fleurs, presque aussi lourds que moi, dans une chambre glaciale. Les premiers mois, j&#039;avais tout le temps mal au dos et la goutte au nez. Et je ne parle même pas de mes mains, esquintées par les épines de roses. J&#039;ai pourtant tenu bon, décroché mon diplôme (haut la main) et été embauchée, deux jours par semaine, dans la boutique où j&#039;avais effectuée mon alternance. Le reste du temps, je suis AESH (Assistante d&#039;élèves en situation de handicap) dans un collège polyvalent, à deux pas de chez moi. Aujourd&#039;hui, je ne roule pas sur l&#039;or, mais j&#039;aime ce que je fais (je trouve que ça a vraiment du sens) et, surtout, je suis fière d&#039;avoir eu le cran d&#039;aller au bout de mes rêves. Mon seul regret? N&#039;avoir pas osé sauté le pas plus tôt.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l&#039;ai vécu. Nadine: &quot;J&#039;avais un peu fantasmé ce métier, mais je suis fière d&#039;être allée au bout de mes rêves&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le confinement et moi. Mylène: &quot;Après avoir vécu sous cloche, j&#039;ai déménagé à la campagne&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/le-covid-et-moi-mylene-64-ans-apres-avoir-vecu-sous-cloche-j-ai-ressenti-le-besoin-de-verdure-et-d-espace-108265</link>
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      <pubDate>Sat, 08 Mar 2025 17:43:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Contrairement à son mari, Mylène, 64 ans, pensait ne jamais pouvoir vivre loin de la capitale. Mais la pandémie a, contre toute attente, donné envie à la sexagénaire de prendre la poudre d&#039;escampette. Une décision qu&#039;elle ne regrette finalement pas. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je sais que c&#039;est devenu rarissime, mais je suis une parisienne pure souche. Mon père et ma mère sont tous les deux nés dans le XXe arrondissement et, chose encore plus étonnante, trois de mes grands-parents ont aussi vu le jour dans la capitale. Seule ma grand-mère paternelle était originaire d&#039;Alsace. Pour ma part, j&#039;ai quasiment toujours vécu dans le même quartier, non loin de l&#039;actuel parc André Citroën et, honnêtement, jusqu&#039;à la pandémie, je ne m&#039;étais jamais imaginé vivre ailleurs. J&#039;y avais ma famille, mes amis, et aussi mes petites habitudes de bobo parisienne: le Monop&#039; en bas de chez moi, mon studio de yoga, à quelques rues de mon domicile, mon café-philo, à peine plus loin.
Je me sentais bien dans mon environnement. Je n&#039;ai jamais compris pourquoi les provinciaux critiquent autant Paris, car, pour moi, c&#039;est la ville idéale. Elle est non seulement magnifique, mais il y a tellement de choses à y faire - aller voir une expo, gravir la butte Montmartre, se balader aux Tuileries, faire du shopping dans les grands magasins - qu&#039;on ne peut jamais s&#039;y ennuyer. La seule chose qui m&#039;irritait, c&#039;étaient les métros toujours bondés. Ces dernières années, j&#039;avais d&#039;ailleurs pris l&#039;habitude de circuler en vélo électrique...  Au grand dam de mon mari, qui était terrorisé à l&#039;idée que je me fasse renverser.
Bertrand, lui, est Breton. Il est venu travailler dans la capitale, il y a plus de quarante ans, quelques semaines seulement avant de me rencontrer. Il a toujours reconnu que, sur le plan culturel, Paris n&#039;avait pas d&#039;égale, mais il ne s&#039;y est jamais senti vraiment très bien. On va dire qu&#039;il a fait avec. Ce qui l&#039;a toujours insupporté (en plus de la grisaille, de la pollution, des incivilités et du prix des loyers), c&#039;est le &quot;côté ronchon des Parigots&quot;, comme il dit. Bref, je savais que, une fois l&#039;heure de la retraite sonnée, il n&#039;aurait qu&#039;une envie: retourner dans le sud du Morbihan, où il a grandi. Il ne s&#039;en est jamais caché et le sujet était, depuis quelque temps, devenu éminemment tabou entre nous. Car, pour moi, la Bretagne, c&#039;était bien pendant les vacances, mais y vivre à l&#039;année: jamais.  Notre vie se résumait alors à boulot-dodo Lorsque l&#039;annonce du premier confinement est tombée, je n&#039;étais pas trop stressée. Bertrand a proposé qu&#039;on aille s&#039;installer et télétravailler chez son frère, dans sa région natale, mais j&#039;ai tout de suite botté en touche, en soulignant que la connexion internet n&#039;y était pas toujours optimale, ce qui était vrai. Pour tout dire, je n&#039;en avais pas du tout envie. D&#039;autant que je trouvais que cet isolement forcé à Paris avait quelques bons côtés.
Après tout, on n&#039;était pas confinés dans des caves en temps de guerre, on allait en profiter pour cocooner et faire tout ce qu&#039;on n&#039;avait jamais le temps de faire. Je prenais ça pour une parenthèse enchantée. Je crois que je n&#039;avais mesuré à quel point mon quotidien allait être impacté. Du jour au lendemain, je me suis donc retrouvée, comme des millions de Français, enfermée entre quatre murs, dans un 65 m2.... et là, ça été un choc. Bertrand et moi, on travaillait toute la journée et, le soir, comme le week-end, on ne pouvait plus sortir pour se changer les idées. Près de chez nous, les restaurants, les bars, les cinémas étaient de toute façon fermés et les gens se battaient presque en faisant la queue pour faire les courses. C&#039;était totalement déprimant. Notre vie se résumait alors à boulot-dodo.  Pour la première fois de ma vie, j&#039;ai alors ressenti un besoin irrépressible de verdure et d&#039;espace Sans compter que, à force de vivre 24 heures sur 24 sous cloche, mon mari et moi, on se disputait de plus en plus, notamment en raison de la répartition des tâches ménagères. J&#039;étais à cran, comme une lionne en cage. Pour la première fois de ma vie, j&#039;ai alors ressenti un besoin irrépressible de verdure et d&#039;espace. Après la crise Covid, c&#039;est moi qui ai parlé de déménager à la retraite. Depuis dix-huit mois, nous habitons à Vannes, car j&#039;avais quand même besoin d&#039;être en ville et, même si le premier hiver a été un peu compliqué (l&#039;animation de Paris me manquait et nous n&#039;avions pas encore recréé un réseau amical), je m&#039;y sens aujourd&#039;hui plutôt bien. Je crois que ce qui a fait la différence, c&#039;est que je ne suis pas partie uniquement pour faire plaisir à mon conjoint. J&#039;en avais moi aussi vraiment besoin. Et puis, la capitale n&#039;est pas très loin!  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le confinement et moi. Mylène: &quot;Après avoir vécu sous cloche, j&#039;ai déménagé à la campagne&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Je l&#039;ai vécu. Marie-Pierre: &quot;Je n&#039;arrive pas à accepter l&#039;idée de devenir une source d&#039;inquiétude pour mes enfants&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-l-ai-vecu-marie-pierre-57-ans-je-n-arrive-pas-a-accepter-l-idee-de-devenir-une-source-d-inquietude-pour-mes-enfants-107306</link>
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      <pubDate>Tue, 04 Mar 2025 19:03:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Elle a beau savoir qu&#039;elle doit évoquer rapidement son cancer avec ses enfants, Marie-Pierre, 57 ans, ne parvient pas à leur parler. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;L&#039;annonce de mon cancer, au mois d&#039;avril dernier, a été un véritable tsunami. Je me revois dans le cabinet du chirurgien, le cœur serré de peur. Je l&#039;entendais me dire que les résultats d&#039;analyse n&#039;étaient pas bons et que je n&#039;avais pas un simple kyste au sein, mais bel et bien une tumeur infiltrante... sans vraiment l&#039;entendre. J&#039;étais sonnée, anesthésiée. C&#039;était comme si une vague géante avait brusquement déferlé sur moi et m&#039;avait mise KO. Je n&#039;arrivais même pas à me concentrer lorsqu&#039;il égrenait tous les examens (radiographie du thorax, scintigraphie osseuse... ) stressants que j&#039;allais encore devoir passer, dans les jours suivants, afin de savoir jusqu&#039;où le mal s&#039;était propagé. Quelques semaines plus tôt, j&#039;avais senti une boule relativement volumineuse et dure dans mon sein gauche, en prenant ma douche, et j&#039;étais allée voir mon gynécologue qui m&#039;avait immédiatement envoyée faire une mammographie, suivie d&#039;une biopsie.
Comme il n&#039;y avait jamais eu aucun cas de cancer dans ma famille, j&#039;étais plutôt sereine et détendue en allant chercher les résultats, ce jour-là. Ce rendez-vous n&#039;était pour moi qu&#039;une simple formalité. Je n&#039;imaginais pas qu&#039;il allait y avoir un &quot;avant&quot; et un &quot;après&quot; et que mon monde allait s&#039;écrouler comme un château de cartes, en une phrase de l&#039;oncologue.  Ça m&#039;a touchée de voir qu&#039;il faisait à ce point bloc avec moi En rentrant chez moi, je me souviens m&#039;être roulée en boule sur le canapé, deux ou trois heures durant, pour pleurer. Je ressentais un besoin presque animal de me terrer dans la solitude, afin de laisser retomber l&#039;intensité des émotions qui m&#039;assaillaient. J&#039;ai ensuite appelé le père de mes enfants et lui ai demandé de venir à la maison. Je pensais avoir trié toutes les informations que j&#039;avais reçues et réuni mes forces pour lui annoncer la nouvelle, sans l&#039;affoler, mais j&#039;avais tellement de difficulté à prononcer le mot &quot;cancer&quot; que Vincent a eu du mal a saisir la gravité de la situation. Lorsqu&#039;il a compris, mon ex-mari m&#039;a prise dans ses bras et m&#039;a serrée très fort. J&#039;ai vu des larmes et lu la peur - de la mort? - dans ses yeux, mais il ne s&#039;est pas effondré, pour ne pas ajouter son angoisse à la mienne. Il m&#039;a juste dit qu&#039;il se battrait avec moi contre ce crabe et qu&#039;on finirait tous les deux par avoir sa peau. Ça m&#039;a touchée de voir qu&#039;il faisait à ce point bloc avec moi, en dépit de tous les accrochages que nous avions eus et qui avait conduit à notre rupture, cinq ans plus tôt.  Comment le dire aux enfants? La question de &quot;quand et comment le dire aux enfants&quot; s&#039;est posée immédiatement. Vincent voulait réunir nos enfants, qui habitent au quatre coins de la France, au plus vite. Il était même prêt à endosser le rôle de messager, mais j&#039;ai refusé, car j&#039;ai toujours pensé que c&#039;était à moi, et à moi seule, qu&#039;incombait cette tâche. Le problème est que je n&#039;y arrive toujours pas. Je me sens pas prête à leur dire quelque chose qu&#039;ils ne veulent pas entendre et qui va, à coup sûr, ébranler leur quotidien. Je sais que vais pas pouvoir repousser l&#039;échéance éternellement, car mes traitements vont bientôt commencer - la chimiothérapie va me faire perdre mes cheveux, mes ongles, et je ne pourrai alors plus leur cacher la vérité -, mais c&#039;est plus fort que moi, j&#039;ai besoin de les préserver le plus longtemps possible. Car l&#039;idée de les voir affectés, de devoir répondre à leurs questions et, surtout, de devenir une source d&#039;inquiétude pour eux me bouleverse. Pour l&#039;heure, je préfère encore me taire un peu pour ne pas donner corps au cancer. Tant que je ne leur annonce rien, je ne suis pas malade. Du moins dans leurs yeux&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l&#039;ai vécu. Marie-Pierre: &quot;Je n&#039;arrive pas à accepter l&#039;idée de devenir une source d&#039;inquiétude pour mes enfants&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Le confinement et moi. Christine: &quot;Je suis devenue casanière depuis cette crise&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/le-covid-et-moi-christine-59-ans-je-suis-devenue-casaniere-108264</link>
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      <pubDate>Sun, 02 Mar 2025 05:18:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Depuis la pandémie, Christine, 59 ans, est devenue un poil casanière, préférant souvent rester chez elle, plutôt que de sortir. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Mon samedi soir idéal? Une petite soirée en solo, avec un plateau-repas devant Netflix. Attention, ce n&#039;est pas que je n&#039;aime pas la compagnie des autres – j&#039;adore recevoir ma mère, mon fils ou mes amis à dîner, et je prends même plaisir à leur sortir le grand jeu (petits plats mijotés, jolie table, bougies...) lorsque je les invite à la maison -, mais le fait est que je me sens tellement bien chez moi que mettre le nez dehors pour aller au cinéma ou au restaurant, même en bonne compagnie, me demande une bonne dose de motivation.
Dès qu&#039;on me propose une sortie, c&#039;est plus fort que moi, mon premier réflexe est de chercher un prétexte (&quot;trop de travail&quot;, &quot;déjà prise&quot;, &quot;pas très en forme&quot;...) pour pouvoir me défiler. Si ça ne tenait qu&#039;à moi, je ne quitterais mon appartement que pour aller travailler (je n&#039;ai malheureusement pas le choix) ou faire des courses à la supérette du coin, mais comme je ne veux pas me couper de la société et vivre en recluse, je me fais violence et accepte quelques sorties ici et là. Avant la crise sanitaire, j&#039;adorais pourtant bouger et voir du monde. Le week-end, j&#039;enchaînais les activités à l&#039;extérieur. On disait souvent de moi que je ne tenais pas en place, surtout depuis mon divorce. Lorsque le premier confinement est arrivé, je me souviens que j&#039;étais d&#039;ailleurs paniquée à l&#039;idée de devoir rester enfermée seule entre quatre murs. Je me disais que j&#039;allais devenir folle, zinzin. Mais à force d&#039;entendre à la radio et à la télévision que dehors, c&#039;était dangereux (les masques ne servaient même à rien, à en croire certains), et que c&#039;était en restant chez soi qu&#039;on se protégeait et qu&#039;on protégeait les autres, j&#039;ai fini par prendre conscience que c&#039;était mieux ainsi.  Je n&#039;imaginais pas qu&#039;on pouvait faire autant de choses en restant chez soi Chez moi, j&#039;étais en sécurité. J&#039;étais dans une bulle, dans laquelle il ne pouvait rien m&#039;arriver et j&#039;ai alors commencé à m&#039;épanouir dans ce cocon. Comme j&#039;étais en chômage partiel, j&#039;en ai profité pour revoir ma décoration intérieure en déplaçant quelques meubles. J&#039;ai fait de la peinture sur céramique, de la couture, du canevas, des puzzles... Je me suis aussi mise à la méditation et au yoga, après avoir regardé des vidéos sur YouTube. Tout cela était totalement nouveau pour moi. Je n&#039;imaginais d&#039;ailleurs pas un seul instant qu&#039;on pouvait faire autant de choses en restant chez soi. Le monde extérieur ne me manquait pas, puisque je pouvais communiquer, notamment via Whatsapp ou Skype, et je n&#039;ai pas du tout eu le sentiment que mes liens familiaux et amicaux se sont délités pendant cette période.
Je pense même que, le contexte anxiogène aidant, mes proches et moi avons eu des discussions plus profondes que celles que nous avions auparavant. Bref, je me sentais totalement épanouie dans ce nouveau style de vie. Tant et si bien que, quand l&#039;heure du déconfinement progressif est venue, alors que la plupart se réjouissaient de pouvoir enfin revenir à une vie normale, moi, j&#039;avais tout sauf envie de me (re)confronter à l&#039;extérieur et à la foule.
