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Crédit d’impôt pour les services à la personne: les députés favorables à un coup de rabot sur cet avantage fiscal

Le crédit d'impôt lié à l'emploi d'un salarié à domicile est dans le viseur des députés. Un amendement au Projet de loi de finances pour 2026 vise à réduire le plafond lié à cet avantage fiscal. Il a été adopté samedi 25 octobre.

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Coup de rabot à venir sur le crédit d'impôt pour les services à la personne? Cet avantage fiscal dont profitent des millions de Français a jusqu'ici été épargné par le gouvernement, pourtant lancé dans une chasse aux économies pour réduire un déficit public abyssal. Mais le Budget 2026 pourrait bien changer la donne.

Ce samedi 25 octobre, les députés ont en effet adopté un amendement porté par la socialiste Christine Pirès Beaune qui propose de réduire le plafond de cette niche fiscale, en le faisant passer de 12 000 à 10 000 euros, rapporte Capital. Pour rappel, ce crédit d'impôt est égal à 50 % des dépenses engagées pour l'emploi d'un salarié à domicile. Au total, 26 activités sont éligibles: garde d'enfant à domicile, assistance aux personnes âgées, petits travaux de jardinage et de bricolage, entretien de la maison et travaux ménagers, prestations d'assistance informatique et internet à domicile,...

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Un crédit d'impôt qui coûte cher à l'Etat

Ce dispositif fiscal est l'un des plus coûteux pour l'Etat. Il a représenté 7,21 milliards d'euros en 2025. Aujourd'hui, il est soumis à un plafond annuel de 12 000 euros et même 15 000 euros "la première année au titre de laquelle le contribuable demande à bénéficier de l'avantage fiscal", peut-on lire sur le site du service public. Si l'amendement survit jusqu'à l'adoption définitive du budget, pas avant fin décembre, ces deux plafonds passeraient respectivement à 10 000 et 13 000 euros, "dans le souci de concilier la lutte contre le travail dissimulé et le redressement des comptes publics".

"Abaissé à 10 000 €, il permettrait de réaliser une économie d'environ 110 millions d'euros, indiquent les députés à l'origine de cet amendement. (...) Il est rappelé que seuls les ménages les plus aisés atteignent les plafonds en question". Cette mesure serait tout de même beaucoup moins brutale que la proposition du rapporteur du budget. Dans un rapport présenté fin septembre, Charles de Courson préconisait de réduire à 2 000 ou 3 000 euros le plafond pour réaliser 2,1 milliards d'euros d'économies.

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