Dettes et crédits: quelles obligations pour mes héritiers en cas de décès?
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Lorsqu'on se projette dans l'achat d'une maison, on ne pense pas forcément à la survenance d'un drame. Pourtant, en cas de décès, les proches peuvent se retrouver dans une situation financière très délicate. Ce lundi 6 octobre 2025, Le Mag de la Conso a fait le point sur l'héritage des dettes et des crédits ainsi que sur la manière la plus sûre d'anticiper les problèmes.
Premier point dont il faut absolument avoir conscience: le décès d'une personne, que ce soit de mort naturelle, à la suite d'une maladie ou d'un accident, n'implique absolument pas l'abandon du crédit qu'elle avait souscrit. Dans le cas classique d'un crédit immobilier, l'assurance emprunteur souscrite auprès de la banque au moment de la signature prend en charge le dossier.
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Trois cas de figure
Dans les autres cas, c'est aux héritiers de décider, en accord avec un notaire, de la meilleure solution. Tout dépend de la valeur du patrimoine laissée par le défunt et du montant de ses dettes. En résumé, il existe trois grandes manières de faire. La première consiste à accepter la totalité de la succession, avec tout ce qu'elle implique. Les héritiers s'engagent alors à solder les dettes et à rembourser les crédits en cours du disparu.
La deuxième solution doit être mûrement réfléchie, puisqu'elle implique de renoncer totalement à l'héritage au regard de la loi et, ce, de manière définitive, s'affranchissant ainsi des dettes à rembourser. Enfin, il existe une troisième possibilité: l'acceptation de la succession à concurrence de l'actif net. L'idée ici est d'accepter de devenir débiteur selon ses propres capacités financières mais de renoncer de ce fait à une partie de la succession, au prorata.
Prêt personnel, cautions…
Certaines configurations requièrent une vigilance accrue, car elles peuvent modifier la manière dont les dettes sont transmises ou réglées au sein d'une succession. Dans le cas des crédits à la consommation et prêts personnels, les dettes font partie de la succession et, sans assurance décès, sont remboursées sur l'héritage. Quant aux prêts immobiliers, sans assurance emprunteur, la dette revient aux héritiers. Enfin, en règle générale, le co-emprunteur reste redevable du prêt dans son intégralité après le décès de l'autre partie, ce qu'on appelle la responsabilité solidaire. Quant aux cautions, elles peuvent être appelées à rembourser la dette restante selon les termes prévus au contrat de garantie.
Une bonne anticipation évite à ses proches d'hériter de ses dettes. Pensez à vérifier régulièrement vos assurances emprunteur et à les adapter à votre situation (nouvel emprunt, mariage, divorce, naissance…). Songez également à compléter votre protection par une assurance-vie ou une prévoyance. Informez également vos proches de vos crédits en cours et placez les contrats à leur disposition. En cas de doute, consultez un notaire: il saura orienter vos choix et optimiser la transmission.
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