J&#039;appréhendais les lieux publics, et de manière plus générale, tout ce qu&#039;il se passait dehors. Je me suis donc cherché des excuses pour repousser cette échéance, en me répétant que le virus était encore bel et bien là, que je risquais de le ramener chez moi si je touchais des objets contaminés, et qu&#039;il valait donc mieux prolonger encore l&#039;isolement, même si on n&#039;y était plus contraints. Pas question de prendre des risques inutiles en allant boire des verres et manger des cacahuètes en terrasse. La vie a ensuite progressivement repris son cours, et c&#039;est évidemment une bonne nouvelle, mais moi j&#039;ai, contre toute attente, gardé cette envie de passer plus de temps chez moi. Je n&#039;ai plus peur de sortir (le Covid me semble désormais loin), mais je n&#039;en ressens tout simplement plus le besoin. Mon &quot;chez moi&quot; est devenu ma nouvelle zone de confort, à laquelle j&#039;ai vraiment pris goût.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le confinement et moi. Christine: &quot;Je suis devenue casanière depuis cette crise&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Comment apprivoiser son hypersensibilité?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/comment-apprivoiser-son-hypersensibilite-105740</link>
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      <pubDate>Sat, 01 Mar 2025 10:53:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Votre sensibilité vous semble parfois excessive, vos émotions débordent. Vous êtes peut-être doté(e) d’une très haute sensibilité. Ce n’est pas une fatalité, seulement un tempérament que vous pouvez encore apprivoiser…]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;hypersensibilité, c&#039;est quoi? Qu&#039;est-ce qu&#039;une personne hypersensible? Définition, symptômes  Tout me touche, tout m&#039;atteint: je suis hypersensible Du plus loin que je me souvienne, mon entourage m&#039;a toujours taxé de grand sensible. Tout me touche, tout m&#039;atteint, les malheurs du monde me bouleversent. Quand ceux que j&#039;aime sont peinés, moi aussi je le suis, sans parvenir à garder la moindre distance. Je me sens comme un écorché vif, sans enveloppe pour me protéger&quot;, confie Paul, 72 ans. &quot;J&#039;ai l&#039;impression d&#039;être dans un perpétuel état de fébrilité psychique, comme si tous mes capteurs étaient en éveil permanent! Je vois bien que je suis plus fortement impactée que les autres par les bruits, les odeurs, et dans un autre registre, par les critiques ou les petites remarques en apparence anodines&quot;, raconte Éliane, 57 ans. Cette empathie poussée à l&#039;extrême, cette sensation de perméabilité à l&#039;environnement et cette hyperréactivité à des événements qui peuvent sembler secondaires sont des caractéristiques de l&#039;hypersensibilité (aussi appelée ultrasensibilité). &quot;Contrairement à ce que la société renvoie fréquemment aux ultrasensibles, cela n&#039;a rien de pathologique. Il s&#039;agit seulement d&#039;une sensibilité supérieure à la moyenne qui touche 30% de la population selon les études les plus récentes, donc un très grand nombre de personnes!&quot; explique Saverio Tomasella, psychanalyste, auteur de Hypersensibles, trop sensibles pour être heureux?, éd. Eyrolles Poche, et Ultrasensibles, une histoire de famille, une bande dessinée aux éditions Vuibert (2024)..
Lire aussi&gt; Les émotions, comment ça marche?   Hypersensibilité sensorielle, émotionnelle et cognitive: Comment faire pour savoir si on est hypersensible (quels sont les signes?) Comment savoir si vous êtes concerné? Les chercheurs ont mis en lumière plusieurs critères que vous avez peut-être repérés chez vous. &quot;Les ultrasensibles ont un sens poussé de l&#039;observation et des détails, ce qui les rend souvent très méticuleux. De plus, ils perçoivent toutes les stimulations, qu&#039;elles soient sensorielles, émotionnelles et cognitives, de manière intense et sans filtre. Ils peuvent donc rapidement se sentir submergés, saturés face à des situations. D&#039;où une irritabilité et une fatigabilité fréquentes&quot;, décrit le spécialiste. &quot;Chez les ultrasensibles, les émotions (joie, peur, tristesse, colère…) sont plus fortes et durent plus longtemps. Surtout, ils ont tendance à “absorber” celles d&#039;autrui. Dans leurs relations aux autres justement, ils font preuve de subtilité, se révélant très attentifs au langage non verbal (intonations, mimiques, postures). Ces aptitudes en font des personnes particulièrement intuitives&quot;, complète-t-il.
Il n&#039;est pour autant pas possible de dresser un portrait-robot correspondant à tous les hypersensibles car il peut exister de très nombreux &quot;profils&quot;: certains sont fortement anxieux, d&#039;autres plutôt sereins ; certains sont excités et excitables, d&#039;autres très calmes ; certains sont timides et introvertis, d&#039;autres extravertis. La façon d&#039;exprimer son hypersensibilité ne dépend pas seulement de ses gènes ou de la configuration de son cerveau, mais aussi de l&#039;éducation reçue, de l&#039;histoire personnelle et du regard social. &quot;Ainsi, alors qu&#039;il y a tout autant d&#039;hypersensibles chez les femmes que chez les hommes, ces derniers sont plus enclins à développer dès leur plus jeune âge des stratégies pour cacher ce tempérament. Notamment pour ne pas être la cible de moqueries autour de leur virilité&quot;, observe Saverio Tomasella. À force de s&#039;entendre dire qu&#039;elles sont exagérément émotives, excessives et toujours dans le &quot;trop&quot;, de nombreuses personnes hypersensibles finissent également par perdre toute confiance en elles.
Lire aussi&gt; Je suis de plus en plus émotive  L&#039;ultrasensibilité se présente comme une médaille à deux faces Au quotidien, l&#039;ultrasensibilité se présente comme une médaille à deux faces. &quot;Elle me complique l&#039;existence, tout autant qu&#039;elle la pimente, car je vis tout à 1 000%! Un bon repas, une rencontre sympathique, un beau coucher de soleil déclenchent en moi un bonheur intense. Tandis qu&#039;une mauvaise nouvelle, une chamaillerie, même mineure, un échec, même sans grande conséquence, me chamboulent profondément et m&#039;abattent&quot;, dépeint Madeleine, 63 ans. La face lumineuse de l&#039;hypersensibilité, ce sont en effet des qualités dessinant une personnalité séduisante, de bonne compagnie, apportant aux proches de la joie, de la fantaisie, de l&#039;attention et de la compréhension. &quot;Les personnes ultrasensibles sont le plus souvent fines et délicates, généreuses et intéressées par les autres. Elles sont ouvertes à la complexité et tolérantes, dotées de talents artistiques et créatifs&quot;, détaille Saverio Tomasella.
Parfaits, les hypersensibles? Pas exactement, car ils sont aussi couramment tourmentés, susceptibles à l&#039;extrême, irritables et capables de colères explosives quand ils parviennent à saturation. Beaucoup peinent à trouver leur équilibre et à s&#039;épanouir du fait de cette face sombre de leur tempérament. &quot;J&#039;ai eu la chance d&#039;être élevé par des parents qui ne m&#039;ont jamais incité à étouffer ma grande sensibilité. Je les en remercie car elle a sans conteste enrichi ma vie. Mais à l&#039;école quand j&#039;étais enfant, puis, plus tard, dans mon milieu professionnel, cela a pu être un poids lourd à porter. Je me sentais toujours en décalage par rapport aux autres, ne m&#039;intéressant pas aux mêmes choses, n&#039;ayant pas les mêmes réactions. Ce qui engendrait de grosses difficultés d&#039;intégration et un sentiment de solitude&quot;, souligne Paul.
Lire aussi&gt; Ultrasensible: comment vous préserver en restant vous-même?  Comment soigner l&#039;hypersensibilité? Beaucoup de personnes hypersensibles sont persuadés qu&#039;ils n&#039;ont d&#039;autre choix que de supporter les soubresauts que leur impose leur tempérament. Et au passage, d&#039;en faire porter aussi le poids (colère, susceptibilité à fleur de peau) à leur entourage. &quot;Il est fort dommage de s&#039;enfermer dans ce fatalisme. Il est en effet tout à fait possible d&#039;apprivoiser son ultrasensibilité afin de la vivre plus sereinement&quot;, encourage le psychanalyste. La toute première étape de ce cheminement passe par l&#039;acceptation. &quot;J&#039;ai commencé à me sentir mieux le jour où j&#039;ai cessé de considérer ma sensibilité exacerbée seulement comme un problème, mais aussi comme un atout, une sorte de signature personnelle qui me rend unique&quot;, sourit Madeleine. Reste ensuite à prévoir certains aménagements susceptibles d&#039;éviter l&#039;emballement de la machine émotionnelle. &quot;Dans la période anxiogène que nous traversons, il peut être judicieux de sélectionner avec soin les supports d&#039;information que l&#039;on consulte. En choisissant des journaux, magazines et émissions pour leur sérieux et leur ligne éditoriale non basée sur la polémique à tous crins&quot;, suggère Saverio Tomasella. Inutile aussi de s&#039;imposer des séries, films, romans très tristes, poussant l&#039;empathie dans ses retranchements. À éviter aussi – même pour faire plaisir à son conjoint! – les films d&#039;action ou de guerre défilant à cent à l&#039;heure sur l&#039;écran, jalonnés de violence et de sons intrusifs.
De peur de passer pour des &quot;inadaptés&quot;, les hypersensibles ont tendance à ne pas écouter suffisamment les messages envoyés par leur cerveau lorsqu&#039;il est proche du trop-plein. &quot;Il faut au contraire accepter de se reposer chaque fois que nécessaire, de s&#039;extraire par moments des stimulations environnantes en s&#039;accordant une pause. Cela peut se concrétiser par des siestes, des temps de solitude et de silence&quot;, évoque le psychanalyste. &quot;Trop de monde, de bruit, de conversations dans tous les sens me sont vite insupportables. Pourtant, je me suis longtemps contrainte à assister aux fêtes de famille ou entre copains pour ne froisser personne. Maintenant, j&#039;ose affirmer ma préférence pour les petits comités&quot;, glisse Éliane. Un exemple à suivre. Enfin, le contact avec la nature et les animaux a été identifié par les chercheurs comme apaisant pour les hypersensibles. Même en ville et même sans avoir de petit compagnon chez soi, il est toujours possible d&#039;aller marcher dans un parc et d&#039;y écouter chanter les oiseaux…
Lire aussi&gt;Hyperémotivité, quand les émotions débordent  Des périodes charnières L&#039;hypersensibilité ne constitue pas forcément une caractéristique permanente chez une personne, elle peut varier d&#039;intensité au fil des ans, s&#039;exprimant très fortement à certains moments puis régressant à d&#039;autres. Les événements difficiles (décès, licenciement, rupture, maladie, déménagement…), ainsi que les phases de grande fatigue ou de surmenage, ont tendance à l&#039;exacerber. Les bouleversements liés à l&#039;adolescence, à la grossesse et à la ménopause chez les femmes constituent aussi des facteurs pouvant attiser l&#039;ultrasensibilité.
Lire aussi&gt;Ultrasensibles: vous reconnaissez-vous?  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comment apprivoiser son hypersensibilité?]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Le confinement et moi. Sylvaine: &quot;La pandémie a fait de moi une nouvelle personne, plus attentive aux autres&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/le-covid-et-moi-sylvaine-55-ans-la-pandemie-a-fait-de-moi-une-nouvelle-personne-plus-attentive-aux-autres-107303</link>
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      <pubDate>Sun, 23 Feb 2025 05:33:10 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Pour Sylvaine, 55 ans, le Covid-19 n&#039;a pas eu qu&#039;un impact négatif. Il lui a aussi permis d&#039;améliorer sa relation avec son entourage. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Avant la crise sanitaire, j&#039;étais constamment focalisée sur mon travail. Mes deux fils étant adultes et capables de se débrouiller seuls, j&#039;avais, depuis un bon moment, cessé de jouer les mamans poules pour mieux me concentrer sur mon activité de traductrice indépendante. Je m&#039;étais lancée dans cette aventure en 2016, juste après mon divorce. Cette vie d&#039;auto-entrepreneuse me plaisait, mais elle me demandait énormément d&#039;énergie. Il fallait toujours relancer les clients et, surtout, travailler dans l&#039;urgence.
Je trouvais à peine le temps d&#039;aller voir ma mère, qui habite pourtant à seulement quelques centaines de mètres de chez moi. Je me contentais souvent de l&#039;appeler, une ou deux fois par semaine, afin de m&#039;assurer que tout allait bien. Pour me donner bonne conscience, je me disais que s&#039;il se passait quelque chose, elle savait de toute façon comment me joindre. Je n&#039;avais pas beaucoup de temps non plus pour prendre des nouvelles de mes amis. Il m&#039;arrivait de penser à eux, mais je remettais toujours à plus tard mes coups de fil.
Quant à mes voisins, autant dire qu&#039;ils étaient presque des inconnus pour moi. On se croisait de temps à autre dans le hall de l&#039;immeuble ou dans le local à poubelles, mais nos relations se résumaient à un simple &quot;bonjour&quot; de la tête ou, dans le meilleur des cas, à un &quot;vous allez bien?&quot;. Je ne cherchais pas à nouer des liens avec eux, ni même à en savoir plus sur leur vie. Et eux non plus, visiblement.
Répondez à notre appel à témoignages: &quot;Cinq ans après, je me souviens du confinement...&quot;  Contrairement à avant, je prenais vraiment le temps d&#039;échanger avec ma mère C&#039;est lors du premier confinement que les choses ont changé et que j&#039;ai revu mes priorités. Ma charge de travail avait, par la force des choses, diminué et, comme je savais que l&#039;heure n&#039;était pas aux réunions de famille, j&#039;avais pris le pli d&#039;appeler maman tous les soirs. Contrairement à avant, je prenais vraiment le temps d&#039;échanger avec elle. Elle ne pouvait plus aller se balader, ni recevoir ses amies chez elle et mes appels, et parfois ceux de ses deux petits-fils, étaient peu ou prou devenus sa seule distraction. Pour la première fois de ma vie, je me sentais protectrice à son égard. Je me disais que, à près de 75 ans, elle faisait partie des personnes vulnérables. J&#039;avais envie de prendre soin d&#039;elle et je m&#039;arrangeais même pour aller lui faire ses courses, afin qu&#039;elle n&#039;ait pas à sortir de chez elle.
Pour rompre la monotonie de ses journées, il m&#039;est aussi arrivé d&#039;organiser des parties de scrabble en visio, qui nous ont valu quelques fous rires mémorables. Petit à petit, nous avons retrouvé une proximité que nous avions un peu perdue. Le gros de la crise sanitaire est derrière nous et mes activités ont repris leur cours, mais j&#039;ai gardé l&#039;habitude de l&#039;appeler chaque jour. Je ressens presque un besoin viscéral d&#039;entendre sa voix.
Idem en ce qui concerne mes deux enfants, que j&#039;appelle beaucoup plus qu&#039;avant, et aussi quelques-uns de mes amis, avec lesquels j&#039;ai repris contact pendant la crise sanitaire. Je pense notamment à Françoise, ma camarade de lycée, que je n&#039;avais pas eue au téléphone depuis des lustres. En lui téléphonant, j&#039;ai appris qu&#039;elle s&#039;était battue contre un cancer du sein et qu&#039;elle avait pratiquement gagné la bataille. Je n&#039;en avais rien su, ça m&#039;a fichu un coup. Aujourd&#039;hui, j&#039;essaie d&#039;être plus présente pour mon amie. L&#039;autre jour, je lui ai même proposé de l&#039;accompagner à son prochain rendez-vous de contrôle.
