3 plantes pour renforcer ses os
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Dès 50 ans, la masse osseuse diminue progressivement, un phénomène accentué chez les femmes après la ménopause. Si l'exercice physique régulier, un apport suffisant en calcium et en vitamine D restent essentiels, la phytothérapie peut offrir un coup de pouce complémentaire. Certaines plantes, grâce à leur richesse en minéraux, oligo-éléments ou hormones végétales, soutiennent la reconstruction osseuse, freinent la déminéralisation ou améliorent la fixation du calcium. Encore faut-il savoir lesquelles choisir…
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La prêle des champs
Souvent surnommée "plante des articulations", la prêle est surtout précieuse pour sa teneur exceptionnelle en silice organique. "Ce minéral joue un rôle crucial dans la synthèse du collagène, une protéine présente dans les os, explique Sylvie Hampikian, pharmacologue experte en médecine douce. La prêle contient également des flavonoïdes, aux propriétés antioxydantes, ainsi que du potassium, utile à l'équilibre acido-basique, un autre facteur de bonne santé osseuse."
Mode d'emploi. Vous pouvez la consommer en décoction de tiges séchées (10 g dans 1/2 L d'eau, bouillie 15 min), à boire 2 fois par jour pendant 3 semaines. "En gélules, préférez un extrait standardisé contenant au moins 7 % de silice. La dose recommandée est de 400 à 800 mg par jour, en cure de 1 à 2 mois", conseille Sylvie Hampikian.
Contre-indications. Elle est à éviter en cas de troubles rénaux, de traitement diurétique ou chez les personnes sujettes à l'hyperkaliémie.
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Le bambou
Le bambou est une source remarquable de silice colloïdale, particulièrement biodisponible pour l'organisme. "Cette silice participe à la souplesse des tissus conjonctifs (cartilages, ligaments, os) et stimule la régénération du tissu osseux. Le bambou contient également des acides aminés, nécessaires à la construction des fibres protéiques du squelette, ainsi que des flavonoïdes protecteurs", indique la pharmacologue.
Mode d'emploi. Cette plante se prend en complément alimentaire, sous forme de poudre ou d'extrait sec dosé à 60–70 % de silice, à raison d'une à deux gélules par jour en cure de 4 à 6 semaines. Il peut être combiné avec la prêle pour un effet renforcé.
Le trèfle rouge
Le trèfle rouge est une plante riche en isoflavones (génistéine, daidzéine, formononétine), des phytoestrogènes qui imitent en douceur l'action des œstrogènes naturels. Or, ces hormones jouent un rôle majeur dans la préservation de la densité osseuse chez la femme. Après la ménopause, leur chute accélère la déminéralisation, favorisant l'ostéoporose. Le trèfle rouge agit donc en ralentissant cette perte.
Mode d'emploi. Préparez-vous une infusion en laissant infuser 1 c. à soupe de fleurs séchées pour 250 ml d'eau, durant 10 minutes. À boire 2 fois par jour.
Contre-indications. Cette plante est à éviter en cas d'antécédents de cancer hormonodépendant (sein, utérus, ovaire), ou de traitement anticoagulant. Demander conseil à un médecin en cas de pathologie chronique.
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