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6 films de cinéma à voir sur grand écran

Ce mois-ci, deux époustouflants hommages au cinéma vous attendent: un film autour du tournage d'"À bout de souffle" et une nouvelle version de "L'Homme qui rétrécit" avec Jean Dujardin. Sans oublier la double prestation de Marina Foïs en Simone Signoret et Françoise Bettencourt.

Cet article est paru dans le magazine Notre Temps , N°671

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Déjà en salles

simple accident Dézoomer
© Les films Pelléas

Un simple accident, de Jafar Panahi

Suspense. Vahid, un garagiste iranien, croit reconnaître celui qui fut son tortionnaire en prison. Pour s'en assurer, il le kidnappe et part à la recherche d'anciens compagnons de cellule. Mais s'il se trompait? Dans ce long-métrage qui va du thriller à la comédie, Jafar Panahi ausculte l'Iran actuel et son régime en pleine tempête pour s'interroger sur ce que sera l'époque à venir… Sera-t-elle celle de la vengeance ou de la résilience? Telle est la taraudante question que sous-tend cette Palme d'or 2025, où rythme et scénario riment avec brio.

Un simple accident, de Jafar Panahi, avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi… En salle

La bande annonce:

En salle le 8 octobre

nouvelle vague Dézoomer
© Jean-Louis Fernandez

Nouvelle Vague, de Richard Linklater

Souffle de jeunesse; En 1960, Jean-Luc Godard révolutionne le cinéma. Bousculant les codes traditionnels, son À bout de souffle consacre l'émergence d'une nouvelle génération de cinéastes. Si le réalisateur Richard Linklater revient sur les coulisses de ce film phare, c'est surtout l'énergie à l'oeuvre sur son tournage rocambolesque qui l'intéresse. Passionnant par sa reconstitution ultra-documentée, Nouvelle Vague fuit toute forme de nostalgie poussiéreuse: derrière sa galerie de portraits truculents pulse l'éternelle envie de liberté créatrice de la jeunesse. Le tout est porté par un vivifiant casting d'inconnus qui, au-delà d'interpréter formidablement Godard, Truffaut, Belmondo et autres, incarnent joyeusement leur modernité. Une nouvelle vague d'acteurs qui ne peut qu'inciter les aspirants cinéastes d'aujourd'hui à donner libre cours libre à leur inventivité.

Nouvelle Vague, de Richard Linklater, avec Guillaume Marbeck, Zoey Deutch… 

La bande annonce:

En salle le 15 octobre

chien 51 Dézoomer
© Cédric Bertrand/ Chi Foi Mi Productions/ Studio Canal/ France 2 cinéma/ Jim Films

Chien 51, de Cédric Jimenez

Anticipation. Mais qui a tué le créateur d'une intelligence artificielle surpuissante devenue l'outil principal d'une police ultra-répressive? Deux agents mènent l'enquête dans un Paris futuriste. Le réalisateur de Bac Nord renoue ici avec les questionnements de son tout premier film, Aux yeux de tous, où pointait déjà l'inquiétude face aux dérives d'une société sous vidéosurveillance généralisée. À défaut de proposer un scénario totalement convaincant, la mise en scène de Chien 51, adaptée du roman de Laurent Gaudé, rivalise avec celles des thrillers américains.

Chien 51, de Cédric Jimenez, avec Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Louis Garrel, Artus, Valéria Bruni-Tedeschi

La bande-annonce: 

En salle le 29 octobre

homme retrecit Dézoomer
© Christophe Brachet/ Pitchipoi Productions

L'Homme qui rétrécit, de Jan Kounen

Fantastique. Jean Dujardin aurait-il une obsession pour sa taille? Lui qui, il y a une dizaine d'années, se rabougrissait dans Un homme à la hauteur, devient ici le héros de l'improbable remake d'un classique de la science-fiction américaine ( The Shrinking Man de Richard Matheson, 1956) tournant autour de l'étrange cas d'un quidam qui rapetisse à vue d'oeil. Reprenant la trame du film original (1957), cette version s'en distingue par une étude de l'abandon familial et de la solitude. Les trucages et effets d'échelle sont spectaculaires sur très grand écran.

L'Homme qui rétrécit, de Jan Kounen, avec Jean Dujardin, Marie-Josée Croze…  

La bande annonce:

Marina Foïs en haut de l'affiche

marina fois Dézoomer
© Manuel Moutier

Marina Foïs, parce qu'elle le vaut bien

Marina Foïs a déjà démontré son goût pour les personnages hors normes. Aussi diff érentes que puissent être Simone Signoret et Françoise Bettencourt Meyers, la comédienne leur donne profondeur et densité. Faisant fi du mimétisme physique, elle parvient à exprimer les blessures intimes d'une star trompée par son Montand de mari, de même que les failles de l'héritière du groupe L'Oréal. Jusqu'à devenir le centre d'intérêt d'un biopic et d'une comédie qui, sans elle, seraient bien ternes.

Moi qui t'aimais, de Diane Kurys, en salle, et La Femme la plus riche du monde, de Thierry Klifa, en salle le 29 octobre.

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