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Meta: combattre la désinformation c'est protéger les droits humains (Conseil de l'Europe)

La décision de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) de cesser son programme de fact-checking aux Etats-Unis "pourrait avoir des conséquences négatives pour les droits humains", a prévenu...
Par  Afp
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La décision de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) de cesser son programme de fact-checking aux Etats-Unis "pourrait avoir des conséquences négatives pour les droits humains", a prévenu le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Michael O'Flaherty.

"Les récentes mesures d'ajustement de sa politique de vérification des faits prises par Meta, précédées par des mesures similaires prises par X, pourraient avoir des conséquences négatives pour les droits humains", avertit M. O'Flaherty dans un communiqué publié jeudi soir. "Les plateformes ne doivent pas s'éloigner des faits, sinon elles créent un vide dans lequel la désinformation prospère sans vérifications et les dommages à la démocratie sont profonds."

"Il est important de souligner que combattre les mensonges et empêcher que se répandent des messages violents ou haineux, ce n'est pas de la censure. Il s'agit d'un engagement à protéger les droits humains", poursuit-il.

Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a annoncé mardi sa décision de cesser son programme de fact-checking aux Etats-Unis, estimant que "les fact-checkers ont été trop orientés politiquement et ont plus contribué à réduire la confiance qu'ils ne l'ont améliorée, en particulier aux Etats-Unis".

En réponse, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe "invite instamment les Etats membres à redoubler d'efforts et à faire preuve de leadership" dans la lutte contre la désinformation "en s'assurant que les intermédiaires sur internet atténuent les risques systémiques de désinformation et de discours non contrôlés".

"Cela inclut de demander davantage de transparence dans les pratiques de modération des contenus, y compris dans le déploiement de systèmes algorithmiques", poursuit M. O'Flaherty. "L'objectif est de protéger les droits humains pour tous en trouvant un équilibre qui préserve la liberté d'expression dans ses limites bien établies."

L'Agence France-Presse est en première ligne à l'échelle mondiale. Elle participe dans plus de 26 langues à un programme de Meta qui rémunère plus de 80 médias à travers le monde pour utiliser leurs "fact-checks" sur Facebook, Instagram et WhatsApp. "Nous sommes en train d'évaluer la situation", a indiqué la direction de l'agence.

bdx/pau/pz

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