Le coronavirus a aussi clairement changé ma relation avec mes voisins. J&#039;avais beau habiter dans la résidence depuis cinq ans, j&#039;ignorais tout de Suzanne et Paul, deux septuagénaires qui occupent l&#039;appartement à côté du mien. C&#039;est en applaudissant les infirmières sur nos balcons respectifs que nous avons commencé à bavarder. J&#039;ai découvert leur passion pour le cinéma, comme moi. Nous sommes devenus des amis et il m&#039;arrive désormais fréquemment de leur envoyer un SMS pour leur proposer de regarder un film ensemble, ou juste pour savoir comment ils vont.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le confinement et moi. Sylvaine: &quot;La pandémie a fait de moi une nouvelle personne, plus attentive aux autres&quot;]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>La fatigue des femmes sous-estimée… contrairement à celle des hommes, c&#039;est la Nasa qui le dit!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/la-fatigue-des-femmes-sous-estimee-contrairement-a-celle-des-hommes-c-est-la-nasa-qui-le-dit-109084</link>
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      <pubDate>Thu, 20 Feb 2025 14:13:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Voilà une étude originale… qui ne vous étonnera sans doute pas Mesdames. Selon une chercheuse de la Nasa, la fatigue des femmes est sous-estimée alors que celle des hommes est au contraire surestimée. Comment ont-ils abouti à cette conclusion?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[L&#039;objectif de cette étude? Mieux évaluer le niveau de fatigue des astronautes, principale responsable d&#039;accidents et d&#039;erreurs lors de leurs missions, retrace Le Parisien. C&#039;est la chercheuse en psychologie à la Nasa, Morgan Stosic, qui a tiré des enseignements intéressants d&#039;une expérience. En clair, les femmes laissent moins transparaître de signes d&#039;épuisement que les hommes.
Lire aussi &gt; Fatigue persistante: voici les explications possibles (et parfois oubliées)  Comment s&#039;est déroulée l&#039;étude? L&#039;expérience a consisté à demander à un groupe de personnes, hommes et femmes, d&#039;avoir une discussion filmée pendant 5 minutes avec des inconnus. Ces échanges, montrés à 71 volontaires sans le son, leur ont donné des billes pour estimer de 0 (en pleine forme) à 10 (épuisement total) leur niveau de fatigue. L&#039;idée étant de s&#039;appuyer sur le non verbal pour mieux connaître l&#039;état des personnes étudiées. Résultat: les volontaires ont sous-estimé la fatigue des femmes (d&#039;environ 1,3 point) et exagéré celle des hommes (de plus 0,9 point).  Quelles conclusions en tirer? Est-ce que les hommes sont en général plus expressifs, leur visage traduit-il davantage l&#039;épuisement, est-ce les biais que nous avons tous qui nous poussent à être plus attentif à ces signes chez un homme? L&#039;étude ne le dit pas. La faute, selon l&#039;auteure du rapport, au conditionnement social qui pousse les femmes à tenir le coup et à faire semblant d&#039;aller bien, davantage que les hommes.
La chercheuse suggère que cette mauvaise estimation selon le sexe pourrait porter à conséquence pour les femmes. Notamment pour leur santé. En effet, si un soignant ne perçoit pas la fatigue à sa juste valeur chez sa patiente, peut-être qu&#039;il ne lui donnera pas le traitement approprié ou la dose adaptée ou ne lui accordera pas l&#039;arrêt maladie nécessaire. Si un chef ne mesure pas l&#039;épuisement d&#039;une salariée, sans doute ne verra-t-il pas les premiers signes de burn-out? Rappelons toutefois que cette étude ne porte que sur une poignée de personnes.
Mais qu&#039;elle fait écho à quantité de travaux qui dénoncent l&#039;iniquité entre hommes et femmes. Une autre étude de cette même chercheuse de Houston, publiée en septembre 2024, cette fois sur la douleur, dévoilait qu&#039;elle était également sous-estimée pour les femmes et surévaluée pour les hommes. Encore un biais selon le sexe qui peut porter préjudice aux femmes. En effet, si une patiente se plaint, elle risque de recevoir des antidouleurs plus tard qu&#039;un homme si le soignant face à elle minimise sa souffrance.
Lire aussi &gt; Santé des femmes: voilà pourquoi les maladies cardiovasculaires sont aussi une affaire de gynécologie  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[La fatigue des femmes sous-estimée… contrairement à celle des hommes, c&#039;est la Nasa qui le dit!]]></media:title>
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        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le succès planétaire des nouveaux romans à l&#039;eau de rose</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/romans-eau-rose-cles-dun-succes-planetaire-105019</link>
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      <pubDate>Thu, 20 Feb 2025 05:43:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Écrite et lue quasi exclusivement par des femmes, la littérature romantique fait le bonheur des maisons d’édition. Les raisons du puissant attrait que les histoires d’amour et la romance exercent sont multiples… et pas seulement le jour de la Saint-Valentin!]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[La nouvelle génération des &quot;romans à l&#039;eau de rose&quot;, des romans à grand succès La parution du best-seller Cinquante Nuances de Grey en 2012 a marqué le point de départ de l&#039;engouement pour la romance. Bien sûr, celle-ci n&#039;est pas née de la dernière pluie. Ce type de littérature est apparu dès les années 1950, avec les &quot;romans à l&#039;eau de rose&quot; publiés par les éditions Harlequin. Mais le succès de ces ouvrages – reprenant inlassablement les figures de la secrétaire tombant sous le charme de son patron ou de l&#039;infirmière nouant une idylle avec le médecin – était toujours resté limité. Rien à voir avec l&#039;emballement qui, depuis une dizaine d&#039;années, fait littéralement exploser les ventes des éditeurs ayant eu la perspicacité de miser sur ce créneau.  New romance, romance contemporaine, pourquoi ça plaît et cela fait partie des romans les plus vendus? Il faut dire que la romance contemporaine – ou &quot;new romance&quot; – se chauffe d&#039;un tout autre bois que son aînée. &quot;Lorsque j&#039;étais jeune, j&#039;ai lu quelques romans à l&#039;eau de rose. Mais j&#039;étais gênée par leur côté caricatural: l&#039;homme, toujours riche et puissant, mentor d&#039;une petite jeune fille enamourée attendant tout de lui! Les romances d&#039;aujourd&#039;hui proposent des histoires de vie beaucoup plus réalistes, qui peuvent ressembler aux nôtres. C&#039;est cela qui me plaît&quot;, confie Hélène, 62 ans, grande amatrice de romances. Désormais, en effet, les héroïnes et héros vivent dans la &quot;vraie vie&quot;, ont un travail, une famille, connaissent parfois des accidents de parcours: deuil, séparation, chômage, burn out…  Des romances qui font du bien, miroirs de la société &quot;Mes lectrices auraient du mal à adhérer si je leur proposais des histoires d&#039;amour déconnectées de toute réalité matérielle, si je faisais l&#039;impasse sur des situations auxquelles elles-mêmes ou leurs enfants sont confrontés. Elles seraient tout autant rebutées si je décrivais des héroïnes fragiles, soumises et dépendantes des hommes, alors qu&#039;elles mènent souvent des existences où elles déploient toute leur puissance. La romance est un miroir de notre société, elle se doit donc d&#039;évoluer en même temps qu&#039;elle&quot;, constate Emily Blaine, auteure française de romances aux éditions Harlequin*. Les fans de romances apprécient aussi particulièrement les héros masculins non stéréotypés, s&#039;éloignant de l&#039;image du prince charmant pour se rapprocher de celle d&#039;un monsieur Tout-le-Monde – un agriculteur, un menuisier, un papa solo.
&quot;Ce réalisme encourage les processus d&#039;identification. Et surtout, il porte un message inspirant: on peut rencontrer l&#039;amour partout, dans tous les milieux, à tous les âges. Il peut se cacher derrière une personnalité a priori peu glamour – un homme un peu timide, un peu bourru – mais qui pourra révéler de belles valeurs, à condition de se donner la peine de les découvrir derrière les apparences&quot;, souligne Valérie Cordonnier, psychothérapeute et sexothérapeute.
Si ces ouvrages plaisent autant, c&#039;est parce qu&#039;ils font du bien! Car, même si la romance contemporaine a revu ses codes, elle est restée fidèle au pilier de la littérature sentimentale: le happy end. Toute lectrice qui y plonge sait que, malgré toutes les vicissitudes que pourront traverser les héros, la fin sera heureuse et l&#039;amour triomphera. &quot;Quand je suis immergée dans la lecture d&#039;une romance, je ressens un bien-être physique. C&#039;est une parenthèse durant laquelle je suis sur un petit nuage, où je décroche momentanément de mes soucis et de mon stress, comme happée&quot;, sourit Solange, 54 ans.
&quot;Après des années de rencontres avec mes lectrices et leurs nombreuses confidences, je suis persuadée que la littérature romantique est thérapeutique au sens plein du terme. Elle apaise, répare, apporte de la joie et de l&#039;optimisme&quot;, renchérit Emily Blaine. Dans un monde tourmenté et anxiogène, quel meilleur remède en effet que les histoires d&#039;amour? &quot;Le sentiment amoureux, même lorsqu&#039;il est vécu par procuration via des personnages fictifs, insuffle une formidable force, de l&#039;espérance en des jours meilleurs et l&#039;envie d&#039;avancer malgré tout&quot;, décrypte Valérie Cordonnier. Et comme la promesse d&#039;une fin heureuse et de la résolution de toutes les difficultés est affichée d&#039;emblée, les lectrices peuvent se laisser aller en toute quiétude, sans crainte de mauvaises surprises ou de tromperie sur la marchandise! &quot;L&#039;attractivité de ce genre littéraire est fondée sur un contrat de confiance entre les auteures et les lectrices&quot;, poursuit la psychothérapeute.
Lire aussi&gt; Vanessa: &quot;Retrouver mon premier amour m&#039;a prouvé que je pouvais encore séduire&quot;  Une écriture simple, qui accroche Une clé essentielle du succès de la romance est sans doute la simplicité de son écriture: des phrases courtes, peu de descriptions, un vocabulaire usuel. &quot;Lorsqu&#039;une femme aborde un tel ouvrage, même si elle n&#039;est pas une lectrice aguerrie, elle se sent accueillie avec bienveillance et douceur, sans une once d&#039;élitisme, de mépris ou de condescendance. Dès les premières lignes, la voilà transportée dans un univers confortable et rassurant où les héros parlent comme elle. De quoi, là encore, faciliter l&#039;identification avec les personnages et mettre en route son imaginaire&quot;, observe Valérie Cordonnier.
Mais les romances ne sont pas réservées à un public a priori peu lecteur: tout un chacun, quelle que soit son aisance face à l&#039;écrit, peut y puiser du plaisir. &quot;Je suis une dévoreuse de livres! Des romans, de la poésie, du théâtre, des essais… et des romances aussi. C&#039;est mon petit plaisir, dont je ne parle pas à tout le monde. Non parce que j&#039;en ai honte mais juste parce que j&#039;ai envie qu&#039;on me laisse tranquille dans ma bulle, avec mes rêves&quot;, glisse Anne, 58 ans. Le fait que ces romances soient faciles d&#039;accès ne signifie pas pour autant qu&#039;elles sont mal écrites ou de piètre qualité. &quot;À la différence de nombre d&#039;auteurs de littérature générale, les auteures de romances ont pour la plupart un autre métier&quot;, explique Emily Blaine, elle-même cadre à la SNCF. &quot;Je pense que cela contribue à donner à ce genre de littérature un côté extrêmement concret et allant droit au but&quot;, analyse-t-elle.
Lire aussi&gt; Marie-Christine, 60 ans: &quot;Je suis retombée amoureuse, le désir, le plaisir… tout est revenu, comme par magie&quot;  Les éditions Harlequin De Complainte sicilienne (1978) à Unis jusqu&#039;au ciel, sorti cet été, les éditions Harlequin ont su s&#039;adapter aux évolutions de la société. Aujourd&#039;hui, leurs héroïnes sont des femmes fortes, à l&#039;image des lectrices, qui peuvent s&#039;identifier à elles.  La sexualité sans fausse pudeur La new romance ne fait plus l&#039;impasse sur la sexualité de ses héros, comme c&#039;était le cas dans les romans Harlequin de jadis. L&#039;amour physique étant considéré comme l&#039;accomplissement naturel et attendu d&#039;une histoire d&#039;amour, il n&#039;existe aucune raison valable de le cacher. &quot;Je considère que je suis une grande fille qui mérite mieux qu&#039;un vague “et ils s&#039;aimèrent sous la couette”! Quand je lis un roman sentimental, j&#039;attends qu&#039;il comporte quelques scènes sexuelles, et que l&#039;auteure déploie un minimum de subtilité et d&#039;inventivité pour les décrire&quot;, assume Anne. &quot;Ces scènes sont les plus difficiles à écrire, celles qui me demandent le plus de temps et d&#039;imagination! Car je dois me renouveler pour chaque livre, toujours trouver le bon dosage entre la sensualité et la précision dans la description des gestes. Mais je n&#039;imagine pas une seconde me dérober à l&#039;exercice, mes lectrices seraient trop déçues&quot;, souligne Emily Blaine.
Qu&#039;y puisent-elles dont elles ne voudraient pas se passer? &quot;Grâce à ces lectures, elles se fabriquent leurs propres images érotiques suggérées par les mots, et non imposées comme c&#039;est le cas lors du visionnage d&#039;un film. Elles alimentent leur petite bibliothèque de fantasmes, s&#039;inspirent aussi de certaines pratiques. De quoi réveiller une libido qui souvent pâtit de la charge mentale, de la routine, de l&#039;âge et autres aléas&quot;, analyse Valérie Cordonnier. Le temps passé à dévorer ces romances peut finalement constituer une jolie contribution des femmes à la bonne santé sexuelle et amoureuse de leur couple!  * Emily Blaine a publié Unis jusqu&#039;au ciel, aux éditions Harlequin (août 2024).  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le succès planétaire des nouveaux romans à l&#039;eau de rose]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Le confinement et moi. Joëlle: &quot;La crise du Covid nous a éloignées avec ma soeur&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/le-confinement-et-moi-joelle-la-crise-du-covid-nous-a-eloignees-avec-ma-soeur-108266</link>
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      <pubDate>Sun, 16 Feb 2025 05:43:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Durant la pandémie, Joëlle, 54 ans, a essayé, par tous les moyens, de convaincre sa cadette de se faire vacciner. En vain. Cette divergence de position sur le sujet a fait remonter des tensions sous-jacentes et les a quelque peu éloignées. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quand je vois ma sœur, j&#039;évite désormais soigneusement le sujet, car je sais qu&#039;il est hautement explosif. Pour faire court, Carole a toujours été un poil rebelle et, par principe, elle se dresse systématiquement contre toutes les décisions gouvernementales. Durant la crise sanitaire, elle était donc contre le pass sanitaire et, bien sûr, contre le vaccin. Elle n&#039;arrêtait pas de répéter qu&#039;elle ne comprenait pas &quot;comment des gens sensés pouvaient, en toute conscience, se faire injecter des substances inconnues et potentiellement dangereuses&quot;, alors qu&#039;elle savait pertinemment que mon mari, mes enfants et moi-même avions reçu toutes les doses recommandées de Pfizer ou de Moderna.
Elle prenait même un malin plaisir à égrener, devant nous, les rares effets secondaires – paralysies faciales, péricardites, polyarthrites rhumatoïdes… – soi-disant liées à ces vaccins, dont elle avait eu connaissance à la radio. Je serrais les dents, pour ne pas envenimer la situation, mais ça me mettait à chaque fois hors de moi. D&#039;autant que maman qui, au début de la pandémie, approchait les 76 ans, souffre d&#039;insuffisance cardiaque. Elle faisait donc doublement partie des personnes prioritaires pour la vaccination, mais à force d&#039;écouter les inepties de Carole et aussi, accessoirement, de lire en boucle des posts d&#039;Antivax sur Facebook, elle finissait par douter du bien-fondé de cette campagne vaccinale. Elle se disait que ça présentait peut-être plus de risques que de bénéfices pour la santé.  Chacune de nos discussions finissait pas tourner au vinaigre Nous avons heureusement réussi à la convaincre de prendre rendez-vous dans un centre de vaccination, mais il nous a d&#039;abord fallu la menacer de ne plus venir la voir, à cause des risques de transmission, si elle ne se décidait pas à le faire. J&#039;ai ensuite tenté de rallier Carole à notre cause, tout en sachant dès le départ que c&#039;était peine perdue. Je lui ai dit que je comprenais ses inquiétudes, mais qu&#039;il fallait qu&#039;elle se protège et qu&#039;elle protège les autres, notamment maman, dont la santé était fragile. Se faire vacciner était la seule solution et elle devait en passer par là si elle ne voulait pas, de surcroît, se retrouver stigmatisée et exclue de la vie sociale, en raison du pass sanitaire. Rien n&#039;y faisait, elle ne démordait pas de son idée première: les gestes barrières étaient, selon elle, la seule façon de ne pas attraper le virus, tout le reste était foutaise.
