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Impôts: le Budget 2026 va-t-il intégrer une flambée de la fiscalité sur l'assurance-vie?

Deux amendements au Budget 2026 proposent de taxer davantage l'assurance-vie. L'un concerne la fiscalité qui s'applique à tous, tandis que l'autre vise les ménages les plus fortunés. Autant de mesures qui ont déjà été critiquées.

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L'assurance-vie est dans le viseur de deux amendements au Budget 2026. Ces textes proposent de taxer davantage ce placement populaire pour renflouer les caisses de l'Etat mais se heurtent déjà à certaines critiques, rapporte Ouest-France.

Vers une hausse de la fiscalité sur les placements financiers?

L'amendement le plus récent a été déposé par le député PS Jérôme Guedj. Il vise à augmenter le taux de CSG de 1,4 point, le faisant passer de 9,2 à 10,6 %. La fiscalité sur les placements passerait alors de 30 à 31,4 %. La mesure, qui a pour objectif de ramener 2,6 milliards d'euros dans les caisses de la Sécurité sociale pour financer la révision de la réforme des retraites, concernerait tous les placements hors épargne réglementée, comme le Plan épargne logement, les dividendes et l'assurance-vie.

L'autre amendement vient, lui, du Modem. Il propose de transformer l'impôt sur la fortune immobilière en un impôt sur la fortune improductive. Il concernerait les 500 000 ménages dont le patrimoine dépasse 1,3 million d'euros en France et taxerait l'immobilier, mais aussi tous les autres actifs improductifs. Dans la liste, on retrouve les yachts, les objets précieux, mais également les fonds en euros d'assurance-vie.

"L’assurance-vie est un contrat éminemment populaire"

Ces deux propositions peinent toutefois à convaincre. D'un côté, l'amendement PS pourrait entamer l'excellente dynamique de l'assurance-vie, dont l'encours s'élève à 2 084 milliards, soit plus de quatre fois celui du Livret A. France Assureurs rappelle ainsi que "l'assurance-vie est un contrat éminemment populaire", la moitié des contrats ayant un encours de moins de 10 000 euros.

Quant à l'impôt sur la fortune improductive, ciblant certes les plus fortunés, certains estiment qu'il pourrait refroidir les investisseurs s'il n'était pas associé à une augmentation du taux d'intérêt des fonds en euros de l'assurance-vie. Par conséquent, pour Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, l'État "risque donc de perdre d'un côté, ce qu'il gagnerait de l'autre".

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