Ces 5 mesures pourraient alourdir vos impôts en 2026
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Même si François Bayrou a démissionné après le vote de confiance, certaines mesures envisagées par son gouvernement pourraient lui survivre. Un projet de loi de finances pour 2026 a en effet été envoyé au Conseil d'Etat avant que l'Assemblée ne refuse d'accorder sa confiance au désormais ancien Premier ministre, révèle Les Echos. Son successeur, Sébastien Lecornu, n'a pour le moment rien dit de ses intentions concernant cet héritage. Seule certitude: il a annoncé qu'il renonçait à la suppression de deux jours fériés.
D'autres pistes mises sur la table par le gouvernement Bayrou pour réaliser 44 milliards d'économie seront-elles reprises? Certaines d'entre elles risquent de provoquer un vif débat, notamment celles qui alourdissent les impôts des Français.
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Vers une imposition renforcée pour les Français aisés?
C'est par exemple le cas de la prolongation d'un an de la CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus). Ce dispositif vise "à assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus", indique l'administration française sur son site officiel.
Il concerne les contribuables qui perçoivent un revenu fiscal de référence (RFR) supérieur à 250 000 euros par an pour une personne célibataire, veuve, séparée ou divorcée. La limite grimpe à 500 000 pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Le gouvernement Bayrou envisageait aussi de faire évoluer la CDHR pour la rendre plus efficace. Sébastien Lecornu devra se positionner sur cette question.
Des réductions d'impôt dans le viseur
Certaines réductions d'impôts étaient également dans le viseur du précédent gouvernement. Parmi elles, la réduction d'impôt pour frais de scolarité au collège et au lycée qui permet de bénéficier d'une réduction de 61 euros pour un collégien et de 153 euros pour un lycéen. Instauré en 1993, cet avantage fiscal dont profitent environ trois millions de foyers pourrait être supprimé.
Le projet de loi de finances envoyé au Conseil d'Etat contient aussi une réforme des Aides personnalisées au logement (APL) pour instaurer des conditions d'accès plus restrictives. Selon Les Echos, les étudiants étrangers et ceux rattachés aux 20 % des foyers fiscaux les plus aisés pourraient ne plus être éligibles aux APL ce qui permettrait de réaliser 300 millions d'économie. Une autre mesure de ce PLF 2026 prévoit l'instauration d'une "taxe vapotage" variable selon la teneur en nicotine. Elle s'élèverait à 3 centimes d'euros par millilitre, pour les produits contenant jusqu'à 15 milligrammes de nicotine, et à 5 centimes d'euros par millilitre au-delà de cette limite.
Après avoir constitué son gouvernement, Sébastien Lecornu devrait rapidement se pencher sur toutes ces questions.
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