Chacune de nos discussions finissait pas tourner au vinaigre. D&#039;autant que, alors que j&#039;essayais toujours de tempérer mes propos, Carole, elle, qui s&#039;emporte facilement, n&#039;hésitait pas à me traiter de folle ou d&#039;inconsciente, au seul motif que j&#039;étais vaccinée. Elle me disait que si je développais un jour une maladie grave à cause de ça, ce serait bien fait pour moi. Un jour, j&#039;ai explosé et lui ai balancé ses quatre vérités au téléphone. Je lui ai dit qu&#039;elle n&#039;était qu&#039;une sale égoïste, et même une criminelle en puissance et que, si elle ne voulait pas se faire vacciner, elle n&#039;était plus la bienvenue chez moi. Nous avons alors l&#039;une et l&#039;autre ressorti du carton toutes les vieilles rancœurs du passé en campant, bien sûr, chacune sur nos positions. À son habitude, ma sœur a eu des mots très durs, qui m&#039;ont blessée. En raccrochant, j&#039;étais submergée par les émotions. Carole et moi, nous nous sommes ignorées pendant près d&#039;un an, et puis j&#039;ai fait le premier pas, car je ne voulais pas qu&#039;on reste fâchées, ne serait-ce que par rapport à maman. Mais plus rien n&#039;est vraiment comme avant.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Le confinement et moi. Joëlle: &quot;La crise du Covid nous a éloignées avec ma soeur&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Catherine: &quot;Difficile d&#039;oublier un cancer, même guérie...&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/philippe-hofman-apres-mon-cancer-la-surveillance-me-pese-104296</link>
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      <pubDate>Thu, 13 Feb 2025 17:33:09 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Philippe Hofman]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[&quot;Il y a quelques années, j&#039;ai eu un cancer du sein. Je suis sortie d&#039;affaire, mais je dois me &quot;surveiller&quot; tous les ans. Cette épée de Damoclès me mine et personne ne comprend cette pression autour de moi&quot;, écrit Catherine à notre choniqueur, le psychologue Philippe Hofman.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le courrier de Catherine &quot;II y a quelques années, j&#039;ai eu un cancer du sein. Dans ma lutte contre la maladie, j&#039;ai vaillamment supporté mes traitements. Je suis sortie d&#039;affaire, mais je dois me “surveiller” tous les ans. Cette épée de Damoclès me mine. Personne ne comprend cette pression. Mon entourage me dit souvent que j&#039;ai eu de la chance… j&#039;aurais pu mourir. Certes, mais ces mots ne me consolent pas. Comment leur faire comprendre?&quot;  La réponse de Philippe Hofman Catherine, vous êtes l&#039;une des nombreuses victimes du cancer du sein (le plus fréquent en France avec près de 900 000 femmes touchées au total, NDLR). Les personnes bien portantes ont du mal à réaliser le choc que vous avez ressenti quand on vous a diagnostiqué un cancer. Ce terme recèle une symbolique morbide effroyable, et l&#039;on imagine forcément le pire.
Lors du combat contre ce fléau, l&#039;urgence vitale est omniprésente. Comme vous le soulignez, il faut un grand courage pour supporter la batterie de traitements épuisants, les conséquences sur le corps pouvant aller jusqu&#039;à l&#039;ablation mammaire. Pendant des mois, les malades sont hantés par la mort. Malgré un taux de guérison des cancers du sein d&#039;environ 90%, on ne se remet pas si facilement de l&#039;épreuve. Le temps pourrait apaiser cette angoisse, mais la surveillance et quelques traitements préventifs vous rappellent toujours la part de risque. Vous restez angoissée même si vos proches essaient de vous rassurer. N&#039;oubliez pas que, durant vos soins, ils ont certainement eu peur, eux aussi. Ils ne veulent plus en entendre parler et c&#039;est légitime, assez d&#039;angoisses ont circulé. Alors, plutôt que d&#039;essayer de les sensibiliser à votre stress, je vous suggère une astuce: vous pourriez militer dans une association telle que Ruban rose pour participer à la prévention de la maladie et rencontrer des femmes dynamiques qui vous comprendraient. 
Lire aussi&gt; Cancer du sein: voici les activités à privilégier pendant et après le traitement    Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur la boutique de notretemps.com  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/09/fmme-fatigue-the.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Catherine: &quot;Difficile d&#039;oublier un cancer, même guérie...&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>En hiver, 3 rituels du matin pour bien attaquer la journée</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/en-hiver-on-se-chouchoute-avec-3-rituels-du-matin-pour-bien-attaquer-la-journee-104161</link>
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      <pubDate>Sun, 05 Jan 2025 07:33:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Froid, manque de lumière, moral et énergie en berne… Il n’est pas toujours évident de résister à l’envie de rester au chaud sous la couette! Etirements, automassage et friction du bas du dos avec une HE... Pour nous lever du bon pied, avec vitalité, et nous jouer de l’hiver, adoptons les bons conseils de nos experts.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je remets mon corps en mouvement avec douceur Pour émerger de la torpeur de la nuit, même lorsque le jour n&#039;est pas encore levé, rien de tel qu&#039;un réveil articulaire et musculaire qui permet de se sentir en forme physiquement et moralement.
• Avant de sortir du lit, étirez-vous de tout votre long, puis activez la mobilité articulaire de vos chevilles et poignets en les faisant tourner dix fois dans un sens et dix fois dans l&#039;autre.
• Allongé sur le dos, pour étirer vos hanches, ramenez les genoux vers la poitrine, posez vos mains dessus puis dessinez des cercles en les écartant et en les rapprochant, dix fois dans un sens et dix fois dans l&#039;autre.
• Assis au bord du lit, posez les pieds à plat au sol ou sur un marchepied. Le dos droit, placez la main gauche à côté de la fesse, levez le bras droit et penchezvous quelques secondes vers la gauche pour étirer votre flanc droit. Relâchez. Répétez à droite. Quatre fois de chaque côté.
• Inclinez la tête dix fois vers l&#039;épaule droite puis vers l&#039;épaule gauche, et dix fois de bas en haut. Faites rouler vos épaules quatre fois vers l&#039;avant et autant de fois vers l&#039;arrière.
• Debout, mains sur le lit, dos plat, jambes tendues et pieds au sol: remontez en déroulant tout doucement la colonne vertébrale pour finir par les cervicales et effectuer une grande rotation arrière avec vos bras.
Lire aussi&gt; Réveil en douceur: 4 mouvements simples pour dérouiller ses articulations et Ma petite gym du matin, extra pour bien démarrer la journée!  Je pratique un automassage des mains Pratique stimulant des zones réflexe qui correspondent à différentes parties et fonctions du corps, la réflexologie palmaire est à la portée de chacun. Elle contribue à un meilleur équilibre énergétique du corps et à un mieux-être global.
• Le matin, frottez vos paumes l&#039;une contre l&#039;autre pendant 30 secondes. Puis appuyez sur la pulpe du pouce pour activer la zone réflexe de l&#039;hypophyse et favoriser la sécrétion d&#039;endorphines, les hormones du bonheur, par un mouvement de rotation dans le sens des aiguilles d&#039;une montre pendant 1 minute. Commencez par le pouce gauche puis faites de même avec le droit.
• Pour éliminer les toxines accumulées par l&#039;organisme pendant la nuit, stimulez la zone des ganglions lymphatiques en faisant glisser trois doigts de votre main droite dans les creux de votre poing gauche fermé. Massez sur 3 cm vers le dos de la main en effectuant plusieurs passages pendant 1 minute. Reproduisez sur la main droite.
• Pour tonifier et réguler votre énergie tout en boostant votre immunité, pincez, avec votre pouce et index droits, la partie molle située entre le pouce et l&#039;index gauche, appelée le point 4GI, situé sur le méridien du gros intestin. Maintenez 30 secondes et relâchez avant de faire à l&#039;identique sur la main droite.
Lire aussi&gt; Automassage: le soulagement à portée de main  J’exploite les vertus des huiles essentielles Excellentes alliées pour lutter contre les baisses de régime, les huiles essentielles (HE) savent booster les matins d&#039;hiver.
• Diluez 1 ou 2 gouttes d&#039;HE d&#039;épinette noire dans 10 gouttes d&#039;huile végétale pour vous frictionner le bas du dos, au niveau des reins. Sa propriété &quot;hormon-like&quot;, mimétique de la cortisone, produit un effet stimulant, véritable soutien des glandes surrénales et aussi du système immunitaire, très sollicité en période hivernale. Le matin pendant 2 semaines.
Attention: à ne pas utiliser sans avis médical en cas de pathologie de la thyroïde, cardiovasculaire, rénale…
• S&#039;il vous faut un petit coup de fouet supplémentaire, respirez rapidement au-dessus d&#039;un flacon d&#039;HE de menthe poivrée, une ou deux fois dans la journée.
• Pour contrecarrer une baisse de moral, respirez de l&#039;essence de citron, clé d&#039;une humeur joyeuse. Trois ou quatre fois par jour.
Lire aussi&gt; Les huiles essentielles, vos alliées contre les maux de l&#039;hiver    Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque et sur la boutique notretemps.com    ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2024/12/06/lever-matin.jpeg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[En hiver, 3 rituels du matin pour bien attaquer la journée]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-STOCK]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Bien-être: et si on essayait la méthode Coué?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/bien-etre-et-si-on-essayait-la-methode-coue-96062</link>
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      <pubDate>Mon, 23 Sep 2024 14:50:11 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Isabelle Gravillon]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Dans son roman &quot;La Vie meilleure&quot;, Étienne Kern raconte la vie d’Émile Coué, pharmacien inventeur de la méthode du même nom au début du XXe siècle. Souvent accusée d’être simpliste, la méthode Coué a influencé nombre de techniques de développement personnel. Les pistes pour la mettre en pratique.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Je me fixe un objectif. Nous pouvons opter pour une autosuggestion universelle et utiliser la &quot;phrase modèle&quot; d&#039;Émile Coué: &quot;Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux&quot;. Ou nous fixer un objectif en vue d&#039;améliorer notre quotidien, tel que venir à bout de nos insomnies. &quot;Énoncer son souhait avec précision est la clé de la réussite. Ainsi, si nous disons “Je vais passer une bonne nuit”, nous formulons une suggestion inefficace. Qu&#039;est-ce qu&#039;une “bonne” nuit? Pour être efficace, la demande doit être concrète: “Je vais dormir d&#039;un sommeil profond jusqu&#039;à 7 heures du matin” sera plus approprié&quot;, avance Jean-Pierre Magnes*, coach et formateur. Bien sûr, l&#039;inconscient ne réalisera cette consigne que si notre corps et notre psychisme en ont les moyens: il n&#039;est pas possible de guérir d&#039;une maladie grave avec la méthode Coué, ni de retrouver le goût de vivre en cas de dépression.
Lire aussi&gt; 3 thérapies pour apprendre à mieux s&#039;aimer  J&#039;utilise le &quot;je&quot;. Employons le &quot;je&quot; pour formuler notre phrase d&#039;autosuggestion. &quot;Ce pronom s&#039;adresse à nous-même, pas à un être indéfini. Nous nous disons que nous en avons les moyens, que nous serons la femme ou l&#039;homme de la situation&quot;, insiste le coach. Évitons l&#039;incantation du type &quot;Mon chef va me prendre en considération&quot;, préférons-lui &quot;Je vais le convaincre par mes résultats&quot;.
Lire aussi&gt; Quatre moyens pour développer la confiance en soi  J&#039;opte pour la forme affirmative. Utilisons le futur immédiat &quot;je vais&quot; suivi d&#039;un verbe d&#039;action, qui décrit un acte &quot;presque&quot; en train de se réaliser. Bannissons les négations: disons &quot;Je vais bien dormir&quot;, et non &quot;Je ne vais pas faire d&#039;insomnie&quot;, qui suggérerait à l&#039;inconscient la possibilité d&#039;une mauvaise nuit. Oublions le verbe &quot;essayer&quot; et le conditionnel (le temps du souhait), qui programment un échec probable voire un renoncement, de même que &quot;je veux&quot;, qui convoque la volonté, souvent contre-productive.
Lire aussi&gt; L&#039;optimisme, ça se cultive! Voici comment faire  Je la répète 20 fois. Chaque jour, matin et soir, nous pourrons énoncer 20 fois notre phrase d&#039;autosuggestion. &quot;Répéter une information le plus vite possible et de manière machinale l&#039;ancre dans l&#039;inconscient&quot;, note Jean-Pierre Magnes. Pourquoi 20 fois? La dire 4 fois est inefficace pour chasser les autosuggestions négatives; la formuler 100 fois serait fastidieux et inutile. Pour libérer l&#039;esprit et éviter de compter sur ses doigts, Coué suggérait d&#039;utiliser une cordelette à 20 noeuds, tel un chapelet laïc. Il conseillait de répéter la phrase à mi-voix, sur un ton monocorde, les yeux fermés, en position confortable et dans une pièce tranquille. Prêt à passer à l&#039;action?  
Lie aussi&gt; Psycho: comment transformer ma maison en cocon de bien-être  Notre expert Jean-Pierre Magnes est, coach et formateur et coauteur, avec Luc Teyssier d&#039;Orfeuil, de La Méthode Coué, plus épanoui avec l&#039;autosuggestion consciente (éd. Eyrolles, 2016).  La vie meilleure, d&#039;Étienne Kern, Gallimard, 192p., 19,50€.  Retrouvez Notre Temps Santé &amp; bien-être en kiosque ou sur le site de notretemps.com.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Bien-être: et si on essayait la méthode Coué?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Débat: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/vivre-avec-proche-atteint-troubles-psychiques-bipolarite-schizophrenie-51286</link>
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      <pubDate>Tue, 31 May 2022 10:35:07 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[France Lebreton,Frédérique Odasso]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Leur fils, leur fille, leur frère ou leur père… souffre de schizophrénie ou encore de bipolarité. Comment ont-ils vécu l’annonce de la maladie? Avec qui peuvent-ils en parler? Quels sont leurs soutiens? Cinq lecteurs de Notre Temps sont venus courageusement partager leurs expériences. Tour de table.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Notre Temps: Comment avez-vous vécu l’irruption de la maladie psychique dans vos vies? Aleth: cela a été un véritable tsunami. On m’a demandé de rapatrier d’Irlande ma fille âgée de 16 ans parce qu’elle faisait un accès de schizophrénie. Je ressens encore la violence de cet appel, alors que je ne savais même pas ce que c’était! À l’hôpital psychiatrique, le médecin m’a rendue d’emblée responsable de son trouble. Après avoir refusé son hospitalisation, nous l’avons gardée pendant un mois, totalement &quot;shootée&quot; par les médicaments. Ensuite, nous avons rencontré une psychiatre exceptionnelle qui a posé le diagnostic de bipolarité et nous a convaincus de la nécessité de son hospitalisation. Elle a été prise en charge très rapidement, ce qui a été une vraie chance.
Claude: c’est arrivé plus sournoisement pour mes deux enfants. Au début, nous pensions que notre fils traversait une crise d’adolescence longue et &quot;musclée&quot;. Mais à 18 ans, il a été diagnostiqué schizophrène, et ensuite ma fille, à 25 ans. Leur maladie se manifeste différemment, lui, par des accès de violence, et elle, par un repli et un sentiment de persécution.
