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Mal au genou: quels traitements en cas de tendinite, de ménisque abîmé, de rupture des ligaments ou d'arthrose

Arthrose, tendinite… Cette articulation est vite sensible. Le point sur les causes et les solutions avec le Pr Francis Berenbaum, rhumatologue et chercheur.

Cet article est paru dans le magazine Notre Temps Santé & Bien-Être

La tendinite fait souffrir: symptômes, que faire côté traitement en cas d'inflammation?

Elle peut être caractérisée par l'inflammation du fascia lata (le ligament situé sur la face latérale du genou), aussi appelée syndrome de l'essuie-glace. La douleur aiguë à la mobilisation – souvent dans les descentes – peut durer plusieurs semaines.

  • Les solutions

Le repos est le remède le plus réparateur. L'application d'une poche de glace sur la zone peut accélérer la rémission. Enfin, la prise ponctuelle d'anti-inflammatoires soulage aussi.

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Le ménisque est abîmé

Cela arrive fréquemment, après une mauvaise chute ou un effort violent entraînant la rupture de ce fibrocartilage en forme de croissant qui sert d'amortisseur. On a pu l'ignorer pendant longtemps et s'en rendre compte suite à une IRM proposée sur le tard pour diagnostiquer une douleur.

À savoir: les opérations trop systématiques, pour enlever un morceau de ménisque endommagé ou désolidarisé, augmentent d'environ 50% le risque de développer de l'arthrose dans les dix ans.

  • Les solutions

Le ménager! D'autant qu'il est préférable de ne pas opérer le ménisque, sauf pour le suturer, éventuellement par arthroscopie, surtout chez les personnes jeunes.

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Comment soigner une arthrose du genou qui progresse: symptômes, facteurs de risque et traitements

Après 50 ans, cette maladie articulaire est la principale cause des douleurs qui se manifestent à la mobilisation. On y pense si elles s'installent plus de six mois et progressent par poussées inflammatoires pouvant réveiller la nuit. Et quand on a spécialement mal dans les descentes ou en se relevant après une longue station assise, il s'agit plus précisément d'arthrose fémoro-patellaire, sous la rotule.

Elle est caractérisée par la disparition du cartilage protecteur, le développement d'excroissances osseuses et l'inflammation de la membrane synoviale.

Les facteurs de risque: l'âge et l'usure, les traumatismes, mais aussi le surpoids et l'obésité, par la pression exercée et par les inflammations, qui augmentent les douleurs.

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  • Les solutions

Les pistes non médicamenteuses sont à privilégier, comme la perte de poids si elle est nécessaire et l'activité physique.

• Lors des poussées douloureuses, les anti-inflammatoires non stéroïdiens soulagent. À ne pas utiliser plus de quelques jours.

Des infiltrations de corticoïdes donnent de très bons résultats durant quelques semaines.

• Si rien n'y fait et que la mobilité est fortement entravée, la prothèse de genou est à évoquer.

• Enfin, la recherche avance pour développer des traitements pour mieux soulager l'arthrose du genou. Un analogue du GLP-1 anti-obésité (sémaglutide) a récemment démontré son efficacité chez les patients obèses et un développement est en cours pour montrer son intérêt en injection intraarticulaire pour tous les patients.

• Autres pistes: jouer sur des récepteurs des terminaisons nerveuses (TRPV1) qui véhiculent le message de la douleur. Ou favoriser la croissance du cartilage avec la molécule LNA043. Les essais cliniques sont en cours.

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Arthrose du genou: tout ce qui marche pour la soulager

Les ligaments sont rompus, la douleur est intense

Une entorse suite à une chute ou un mauvais mouvement peut causer une déchirure partielle ou une rupture des ligaments croisés antérieurs. Un craquement, un gonflement et une douleur intense orientent le diagnostic, confirmé à l'IRM. La sensibilité peut persister longtemps, et une instabilité s'installe souvent quand l'articulation est privée de son frein naturel, au risque de générer de nouvelles entorses.

  • Les solutions

Juste après la survenue de l'accident, appliquer une poche de glace pour réduire la douleur et l'oedème. À compléter par la prise d'antalgiques et d'anti-inflammatoires. La rééducation s'impose ensuite rapidement afin de pallier l'insuffisance du ligament rompu et d'assurer un bon verrouillage du genou par le renforcement du quadriceps.

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Notre expert

Le Pr Francis Berenbaum est rhumatologue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris, chercheur à l'Inserm et pour la Fondation Arthritis.

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