Connaissez-vous l'histoire des Pokémon?
Cet article est paru dans le magazine Notre Temps Jeux
Les Pocket Monsters s'inspirent des insectes
Parfois les jeux vidéo sont des déclinaisons de versions traditionnelles. Dans ce cas, c'est précisément le contraire! En 1995, un Japonais, Satoshi Tajiri, déposait la franchise de Pokémon, qui allait être le jeu vidéo le plus vendu au monde, avec presque 500 millions d'unités. Pokémon? Comme l'abréviation de Pocket Monsters, son nom local d'origine. Comment Tajiri a-t-il eu cette idée de cette chasse aux créatures sorties de son imagination? De sa passion pour les insectes qu'il collectionnait enfant, et en particulier pour les criquets, dont il organisait des combats. Ce seront les ingrédients du jeu: attraper et collectionner les personnages et les faire se battre entre eux.
Une enfance difficile
Nintendo, diffuseur du jeu, se fera longtemps tirer l'oreille avant de le lancer, et les débuts ne seront pas extraordinaires. Son créateur va alors avoir l'idée de cacher un Pokémon baptisé Mew. Ce dernier ne peut pas s'attraper en jouant. Mais un concours va désigner 151 gagnants, puisqu'il dans ce jeu y a 150 personnages à découvrir. Cela va provoquer un extraordinaire engouement, jamais démenti. Dans la version vidéo, comme ensuite avec les cartes, il s'agit de posséder le plus de Pokémons possible, afin de devenir le meilleur des dresseurs, le nom donné aux "chasseurs" de créatures. Le marketing va assurer la popularité des Pokémons: il y a deux versions dès la première sortie: verte et rouge au Japon, bleue et rouge en Occident.
L'idée est de favoriser les interactions entre joueurs pour qu'ils s'échangent leurs personnages et, ce faisant, provoquer l'engouement et… faire s'envoler les ventes. Enfin, le dernier coup de génie va être de multiplier les supports: cartes, jeu vidéo, série, film… Dès 1999, le jeu de cartes, la série télévisée et le jeu vidéo sortent aux USA et en France, puis le film. Le succès est tel que le prestigieux magazine Time fait alors sa une – la première et unique consacrée à un jeu vidéo – sur le phénomène, titrant sur l'addiction des jeunes et s'interrogeant: "est-ce mauvais pour eux." La question n'est toujours pas tranchée…
Les Pokémons nous envahissent
Vous rappelez-vous la folie Pokémon Go, au mitan des années 2010, ou l'on voyait des personnes, portables à la main, de jour comme de nuit "chasser" le Pokémon dans les rues des villes? Un exemple de plus de la variété des déclinaisons… et une application téléchargée plus de 1 milliard de fois. La recette de ce succès sans équivalent: plaire aux enfants comme aux adultes, les Pokémons sont des monstres familiers, bagarreurs mais immortels, l'imaginaire n'est pas agressif ni genré et proche de la nature. C'est aussi un jeu de d'échange et de convivialité, ce qui favorise le côté communautaire…
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