Georges: c’est monté crescendo. Nous savions qu’il y avait un souci. Ayant eu des épisodes mélancoliques et dépressifs pendant l’adolescence, notre fille suivait un traitement et une thérapie. Nous étions certains que cela passerait. À 19 ans, lors d’un séjour en Grèce, elle s’est mise à aller très mal et a été examinée par un psychiatre. Dans notre maison de vacances, pendant des semaines, nous sommes devenus ses soignants, lui administrant ses médicaments, la surveillant… Cette expérience a été un premier grand choc. D’autres chocs ont suivi, dus notamment au manque de psychologie et de pédagogie à notre égard. Il a fallu réfuter la culpabilisation médicale à l’encontre de ma femme (à l’époque, la mère était souvent tenue pour responsable), refuser l’hospitalisation sans consentement de notre fille… et attendre, de rechute en rechute, qu’elle soit stabilisée.
Catherine: l’impact sur les proches est catastrophique! L’effraction de sa maladie m’a crucifiée. Quasiment du jour au lendemain ma fille de 20 ans, jolie, brillante et pleine d’espoirs, a basculé dans la maladie psychique. Nous avons connu l’errance diagnostique, les hospitalisations sans consentement, sa dégradation physique, ses refus des traitements.
Chloé: depuis ma naissance, je compose avec cette problématique. Jusqu’au divorce de mes parents, j’étais habituée aux phases maniaques et dépressives de mon père. De plus, nous avions été aguerris par notre mère qui mettait en mots certains fonctionnements pour nous permettre de les identifier. Mais quand mon frère est tombé malade, il s’est produit une déflagration. Rien n’a plus jamais été pareil !
Lire aussi&gt; 7 choses que vous ignorez peut-être sur la bipolarité et comment la soigner   Vous avez le sentiment de ne pas avoir été protégée? Chloé: longtemps en France, il n’y a pas eu de structures spécifiques pour les mineurs, enfants, frères et sœurs de personnes touchées par un trouble psychique. Comme ils sont plus fragiles face à la toxicité de la maladie, il est essentiel de les accompagner et de leur apprendre à se protéger. Après l’Unafam, qui à l’origine s’adressait plus aux adultes, s’est constituée l’association Les Funambules, dédiée aux jeunes de 7 à 25 ans qui grandissent auprès d’un proche en souffrance psychique.  Le sujet est-il difficile à aborder avec l’entourage? Aleth: au début j’étais moi-même dans le déni. Je ne pouvais accepter que ma fille si jeune souffre d’une maladie psychique et se retrouve en hôpital psychiatrique. C’était terrifiant et inadmissible! Je suis passée par des moments de désespoir et de révolte terribles. Comme il y a quelque chose de dérangeant et d’effrayant dans ces maladies, souvent les gens vous évitent, voire vous fuient. Le sujet est tabou. L’Unafam m’a permis d’accepter l’inacceptable, de trouver du soutien et d’apprendre à vivre avec.
Catherine: c’est un tabou auquel nous nous soumettons déjà nous-mêmes! La peur d’être stigmatisés nous empêche d’en parler. De plus, à l’époque, non seulement les psychiatres n’expliquaient rien mais, de surcroît, ils nous culpabilisaient. C’était la double peine. Pendant dix ans, je n’ai rien dit. En rejoignant l’Unafam, j’ai compris qu’il fallait se libérer et parler. Je me suis heurtée à l’incompréhension et aux idées reçues de certains membres de la famille. Plutôt que nous aider, ils nous enfonçaient. C’était insupportable.
Chloé: adolescente, j’avais du mal à en parler à mes copains. Ils ne pouvaient pas comprendre mes difficultés pour la raison simple qu’ils n’en avaient pas fait l’expérience. Il faut le vivre pour le croire!
Georges: au fil des années, avec l’entourage, nous avons toujours cherché à discuter et répondre aux questions pour évacuer les peurs. Il est essentiel de faire de la pédagogie pour clarifier la situation.
Claude: tout dépend des gens. Certains nous ont écoutés avec bienveillance et d’autres nous ont jugés, accusés… Nous nous sommes sentis très isolés car il n’est pas facile de parler de la maladie psychique, difficile à comprendre, à soigner… Heureusement, il y avait le travail, les amis, les loisirs pour exister autrement, et l’Unafam pour parler et trouver des solutions.  Comment votre lien avec votre proche malade a-t-il évolué? Chloé: enfant, il m’a fallu renoncer à un papa idéal, sécurisant, alors que le mien était dépressif et alcoolique.
Claude: il faut s’adapter car il y a une rupture. La maladie a éteint les espoirs que nous avions fondés pour nos enfants. L’amour est resté mais nous avons dû nous habituer à ces nouvelles personnes, les aider à s’intégrer dans la société le mieux possible, notamment en leur faisant accepter leurs traitements. Il faut faire le deuil de la normalité. Ce n’est pas évident, notamment pour mon petit-fils qui aimerait avoir une maman comme les autres.
  Comment avez-vous vécu cette grand-parentalité? Catherine: comme un autre tsunami! Nous l’avons appris lorsque notre fille, alors âgée de 40 ans, était à trois mois de grossesse. Elle était sans travail et sous traitement. Aujourd’hui notre petit-fils est un grand bonheur pour lequel je remercie ma fille.
Aleth: je n’étais aucunement au courant de son projet de maternité lorsque ma fille m’a annoncé qu’elle était enceinte. J’avoue avoir été totalement terrorisée. Elle a eu la chance d’être accompagnée de façon incroyable, sur les plans psychique et médical. Elle a aujourd’hui trois enfants.
Georges: ma fille voulait être mère. Notre petite-fille est arrivée, nous apportant une grande joie de vivre, même si les débuts ont été compliqués.
Claude: avec deux enfants atteints de troubles psychiques, nous avions fait le deuil d’être grands-parents. Mais notre fille voulait avoir un enfant, à n’importe quel prix. Nous avons appris sa grossesse, de père inconnu, au hasard d’une hospitalisation. Le choc! À la naissance, ma fille a été privée de son bébé, qui a été placé. Après un long parcours en pouponnière et en famille d’accueil, notre petit-fils vit désormais chez nous. Nous en avons la responsabilité. Ma fille, dont la maladie s’est aggravée, ne peut pas l’élever. Si nous faisons notre possible pour qu’une forme de parentalité existe, ce n’est pas toujours facile de l’associer en tant que maman.  Vous sentez-vous plus de responsabilités pour ces petits-enfants? Aleth: ma fille a un mari formidable, qui a un rapport avec la maladie psychique très sain. Tout se passe dans l’acceptation des différences et des fragilités. Si le lien est à la fois magique et particulier, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter, de penser à la possibilité de la maladie pour leurs enfants. Je les observe et les compare à mes autres petits-enfants. Il me faut changer de prisme et le groupe des grands-parents à l’Unafam m’y aide.
Georges: en tant que parents et grands-parents, nous sommes des aidants à la fois pour notre fille et notre petite-fille, dès qu’il y a une difficulté, une crise, ou une hospitalisation qui peut durer des mois. Mon gendre s’occupe de sa fille mais son travail l’amène à se déplacer, donc nous accueillons très souvent notre petite-fille et assurons le relais.
Catherine: nous élevons notre petit-fils à plein temps. C’est un lien très fort car nous sommes ses grands-parents tout en assumant une mission de parents. Cela se passe au mieux, dans une situation compliquée. Il me pose plein de questions, regarde des photos et s’intéresse beaucoup à sa mère, avant la maladie, quand elle était jeune.  Et l’avenir, comment l’envisagez-vous? Claude: c’est une grande préoccupation! Nous ne pensons pas qu’un jour notre fille soit capable de prendre en charge son fils. Tant que nous sommes en bonne santé, nous sommes maintenus comme tiers dignes de confiance, mais après? Que se passera-t-il quand nous ne pourrons plus assumer cette mission? Nous voulons éviter le placement en famille d’accueil et réfléchissons à certains relais dans la famille: neveux, cousins…
Catherine: notre vœu le plus cher est d’accompagner notre petit-fils le plus longtemps possible, notamment dans ses études. Après, nos fils et belles-filles ainsi que la famille de son père seront présents pour s’occuper de lui ainsi que de sa mère.
Georges: les deux familles sont mobilisées, celle de mon gendre et la nôtre, avec notre autre fille notamment!
Chloé: je ne sais pas si c’est forcément aux générations du dessous d’endosser le rôle d’aidant, même si de fait cela se passe ainsi. C’est une vraie question et c’est très culpabilisant. Pour rassurer ma mère, je me suis sentie obligée de lui dire que je prendrai le relais auprès de mon frère quand elle disparaîtra. L’avenir risque d’être compliqué pour moi, avec en plus mon père malade, vieillissant et en perte d’autonomie.
Aleth: je suis plutôt optimiste car ma fille a une vie de famille solide. Son métier de médiatrice santé-pair lui permet d’apporter sa voix experte de personne rétablie, et de donner espoir à de nombreux malades  L&#039;Unafam, une association à votre écoute Reconnue d’utilité publique, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) accompagne l’entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques. Écouter, soutenir, former, défendre les droits des personnes concernées et de leurs familles, ainsi que lutter contre les préjugés, sont les missions auxquelles s’attellent 2000 bénévoles dans toute la France.
Avec ses 15000 adhérents et ses 300 points d’accueil, l’association propose un accompagnement par des pairs, pour briser l’isolement et permettre de retrouver la force d’avancer.
Écoute-famille: 01-42-63-03-03; des groupes de parole grands-parents existent en Île-de-France, Bourgogne Franche-Comté…
Renseignements: www.unafam.org  Elle a d’abord été dans le déni de la maladie de sa fille aînée, bipolaire depuis plus de vingt ans. Puis cela a été un long chemin pour ne plus la voir uniquement par le prisme de la maladie et lui faire confiance. Aujourd’hui, sa fille va bien, elle travaille, et est maman de trois enfants.  Mère de deux enfants schizophrènes, Claude est avec son mari, &quot;tiers digne de confiance&quot;, pour le fils de leur fille. Trois générations vivent sous le même toit et ce n’est pas simple. Ces parents et grands-parents sont souvent tiraillés entre ce qui est bon pour leur fille et ce qui est bon pour leur petit-fils.  Son épouse, son autre fille et lui-même apportent leur soutien depuis vingt-cinq ans à leur fille et sœur, souffrant de bipolarité. Celle-ci est aujourd’hui mariée, travaille et est maman d’une fillette de 5 ans. Très préoccupés par leur positionnement de grands-parents, Georges et sa femme essaient de s’adapter et d’être une ressource pour leur petite-fille.  Sa fille a déclaré un trouble psychique à 20 ans. Âgée maintenant de 54 ans, celle-ci est mère d’un garçon de 14 ans qu’elle ne peut pas élever. Catherine et son mari ont été &quot;tiers dignes de confiance&quot;(2) pendant la petite enfance du garçon avant que le père n’en récupère la garde. Aujourd’hui leur petit-fils est de retour chez eux, et c’est un grand bonheur!  Avec un père et un frère bipolaires, elle est confrontée depuis toujours à la maladie. En tant que fille et sœur, elle pointe la difficulté des aidants et le manque de dispositifs pour les enfants mineurs. Aujourd’hui si son frère compose avec sa fragilité, son père quant à lui avance en âge, ce qui tracasse Chloé pour l’avenir.  ]]></content:encoded>
                    <media:content url="https://i.notretemps.com/1400x787/smart/2022/05/13/debat-ouverture.jpg" type="image/jpeg">
          <media:title><![CDATA[Débat: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Eric Durand]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Que faire contre l&#039;anxiété?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/que-faire-contre-anxiete-105298</link>
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      <pubDate>Sat, 08 Feb 2025 11:43:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Chaque petit moment de l&#039;existence devient une épreuve à surmonter bien qu&#039;il n&#039;y ait aucune menace réelle autour de vous? Vous vous sentez vulnérable et souffrez peut-être d&#039;une anxiété. Comment la surmonter et retrouver confiance?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le problème de la personne anxieuse: les symptômes Ressentir une inquiétude importante, qui dure, avec impact sur le quotidien, sans lien avec une menace réelle, signe l&#039;existence d&#039;un trouble anxieux généralisé. Phobies, anxiété de séparation et autres troubles de panique en sont aussi des manifestations. Lorsque celles-ci débutent dans l&#039;enfance, le risque de sévérité est accru, d&#039;où l&#039;intérêt d&#039;un repérage précoce. &quot;Chez les enfants, cette souffrance peut prendre la forme d&#039;une hyperactivité, d&#039;une désobéissance, d&#039;un repli sur soi; chez les adolescents, de colères, de rejet, de repli sur soi, de scarifications voire de tentatives de suicide&quot;, illustre Pierre Nantas, psychothérapeute, auteur de Le Système borderline: histoires de familles (éd. L&#039;Harmattan).
Les causes sont multiples: génétiques, environnementales, psychologiques… Une vulnérabilité loin d&#039;être exceptionnelle: 45% des moins de 35 ans disent avoir été victimes de violences au cours des cinq dernières années (sondage Ifop/Fondation Aésio, 2024). Or une anxiété non réglée persiste à l&#039;âge adulte. Elle peut aussi naître d&#039;un changement de situation soudain: le cerveau a alors tendance à imaginer le pire pour se parer à l&#039;éventualité d&#039;un grave danger.
Lire aussi&gt; Comment se débarrasser de cette anxiété qui vous suit partout?  L&#039;erreur à éviter en cas d&#039;anxiété Penser que l&#039;on est anxieux par nature et que l&#039;on ne peut pas travailler dessus, ou bien que le problème est réservé aux familles dysfonctionnelles et que l&#039;enfance est forcément heureuse.
Lire aussi&gt; Anxiété face à l&#039;inconnu: comment gérer ses peurs?  Savoir se protéger quand on est anxieux: Comment soigner, guérir et arrêter stress et angoisses? Des rythmes réguliers, un temps de sommeil suffisant, une alimentation équilibrée et une activité physique, c&#039;est la base à tout âge.
Retrouver un ancrage dans le présent fait également partie des parades.
Favoriser le développement émotionnel et affectif dès l&#039;enfance en proposant des activités à partager (randonnées, jardinage, cuisine…) permet de sortir de l&#039;isolement, du piège des écrans et de se réancrer dans la vraie vie. Lorsqu&#039;on vit entouré d&#039;adultes hyperconnectés, les interactions intrafamiliales peuvent baisser jusqu&#039;à 80%, y compris pour les tout-petits et les ados. L&#039;illusion de présence est source d&#039;insécurité émotionnelle affective. Aussi, un sentiment d&#039;abandon chez l&#039;adolescent peut générer colère et frustration alors que ses régions préfrontales (liées à la prise de décision) sont en pleine maturation.
Lire aussi&gt; Anxiété face à l&#039;inconnu: comment gérer ses peurs?  Pour s’en sortir dans la vie quotidienne: Comment vaincre les troubles anxieux &quot;Même lors de rencontres ponctuelles, les grands-parents sont bien placés pour observer des changements (symptômes physiques, troubles anxieux,conduites d&#039;évitement...). Au moindre doute face à une anxiété sociale, face à ces situations, il faut poser la question (&quot;J&#039;ai l&#039;impression que ça ne va pas, que tu es triste, tu sais, tu peux tout me dire&quot;). Attention à ne pas minimiser les troubles anxieux, cela peut renforcer le proche dans l&#039;idée qu&#039;il est incompris&quot;, insiste Pierre Nantas. Passer le relais au médecin ou au psychologue permet de travailler sur ces croyances anxiogènes pour faire la part entre dangers réels et imaginaires et mettre en place une stratégie afin d&#039;apprivoiser ses peurs. C&#039;est valable à tout âge. En cas de changement important (déménagement avec changement d&#039;établissement scolaire pour un jeune, divorce et chômage pour un adulte…), la politique du petit pas consiste à procéder par mini-étapes (en partant de la plus facile) pour surmonter l&#039;anxiété et reprendre confiance.
Lire aussi&gt; 5 techniques pour vite surmonter l&#039;anxiété   Connaissez-vous le secourisme psy? La formation PSSM (premiers secours en santé mentale) forme à l&#039;écoute et à l&#039;accompagnement. Elle est capitale, tant une intervention précoce impacte favorablement l&#039;évolution de la maladie. Près de 137 700 secouristes en santé mentale ont déjà été formés. Objectif: 750 000 d&#039;ici à 2030.
