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Le top 10 des villes où il pourrait faire bon vivre malgré le réchauffement climatique

Les villes situées dans la partie nord de la France pourraient bientôt connaître une arrivée massive de nouveaux habitants chassés de leur lieu de résidence précédent par la multiplication des vagues de chaleur. La Bretagne et les Hauts-de-France abritent une majorité des dix communes qui pourraient être les plus attractives entre 2050 et 2100.

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Tous les Français ne sont pas égaux face aux conséquences du réchauffement climatique. Si le sud de la France suffoque, les régions du nord restent relativement épargnées. Une situation qui fait de ces derniers des lieux de choix pour les personnes souhaitant fuir les fortes chaleurs, explique Le Parisien. Car durant les prochaines années, les effets du réchauffement climatique pourraient forcer plusieurs millions de Français à s'adapter.

Le mercure en hausse partout

Parmi ces adaptations permettant d'espérer une meilleure qualité de vie entre 2050 et 2100 figure le changement de lieu de résidence. Maisencore faut-il savoir vers quelles villes se tourner pour emménager loin de vagues de chaleur. La partie la plus au nord de la France apparaît pour cela comme une destination à privilégier. Pourtant, "moins touchées, cela ne veut pas dire pas touchées!", tempère le climatologue Benoît Laignel dans les colonnes du Parisien. En effet, ces régions resteront plus fraîches que les autres, mais gagneront malgré tout quelques degrés.

D'autres éléments importants sont par ailleurs à prendre en compte, comme les risques de feux de forêt ou de submersion. Les villes de plus de 20 000 habitants semblant les plus mieux placées pour éviter la chaleur se situeront en Bretagne, en Normandie et dans les Hauts-de-France. C'est le cas de Fougères (Ille-et-Vilaine), Hazebrouck (Nord) et Lannion (Côtes-d'Armor), les trois premières communes du classement établi par le quotidien.

Le Nord et le Pas-de-Calais très représentés

Viennent ensuite Béthune (Pas-de-Calais), Armentières (Nord), Bruay-la-Buissière, Arras(Pas-de-Calais), Mont-Saint-Aignan (Nord) ou encore Brest et Quimper (Finistère). Pour ce palmarès, une vingtaine de critères ont été pris en compte, notamment le fait d'être assez proche du littoral, mais pas assez pour être touchées la montée des eaux. En effet, dans le futur, les tempêtes pourraient se faire plus violentes sur nos côtes. "Avec un niveau de la mer plus haut, les petites tempêtes modérées qui n'entraînent pas d'inondations aujourd'hui en provoqueront à l'avenir", a analysé le climatologue.

Selon l'expert, une ville comme Fougères, située à une quarantaine de kilomètres de la mer, ne souffrirait que de 5 jours de fortes chaleurs par an en 2100. Il faudra par ailleurs aussi éviter les grandes villes, car la concentration d'habitants y facilite l'augmentation de la chaleur. Ces estimations reposent sur l'hypothèse d'une augmentation de la température de 4°C par rapport à l'ère industrielle, scénario privilégié par les chercheurs.


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