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Faut qu'on parle: "Cette rencontre me fait encore réfléchir un an après"

Ils ont participé l'an dernier à la première édition de "Faut qu'on parle" et en sont ressortis convaincus des bienfaits de la rencontre, de l'échange et de l'écoute. L'initiative qui permet de faire se rencontrer deux personnes aux idées opposées revient cet automne, en partenariat entre autres avec Notre Temps. Vous hésitez à vous inscrire? Lisez leurs témoignages!

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Il y a un an, plus de 6000 personnes se lançaient dans l'aventure d'oser participer en face à face à deux heures de discussion avec un parfait inconnu aux opinions loin des siennes. Résultat? 95% des participants ont été satisfaits! Faut qu'on parle est une initiative menée pour la 2e année consécutive par le fonds Bayard-Agir pour une société du lien, en partenariat avec une alliance médias composée de La Croix, Notre Temps, La Voix du Nord et Réel médias.

Les profils des deux personnes ont été choisis par un algorithme en fonction des réponses données à une dizaine de questions et de leur proximité géographique. Objectif: s'ouvrir à une conversation qu'il est rare d'avoir dans la vie quotidienne, tant nous vivons généralement au milieu de personnes qui nous ressemblent, dans une "bulle informationnelle". Ici, pas question de convaincre l'autre, mais plutôt de s'écouter et d'essayer de comprendre nos différences.

Notre Temps vous invite à participer à la seconde édition de Faut qu'on parle: inscriptions ouvertes jusqu'au 15 novembre 2025. Les rencontres auront lieu le 22 novembre 2025. Pour vous inscrire, répondez aux questions ci-dessous ou cliquez sur ce lien.

Les participants de la première édition de cette initiative inédite et tellement enrichissante en gardent un souvenir lumineux. Nous avons recueillis leurs témoignages.

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© Faut qu'on parle

Bruno, de Douai (59): "Elle a partagé avec moi ses préoccupations de jeune adulte"

J'ai passé 1h15 dans un café à la gare de Lille avec une jeune fille de 50 ans plus jeune que moi, arrivée à vélo, moi en train. Nous avons réglé une consommation partagée sans hésitation (ma femme me l'avait conseillé). Au contraste des idées a répondu un échange avec écoute réciproque, avec une curiosité saine et franche. La confiance est vite venue. Mon âge avancé a joué dans les confidences.

J'avais l'impression qu'Amandine parlait à son grand-père, qu'elle partageait ses préoccupations de jeune adulte: son avenir sur une planète à la dérive, avec ou sans enfants, un conflit avec un proche, qu'elle regrette, des placements d'argent… De mon côté j'ai été sensible à son souci de m'exposer clairement son engagement, à son écoute sur un sujet comme la succession et l'impôt sur la fortune. Cette rencontre sous cette forme loin des réseaux sociaux a été formidable, et me fait encore réfléchir un an après (rire)".

Xavier-Marie, Figeac (46) "Nous avons évité certains sujets…"

J'ai rencontré François, dix ans de plus que moi (j'ai 64 ans) dans un café de Figeac: contact sympathique, discussion ouverte, pour cet exercice un peu biaisé dans la mesure où nous savions dès le départ que nous avions des points de désaccord, mais que nous étions dans un état d'esprit où nous n'allions pas en venir aux mains (rire). C'est confirmé, nous avons des perceptions différentes de la vie. On est tellement sur deux planètes qu'à l'arrivée, rien de ce que nous pouvions nous dire n'a changé les opinions de l'autre, je crois.

Nous avons abordé beaucoup de sujets, en en évitant sagement certains. Sur l'avortement par exemple, je suis certain que nous avons des avis opposés, et mes réactions seraient sans nul doute plus à fleur de peau... Je retire de cette initiative le sentiment que nos opinions, si argumentées soient-elles, relèvent souvent de la conviction intime, voire de la croyance, et qu'on peut s'en parler...".

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