14 heures de formation. Coût: 250€. Plus d&#039;infos sur pssmfrance.fr/annuaire-des-formateurs
Lire aussi&gt; 10 questions sur l&#039;anxiété et la dépression  Nos experts Dr Hugo Bottemanne, psychiatre à l&#039;hôpital Bicêtre (94), chercheur associé à l&#039;Institut du cerveau (Paris).
Dre Nathalie Rapoport-Hubschman, psychothérapeute, directrice de l&#039;Institut de médecine corps esprit.
Pierre Nantas, psychologue-psychothérapeute.
Lire aussi&gt; Comment se débarrasser de cette anxiété qui vous suit partout? 5 astuces pour apaiser mon anxiété  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Que faire contre l&#039;anxiété?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Colère: gérer les coups de sang, ça s&#039;apprend!</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/colere-gerer-les-coups-de-sang-ca-s-apprend-64073</link>
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      <pubDate>Sat, 21 Jan 2023 18:33:01 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Magali Quent]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[La colère nuit autant à la santé de son auteur qu’au bien-être de son entourage... Comment mieux gérer cette émotion primaire?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Les tactiques pour désamorcer l&#039;emballement Rentrée ou exprimée, la colère est aussi délétère pour le système cardiovasculaire que le stress prolongé. Quand elle monte, on le sent: accélération cardiaque, sueur, tremblements. Il faut alors diminuer l&#039;activation physiologique de l&#039;émotion avec l&#039;une des méthodes suivantes ou en les cumulant si besoin.
3 méthodes flashs pour se calmer

Appuyer les mains sur les cuisses, paumes ouvertes vers le haut: cette posture qui oblige à abaisser les épaules et desserrer les poings désactive illico la colère en allant à l&#039;encontre de la crispation physique qui l&#039;accompagne et l&#039;entretient.
Passer longuement les mains et les avant-bras sous l&#039;eau froide: l&#039;objectif est de saisir pour &quot;refroidir&quot; le cerveau émotionnel et permettre au cortex (associé au raisonnement) de reprendre le dessus. Moins ravageur pour le maquillage que le splash sur le visage qui a aussi cet effet saisissant.
Compter mentalement de 0 à 10 et si ça ne suffit pas, de 10 à 0: cette action mentale concrète fait redescendre le soufflé en obligeant à se concentrer sur une méthodologie.
  La halte relationnelle pour éviter l&#039;escalade Le cerveau émotionnel ayant vite fait de reprendre le dessus sur le rationnel, l&#039;action des extincteurs précédents ne suffira pas à éteindre l&#039;incendie si l&#039;une ou l&#039;autre des parties ressoufflent vite sur les braises. Il faut alors employer d&#039;autres moyens et de bonnes formules pour éviter l&#039;embrasement. Et pour une vraie efficacité, s&#039;y préparer en répétant à froid.
3 techniques à enchaîner

Les 3 respirations: quand un regard ou un mot remet de l&#039;huile sur le feu, il faut se programmer à respirer calmement trois fois pour mettre de la distance avec ses émotions avant de passer si besoin à l&#039;étape suivante.


Le time-out: il s&#039;agit de couper carrément cours en quittant les lieux. Mais pas en claquant la porte. Là encore, il faut se préparer et programmer mentalement des formules prêtes à être dégainées. Par exemple: &quot;je suis trop en colère pour poursuivre cette discussion&quot; ou &quot;j&#039;ai besoin d&#039;une trêve pour mettre de l&#039;ordre dans mes idées, on se reparle sous peu&#039;.


La mise en pause: elle consiste à s&#039;isoler ensuite 20min pour ramener l&#039;organisme au calme: pratiquer 4-5min de respirations abdominales (inspirer lentement par le nez en gonflant le ventre, expirer par la bouche comme à travers une paille), une visualisation positive (se concentrer sur un paysage apaisant, un moment heureux), écouter de la musique. Et si besoin, exprimer sans filtre par écrit ce qui fâche en décrivant la situation, les éléments déclencheurs de la colère, ses griefs... et ensuite déchirer et jeter sa prose pour ne pas être tenté de la relire (et réactiver la colère) ou de l&#039;envoyer à un quelconque destinataire.
  La mise au point pour ne pas en faire une maladie Pour ne pas entraîner de rupture définitive ou un malaise latent, le coup de sang, même avec mise en retrait par la technique du time-out, doit faire l&#039;objet d&#039;une mise au clair. Dans les formes.
Avec 2 impératifs:

Ne pas attendre plus de 48h pour faire un point: c&#039;est le maximum pour ne pas laisser pourrir la situation et apaiser à la fois l&#039;auteur et le récepteur de la colère, qui sinon ruminent et stressent chacun dans leur coin.


Employer les bonnes formules: surtout pas de &quot;tu dois admettre...&quot; et autres &quot;il faut que tu comprennes/ reconnaisses/ arrêtes...&quot; porteurs d&#039;une agressivité prompte à attiser à nouveau les flammes. Plutôt démarrer par un &quot;tu sais, je n&#039;ai pas apprécié ce que tu as dit la dernière fois car...&quot;. Un
  
Merci à Sylvie Rousseau, psychologue, auteure d&#039;Apprivoiser sa colère et à Karine Danan, psychopraticienne, auteure de 50 exercices pour se libérer de la colère, tous deux parus aux éditions Eyrolles.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Colère: gérer les coups de sang, ça s&#039;apprend!]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Et si on parlait de santé mentale sans peur?</title>
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      <pubDate>Tue, 28 Jan 2025 05:43:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Promue Grande cause nationale cette année, la santé mentale reste chargée de préjugés. Pourtant, prendre soin des troubles psychologiques le plus tôt possible est un enjeu de taille, y compris pour les seniors. Voici pourquoi.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[En 2025, la santé mentale est devenue Grande cause nationale, L&#039;occasion de se poser quelques questions intimes et parfois dérangeantes. Car il n&#039;est jamais trop tard ou inutile de prendre soin de sa santé mentale. Malgré tous les freins existants! On parle beaucoup des troubles psychologiques des jeunes depuis le Covid... Pourtant, il est également essentiel de mieux prendre soin de la santé psychique des seniors, avec ses spécificités. Voilà 6 raisons d&#039;y prêter attention.      Parce que beaucoup de seniors sont touchés par des troubles psychiques Les troubles psychiques toucheraient selon les études 27% de Français et 11% de nos concitoyens ont traversé un épisode de dépression. La crise du Covid-19 a accru ces chiffres… mais a eu le &quot;mérite&quot; de les mettre en lumière. &quot;On parle beaucoup du suicide des jeunes depuis la crise du Covid, à juste titre car c&#039;est dramatique et l&#039;une des premières causes de mortalité dans cette tranche d&#039;âge, souligne Antoine Piau, professeur de gériatrie à l&#039;IHU Health Age de Toulouse. Mais on oublie de dire que les personnes âgées sont plus souvent atteintes de dépression, avec des dépressions plus sévères et ils &quot;réussissent&quot; plus leur suicide que le reste de la population. Mais comme il y a d&#039;autres causes de mortalité, c&#039;est moins visible.&quot; Les chiffres ne trompent pas. Autour de 15% des personnes de plus de 65 ans seraient touchées par la dépression selon la Haute Autorité de Santé.
Lire aussi &gt; Comment se débarrasser de cette anxiété qui vous suit partout?  Parce que beaucoup de séniors n&#039;osent pas parler de leurs difficultés psychiques Si la dépression reste un gros mot pour beaucoup d&#039;entre nous, cette autocensure semble plus prononcée chez les aînés. &quot;Il y a un tabou général dans la population sur la maladie psychique et une stigmatisation forte, regrette Antoine Piau. Mais c&#039;est encore plus mal vu dans la génération d&#039;après-guerre de se plaindre et consulter un psychologue traduit comme un manque de force intérieure.&quot;
D&#039;autant qu&#039;à la stigmatisation des troubles mentaux s&#039;ajoute le poids d&#039;une société âgiste. &quot;Les personnes âgées sont enclines à se plaindre de leur corps, pas de leur cœur, synthétise Véronique Lefebvre des Noëttes, gériatre et psychiatre. C&#039;est important, à n&#039;importe quel âge de savoir qu&#039;on peut être dépressif et qu&#039;on peut soigner une dépression. Partager ses émotions, c&#039;est déjà un soin!&quot;  Parce que répondre à un malaise tôt évite des contrecoups désastreux Pas de mystère, comme pour une maladie des artères, rénale ou respiratoire, plus on prend tôt un trouble mental, moins les conséquences sont lourdes. Le déni, la honte, l&#039;autocensure qui retardent la prise en charge engendrent des troubles plus graves, plus longs et des traitements plus forts et durables. Si un senior perturbé par une entrée en retraite subie réagit vite, il suffit parfois de quelques séances chez un psychologue pour qu&#039;il retrouve le goût de la vie.
Lire aussi &gt; Santé mentale: Pour nos proches ou pour nous, il est possible d&#039;agir  Parce que la santé mentale a des impacts sur tout le reste &quot;L&#039;Organisation mondiale de la santé insiste: pour vieillir en bonne santé, il faut maintenir 5 piliers: mémoire, mobilité, moral, sensoriel et nutrition, plaide Antoine Piau, également directeur médical éthique et innovation en santé au sein du groupe Clariane (ex Korian). Or, quand le moral ne va pas bien, ça impacte la mémoire, on a tendance à se sédentariser, à moins bien manger. Pour mieux prévenir la perte d&#039;autonomie, on n&#039;a pas d&#039;autre choix que de s&#039;attaquer à la santé mentale des seniors.&quot;
Lire aussi &gt; 10 habitudes simples à adopter pour vieillir en bonne santé selon Jimmy Mohamed  Parce que les médicaments prescrits ne sont pas toujours les plus adaptés Autre spécificité: les plus de 60 ans sont les plus gros consommateurs d&#039;anxiolytiques… alors que certains ont des effets délétères. Selon une étude de l&#039;Inserm de 2015, environ 30% des plus de 65 ans prenaient un benzodiazépine, un anxiolytique pourtant décrié car il accroît les risques de développer une démence. &quot;Au bout de 6 semaines, ça ne marche plus et cela provoque des troubles de la mémoire et des chutes, tout ce qu&#039;on veut éviter!, s&#039;agace Antoine Piau. Malheureusement, on n&#039;a pas réussi à faire baisser cette prescription.&quot;
Mais pour améliorer la santé mentale des seniors, il reste un problème difficile à résoudre. &quot;Avec l&#039;avancée en âge, il y a de plus en plus de risques de développer une maladie neurodégénérative, reprend le gériatre. Qui a des impacts sur la psyché: troubles de comportement, dépression, anxiété. Or il est essentiel de savoir ce qui relève de la psychiatrie et de la maladie neurologique, car ce n&#039;est ni les mêmes traitements, ni les mêmes compétences pour les traiter.&quot;
Ainsi, une personne qui souffre d&#039;une  dépression sévère à 75 ans sans autre problème de santé pourra être soulagée par un antidépresseur dans certains cas. Si à l&#039;inverse ce sont des idées tristes dans le cadre d&#039;une malade d&#039;Alzheimer débutante, le bénéfice risque de ne pas être au rendez-vous, mais les effets indésirables le seront. Car la maladie rend plus sensible aux effets secondaires des psychotropes, comme les chutes.  Parce qu&#039;il reste beaucoup de préjugés… et d&#039;efforts à faire pour rendre cette discipline moins angoissante Si aucun ami ou proche n&#039;a osé consulter ou raconter les soins qu&#039;il a reçus, la méconnaissance se charge de préjugés qui rendent la démarche plus difficile. Quand on parle d&#039;hôpital psychiatrique, certains pensent folie, contention et électrochocs. Très peu pour eux. &quot;Des préjugés en partie fondés   historiquement, reconnaît Antoine Piau. On a plus envie d&#039;aller chez le coiffeur que dans la plupart des établissements psychiatriques publics ou privés! Mais cette mauvaise image n&#039;est pas mise à jour.&quot;
Certains établissements tentent de limiter les prescriptions d&#039;anxiolytiques, proposent d&#039;autres types de soins: relaxation, art thérapie, activité physique adaptée, thérapie par réalité virtuelle… Des interventions non médicamenteuses qu&#039;il faudrait toutefois classifier sur des critères scientifiques et développer. &quot;On pourrait aussi proposer d&#039;autres médicaments moins délétères que les benzodiazépines, avoue Véronique Lefebvre des Noëttes. Et surtout assurer le suivi: on va se revoir et on ne prend pas ça à vie, c&#039;est comme les antibiotiques, c&#039;est pas automatique!&quot;  
Lire aussi &gt; Pr Marion Leboyer: &quot;La psychiatrie doit être aidée&quot;  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Et si on parlait de santé mentale sans peur?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Comment repérer et sortir de la dépression?</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/comment-reperer-et-sortir-de-la-depression-105299</link>
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      <pubDate>Thu, 30 Jan 2025 05:38:05 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Plus fréquente qu&#039;on ne le croit, la dépression touche près d&#039;un Français sur cinq au cours de sa vie. Comment la repérer, s&#039;en protéger et comment s&#039;en sortir?]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Le problème: symptômes, signes... Comment se comporte une personne en dépression?  &quot;L&#039;entourage peut repérer des signes d&#039;alerte: rupture avec l&#039;état antérieur, repli au domicile, refus des invitations, pleurs, idées sombres. Il faut alors consulter un médecin ou les urgences, et cela à tout âge&quot;, insiste le Dr Hugo Bottemanne.
Plus fréquente qu&#039;on ne le croit, la dépression touche près d&#039;un Français sur cinq au cours de sa vie (Inserm, 2019). &quot;Les femmes sont deux fois plus à risque, en raison des fluctuations hormonales mais aussi des inégalités professionnelles, préjugés culturels et violences conjugales qu&#039;elles subissent&quot;, précise le psychiatre, coauteur avec la Dre Lucie Joly de La Dépression au féminin (éd. du Rocher, 2024). &quot;La douleur psychologique ressentie est souvent constante, avec une intensité plus grande le matin, et semble décorrélée du quotidien. Comme si le monde devenait une palette de gris, puis de noir.&quot;  L&#039;erreur à éviter  Croire que le risque suicidaire ne concerne pas les personnes à partir d&#039;un certain âge. En France, chez les hommes de plus de 75 ans, le taux de suicide est 4 fois plus élevé que la moyenne. Des phrases du style &quot;Je suis un fardeau&quot; doivent alerter. Selon un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l&#039;évaluation et des statistiques (Drees, 2020), un tiers des résidents en établissement spécialisé sont en détresse psychologique, mais vivre à domicile ne protège pas pour autant. Tout ce qui aide à éviter isolement, perte d&#039;autonomie, troubles de santé et absence de projet limite le risque. Le simple fait de poser des questions en cas de doute est déjà une marque d&#039;attention importante.
Lire aussi&gt; La dépression se soigne à tout âge  Savoir se protéger  &quot;S&#039;astreindre à penser le soir à ce qui a été positif dans la journée compte, car le cerveau a tendance à traiter en priorité les émotions négatives et à retenir ce qui ne va pas (on parle de “biais de négativité”). Porter l&#039;attention sur ce qui va bien met à distance les émotions désagréables et alimente les réseaux de la récompense qui agissent sur la motivation et le bien-être&quot;, souligne la Dre Rapoport-Hubschman.
Lire aussi&gt; Marcher ce nombre de pas par jour réduit le risque de dépression  Les traitements et comment soigner et sortir de l&#039;état dépressif  En association avec une psychothérapie, les antidépresseurs réduisent considérablement la durée des épisodes et le risque de rechute. Chez l&#039;adulte, les bénéfices sont équivalents à tout âge: il faut compter deux à quatre semaines pour noter une amélioration, et au moins six mois sans interruption pour s&#039;en sortir.
