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Elle se fait passer pour sa mère décédée pendant 25 ans pour toucher 310 000 euros de retraite

Une quinquagénaire américaine a été condamnée à un an de prison ferme pour avoir usurpé l'identité de sa mère décédée pendant 25 ans. Elle a ainsi touché près de 310 000 euros de prestations sociales destinées à la défunte.

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Elle touchait la pension de retraite de sa mère décédée depuis 1999. Mavious Redmond, une Américaine âgée de 54 ans, a été jugée aux Etats-Unis pour une incroyable escroquerie à la Sécurité sociale des Etats-Unis. Dans un communiqué daté du 21 août dernier et relayé par Midi Libre, la police du Minnesota explique que cette femme a usurpé l'identité de sa mère pendant 25 ans pour percevoir au total 360 627 dollars, soit environ 310 000 euros.

"Ce n'était pas de l'argent gratuit. C'était l'argent des contribuables, volé à un programme fondé sur le travail acharné des habitants du Minnesota qui ont cotisé à chaque paie. Des cas comme celui-ci s'inscrivent dans la crise de fraude plus vaste qui frappe notre État, où trop de personnes considèrent les programmes financés par les contribuables comme leur tirelire personnelle", s'est insurgé le procureur lors de l'audience.

Elle n'a jamais déclaré le décès de sa mère à la Sécurité sociale

Après la mort de sa mère, Mavious Redmond a bien contacté la Social Security Administration ("SSA") pour demander ce qu'elle devait faire en cas de décès de celle-ci. L'organisme lui a répondu qu'elle devait simplement déclarer le décès pour mettre fin au versement des prestations. Chose que la jeune femme de l'époque n'a jamais faite pour percevoir elle-même les pensions pendant toutes ces années, jusqu'en juin 2024.

"Elle a usurpé l'identité de sa mère, falsifié sa signature et utilisé ses documents et informations biographiques, notamment sa date de naissance et son numéro de sécurité sociale, sur des formulaires officiels", peut-on lire dans le communiqué des autorités. Elle s'est fait passer pour sa mère à maintes reprises, par téléphone mais aussi en personne. Par exemple le 4 juin 2024 lorsqu'elle s'est rendue au bureau de la SSA pour déposer un faux formulaire de demande au nom de sa mère.

La quinquagénaire a finalement été condamnée à un an de prison ferme et à et à un an de liberté surveillée.

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