Faut qu'on parle: "Cette discussion m’a redonné espoir et ouvert les yeux"
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Il y a un an, plus de 6000 personnes se lançaient dans l'aventure d'oser participer en face à face à deux heures de discussion avec un parfait inconnu aux opinions loin des siennes. Résultat? 95% des participants ont été satisfaits! Faut qu'on parle est une initiative menée pour la 2e année consécutive par le fonds Bayard-Agir pour une société du lien, en partenariat avec une alliance médias composée de La Croix, Notre Temps, La Voix du Nord et Réel médias.
Les profils des deux personnes ont été choisis par un algorithme en fonction des réponses données à une dizaine de questions et de leur proximité géographique. Objectif: s'ouvrir à une conversation qu'il est rare d'avoir dans la vie quotidienne, tant nous vivons généralement au milieu de personnes qui nous ressemblent, dans une "bulle informationnelle". Ici, pas question de convaincre l'autre, mais plutôt de s'écouter et d'essayer de comprendre nos différences.
Notre Temps vous invite à participer à la seconde édition de Faut qu'on parle: inscriptions ouvertes jusqu'au 15 novembre 2025. Les rencontres auront lieu le 22 novembre 2025. Pour vous inscrire, répondez aux questions ci-dessous ou cliquez sur ce lien.
Les participants de la première édition de cette initiative inédite et tellement enrichissante en gardent un souvenir lumineux. Nous avons recueillis leurs témoignages.
Valentin: "Cette discussion m'a redonné espoir et ouvert les yeux"
"Quelle bouffée d'air frais que d'expérimenter des échanges empreints de respect, si rares et pourtant si nécessaires dans notre époque parfois tourmentée — ou peut-être pas tant que cela, en y réfléchissant bien. L'échange que j'ai eu avec Émilie s'est révélé d'une richesse inouïe. Nous avons évolué dans une atmosphère déroutante de simplicité, portés par un calme apaisant et une qualité d'écoute qui fait cruellement défaut dans nos interactions modernes. Cette discussion m'a redonné espoir, et elle m'a permis de reconsidérer ma quête parfois excessive du débat. Elle m'a ouvert les yeux sur une voie médiane: celle qui se situe entre l'affrontement, et l'harmonie complaisante de l'accord permanent. Émilie, avec son expertise en communication non violente, a créé un cadre propice à cet échange enrichissant. De mon côté, je suis d'un tempérament plus sanguin, mais j'ai choisi de jouer le jeu du respect mutuel. Ce fut une expérience stimulante et transformative".
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Sophie à Nantes (44): "Je craignais de glisser dans la tentation de convaincre"
"J'étais très curieuse de rencontrer Rolando, moi sexagénaire et lui un peu plus jeune, curieuse de ma capacité à écouter vraiment, sans glisser dans la tentation de convaincre. C'était pour moi la plus grande crainte. Concernant Rolando, ce que je savais de lui à travers le peu d'éléments qui m'avaient été communiqués m'a immédiatement rassurée. Rolando aimait lire et écrire. J'étais en "lieu sûr" quelles que soient ses opinions. Nous avons échangé de façon fluide, agréable et respectueuse sur des positions qui finalement, quand on prenait le temps de creuser, n'étaient pas si éloignées. Nous divergions sur la forme mais en creusant on était assez raccord. J'en retire le bienfait de laisser le temps de développer intégralement le point de vue, pour une compréhension complète. Au bout de 2h30, nous nous sommes quittés parce que nos montres nous ont rappelé à l'ordre… D'ailleurs nous nous sommes donnés des nouvelles quelques mois plus tard. Je conseille cette expérience à chacun, cela prouve qu'on peut échanger sans vouloir convaincre ou vouloir avoir raison, et accepter des différences de points de vue".
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