&quot;Les molécules classiques agissent sur la sérotonine, la noradrénaline ou la dopamine mais, en dépit de leur importance pour la transmission des messages cérébraux, ces molécules ne sont pas les principales impliquées dans l&#039;activité cérébrale, indique le Dr Bottemanne. Un champ émergent de recherche s&#039;intéresse à deux autres neurotransmetteurs cruciaux, le glutamate et le GABA, qui pourraient être impliqués dans la dépression et de nombreux troubles psychiatriques.&quot;  Nos experts Dr Hugo Bottemanne, psychiatre à l&#039;hôpital Bicêtre (94), chercheur associé à l&#039;Institut du cerveau (Paris).
Dre Nathalie Rapoport-Hubschman, psychothérapeute, directrice de l&#039;Institut de médecine corps esprit.
Pierre Nantas, psychologue-psychothérapeute.
Lire aussi&gt; 
Déprime et dépression: savoir les repérer permet de mieux agir
Déprime, dépression, burn-out: quels sont les signes?
Les phrases à ne surtout pas dire à un proche dépressif… et les attitudes à adopter  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Comment repérer et sortir de la dépression?]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe-Stock]]></media:copyright>
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          </item>
      <item>
      <title>Voici les 5 bonnes habitudes pour se remonter le moral</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/les-bonnes-habitudes-pour-se-remonter-le-moral-106889</link>
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      <pubDate>Wed, 29 Jan 2025 06:03:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Julie Giorgetta]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous avez le moral dans les chaussettes? Le professeur Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie et d&#039;addictologie de l&#039;hôpital Bichat, nous dévoile ses précieux conseils pour retrouver le sourire.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Entre la météo, le manque de lumière et l&#039;actualité, les baisses de moral sont faciles, mais les causes peuvent être plus profondes. Alors comment retrouver le moral quand tout va mal et surtout comment déterminer pourquoi vous n&#039;arrivez pas à avoir le moral ou à le garder? Questions complexes auxquelles le Professeur Michel Lejoyeux, psychiatre et auteur du livre L&#039;aventure de la bonne humeur (Éd. Robert Laffont) répond pour Notre Temps.   Rechercher les 4 E pour déterminer pourquoi vous n&#039;arrivez pas à avoir le moral ou à le garder La première chose à faire lorsque le moral est au plus bas, c&#039;est de distinguer une baisse de moral transitoire, et une dépression qui nécessite un avis médical. Pour y parvenir, le Pr Michel Lejoyeux propose de rechercher les 4 E.

La perte d&#039;estime de soi: on se fait des reproches, on s&#039;en veut, on se trouve nul, on se dit qu&#039;on ne mérite rien… c&#039;est un premier signe qui peut orienter vers une maladie dépressive. &quot;À l&#039;inverse, quand on considère qu&#039;on ne nous porte pas assez d&#039;attention, c&#039;est bon signe car cela signifie que l&#039;on se considère comme quelqu&#039;un d&#039;important&quot;, informe le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et auteur de l&#039;Aventure de la bonne humeur (Éd. Robert Laffont). 
La perte d&#039;énergie indépendante d&#039;un effort: être fatigué après avoir fait les courses, après une séance de sport, après avoir gardé les petits-enfants, c&#039;est normal. En revanche, si on est fatigué dès le matin, si on est aussi fatigué après les vacances qu&#039;avant, cela signifie que l&#039;on a une véritable perte d&#039;énergie. Ce critère évoque un état pour lequel il est nécessaire de demander un avis médical.
La perte d&#039;envie: ce critère très spécifique permet de faire la différence entre un état que l&#039;on va pouvoir aborder tout seul et un autre pour lequel il va falloir demander un avis. &quot;Quand on a envie de partir en vacances, d&#039;une famille idéale, de faire des activités, de voir des amis, des ambitions professionnelles, la maladie dépressive est écartée. Le jour où on a cette perte d&#039;envie, il faut s&#039;interroger&quot;, prévient le psychiatre.
Les émotions tristes en permanence, sans cause. Si on a des émotions tristes en permanence, une perte d&#039;envie, une perte d&#039;estime de soi et une perte d&#039;énergie, il est essentiel de consulter un médecin. Il peut s&#039;agir d&#039;une dépression, d&#039;une hypothyroïdie, d&#039;un diabète, et d&#039;autres maladies qui nécessitent un avis médical.
  5 verbes qui renforcent la bonne humeur: Pour retrouver le moral, le Pr Michel Lejoyeux suggère de se concentrer sur ces 5 verbes qui renforcent la bonne humeur:

Zoomer: prenez un temps de fixation de l&#039;instant présent dans la journée. Il s&#039;agit d&#039;un temps de méditation, de pleine conscience: avoir la conscience de son corps, d&#039;une boisson, d&#039;une musique permet de se focaliser sur quelque chose de positif.
Bouger: bouger améliore le moral. Cela a été démontré par des études qui ont comparé les antidépresseurs et l&#039;activité physique. &quot;Le paradigme a changé, quand on n&#039;a pas le moral, on ne se tient pas la tête entre les mains, on bouge, idéalement 30 minutes, 3 fois par semaine&quot;, insiste le Pr Michel Lejoyeux.
Accepter: on a tous des moments où on n&#039;a pas le moral et où l&#039;on essaie de chasser à tout prix nos idées noires, de prendre tous les placebos du monde qui nous rendent plus malades qu&#039;autre chose. &quot;L&#039;une des meilleures stratégies, c&#039;est d&#039;accepter ses émotions négatives. On sait qu&#039;il y a des nuages en permanence dans le ciel mais on n&#039;est pas obligé de regarder s&#039;il y en a ou pas. C&#039;est pareil avec les émotions négatives, il faut les accepter&quot;, suggère le spécialiste.
Remercier: l&#039;idée est de chercher qui peut bénéficier de votre gratitude. En couple ou en famille, écrivez sur une belle feuille à la main vos trois principaux motifs de gratitude, puis à l&#039;occasion d&#039;un dîner, offrez-la à son destinataire. Cela va être gagnant gagnant car vous cherchez un motif de gratitude alors que d&#039;habitude, on a plutôt tendance à chercher des motifs de reproche.
Honorer: définissez ce que sont vos valeurs fondamentales puis honorez-les avec l&#039;exercice du blason.&quot;Comme un chevalier du Moyen-Âge, vous cherchez ce qui donne du sens à votre vie, ce dont vous êtes le plus fier, celles et ceux à qui vous tenez le plus&quot;, détaille le psychiatre.
  Comment remonter rapidement le moral de quelqu&#039;un? L&#039;écoute est la plus belle chose que vous puissiez offrir à quelqu&#039;un qui traverse une période difficile. Laissez-le se confier à vous et exprimer ses souffrances afin qu&#039;il se sente compris et entendu. Par la suite, vous pourrez utiliser plusieurs subterfuges pour tenter de lui remonter le moral: lui faire écouter une chanson ou un podcast, regarder un film, ou encore lire un bon livre.
Merci au Professeur Michel Lejoyeux, psychiatre et auteur du livre L&#039;aventure de la bonne humeur (Éd. Robert Laffont)  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Voici les 5 bonnes habitudes pour se remonter le moral]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Je l’ai vécu: Anne-Marie, 63 ans: &quot;Mon fils est revenu vivre à la maison et ça a été l’enfer&quot;</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/je-lai-vecu-anne-marie-63-ans-mon-fils-est-revenu-vivre-a-la-maison-et-ca-a-ete-lenfer-83616</link>
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      <pubDate>Sat, 06 Jan 2024 15:05:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[À la suite d’une mauvaise passe, le fils d’Anne-Marie a, à l’aube de la quarantaine, débarqué chez elle, avec ses valises. Une expérience intense… que la sexagénaire espère ne plus revivre.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[&quot;Lorsque Geoffrey, poussé par le chômage et une rupture amoureuse, m&#039;a, à presque 39 ans, demandé l&#039;hospitalité, je n&#039;ai pas hésité une seconde. J&#039;ai tout de suite fait de la place et préparé le canapé-lit du salon (je n&#039;ai malheureusement pas de chambre d&#039;amis dans mon 41 m2 parisien) pour l&#039;accueillir. Il faut dire qu&#039;il allait très mal, même s&#039;il ne le disait pas. Je trouvais cela normal de lui ouvrir ma porte et de le décharger, a minima, du quotidien, le temps qu&#039;il reprenne les rênes de sa vie. Et puis je crois que, au fond de moi, ça ne me déplaisait pas tant que ça de le protéger, de le chouchouter. Geoffrey est le dernier d&#039;une fratrie de trois. Il a pris son envol très tôt pour aller étudier au Canada, avant de s&#039;y installer. J&#039;ai longtemps eu le sentiment de ne pas avoir assez profité de lui.
Cette double épreuve dans sa vie, c&#039;était un peu une séance de rattrapage pour nous deux. Une occasion de passer de bons moments ensemble. Hélas, nos rapports se sont très vite crispés. Je n&#039;avais pas fixé de règles de vie commune quand il est arrivé chez moi. J&#039;avoue que je n&#039;y avais même pas pensé. Durant une bonne année, ça n&#039;a pas été l&#039;enfer... mais presque. Les premiers mois, j&#039;avais spontanément mis ma vie entre parenthèses pour m&#039;occuper de lui. Je ne recevais plus d&#039;amis à la maison. Je n&#039;allais même plus à mon cours de yoga, le lundi après-midi. Mon quotidien était complètement chamboulé et je ne me sentais plus vraiment chez moi. Comme avant son départ, je gérais les courses, le ménage, le linge, même si j&#039;étais bien obligée d&#039;admettre que je n&#039;avais plus la même énergie que quand j&#039;étais jeune.  Un véritable ado! Pendant ce temps, Geoffrey, qui a pourtant toujours été plutôt autonome, n&#039;en fichait pas une rame. Il passait le gros de ses journées, affalé devant la télé, à regarder des séries sur Netflix ou à jouer à la console. Un véritable ado. Je ne le voyais jamais chercher du travail. Et quand je lui demandais s&#039;il avait des pistes, parce que, évidemment, je m&#039;inquiétais pour lui, il prenait un air agacé et me reprochait de lui mettre la pression et de l&#039;infantiliser. Sa vie, sans perspective professionnelle ni amoureuse, le rendait irascible. Sans s&#039;en rendre compte (et sans le vouloir), il déchargeait tout son mal-être sur moi. Résultat: je n&#039;osais plus lui poser la moindre question, de peur d&#039;en rajouter.
L&#039;ambiance était devenue détestable. D&#039;autant que si, moi, je faisais tout pour éviter les sujets susceptibles de le fâcher (je ne bronchais même pas quand il oubliait de me prévenir, ne serait-ce que par simple respect, qu&#039;il sortait et qu&#039;il ne dînait pas à la maison), lui n&#039;arrêtait pas de critiquer tout ce que je faisais. Les émissions de radio que j&#039;écoutais le matin, ma façon de ranger les courses dans le réfrigérateur, de plier ses caleçons... rien n&#039;allait. Il lui arrivait même parfois de me donner des leçons de vie. Quand je l&#039;écoutais, j&#039;avais le sentiment désagréable d&#039;être complètement dépassée. Je l&#039;ai pris sur moi jusqu&#039;au jour où je lui ai posé un ultimatum et conditionné mon soutien à la recherche active d&#039;un travail... et d&#039;un changement d&#039;attitude de sa part. Ça a provoqué illico un déclic chez lui. Je crois qu&#039;il avait inconsciemment besoin qu&#039;on le secoue. Il est redevenu aimable, a trouvé rapidement un poste dans l&#039;informatique et s&#039;est, peu à peu, refait une santé financière.
Voici six mois, il est parti de la maison et j&#039;avoue que ça m&#039;a vraiment soulagée qu&#039;on retrouve, l&#039;un et l&#039;autre, notre indépendance. Je sais que s&#039;il était un jour à nouveau dans la panade, je serais là pour lui, comme pour n&#039;importe lequel de mes enfants, mais, en mon for intérieur, j&#039;espère que ça ne se reproduira plus&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l’ai vécu: Anne-Marie, 63 ans: &quot;Mon fils est revenu vivre à la maison et ça a été l’enfer&quot;]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Une méthode pour vous aider à dire adieu à la douleur chronique</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/un-livre-pour-vous-aider-a-dire-adieu-a-la-douleur-chronique-83890</link>
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      <pubDate>Thu, 18 Jan 2024 14:25:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Oihana Gabriel]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Un livre, écrit par un psychothérapeute américain, propose une nouvelle thérapie qui serait efficace pour soulager les patients qui souffrent de douleurs chroniques. Promesse de charlatan? La méthode mérite qu&#039;on s&#039;y intéresse. On vous explique pourquoi.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Et si vous pouviez vous asseoir sans avoir mal au dos, si vous pouviez marcher sans avoir cet élancement au genou, taper au clavier sans cette douleur au poignet? En France, pas moins de 12 millions de personnes souffrent d&#039;une douleur chronique, qu&#039;elle prenne le nom de migraine, névralgie, lombalgie, fibromyalgie… Malheureusement, il arrive souvent que ces patients ne soient pas soulagés par des traitements médicamenteux ou même chirurgicaux.
Après des années d&#039;errance, certains se retrouvent enfermés dans un cycle infernal de souffrances physiques et psychiques qui isolent. Un essai, traduit de l&#039;anglais, se propose de Déjouer la douleur chronique*, comme son titre l&#039;indique. Le psychothérapeute américain Alan Gordon synthétise ses travaux et les étapes de la thérapie qu&#039;il a mise au point pour tenter de se départir de sa douleur chronique.   C&#039;est quoi une douleur chronique? Une douleur chronique est une souffrance qui dure depuis plus de six mois, qui n&#039;est pas soulagée par les traitements habituels et qui a un impact important sur la vie quotidienne. Elle peut survenir à tout âge, après un accident, une opération, une maladie… ou même sans raison apparente. Selon des recherches récentes en neurosciences, il y a une différence entre la douleur aiguë, physique, visible sur des examens, objectivable et de courte durée, et une douleur neuroplastique. Ce n&#039;est pas une fausse douleur, vous avez bien mal, mais c&#039;est votre cerveau qui dysfonctionne et vous envoie un signal de douleur, qui n&#039;a pas d&#039;explication physique, qui dure et qui n&#039;est soulagé par aucun traitement. Comme si le cerveau était bloqué dans un schéma neuronal de douleur et n&#039;arrivait pas à en sortir. Alan Gordon a mis au point une thérapie novatrice, qu&#039;il a lui-même testée, pour sortir de cet enfermement.  Est-ce que cette thérapie fonctionne vraiment? Alan Gordon est à la fois psychothérapeute - il dirige le Pain Psychology Center à Los Angeles - et enseignant à l&#039;Université de Californie du Sud. S&#039;il s&#039;est spécialisé dans la douleur chronique, ce n&#039;est pas un hasard… Durant ses études, le jeune homme a été affecté par d&#039;horribles douleurs au dos qui ont transformé sa vie. Pour le pire tout d&#039;abord puisque pendant des années, il ne pouvait s&#039;installer dans un cinéma ou aller voir un match de baseball. Non sans humour, l&#039;auteur raconte avec moult détails comment il a mis sa vie sur pause. Puis développé des réflexes d&#039;évitement: limiter la vie sociale... sauf si ses amis acceptaient de dîner dans LE restaurant de Los Angeles avec les fauteuils les plus mous… 
En se basant sur les avancées des neurosciences, il invente une thérapie qui lui a progressivement permis de surmonter sa douleur, puis de soigner ses patients. Au travers de son parcours, mais surtout quantité de témoignages de ses patients, Alan Gordon dévoile comment la relation corps-esprit est essentielle à comprendre… et à réinventer pour sortir du cycle infernal de la douleur chronique.
La promesse pourrait sembler utopique. Mais le psychothérapeute explique avoir participé à un essai randomisé sur la douleur au dos chronique avec une équipe de neuroscientifiques. L&#039;étude de Boulder a permis de suivre 50 patients: 33 ont bénéficié de la thérapie de reconditionnement de la douleur deux fois par semaine pendant 4 semaines, 5 ont suivi les traitements habituels pour le mal de dos et 10 ont reçu un placebo. Avec une IRM avant… et après traitement. Bilan? &quot;Non seulement la thérapie de reconditionnement est un traitement efficace, mais elle est de plus le meilleur traitement existant de la douleur chronique&quot;, en conclut Alan Gordon. L&#039;étude, parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) en 2021 avance des chiffres époustouflants: 98% des patients ont été soulagés par la thérapie. Et un an après, encore 66% des anciens malades ne souffraient plus. Reste que le faible effectif de l&#039;étude (50 patients), le fait qu&#039;ils soient tous touchés par des douleurs au dos (or la douleur chronique prend de multiples formes) et l&#039;importance du suivi sur le long terme indiquent qu&#039;il faudrait de plus amples études pour creuser cette piste thérapeutique.
Didier Bouhassira, neurologue spécialiste de la douleur chronique à l&#039;hôpital Ambroise Paré (AP-HP) émet quelques réserves. &quot;Reconditionner le cerveau, c&#039;est exactement ce que les thérapies comportementales et cognitives (TCC) visent comme objectif, salue-t-il. Lors de séances de thérapie, on identifie les comportements pathologiques et on essaie de les corriger. Après, il faudrait démontrer que le programme de ce psychothérapeute est plus efficace que d&#039;autres procédés. Mais si c&#039;était le cas, on serait preneurs! On a beaucoup de difficultés à soulager certains patients, notamment atteints de fibromyalgie.&quot; Le spécialiste appelle toutefois à la prudence: &quot;je me méfie toujours quand on présente un traitement comme miraculeux!&quot;   Comment se présente cette thérapie? Qu&#039;est-ce que cette thérapie du reconditionnement de la douleur chronique, mise au point par Alan Gordon? La première étape, c&#039;est de savoir si vous être bien touché par une douleur neuroplastique. Pour en être sûr, il propose une série de repères: si votre douleur varie selon le moment de la journée, les symptômes se déplacent, disparaissent à certains moments (quand vous êtes très concentré par exemple), si elle est apparue en période de stress, si les traitements médicaux ont été inefficaces, il est probable que vous soyez concerné. Autre manifestation intéressante: dans la douleur neuroplastique, vous remarquez des situations &quot;d&#039;exceptions&quot;, c&#039;est-à-dire cette heure devant un match de foot où vous n&#039;avez pas pensé à votre dos, cette séance de relaxation ou de sport où votre genou ne vous a pas lancé, ce film à suspens qui vous a permis d&#039;oublier votre corps.
Une fois convaincus que vous être concerné par une douleur neuroplastique et que votre corps se porte bien, les séances de thérapie vous aident à transformer votre rapport corps-esprit et à sortir d&#039;un état de vigilance et de peur extrêmes, qui envoient une sensation de douleur dans certaines conditions. Mais comme tout le monde ne peut pas s&#039;offrir des séances en anglais à Los Angeles, le livre décrit les différentes étapes, à tester chez soi tout seul. Pour que le cerveau ne soit plus sur le qui-vive permanent, Alan Gordon propose de faire une visualisation, ce qu&#039;il appelle un &quot;repérage somatique&quot;. Pour cela, il vous faudra choisir un moment de calme, mais aussi de douleur et regarder cette souffrance avec curiosité, légèreté, de loin, pour accepter qu&#039;en réalité… tout va bien! Et que vous pouvez modifier les messages envoyés par votre cerveau.  
L&#039;objectif est ensuite de multiplier les expériences correctives: vous envoyez des messages sécurisants pour diminuer le sentiment de peur. Ainsi, les circuits neuronaux qui conduisent à anticiper une douleur dès que vous voyez un siège dur seront court-circuités par de nouveaux messages rassurants: &quot;non je ne vais pas avoir mal&quot;. Les IRM montrent qu&#039;avant et après la thérapie, ce sont différentes aires du cerveau qui sont sollicitées!
Pas facile de lâcher prise quand on a mal? Le psychothérapeute le reconnaît: le processus est long, complexe… et les patients rencontrent des échecs et rechutes. Mais beaucoup d&#039;entre eux arrivent à sortir de la douleur chronique avec une solution non médicamenteuse... 
* Déjouer la douleur chronique, Alan Gordon et Alon Ziv, Éditions de l&#039;Homme, 22,90 €.   ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Une méthode pour vous aider à dire adieu à la douleur chronique]]></media:title>
          <media:copyright><![CDATA[Adobe Stock]]></media:copyright>
        </media:content>
          </item>
      <item>
      <title>Fatigué, épuisé... que faire face au syndrome d&#039;épuisement (burn-out)</title>
      <link>https://www.notretemps.com/sante-bien-etre/psychologie/fatigue-epuise-que-faire-face-au-syndrome-d-epuisement-burn-out-105297</link>
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      <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 05:03:07 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Nathalie Szapiro]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Vous sentez que vous arrivez au bout de vos capacités de concentration et d&#039;écoute? Vous êtes fatigué(e), épuisé(e) par un excès de travail, submergé(e) par une charge mentale ou émotionnelle excessive? Vous êtes peut être victime d&#039;un syndrome d&#039;épuisement. Les clés pour repèrer et éviter le burn-out.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[Quels sont les symptômes du burn-out  Le problème: symptômes, signes et définition de l&#039;épuisement émotionnel  &quot;Ne plus être capable de vivre normalement, d&#039;assumer les actes habituels de la vie quotidienne, y compris après un temps de repos, a valeur d&#039;alerte: fatigue ponctuelle et mal-être peuvent révéler un syndrome d&#039;épuisement (burn-out)&quot;, indique la Dre Nathalie Rapoport-Hubschman, auteure de Vivre en accord avec soi (éd. Odile Jacob, 2024). Vous repérez une grosse fatigue, une irritabilité, un manque d&#039;enthousiasme et de motivation, des difficultés de concentration, des douleurs? Tous les voyants sont au rouge. C&#039;est fréquent quand une situation induit des horaires à rallonge, du stress généré par une incertitude. Les aidants qui accompagnent un proche malade ou en perte d&#039;autonomie le savent bien. Les personnes perfectionnistes, qui en plus ne savent pas dire &quot;non&quot;, sont très à risque.
Lire aussi&gt; Épuisement: êtes-vous à risque de burn-out?  L&#039;erreur à éviter &quot;Le stress est trop souvent considéré comme acceptable, mais s&#039;il se prolonge, le jour, la nuit, c&#039;est un facteur de risque majeur de décompensation&quot;, alerte la spécialiste, à l&#039;initiative de la conférence &quot;Stress, résilience et médecine intégrative&quot; (septembre 2024).
Lire aussi&gt; Quiz: Burn-out: pourriez-vous être concerné?     Savoir se protéger d&#039;un burn-out: quels traitements face à l&#039;épuisement? La cohérence cardiaque, à portée de tous, vient moduler les voies physiologiques impliquées dans le stress et donc calmer le mental: elle consiste à inspirer sur cinq secondes et à expirer sur les cinq secondes suivantes, soit six respirations par minute pendant cinq minutes, matin, midi et soir.
&quot;Des stratégies simplissimes ont fait leurs preuves en prévention: identifier les moments de surchauffe pour s&#039;octroyer des pauses, moins d&#039;écran, plus de sommeil, s&#039;aérer dans un environnement naturel sans lumière artificielle, bouger son corps…, poursuit la Dre Rapoport-Hubschman. Les activités manuelles ou artistiques également, l&#039;idée étant de mettre ses ruminations en pause. Il faut des petits sas de décompression au quotidien.&quot; Et faire du sport bien sûr: 51% des Français en pratiquent un pour réduire stress et anxiété (60% chez les 25-34 ans), selon un sondage OpinionWay/Basic-Fit d&#039;août 2024.
Lire aussi&gt; Comment mettre fin aux ruminations mentales?  Pour se sortir d&#039;un syndrome d&#039;épuisement: Comment guérir et soigner?  Première étape: vérifier avec le médecin traitant que l&#039;épuisement n&#039;a pas de cause organique. Puis trouver l&#039;aide appropriée. &quot;Plutôt que de dire à un proche que vous le trouvez irritable et fatigué, proposez-lui votre soutien pour alléger certaines tâches. Dites-lui que vous vous inquiétez pour lui: les personnes en burn-out ne se rendent plus compte qu&#039;elles en font trop. Invitez-le à consulter&quot;, insiste la Dre Rapoport-Hubschman.
La prise en charge pourra passer par une meilleure hygiène de vie, un suivi psychologique, des interventions psychocorporelles, un arrêt de travail… La médecine thermale en centre dédié comme à Saujon (17) peut aider à reprendre pied avec des ateliers d&#039;expression psychoéducative qui mettent des mots sur les maux psychiques. Surtout ne pas tarder à agir.
Lire aussi&gt; Déprime, dépression, burn-out: quels sont les signes?  Nos experts Dr Hugo Bottemanne, psychiatre à l&#039;hôpital Bicêtre (94), chercheur associé à l&#039;Institut du cerveau (Paris).
Dre Nathalie Rapoport-Hubschman, psychothérapeute, directrice de l&#039;Institut de médecine corps esprit.
Pierre Nantas, psychologue-psychothérapeute.
Lire aussi&gt; Épuisement: êtes-vous à risque de burn-out?  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Fatigué, épuisé... que faire face au syndrome d&#039;épuisement (burn-out)]]></media:title>
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          </item>
      <item>
      <title>Je l&#039;ai vécu. Géraldine: &quot;Je ne suis pas heureuse de vieillir, mais j&#039;ai décidé de vieillir heureuse&quot;</title>
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      <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 04:58:06 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Rose Wojtasik]]></dc:creator>
      <category><![CDATA[Santé &amp; bien-être]]></category>
      <subcategory><![CDATA[Psychologie]]></subcategory>
              <description><![CDATA[Après avoir été longtemps angoissée par les années qui passent, Géraldine, 63 ans, a fini par accepter d&#039;avancer sereinement sur le chemin de la vie. Elle témoigne.]]></description>
                    <content:encoded><![CDATA[A l&#039;approche de la cinquantaine, j&#039;ai traversé une période difficile. Je venais de divorcer du père de mes enfants, après une énième tromperie de sa part, sur laquelle je n&#039;étais résolument plus prête à fermer les yeux. Tandis que mon ex-mari se remettait très vite de notre rupture (huit mois plus tard, il emménageait avec sa nouvelle conquête, de quinze ans sa cadette), moi, je me sentais plus désemparée et seule que jamais. Ma vie me paraissait terriblement plate. Même mes deux fils n&#039;avaient plus besoin de moi. Heureusement que j&#039;étais financièrement à l&#039;aise et que je pouvais m&#039;offrir quelques plaisirs, je crois que je serais sinon tombée en dépression.  &quot;Je n&#039;arrivais pas à supporter le reflet que me renvoyait mon miroir&quot; C&#039;est à cette époque que les premiers symptômes de la ménopause se sont également manifestés. J&#039;avais toujours pensé que je traverserais cette étape de manière détendue (plus jeune, je voyais l&#039;arrêt des menstruations comme une libération), mais les bouleversements hormonaux ont entraîné un lot de joyeusetés auxquels je n&#039;étais finalement pas si bien préparée que ça. J&#039;avais des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des troubles de la mémoire, et aussi des douleurs articulaires épouvantables, notamment au niveau des doigts. Lorsque le radiologue m&#039;a diagnostiqué de l&#039;arthrose, je me souviens avoir pâli sous le coup d&#039;assommoir. Dans ma tête, c&#039;était un signe irréfutable de vieillesse. Mais ce qui était encore plus déstabilisant, c&#039;était de voir mon visage et mon corps changer. Mes traits s&#039;affaissaient, mon ventre gonflait. Je savais, certes, que personne n&#039;a la même apparence à 50 ans qu&#039;à 20 ans, mais c&#039;était plus fort que moi, je n&#039;arrivais pas à supporter le reflet que me renvoyait mon miroir. Je me sentais vieille, moche, desséchée.
D&#039;ailleurs, je voyais bien que le regard des hommes sur moi n&#039;était plus le même. Mon premier réflexe a été de me dire qu&#039;il fallait que je lutte absolument contre l&#039;outrage du temps. Je ne pouvais pas rester passive face à cette décrépitude annoncée. J&#039;ai donc repris, tant bien que mal, la course à pied et me suis rendue chez un médecin esthétique qui m&#039;a injecté de l&#039;acide hyaluronique dans toutes les zones qui s&#039;étaient creusées: les tempes, les sillons nasogéniens, la vallée des larmes. Il a également fait disparaître, à coups de laser, les tâches de soleil qui étaient, avec le temps, apparu sur mon décolleté et mes mains. Je ne sais pas si ces gestes m&#039;ont rendue plus belle (ils ne m&#039;ont en tout cas pas rendue plus heureuse), mais j&#039;avais le sentiment d&#039;avoir fait ce qu&#039;il fallait faire.  &quot;Je voulais arrêter le temps et je passais mes semaines à geindre&quot; En mon for intérieur, je savais pourtant que la transformation qui était en train de s&#039;opérer n&#039;était pas que physique. J&#039;étais bel et bien en train de devenir une personne âgée (je me souvenais que quand mes parents avaient 50 ans, je les trouvais vieux), mon corps commençait à me le prouver et cela allait forcément, à terme, rimer avec vie sociale réduite à néant, perte d&#039;autonomie, maladie... et mort. A chaque fois que je pensais à l&#039;avenir, je perdais littéralement pied. Je voulais arrêter le temps et je passais mes semaines à geindre. Ce déni du vieillissement a duré en tout et pour tout dix ans. Dix longues années pendant lesquelles je n&#039;ai cessé de m&#039;autoflageller et de me comparer à ce que j&#039;étais avant, ce qui, évidemment, me rendait atrocement malheureuse et usait mon entourage.  &quot;Il fallait que j&#039;arrête de vouloir à tout prix paraître plus jeune&quot; Et puis, un jour, j&#039;ai eu un déclic. Je venais d&#039;apprendre le décès de la fille cadette de ma meilleure amie, à la suite d&#039;une longue maladie. Sophie, que j&#039;avais connue toute petite, avait seulement 35 ans. J&#039;ai alors pris subitement conscience que vieillir n&#039;était pas uniquement quelque chose de négatif, comme je m&#039;entêtais à le penser. Vieillir signifiait, avant tout, ne pas mourir jeune et j&#039;ai alors eu honte de m&#039;être si souvent plainte d&#039;avoir eu cette chance, ce privilège que d&#039;autres ne connaissent pas. Dans les mois qui ont suivi, j&#039;ai fait un énorme travail sur moi, afin de m&#039;accepter telle que j&#039;étais, avec mes failles et mes faiblesses. J&#039;ai fait abstraction de mes douleurs (après tout, tout le monde en a) et dit stop aux injections. Il fallait que j&#039;arrête de vouloir à tout prix paraître plus jeune. Bizarrement, j&#039;ai alors commencé à ressentir plus d&#039;empathie vis-à-vis de moi-même. Il y avait même des jours où je me trouvais belle. J&#039;ai aussi essayé, tant bien que mal, de laisser les remords, les regrets et les rancunes de côté et fait en sorte de trouver de nouvelles sources de joie, en m&#039;occupant notamment de mes deux petites-filles, mais aussi en sortant au cinéma ou au restaurant, avec des amis.
Enfin et surtout, je me suis autorisée à renouer avec l&#039;amour, en m&#039;inscrivant sur un site de rencontre. Bref, à défaut d&#039;être heureuse de vieillir, j&#039;ai décidé de vieillir heureuse... et, à ma grande surprise, j&#039;y suis relativement bien arrivée. Aujourd&#039;hui, je ne considère plus chaque journée qui passe, comme une journée qui me rapproche de la fin, mais comme un bonus&quot;.  ]]></content:encoded>
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          <media:title><![CDATA[Je l&#039;ai vécu. Géraldine: &quot;Je ne suis pas heureuse de vieillir, mais j&#039;ai décidé de vieillir heureuse&quot;]]></media:title>
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